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Jacob Cohen et Lazhar Groune : « Le peuple français a une mentalité d'esclave »

L'écrivain Jacob Cohen et l'essayiste Lazhar Groune, auteur d'un livre à paraître intitulé « Égocratie », débattent de l'état de la Ve République. Entre théâtre parlementaire, désindustrialisation et manipulation des masses, ils dressent un constat commun : celui d'un système à bout de souffle qui ne se réformera pas de l'intérieur.

SR Stéphanie Reynaud 4 novembre 2025 · 1 h 24 · 1 188 vues

Ce dont il est question

Résumé établi depuis l'enregistrement

Lazhar Groune ouvre l'entretien en pointant la « tripolarisation » de l'Assemblée nationale, qui selon lui met en échec le régime parlementaire et rappelle la mise en garde de Charles de Gaulle contre la « République des partis ». Il estime que les partis politiques poursuivent des objectifs qui ne coïncident pas toujours avec l'intérêt de la nation, et compare la gouvernance à de la mécanique : on a besoin de compétence, pas de séduction. Il relie ce constat à deux indicateurs qu'il juge alarmants, la dette publique et le déficit commercial structurel, et plaide pour une réindustrialisation massive, freinée selon lui par l'appartenance à l'Union européenne.

Jacob Cohen développe une lecture plus radicale, centrée sur la responsabilité du peuple lui-même. Il date le basculement aux années 1980, avec les privatisations et la désindexation des salaires et des retraites, et oppose cette période à celle des Trente Glorieuses qu'il a personnellement connue, marquée selon lui par la stabilité de l'emploi (CDI généralisés, absence de SDF hors choix personnel) et une redistribution plus forte de la richesse. Il décrit le peuple, en tant qu'acteur politique, comme « bête, lâche, pusillanime », incapable de sanctionner ses représentants dans les urnes, contrairement selon lui à l'Allemagne où l'AfD ou Sahra Wagenknecht incarnent des voix jugées plus franches. Il voit dans le débat parlementaire actuel une comédie sans conséquence réelle sur le fond.

Lazhar Groune introduit la distinction entre consommateur et citoyen : selon lui, depuis les Trente Glorieuses, la société a formé des individus hyper-individualistes, plus rentables pour l'économie de marché mais incompatibles avec une démocratie fonctionnelle. Il évoque le neuromarketing, dont il dit avoir étudié les mécanismes, pour expliquer comment les grandes entreprises et le pouvoir politique anticipent et orientent les désirs des citoyens. Il propose le terme d'« égocratie » pour désigner ce système qui combine plutocratie et flatterie des egos individuels, et insiste sur la nécessité de séparer le pouvoir financier du pouvoir politique, séparation qu'il juge absente des discours sur la séparation des pouvoirs.

Les deux invités reviennent sur des mécanismes de blocage institutionnel : l'absence de reconnaissance du vote blanc comme suffrage exprimé depuis 1852, le coût des campagnes présidentielles ou les 500 signatures nécessaires pour se présenter. Jacob Cohen évoque également une captation des médias et de la culture par de grandes fortunes, citant des chiffres sur les milliardaires américains, et voit dans les mouvements de contestation observés aux États-Unis (autour de figures comme Tucker Carlson) un signe possible de bascule à venir. Lazhar Groune insiste sur la manipulation du langage, notamment l'amalgame entre souverainisme et extrême droite, et sur l'héritage d'Edward Bernays dans les techniques de fabrication du consentement. L'entretien se clôt sur une note qu'ils qualifient tous deux de non désespérée : pour eux, le changement viendra probablement d'un effondrement du système plutôt que d'une réforme venue d'en haut, mais l'un comme l'autre disent croire en une possible réappropriation de la citoyenneté.

Points abordés

  • L'Assemblée nationale, tripolarisée, serait entrée dans ce que Charles de Gaulle appelait la « République des partis », selon Lazhar Groune.
  • Jacob Cohen situe l'origine du déclin social français dans les années 1980, avec les privatisations et la désindexation des salaires et des retraites.
  • Le peuple français, en tant qu'acteur politique, serait selon Jacob Cohen incapable de sanctionner ses dirigeants dans les urnes, contrairement à l'Allemagne.
  • Lazhar Groune distingue le « consommateur », hyper-individualiste et manipulable, du « citoyen », concerné par le collectif, et voit dans cette confusion la cause de la crise démocratique.
  • Le vote blanc, non comptabilisé comme suffrage exprimé depuis 1852, constituerait un verrou institutionnel empêchant le « dégagisme ».
  • Les deux invités estiment que le pouvoir financier n'est jamais séparé du pouvoir politique, contrairement aux pouvoirs religieux ou judiciaire.
  • La France serait structurellement désindustrialisée et dépendante de l'Union européenne pour financer une éventuelle réindustrialisation.
  • Jacob Cohen évoque une concentration des médias et de l'industrie du divertissement entre les mains de grandes fortunes, qu'il relie à une manipulation des opinions.
  • Lazhar Groune propose le terme d'« égocratie » pour décrire un système qui combine plutocratie et flatterie des egos individuels.
  • Les deux intervenants pensent que le changement viendra d'un effondrement du système actuel plutôt que d'une réforme venue des institutions.

Ce résumé est établi à partir de la transcription intégrale de l'entretien, puis relu par la rédaction avant publication. Il ne remplace pas l'écoute : les nuances, les hésitations et les réserves de l'invité sont dans l'enregistrement.

« Le peuple français devient bête, lâche, pusillanime, velléitaire. Il a la trouille. Et il a une mentalité d'esclave. »
Jacob Cohen 7:12 écouter le passage
« Des millions de consommateurs formeront jamais une démocratie. »
Lazhar Groune 21:08 écouter le passage
« La France redevient immédiatement une démocratie »
Lazhar Groune 38:19 écouter le passage
« L'argent a gagné, provisoirement. »
Jacob Cohen 51:10 écouter le passage

Sujets

ve républiquedémocratiesouverainismedésindustrialisationmanipulation des massesneuromarketingvote blancunion européenne

Transcription intégrale

14 282 mots

Établie à partir des sous-titres de la vidéo, sans relecture. Les hésitations et les répétitions de la machine ont été retirées, rien d'autre. Cliquez un horaire pour entendre le passage.

0:06 Bonsoir messieurs, nous sommes en direct sur Tribune Libre. J'espère que la technique ne va pas nous lâcher. Bienvenue Jacob Cohen et Lazar Groun. Bonsoir tous les deux. Bonsoir. Bonsoir. Bonjour. C'est un plaisir. Merci pour l'invitation. Ah, je suis vraiment ravie de vous entendre à nouveau sur Tribune Libre. j'ai envie de vous présenter comme deux intellectuels. Est-ce que c'est juste ou est-ce que c'est faux? Dites-moi tout. Moi ça me va. Enfin, je Ouais. Et Lazar, il est sans fausse modir. Je me considère comme tel. Ouais. Et Lazar? Oui, probablement. En tout cas, cherchant. Cherchant qui cherche ou cherchant qui trouve. cherchant qui cherche et qui s'efforce de trouver peu à peu, perle à perle, perle après perle. Magnifique comme image. je vous reçois parce que je sais qu'aujourd'hui vous êtes tous les deux très inquiets pour l'état de notre République. Vous êtes comme deux médecins au chevet de cette grande mourante. Je sais pas, vous parlez d'agonie parfois. Lazar, qu'est-ce que vous en dites?

1:19 Avant de passer la parole à Jacob. que vous vouliez un peu d'abord savoir ce qui se passe à l'assemblée actuellement vous interroge et ça vous intrigue et vous demandez même sur quoi ça va déboucher au surprise. Parce que on a pu constater que on se retrouvait dans une tripolarisation du débat et que le une assemblée structurée autour de trois pôles comme ça aura le les plus grandes difficultés à se mettre d'accord. Et donc ça met en échec le régime parlementaire et ça ça fait dysfonctionner le système dans son ensemble. Donc on voit bien que et c'est pour ça que je faisais référence à Charles Dogul tout à l'heure quand il mettait en garde sur la République des partis. je pense qu'il avait particulièrement raison et on est en train aujourd'hui d'assister à ce problème de la République des partis quoi. les partis scléros la vie politique. Disons que certains certaines de leurs certains de leurs objectifs ne sont pas nécessairement toujours alors je dis pas que c'est mais c'est pas systématique bien entendu, mais ce n'est pas toujours aligné avec le bien de la nation. ça veut dire que parfois il y a des impérativs stratégiques des partis politiques qui vont les amener à faire des choses ou à prendre des positions qui même si elles vont pas nécessairement dans le sens des intérêts de la nation, iront probablement dans le sens de leurs intérêts pour prendre le pouvoir. Et souvent ils se ils se rassurent en se disant que ils font ça parce qu'une fois qu'ils auront le pouvoir, ils feront mieux que leurs prédécesseurs et que donc ça se justifie. Voilà, je trouve ça un peu hasardeux, on va dire. Voilà, hasardeux. Puis souvent les qu'une fois qu'ils sont au pouvoir, vous êtes assez déçu.

3:01 Oui, parce que la question de fond qu'on abordera probablement un peu plus en détail tout à l'heure, c'est de savoir quand on confie sa voiture à un mécanicien, on n pas besoin qu'il soit séduisant, sympa, agréable ou qu'il soit un bon rêteur, qui s'exprime bien. On a besoin que le mécanicien sache réparer la voiture et qu'il comprenne la mécanique du moteur. De la même façon, quand on confie les commandes de la gouvernance à des individus, on s'attend à ce que non séducteur ou beau-parleur, mais qu'il soit surtout compétent pour agir et pour infléchir des phénomènes qui peuvent être nuisibles. Or, on voit bien que c'est pas le cas puisque on a une dette publique qui est habissale et qui n'a jamais cessé d'évoluer vers le pire. Et on a également un solde commercial qui est désormais structurellement déficitaire. Je m'arrête là-dessus parce que ce sont deux points qui sont très importants pour la santé financière d'un pays. Et quand le gâteau est plus petit, on a beau couper des parts et prendre à d'autres et comme on est en train d'en parler aujourd'hui, il faut taxer les plus riches, il faut taxer cela, il faut prendre à eux, il faut prendre dans les retraites, dans les barnes et j'ai entendu récemment. La question qu'on doit se poser, c'est-ce qu'il faudrait pas justement créer plus de ressources, plus de richesse en remettant en route une machine à exporter? Voilà, il y a un sujet de fond, on peut pas être une société basée principalement sur le secteur tertiaire et se demander pourquoi on importe autant et pourquoi on a des difficultés structurelles et économiques et financières.

