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Pascal Pouvereau (Vigimédia) : manifester devant les rédactions pour réclamer des médias « sains »

Pascal Pouvereau préside Vigimédia, une association qui manifeste devant les grands médias parisiens pour réclamer le respect de la charte de Munich et une réforme démocratique par référendum d'initiative citoyenne. Il retrace son parcours de graphiste devenu militant, depuis son éveil à l'information alternative en 2009 jusqu'à la structuration du collectif né en 2015.

SR Stéphanie Reynaud 3 mai 2026 · 51 min · 3 405 vues

Ce dont il est question

Résumé établi depuis l'enregistrement

Pascal Pouvereau, graphiste et développeur indépendant, préside l'association Vigimédia. Il raconte son parcours : famille d'artistes, formation à l'Institut supérieur des arts appliqués, puis un éveil progressif à partir de 2009 avec le visionnage du documentaire Zeitgeist. Cet éveil le conduit vers ce qu'il appelle l'information alternative, puis vers une adhésion à l'UPR en 2013 et vers les travaux d'Étienne Chouard sur la démocratie directe.

Vigimédia trouve son origine dans un collectif lancé par Sylvain Baron, d'abord autour d'un projet de francisation de la monnaie et d'un journal gratuit à Bordeaux, avant que les manifestations devant les médias ne deviennent la marque de fabrique du mouvement à partir de 2015. Le nom Vigimédia apparaît en 2021, quand le collectif se transforme en association. Pascal Pouvereau en devient le président.

L'entretien détaille le texte de référence du collectif, la charte de Munich de 1971, qui fixe dix devoirs et cinq droits aux journalistes. Selon lui, les médias appartiennent largement à des milliardaires qui orientent l'information, directement ou par l'autocensure des journalistes. Il évoque à ce sujet le rapport parlementaire sur les médias publics, qu'il présente comme révélateur de dérives financières, et s'inquiète qu'il puisse être « enterré ».

Une large partie de l'entretien porte sur la démocratie directe et le référendum d'initiative citoyenne. Pascal Pouvereau distingue le RIC du RIP existant dans la Constitution, qu'il juge verrouillé par le nombre de signatures requises et par la possibilité pour les parlementaires de refuser une proposition. Il défend un RIC « en toute matière », y compris constituant, à condition que les médias qui l'accompagnent soient selon lui « sains ». Il relie cette revendication aux gilets jaunes, mouvement dont il dit avoir fait partie, et à ses propres doutes sur son vote lors du référendum de 2005 sur la Constitution européenne.

Il consacre un développement à la propagande, citant Edward Bernays et l'épisode de la « torche de la liberté » pour illustrer selon lui la manipulation de l'opinion par les médias au XXe siècle. Il termine en présentant le fonctionnement actuel de Vigimédia : des manifestations non violentes et déclarées, environ tous les deux mois devant les grands médias parisiens, pensées comme un moyen de pression pacifique et aussi comme des occasions de rencontre et de convivialité.

Points abordés

  • Vigimédia organise depuis 2015 des manifestations régulières devant les grands médias parisiens
  • L'association met en avant la charte de Munich, texte déontologique de 1971 fixant dix devoirs et cinq droits aux journalistes
  • Pascal Pouvereau estime que les médias sont majoritairement détenus par des milliardaires qui orientent l'information
  • Il défend l'instauration d'un référendum d'initiative citoyenne « en toute matière », y compris constituant
  • Selon lui, un RIC ne peut fonctionner sans médias qu'il qualifie de « sains »
  • Il relie son engagement à un parcours personnel : découverte de l'UPR en 2013, participation aux gilets jaunes
  • Il évoque le rapport du député Charles Rodwell (nommé Charles à l'oncle dans la transcription) sur les médias publics et des soupçons de dérives financières
  • Il présente l'histoire d'Edward Bernays et de la propagande comme grille de lecture du rôle des médias au XXe siècle
  • Il se dit inquiet d'un projet d'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans, qu'il juge motivé par d'autres intérêts que la protection des enfants
  • Vigimédia revendique une action non violente, y compris humoristique, devant les rédactions

Ce résumé est établi à partir de la transcription intégrale de l'entretien, puis relu par la rédaction avant publication. Il ne remplace pas l'écoute : les nuances, les hésitations et les réserves de l'invité sont dans l'enregistrement.

« Si le référendum d'initiative citoyenne lui-même n'est pas accompagné de médias qui sont eux-mêmes sains, en fait c'est un véritable problème démocratique. »
Pascal Pouvereau 28:19 écouter le passage
« Vous êtes en train de nous dire que les journalistes sont les meilleurs agents du pouvoir finalement. »
Stéphanie 34:11 écouter le passage
« Ouais. Et je pense que certains sont au courant et d'autres le font sans le comprendre. »
Pascal Pouvereau 34:15 écouter le passage
« Le problème numéro 1 d'un politique aujourd'hui, c'est de se faire élire. »
Pascal Pouvereau 14:17 écouter le passage

Sujets

Transcription intégrale

9 135 mots

Établie à partir des sous-titres de la vidéo, sans relecture. Les hésitations et les répétitions de la machine ont été retirées, rien d'autre. Cliquez un horaire pour entendre le passage.

0:00 voilà, nous on prêcherait plutôt un RIC en toute matière, c'est-à-dire que il y a pas de limitation, mais on considère que le référendum d'initiative citoyenne si lui-même n'est pas compté accompagné de médias qui sont eux-mêmes, on va dire sains, bah en fait c'est un véritable problème démocratique. [musique] Donc bonjour Stéphanie. ma formation. Alors déjà avant la formation, je viens d'une famille d'artistes. Mes parents étaient musiciens et mes frères et sœurs travaillent beaucoup dans le graphisme tout comme moi. Je me suis d'abord lancé dans des études techniques autour de l'optique, donc optique instrumentale.

1:01 C'était travaillé par exemple sur des systèmes type appareil photo, télescope et ainsi de suite. [grognement] et puis je me suis lancé dans des études artistiques avec une école qui m'a permis de faire une formation dans les jeux vidéos en tant que graphiste. Ça m'a permis de travailler donc un certain temps dans cette industrie là en tant que graphiste. Je me suis progressivement spécialisé dans ce qu'on appelle interface et expérience utilisateur. Quelle école? donc l'école Lisa, l'Institut supérieur des airs appliquées. et donc voilà, j'ai travaillé à peu près une dizaine d'années dans le milieu. et puis je me suis mis à mon compte en tant que graphiste indépendant. J'ai par ailleurs appris à programmer par moi-même. Il y a beaucoup de choses en fait que j'ai pu apprendre par moi-même. et donc voilà, aujourd'hui je suis développeur et graphiste indépendant. donc voilà, avec plus ou moins de travail parce que le fait de travailler, on va dire tout ce qui est artistique et technique, il y a pas de problème. Tout ce qui est on va dire communication, tout ce qui est marketing, voilà, c'est plus difficile pour moi.

