Des collectifs d'avocats dénoncent des conditions de garde à vue violentes et indignes subies par de nombreux mineurs interpellés lors du mouvement de protestation lycéen en cours en France (rapporté notamment par 20 Minutes / 20 Minutes).
Principaux faits dénoncés par les avocats
Bilan des interpellations : Plus de 5 000 gardes à vue ont été enregistrées depuis le début du mouvement, dont environ 87 % de mineurs (plus de 4 400 jeunes). [1]
Violences physiques et psychologiques : Des avocats (membres de collectifs comme le CAJ ou la Legal Team Paris) rapportent des coups de matraque, des gifles, des maintiens au sol, des insultes et des tentatives d'humiliation dès l'interpellation et au sein des commissariats. [1, 2, 3]
Conditions de détention indignes : Certains jeunes décrivent des nuits passées en sous-vêtements dans le froid, ou privés de matelas et d'oreillers. [4]
Entraves aux droits : Des avocats affirment avoir été empêchés d'assister certains jeunes, ou décrivent des dossiers d'accusation vides menant à de nombreux classements sans suite à l'issue de la mesure. [1, 5]
Saisine de la justice : Plusieurs plaintes et signalements ont été transmis à l'IGPN (Inspection générale de la police nationale) pour faire la lumière sur ces agissements. [2, 6]
Réponse des autorités
Le ministère de la Justice a recensé l'ampleur des mesures (plus de 5 000 GAV et 1 802 poursuites engagées à ce stade).
La Conférence nationale des procureurs généraux rejette ces accusations, rappelant que les parquets ont été saisis pour des faits graves de violences contre les forces de l'ordre, les enseignants ou les établissements scolaires. [1, 5]
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