4:31 Et pour finir, vous si vous étiez au pouvoir, vous réindustrialiseriez? Oui, je ferai ça en priorité même. Hm. et de manière massive, le problème auquel on est confronté quand on parle de ça, c'est que on est enchaîné avec l'Europe et qu'on peut pas. Vous avez pas la marge de manœuvre pour faire un plan d'industrialisation et comme il y a plus d'argent, il faudrait de toute façon s'endetter pour le faire. Donc c'est le serpent qui se mort la queue si vous voulez réindustrialiser massivement dans un grand plan pour avoir sur des industries modernes. He je parle pas de repartir au mien à charbon mais il faut réindustrialiser massivement sur les nouvelles technologies notamment parce que vous regardez bien combien de téléphones portables sont fabriqués par des entreprises françaises, combien de d'écrans sont fabriqués par des entreprises françaises et combien sont vendus dans le monde tous les jours. C'est des indicateurs qui doivent pas tromper. Il faut faire attention. On peut pas se laisser distancer dans un pays et se demander après pourquoi on est plus pauvre, pourquoi on s'en sort moins bien.

5:28 C'est basique en fait. Et hors antenne, vous étiez curieux de savoir ce que Jacob Cohen pense de ce cirque qui se qui a lieu actuellement à l'Assemblée nationale. Oui, on a envie d'en savoir plus, surtout avec votre optimisme légendaire. Alors bon je vais vous donner mon point de vue. Moi à la limite je me régale. je suis désolé mais je me régale. Voilà parce que pourquoi je me régale? Parce que l'humain, il seulement il est con, mais non seulement il s'enfonce mais il creuse. H prenons, vous savez les solutions, on les connaît. Enfin, je veux dire, ça fait 50 ans, 100 ans, on les connaît les solutions, l'industrialisation. Mais le problème n'est pas là. Le problème est qu'il y a une casse qui a été installée par des pouvoirs occultes et qui mène le pays vers une direction donnée et cela date des années 80. Donc on le sait des années 83 même, c'est-à-dire les privatisations, la désindexation des retraites et des salaires. Je vais juste vous donner un exemple. Un prof en 83 gagnait débutant gagnait deux fois le SMIC. Aujourd'hui, c'est 1,2. On pourrait multiplier les exemples comme ça, mais les services publics, tout a commencé en 1983.

6:51 Le drame, c'est quoi? Le drame, c'est qu'on a affaire à un peuple en tant qu'acteur politique. En tant qu'acteur politique. Je ne vise pas les français. Les Français en tant que tel, ils sont bien, ils sont travailleurs, ils sont charmants, ils ont l'humour et cetera. Bon, mais en tant que peuple, quand il met un bulletin de vote, h le peuple français devient bête, lâche, pusieranime, véléitaire. Il a la trouille. Voilà. Et il a une mentalité d'esclave. Voilà. Donc en fait, on a beau lui expliquer, il le sait d'ailleurs, prenez n'importe quel français moyen, vous lui dites la gauche, la droite, il vous dira bon, ils ont tous pareil et cetera. Mais incapable au moment décisif de voter de dire "Allez, je vais dégager." Vous savez combien de fois je rêvais? Imaginez juste la scène. Imaginez la scène. On est OK. Un président peut pas choisir ce qu'on qui on veut. Pourquoi?

7:49 parce que le système a mis la barre très haut, il faut avoir 500 signatures. Donc en fait, il y a cin ou six candidats qui sont adoupbés par le système. Donc, il peut pas y avoir de comment dire de de type qui va s'infiltrer et cetera. Très bien. Mais imaginez les députés, vous arrivez devant le peuple, le peuple qu'est-ce qu'il met en un ou deux? mais ou du Parti socialiste ou communiste ou PR et cetera. Moi je rêve un soir d'élection où on dira Darmanin il est arrivé en 5e position par exemple Fort est arrivé en 4e position et là j'imagine la tête dans les télévisions tous ces grands noms mais pourquoi le peuple ne leur donne pas une bonne leçon c'est ça le drama enfin pour moi le fond du problème est là c'est-à-dire que vous savez à chaque fois on le on lui joue la comédie et c'est une comédie dit tous les partis comme aujourd'hui par exemple, j'ai entendu la chronique de Floriant Philippe, il disait que tous les partis ont accepté la le principe de la vaccination obligatoire. Tous les partis, ils mangent tous à la même écuelle. Voilà, ils partagent tous les mêmes avantages.

9:14 Ils ont des avantages colosiaux. Une fois que tu arrives député, la vie est belle. quel que soit ton bord et cetera. Le problème c'est que j'ai beau, vous savez, il y a Octave Mirbau, c'est dommage que les les on devrait enseigner Octave Mirbau au lycéen et aux gens politiques, enfin pas au peuple en 186 en 1870, il dit déjà tout ça. Bon donc c'est pas moi j'invente rien. Et pourquoi je pourquoi ça me fait rigoler tout ça? parce que la comédie continue et donc et le peuple marche et il marchera en 2027, il va être content, il va se dire "Oh là là, je me suis débarrassé de Macron. Ah ouf! Ah quel chalagement! Vivement Édouard Philippe! Vivement Darmanin, vivement Gabriel Attal et on va retomber dans le même truc et c'est sans fin. Le problème c'est que c'est sans fin. Voilà, c'est ça le donc pour moi, c'est un théâtre malheureusement c'est un théâtre qui a des conséquences terribles pour le pays, pour les gens et cetera, mais c'est c'est comme une fatalité, je veux dire, c'est pas voilà, moi c'est pour ça que je j'assiste à tout ça et je me dis bon dieu, c'est on n'est pas sorti de l'auberge. Voilà, regardez par exemple, on parle de milliards. On cherche, on va écraser encore les gens. Avez-vous entendu un seul député monter à la tribune et dire c'est une de gauche ou de droite, je m'en fiche. Dire c'est un scandale d'envoyer 20 milliards à l'Ukraine, 20 milliards à un régime pourri, corrompu et cetera. Alors

11:05 qu'avec 20 milliards, on aurait pu faire ceci, cela et cetera. La justice, les écoles, aucun ne l'a fait. Ça veut dire qu'ils sont complices. Voilà. et les gens marchent. On va leur monter tout un baratin du pour 2027, on va leur dire "Ah oui, celui-là, celui-là." Donc voilà ma position. Moi, je suis un spectateur un peu cynique revenu de tout et donc j'aimerais juste enfin de toutes les façons ce que je dis et je sais que ce que je dis ne servira à rien, donc [rires] aucune illusion. Non, je fais aucune illusion. Il y a des gens qui vont dire, ils vont entendre, bon, il y aura peut-être quelques centaines qui diront "Oui, oui, d'accord." Mais le reste de la population, les autres, ceux qui vont rentrer ce soir, ils vont mettre la télé ou n'importe quoi d'autre et cetera et ils vont continuer. Donc en fait, c'est pour moi c'est pratiquement sans espoir. Voilà, je suis désolé mais c'est comme ça que je vois les choses. Voilà.

12:10 Lazar, il faut qu'on ait un accident industriel pour que le peuple change un accident systémique. Je c'està-dire que c'est le d'abord on est dans un système qui est dysfonctionnel et structurellement dysfonctionnel et maintenant défaillant et il est à deux doigts de du shutdown en réalité. Et je pense effectivement et je rejoins Jacob là-dessus, la solution viendra pas du peuple mais viendra probablement de l'effondrement de ce modèle qui est en fin de vie vraiment. C'est-à-dire que ça tient aujourd'hui c'est je pardon de le dire comme ça mais aujourd'hui c'est la peinture qui tient les murs. C'est tout est artificiel. C'est-à-dire que si on revenait, on est dans un une logique de d'écart au réel qui est très importante et c'est justement, je rejoins Jacob là-dessus, on pourra pas continuer à avoir une un parlement qui soit un décor de théâtre. C'est-à-dire que il va falloir que les gens arrêtent de regarder aussi et là je parle du public, il va falloir qu'ils arrêtent de regarder ça comme un spectacle. C'est un des problèmes qu'on va aborder, je pense, c'est que je pense pas que 67 ou 68 millions de consommateurs puissent faire une démocratie. Je suis certain que ça fait un marché, mais psychologiquement un consommateur, c'est le contraire d'un citoyen. Et ça, c'est un critère qui est très important.

13:31 Tout à l'heure, Jacob, vous disiez ça démarré en 83. Du point de vue systémique, je suis d'accord avec ça. Du point de vue psychologique, ça démarré avec les tres glorieuses, le moment où on a fait croire aux gens que c'était la croissance infinie, que tout le monde allait bien vivre, que c'était l'industrie, c'était le la nouveauté, le modernisme et que on allait vers un monde de richesse. Ah oui, Jacob, j'ai vécu les 30 glorieuses. C'était différent. Pourquoi c'était différent? Parce que je vais vous donner juste quelques exemples. Il y avait pas il y avait que les CDI. Il y avait on connaissait pas le CDD, on connaissait pas les stages et desjà aujourd'hui j'ai lu enfin mais des années c'està dire que des gens ont bac + 5 + 6 ils sont exploités pendant 1 an 2 ans, 3 ans dans des stages à 400 € par mois alors que de montant il n'y avait ni CDD ni stage. On travaillait et on avait tout de suite un contrat à durée indéterminée. C'était la règle. Voilà, il y avait pas de SDF, sauf les clochards qui ont qui avaient choisi cette donc il y avait un système qui devenait insupportable pour les riches.