2:09 Vous recherchez quelqu'un? Mais voilà, vous recherchez un associé, un agent? Ouais, tout à fait. Si je pouvais m'associer avec quelqu'un, ça serait super. Et là, donc on va parler principalement de Vigiméia. Absolument. Alors, on lance un appel donc de d'association, n'hésitez pas à nous contacter. Je mettrai tous les liens utiles dans le descriptif de la vidéo. Et on va parler de Vigiméia. L'aventure a commencé en 2015. C'est ça. Ouais. Alors, je vais peut-être reparler un tout petit peu de mon parcours aussi cette fois-ci en tant que militant et en tout cas personne qui s'est éveillé progressivement. globalement, je suis une personne qui a toujours été méfiant de la télévision, des politiques. mes parents, eux voilà n'avaient pas la télévision pendant un certain temps et puis était assez critique par rapport à ça. donc déjà il y a il y a tout ce bain culturel. et par ailleurs voilà, je comprenais bien que les médias, les politiques nous mentaient et donc je me désintéressais complètement de la cause.

3:04 et puis en fait c'est en 2009 que j'ai commencé personnellement à m'ouvrir à l'information, on va dire alternative suite à la vis au visionnage d'un documentaire qui s'appelait Z guest. Ça, je l'ai partagé à d'autres personnes qui m'ont dit bah je suis allé voir sur internet et ça m'a ouvert des portes. Et à partir de ce moment-là, voilà, je me suis beaucoup intéressé à ce qu'on appelle l'information alternative. Et le documentaire parlait de quoi? Alors le documentaire était en trois parties. il y avait une partie qui parlait notamment des attentats du 11 septembre. une partie qui parlait de qui a commandité la Seconde Guerre mondiale. donc voilà, enfin c'était des informations que j'avais jamais entendu qui étaient assez surprenantes. voilà pour moi. Mais sourcé ouais plutôt. Ouais. C'était un travail sérieux. C'était un travail sérieux. Alors évidemment il y avait pas tout toutes les sources mais globalement c'était quand même sérieux. En tout cas, moi ça m'a donné cette impression là et quand j'ai pu creuser, bah oui, évidemment j'ai vu que c'était pas du flanc.

4:04 D'accord. Donc cet éveil là en 2009, à partir de ce moment-là, bah je travaillais aussi en tant que graphiste et je me suis installé un petit programme qui me permettait de copiercoller du texte et de l'avir sous forme audio. donc en tant que graphiste, je pouvais d'un côté dessiner et de l'autre en fait écouter plein de choses. Sachant qu'à l'époque les vidéos commençaient un petit peu à se démocratiser mais c'était quand même très loin de ce qu'on a aujourd'hui. Et donc voilà, je me suis fait toute une culture. Assez rapidement, je me suis rendu compte que la le thème de la souveraineté nationale était un thème extrêmement important et notamment par rapport à l'Union européenne. J'ai adhéré en 2013 à l'UPR, donc le parti de François Séino suite en fait il voulait se présenter en fait en 2012. il avait fait un programme que je trouvais vraiment excellent et ça ça m'a poussé à me dire "Allez, je vais m'y mettre et un an avant jamais j'aurais pu croire adhérer un parti."

5:02 J'ai été assez actif pendant un moment et puis bon voilà, je me suis concentré sur d'autres choses. Donc je suis encore sympathisant voilà par rapport à l'UPR mais je me suis beaucoup dégagé de cette activité et j'ai également voilà pris connaissance de ce qui est on va dire la véritable démocratie directe avec notamment bah les travaux d'enchoir. Alors, c'est pas le seul, mais c'est vraiment lui qui m'a ouvert la porte de la connaissance par rapport comprendre déjà que nous ne sommes pas en démocratie aujourd'hui. et donc en fait tout ça c'est des thèmes qui sont traités par Vigéia. Vig Méia, donc ça s'est fait à la base par une idée de Sylvain Baron qui était une personne que je suivais d'abord sur son blog et que j'ai rejoint dans un second temps en fait à une époque où il proposait différents projets. il commençait déjà un petit peu à décrocher les drapeaux européens. donc justement pour à la fois combattre le rôle de de l'Union européenne par rapport au fait qu' ils usurpent la souveraineté française.

6:08 mais il travaillaient sur d'autres projets, notamment celui sur lequel je l'ai rejoint, c'était l'idée de franciser le la monnaie. la monnaie, donc l'euro, le nom à lui-même déjà, c'est un symbole extrêmement puissant. pour certains l'argent est égal Dieu aujourd'hui où voilà, on a quand même une spiritualité qui qui a beaucoup évolué, on va dire, ces dernières années. et donc lorsqueon a on a en fait on s'échange ces euros, c'est d'une certaine façon dans l'inconscient de chacun faire la promotion de l'Union européenne. Et donc il avait un projet qui consistait avec des tampons de marquer le mot franc sur les billets. et donc en fait de pouvoir faire réagir le public et le tout évidemment de façon très sourcée, c'est-à-dire que lorsqu'un billet est on va dire tâché, il peut encore être échangé, il y a pas de problème. Et donc voilà, c'est l'occasion de faire passer un message.

7:06 Donc moi, je l'ai rejoint là-dessus en tant que graphiste. Je lui ai dit "Bah moi, je vais te donner un coup de main." Et très rapidement, en fait, j'ai bossé avec lui sur un magazine qui s'appelait Poil à gratter qui était donc un magazine gratuit type 20 minutes métro donc qui allait se financer par la publicité locale et qui était distribué sur Bordeaux. donc ville dans laquelle Sylvain lui habitait à l'époque. donc moi j'ai travaillé en tant que maquétiste sur ce journal. et puis en fait ça duré à peu près un an. On a ensuite fait une première manifestation devant les médias. Alors à la base, on avait commencé devant l'Assemblée nationale. L'idée en fait c'était de faire pression sur les lieux de pouvoir en tant que peuple. évidemment sans violence mais bah pour montrer en fait à quel point bah nous ne sommes pas d'accord avec la politique actuelle. Donc c'était celle de Hollande à l'époque mais en fait c'est la même politique finalement une politique mondialiste, une politique destruct enfin qui détruit la France. donc Wij Medéia est né en 2015.

