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Pascal Clérotte explique pourquoi la loi interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans a été censurée
Pascal Clérotte, cofondateur du média indépendant L'Éclaireur, revient sur la censure par le Conseil constitutionnel de la loi interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Il détaille pourquoi ce texte lui paraît à la fois inconstitutionnel et inconventionnel, avant d'élargir la discussion à l'état de la justice française et aux perspectives politiques de 2027.
Ce dont il est question
Résumé établi depuis l'enregistrementPascal Clérotte présente son parcours : école de commerce en Norvège, huit langues pratiquées à des degrés divers, expériences professionnelles en zone de conflit ou post-conflit (Afghanistan, Soudan, Niger) pour la Commission européenne et l'ONU, avant de fonder en 2021 le média L'Éclaireur avec Patricia Sère, ancienne chef d'édition de La Montagne. Le média, d'abord régional, s'est recentré sur l'actualité nationale et internationale et fonctionne uniquement via Substack, sans publicité ni appel aux dons.
L'essentiel de l'entretien porte sur la décision du Conseil constitutionnel du 14 août 2026 qui censure l'interdiction d'accès aux réseaux sociaux pour les moins de 15 ans. Selon Pascal Clérotte, cette loi était inconstitutionnelle, mais aussi inconventionnelle : elle contrevient selon lui au DSA (notamment son article 28, qui interdit d'imposer un traitement de données personnelles supplémentaires pour vérifier l'âge) et au RGPD. Il ajoute que la France ne peut de toute façon pas réglementer directement les très grandes plateformes, prérogative réservée à la Commission européenne, et qu'aucun consensus européen n'existe sur ce sujet, citant les réticences suédoises et allemandes.
Il écarte l'hypothèse d'un recours au référendum, rappelant que ce dernier ne peut porter en France que sur l'organisation des pouvoirs publics. Il analyse aussi cette séquence comme relevant, selon lui, d'une stratégie de communication politique d'Emmanuel Macron, destinée à asseoir une stature européenne, et évoque la notion de 'nudge' comme outil de gouvernement par la peur, y compris pendant la période du Covid.
L'entretien se poursuit sur l'état de la justice française, que Pascal Clérotte juge en difficulté au pénal par manque de moyens, tout en estimant qu'un changement générationnel a rendu la haute magistrature et la haute fonction publique moins dociles face à l'exécutif. Il revient sur l'affaire Fillon de 2017, qu'il qualifie de construction politico-judiciaire, et sur les suites judiciaires de l'affaire Le Pen. Il évoque enfin, à titre d'opinion personnelle, ses anticipations pour 2027 : un second tour probable entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, des risques judiciaires pour Emmanuel Macron une fois son immunité levée, et une France selon lui à l'abri de la fraude électorale du fait de l'organisation décentralisée du scrutin.
Points abordés
- Le Conseil constitutionnel a censuré le 14 août 2026 l'article interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, pour atteinte disproportionnée à la liberté d'expression et absence de garanties sur la vie privée.
- Selon Pascal Clérotte, la loi est aussi inconventionnelle car contraire au DSA et au RGPD, notamment à l'article 28 du DSA sur la vérification d'âge.
- Il estime que la France ne peut réglementer directement les très grandes plateformes, cette compétence relevant de la Commission européenne.
- Un référendum sur ce sujet serait, selon lui, impossible car les référendums français ne peuvent porter que sur l'organisation des pouvoirs publics.
- Il analyse la démarche d'Emmanuel Macron comme une tentative de se forger une stature européenne, éventuellement en vue d'un poste après l'Élysée.
- Il juge la justice pénale française sous-dotée en moyens mais observe un changement générationnel rendant magistrature et haute fonction publique moins alignées sur l'exécutif.
- Il qualifie l'affaire Fillon de 2017 de construction politico-judiciaire ayant favorisé l'élection d'Emmanuel Macron.
- Il anticipe, à titre personnel, un second tour Mélenchon-Le Pen en 2027 et des poursuites judiciaires contre Emmanuel Macron après la fin de son immunité présidentielle.
- Il considère la fraude électorale en France très peu probable, du fait de la décentralisation du dépouillement dans de nombreux petits bureaux de vote.
- Il plaide, à titre d'opinion, pour une réforme du fonctionnement de l'Union européenne, avec suppression du Parlement européen et de la Commission au profit de comités techniques.
Ce résumé est établi à partir de la transcription intégrale de l'entretien, puis relu par la rédaction avant publication. Il ne remplace pas l'écoute : les nuances, les hésitations et les réserves de l'invité sont dans l'enregistrement.
« Il ne peut pas passer par ce cette pirouette que serait le référendum finalement. Non, c'est pas possible. »
« Ils utilisent la loi comme un instrument de communication politique afin de propulser leur propre carrière. »
« L'affaire Fillon s'était téléphoné. C'est quelque chose qui a été planifié, qui a été ourdi et qui a été très bien exécuté. »
« Le plus urgent, c'est de se débarrasser définitivement de la clique qui est aux manettes depuis 10 ans. »
Sujets
Transcription intégrale
17 130 mots
Établie à partir des sous-titres de la vidéo, sans relecture. Les hésitations et les répétitions de la machine ont été retirées, rien d'autre. Cliquez un horaire pour entendre le passage.
0:00 Les référendums en France ne sont permis que pour l'organisation des pouvoirs publics. Alors ce qui est large mais qui ne comprend pas cela, ça c'est pas possible. Il ne peut pas passer par ce cette pirouette que serait le référendum finalement. Non, c'est pas possible. [musique] Bonjour Pascal Clérotte, bienvenue sur Tribune libre. Je suis ravie de vous accueillir en ce vendredi 21 août 2026. Vous avez un parcours assez riche. Je vais vous poser des questions dessus pour qu'on vous découvre. Et vous avez fondé, tout seul ou cfondé? Non, avec ma collègue Patricia Ser qui elle contrairement à moi, est une journaliste professionnelle. Ouais.
0:56 Super. Vous avez cofondé avec cette femme compétente, on va dire ça comme ça, l'éclaireur il y a quelques années. Vous allez nous en parler, on voudrait vous découvrir vous, découvrir l'éclaireur et découvrir votre point de vue sur cette loi inconstitutionnelle et inconventionnelle qui est la loi d'interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans. Bonjour Pascal, comment allez-vous aujourd'hui? je vais très bien et merci beaucoup de votre invitation. Ravi, vous êtes pas loin de Grenoble, j'ai le droit de le dire. Oui, oui, vous pouvez. Oui, oui, c'est pas c'est pas un secret du tout puisque l'éclaireur à l'origine était l'éclaireur Ronalpe et on a assez vite arrêté le côté régional de la chose parce que on s'est rendu compte que bah les gens n'étaient pas prêts à payer pour ce type d'information. oui, ça limite, c'est Oui. Non, mais c'est malheureux, c'est que notre lecteur est pas là. Oui, d'accord. c'est que les les enquêtes régionales parce que ce qu'on voulait faire à l'origine c'était mélanger à la fois des enquêtes régionales parce qu'il y a un déficit total pas qu'en Ronalpe ou pas qu'en Auverne Ronalpe mais de partout en France d'enquêtes qui sont faites au niveau local ou régional et ça demande énormément de temps et c'est tellement étroit en fait que la les gens soit ne lisent pas soit tout simplement ne sont pas prêts à payer pour et donc on s'est rendu du compte assez rapidement que ce dont les gens enfin ce pourquoi les gens étaient prêt à payés et bien c'était plutôt du national et surtout de l'international. Donc on s'est recadré et d'où le nom aujourd'hui qui n'est plus que l'éclaireur tout court.