14:41 C'est pas il y a pas eu d'accident industriel, c'est qu'à un moment donné il y a c'est ça, comment dire c'est des concomitants avec l'arrivée de Rigan et de Tatcher au pouvoir en Grande-Bretagne et aux États-Unis et qui ont libéralisé le système financier. D'ailleurs, vous savez, moi je j'avais lu une nouvelle par exemple de Bukovski sur Henry Miller. Bon et Henry Miller, il disait l'autre, il disait "Ouais, bon ça va, il gagne je sais pas combien mais et l'éditeur qui était avec lui dit "Oui, mais il paye quand même 80 % d'impôts." Il fut un temps où ceux qui gagnaient 1 million, 2 millions et cetera, des acteurs, des metteurs en scès, des écrivains payaient 80 % d'impôts. On a supprimé cette règle. Aujourd'hui, vous gagnez 100 milliards, vous payez 1 million d'impôts et encore si vraiment vous êtes généreux. Voilà. Donc en fait, on avait un système qui marchait. C'est pas parce que il y a des fois où le système marche, c'est-à-dire malgré tout par exemple le directeur d'une banque nationalisée, entreprise nationalisée dans les années 60 gagnait 20 à 25 fois le SMIC. Très bien. Bon, après tout, pourquoi pas? Aujourd'hui, c'est 500 fois, c'est 1000 fois. Donc en fait, on a changé le et donc les 30 glorieuses n'étaient pas n'était pas une illusion. Moi, je l'ai vécu, il y avait des gens qui vent, on pouvait gagner le SMIC, on avait son petit studio, on passait un mois de vacances en Espagne et cetera. on bricolait une bagnole quatelle et il y avait la les gens avaient une stabilité, avaient une gaié et cetera. Et donc il a fallu

16:32 dans les années 80 que des financiers qui se disaient bon il y en a marre de partager avec le peuple, on va lui prendre. Voilà. Et donc en fait, mais ça veut dire qu'on pourrait revenir bien sûr il y aura toujours des riches et des pauvres et cetera des mais on au moins on a connu il peut y avoir nous l'avons vécu il y avait en France un système où quand une femme enceinte voulait accoucher, elle avait une maternité à à moins de 10 ou 15 km voilà et cetera. Bon et donc ce système là on l'a connu et la France peut se le permettre et parce que des financiers ou je sais pas qui ont décidé autrement ont décidé de ponctionner la richesse pour eux au détriment des salariés et on en est là. Voilà. Mais pour revenir Oui. Allez vas-y pardon juste non mais je voulais juste préciser que moi je parlais simplement de la psychologie et l'illusion c'était de faire croire que ça pouvait durer éternellement. C'est pas tellement qu'à ce moment-là c'était une illusion. Je sais bien qu'à ce moment-là c'était concret. Il fallait reconstruire. Il y avait en plus beaucoup d'argent qui avaiit été injectés avec le plan Marchal et donc il y avait ce qu'il fallait pour que l'économie fonctionne et l'industrie était en place et fonctionnait. Ce que je dis, c'est que c'est à ce moment-là qu'on a transformé le les citoyens français en consommateur français. Petit à petit, je dis pas que ça s'est fait en un claquement de doigts, c'est à ce moment-là que petit à petit le système de valeur de l'individu s'est construit autour de combien je possède, quel type de voiture je peux avoir, dans quelle résidence vais-je habiter. Et donc les ce qui déterminait ensuite le la place de l'individu dans la société, c'était surtout son pouvoir d'achat, sa richesse. Donc, on a

18:22 transformé des gens qui étaient censés être concernés par le collectif en des gens qui ne sont plus concernés que par eux-mêmes, leur carriérisme et cetera. Quand vous mettez des gens qui sont hyper individualistes depuis leur plus tendre enfance, on les forme ça les consommateurs à être hyper individualistes. C'est pas un jugement de valeur que je suis en train d'exprimer je suis en train de parler des mécanismes simplement. On forme les gens à être hyper individualistes parce qu'ils consomment plus quand ils sont hyperindividualistes. Mais ça crée plusieurs problèmes. Déjà quand ils sont hyper individualistes, il y a plus de collectif vraiment. Il y a juste un échange de surface de forme. Et ensuite on se retrouve avec des gens qui vont devenir de plus en plus ils vont créer un rendement négatif. puis ils vont essayer d'obtenir toujours plus que ce qu'ils vont fournir et vous pourrez leur mettre ensuite un uniforme, leur faire prêter serment, leur donner un mandat électif. Vous aurez toujours des hyper individualistes habillés en élu, habillé en magistrat, habillés en ce qu'on voudra. Mais psychologiquement, on n'est plus dans la configuration d'individus concernés par le collectif. On est dans la configuration d'individus concernés par leur parcours, leur pouvoir d'achat, leur carrière personnelle. Ça pose un gros problème quand vous donnez un pouvoir public à des gens qui sont hyper individualistes. H et c'est aujourd'hui on est en train de le constater.

19:44 D'ailleurs, vous m'avez envoyé un très bon schéma. J'ai plusieurs diapos à passer Lazar pour détailler justement cette différence entre les comportements micro et macro qui n'ont absolument rien à voir quoi, de l'individuel, au collectif. Est-ce que ça produit les comportements micros de plusieurs millions? de consommateurs vont produire un marché qui sera probablement performant d'ailleurs et dynamique et pendant un temps peut-être même productif et et juteux. Mais ça reste un marché. Ce n'est pas une démocratie. Et si on veut une démocratie, il faut des individus, des composantes élémentaires qui soient quand même qui a des caractéristiques de citoyen. C'est pas et c'est pas utopique ce que je dis. C'est purement psychologique. C'est-à-dire que on peut aussi bien paramétrer la psychologie des gens. D'ailleurs, il suffit de regarder les fictions, les publicités et cetera. Elles ont vocation à programmer les individus à être d'une part égocentré et d'autre part pulsionnel. c'est exactement le contraire de ce que doit être un citoyen qui doit être plus altruiste. Ça veut pas dire qu'il doit être que ça, mais il doit l'être quand même par conscience et plus rationnel que pulsionnel. Donc en fabriquant des êtres qui sont le contraire d'un consommateur d'un citoyen, vous pouvez pas obtenir une démocratie. C'est un problème là de systémique élémentaire, c'est-à-dire la composante initiale, c'est le principe des gouttes d'huile qui vont jamais former 1 litre d'eau. H des millions de consommateurs formeront jamais une démocratie. On pourra faire toutes les réformes qu'on veut, changer autant de fois de gouvernement, de président, des millions de consommateurs ne formeront jamais une démocratie. Et ça c'est vraiment quelque chose qu'il faut que les individus comprennent en profondeur. C'est-à-dire que je rejoins Jacob sur ce qu'il disait tout à l'heure concernant les financiers, j'ajouterai à ça les grands industriels. Ils ont besoin d'avoir des consommateurs. Ils

21:34 savent qu'un individu qui est individualiste et pulsionnel consomme plus qu'un individu qui ne l'est pas. Donc il programme les gens comme ça à travers les fictions, à travers les publicités et à travers le discours mainstream. On programme les individus à être hyper individualiste. On peut pas avoir une société qui fonctionne bien avec plusieurs millions d'hyperindividualistes. Il faut vraiment comprendre fondamentalement ça parce que sinon on va changer 50000 fois les gens mais on changera pas de modèle en fait. Et on peut être peut-être plus optimiste que Jacob qui pense que c'est vraiment dans l'être humain puisque finalement il y a quand même des société où il est enfin de manière culturelle, on formate les gens à penser d'abord collectif avant de penser individuel. Je pense à certaines certains pays asiatiques par exemple. C'est une question je crois de lucidité sur le collectif plus que d'utopie en réalité. C'est-à-dire que qu'on le veuille ou non, on vit en collectivité. Donc c'est pas une question théorique, c'est une question pratique et réelle. Maintenant, la façon dont on s'intègre dans le collectif, c'est soit on devient une unité à rendement négatif, c'est-à-dire qu'on va essayer de tirer un profit maximum en fournissant le minimum. Si vous multipliez des unités à rendement négatif dans un système, vous pouvez pas avoir un résultat positif. Si tous les gens se greffent au système pour essayer de prendre plus qu'il ne lui donnent, à la fin, le système produira nécessairement un résultat négatif. Donc la psychologie des individus est très importante pour les systèmes humains. Or encore une fois, la dicotomie entre l'hyperindividualisme et le citoyen, elle est vraiment importante à comprendre parce que une fois qu'on a compris ça, on comprend que on pourra jamais y arriver par le haut, on n'y arrivera que par le bas. Et donc c'est un système qui se construit sur l'éducation et pour l'instant l'éducation formate plus qu'elle n'éduque en France et dans beaucoup de pays occidentaux. Elle formate, elle prépare des gens qui ont un certain

23:24 savoir acquis paternique, on va dire avec des modèles de solution et de résolution, mais elle n'éduque pas beaucoup. Hm. Voilà. Jacob, vous êtes déjà allé dans les pays asiatiques ou le collectif? Non parce que ça donne quand même une toute autre vision de l'être humain justement. Oui, c'est vrai. Mais en fait l'Europe a connu une évolution qui allait vers ce vers cette adhésion. je reviens, moi j'ai connu la France des années 60 70. H, il y avait une adhésion, il y avait des projets communs bien sûr, il y avait des débats et cetera, mais enfin on on savait où on allait. On il y avait des politiques avec tous les défauts qu'on peut réserver aux politiques, mais en tout cas qui faisaient leur boulot. Voilà, qui faisaient leur boulot de développer le pays et cetera.

24:22 Et pour revenir par exemple et l'éducation, enfin moi je suis sûr que le certificat d'étude que j'ai passé en 58, je crois, il est enfin bon, il avait une qualité exceptionnelle mais c'est pas quelque chose qui a été programmé. Vous écoutez Brigelli, vous écoutez Michaam. Ils ont dit que dès les années 80 90, il y a eu des politique délibéré au niveau français et européen pour chrétiniser la population. C'est pas, vous savez, c'est pas tombé par hasard. Donc en fait, c'est pas le problème. Bien sûr, c'est que aujourd'hui, on traverse une phase qui est terrible. C'est-à-dire non seulement bon il y a la domination classique riche pauvre puissant et et faible dominant dominé mais le problème c'est que il y a cette caste de privilégié qui a envie de tout bouffer et de dominer totalement les autres même de les exterminer ou de leur donner des injections qui les rend malades et cetera. C'est ça le drame, c'est que nous sommes entrés dans une phase assez à mon avis assez exceptionnelle dans l'histoire de l'humanité, mais c'est en fonction des moyens qui est là que la classe dirigeante a aujourd'hui. Quand on dispose de tous les réseaux sociaux et cetera, on a un pouvoir sur les gens fantastiques, les médias et tout.

25:49 Et donc on a on les puissants ont pratiquement toutes les cartes en main et ils ont travaillé depuis 40 ans pour faire des peuples européens des crétins. Voilà. Et d'ailleurs quand il y a des vous savez les classements là sur les mathématiques et tout, mais les asiatiques battent ils battent les occidentaux à ple couture. Enfin donc en fait et malheureusement il n'y a pas à mon avis en tout cas c'est ça le drame c'est que je ne vois pas dans la classe politique française par exemple des gens dans l'opposition que ça soit de droite ou de gauche capable de poser ce problème. Moi j'ai pas entendu un député monter à la tribune et dire pourquoi on en pourquoi on chrétinise les élèves? Voilà les documents. Voilà.

26:44 comment ça se fait. Donc en fait et malheureusement il y a enfin moi je j'ai connu une France où il y avait des débats où il y avait et cetera donc mais là j'ai l'impression que toute cette caste politique elle elle s'entend à merveille avec le pouvoir et il joue et c'est et c'est donc en fait pour moi la solution viendra soit une catastrophe économique soit peut-être une guerre ou bien un effondrement Je et une renaissance ou mais on sans ça, je ne vois pas comment dans l'état actuel des choses. Moi par exemple, je ne vote pas. Bon d'accord, mais s'il y avait je me dis parfois s'il y avait des candidats comme en Allemagne, à l'extrême droite, il y a la FD et à l'extrême gauche, il y a Sara Vagner. Bon, moi j'aurais voté.