8:09 Alors d'une certaine façon oui et non dans le sens où les manifestations médias ont commencé à ce moment-là. C'est-à-dire qu'on avait commencé devant l'Assemblée nationale, on s'est fait nasser. donc moi c'était ma première expérience puis ça s'est ouvert et puis il y a une sorte de dispersion avec certains qui ont voulu partir directement aller voir le président de la République tandis que d'autres sont allés devant BFM et c'est là que ça été la première. Alors moi, je me suis un peu perdu en chemin, mais en gros, je faisais quand même partie du de l'assemblée. Et puis en fait, on a continué ensuite au début chaque mois le faire. Eu, Vigiméia, en fait, le nom Vigimédia, il est apparu beaucoup plus tard. Il est apparu en 2021, il me semble, à l'époque où d'autres personnes nous ont rejoint. Donc notamment Marie-Charlotte qui fait encore partie du collectif enfin ce qui était le collectif et ce qui est devenu une association après coup et Florence aussi donc qui était une personne très active bah qui était une suspendue. voilà, c'est une association depuis 2021 et donc non, à l'époque c'était un collectif donc qui a pris ce nom Vigiméia et c'est devenu une association en 2025 il me semble peut-être 2024 je c'est plus tout à fait clair dans ma tête.

9:33 et donc voilà, moi je me suis proposé de devenir président parce qu'il en fallait un. ça m'a permis d'une certaine façon aussi, moi j'étais quelqu'un homme de l'ombre, ça m'a permis de me mettre un petit peu plus en avant et d'être un peu plus actif. Ça permis de structurer le mouvement. et donc voilà, aujourd'hui bah pour ceux qui verront la vidéo plus tard, nous sommes en mai 2026. Nous sommes en 2026 et on peut vous rencontrer les samedis devant des médias subventionnés. C'est ça. Alors donc c'est vraiment devenu notre marque de fabrique que de d'aller physiquement devant les grands médias en l'occurrence là c'est parisien. On espère peut-être plus tard aussi le faire en région. Mais donc l'idée c'est vraiment d'interpeller les journalistes sur place. on arrive à en croiser parce que voilà, beaucoup de personnes vont nous faire la remarque que on manifeste dans des lieux qui sont relativement vides en terme de public et c'est vrai que c'est quand même plus difficile là-dessus et ça freine beaucoup de gens pour venir mais d'un autre côté on va vraiment devant ce symbole des pouvoirs et même si le samedi, il y a moins de personnes qui travaillent dans les médias, il y a toujours des personnes et on a l'occasion de pouvoir rencontrer de temps à autre des journalistes avec qui on peut échanger et vous avez eu des conversations intéressantes Alors, on en a eu quelques-unes, mais souvent les journalistes sont quand même assez fuyants. ils sont pas forcément dans une position très agréable parce que on les met devant leur responsabilité.

11:04 mais on avait eu à l'époque des gilets jaunes, on a eu une discussion assez longue quand même avec la présidente de BFM qui a bien voulu discuter une petite demi-heure avec nous. les vidéos sont encore en ligne. Et donc voilà, c'est quand même intéressant de pouvoir échanger directement avec alors que ce soit les personnes on va dire connu qui sont en haut de la hiérarchie qui eux bon ils vont évidemment essayer de se défendre essayer de montrer leur point de vue et mais c'est intéressant aussi de réfléchir que le journalisme bah pour beaucoup c'est des hommes de l'ombre, des pigistes, des personnes qui des techniciens, des personnes qui ont pas forcément beaucoup de pouvoir, qui ne reçoivent pas forcément d'énormes salaires et c'est tout ça à la fois les journalistes Et donc nous, il y a un texte évidemment qu'on met beaucoup en avant, c'est la charte de Munique qui est le texte déontologique des journalistes qui a étécrit en 71 et qui donne 10 devoirs et cinq droits aux journalistes. Donc le plus souvent en fait on se concentre sur les devoirs et c'est vrai qu'il y en a qui sont vraiment importants. Ça commence évidemment par dire la vérité.

12:09 Ça va être bah pouvoir protéger les sources. ça va être ne pas faire un métier de propagandiste ou de publicitaire, de rectifier l'information quand elle est fausse. Voilà, il y a un certain nombre d'articles. mais on a aussi des droits et les droits sont censés en fait protéger les journalistes aussi d'une certaine façon. Et donc ce qu'on met aussi en avant, c'est que malheureusement aujourd'hui le journalisme en tout cas les médias, le ce qu'on appelle le 4è pouvoir bah il est quand même principalement détenu par des milliardaires qui d'un côté bah vont mettre en avant leur point de vue directement ou indirectement. C'est-à-dire que parfois, il peut y avoir des pressions qui vont être faites sur les journalistes, mais le plus souvent, ça va être de l'autocensure, en fait auprès des journalistes qui ne veulent pas perdre leur emploi, qui ne vont pas forcément oser traiter certains sujets parce que ils sont considérés comme mauvais, enfin que comme non acceptable. et nous voilà ce qu'on dénonce c'est pas forcément l'idée que il y a des sujets qui sont traités aujourd'hui par exemple lorsque les médias vont soutenir l'Union européenne. pour nous il y a pas de problème dès lors que en fait il faudrait qu'il y ait une voix qui puisse en fait la contredire et donc on souhaiterait qu' a qu' ait finalement la contradiction dans les médias et la pluralité d'opinion.

13:24 Vous pensez qu'il fabrique des candidats politiques? Ah c'est évident quand on voit Macron qu'en 2017 enfin 2016 du coup 2016-27 la couverture qu'il a reçu c'était une personne qui était inconnue du grand public et donc évidemment bah les médias l'ont fait connaître et c'est assez terrible parce que c'est vraiment le temps d'exposition dans les médias qui fait les élections. On parlera peut-être après justement de démocratie et du problème de l'élection qui permet déjà de ne pas voter nous-même nos lois mais aussi de mettre des superhéros face à nous, de mettre des personnes qui vont présenter des programmes avec lesquels il y a des idées sur lesquelles on est d'accord et d'autres on ne les pas. Et surtout des personnes qui ont plus d'intérêt à être des bons comédiens que des personnes qui vont bien gérer la cité. C'est-à-dire que le problème numéro 1 d'un politique aujourd'hui, c'est de se faire élire.

14:20 évidemment, bah je parlais tout à l'heure des médias privés, mais il y a les médias publics qui jouent également leur rôle. et là, en ce moment, ça s'est terminé, mais voilà, on sait pas si ça va être enterré ou non. il y a eu la commission par rapport au médias publics qui a montré vraiment un certain nombre à la fois sur on va dire l'argent et en même temps sur bah les idées qui sont proposées de gros problèmes qui ont lieu dans les médias publics, que ce soit évidemment par la télévision, donc France Télévision, mais aussi la radio, donc Radio France, enfin les différentes radios. sachant que on oublie souvent, mais dans les médias publics, il y a aussi France 24 mondes avec RFI également qui ont leur petit rôle à jouer. Vous faites référence au rapport de du député Charles à l'oncle. Oui. il dénonce des dérives et des corruptions. Absolument. Ouais. alors beaucoup de problèmes d'argent. donc ça vraiment des défens dépenses complètement folles. alors de mémoire je crois que le France Tévision c'est 3 milliards d'euros par an, un truc comme ça avec autrefois il y avait la redevance, c'est-à-dire que moi la redevance je ne la payais pas parce que je n'avais pas de télévision depuis alors je sais plus ça fait peut-être 4 5 ans, je me souviens plus exactement mais la redevance a été enlevée. Donc chic qu'on ne paye plus de redevance mais en fait finalement on la paye autrement par nos impôts. Hm.

