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Un manifestant raconte sa garde à vue de 24 heures pour des pancartes caricaturant Macron
Marc Lestevenen, ingénieur, raconte son interpellation lors d'une manifestation statique place de la Sorbonne, où il portait des panneaux caricaturant Emmanuel Macron. Il détaille le déroulement de sa garde à vue, les chefs d'accusation successifs et son passage devant une déléguée du procureur.
Ce dont il est question
Résumé établi depuis l'enregistrementMarc Lestevenen participait à une manifestation statique place de la Sorbonne, organisée par un dénommé Fred sous le mot d'ordre "non à la guerre". Il transportait des panneaux caricaturant Emmanuel Macron, notamment un visuel le représentant en Pinocchio avec un corbeau, dénonçant selon lui la vente de la retraite par répartition des Français à BlackRock. Une représentante de la préfecture, alertée par des caméras de surveillance de la place, s'est inquiétée d'un autre panneau où un écusson formait, de loin, une croix rappelant une svastika inversée. Un autre panneau évoquant Mélenchon et le président avec une allusion à un symbole franc-maçon a également posé problème.
Il est alors interpellé sans résistance et emmené en voiture jusqu'à un commissariat proche, sans menottes. Placé en cellule individuelle en raison d'un traitement médical régulier nécessitant des passages fréquents aux toilettes, il attend la lecture de ses droits, qu'il juge tardive. Son avocate commise d'office, avec laquelle il dit avoir sympathisé, lui indique d'ailleurs que cette lecture tardive rendrait sa garde à vue illégale. Il raconte que le motif initial retenu, "injure au président", a été complété une quinzaine de minutes plus tard par "participation à une manifestation violente avec dégâts matériels", ce que son avocate interprète comme une manière de justifier le maintien en garde à vue.
Après son audition, on lui demande de communiquer les codes de ses téléphones et cartes SIM, ce qu'il refuse dans un premier temps avant d'être averti d'éventuels "ennuis" en cas de refus. Il indique que son avocate n'a pas été informée de cette demande. Alors qu'un policier lui annonce une libération rapide, sa garde à vue se prolonge au-delà des 24 heures légales : il est transféré menotté dans le dos vers un tribunal de police du côté de la porte de Clichy, placé à nouveau en cellule, et manque deux rendez-vous de traitement médical du fait de la durée de la procédure.
Il relate son passage devant une déléguée du procureur, dont il juge le ton irrespectueux, et l'annonce d'une sanction sous forme de stage de deux jours au Mémorial de la Shoah à Paris, mi-décembre. Il indique avoir également fait l'objet, au commissariat, d'un relevé de profil ADN par prélèvement salivaire, ainsi que de prises d'empreintes digitales et palmaires, et s'interroge sur la légalité de ces pratiques, qu'il dit vouloir vérifier. Il annonce vouloir récupérer le dossier de la procédure pour mieux comprendre ce qui s'est passé.
En conclusion, il indique ne pas avoir été traumatisé par cette expérience, qu'il rapproche d'un épisode vécu pendant son service militaire, et salue la bonne ambiance générale au commissariat tout en pointant, selon lui, quelques comportements de "zèle" chez certains agents. Il qualifie l'ensemble d'"abus judiciaire" et annonce vouloir revenir sur Tribune Libre pour faire le point sur la suite de l'affaire.
Points abordés
- Marc Lestevenen manifestait place de la Sorbonne avec des panneaux caricaturant Emmanuel Macron.
- Un panneau comportant un écusson jugé proche d'une svastika inversée a déclenché son interpellation.
- Il a été placé en garde à vue au commissariat, avec un chef d'accusation initial d'"injure au président" complété ensuite par "participation à une manifestation violente avec dégâts matériels".
- Son avocate commise d'office lui indique que la lecture tardive de ses droits rendrait sa garde à vue illégale.
- On lui a demandé de communiquer les codes de ses téléphones, sans que son avocate en soit informée.