2:27 C'est très bien. Même si vous restez Ronald Pain, vous êtes national et international. D'autant plus que vous me disiez hors caméra que vous parlez h langues. C'est quand même assez rare pour un français. Alléluia. Oui. Bon, je les ai appris sur le terrain, c'est tout. C'est parce que j'ai la chance de vivre très longtemps à l'étranger dans des pays différents. Donc si on fait pas l'effort d'apprendre la langue, surtout quand on y travaille on n pas en vacances et qu'on est sur le terrain, bon ça facilite grandement les choses donc c'est pas très compliqué. Exactement. Vous avez fait une école de commerce à l'étranger dans quel pays? En Norvège. En Norvège. C'est beau. oui, c'est beau. Oui. Puis mais au bout d'un moment si on vite quoi. C'est ce sont les pays scandinaves, quoi. C'est particulier. C'est très beau pour y en vacances mais j'avoue qu'au bout de 6 ans, j'en ai eu marre. D'accord. Et là a commencé votre côté polyglotte? Oui, enfin je parlais déjà l'anglais, l'allemand avant, donc en plus du français. et donc pour des raisons familiales, mais aussi parce que j'avais appris à l'école comme tout le monde.
3:23 mais le côté familial aide aussi. et puis oui, non effectivement étant sur le terrain quand vous restez c'est pas très c'est pas si compliqué que ça une langue à prendre et puis quand on en a pris une langue étrangère, la seconde est plus facile à prendre et la troisième est encore plus facile à prendre. Enfin, c'est un petit peu le principe Berlitz quoi. Monsieur Berlitz qui parlait lui, je sais plus combien de langues. Alors, les huit langues, je les parle toutes parfaitement couramment. Je ne les parle pas toutes parfaitement couramment,. parfaitement couramment, j'en parlais quatre, on la limite cinq et les trois autres, on va dire que j'ai wine suffisamment pour pouvoir me débrouiller au quotidien. Voilà, je pas je vais pas pouvoir avoir une discussion intellectuelle ou politique ou académique de très haute volet, mais ça suffit pour faire son marché, pour aller boire un café avec les gens et discuter du temps et de choses et d'autres quoi. Voilà. Vous avez vécu dans des pays étrangers, on peut savoir lesquels? Oui, oui, tout à fait. Bon, je vous ai dit la Norvège. J'ai également vécu au Maroc, j'ai également vécu en Afghanistan, au Soudan, au Niger, enfin que des pays pendant Ouais. près d'une ouais une bonne quinzaine d'années, des pays qui étaient très calmes, on va dire. Voilà.
4:22 Ouais. Comme vous dites, vous avez après cette école de commerce, donc ce diplôme, quel est votre parcours finalement? Enfin, moi j'ai commencé comme contractuel de la fonction publique et puis ensuite, je suis passé dans le conseil en management. et puis ensuite, j'ai une double activité une double activité simultanée toujours dans le conseil mais pour une boîte américaine qui faisait de l'intelligence concurrentielle. Voilà, d'un côté et de l'autre côté, je faisais des missions d'expertise pour la Commission européenne et l'ONU. Voilà. Donc des missions qui étaient plutôt situées en zone de conflit ou post-conflit avec un voilà quoi, donc sur des problématiques de développement ou bien sur des problématiques électoraux. électoral, pardon, excusez-moi qu'est-ce que je dis? Donc vous avez mené des études avec quel genre d'outil juste pour savoir par curiosité. Ah quand on fait des études, bon par exemple, j'ai été le chef du d'un projet de d'étude de la réforme et de la restructuration de l'administration provinciale Afghane. Là les outils, il y a pas le choix on est sur le terrain, on va parler aux gens, on regarde comment ça se passe.
5:29 Donc il y a pas d'outils particuliers maintenant des outils d'analyse qui sont tous qui sont extrêmement communs quoi. On va se plonger dans la législation locale, on va regarder ce qui se passe, on va discuter avec des gens, interviewer d'autres, leur demander ce qu'ils pensent, comment ça fonctionne, comment est-ce qu'ils aimeraient que ça fonctionne et cetera. Voilà. Puis ensuite, on formule des recommandations. C'est un travail de c'est un travail d'étude. Tout ce qui a plus, tout ce qui a plus classique. Il y a rien de bien compliqué en la matière. Vous restez connecté au réel en tout cas. Bah, vaut mieux. Oui, c'est surtout dans des pays pareils quoi. Si vous aimez ou c'est pas on n'est pas non, on n'est pas là à tirer des plans sur la comète he c'est extrêmement opératoire. Et est-ce que c'est tout ce vécu qui vous a conduit finalement à créer l'éclaireur qui a été d'ailleurs fondé en quelle année? en ça fait 6 ans, en 2021 en 5 ans, pardon, 2021. Ouais. voir même on a réellement commencé en janvier 2021 mais ça avait on avait fait un les premiers pilotes datent de 2020 et en fait on a été le premier média journalistique français sur ce obstacle.
6:34 Ah très bien. Et c'est une rencontre avec cette collègue. Enfin qu'est-ce qui a fait que vous avez cré? Oui. Non, c'est parce qu'au bout d'un moment un petit peu ralbol du conseil, un petit peu ralbol et toujours à droite à gauche et puis ça devient répétitif quoi. C'est au bout d'un moment où on a fait le tour de la chose et étant un naturel curieux et m'ennuyant très vite, c'estàd que je me lasse très vite d'un sujet, voilà, bon benah il y a rien de mieux que de faire du de journalisme pour pouvoir allègrement changer de sujet à sa guise et puis bah utiliser ce que j'ai pu apprendre dans mes vies professionnelles précédentes. Exact. Je vais montrer l'éclaireur. Je sais pas si vous le voyez. Alors là, on n'est pas sur la bonne page. On y reviendra après parce qu'on va parler ensuite de cette loi. alors, attendez. Alors, voici une présentation de l'éclaireur. Ce journal je j'ai envie de dire aux méthodes très rigoureuses. Je vous lis sur obstacle régulièrement et vous n'essayez pas de vendre ni du vent, ni de la peur, ni de l'opinion. Finalement, il y a forcément pas totalement de la neutralité mais vous essayez quand même d'être factuel le plus possible. on a nos opinions mais puisqu'on essaie de faire du journalisme effectivement on s'attache d'abord au fait et donc le but du jeu ça consiste à rapporter autant que faire ce peut tous les faits en tout cas ceux qu'on a pu vérifier bien évidemment et puis ensuite une fois qu'on a fait les analyser et une fois qu'on y a fini de les analyser je arrivé pardon alors on a peut-être le droit de donner son opinion mais pas avant bien évidemment mais on a nos opinions et on les exprime he mais c'est pas de l'opinion au sens où il y a pas d'engagement politique particulier quand on prend des positions elles sont basées sur des faits, elles sont pas basées sur une idéologie, on va dire.