15:47 donc oui, des gros problèmes d'argent avec certaines personnes qui vont avoir des salaires incroyables, des dépenses inconsidérées sur différentes choses. et donc d'un autre côté, bah également des on va dire du copinage. Il y a été mis particulièrement en avant bah la société Méia One qui est pas un média en tant que tel mais qui est une société de production dans laquelle il y a un certain nombre d'acteurs bah qui mettent des billes et il y a beaucoup d'argent à se faire là-dessus. Donc voilà, Charloncle a mis en avant tout ceci et c'est vraiment très grave parce que si en fait le rapport est enterré, ça voudra dire que non seulement bah le rapport ne sera pas forcément diffusé auprès du grand public, mais surtout en fait on va interdire de le diffuser les alors moi j'ai tout archivé par exemple au niveau de des vidéos qui ont été faites au niveau de l'Assemblée nationale mais ça ça pourrait être simplement utilisé pour moi-même.

16:47 dans le sens où on aura plus le droit a priori de le diffuser. donc ça c'est un vrai véritable problème de démocratie parce que je le rappelle la ces commissions sont quand même payées par nos impôts et qui en fait choisit de d'interdire finalement aux Français de d'accéder au contenu qu'ils ont payé eux-mêmes. C'est un véritable problème comme moi je trouve ça complètement fou également que l'INA donc les archives nationales française bah en fait ne puisse pas être accessible à tous gratuitement. C'est-à-dire que si on veut intégrer des vidéos, des audios qui viennent de LINA, en fait c'est soumis à droits d'auteur. Donc voilà, c'est quand même assez particulier. Vous êtes inquiet pour l'état de la liberté d'expression en France? Alors, c'est quelque chose, voilà, moi que j'observe quand même depuis 10 15 ans qui évol évolue beaucoup. En effet, à la fois, on voit une véritable volonté de fermer les bouches de chacun et pour moi, il y a vraiment eu tout à coup avec l'arrivée d'Internet, une énorme liberté à la fois d'expression mais aussi de diffusion qui s'est faite avec très peu de contrôle dans un premier temps qui existait. et clairement en fait c'est quelque chose qui est dangereux pour le pouvoir en cours. Donc quand je dis pouvoir, ça va être on peut penser évidemment au pouvoir politique mais également au pouvoir on va dire de l'argent de la finance. c'est-à-dire que tout ceci peut fonctionner grâce au mensonge. et donc toute cette corruption bah clairement l'information, on va dire alternative la met en péril. et donc là en ce moment il y a beaucoup de choses qui se font. Vous avez peut-être

18:37 entendu parler de la volonté d'interdire les réseaux sociaux au moins de 15 ans. Vous pensez que c'est pour protéger les enfants? À mon avis? poser la question. [rires] Qu'est-ce à mon avis, il y a un petit fond de vrai là-dessus, mais il y a surtout une grosse couche de bah ça va servir d'autres intérêts et ça va servir l'intérêt justement de cadnasser l'information sur internet. donc les c'est toujours en fait on va toujours vous donner des bonnes raisons de faire les choses avec beaucoup d'émotions. donc là le sujet des enfants, c'est quand même quelque chose d'extrêmement lourd et plus encore là avec bah les révélations qui ont été faites ces derniers temps avec l'affaire. Il y a pas d'enquête sur l'affaire. Donc comment ce pouvoir peut prétendre vouloir protéger les enfants en interdisant les réseaux sociaux au moins de 15 ans?

19:32 Alors, en fait, ils vont dire à mon avis c'est un sujet plus large qu'Epstein, c'est-à-dire que malheureusement ce sujet de la sécurité des enfants, c'est un sujet qui a tout le temps existé et qui qui s'est diffusé par internet. Donc pour moi, clairement, il y a quelque chose à combattre là-dessus. c'est pas encore une fois par c'est pas aux parents d'élever leurs enfants finalement et de leur poser des limites. Alors je suis je suis absolument d'accord, c'est aux parents de gérer ça mais en même temps, c'est au pouvoir public que de combattre les réseaux qui peuvent exister. et donc là-dessus, pour moi, ça doit pas se faire en fait par un contrôle général en faisant une loi comme ceci. C'est-à-dire, on a des services de police qui sont extrêmement performants qui ont la capacité d'enquêter sur ces réseaux et c'est pas en fait en faisant de du contrôle général, du contrôle social sur l'ensemble de la population que on va régler le problème. au contraire en fait, c'est c'est perdre en fait notre capacité à à comment dire à à être responsable de nous-mêmes. Et dès lors en fait qu'on va proposer des lois, en fait ça nous enlève cette responsabilité. Donc oui, les parents ont une grosse responsabilité.

20:51 D'un autre côté, l'État a une responsabilité mais pas en fliquant tout le monde, en y allant de façon entre guillemets alors un mot de love langue chirurgical qui est un mot de novel langue parce que voilà, le vocabulaire c'est extrêmement important pour ces médias pour faire passer des idées et mais ça peut être intéressant nous de les reprendre tout en les pointant du doigt. et donc voilà, l'État normalement aurait la capacité comme on va dire la guerre au terrorisme. on a les capacités en fait de d'enquêter sur les réseaux et de les démanteler mais ce en fait sans forcément faire du contrôle total et de s'introduire dans la vie privée de chaque citoyen. Alors démocratie directe, ça va être un terme qui permet de montrer que le citoyen peut lui-même directement avoir un lien avec le pouvoir.

21:48 Aujourd'hui, ce queon appelle démocratie ou parfois démocratie représentative c'est un système dans lequel le citoyen va élire des maîtres qui vont décider à leur place. En démocratie directe, l'idée c'est que le citoyen puisse lui-même voter ses lois, être à l'initiative de ces lois. et ne pas être dépendant finalement d'une personnalité qui va décider à sa place. La personnalité actuellement, elle est élue avec un programme, un programme qui va présenter des points qui sont intéressant, d'autres qui le sont moins. C'est-à-dire que chacun va pouvoir y trouver son compte et va présenter une sorte de paquet cadeaux, entre guillemets. dans ce paquet cadeau, il y a toujours des choses qu'on aime et d'autres qu'on aime moins. En démocratie directe, en fait, on va segmenter tous les sujets et on va pouvoir se dire bah sur tel ou tel sujet, bah j'aimerais bien créer une loi qui va permettre ceci ou cela ou bien j'aimerais défaire telle ou telle loi.