- Sa garde à vue s'est prolongée au-delà des 24 heures légales, avec transfert menotté vers un tribunal de police.
- Il a manqué deux rendez-vous de traitement médical en raison de la durée de la procédure.
- Il indique avoir subi un prélèvement ADN salivaire et une prise d'empreintes digitales et palmaires.
- Une déléguée du procureur lui a annoncé un stage de deux jours au Mémorial de la Shoah à Paris.
- Il qualifie l'ensemble de la procédure d'abus judiciaire et souhaite consulter son dossier.
Ce résumé est établi à partir de la transcription intégrale de l'entretien, puis relu par la rédaction avant publication. Il ne remplace pas l'écoute : les nuances, les hésitations et les réserves de l'invité sont dans l'enregistrement.
« si vous me gardez hein c'est une condamnation à mort j'appellerai ça un assassinat »
« je croyais qu'on était en démocratie en fait on est en régime policier »
« c'est quand même un abus, c'est ce que j'appellerai un abus judiciaire »
« pour moi c'est une excellente, extraordinaire expérience humaine »
Sujets
Transcription intégrale
4 276 mots
Établie à partir des sous-titres de la vidéo, sans relecture. Les hésitations et les répétitions de la machine ont été retirées, rien d'autre. Cliquez un horaire pour entendre le passage.
0:00 [Musique] bonjour Marc lestevenen je suis ravi de vous accueillir sur tribune libre je crois que vous avez une aventure roquembolesque à nous raconter vous avez manifesté il n'y a pas très longtemps en faveur de quoi et équipé de quoi ah donc j'étais avec Fred celui qui organise la manifestation non à la guerre c'est une manifestation statique place de la Sorbonne très bien et donc rendez-vous à 5h et je ramène so qui me prête et en même temps je ramène des panneaux des gros panneaux magnifi qui reprennent un peu des pas peu qui caricature Macron et compagnie donc j'arrive dans un grand sac ce sont des grands panneaux et dans et puis il y en a un de nous qui sort les panneaux mais celle qui est de la préfecture qui représente la préfecture bon m'accueille sympathise comme d'habitude et puis elle a un coup de fil apparemment de la préfecture qui de loin c'estd de loin c'està-dire qu'en fait il y a des caméras qui surveillent la place et qui sont capables de distinguer quand même assez nettement des détails alors je vois qui commence à s'agiter je dis ce panneau là est-ce que vous pouvez l'enlever je dis mais oui parce que ça gêne un peu ah bon d'accord alors je vais vous raconter qu' le panneau en question ça nous intéresse donc c'est macaron en Pinocchio Emmanuel Macron monsieur le
1:52 Président Emmanuel Macron oui parce que quand on va savoir pourquoi j'ai été embarqué voilà et donc pin c'est un grand nez vouz dire par là c'est un menteur c'est un grand menteur donc c'était un magnifique nez alors magnifique corbeau perché dessus et c'était donc un visuel qui qui je veux dire contre le fait que Macron vende la retraite par répartition des Français à Black Rock et avantarde parce que si on frenseigne bien Black Rock Avantgarde c'est du P c'est-à-dire que pour la retraite des Américains il faut piquer la retraite des Français et c'est bien pour ça d'ailleurs que notre cher président est magnifique jeune et très beau président a reçu donc le patron de Black Rock à l'Élysée il y a pas très longtemps donc non je veut bien que en fait l'histoire de la retraite tout ça c'est pour plus de poignau encore pour Black Rock et vgarde et d'autres encore voilà pour les vampires financiers jeis sortir tiens faudrait qu'on fasse une là Mo ouais c'est eux pour si vampire financier je crois que il y a déjà l'idée qui était sortie ce sont des caricatures ce sont c'est de l'expression donc on a le droit à la caricature en c'est oui donc ce qui gênait c'est qu'effectivement il y avait donc auout du costard un écusson ah l r e m et ça formait une et ça ressemblait de très loin donc à une croix la svastica en fait c'est devenu ouais c'est ça détourné détourné