8:19 Comment on peut s'abonner via Substacle essentiellement? Via Subst uniquement. Ouais. Uniquement. D'accord. Donc on invite les auditeurs à s'abonner en masse à Substacle parce qu'effectivement vous faites un travail [grognement] comment dire honnête. Voilà. Il y a beaucoup de recherches. et donc vous aviez donc est-ce qu'on peut en donner d'autres? Il y a quand même d'autres réseaux sociaux sur lequels on peut trouver Oui, tout à fait. vous avez nous trouvé sur TikTok mais très peu enfin parce qu'on a arrêté c'est pareil au bout d'un moment on s'est rendu compte que les réseaux sociaux en fait ne nous rapportaient pas de lecteur ce qu'on a sur ce obstacle parce que c'est une plateforme on a quand même la un certain nombre d'outils statistiques et on se rend compte on voit la provenance des abonnements et la plupart de nos abonnés proviennent du réseau obstacle donc par exemple Twitter c'est un truc de diffusion mais ça nous rapporte x plutôt aujourd'hui mais ça nous rapporte quasiment pas d'abonnés c'est la même chose. LinkedIn idem.
9:15 Donc c'est soit des c'est soit du bouche oreille, soit des gens qui sont déjà sur ce obstacle ou en tout cas qui sont des utiliseurs obstacle avec un compte de substacle qui vont qui vont s'abonner. D'où l'intérêt de substacle he puisque nous on fait surtout de la presse enfin surtout de l'écrit même si on a des podcasts vidéo comme audio, mais c'est avant tout de l'écrit. et donc la plupart des gens qui aujourd'hui aiment lire en tout cas aiment s'informer en lisant en matière de presse indépendante le font sur ce obstacle. Très bien. Et vous avez une chaîne mais effectivement vous faites pas énormément de Non parce que ça prend trop de temps. Encore une fois la production vidéo c'est on c'est faudrait qu'on divise notre production écrite par trois ou quatre he pour pouvoir y arriver. D'accord. C'est extrêmement chronophage. C'est pas à vous, je vais la prendre. Oui, le temps que je vous force une réunion zoom parce que moi j'ai les problèmes de connexion de mon côté. Ça va pas revenir là-dessus, je m'en excuse. mais voilà, c'est ça peut être extrêmement chronophage malgré les enfin malgré les outils di qui existent aujourd'hui qui quand même simplifient bien la vie. Mais donc non, on a fait le choix puis encore une fois c'est ce que nous savons faire quoi. Le la production audiovisuelle c'est tout notre toute autre bête même en format podcast. Donc oui donc on essaie de voilà on en fait quel on en fait de temps en temps mais c'est pas notre forté on va dire.
10:41 Tout à fait. on peut parler rapidement de Patricia sur Oui tout à fait. Patricia 5. Alors elle est journaliste professionnelle. C'est une ancienne chef d'édition de la montagne,. Elle travaille plus de 20 ans donc dans la PQR. voilà. La montagne c'est l'Auverge. L'uverge. Ouais, tout à fait. L'Auvergne, ouais. Et elle a une formation solide effectivement et Ah elle est journaliste professionnel pour le coup. Alors, elle est pas elle a pas fait d'école de journalisme parce que je vous rappelle encore une fois le meilleur moyen d'apprendre le journalisme et c'est journalister les écoles de journalisme. Moi je j'aimerais toujours l'essicisme bah assez important. Bon, les gens font ce qu'ils veulent après tout mais d'ailleurs comme la plupart des très bons journalistes, vous verrez que la plupart des très bons journalistes en France n'ont pas fait d'école de journalisme. Oui, souvent plein c'est très souvent le cas. Il y a pas de règle. La seule règle c'est qu'il y a pas de règle. Oui, c'est ça. Ou d'ù le problème des écoles de journalisme quoi. Non, non, mais il y a des gens qui ont pris sur le tas. Voilà, c'est qu'ils ont pas de formation.
11:38 Vous avez plein de gens. Je pense notamment à Mark Devel qui est quelqu'un qui n'a pas fait d'école de journalisme par exemple. Absolument. Il y en a vraiment beaucoup. Donc de l'investigation réelle. H ouais, tout à fait. Oui. Donc c'est pas du tout une méation. Puis surtout journaliste, ça aussi il faut le rappeler aux gens, c'est pas une profession réglementaire he n'importe qui peut être journaliste. Il suffit de pouvoir prouver qu'on effectue un travail qui soit payant ou gratuit visant à informer le public. et donc quand j'ai prouvé, c'est qu'il faut avoir quand même un minimum de backlog, un minimum de d'articles à montrer. Mais voilà, la carte de presse, c'est journaliste professionnel. Cela signifie que vous tirez une partie significative de vos revenus du journalisme. Or, un journaliste professionnel en France, d'ailleurs ça c'est on va parler de après, mais vous allez voir que c'est aussi un petit peu tordu, ne peut-être en France qu'un salarié, c'est-à-dire soumis à une autorisation à pardon une autorisation à une à une subordination pardon hiérarchique,.
12:35 Ce qui un freelance, un vrai freelance, un travailleur indépendant ne peut pas être journaliste en France. La la Commission nationale des cartes de presse refusera de donner la carte de presse. Ah non et personnellement, je sais que je ne remplis absolument pas les conditions pour demander ma carte de presse. Non mais si vous êtes indépendante, ils vont vous dire non. Ah oui bah tout je confirme il faut que vous soyez salarié parce qu'un pigiste aussi ça aussi il faut le dire aux gens un pigiste rien d'autre he qu'une qu'un salarié payé à la tâche. C'est un salaire un piste. Donc tout à fait donc voilà c'est la loi française et ce depuis 1881 la fameuse loi sur la presse. Mais sur la liberté de la presse. Ouais la liberté de la presse. Absolument. loi qui peut être malmenée ou pas. c'est ça serait difficile de la maloner. Ils ont ils essayent tout le temps mais ça va être ils essayent tout le temps. Alors justement la transition est toute trouvé. on a fait le tour de l'éclaireur. Vous voulez m'en reparler un peu ou est Non c'est bon.
13:33 Finalement si j'avais une question. Comment vous partagez le travail avec Patricia? Comment vous œuvrez vraiment au quotidien? Ah bah on se parle c'est aussi simple. Ah non mais bien sûr mais les enquêtes qui fait quoi? Ah bah non alors généralement non généralement on mène ça chacun de notre côté. chacun ses enquêtes, c'est pas possible. Enquêter à deux, c'est toujours très difficile. mais on se parlerait on se parle bah 4 à c fois par jour, voir plus. et puis de toute manière, il y a pas un article qui est publié sans que l'autre les relu. voilà. Mais on s'entend bien, on se connaît bien, on travaille à peu près pas forcément de la même manière parce que enfin d'ailleurs moi je me définis plus comme un analyste qu'un journaliste en fait. Ça serait plutôt ça serait plutôt plus juste de le dire alors qu'elle c'est vraiment une vraie journaliste pour le coup. ça se voit d'ailleurs he dans notre manière d'écrire, c'est pas du tout le même style. et donc voilà, donc c'est pas du tout un problème à deux. Alors si on était 10, ouais non là ça aurait été là si on était 10, il y aurait de toute manière un rédacteur en chef qui là distribuerait le travail ou en tout cas l'organiserait. Mais là nous on y arrive bien, c'est pas compliqué.