22:45 J'aimerais modifier la constitution, j'aimerais retravailler ce traité international. Donc ça en fait c'est ce qu'on appelle les matières. Lorsqu'on parle par exemple du RIC en toute matière, les matières ça va être bah par exemple la Constitution, travailler sur la constitution ou travailler sur la loi, faire ou défaire une loi. ça peut être aussi virer un élu et ainsi de suite. Donc il y a un certain nombre de matières qui peuvent être traitées en démocratie directe et surtout avoir donc cette initiative qui se fasse par les citoyens. C'est-à-dire que chaque citoyen va pouvoir en fait proposer des idées et donc ces idées vont être présentées à l'ensemble des Français. Et s'il recueille en fait un certain nombre de voix, en fait ce sujet va ensuite être présenté à l'ensemble des Français qui va dire oui ou non, je souhaite que ce cette loi par exemple soit faite.

23:41 Donc à la fois c'est déclenché par des citoyens et à la fin c'est également approuvé par les citoyens par référendum. Alors évidemment certains vont dire "Mais on peut pas voter sur tout et n'importe quoi. Bah si en fait on peut. on n'est pas obligé de se déclarer sur tout et n'importe quoi. c'est-à-dire que voilà, en tant que citoyen, on a le droit de s'intéresser à tel ou tel point de la politique. mais en fait c'est quand même un outil extrêmement important. Et donc ce fameux RIC référendum d'initiative citoyenne, c'est donc un sujet qui a été mis très en avant par les gilets jaunes. Peut-être on reviendra après sur les gilets jaunes. mais voilà qui pour moi est extrêmement important et qui mérite en fait d'être un petit peu creusé. C'est-à-dire queen fait il y a pas le ricer il y a différentes façons de faire des référendums d'initiative citoyennes. Et vous avez un site qui s'appelle la Belic qui est vraiment une référence moi que je donne souvent. qui en fait va analyser différentes propositions de RIC faites par des hommes politiques divers et variés, par des groupes et qui va les noter par rapport à un barem qui a été lui-même basé sur la volonté des Français et qui permet de montrer en fait que il y a des sujets qui sont importants et donc il y a ce que je pourrais appeler entre guillemets des foriques, c'est-à-dire être capable de lancer des initiatives sur certains sujets mais pas d'autres. Et il y a un sujet qui est plus important que tous les autres qui s'appelle donc modifier la constitution, donc le RIC constituant parce que la constitution en terme de droit français, c'est ce qui est au-dessus de tout le reste. Donc c'est au-dessus des traités, donc même des traités européens, c'est au-dessus des lois, c'est au-dessus des décrets et ainsi de suite. C'est vraiment tout en haut de la py pyramide des normes.

25:25 C'est la hiérarchie des normes. Donc c'est ça. Et donc en fait obtenir le Rices constituant, c'est la clé qui ouvre toutes les portes. Et actuellement en fait c'est là qu'on est véritablement bloqué. Et donc bah Etienne Schwar lui fait un travail de pédagogie très important là-dessus. Et voilà moi-même il m'a ouvert les yeux. Mais c'est pas lui en fait qui a été l'initiative de de réfléchir en fait le RIC. L'ancêtre du RIC, c'était le RIP. Alors oui, référendum d'initiative populaire à ne pas confondre avec référendum d'initiative partagée ou parlementaire qui est actuellement donc alors j'ai plus l'article en tête mais qui c'est présent dans la Constitution de la 5e République. C'est ce qu'on a vu notamment à l'époque où il y a eu donc le référendum donc sur le RIP sur l'aéroport de Paris. Ah oui, c'était un petit peu avant le Covid, c'était en 2019. et donc en fait, il était question de nationaliser l'aéroport de Paris. et donc on a bien vu en fait à cette époque-là que le nombre de signatures qui étaient nécessaires, qui se comptait je crois que c'était 2 millions il me semble, était quasiment impossible à atteindre de façon à pouvoir simplement ensuite être considéré. Mais le problème en fait c'est que si on lit l'article en question, alors je l'ai plus exactement en tête mais il y a d'autres barrières.

26:46 Donc déjà, c'est pas une initiative du peuple, mais c'est une initiative qui va provenir directement des parlementaire. Mais en plus de ça, en fait, quand bien même le peuple en fait aurait fait monter par ses signatures à plus de 2 millions la pétition, bah en fait, ils peuvent s'ils le souhaitent finalement le refuser. donc pour moi, c'est un vrai problème. Hm. le référendum d'initiative citoyenne en France a été alors moi le là où ça remonte le plus haut directement avec ce nom-là et qui en 1989 a présenté déjà l'idée. Et si on remonte vraiment plus loin, on avait Condorset donc à l'époque de la Révolution française qui avait déjà proposé des idées de référendum d'initiative citoyenne et d'ailleurs Condoret qui a lui-même influencé la Suisse qui aujourd'hui est l'un des rares pays qui a une démocratie directe.

27:53 Mais Vigiméia en fait va plus loin que simplement en disant bah il faudrait un Ric et un bon RIC, c'est-à-dire un RIC qui prennent au moins le la possibilité de modifier la constitution. voilà, nous on prêcherait plutôt un ric en toute matière, c'est-à-dire que il y a pas de limitation, mais on considère que le référendum d'initiative citoyenne si lui-même n'est pas compté accompagné de médias qui sont eux-mêmes, on va dire sains, bah en fait c'est un véritable problème démocratique. En Suisse, en fait, on voit qu'il y a un certain nombre de sujets qui ont été proposés et parfois en fait avec des décisions qui vont à l'encontre de ce qu'on pourrait penser être le bon sens populaire. Les médias sont un polluant puissant, les médias sont un moyen. Alors moi souvent, j'appelle ça, c'est une interface entre les puissances de ce monde, puissance d'argent et le peuple. C'est un outil de diffusion d'information qui permet de faire passer des idées. Et est-ce que c'est une manière de pirater l'opinion publique? Tout à fait. c'est ce qu'on appelle aussi l'ingénierie sociale. alors les médias, on peut évidemment le voir avec ce qu'on appelle les médias classiques, donc télévision, radio, journaux, internet aussi. presse sur internet, on peut le voir de façon plus large. là dernièrement, il y a une étude qui est sortie qui montre à quel point en fait l'intelligence artificielle joue également sur le fait de à la fois caresser le public dans le sens du poil et progressivement modifier en fait son opinion. mais on peut aller plus loin aussi en se disant bah tout l'audiovisuel de façon large les séries, les films pour moi c'est un outil énorme en fait de promotion d'idéologie et la musique également et d'autant plus que la musique voilà, moi je vois ça parce que je l'ai vécu en fait à l'époque et j'avais déjà un peu de recul lorsqu'on est

29:44 adolescent, lorsqu'on est encore en train de se former en il y a beaucoup d'idéologies qui sont passées en fait par la musique, les médias et les artes. permettre de modifier la perception du réel. Ouais, tout à fait. C'est il y a eu une période pendant le 20e siècle dans laquelle il y a eu deux, on va dire deux tendances qui s'appliquaient sur le contrôle de la population. Hm. Il y a eu la tendance. Alors, c'est plus compliqué que ça, mais moi je le je le catégoriser comme ça. On va dire 1984, c'est un peu la tendance un peu à la dure où on va censurer de façon directe, on va voir quelque chose vraiment le bâton, on va dire. Et on a la tendance le meilleur des mondes qui lui va caresser le public dans le sens du poil et progressivement lui faire modifier ses opinions sans que lui-même n'en soit conscient.