3:45 pour les nazis qui représentait au départ la paix oui exact elle a été inversée ah bah comme beaucoup de choses mais ça on en parlera dans l d'une autre émission si tu veux bien volontier et donc voilà donc du coup elle me demande d'autres panneaux ça panique à mort et puis là elle voit un autre panneau où tu as Mélenchon et notre cher président sans lui manquer de respect surtout pas en allusion à on va dire tu sais là comment dire je sais plus je connais pas le signe je suis pas francmaçonique ah la pyramide les franc-maçons ouais l'œil l'œil c'est ça ça bref une allusion à ça donc du coup et du coup ça s'agite ça papote je vois des flics qui arrivent les policier pardon oui le policier et puis et donc elle vient me voir et elle dit Monsieur ça passe pas on vous embarque je comprends pas d'accord donc là vous êtes dans le ce qu'on appelle familièrement le panier à salade c'est ça et ça se passe comment à l'intérieur de ce panier alors en fait ils m'ont embarqué en voiture d'accord vous AZ résisté physiquement non pas du tout non vous êtes pacifiste Ahou je suis pacifiste et puis cherche pas puis surtout j'y crois pas quoi cette histoire d'accord et donc je me fais embarquer en voiture d'accord c'était gentil parce qu'ils m'ont pas mis les menotes jusque- là ça allait l'ambiance était bonne dans le véhicule la policière enfin ouais la policière elle était responsable elle était un peu sèche en panique pas sèche d'accord tu es surprise de ce qui arrive donc ce que je comprends bien sûr quand tu as des ha Radés qui te W puis là tu
5:37 dis ou faut jouer la carrière bref donc j'arrive à un commissariat pas très loin 500 m H je saurais pas exactement le situer parce que j'is à l'arrière et je pas grandchose et donc voilà et j'arrive et hop en cellule ouais cellule directement cellule c'est sans avocat c'est l'ule individuelle h parce que j'ai dit j'ai des petits soucis donc j'ai aux toilettes toutes les 5 minut vous avez une maladie assez sérieuse que vous traitez on va pas citer quoi exactement mais vous avez traitement régul maladie j'ai une maladie sérieuse qui nécessite des traitements sérieux quotidiens voilà donc d'ord voilà et ce qui provoque une envie d'aller aux toilettes de soulager quelque peu la vessie régulièrement donc gentiment une des policières m'a loué unele individuelle donc là vous êtes traité comment à partir de ce momentl ah non mais laassèchement c'est des policiers là il faut qu'il soit sec je saurais pas les imiter franchement ça c'est vous êtes menoté non pas encore vous AZ peur pas du tout pas du tout ça m'a rappeler une histoire Mo j'en parler peut-être plus tard d'accord donc vous demandez un avocat à ce momentl alors il me demande si alors je suis convoqué par l'OPJ officier de la police judiciaire et donc il me demande il me donne mes droits donc assez tardivement par rapport à ma mise en bière faut pas exagérer de m'a mise en cellule et puis il dit voilà est-ce que vous voulez donner un coup de fil oui à ma femme est-ce que vous voulez un avocat bah oui j'ai pensais à je dirais pas de nom et puis
7:28 ou alors commise d'ofice un avocat commiseofice commis d'office vous en avez eu un ou une c'est pour ça que j'ai dit commise et quelqu'un de bien vous diriez ah très bien oui ça c'est important oua on a pas mal sympathisé parce queelle les métises vietnamienne ah comme les enfants sur le plan familial ça vous rappelle quelque chose voilà on va dire ça comme ça d'cord et donc je donne le coup de fille à ma femme même pas TR minutes il coupe la conversation ah oui d'accord ouais d'accord et votre avocate elle arrive combien de temps après 4 ah c'est vrai j'ai pas eution du temps assez rapidement je peux pas passer oui et puis donc j'ai eu droit à une demi-heure avec elle oui bon pour all expliquer la situation et puis pour