14:35 C'est super. Généralement on va Patricia est plutôt tout ce qui est environnement certains sujets européens. Moi je vais prendre d'autres sujets européens. Je m'occupe de tout ce qui est défense géopolitique et économie. voilà donc c'est on a chacun nous su prédilection et donc ça se fait naturellement. Donc c'est une complémentarité parfaite finalement. Parfaite, je sais pas mais en tout cas ça marche. Qui fonctionne, on va le dire comme ça. est-ce que vous voyez à l'écran la loi de censure? La censure de la loi? Oui, je la vois. Parfait. Alors ça c'est une bonne nouvelle. j'ai envie de lire cet extrait du communiqué de presse du Conseil constitutionnel du 14 août 2026. Statuant sur deux saisines parlementaires, le Conseil constitutionnel censure l'article 1er de la loi qui prévoyait d'interdire l'accès des mineurs de moins de 15 ans au service de réseaux sociaux en ligne. Tout en relevant que l'exigence constitutionnelle de protection de l'intérêt supérieur de l'enfant et l'objectif de valeur constitutionnelle de prévention des atteintes à l'ordre public sont de nature à justifier une limitation de la liberté d'accès de mineur à ses services. Le conseil juge que les dispositions contestées d'une part portent une atteinte disproportionnée à la liberté d'expression et de communication et d'autre part n'ont pas prévu les garanties légales propres à assurer le droit au respect de la vie privée. Donc nous avons encore un garde fou dans ce Conseil constitutionnel.
16:05 vous expliquez que cette loi est inconventionnelle et inconstitutionnelle. Est-ce que vous pourriez préciser aux alors tout à fait alors c'est deux choses tout à fait différentes en fait si vous voulez quand il y a une loi en France vous avez deux niveaux de contrôle de l'égalité vous avez le contrôle de constitutionnalité qui est fait par le conseil constitutionnel et une fois que la loi a été promulguée c'estàdire validée par le conseil constitutionnel et signé par le président de la République faut-il encore que les dégrés d'application qui permettent donc l'application de cette loi c'est comme le portalus écrit dessus soit eux-mêmes contrôlés par le conseil d'État qui là peut les annuler au motif qu'il serait est contraire aux engagements internationaux de la France. C'est que nous avons avec cette loi, ils ont quand même réussi cet exploit parfaitement délirant ou en tout cas extraordinaire. Donc de pondre une loi inconstitutionnelle. Je me demande comment enfin les députés qui l'ont voté s'ils ne le savaient pas bah écoutez, on a un sérieux problème dans la sélection du personnel politique français mais en plus inconventionnel parce qu'elle est contraire à la fois au DSA donc règlement européen et au RGPD autres règlements européens. Alors donc en fait on n pas qu'un seul guerre de fou, on en a plein.
17:12 Et donc outre l'inconstitutionnalité de cette loi, il y a aussi un autre problème dont personne ne parle et c'est que et bien sûr l'inconventionnalité, on reviendra plus tard sur les détails notamment l'article 28 du DSA. et il y a également un autre problème, c'est qu'en fait la France d'après le DSA ne peut pas réglementer directement des plateformes, les très grandes plateformes. C'est la seule prérogative de la Commission européenne. Or aujourd'hui, au niveau de l'Union européenne, il n'y a aucun consensus pour l'imposition de limite d'âge sur les réseaux sociaux. dans certains pays, ça ne passera pas, notamment la Suède, pour des raisons de respect de la vie privée puisqu'ils vont considérer que ce que font les enfants d'UR comme en France c'est ce qu'en tout cas c'est ce que le droit français dit, ce que font les mineurs et la responsabilité de ceux qui exercent l'autorité parentale, pas celle de l'État. C'est également le cas en Allemagne où il y a une commission parlementaire qui a mis de très grandes réserves quant à des limites d'âge. donc nous voyons que le grand projetmanuel d'Emmanuel Macron qui visait à se mettre en avant en étant le leader du mouvement auquel il félicitait les autres de se joindre et tomba à plat. Donc voilà puis soyons franc. Une liberté ça cour dès la naissance. à nourrisson dans les faits a exactement les mêmes libertés que vous et moi. La seule différence entre un mineur et un majeur, c'est que le mineur, lui, va exercer ses libertés comme je l'ai dit, bah sous la responsabilité de ceux qui détiennent l'autorité parentale. Donc, on ne peut pas restreindre l'accès aux réseaux sociaux à tous les personnes de moins de 15 ans. c'est pas possible, c'est inconstitutionnel. Il faudrait préciser quel réseau, dans quelles conditions exactement ce que voyez quand vous avez donc l'extrait là de l'extrait de
19:04 l'arrêt pour le coup ou la décision plutôt du conseil constitutionnel qui le dit très clairement. Absolument. Vous avez stabil bossé tous les passages importants, tous les arguments du Conseil constitutionnel finalement pour empêcher cette loi. Les explications, oui, donc les pas les arguments mais les enfin les explications là, ce sont des c'est une explication juridique. Absolument. Et en fait, vous disiez peut-être dans une interview très justement, vous disiez la seule solution désormais pour Emmanuel Macron de parvenir à ses fins, c'est de passer par un référendum. Ah non, mais je pas dit ça. Ça c'est dans un article de ma collègue effectivement qui analyse pareil la constitutionnalité de du référendum proposé par Emmanuel Macron. La réponse est non puisque les référendums ne sont pas faits pour trancher de sujet de société. Les référendums en France ne sont permis que pour l'organisation des pouvoirs publics. Alors ce qui est large mais qui ne comprend pas cela.
20:05 Ça c'est pas possible ça. Donc il ne peut pas passer par ce cette pirouette que serait le référendum finalement. Non, c'est pas possible. D'où le d'où d'où le fait qu'il a demandé à le cornu de revoir sa copie, ce que dans les fait il n'a pas à faire puisque c'est pas le président de la République qui gouverne en France, mais c'est le gouvernement. C'est ce que dit notre constitution. et puis aussi les tentatives d'essayer de faire passer ça en force au niveau européen. Tentatives qui pour le moment sont infoutueuses et à mon avis et d'après ce que j'entends à Bruxelles le resteront. Oui, justement vous dites très justement nous sommes encore en lien avec des institutions à l'éclaireur. Donc vous avez quand même des informations. Mais on a des sources, on fait du journalisme. Donc si vous avez mieux, on se contente pas simplement de d'aller vérifier ce qu'il se dit sur internet. ça c'est de la recherche primaire, c'est normal, ça permet de négocier le boulot mais on va surtout aller parler à des gens. Oui. Donc sur un sujet pareil, nous sommes bien naturellement parlés aller parler à des gens du Conseil d'État, à des gens de la Commission européenne et à des gens de la Cour de justice de l'Union européenne et puis de la Cour européenne des droits de l'homme. Voilà qui nous ont tous dit la même chose. C'est parfaitement pas possible.
21:14 C'est pas possible. Donc vous ne voyez pas du tout comment Emmanuel Macron pourrait nous laisser ce cadeau empoisonné avant de partir. Non non. Mais encore une fois, faut bien comprendre une chose, c'est que qu'on veille ou non, c'est dans le droit, il a une hiérarchie des normes. Ce qu'on appelle les réion des normes. Vous savez ce qu'ils appellent l'état de droit. En fait, l'état de droit n'a rien à voir avec ça, mais c'est pas grave. l'érarchie des norme, on est bien d'accord. au-dessus aujourd'hui de du droit français, il existe également tout un droit suprational, alors européen, celui de l'Union européenne, mais également en matière de droits de l'homme et de liberté, toute la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme qui est découle directement de la Convention européenne des droits de l'homme. Et donc ça effectivement c'est on peut pas passer à côté quoi, ni par-dessus ni par-dessous. La CEDH finalement c'est le c'est l'organe suprême. H alors oui pour les affaires vraiment 100 % droit de l'homme. Oui. Alors même si encore une fois je vous rappelle que les arrêts de la COEDH ne sont pas exécutoires. Il est convenu toutes les parties signataires ont convenu de les exécuter. Ce qui est tout à fait différent c'est qu'on peut parfaitement un pays peut parfaitment non ça j'applique pas.