27:40 Pourquoi? Parce qu'ils disent les choses vraies. il leur dit sur l'Ukraine, sur les injections, sur le la liberté de la presse et cetera. Vous savez, par exemple en Allemagne, vous savez qu'il y a il devait y avoir un règlement européen qui allait contrôler les réseaux sociaux. Bien, l'Allemagne s'est opposé et a fait son véto a opposé son véto et donc ce règlement n'a pas été adopté. Pourquoi? Pourquoi le chancelier allemand a pris cette décision? C'est pas parce que il respecte les libertés, pas du tout, parce que la chef de la FD montré à la tribune du Bundestag, elle a fait un discours extraordinaire sur la liberté et comme la FD elle est déjà 30 % 35 % ils ont la trouille et donc ils ont dit non non on va s'opposer et la France malheureusement je sais pas pourquoi, je sais pas c'est terrible on j'aimerais avoir des politiques qui ont le courage de dire certaines choses. sur l'Ukraine, sur les injections, sur la liberté de la presse et on n pas voilà et Jacob ceux qui ont le courage, ils sont disqualifiés.

28:52 Regardez la FD et ça la FD, elle fait 30 % aujourd'hui en Pourquoi? Parce qu'elle a un langage de vérité. Voilà. Mais est-ce que les Est-ce que l'un et l'autre vous pensez que les niveaux de rémunération de nos politiques sont un problème ou pas? En ce qui me concerne, je dirais que tout est relatif. En fait, c'est vous parliez tout à l'heure Jacob des salaires des dirigeants d'entreprise. Dès lors que vous avez affaire à des gens qui sont compétents et qui produisent du résultat, pourquoi pas? Quand vous êtes dans une situation critique et que ces gens n'ont produit aucun résultat sur une carrière de 20 ou 30 ans à la tribune de parlementaire, on est en droit de se dire que c'est pas mérité puisque dans le privé, vous restez pas 30 ans si vous êtes improductif et si vous êtes incompétent. Il y a que dans le public qu'on peut rester 30 ans, 40 ans, faire toute une carrière en étant nul dans son job. Ça c'est un problème majeur aussi qu'il faudra. Il faut que le principe de réalité s'applique à tout le monde.

29:49 On peut pas nourrir un système avec de l'idéologie. Ça ça marchera jamais. C'est le principe de réalité, c'est que quelqu'un qui est à un poste, il doit être compétent. Que quelqu'un qui évolue dans sa carrière, c'est pas à l'ancienneté, c'est à la compétence. Si on commence à changer ça pour des questions idéologiques, on se retrouve après avec des systèmes qui sont structurellement dysfonctionnels et on y est. à force de prendre des décisions idéologiques plutôt que de prendre des décisions basées sur une analyse mécanique objective. Voilà, vous maîtriez comme pour certains commerciaux une partie fixe et une partie variable? Non, je crois que j'enlèverai surtout moi en tout cas après je sais pas pour Jacob, moi j'enlèverai tout ce qui concerne le superflux et les avantages dont ils ont pas besoin. Voilà, c'est tout. C'est il y a pas mal de choses qui sont superflu et ça ça coûte très cher. Mais à la limite, je crois pas que ce soit le vrai sujet. Je crois que le vrai sujet, c'est l'utilité d'avoir autant de parlementaires et ce que ça produit concrètement sans que ce soit encore une fois un procès d'intention contre quiconque. On a 580 parlementaires. À quoi ça sert? Qu'est-ce qui est produit? On a un empilement de on a 1000 feuilles de lois qui se contredisent parfois d'ailleurs. On a un système qui est complètement étranglé par toute cette administration. On a des taxes qui sont surréalistes. Donc je vois pas bien l'intérêt d'avoir autant de gens qui vont parler pour parler puisque ils ne résolvent rien pour l'instant et qui ne proposent rien de concret ni de mesurable. Donc on est face à des idéologues qui viennent nous faire un spectacle et là je reprends les termes de Jacob qui viennent nous faire un spectacle de théâtre à l'Assemblée nationale. Il est effectivement temps que ça cesse et qu'on parle des vrais sujets. Et oui, je suis d'accord avec l'idée que quand on est dans la situation dans laquelle on est en France, on n' pas les moyens de donner de l'argent à d'autres pays comme on le fait avec l'Ukraine par

31:39 exemple et d'autres aussi et de subventionner tout et n'importe quoi un peu partout. Il faut pas se comporter comme si on était riche quand on est surendetté. Jacob, encore une fois la responsabilité ne repose pas uniquement sur les politiques. La il y a une bonne partie partagéité repose sur le peuple. Le peuple qui est con. Je suis désolé, le peuple quand il va voter et j'aimerais tellement que parfois il donne des baffe aux politiques, il leur dit voilà ah je sais pas moi je vais prendre un exemple comme ça retaillot tiens je sais pas bon ou fort un socialiste ou je sais pas voilà et le comme ça faire du dégagisme sur 20 ou 30 ans voilà et leur montrer c'est quoi c'est quoi la leçon C'est que le peuple va dire aux politiques attention, vous n'allez pas nous berner longtemps. OK, vous nous avez berné un mandat mais là on vous à la porte. Hop! Donc soyez positif, travaillez bien, soyez honnêtes. Sinon, gar à vous à la prochaine élection, vous nous avez donné un mandat, vous nous avez donné un droit de vote. Qu'a dit Coluche? Si les élections servaient à changer quelque chose, mais on l'aurait on les aurait interdit. Donc on savait, on savait, on connaît la nature humaine, on connaît le pouvoir de de d'influence. donc en fait tout on fait de faux débats genre attention voilà, il a dit ceci, il a fait cela et tout mais malheureusement le peuple se laisse prendre mais si le peuple donnait de temps en temps une leçon, voilà et je pense que les politiques deviendraient plus humbles. Et

33:29 malheureusement jusqu'à présent le peuple en tout cas en France en Allemagne, je sais pas pourquoi le peuple allemand et il a du courage, il a des parties. Nous avons, je regrette de le dire, nous avons le gouvernement que nous méritons. Nous avons un président que nous méritons, nous avons un parlement qui nous que nous méritons. Parce que pourquoi? Parce que c'est pas une dictature. C'est-à-dire on nous a donné un butin de vote et on l'a pas utilisé. Et en Allemagne par exemple et dans d'autres pays, il y a des mouvements, je sais pas pourquoi. Qu'est-ce qui s'est passé? Pourtant la France enfin quand on a connu l'histoire de France enfin en tout cas dans les boules les agitations politiques, enfin vous imaginez dans les années 60 70 mais même dans les lycées, il y avait des le parti communiste, il y avait le parti trquiste, il y avait la droite et cetera. Enfin, on était il y avait une mobilisation des esprits.

34:25 Aujourd'hui, je je ne sais pas, moi je j'arrive pas à me l'expliquer, je suis pas sociologue, mais je remarque que il n'y a même pas le courage de des oppositions qui osent dire les choses que beaucoup pensent. Voilà, moi je me reconnais dans aucun député de l'Assemblée nationale alors que si je viens en Allemagne, je me reconnais dans deux partis la FD et Sarvin Kulkner. Pourquoi? Et tant que le peuple ne bougera pas et voilà. Et donc je suis peut-être il bougera un jour, je ne sais pas. Rien n'est éternel dans l'histoire humaine. Il y a toujours eu des bouleversements, des changements. Faut pas croire qu'on va vers c'est peut-être au moment où on croit qu'on va vers le le l'impasse, la le désastre et cetera, qu'il y aura peut-être un surchaut, je ne sais pas de quelle manière parce que l'histoire humaine est faite aussi de ça. La France a connu des périodes de et cetera. Donc mais actuellement, je pense que le peuple en tant qu'acteur politique ne joue pas bien ne joue pas correctement son rôle. En tout cas, une partie du peuple aurait pu jouer ce rôle et malheureusement ne joue pas. Et donc la classe politique, elle est à l'aise, elle continue ses petits jeux et ils ont des avantages et ils se disent bon bah voilà, ils s'arrangent entre eux, ils adoptent les lois que leur dicte l'Union européenne et cetera et le peuple suit.

36:01 Bon bah tant que ça continue comme ça, moi je voilà. Lazar voudrait répondre à Sandra qui est intervenu en fait. Oui, mais parce que c'est un sujet qui est qui revient souvent et c'est intéressant parce que je rebondis sur l'histoire qui que qu'évoquait Coluche en disant si le vote servait quelque chose, on l'aurait pas. effectivement puisque depuis 1852, je l'ai déjà évoqué, le vote blanc comme suffrage exprimé, donc un vote blanc régulier, on se déplace et on fait un vote blanc, n'est pas comptabilisé comme un suffrage exprimé. C'est-à-dire que on considère que ce n'est pas une voix exprimée. Alors, c'est intéressant parce que vu que la population, le peuple ne choisit pas les candidats qui sont pas si nombreux que ça pour l'élection présidentielle et que ce sont les partis qui les choissent en fait sans que on puisse intervenir là-dessus, quand on empêche le vote blanc, en fait, on empêche justement le coup de pied aux fesses, le la censure dont parlait Jacob, le dégagisme. Et je pense que la première chose que devraient faire les Français, que ça préoccupe en tout cas, c'est contacter leurs représentants, leurs députés en leur disant "Vous de vous devez faire amender cette loi. Un vote blanc est un suffrage exprimé". Un vote blanc régulier, pas du n'importe quoi. Un vote blanc régulier est un suffrage exprimé.

37:21 Pourquoi? Parce que pour l'élection présidentielle par exemple pour que le président soit élu, il faut qu'il ait 50 % des suffrages exprimé plus 1. Si on intègre le vote blanc comme un suffrage exprimé, on a des chances de pouvoir aboutir à un dégagisme parce qu'il y a beaucoup de gens qui ne votent plus aujourd'hui et quelques-uns qui votent encore blanc en sachant que ça ne sert à rien. Mais ça changerait la donne complètement parce que ça ça permettrait en fait de disqualifier tous les candidats et la Constitution est très claire là-dessus. Si tous les candidats sont disqualifiés, on refait l'élection. Et si on refait l'élection, ceux qui se sont présentés la première fois peuvent pas se représenter. Ça change la donne complètement. Donc si les parlementaires français sont vraiment démocrates, c'est eux, puisque c'est eux qui doivent le faire, c'est eux qui vont devoir faire changer ce Mais c'est une ligne. C'est une ligne sur la loi. C'est pas un texte de loi en entier. C'est simplement à partir d'aujourd'hui, on pourrait dire le vote blanc régulier est considéré et comptabilisé comme un suffrage exprimé.