qu'elle me donne des conseils je raconte ma version dit très bien cette version là c'est pas mal vous ajouterez ceci cela et puis elle me fait remarquer que déjà ma garde à vue est illégale d'accord pour quelle raison dit-elle parce que la lecture de mes droits est trop tardif par rapport au fait que je sois mis en cellule d'accord j'ai pas été voir mais si elle le dit d'accordêre exact c'est professionnel et que vous reproche-t-on de l'autre côté alors justement je vais raconter après c'est-à-dire que du coup puisque l'avocat est avec moi au bout d'une demi-heure on va voir le PG officier de la police judiciaire h et donc il est là pour noter ce que je vais dire h mot àot oui ou dans un fichier word oui et mon avocat n'a pas le droit d'intervenir elle est juste là pour assister h et donc je raconte je redonne ma version mais en fait ah oui j'ai oublié de dire le plus important excuse-moi oui c'est que quand on m'a signifié l'arrêt
9:18 enfin la mise en cellule on m'a donné on a commencé à me faire un papier en me disant vous êtes là pour injure au président d'accord c'est ce qu'on vous reprochez au départ voilà et puis donc un petit quart d'heure plus tard modification participation à une manifestation violente avec des dégâts matériels avec dégâts matériels voilà et quand j'ai rencontré mon 4 dire ouais ils ont mis ça pour vous savez pourquoi c'est pour justifier votre garde à vue parce que insulte au Président c'est pas suffisant pour vous mettre en garde à vue d'accord waouh manipulation de la procure sur heureux c'est une femme j'ai compris donc féminin et voilà donc ça c'était déjà une première manipe par rapport au texte de loi et compag enfin je veux dire on voit bien que c'est des manipulations tout ça bon je reprends donc vous donz votre version à l'OPG qui note par informatique une audition c'est une audition d'accord bon il fait pas mal de futographe bon je c'est gentil oui je sais c'est pas grave F voilà et donc avec ça hop terminé et puis l' PG me dit oh ça va pas loin vous êtes libéré d'ici 1 heure maximum ou 1h30 2h quoi maximum vraiment ça va pas loin bien je retourne en cellule se passe 2h vous êtes traité comment pendant ces heures qui suivent en cellulle en cellule non c'est les policiers ils ont une façon de parler aux gens qui est trèsèche d'accord bon ce que je comprends un petit peu parce que on pas se mettre en sympathie ou en empathie avec quelqu'un qui met t ah oui j'ai bien dire au on n pas là ils sont pas là pour sympathiser leur volo c'est leur volo quoi je comprends on tient compte de votre condition physique de vos
11:10 besoins pH ah oui exact donc j'ai signifié dès que je suis arrivé attendez j'ai un souci moi on sa j'ai des traitements très importants et si vous me gardez c'est une condamnation à mort j'appellerai ça un assassinat attention ok donc j'ai D le répéter pas mal de fois je l'ai dit aussi également en audition je l'avais dit aussi àvec et donc j'avais un rendez-vous le lendemain matin pour mon traitement comme on m'a dit c'est pas grave ça va pas aller loin je ne suis pas autrement inquiété et donc 2h après donc cette audition hop l'OPG me voir il dit voilà donc la procureur veut connaître le contenu vos portables j'ai deux portables HM et il faut que je leur donne que je donne les codes et puis aussi les codes SIM oui ou h je dis bah non pas de raison ah si vous le faites pas t genre tu peux ne pas signer mais si tu signes pas tu vas avoir des ennuis donc je suis pas forcé mais si je le fais pas j'ai des ennuis ça je bien ça votre avocate a-t-elle été informé de ça votre avocate non d'accord j'ai posé la question bien sûr mais moi je voyais surtout le compte tourné par rapport à au rendez-vous médical priorité ma santé he et donc sia pas eu ces problèmes de santé j'aurais joué peut-être un autre jour peut-être c'est facile à dire après donc OK et puis bon il fou il trouve rien il trouve une image tiens ça va faire l'affaire voilà et puis une image de manifestation ouais pareil un autre visuel de Macron une