22:25 C'est arrivé, ça arrive d'ailleurs régulièrement. C'est rare mais ça arrive, enfin c'est rare, ça arrive plusieurs fois par an, mais vu le volume de contentieux, c'est c'est som tout assez négligeable. au niveau de la CGUE, bah c'est simple, les arrêts de la CGUE, on force de loi dans toute l'Union européenne. Point barre. Voilà. et puis au niveau constitutionnel, écoutez, en France, on en a déjà parlé et puis en ce qui concerne le Conseil d'État, donc le droit administratif, même chose quoi. Donc non, donc cette hiérarchie des normes fait qu'on peut pas faire n'importe quoi et que de toute manière pour faire passer une pareille loi, quand on lit l'arrêt du Conseil constitutionnel, cela signifie modifier voir tout simplement supprimer la déclaration des droits de l'homme et des citoyens. préambule de la Constitution française, la Convention européenne des droits de l'homme, voilà, et puis la et puis la convention européenne des droits fondamentaux qui là est circonscrite à l'Union européenne. Donc ça fait un petit peu beaucoup de textes fondamentaux à supprimer. et quand je dis fondamentaux, ce sont ces textes qui sont les les mères, les matrices de toutes les autres lois.
23:33 Donc c'est juste une impossibilité juridique. voilà, ça il faut le savoir. Et effectivement la voix du référendum, comme je l'ai précisé auparavant et pour ce sujet-là une impossibilité. Et je rajoute que le DSA ne permet pas en France ne permet pas à la France de de réglementer les grandes plateformes, c'est-à-dire MTA X, enfin toute la bande Facebook, Instagram, ça c'est MTA, WhatsApp. Voilà. Bon, toutes les grandes plateformes, donc celles qui ont plus de je crois que c'est plus d'un million d'utilisateurs par unique par mois, c'est la seule priorité de la Commission européenne. Donc l'État français ne peut pas le faire. C'est la raison d'ailleurs pour laquelle, je sais pas si vous souvenez, la Commission européenne avait émise de très grosses réserves quant à la loi française, non pas parce qu'elle n'était pas d'accord pour des questions de droit de l'homme, ils adorent censurer là aussi, mais tout simplement parce que la loi française venait empiété sur les préoccupatives européennes.
24:35 Donc de toute manière d'un point de vue conventionnel au moment du contrôle par le Conseil d'État tous les déc tous les décrets d'application auraient sauté en tout cas la plupart et donc cette loi aurait été tout simplement inapplicable. Voilà que nous pouvons et oui et nous pouvons remercier ces grands sages qui ont mis en place ces matrices qui nous sauvent. Oui enfin ces grands sages ça dépend de qui vous parlez et ça dépend de quelle matrice vous parlez. non parce que la la loi fondamentale et pas qu'en France également regarde de partout dans le monde là le fondement c'est quand même la déclaration universelle des droits de l'homme et des citoyens qui a été pompée par les Américains dans leur belov rights qui a été adopté après que la France adopté la déclaration donc des droits d'hommes et des citoyens la notamment leur premier amendement sur la liberté d'expression.
25:30 oui. Non mais ça c'est non alors je vous parle mais je vous parle pas de la constitution là c'est autre chose. Je vous parle de la Bill of Rights donc qui est la qui est qui est en fait il faut savoir que la la la constitution américaine a été rédigée au moment de l'indépendance. effectivement a bien été signée par les pères fondateurs au moment de l'indépendance, mais ensuite il a fallu la faire adopté par chacun des États. Et oui. Et donc là ça s'est avéré légèrement plus compliqué puisque il y avait un certain nombre d'états qui disaient "Mais attendez, nous on s'est pas battu pour débarrasser les onglais pour retomber sous la couve d'un espèce de bidule fédéral. Donc nous exigeons un certain nombre de garanties et ça ce sont des garanties qui sont contenues dans la Bill of Rights qui qui est quelque chose de séparé de la Alors, ça fait partie de la Constitution mais c'est pas un amendement de la Constitution. Voilà. Alors le premier amendement, lui a toujours été là. voilà, a toujours été là. Ça c'est pas nouveau.
26:25 Et effectivement, il y a pas de démocratie sans liberté d'expression et surtout enfin ce côté extrême ou total de la liberté d'expression à l'américaine, bah provient du fait que de la méfiance qu'avit qu'avaient les États et les pères fondateurs pour toute personne qui chercherait à contrôler la parole. C'était quand même ce qui se passait avec les onglais quand les États-Unis étaient une colonie, enfin des colonies plutôt. C'est encore c'est un ensemble un corpus de droit finalement. Oui, c'est ça. Oui, oui, oui. Non, mais c'est pareil. Enfin, c'est faut pas faut bien comprendre tout le monde dit le premier monde américain mais en fait quand on regarde bien la loi de 1881 quand elle a été votée, c'est mais apporte des garanties équivalentes au premier amendement. Il a fallu attendre 1972. ah bah oui, d'ailleurs j'ai oublié une chose, c'est que je suis également l'un des deux auteurs avec mon confrère Thomas Fazi qui est italien des Twitter Fal France qui sont sortis l'année dernière.
27:24 J'avais suivi cette affaire. Oui, bravo. Et donc on explique très bien comment ça s'est passé en France,. Donc la loi 180 permettait une liberté d'expression totale. elle d'ailleurs, elle a permis toujours,. Bon, la seule différence avec les États-Unis, c'est qu'effectivement on peut vous tenir responsable de vos propos. la loi de 180 en fait oui. Alors vous avez la diffamation, l'injure mais en fait ça c'était pas du tout pour réprimer le discours à l'origine. La loi 1881 m'a apportait exactement les mêmes garanties que le premier amendement. faut savoir que donc le le faire de la diffamation et l'injure des infractions pénales qui n qui ne sont pas punis d'ailleurs dans leur forme simple de prison mais d'amende uniquement. c'était surtout le moyen à l'époque, on dit 180 de faire cesser les de faire cter les duels puisque les affaires d'honneur se réglaient sur le champ ou au champ plutôt avec soit avec des rapières des épées soit des pistolets. Ça faisait des blessés parfois des morts. Donc c'était avant tout pour ça pour cela. Alors la pratique du duel naturellement est une pratique réservée à la très bonne société he c'estàd la noblesse et la très grande bourgeoisie.
28:34 Le comment dire le le fermier ou l'ouvrier moyen ne se battait pas en duel bien évidemment. et donc c'est pour ça que cétait fait en fait. Mais qu'on te regarde réellement. Bon alors outre le fait effectivement de pouvoir être traîné en diffamation par une personne sestiment offensé pour un jour ou diffamation. Il y avait un autre faut voir ce il suffit de voir mais ce qui peut être écrit dans la presse française à la fin du 19e et puis dans guerre y compris des choses parfaitement vomittives parfaitement antisémite. Bon voilà, donc c'était il était extrêmement difficile avec la loi de 1881 de censurer quoi que ce soit. Enfin, en sachant que la censure ne peut provenir que du juge,. Le juge est le seul arbitre de la liberté d'expression en France et il l'arbitre à postériori. C'est une fois que les propos ont étémis, naturellement, on va pas non plus punir la pensée ou une intention.