38:19 Et là, la France redevient immédiatement une démocratie. Donc le point de verrou systémique, il est très subtil et il est pas idiot. Vous pouvez pas les dégager parce que quand vous voulez les dégager, vous comptez plus. Hm. Absolument. Lazar, le fait de fabriquer des consommateurs, est-ce que c'est ça permet pas de fabriquer aussi des électeurs plus facilement manipulables? Complètement. Et c'est le but du jeu parce que le consommateur, il a tendance à s'isoler dans sa propre bulle informationnelle, relationnelle et donc on a plus besoin ensuite que de capter les leaders d'opinion. Et le point que je voulais aborder, c'est que justement on est dans un système de captation. Pour reprendre encore une fois le propos de Jacob tout à l'heure qui parlait des financiers. En fait, ce qu'on observe, c'est que les financiers captent le politique. On le voit puisque pour être élu, il faut de toute façon, je crois que l'élection présidentielle SarkoZi sa campagne avait coûté 20 millions d'euros, quelque chose comme ça. Donc bon, pour avoir 20 millions d'euros, c'est pas pour tout le monde quand même. Donc là déjà ça discrimine sacrément sans compter les 500 signatures. Donc entre le financier et le politique, il y a un verrou puissant qui est mis en place sur la démocratie puisque il faut déjà aller vers millions et puis il faut les 500 signatures. a fait deux conditions compliquées à résoudre. Et donc, on est dans cette situation de verrou institutionnel qui est basée sur un système de captation, vous disais-je. C'est-à-dire, on capte le politique, avec le politique, on capte les institutions, avec les institutions et le politiques, on capte les médias. Et quand on a capté les médias, on capte le narratif. Quand on capte le narratif, on contrôle l'opinion publique. Donc cette mécanique qui a été mise en place petit à petit effectivement depuis plusieurs décennies maintenant, elle doit nécessairement être formalisée, énoncée. Ce que je viens de faire d'ailleurs, il faudrait le faire plus souvent pour que on

40:11 revienne à quelque chose de plus intelligent. On parle souvent de la séparation des pouvoirs, mais on parle de la séparation des pouvoirs en excluant le pouvoir le plus important. C'est-à-dire qu'on sépare le pouvoir politique du religieux, du judiciaire, mais on sépare pas le politique du financier. En ne séparant pas le politique du financier, on le place directement sous la coupe du financier. Si la finance contrôle la politique, vous aurez forcément un système qui va fabriquer ce dont il a besoin et en l'espèce des consommateurs. Vous comprenez? C'est un système de captation en fait. On absorbe par le haut et on rend les choses impossibles pour d'autres. Il y a pas grand monde qui peut mettre 20 millions dans une campagne ou obtenir 500 signatures. Donc ça fait pas beaucoup de gens à à convaincre d'aller dans la bonne direction. Et pour rebondir sur ce qu'on a évoqué tout à l'heure aussi concernant l'État de la France, si vous regardez l'emploi industriel en France, il a été divisé par deux entre les années 70 et aujourd'hui. Et les importations en revanche en particulier de bien manufacturer on ont grimpé très fortement et proportionnellement finalement puisque ce qu'on fabrique plus, on l'achète. ce modèle-là, il est pas le modèle d'une nation qui se voudrait souveraine et indépendante. Il est le modèle d'un pays qui voudrait se spécialiser dans une logique globalisée.

41:33 C'est pas bien ou mal ce que je suis en train de dire, c'est que si un pays est spécialisé sur le secteur tertiaire par exemple d'activité, il est évident qu'il va dépendre pour certaines choses d'autres pays. Donc il est obligé de s'inscrire dans cette relation d'interdépendance. La question c'est-ce que les peuples ont consenti à ça? Il me semble pas qu'ils aient consenti à ça. Donc c'est des choix qui ont été fait par le haut suite à cette captation que j'ai évoqué et qui ont été faits justement par des gens dont ça sert les intérêts d'avoir des nations spécialisées dans une logique de globalisation. Donc ce qui me gêne moi aujourd'hui dans le débat politique, c'est que ce qui devrait des facto pour n'importe qui d'à peu près censé être mis en exerc, c'est que le vrai contentieux aujourd'hui idéologique, c'est-ce qu'on veut être une nation qui s'inscrit dans un monde globalisé auquel cas on reste spécialisé, interdépendant et perpétuellement endetté. C'est une réalité objective. C'est pas moi qui l'ai inventé. Soit on décide qu'on est une nation souveraine et au maximum autonome ou indépendante puisque il y a des limites à ça mais en tout cas le plus possible et à ce moment-là on configure le pays autrement. On voit bien au résultat que la France a été configurée pour s'inscrire dans une logique globalisée à l'insu de ces concitoyens mais pour s'inscrire dans une logique globalisée puisque elle est pas du tout autonome toute seule. Pas du tout du tout. Donc elle a été mise en situation de dépendance d'autres structures. Ce genre de chos responsabilité des politiques. C'est à cet endroit-là qu'on sort du cadre idéologique et qu'on rentre dans le cadre, j'allais dire entre guillemets, plus criminel. On n'a pas le droit de prendre un pays et de le mettre à la disposition des intérêts de quelques-uns. Et pourtant, nos politiques, c'est clairement ce qu'ils font. Pourquoi? Parce que c'est il ils rendent la faveur à qui ils la doivent.

43:25 Vous faites allusion à la trahison du traité de Lisbonne notamment. H notamment parce que c'est grave et que ça des conséquences aujourd'hui. Je On a évoqué tout à l'heure le fait que la France a était complètement désindustrialisée. Ce qui est trèsérieux en vérité. Si on décidait demain qu'on veut réindustrialiser la France, il faudrait effectivement s'endetter. Alors c'est des endettements qui existent et qu'on peut faire, on peut planifier. Mais aujourd'hui, en étant membre de l'Union européenne, on ne peut pas le faire. C'est-à-dire qu'on est responsable de la dette mais on n pas les outils et on n pas le la liberté de pouvoir gérer comme on veut les solutions pour sortir de cette situation puisque c'est l'Europe qui décide. Là encore, on constate un phénomène de captation parce que les gens qui sont en Europe, par exemple la présidente Vanderleyen, nous ne l'avons pas élu. Donc il y a une captation du pouvoir politique par le technocratique et le financier qui aspire et qui ensuite déconnecte le citoyen de la décision.

44:22 Vanerleyen n'est pas touchée par les citoyens des citoyens européens. Pourtant, elle décide pour eux. Donc, vous pensez qu'on est dans une ce qu'on appelle une plutocratie, c'est-à-dire une société où finalement le pouvoir est entre les mains des plus riches qui eux peuvent financer des campagnes politiques et présélectionner des candidats qui leur conviennent? Alors, je me permets Jacob, moi je pense qu'on est dans une égocratie et je rejoins Jacob là-dessus. C'est tout le monde est responsable. On peut pas dire que la population est une pauvre victime qui peut rien faire et qui est impotente. Donc c'est une égocratie. C'est un système qui effectivement combine la plutocratie et flatte les égos individuels, nourrit les égos individuels pour les maintenir dans la situation dans laquelle ils sont. C'est une réalité en fait pour maintenir le statut co et vous voyez bien on vend de la perception de l'émotion du ressenti rarement du mesurable des données chiffrées du quantitatif. C'est beaucoup d'idéologie abstraite. Pourquoi? Parce que ça c'est pas mesurable. Donc on a pas de compte à rendre là-dessus.

45:26 D'ailleurs, vous dites que vous avez étudié le marketing sensoriel. Hm. Le neuromarketing voulais dire. Oui, le neuromarketing don voilà et dont il fait partie d'ailleurs. Oui. Oui. Oui. Bien sûr, bien sûr. Il évoque beaucoup de choses en fait. Vous pouvez donner des exemples concrets peut-être? Bah, c'est-à-dire que en fait le principe c'est que à partir du moment où vous savez précisément mieux qu'un individu comment il réagit, puisquon peut se mentir à nous-même face à une situation, un objet, on peut se dire "Non, non, j'en veux pas." Mais on peut le vouloir et avec certains outils aujourd'hui de neuromarketing, on peut identifier votre désir mieux que vous-même, j'allais dire, et vos envies mieux que vous-même et on peut même les anticiper. Et quand on ajoute à ça la gestionnelle des bases de données via le les réseaux sociaux, on se retrouve dans une situation où le système aujourd'hui est capable d'anticiper en fait ce que les gens vont penser, dire, vouloir et ce dont ils vont avoir envie. Donc c'est une là, on se retrouve avec une captation de l'esprit individuel. Voilà.

46:30 Hm. Des individus en fait. Jacob, alors égocratie, plutocratie mais pas démocratie. Aujourd'hui, c'est un régal pour les dirigeants, enfin pour ceux qui tirent les ficelles, c'est un régal. C'estàdire, ils ont des instruments. dans les années 60 70, bon, ils avaient un peu la publicité mais tous les la plupart des médias des journaux étaient indépendants et il y avait et donc il y avait quand même pas mal de libertés individuelles, intellectuelle, les éditeurs, il y avait beaucoup d'éditeurs indépendants et cetera. Donc il y avait une vie intellectuelle et culturelle florissante et avec beaucoup de d'opposition, de contradictions et cetera. Aujourd'hui, j'imagine dans le quand ils se réunissent au forum mondial et cetera mais il doit se régaler parce que il mène les populations occidentales mais par le bout du lait. C'est-à-dire on leur a on leur a mis dans tête le le le climat, le genre, on leur a donné un téléphone auquel ils sont attachés alors que c'est quasiment une chaîne. et donc tous ces trucs Netflix, mais c'est fabuleux pour eux. Vous imaginez aujourd'hui un jeune qui a 20 ans 25 ans, même s'il est étudiant, enfin je il est quasiment enfin combien sont ont une vision critique de d'autant plus que la classe politique ne les aide pas.

48:07 Comme j'ai dit tout à l'heure, il y a il y a quasiment pas de réelle contestation politique. Voilà, c'est-à-dire que à part des petites petits échanges comme ça formel, mais en fait, ils sont d'accord fondamentalement sur les choses importantes. Et donc ceux qui tirent les ficelles mais il ils peuvent faire ce qu'ils veulent de de ces gens. Mais regardez par exemple le la campagne sur Poutine c'est je les gens marchent à 80 % enfin ou 90 % enfin je sais pas mais c'est fabuleux enfin sur les injections enfin on a transformé les gens mais surtout donc en fait je trouve que la le la population a de moins en moins enfin surtout les jeunes parce qu'elle est formatée dès les 15 ans enfin bon des tas des trucs pour leur faire tourner la tête et tout et c'est c'est du gâteau. Voilà, en fait aujourd'hui dans l'état actuel des choses, pour moi les ceux qui tirent les manipulateurs et vous savez par exemple enfin t tous les réseaux sociaux c'est quand même enfin ce sont des multimillionnaires.