13:01 caricature une caricature mais c'était pas terrible il était content il pouvait renvoyer quelque chose à d'accord à la procureur et puis il a rien trouvé d'autre il avait un os àrangé voilà d'ord et ça s'est arrêté là vous êtes sorti non pas du tout je suis retourné donc en cellule et puis comme j'étais rentré en cellule vers 17h40 17h le lendemain un peu avant je tapote fortement sur les vitres par S ne viennent pas parce que maintenant c'est plus des barreaux c'est des vites d'accord et donc il et je dis attendez je dois sortir là je dis au revoir oui les 24 heur se termine ces fameuses 24 heures légal voilà légal d'accord et j'attends encore un tout petit peu et hop on convoque pour signer un nouveau papier comme quoi je dois aller voir la procureur au tribunal de police et là j'ai fait monur comme dit autrre comme dit certains je dis mais c'est quoi ça c'est ridicule c'est stupide pourf vous jouez à quoi Monsieur et cetera pu tu en a un qui dit e en G regardant avec des gros yeux vous avez insulté le président le traitant de nazi et moi je lui dis moi aussi je sais faire les gros yeux bon donc je me suis pas laissé intimider pour dire ça alors là ce qui me gêne un petit peu dans ces interview c'est que je me fais un peu ouais je me fais valoir bon pas grave je suis tel que je suis exactement d'accord bien et donc bah vous avzê embarqué et puis hop et puis les flics pour les policiers qui devait m'emmener B ils étaient là déjà et puis ils m'ontemmené et là ils m'ont mis les manotes pour vous enchz la procureur dans le dos ouais au tribunal de police dans le dos j'ai d refaire dans le dos là comm ça donc c'est assez violent
14:52 physiquement ah encore l'expérience je suppose que c'est peut-être parce que j'ai fait un peu mon circ sign h le fait que je sois parce qu'à chaque fois il font signer un document d'accord on est obligé de le signer ah tu es pas obligé mais si tu ses pas sais pas ce qui t'arrive alors et là vous êtes emmené avec les menottes vous rencontrez cette dame non pas du tout donc je suis emmené je suis emmené avec les menottes dans un dans une estafette dans le dos dos enfin je vois la j'ai le dos à l'avant tu doncas les policiers qui a deux qui sont là comme un grand terroriste oui comme un grand terroriste et je leur ai dit je devrais arrêter de regarder Netflix parce que dans Netflix j'arrive à enlever les leses et moi je vous attaque voilà ça dépasse la fiction ça dépasse que c'est pas comme dans Netflix c'est biz et là alors vous allez où et donc j'arrive au de police bon ça prend un certain temps parce que c'était 18h et donc par là-bas donc c'est porte de clichi par là-bas bah c'est très embouteillé très embouteillé et donc on arrive là-bas hop direct je savais pas il y a des cellules pareil Queau commissariat et il y en a un paquet par il y a plusieurs étages comme ça vous avez changé de cellule j'ai changé de cellule c'était mieux mais là c'est plus de la Gard vu ah c'est la même cellule d'accord alors ce qu'il faut voir c'est qu'on a pas de là-bas quand tu en réclames il tend pas c'est spartiat av pu faire 100 j'is fait des provision parce que le commissariat il m'en avait donné j'avais fait quelques provisions c'était les restes du