30:41 Alors en réalité c'est plus compliqué que ça parce que dans 1984 on parle de la novel langue ou d'ailleurs on dit le novel langue en tout cas dans les premières édition que moi j'avais lu qui a un moyen de réduire le langage et de progressivement en fait bah interdire à la population de penser par la réduction du vocabulaire. le vocabulaire et le les éléments de langage sont des éléments extrêmement importants dans retrouve dans les médias. Et tout à l'heure, bah je parlais par exemple de frappe chirurgicale qui est clairement un terme qui a été utilisé pour bah promouvoir la guerre et pour promouvoir des intérêts. Vig Média aussi, on se bat beaucoup justement contre la propagande de guerre parce que clairement la guerre c'est quelque chose d'in veut la guerre et l'idée c'est de la rendre acceptable. C'est ça. Et en fait de tout temps, ça s'est fait par une propagande d'une certaine façon. Je reviendrai après sur le 20e siècle, mais pour moi ça date de l'aube de l'humanité. Personne n'a envie d'aller se battre. Personne n'a envie d'aller tuer son prochain. Et donc à part les psychopathes, voilà, à part un certain nombre de il y a toujours en fait un pourcentage dans la population de personnes malheureusement qui n'arrivent pas en fait à ressentir un certain nombre d'émotions par rapport à l'autre. Voilà, notamment l'empathie.

31:59 et on va avoir d'un autre côté des personnes qui sont plus intéressées par leur intérêt personnel plutôt que l'intérêt commun. mais voilà, la propagande pour moi ça existe de toute époque et lorsque à l'époque du Moyen-Âge, on avait des leers qui arrivaient dans les différents villages qui sortaient leur parchemin qui faisaient oyet et qui allaient diaboliser l'adversaire pour que les populations aillent se battre. voilà, c'est il y a rien de nouveau dans les grandes lignes. Après, il y a du nouveau dans les techniques de manipulation. Et donc, j'en reviens au 20e siècle. il y a un personnage extrêmement important qui s'appelle Edward Bernaise qui a traversé tout le 20e siècle et qui est même mort au-delà de 100 ans au début du 21e siècle, qui est l'inventeur des relations publiques, rien que ça. Auteur de Propaganda. Tout à fait. Propaganda. Donc un livre qu'il a dû écrire, il me semble, dans les années 30.

32:57 il c'est lui qui a réussi à faire fumer les femmes enceintes. Alors les femmes de façon générale pas particulièrement enceinte mais ensuite voilà ça s'est répercuté sur les femmes enceinte plus les femmes enceintes. et ça en fait ça s'est fait en effet dans grâce au médias c'était un exercice qui a lancé. Il a en fait annoncé un certain nombre de journalistes "Venez tel jour, telle heure on va vous montrer quelque chose d'incroyable." Il a d'un autre côté payé un certain nombre de vedettes féminines qui étaient toutes là et qui ont toute sorti en fait la cigarette qui l'ont présenté comme la torche de la liberté et donc et qui l'ont glamourisé. Tout à fait. Les médias évidemment on en ont rajouté mais il y avait une manipulation qui a été faite sur les journalistes qui eux-mêmes l'ont répercuté en fait sur toute la population. Et ça à la base était commandité par les l'industrie du tabac.

33:53 qui ont permis de doubler leurs chiffres d'affaires parce queà l'époque une femme qui fumait c'était extrêmement mal vu, c'était très vulgaire, c'était les prostituées qui fumaiit. Enfin, c'est et c'est incroyable en fait de voir à quel point une opération comme ça de relation publique a permis de changer radicalement une population. Vous êtes en train de nous dire que les journalistes sont les meilleurs agents du pouvoir finalement. Ouais. Et je pense que certains sont au courant et d'autres le font sans le comprendre. je reviens quand même sur Bern qui a il a eu différentes actions en fait sur le 20e siècle. c'est peut-être grâce à à cause de lui par exemple que la voiture grâce ou à cause et a été vraiment démocratisé. C'est-à-dire que avant les tramois les bus étaient très présents et lui a vraiment travaillé pour que la voiture soit mis en avant. C'est lui qui a à l'origine de la fameuse affiche avec l'oncle Sam qui vous pointe du doigt et qui dit "I want you" et qui a fait entrer les Américain dans la guerre. donc il a eu vraiment beaucoup d'influence. C'est lui qui a fait en sorte que le président des États-Unis à l'époque et ensuite je repense à SarkoZi he qui faisait son jogging semble une ou Hollande qui s'est présenté comme un président normal soit une personne qui se rapproche du peuple. Et donc en fait il a filmé en fait le président des États-Unis en train de prendre le petit- déjeuner petit-déjeuner d'ailleurs qui est une invention également des médias. petit- déjeuner américain avec le bacon qui était un moyen bah de contenter l'industrie du bacon. Donc voilà, on se des céréales non des céréales type Kellox.

35:32 Ouais, Kellox, cornflex. Alors, j'ai plus en tête exactement la chose mais oui, oui, c'est tout à fait possible. il a en quelque sorte inventé le marketing politique. Hm. Il a voilà c'est ça il a il a d'une certaine façon raccroché enfin il y avait déjà évidemment des liens très forts entre l'argent et le politique. mais là en fait avec les médias justement en plus d'être une interface avec le peuple bah c'était une interface aussi justement qui s'est joué en fait en triangle avec les médias. Donc voilà. Avant de revenir à Vig Média, en 2005, vous avez voté pour ou contre la Constitution européenne? Alors, c'est une question moi qui met assez mal à l'aise et en même temps je pense qui est assez importante et assez révélatrice. 2005, moi j'avais déjà l'âge de voter mais j'avais 21 ans. Je suis né en 84. Voilà, petit symbole.