29:31 La pensée, non, de la pensée de il y a pas de police de l'intention non plus en matière de de d'expression. Non, non, ça n'existe pas. Et donc, il a fait la tour de 1972 et la loi Pleéven pour qu'on voit débarquer une forme de contrôle. ou en tout cas de contrôle du discours dans l'81 puisque la loi PL donnait le pouvoir à deux associations à l'époque c'était la LICRA et puis le MRAP destiné en justice comme partie civile, c'est-à-dire d'initier tout simplement des mises en examen à partir du moment où l'un jour la diffamation concernait des groupes d'individus ou des individus en raison de leur appartenance nationale, ethnique, religieuse. Voilà donc c'est quelque chose de très récent ce côté répressif de en France c'est côté répressif de la parole. Alors on va vous dire que oui mais c'était pour lutter contre le racisme, c'est pas vrai à l'époque c'était surtout pour lutter contre le parti communiste qui commençait à sérieusement rouer dans les brancards en matière d'immigration. Et ouais, curieusement, le Parti communiste a été à l'époque et a été, on va dire jusqu'en Oui, jusqu'au milieu des années 80, enfin jusqu'à ce qu'il a fait partie plutôt du du des gouvernements de du gouvernement Morois, donc après l'élection de François Méteran était vend debout contre l'immigration. bien notamment ce fameux épisode où une section du parti communiste était allé démonter en région parisienne. Je me souviens plus de Montfermeil Les Corme Montfermé les Cormeill un truc dans le genre était allé démonter un un comment dire un hôtel de migrants en fait
31:21 à coup de bulldozer. Ah oui d'accord. Et à l'époque Marchet avait don George Marchet avait donné un fameux discours. Il disait qu'il fallait à tout prix mettre un terme à l'immigration légal comme illégal à moins de vouloir voir plus de travailleurs au chômage. Si vous aimz mieux, il y avait vraiment il y avait moins une grosse tension à ce niveau-là dans la société française à cette époque-là. Puis ensuite, on a vu la loi de 1890, lo gesso qui elle s'attaquait au négationnisme et au révisionnisme. on a vu ce que ça donnait avec Forisson, avec Risson, avec des gens qui ont été condamnés pour cela. Moi, je ne les ai pas vu changer d'avis. Bon, donc oui, c'est vrai. C'est la même chose d'ailleurs pour Éric Zbourg, sur l'immigration, on l'a pas vu changer d'avis. Dieu Donné est également un exemple. Il a pas changé d'avis non plus. Donc, c'est vraiment très peu efficace finalement. Oui, mais donc c'est vraiment pour contrôler le discours par la peur par la crainte de poursuite, l'intimidation et puis finalement ça crée souvent un effet strés, c'est-à-dire que les gens sont portés en au pinacle, son transformés en Ça bien fonctionné pendant 40 ans quand même.
32:27 Oui, ça bien fonctionné pendant 40 ans quand même notamment dans les médias mainstream. Oui, même si effectivement il y a 40 ans à la télévision déjà libéralisé, on pouvait dire beaucoup plus de choses qu'aujourd'hui. C'est vrai. Mais ça c'est le rôle de l'Arcom. Mais l'Arcom c'est ça c'est encore une autre histoire. C'est un régulateur, c'est encore autre chose. donc voilà. Donc en fait c'est un bras de l'État finalement. C'est une administration. Oui bien sûr. Ou c'est une administration. L'AR comme aujourd'hui a deux rôles, c'est de réglementer bah de réguler tous les médias radio diffusé, donc télévision et radio. Voilà. Et puis également tous les médias numériques, plateforme comprise. Bon voilà, vous voulez par exemple ouvrir une web TV, une web radio aujourd'hui, une web radio, vous êtes obligé de demander une autorisation àcom à l'arrcom. Ouais, absolument. Ouais. Donc voilà. Mais ça c'est encore une fois c'est autre chose. Ça c'est et justement c'est le problème. Le problème c'est que l'ARCOM aujourd'hui est le coordinateur des services numériques nommé dans le DSA. c'est lui qui va réguler les plateformes. Alors qu'en fait ça ne devrait pas être le cas puisque l'Arcom à l'origine est vraiment un comment dire un régulateur de médias de radio et télédiusion qui sont linéaires quoi.
33:46 C'est la télévision, la radio pure alors que les médias numériques eux ont une logique tout à fait différente. Ce qui et puis surtout l'arrcom en plus ils l'ont fusionné avec Adopi, pas souvené à Adopi,. Donc c'était cette agence qui s'assurait que les droits d'auteur n'étaient pas pillés. Voilà. Exactement. Je m'en souviens très bien. Donc ça fait quelque chose qui est trop puissant et qui est parfaitement et qui est pas du tout équipé intellectuellement pour réguler des médias numériques. Mais encore une fois, c'est mon avis qui n'engage que moi. Mais c'est intéressant de la voir justement, c'est pour ça que vous êtes là. j'avais une question à vous poser parce que ce ça m'a intrigué. Vous pensez que le DSA est un échec? Ce titre est très intéressant. Oui. Alors c'est un mais c'est un échec encore une fois. Oui. Alors c'est un échec. Alors c'est un alors attention. Alors bon première chose dans le DSA. Alors tout le monde le vilipond est moi en premier parce qu'effectivement les ce qui est prévu en matière de contrôle par des voies oblique donc en sanctionnant les plateformes du discours est proprement scandaleux et ne serait-ce que pour cela ce règlement n'aurait jamais dû être adopté et pas être voté par le Parlement européen.
34:57 Mais ça veut pas dire non plus qu'il n'y a pas qu'il n'y a que des mauvaises choses dans le DSA. Bien au contraire, il y a énormément de très bonnes choses comme par exemple le fait que de fournir un service de communication chiffré et anonyme ne constitue pas en soi une activité illicite. C'est bête mais pour les toutes les messageries chiffrées, signal, WhatsApp, Telegram, c'est absolument fondamental. Il y a également l'article 28 qui là va nous intéresser en ce qui concerne la loi qui voulait interdire les réseaux sociaux au moins de 15 ans. L'article 28 qui dit que on ne peut imposer aux plateformes de traiter de données personnelles supplémentaires pour déterminer l'âge d'un utilisateur. C'est intéressant ça parce que si en France on avait imposé donc le bah l'interdiction au moins de 15 ans d'accès aux réseaux sociaux, alors on aurait dû demander à tout le monde, c'est le but du jeu de s'identifier, ce qui aurait signifié traiter des données personnelles supplémentaires, ceux qui interdit par le DSA.
36:05 Et le RGPD puisque le RGPD va considérer qu'un token ou un certificat émis par un tir de confiance est une donnée personnelle puisqu'elle ne garantit pas l'anonymat. Absolument. Mais ça Emmanuel Macron le sait. Donc est-ce un effet d'annonce pour une fois de plus créer une forme de d'élection? Je moi je crois je je crois encore une fois ça fait ça fait 10 ans que j'observe ces gens h ne pas comprendre la maxime de Montessque qui disait qu'on ne touche à la loi que la main tremblante. Ils font même bien pire que ça. Ils utilisent la loi comme un instrument de communication politique afin de propulser leur propre carrière. Donc moi, je suspecte encore une fois, c'est mon opinion qui n'engage que moi, je suspecte fort Emmanuel Macron d'avoir essayé d'utiliser ce type de choses pour se forger une stature européenne et commencer à négocier des choses avec des partenaires européens en vue de choper un poste européen à partir du moment où il n'était plus à l'Élysée.