16:44 confinement exactement pas ils ont peur qu' Stouff avec le PC je sais pas Jeffrey mais en fait c'est vrai que dans les cellules il y a plein de traces de sang les gens doivent se taper la tête ah ça pas une blague et là donc vous êtes à nouveau en cellule mais je nouveau en cellle est-ce que c'est un abus légalement je saurais pas te dire encore on est auelà des 24 heur mais c'est plus de la garde à vue d'accord je sais pas encore qualifier la chose vous AZ besoin de savoir de recul pour savoir ce qui voilà alors on me demande s'il faut l'avocate comm un avocat écoutez j'en ai déjà une commise d'office donc vous pouvez la prévenir bien s elle pas été prévenue ah bon c'est un manquement bah on va voir ça je sais Pasir d'accord et là vous rencontrez qui bon je j'attends normalement je vais passer à 10h le lendemain matin en fait je passe à pratiquement 12h et3 ah mais tout ça été très très long et donc j'avais mon traitement le matin donc ce rendez-vous là est annulé de fêtes voilà donc ça fera donc ça fait deux séances de rayon que j'ai euhqu je que j'ai manqué d'accord ça ça et donc je suis libéré alors donc j'ai en face de moi une délégué de la procureure elle me parle comme mes fixes je lu dis écoutez vous pouvez me parler autrement là parce que moi ça me dérange que vous me parler comme ça moi aussi je sa parleré comme ça h manque de respect vous diriez ouais vous êtes présumé innocent à ce moment-là en plus pas forcément je sais pas parce que on discute un peu je dis mais en fait la sanction enfin c'est déjà prêt on dit OUI B alors perdons pas de temps et en
18:34 fait je suis comment dire Astin ouis on va dire ça comme ça un stage de 2 jours au Mémorial de la Choa à Paris c'est sérieux mécembre oui c'est sérieux oui 8 décembre mi-décembrecembre pas les dates exactes d'accord voilà alors j'ai répondu mais j'aurais préféré un stage pour expliquer le génocide des vendé1 en 1793 génocide qui a quand même été décidé par décret par l'Assemblée nationale de belle République j'ai bien dit République j'ai évité de dire rublique parce que c'est ils aiment pas les jeux de mot non il faut être respectueux de notre belle République n'est-ce pas voilà et donc là ça été pris comment ah elle a la délégué oui elle a pas mal pris elle était là pour me faire signer truc et puis c'est tout et si je refusais hop je pouvais avir autre chose donc et moi ça m'intéresse ça m'intéresse de B d'aller à ce stage ah oui bien sûr il va falloir que je retienne certaines réflexion mais non ça m'intéresse il y toujours des choses à apprendre vous AZ vous avez tenté l'humour mais vous sentiez que vous étiez en position de vulnérabilité et que il y avait de potentiels abus en face quand on ne connaît pas ses droits finalement y a ils ont enfin moi je m'en fous d'accord c'estàd bon on impressionne pas on cherche pas àir comme ça ça fait pas reste que moimême mais aujourd'hui vous avez quand même envie de savoir ce qui vous est arrivé ce qui était légal ce qui nétait pas ou je vais regarder ce qui se passeudier ça alors ce qui est extraordinaire c'est que je pensais que mon avocat quiudition avec moi é reparti
20:25 avec l'audition pas du tout elle m'a dit non est-ce que c'est une enquête secrète vous êtes sérieux écoute c'est ce qu'elle m'a dit sec une enquête secrète ah oui j'ai oublié de dire quand j'étais au commissariat ils m'ont pris tous les profilsacac je dis ah c'est pas la connaissance faciale et puis les empreintes de tous les doigts et des paumes et l'ADN vous un test non c'est l'iver non ils m'ont pris l'ADN de quelle manière pour étudier l'ADN ah bon de quelle façon B en mettant un écouvillon pas un écouvillon ils m'ont pris la salive quoi c'est ça dans la bouche et ça ils ont le droit de le faire aujourd'hui je sais pas donc ça aussi vous allez enquêter pour savoirer ça ou je vais regarder ça d'accord vous avez des conseils juridiques sur le je vais je vais étudier ça ce qu'il faut c'est que j'aille chercher le dossier par que je peux quand même récupérer des éléments très bien j'ai aucun élément très bien alors je pe je peux étudier quoi j'ai aucun élément aucune de rien oui vous avez vous ce que vous avez vécu en tout cas fautourne vous retournez donc vous nous tiendrez informé parce que nous voudrons connaître la suite de cette on est quand même je croyais qu'on était en démocratie en fait on est en régime policier État de droit mais quel droit oui de quel droit celui qui écrit par les puissants ceux qui se croomîtrre c'est une form je viens de dire alors il y en a qui s'inquièteent parce que ça m'a traumatisé ou pas benah pas du tout bien au contraire ça m'a ravigoré d'ailleurs j'ai pu faire ma manifestation le lendemain le samedi et alors j'ai oublié de dire plusieurs choses la première belle surprise c'est quand je suis sorti donc de l'hôtel de