36:28 Ah oui, 1984. donc voilà, j'étais encore un jeune adulte et c'était j'étais pas encore politisé comme je vous le disais tout à l'heure. moi je me détournais à la fois des politiques et de des médias. Et donc cette question avant déjà avant le vote le traité européen, moi j'en ai entendu beaucoup parler en famille mais j'ai pas lu une seule ligne du traité. donc je me suis vraiment pas intéressé à la chose et je me suis quand même déplacé dans mon bureau de vote. Donc déjà là il y a un problème, une personne en fait qui va dans un bureau de vote et qui ne s'est pas instruit sur le sujet en question. Je me souviens plus si j'ai voté blanc ou contre. Je pense pas avoir voté pour mais je m'en vais un petit peu de même pas me souvenir de du choix que j'ai fait dans l'isoloir à cette époque-là. je ne sais pas d'ailleurs si c'était sur machine à voter. Je crois que c'était déjà sur machine à voter, il me semble. En plus, vous diriez que vous étiez un peu immatur de changer radicalement.

37:33 Complètement. Complètement. et pour moi, bah ça c'est un véritable problème. si je suis imm je prends en conséquence enfin je prends en considération ce fait et je ne vais pas m'exprimer. Ça ça devrait être logique. H et malheureusement vous êtes rattrapé par la suite puisque vous êtes devenu gilets jaunes finalement. Ouais. Très peu de Français en proportion ont été gilets jaunes, c'est-à-dire ont développé une conscience politique. Ah si les gilets jaunes c'était une partie importante de la population. Pour moi, c'est un mouvement vraiment historique par rapport à son ampleur. Oui mais il y aurait fallu qu'on soit 30 millions dans la rue finalement. Alors on a alors il y a deux choses en fait. Il y a gilet jaune dans le cœur gilets jaune dans le soutien. gilet jaune de celui qui sort dans la rue dans les manifestations, gilet jaune de celui qui va discuter sur les rond-points. En fait, gilet jaune, c'est plein de choses. Et d'ailleurs, c'est intéressant parce que souvent lorsque vous allez entendre parler des gilets jaunes, on dit il et moi-même en fait, je vais dire il les gilets jaunes alors que moi-même j'étais les gilets jaunes. C'est parce qu'en fait c'est quelque chose de très large.

38:43 et ce qui est très puissant je trouve dans les gilets jaunes, c'est qu'ils ont réussi très rapidement. Oui. où on a réussi, mais moi à l'époque, j'étais pas encore assez impliqué, à réduire en fait les revendications à trois seulement. il y avait dégagé Macron, il y avait retrouvé du pouvoir d'achat et pour moi le plus important mettre en place le RIC. théorique. Hm. et ça en fait ça été extrêmement puissant parce que c'était montré comme justement la clé qui ouvre toutes les portes et cette idée qui existait déjà depuis un moment, moi j'é à entendre parler du RIC peut-être en 2009-2010 à l'époque où je me suis ouvert, on va dire au médias alternatif. à cette époque-là, voilà, le avant les gilets jaunes, le RIC était encore assez méconnu et donc les médias eux-mêmes étaient obligés d'en parler parce que voilà le mouvement des gilets jaunes était incontournable.

39:39 Après, le problème c'est que si on regarde les médias, ils ont quand même d'abord mis en avant filmer les violences qui pouvaient exister, la casse dans un premier temps, les violences dans un second temps. et donc en fait on entendait quand même beaucoup plus parler des manifestations et de la case plutôt que on va dire de tout l'esprit politique qui est en train de se monter sur les ronds-points et ce qui était en train d'émerger au niveau des idées de façon générale et notamment bah cette fameuse idée de la démocratie directe et de se dire bah nous le peuple nous avons envie de prendre le pouvoir. Hm. Vous regardez quel média en 2009-2010 indépendant? Alors je ne pense pas qu'ils existent encore. Alors c'était intéressant parce que à cette époque-là, alors moi-même déjà les réseaux sociaux, je m'y suis mis entre guillemets assez tard, je refusais d'aller les voir.

40:34 et à cette époque-là, en fait pour moi, il y avait pas encore de médias vraiment installés. Oui, peut-être il y en avait un qui commençait à à toucher beaucoup de monde qui était égalité réconciliation. Alors, le problème c'est que bah c'était quand même un média très de droite. moi, je suivais pas mal un média qui s'appelait alors le nom est assez rigolo, c'est 911 NW.info, c'était le nom du site. Meta TV, vous l'avez regardé? Ah oui, MTA TV. Ouais, tout à fait. C'est arrivé un peu plus tard, il me semble que c'est plutôt 2011-212 bah qui a été créé par Topa qui bah aujourd'hui est décédé malheureusement qui était voilà une personne qui donnait la parole à à beaucoup de mondes différents et qui a inspiré beaucoup de médias aujourd'hui. Donc oui, MTA TV, j'avais même il y avait le livre penseur aussi qui était déjà présent qui est un ancien c'est Salim Laibi.

41:36 Salim Libi ouais, c'est ça. Toujours actif. Très actif. Toujours actif. Ouais. Et Vig Medéia aujourd'hui c'est une association qui manifeste tous les samedis. On peut vous trouver où d'ailleurs? Alors juste je termine sur les médias alternatives. J'en profite pour faire un tout petit peu de promotion pour un site que j'ai mis en place qui s'appelle info.crassi.fr. FR bien sûr. Donc c'est une sorte de jeu de mot avec démocratie mais info. donc bien mettre le point à ne pas confondre parce qu'il y a une autre personne, une journaliste indépendante qui s'appelle Infocraie également qui fait du bon boulot et donc qui a un site qui permet de référencer en fait différents acteurs de la réinformation que ce soit des médias alternatifs ou des personnalités. Alors, c'est toujours un site qui est en construction également qui se veut participatif, c'est-à-dire que vous pouvez faire des propositions et à terme moi, j'aimerais bien qu'il y ait des petites fiches enfin qu'on puisse aller un peu plus loin. et qui est en fait à la base c'était partie d'un tracton qu'on voulait faire avec ça s'appelait pas encore Vigimédia à l'époque dans lequel on qui s'appelait Réinformons-nous qui bah comptait en fait proposer justement au public qui souhaitait en fait s'informer autrement différentes sources. C'est devenu un site qui s'appelait reinformu.fr et à l'époque du Covid c'est devenu info.crassis. donc pour revenir sur Vigiméia donc Vigiméia la question c'est voilà déjà nous on a réduit le rythme, c'est plus toutes les semaines ni même tous les mois. Pour l'instant, on fait seulement tous les deux mois parce que c'est quand même assez puant. À une époque en 2018, un peu avant les gilets jaunes, on avait fait toutes les semaines devant Radio France. mais c'est dommage qu'on arrêtait parce que c'est vraiment arrivé on aurait attendu 3 4 mois supplémentaires. Bah les gilets jaunes arrivaient.