49:25 J'ai appris une chose que d'ailleurs je vais publier enfin un poste que 6/10 des plus grands milliardaires américain sont juifs et sionistes 6/ 10 et il totalise 1200 milliards de chiffres d'affaires. Voilà. Et donc vous imaginez bien que lorsqu'on a une telle force de frappe, ils sont tous américains. Bon Facebook et cetera. Alison était pas très connu mais c'est le numéro 2ison qui est un juif qui a racheté TikTok et Amérique qui a racheté Paramount qui détient CNN et donc ils sont en train de faire même base sur les et ils font quasiment ce qu'ils veulent et donc c'est et on est à un niveau de contrôle et de manipulation. Je vous conseille d'ailleurs de regarder, il y a une un épisode de Konda Sorwen qui interview Norman Fickelstein. Elle est en français, elle est traduite en français par quelqu'un, je sais pas, podcast je crois.

50:31 Et c'est elle est fabuleuse parce que elle montre la manipulation de la société américaine par ses riche. Et donc c'est ça le on est aujourd'hui dans un système où il n'y a quasiment pas de médias indépendants. Moi enfin moi j'ai connu les enfin Libération était indépendant le monde et cetera, mais aujourd'hui quasiment tout est soumis à contrôle et donc un jeune qui a 20 ans et comment voulez-vous qu'il se fasse une idée de la réalité et comment combattre cette réalité? Voilà, l'argent a gagné provisoirement. Provisoirement. Voilà, je suis d'accord. Je suis d'accord. Parce que le spirituel n'est pas toujours finalement toujours au-dessus de l'argent. Parce que finalement, regardez, la révolution, elle va venir d'où? De là où on l'attend le moins. Hm.

51:30 De l'Amérique. C'est Amérique des Yankees, des comment dire, des cowboys, des Rednex. Là, il y a une révolution qui est en train de monter là-bas parce que pour moi, combattre le sionisme, c'est un pas énorme dans la libération des esprits parce que l'Europe, elle est totalement soumise à l'idéologie sioniste. Quand je c'est pas seulement la défense d'Israël, c'est aussi un lavage de cerveau, c'est-à-dire contre les les musulmans, contre l'idéologie, contre les maghrébains, contre une révolution, contre les le droit des peuples à disposer d'eux-même et cetera. Et aujourd'hui, c'est cette révolution est en train de se faire aux États-Unis. Et et c'est formidable parce que en fait enfin moi qui suis pas mal de de sites américain comme Condasen Tucker Carlson et cetera, il y a un mouvement fantastique qui est en train de se libérer de cette emprise et il nous donne des leçons. C'est ça qui est fantastique. Les États-Unis sont un peu le pays des extrêmes, c'est dire de tout mais il nous donnent des leçons de liberté individuel, de liberté d'information, de liberté d'organisation et cetera. Vous savez, s'il y avait des je sais pas comment on les appelle ici, des youtubeurs par exemple qui disaient le 10e de ce qui se dit dans les sites américains en prison chez eux à Ah oui il ser en prison.

53:15 Ils ont une autre constitution. Ils ont une constitution qui les protège. Oui. Non non c'est pas seulement la constitution. Ils ont une mentalité, ils osent prendre la ils osent se défendre, ils osent Non, je suis désolé. En Allemagne, il y a des gens qui osent, voilà et malheureusement en France, on n'ose pas trop. et donc il y a une leçon qui donc en fait voilà il y a des choses qui changent qui évolue et on sait jamais parce que cette révolution qui est en train vous savez il y a un site américain qui s'appelle ipack track ipack c'estàdire on tracke les politiques qui sont financées par l'iPAC ou aujourd'hui aux États-Unis il y a des parlementaires qui ont rendu l'argent à l'IPAC et qui ont dit on veut plus recevoir de l'argent de l'IPAC. L'argent de l'IPAC est devenu toxique. Il y a une révolution qui est en train malheureusement je crois pas qu'elle est elle a elle est relayée énormément en France parce je sais pas pourquoi mais question d'emprise pardon c'est une question d'emprise sur le contrôle du narratif. Il y a vraiment une un mouvement de contestation même de qui vient même du parti politique de Trump. Ça veut dire le maga. La base chrétienne est en train d'échapper à l'influence sioniste, à l'influence de Trump. Et ça et moi je suis fasciné par cette évolution. Donc rien n'est perdu parce que ce qui va se passer aux États-Unis va avoir des conséquences chez nous. Mais j'aurais voulu qu'il y

55:07 ait mais bon voilà aujourd'hui on n pas ces mouvements là mais peut-être ils viendront plus tard. Voilà, Lazar, on a aussi englué les individus dans leur dans une idéologie politique. Ça permet de mieux les tenir en laisse. Oui, en fait, je crois c'est ce que j'ai évoqué brièvement tout à l'heure, c'est ça me paraît hasardeux aujourd'hui de considérer que c'est encore légitime d'avoir des partis de droite et de gauche en France qui revendiquent ce qu'il revendiquent. C'est-à-dire que on n'est pas dans la même configuration que il y a 50 ans. Voilà pour faire simple. Et je suis assez gêné qu'on ait pas encore bien dissocié le la véritable dicotomie idéologique qui doit vraiment être mise en lumière pour qu'on puisse sortir de ça. C'est-à-dire est-ce qu'on veut un pays autonome, indépendant et souverain ou est-ce qu'on veut être à la botte de certains financiers qui ont pris le contrôle et qui font de la population des spectateurs en fait parce que aujourd'hui le citoyen est un spectateur, il est plus acteur de sa démocratie. il regarde ce qui se passe et il espère que ça va bien se passer.

56:18 bon est-ce que c'est décent de continuer comme ça? Non, je crois pas. Je crois que effectivement la révolution qui arrive des États-Unis va venir frapper la France et l'Europe parce que on l'a vu avec l'Ukraine, il les soutient pas vraiment. Donc les Européens sont un peu livrés à eux-mêmes. Bon voilà, il y a une on a englué les gens dans une idéologie droite gauche alors qu'en réalité l'idéologie c'est mondialiste, globaliste ou souverainiste. Pour faire simple, je schématise mais c'est vraiment ça. Soit on est souverainiste et on prend on charge son pays et on s'en occupe réellement. C'est d'ailleurs ce que fait Trump,. Trump est un souverainiste, clairement. je veux dire, après, on peut le targuer d'être d'extrême ou pas d' Je m'en fous en fait. Mais néanmoins, c'est un souverainiste. Il y a pas de sujet là-dessus puisque il fait monter les droits de douane toutes les semaines d'ailleurs. ça monte et ça descend toutes les semaines les droits de douanes aux États-Unis. Donc il protège son pays, il pratique un protectionnisme même acharné, il a réindustrialisé, il a voilà, il a fait ce qu'il faut faire pour qu'un pays puisse être autonome et qu'une population puisse s'épanouir. Tout comme RFK fait ce qu'il faut pour que les gens soient en meilleure santé. Ce que devrait faire aussi les dirigeants français qu'ils ne font pas parce que effectivement pour la plupart ils sont achetés, ils manquent de courage. On l'a pas d'ailleurs en France ce genre de traçabilité Jacob sur les packs qu'on peut avoir aux États-Unis. On l'a pas en France.

57:43 Non mais ça serait de l'antiémitierisme voyons. [rires] Je Ah voyons, voyons. Elle a choix. Enfin quand même, soyez pas antisémite Jacob, s'il vous plaît. [rires] un peu d'humour, mais en fait, il va falloir rééduquer sur les le sens des mots et avoir une meilleure communication autour du sens du mot souverainiste. Puisque, par exemple, mon collègue Mike Borovski fait des micro trottoirs, mais il est pas le seul à le remarquer. D'ailleurs, quand vous dites souverainiste, les gens comprennent soit royaliste, soit d'extrême droite. qui n'a dans les deux cas rien à voir. Donc comment recommuniquer de manière efficace sur ce mot souverainiste qui n'a absolument rien à voir avec le royalisme ni avec les courants d'extrême droite? Comment faire tous les deux? Faut en inventer un autre. je sais pas parce que même au point de vue étymologique, il y a rien de mieux que souverainiste, être souverain chez soi.

58:44 Oui, je suis d'accord dans son pays, dans enfin dans son économie. Parce qu'on revient au problème de la classe politique qui n'a pas le courage, vous prenez la tout le spectre de l'Assemblée nationale et du Sénat. Hm. Je sais pas, il y en a peut-être même pas un ou deux, enfin encore je me hasarde qui ose poser le problème. Voilà. Et donc en fait et c'est et donc les gens c'est cette le souverainisme il est défendu par qui? par des gens qui n'ont pas accès au médias, qui sont pas donc ça reste un peu comme vous savez comme ces premiers chrétiens une idéologie des cavernes, des grottes cachées clandestines, on sait pas exactement ce que ça veut dire. Oui oui souvent un machin extrême droite et tout et donc et tant qu'elle n'est pas relayée parce que pourquoi je reviens à à mon idée c'est que il n'y a pas de politique de parti politique ou d'organisation il aurait pu en avoir par exemple le RN il avait défendu le la souveraineté jusqu'à il y a quelques années avant mais il a eu la trou de le faire en forme en tout cas bon parce qu'il a il veut bon en tout cas il a ses raisons et donc finalement tout ce qui peut réveiller un peu les gens, tout ce qui peut les questionner, il disparaît du débat accepté. Voilà, ça veut dire que si vous allez sur TFA, sur France 2, sur C News et cetera, il y a des choses qu'on peut pas dire. Voilà. Ou alors si on vous invite, c'est que vous avez en face de vous sep ou h personnes qui vont vous tomber dessus. Voilà. par exemple, mettons on pourrait inviter mettons à

1:00:36 Fran Philippo ou à on va lui mettre 7 ou h personnes qui vont l'écraser et cetera. Donc en fait tout le système est fait et malheureusement il n'y a pas de relais politique qui donne qui puisse donner cette crédibilité. Donc les gens sont un peu paumés et ils sont perdus et ils savent pas quoi se raccrocher. Et malheureusement, je reviens à cette idée que nous avons une classe politique très lâche. Elle n'a pas le courage. Enfin, je veux dire, il aurait pu avoir une partie un/ers des députés, un quart qui aurait porté haut le drapeau de de la France souveraine, de enfin de toutes les valeurs françaises du pays et cetera. Malheureusement, tout le monde s'est mis à manger dans le la plat de l'Union européenne qui est très bon d'ailleurs. Il paraît que c'est très bien payé, c'est formidable. et la soupe est bonne et donc on s'y conforme et voilà ce qui manque.