22:16 du tribunal ma femme était là en train de m'attendre est-ce que c'est pas joli ça ça c'est magnifique he ça ah je m' attendais pas c'est une fin heureuse je croyais qu'elle était démolie qu'elleait me frapper elle est forte parce que mais là oui nous la saluons on la salue et autre chose pour conclure alors autre chose pour conclure c'est que en fait ça m'a pas traumatisé du tout parce que j'avais déjà eu une épreuve un peu similaire parce que j'ai fait j'ai commencé par faire médecine je parle beaucoup de moi mais tant pis j'ai commencé par faire médecine c'est pour donner des explications j'ai commencé par faire médecine donc et puis ensuite donc que inur vous êes voilàingénieur donc j'ai fait subspect et donc là il fallait que je fasse mon service je pouvais pas faire les parce que pour reprendre mes études et il aurait fallu que je reprenne fin octobre or c'était il fallait que je reprenne mi-septembre donc j'ai renoncé à ça donc j'ai fait mon service à la Val et bah un jour tuis ils nous font courir bon bah pourquoi pas faut faire qu'on fasse un peu de sport et il y avait un guutant qui s'amusait à mettre des coups de pied dans le cul et puis au fesses pardon h au bidas ça lui a fait drôle quand je lui en ai mis un ah ça lui a fait drôle ah mais vous êtes un insoumis je c j'ai fait de jours de trou j'étais content vous avez déjà de l'entraînement voilà c'est pour ça que ça m jamais 203 comme on dit ah tu veux dire que ah vous voulez dire Madame la journaliste on peutoyer onyer stie on vous réinvitera pour connaître la suite de cette affaire savoir ce qui était légal et ce qui n'était pas légal pour apprendre des choses pour pas que ça se renouvelle pour d'autres voilà c'est quand même un abus c'est ce que j'appellerai un abus judiciaire à l'étude à l'étude à l'étude dans le respect de notre président
24:08 absolument et du tout ce qui est judiciaire et je voudrais dire une dernière chose c'est que je n'en veux pas à beaucoup de policiers de leur façon d'être parce que c'est mon avis c'est pas évident il y avait une bonne ambiance dans le commissariat d'ailleurs je les ai félicité parce que moi en tant que chef de service j'aurais bien aimé avoir une ambiance comme ça dans mes services bon c'était pas le cas j'ai pas su faire à l'époque on va dire mais eux ils avaient une bonne ambiance mais il y en a qui ont fait du zel quand même d'accord c'est bon à noter il y a toujours des individus zé dans un groupe et là ça explique beaucoup de choses donc pour moi c'est une excellente extraordinaire expérience humaine j'ai eu des expériences humaines très très enrichissantes parce que quand j'étais étudiant en médecine j'étais un brancardier au centre anticancéreux à C ensuite le mois suivant dans la vacan suivant j'étais dans un service de soin intensif et la dernière fois la fois suivante avant d'aller à Paris pour faire mes étud d'ingénieur j'ai passé 3 mois en maternité des gros bras ah formidable et j'ai vu d'ailleurs à l'époque c'était le tout début d'avortement comment des médecins se comportaient envers les jeunes filles qui voulaient se faire avorter là c'était IGN cétait ignép j'ava pasid il éta dur plus que çaqu d'accord voilà c'est ce que je voulais dire c'est une expérience humaine qui nous pouons remercier les acteurs de cette expérience on va dire ça comme ça on ira jusque là à bientôt Marc les Steven un grand merci bientôt merci Stéphanie merci tribune libre
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