37:08 C'est même un secret de polychinal puisque c'était écrit dans les dossiers Epstein. Oui, mais ça Oui, oui, mais ça c'est ce que pense Epstein maintenant. ou en tout cas ceux à qui ceux avec qui il discutent là, je parle vraiment de cette loi. on l'a vu systématiquement prendre son bateau de son bâton de pèlerin, aller convaincre les uns puis les autres et puis tweeter bienvenue au club ou bienvenue dans le mouvement, pardon. bon voilà donc je pense qu'il y avait ce besoinlà. maintenant effectivement c'est parfaitement enfin bon voilà donc on voit vraiment que et puis aussi un autre aspect qu'il faut pas oublier c'est le ndudge. Ils utilisent également beaucoup la loi comme un nudge. C'est même si la loi n'a aucun effet elle suffit à faire peur aux gens et ça ils s'en sont rendus compte durant la COVID. Bien sûr c'est de l'ingénierie sociale finalement. C'est ça. Ils vont utiliser pour faire ce qui est parfaitement idiot. Mais une gravité son nom parce qu'une loi s'applique. a priori c'est fait pour être appliqué quoi.
38:07 Donc les juges doivent pouvoir également l'appliquer. Or là cette loi tout à fait inapplicable. Et donc et le not je tiens à préciser parce que vous le savez ça veut dire cou de coude en fait. Ouais c'est poussé inciter les gens à c'est ça. Voilà. Bah le l'image la l'image qui revient la qui est la qui est la plus comment dire qui est la plus parlante. Oui. Pour décrire ce que le Notch est, vous savez c'est coller un autocollant de mouche dans un urinoir fait que ces messieurs urinent pas à côté. Vous savez ce que je veux vous dire? Ils vont tenter d'uriner sur la mouche. Donc ils vont pas riner ils vont pas réuner à côté. Voyez? Donc c'est de la manipulation. C'est de la manipulation. C'est de l'ingérie sociale. Ouis. C'est de la manipulation. et ça ils l'ont découvert durant la COVID notamment avec les attestations et cetera et depuis ils en sont jamais revenus. Donc il y a beaucoup de NGE, il y a Et donc le DSA, pourquoi le DSA ne fonctionne pas? tout simplement parce que la en matière de contrôle du discours, la justice française dans cinq dans trois arrêts pardon fondateurs qui ont été rendus en l'espace de 16 jours. Donc la justice a envoyé un message quand on connaît ce kilodonement en France.
39:16 Donc trois arrêts fondateurs en 16 jours sur l'application du DSA qui ont été rendus en septembre 2025. La justice française a répété une que pour que la liberté d'expression était la norme et que la restreindre et bien demandait ou exigeit plutôt et bien des propos manifestement illicites établis par des preuves concrètes. La justice a également répété que et bien s'exprimer de manière anonyme n'est pas en soit illicite. Elle a réitéré que la critique admissible qui est un concept juridique que l'on doit, la CDH là pour le coup est également licite et puis surtout elle a dit que mais attendez la justice veille à ce que les plateformes ne soient pas l'arbitre de la liberté d'expression ce qui signifie que la justice est dispose du monopole du contrôle d'exercice de toutes les libertés dont la liberté d'expression et c'est d'ailleurs son rôle sans ce monopole de contrôle d'exercice de liberté, on aurait plus de justice.
40:22 Enfin, vous la voyez comment la justice française d'aujourd'hui? Pardon? Vous la voyez comment la justice française d'aujourd'hui? Ça dépend laquelle. Ça dépend laquelle,. Vous avez la justice pénale qui est une honte démocratique totale. Alors, pas à cause des magistrats, forcément, il y en a des bons, il y en a des mauvais, c'est comme de partout,. Voilà. Mais pour mais à cause les moyens qu'on leur donne, je vous rappelle qu'en France, on a moins de procureurs par 1000 habitants qu'en Albanie, je vous jure. En Albanie, faut se mettre ça dans le crâne. on a une justice qui est mais qui est en désérance, enfin qui est pas en désirance mais qui est indigente quoi. Donc qui n'a pas les moyens de fonctionner. On a pu le voir d'ailleurs lors de l'affaire Liana si on a vu la sortie d'Emmanuel Macron qui a été suivi tout de suite d'un communiqué de presse particulièrement musclé de du premier président de la Courte Casson et de et du parquet général de cette même cassation disant non non arrêtez de dire que c'est nous on n pas les moyens et c'est vrai elle n'a pas les moyens on le voit qu'elle n'a pas les moyens les tribunaux enfin voilà alors en justice pénale c'est dramatique parce que vous avez des gens qui des victimes bah qui n'obtiennent pas justice Vous avez des gens qui sont qui sont en détention provisoire et qui restent beaucoup trop longtemps avant d'être jugé ou bien qui jugé retourne en première instance retourne en détention provisoire et il reste en attendant le rappel. voilà. Donc on a une justice aujourd'hui qui est en déshérence totale. Alors il y a cela dit une partie de la justice qui s'est montré très politique notamment en 2017 puisqu'on lui doit le coup d'état judiciaire qui a porté Emmanuel Macron au pouvoir. Je parle bien sûr de l'affaire Fillon.
42:09 Oui. une enquête préliminaire bouclée avec une mise en examen, enfin bouclée en un mois en un mois et demi sur des sur un dossier politico-financier. Je trouve je n'avais jamais vu ça de ma vie. La sœur des costumes. C'est que c'est c'est au magistrats là qui ont organisé qui ont organisé donc l'élection d'Emmanuel Macron. Alors ils étaient pas tout seuls. Il y avait également une partie de l'autre fonction publique et puis tous nos chers oligarques. Hm. la plupart de ces magistrats aujourd'hui, enfin non, quasiment tous ces magistrats ne sont plus là aujourd'hui. Ils sont tous à la retraite, ils ont tous dû partir, ils ont tous plus de 67 ans. Donc il y a eu un changement de génération au sein de l'institution judiciaire et toute, qu'elle soit pénale, civile, administrative et financière. Je parle de la Cour des comptes bien sûr. Il y a un changement de génération. Donc c'est maintenant la génération X qui est au pouvoir avec 15 ans de retard mais finalement on est arrivé. vous dites que 2017 finalement c'est un PCH politico-judiciaire sur la c'est pas un PCH mais effectivement l'affaire Fillon s'était téléphoné. C'est quelque chose qui a été qui a été planifié qui a été ourdi et qui a été très bien exécuté puisque ça fonctionnait.