1:01:42 Voilà, malheureusement un autre point Stéphanie je que je voulais évoquer, c'est la manipulation du langage aussi. Ah oui, c'est important dans voilà dans la manipulation du langage justement le fait d'associer par exemple libéralisme et démocratie et d'associer aussi souverainisme et extrême droite, ce sont des méthodologies qui sont qui viennent du haut. C'est-à-dire que c'est véritablement là on parle d'ingénierie sociale, c'est-à-dire c'est des éléments de langage qui sont utilisés ensemble pour que les gens finissent par faire des liens naturels entre les deux en se disant que si quelqu'un est souverainiste, il est forcément d'extrême droite, fasciste, agressif et cetera. J'ai vu d'ailleurs une remarque concernant comment s'appelle-t-elle? Mélonie en Italie qui effectivement est souverainiste. Oui. Et donc et ça l'air de plutôt bien marcher pour l'Italie. Donc c'est pas c'est un faux débat. On veut diaboliser les gens mais ce système de diabolisation il fonctionne parce qu'on a fabriqué des êtres émotifs. Le consommateur est émotif et on l'incite à être émotif.

1:02:48 Vous avez qu'à regarder les films, les fictions. C'est toujours construit autour de l'émotion, l'émotion et rarement autour de la raison. Et donc ensuite on joue sur les émotions pour convaincre de d'aller dans une direction plutôt que dans une autre. C'est du barriérage cognitif basé sur l'émotivité des gens. On leur dit si tu vas là-bas, tu seras perçu comme extrême, méchant, négatif, tu seras un sale type. Alors que si tu dis plutôt ça ou que tu vas plutôt par là, ce sera mieux. C'est du barriérage en fait. Et ça aussi c'est une partie de la manipulation qui devra être mis en mise en lumière et explicitée pour que ça cesse. Parce que tant qu'on n pas nommé une maladie, on peut pas en guérir. Il faut l'identifier la maladie, il faut la nommer. C'est pour ça d'ailleurs merci d'avoir mis le l'image, mais c'est pour ça que j'ai appelé la maladie égocratie. parce que c'est ça jamais été vraiment une démocratie, ça été toujours une illusion de démocratie basée sur la satisfaction des égos individuels. Et ça c'est un problème majeur qu'il va falloir résoudre en disant "OK, on veut un pays, on veut pas se faire plaisir individuellement, on veut un pays qui fonctionne, on se fera plaisir individuellement après." Voilà, parce que vous voyez bien qu'on a changé les priorités et qu'aujourd'hui le principe du pain et des jeux, on est en plein dedans, mais on a même plus les moyens du pain et des jeux. Donc il faut arrêter tout simplement et se remettre au travail en vérité.

1:04:05 D'ailleurs, c'est l'un de vous deux, je crois, dans une précédente émission qui disait la même chose, tous ces amalgames de vocabulaire et donc ces amalgames étymologiques mais patriotisme et nationalisme n'ont absolument rien à voir. N'est-ce pas Jacob? Pardon, j'ai pas Jacob est de ces messages, mais c'est pas grave. Je disais patriotisme et nationalisme non absolument rien à voir. Non, enfin non rien à voir. Enfin en fait si on était comment dire si on était pas seulement objectif, honnête intellectuellement, on on dirait les choses de façon claire et on ferait la différence. Bah, il fut un temps où le patriotisme était désacralisé parce que bon et donc par exemple après la on allait mourir pour la patrie par exemple, on allait mourir pour la patrie soit-disant.

1:05:02 par exemple après la Première Guerre mondiale, le l'idéologie parce que je suis en train d'écrire un peu là-dessus, enfin l'idéologie anarchiste était interdite parce que et donc et ce qui l'a diffusétaient subissaient les foudres de la loi. Pourquoi? Parce qu'à l'époque, il n'était pas bon de dire aux gens la fameuse phrase d'Anatole France "On se bat pas pour le pays, mais on se bat pour des intérêts et cetera." Enfin bon, voilà. pour résumer. Donc en fait le problème ne vient pas bien sûr qu'il y a une différence mais le problème c'est la on fait une confusion volontaire pour égarer l'individu. Voilà et donc et lui glisser. vous savez moi j'avais fait un truc sur le la diabolis. Prenons par exemple la diabolisation de Dieu donné.

1:05:57 enfin moi j'ai travaillé là-dessus dans les années 13 14 15 et cetera, mais en fait c'est un travail d'une grande subtilité presque ou de Soral surtout Soral d'ailleurs. Ça veut dire qu'on a réussi à à mettre dans l'esprit d'un individu. Moi, j'ai connu des personnes vraiment très instruites philosophiquement parlant, mais des costaud de des de gauche qui avaient lu des bouquins et cetera. Mais tu disais le mot le nom soral, c'est il voyait rouge, c'est il voyait la l'antimit et cetera. Et j'avais beau leur dire "Venez, on va voir des vidéos et cetera, ils voulaient rien savoir et donc mais c'était un travail. Donc même vis-à-vis de d'intellectuels aguérri, on arrive à les à les à les façonner, à leur faire croire que tel nom égale fascisme et cetera. Et donc imaginez l'esprit des jeunes d'aujourd'hui. Enfin bon et donc bien sûr la patriotisme et cetera, mais le problème n'est pas n'est pas dans la définition des mots. Le problème c'est qui tient les reines de médiatiqu qui tient les reines médiatiques ou de l'université.

1:07:25 même à l'université aujourd'hui si on a un discours, enfin rappelez-vous sur les injections, le Covid et cetera, mais si on tenait un discours, moi je j'avais écouté un type des CNRS très connu, j'ai oublié son nom malheureusement, il a la soixantaine donc enfin il a de la bouteille, il avait publié des livres et cetera et mais il avait une réputation solide et il était des directeur acteur de recherche au CNRS et un jour il racontait cette anecdote d'un collègue qui lui dit "Mais enfin Raou quand même non Et imaginez enfin c'est on est tombé à un niveau même à ce niveau universitaire, on arrive à un collègue enfin directeur de recherche qui dit à l'autre non pas raout quand même juste le nom fait peur. Donc on est arrivé vraiment à un degré de façonnage, je sais pas si le terme mais bon des esprits. Formate moi je trouve ça fabuleux. Moi je Oui, c'est effrayant. C'est tout sauf la nuance et le débat en fait.

1:08:39 Voilà. En fait quand vous connectez les gens sur leur ressenti, vous les déconnectez de leur raison en réalité parce que c'est voilà. Et donc le but du jeu, c'est de maintenir le consommateur, je vais le nommer comme ça, toujours dans un état de perception et de ressenti et de toujours créer une dynamique de d'échange et de dialogue basé sur la perception, le ressenti, le symbole, les valeurs, les émotions. Pourquoi? Parce que ça permet d'écarter les données objectives et de maintenir les gens dans une appréciation relative et subjective. Il reste plus ensuite qu'à intervenir sur les symboles de l'extérieur. Je rejoins tout à fait l'analyse de Jacob là-dessus, c'est-à-dire de contrôler les médias. Vous savez que dans la plupart des pays occidentaux, les médias mainstream sont contrôlés par une poignée d'individus dans la plus donc c'est un schéma qui se répète, c'est pas àin et ils n'ont pas investi dans les médias pour gagner beaucoup d'argent ces gens-là. Donc c'est pour contrôler le narratif, contrôler le discours public.

1:09:43 C'est un gros problème. C'est-à-dire que à partir du moment où un système est capté, comme c'est le cas de beaucoup de démocratie occidentale, il est en fait voué à aller dans le sens des intérêts de ceux qui ont capté le système, plus jamais dans le sens des intérêts des usagers du système. Donc il faut rompre cette dynamique de captation et déjà je pense qu'il faut la nommer. C'est-à-dire que je reviens sur ce que j'ai dit tout à l'heure, je pense que c'est important de le souligner. Quand on parle de séparation des pouvoirs, il faut insister lourdement sur le fait que l'un des pouvoirs les plus importants à séparer du politique, c'est le pouvoir financier. Il faut que ce soit acté, que ce soit écrit, il faut qu'on le dise. On peut pas avoir un président qui est copain avec tous les plus grands financiers de d'Europe ou du monde ou de France, comme ça été le cas avec un président que je citerai pas et qui s'en cachait même pas. et qui nous dit "Mais faites avec." Oui, d'accord. Mais si tu es copains avec tu prends tes décisions comment? Vous parlez de quoi quand vous êtes ensemble? Donc on peut pas, il faut vraiment maintenant je pense que la problématique de fond c'est l'immaturité du consommateur. Il faut de nouveau des gens qui comment faire pour que les consommateurs redeviennent des citoyens? Rééduquer [rires] rééduquer dès la petite enfance et rééduquer au aux notions d'interdépendance et de causalité. Vous remarquez qu'on jamais la systémique en France alors que c'est pas une science extrêmement complexe. On pourrait l'enseigner même en primaire ou en maternel, au moins pour les interactions basiques. Mais si vous enseignez aux gens dans le système éducatif national l'approche et l'analyse systémique, vous leur apprenez aussi à comprendre l'interdépendance et la causalité. Vous pouvez plus les baratiner après.

1:11:30 Donc on déséduque, on crétinise pour reprendre la formule de Jacob tout à l'heure, mais en tout cas on déséduque et surtout on n'apprend pas à comprendre les choses dans leur complexité. On apprend à comprendre comme ça. Oui, effectivement, c'est probablement pas pour demain. C'est plus après un effondrement systémique. Et il y a effectivement, on compte en génération quand on parle de ces chosesl compte sur 20 ans par phase de 20 ans, on peut pas faire autrement. Avant de conclure sur le livre de Jacob, est-ce que vous pouvez me dire égocratie, inviter les gens à l'acheter? Qu'est-ce qu'il y a dedans? Qu'est-ce qu'on trouve pour grandir? Il est pas encore en vente, mais qu'est-ce qu'on trouve dedans? qu'on trouve en fait le la mécanisme, c'est une approche systémique justement, une lecture systémique. je pars des source en fait des origines de la manipulation des foules justement en démarrant avec on en a parlé la dernière fois qu'on a fait l'émission Edward Bernaise, Gustave Lebont et d'autres qui ont fait un travail assez fouillé sur la psychologie des foules et même des individus. Et Edward Berne fait partie de ceux qui l'ont mis en application massivement dans le domaine industriel, marketing et politique et ça très bien fonctionner et depuis ça fait des petits. Donc j'explique comment on est passé d'un monde à un autre simplement parce qu'on a modifié les composantes élémentaires, c'est-à-dire les individus. On les a modifié de l'intérieur, on les a reprogrammé doucement sur trois générations, on pourrait dire ou quatre. On les a reprogrammé doucement mais toujours dans la même direction. la superficialité, l'individualisme, le divertissement, l'émotivité, voilà, et la rivalité. Et pourquoi? Parce que ça produit des consommateurs type idéaux et qui vont certainement pas ennuyer le système en lui disant pourquoi tu

1:13:20 fonctionnes comme ça? Donc je décrypte un peu tout ça dedans et je donne des explications qui sont justement pas morales ou idéologiques mais simplement mécaniques en fait. Hm. Donc on disait en riant que Eddouard Berneys proposait tous les outils pour vous Berner. Oui oui, il a ber c'est un moyen de mémotechnique pour se rappeler de son nom mais effectivement c'est intéressant de lire ses livres pour comprendre que tout ça n'est pas une vue de l'esprit. En tout cas non, il a écrit des livres qui sont en vente publique depuis 1926 ou quelque chose comme ça je crois. Et le les titres sont très évocateurs. Propaganda. Oui. Cristalliser l'opinion publique, la fabrique du consentement, enfin je veux dire c'est pas c'est donc c'est clairement comment manipuler les gens pour les amener du point A point B sans qu'ils s'en rendent compte. Il fait quand même partie des gens qui ont réussi à faire basculer les États-Unis dans l'entrée en guerre en 1917 avec la commission Krill alors que le président Audre Wilson s'était fait élire sur la promesse de ne pas engager les États-Unis dans la guerre. Donc, ils ont réussi un tour de force exceptionnel.