43:19 Donc on a pu évidemment agir également dans les gilets jaunes. donc voilà, on est plutôt sur tous les deux mois en ce moment. on était sur les premiers samedis du mois, on est passé plutôt deè samedi du mois. Donc il y a un côté un petit peu stratégique là-dedans dans le sens où c'est le moment où on va dire les personnes qui ont pas forcément beaucoup d'argent sur leur compte encore un peu d'argent au début du mois lorsque ça arrive le 1er et le deuxième parfois n'ont certains n'ont pas encore reçu le leur salaire. donc on a reporté au 2e également parce que il y a Nexus en fait qui fait des rencontres qui s'appelle les cafés Nexus et eux qui le font le premier samedi du mois et donc c'est le moyen aussi de faire du réseau. donc les manifestations, c'est bah à la fois un moyen de se rencontrer. voilà, je pense parmi vos auditeurs là beaucoup en fait ont fait des rencontres pendant des manifestations.

44:16 On trouve l'info de où ça sur votre site les dates. Ouais. site vigimedia.info. infoinfo si on venir vous rencontrer, parler avec vous, parler avec des journalistes aussiemble. Et donc au niveau des réseaux sociaux, là où on est le plus actif, ça va être sur Telegram et X. après, on est sur d'autres plateformes, sur Facebook, on est sur YouTube évidemment, sur Vig Medéia avec un S. Vigiméia avec un S en un seul mot. H et donc le site vigimedia.info, de toute façon, vous pouvez faire le lien Instagram et TikTok également. Venez [raclement de gorge] venez rencontrer les acteurs de Vigjia et peut-être pourquoi pas adhérer à l'association. Ouais. Alors pour l'instant, on n pas encore ouvert l'association aux adhésions. Tout simplement parce que on n pas encore ouvert de compte. On a eu des refus bancaires et voilà, on n peut-être pas assez actif là-dessus. On y travaille.

45:12 Après voilà les Je veux dire que c'est quand même important de sortir en fait d'Internet et d'aller physiquement dans la rue. le numérique c'est important pour s'informer mais ça ne vaut pas en fait les véritables rencontres et en terme de pression ça ne vaut pas en fait le fait d'être sur place. Alors pour l'instant les journalistes lorsqu'ils entrent, ils sont déjà un petit peu même quand on est 20 30 40. pour eux c'est pas très agréable de devoir passer autour du cortège. Si on est 100, 200 1000, là ça va être beaucoup plus problématique pour eux. Et imaginez en fait le sentiment que va avoir un journaliste lorsqu'il est obligé de passer dans une aide du déshonneur pour rentrer dans son média. L'idée de Vigimédia en fait à la base ce que Sylvain Baron et notamment qui a écrit un livre qui s'appelle Révolte a lancé, c'est de faire la révolution sans violence. et donc il s'est inspiré en fait de différentes révolutions non violentes qui existaient dans le monde.

46:17 Et il a en fait compris que les instances de pouvoir et particulièrement les particulièr particulièrement pardon les médias sont un point névralgique parce que si le peuple arrive à contrôler les médias en fait il peut parler à l'ensemble du peuple et ça peut faire un effet boule de neige gigantesque. Donc l'idée c'est que si on arrive à être suffisamment nombreux devant des médias, on se dit "OK maintenant on va le faire tous les jours matin et soir, les journalistes seront obligés de passer autour de nous." On le fait de façon complètement non violente. C'est-à-dire que on peut le faire par exemple en étant assis. Si on est assis, ça permet de faire en sorte que s'il y a des fauteurs de trouble, mais bon, on les voit tout de suite et on peut les arrêter. c'est la désobéissance civile finalement. Alors, c'est même pas une désobéisance civile parce qu'on a le droit de manifester. Là, concrètement, nous en fait, on déclare les manifestations, on les déclare entre autres parce que la police en fait va être là pour nous protéger. Alors, certains vont dire "Voilà, pendant les gilets jaunes, la police nous a tapé dessus."

47:20 C'est vrai. Et il y a clairement des ordres qui ont été donnés pour détruire le mouvement des gilets jaunes par la violence. Ils ont pu nous taper dessus parce que en face, il y avait aussi la violence. qui a monté et donc en fait si dès le départ on arrive en fait à endiguer ça en faisant en sorte que par exemple les black block soit les seuls qui soient debout et qui soient directement s'ils veulent faire du grabuge neutralisé voilà c'est enfin en tout cas si s'il y a violence qui veut se faire les blabls sont les bienvenus en fait dès lors que eux en fait ne vont pas faire de grabug mais si voilà on arrive à déjouer ça dès le départ n'importe qui pourra venir en sécurité dans ses cortèges Donc c'est vraiment l'idée de le faire et en même temps d'avoir quand même une pression qui est là et que les journalistes en fait tous les jours en étant obligé de passer dans une foule de personnes qui va leur dire bah faites votre métier respectez la charte de Munique donnez-nous l'antenne. Au bout d'un assez rapidement, je pense en 3 4 jours, si on est 1000, 2000, en fait, on peut négocier avec l'antenne, un temps d'antenne et là en fait, on peut ouvrir une porte pour parler à un grand nombre de Français et ce bah en fait notamment si possible dans des médias publics. Donc ce qui serait intéressant, c'est d'avoir la télévision ou la radio avec nous parce que je le rappelle, c'est nous qui payons ces médias.

48:48 Pour finir cet entretien, vous avez une écharpe rouge à la Christophe Barbier. Qu'est-ce que vous pourriez nous dire là-dessus? Vous êtes l'antiophe Barbier? Oui, je suis l'anti Christophe Barbier. Je suis l'antiin. Voilà, enfin on peut Et [grognement] bien venez rencontrer nombreux Vig Méia, vous mêlez à eux et puis regardez sur le site. Le prochain samedi, ce sera lequel? Ça sera donc le 9 mai samedi 9 mai. Donc venez nombreux, on va commencer donc devant BFM, donc un beau symbole des médias à partir de 14h. Et donc Vigiméia en fait nous on a on n'est pas simplement là, on prépare en général quand même des choses. Parfois on fait de l'arivisme également, on fait des petits sketchs, on peut faire des chansons. Ouais, voilà, c'est ça. L'idée c'est que à la fois on peut traiter des sujets qui sont lourds mais en même temps c'est un moment joyeux. On peut se rencontrer, on peut faire de l'humour et donc vous n'êtes pas des ronchons.

49:47 Non, absolument pas. On se définit comme des pangolins réfractaires et donc il y a de la joie aussi dans nos cortèges malgré bah les difficultés qu'on peut vivre parce que ça peut être lourd et c'est important physiquement de se retrouver et de remettre de la joie. Et après les rencontres aussi bah souvent on va boire un coup ensemble et c'est un moment bah très convivial et qui permet encore de créer du loin lien, renforcer voilà ce tissu qui peut exister entre nous. Merci à vous Pascal Pouvre. merci beaucoup Stéphanie et on se dit à bientôt. À bientôt. [musique]

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