1:14:26 C'est-à-dire qu'ils ont fait un président s'est fait élireir en disant "La guerre qui se déroule en Europe ne nous concerne pas et on ira pas." Et c'est la raison pour laquelle il a étélu. Et une fois qu'il a étélu, ils ont créé la commission Krill qui elle ensuite s'est employée à convaincre la population qu'il fallait dire au président d'aller à la guerre en utilisant les artistes, les experts, le les [rires] acteurs de cinéma, les ce qu'ils avaient appelé les four minut qui étaient des gens qui étaient des leaders d'opinions locaux, des gardes-champres, des prêcheurs qui prenaient la parole pendant 4 minutes pour lire un texte pour convaincre les gens autour d'eux que il fallait absolument aller sauver l'Europe qui était en train de se faire massacrer et cetera et ça fonctionné. C'est-à-dire la population a voulu que les États-Unis entrent dans la guerre. Donc à partir du moment où ils ont vu que ça marchait de manière aussi efficace, radicale et massive par des phénomènes de contagion en fait puisque quand il y a plein de gens qui pensent d'une manière, celui qui pense autrement, il préfère s'aligner comme ça, il se dit "Je prends pas de risque." Ce phénomène de contagion, il a été utilisé et maintenant c'est de sont devenus des c'est beaucoup plus élaboré, beaucoup plus profond et beaucoup plus sournois. Et donc si on ne rejette pas le modèle au sens si on ne le si on a une croyance dans ce modèle, on est certain de se faire manipuler.

1:15:44 C'est-à-dire qu'il faut comprendre que c'est un modèle qui est toxique. En fait, il est toxique pour l'individu parce qu'il ne l'épanouit pas. Il l'enchaîne sournoisement mais il l'enchaîne. Il l'enchaîne à ses pulsions, il l'enchaîne à ses à ses émotions, à ses passions, mais il ne l'émancipe pas du tout. Donc faut être très vigilant parce que c'est le contraire en fait. On devrait croire, penser que les gens doivent adhérer à un système et lui faire confiance. dans le cas d'espèce, le système tel qu'il est conçu actuellement, en tout cas dans les pays occidentaux, lui faire confiance, c'est se mettre en danger de perdre tout esprit critique en fait et toute capacité d'analyse. Donc vous faites allusion au aux expériences de 1000 g et de H, j'imagine 1000 g qui mesure le degré de soumission à l'autorité et l'expérience de H qui mesure le degré de soumission au conformisme, le degré de conformisme dans un groupe social. C'est ça 1000 g qui a permis de de constater qu'on pouvait ordonner à des gens de d'envoyer des doses prétendument puisque c'était pas vrai mais c'était joué mais heureusement que c'était joué d'ailleurs d'envoyer des doses des charges électriques massives mortelles d'ailleurs simplement parce que une personne en blues avait ordonné à une personne qui était dans l'expérience de le faire. Alors, c'était progressif il le faisait pas d'un coup, mais on arrivait jusqu'à des et il y a, je crois, un tiers des participants qui sont allés jusqu'à des doses mortelles en disant "Mais c'est pas moi, c'est lui qui m'a dit de le faire."

1:17:07 Ils étaient impressionnés par la blouse blanche. C'est la blouse blanche qui fait autorité en fait. Voilà. Et qui protège aussi. Et qui protège. Voilà. Je suis pas responsable. Absolument. pour faire une transition presque toute trouvée, il faut être ingénu mais pas trop en fait parce que les ingénus collabore au pouvoirs les plus totalites, n'est-ce pas Jacob? Voilà une belle tradition. Magnifique. Alors bon, vous savez que moi je n'écris que des romans, donc j'en ai publié pas mal. Enfin, en tout cas, bon, parfois le roman, il est nécessaire par exemple comme le printemps des sayanim. Je vois pas comment on peut écrire. un livre sur les sayanimes parce que on a très peu de documents mais moi voilà donc j'aime bien les romans. Donc j'ai imaginé une jeune fille de 23 24 ans qui est née en Palestine à le hasard enfin bon né en Palestine occupé puis à l'âge d'un an, il revient à Paris et vit avec sa mère et puis à 23 24 ans a une vie très parisienne et puis à 23 24 ans, il décide de découvrir son autre identité, son autre facette, la facette arabo-palestinienne.

1:18:25 Voilà. Et donc elle trouve, on lui trouve un boulot à l'institut du monde arabe et là elle va trouver elle va rencontrer des Arabes. Elle va aller va découvrir en elle va assister à une soirée de poésie palestinienne, elle va rencontrer un diplomate marocain, elle va aller à l'ambassade du Maroc et cetera. Ils vont parler de normalisation. Donc en fait elle découvre un peu laé arabe. Ce qu'est la arabe, ça veut dire leur manière d'être, le leur philosophie de vie, les relations amoureuses ou sociales ou amicales. Mais c'est une fiction. Voilà, c'est une c'est toujours une fiction. Voilà. Et donc elle se raconte à la première personne. Voilà. C'était pas ce qu'on appelle un roman à clé. Non. le roman à clé, c'était le printemps des sayanim ou bien par exemple confession d' sayan, mais surtout le printemps des sayanim. Mais là, c'est pas un roman clé parce que les personnages bon il on peut faire des silles enfin à au sein de l'histoire du monde arabe, enfin, on peut faire des rapprochements, voilà, parce que bon, il y a des personnages qui pourraient ressembler à certains mais c'est le hasard. Voilà. H mais en fait c'est un peu l'atmosphère.

1:19:46 Voilà en fait c'est le roman se déroule son histoire se déroule sur 3 4 semaines. Voilà donc de vie où elle au bout de quelques mois elle commence à se raconter. Voilà. c'est comment par exemple enfin bon, il y a le j'imagine comment l'ut monde arabe par exemple les rivalités franco-algériennes par exemple ou enfin mais c'est comment dire c'est voilà enfin bon c'est assez léger ou c'est assez léger c'est un divertissement littéraire. Voilà, c'est pas du enfin c'est pas un truc aussi lourd que le printemps des Sayanim par exemple, c'est un divertissement littéraire. Voilà. voilà. Hm. Mais peut-être pas si léger que ça.

1:20:43 Non, parce que je suis toujours moi je peux pas écrire quelque chose qui soit totalement léger ou totalement extérieur à à la vie, enfin au à la politique, aux relations sociales communautaires et cetera. Je peux pas, enfin je veux dire, je suis toujours attaché. Donc, mais c'est fait, je pense bah c'est j'essayé de me mettre à la dans la peau d'une fille de jeune femme de 23 24 ans quoi. Donc voilà comment elle découvre la musique arabe par exemple. voilà ce que ça lui fait. Je sais pas. Voilà des trucs comme ça. On peut le commander en ligne. Oui, c'est sur Amazon. Voilà, il y a la version livre et version numérique. Voilà. Très bien. Et Lazar pareil, non, il est pas encore disponible. Non, pas encore. Et il y aura aussi un audiobook parce que c'est je pense que c'est plus digeste en fait honnêtement. Voilà, ça peut je mettrai en lien les je mettrai en descriptif tous les liens utiles. en attendant de vous recevoir pour un nouveau direct le mois prochain que j'annoncerai à nos auditeurs donc sur Tribune Libre, je vais vous laisser conclure et en tout cas je vous remercie infiniment. Je vous laisse le mot de la fin à tous les deux. qui veut commencer?

1:22:02 Je vais laisser l'honneur à Jacob, la sagesse. Moi, j'ai pas grand-chose à dire. je en fait tout à l'heure je je peux donner l'impression de comment dire d'une espèce de désespoir. H mais en fait finalement il y a toujours une possibilité. C'est ça qui est formidable. L'humanité n'est pas si désespérante. Voilà, on croit souvent toucher le fond et puis finalement il y a un événement parce que en fait l'histoire est dynamique et il y a pas, j'avais dit une fois l'histoire c'est pas un film hollywoodien avec happy end la fin voilà ça s'arrête pas du tout. L'histoire est voilà c'est continu donc il y a des il y aura des rebondissements et c'est ça qui la rend fascinante. Voilà. Merci Lazar pour terminer.

1:22:58 Mais j'avoue que encore une fois je partage cette vision. Je crois que même si on est dans une situation qui est compliqué à tout le moins pour je parle pour la France et au niveau politique là en ce moment on a abordé le sujet de cette 5e République de cette Assemblée nationale. Je pense qu'on est dans une situation extrêmement compliquée et je pense que c'est un prérequis nécessaire au changement. c'est-à-dire que comme on aura pas un changement qui viendront des gens qui profitent du système actuel, le changement ne viendra qu'à partir du moment où le système dont ces gens profitent cessera de fonctionner. Et donc malheureusement, ce sera un mal pour un à mon avis un grand bien, un très grand bien parce que les gens se disent "Mais s'il y a plus le système politique, comment on va faire?" Mais on est tout à fait capable. On n'est pas des enfants en fait. On n'est pas des enfants qui ont besoin d'avoir d'être gérés par des grandes personnes avec des beaux costumes qui parlent très bien. C'est pas du tout le cas. Et il faut revenir à une citoyennetéclairé basé sur la raison et la responsabilité. Et je suis comme Jacob, je pense que il y a de plus en plus de gens qui s'en rendent compte, qui le comprennent, qui se réveillent et qui recommencent à devenir des êtres humains complets. Voilà.

1:24:08 Très bien. Et bien, je vous remercie infiniment tous les deux et rendez-vous le mois prochain. Merci à vous. Merci. À bientôt. Au revoir. Bonsoir.

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