43:19 Bien sûr que ça fonctionnait. Effectivement, on l'a vu, ils ont essayé encore avec Marine Le Pen, on l'a vu, on l'a vu le lors de lors de comment dire de Alors, je suis encore une fois, moi je soutiens personne politiquement. Moi je joue sur les Oui, oui, bien sûr, j'ai bien compris. Mais l'inégilibilité n'a pas été maintenue quoi. Donc ils ont réussi, ils ont fait pire que ça. Enfin c'est l'argument que Régisse de Castello, mon ami et moi-même développement depuis maintenant un mois et demi. C'estàd que le jugement en premier instance c'était un étant un tracte politique. Ça n'a rien à voir avec du droit. Je suis désolé mais enfin le l'ordre public démocratique n'est pas un concept pas une notion juridique en France. Ça n'existe pas. Ça ne veut rien dire. voilà, on peut pas dire cette personne ne peut pas être éligible parce qu'elle était élu au Parlement européen qu'elle critiqué l'Europe. On est chez les fous. donc j'ai quelque chose qui en droit était parfaitement très contestable. et c'est d'ailleurs ce qui a choisi de faire la cour d'appel puisque elle s'est arrangée pour considérer que Marine Le Pen avait déjà purgé puisqu'il y avait eu donc le le l'application proviseur de sa peine avait déjà purgé son inéligibilité. voilà donc en fait et puis la Courte cassation en plus l'a carrément par communauté de presse, ça si c'est pas beau ça la l'a carrément réinstauré dans ses droits d'éligibilité en disant très clairement au conseil d'administration au conseil pardon d'administration que je raconte moi au conseil constitutionnel les gars si vous amusez à faire quoi que ce soit en la matière sur la à propos de la liste des candidats et bien nous réunirons en urgence he au mois d'avril 2027 et nous rejeterons le pourvoi de madame Le Pen comme ça elle aurait effectué sa peine, elle serait éligible.
45:02 Donc là, on voit l'institution judiciaire qui commence à ne plus marcher dans les manipulations, à ne plus suivre, pardon, ça coupé à suiv. Oui, à ne plus suivre. Elle ne suit plus, elle ne fonctionne plus dans les manipes, elle fonctionne plus dans les combinationnés et cetera. Ça ça fonctionne plus parce que ça va trop loin. Ça va trop loin, c'est tout. d'ailleurs, il y a pas que la fonction publique, vous avez également pas la fonction publique, vous avez pas que la magistrature,. Vous avez également la haute fonction publique qui suit de moins en moins. et puis vous avez les fonctions publiques régaliennes qui elles sont sur le terrain qui depuis longtemps continuent d'obéir aux ordres quand ils sont pas trop illégaux, mais qui sinon mais ça prouve quand même à voix basse. Et la haute magistrature, qu'elle soit judiciaire ou administrative, ne tolère plus depuis plusieurs années. Il y a eu un changement de génération, les boomers étant tous à la retraite. Le bazar entretenu par la Macronie a défunt de base politique, ni les assauts répétés de l'exécutif contre l'ordre juridique et institutionnel. On peut dire que la coupe est pleine Pascal. Oui oui, la coupe est pleine là effectivement là c'est je dis encore une fois il y a vraiment un changement de génération et puis il y a pas du tout et des gens qui n'ont pas été qui proviennent pas du tout de enfin qui ont pas fait de carrière de la même manière que ceux qui étaient là avant qui ont tous fait carrière par la politique et cetera depuis 1980 et autres. Et ces gens-là, les gens qui sont aujourd'ans pouvoir sont de vrai. Enfin, en tout cas, prenons par exemple Marc Guillaume qui est le nouveau vice-président du Conseil d'État. Donc, il y a le patron du Conseil d'État. C'est quelqu'un qui est parfaitement légitime à l'être. C'est pas quelqu'un qui a été nommé par Emmanuel Macron. enfin, il a été nommé par Emmanuel Macron qui n'a pas eu d'autres choix, mais c'est pas à Amélie de Monchalin à la Cour des comptes, voyez. Donc là, il y a vraiment eu un changement de génération et de gens qui qui la coupe est pleine. Oui. Oui, je pense que la coupé pleine de partout, c'est plus
46:53 possible quoi. Il n'y a pas que du piston pur et encore un peu d'espoir finalement. Non, non. non, mais surtout au Conseil d'État. Enfin, si vous voulez être vice-président du Conseil d'État, vous avez plutôt intérêt à avoir été choisi par vos pères. Donc vos pères du Conseil d'État qui sont des vrais juges administratifs de carrière. Je parle pas de ceux qui sont nommés autour extérieur qui vont rester 2 3 ans histoire de choper la retraite de Conseil d'État. je parle des vrais quoi. Non non. La justice administrative par exemple en France est excellente. Elle peut être des fois politique et politisée contre le sujet est très politique effectivement. Mais ça bon mal quand il y a rien de politique, on peut en attendre quelque chose. Ah oui oui oui. Est excellente. Ah bah le Conseil d'État condamne l'État français mais à l'appel quand il faut. Oui oui. Pareil pour les tribunaux administratifs. C'est la même chose. Donc non non non. C'est pour ça alors les vrais problèmes de vraie politisation on les a dans la dans la magistrature enfin de l'ordre judiciaire c'est-à-dire ce qu'on fait l'école nationale de la magistrature. Donc au civil ça va pas tellement jouer.
47:58 Alors à part peut-être sur des sujets comme le droit familial et cetera. au pénal, ça peut jouer, on peut il y a toujours quand même des justes qui sont très militants et donc qui sont trompés de de boulot, quoi. Parce que si on veut militer, on fait avocat, on fait pas magistrat puisque magistrat a le devoir statutaire de l'impartialité que son indépendance n'est que l'outil de cette impartialité, le moment où le juge fait preuve de partialité, et bien il n'est plus indépendant. Donc on peut le déférer devant le le Conseil supérieur de la magistrature qui ne fera rien. Donc le problème que nous avons avec la magistrature c'est il est double. Nous avons un problème des moyens auquels elle a accès pour faire son travail correctement. Et puis on a un deuxième problème qui est celui du contrôle du travail que fait que font les magistrats individuellement. C'est quand même la je veux dire le corps de la fonction publique le moins sanctionné de France.
48:55 Bien qu'il ait une sorte de police des polices. Oui, c'est pas une police des polices. si vous avez mieux, ils sont protégés constitutionnellement, ceux que ne sont pas les policiers par exemple. Fortureusement d'ailleurs, s'ils avaient pas de protection conditionnelle, si on pouvait s'amuser à changer le juge, il y aurait plus de justice non plus. C'est un petit peu trop facile. On peut changer le juge, mais il faut vraiment avoir de bonnes raisons pour et ça c'est la justice qui le décide elle-même. mais oui, il y a le Conseil supérieur de la magistrature, mais on a pu le voir par exemple avec ce parc dans région parisienne. Alors, je sais plus de quel parti il était quoi. Je crois que c'était je bah c'est sans doute un des plus gros de France, procureur qui était chargé de la lutte en trirogue et qui passait ses weekends à faire du KX donc acheter de la drogue. Oui, c'est voilà. Donc le type on l'a le type on l'a tout simplement rétrogradé. Bon alors qu'en fait il y aurait fallu le il aurait fallu le radier de la fonction publique. Un truc pareil, c'est pas possible. Alors on lui donnant la possibilité si oui de faire avocat par la suite ça c'est pas un problème. Mais on aurait dû le virer de la magistrature, un truc pareil. On peut pas être procureur de la République chargé. Où est-ce qu' dans quel Je crois que c'était Bobini c'est le tribunal de Bobini. C'est l'un des plus gros arrondissements judiciaires de France en matière de stup. C'est donc c'est tout le 93 si je ne m'abuse.
50:11 et donc entre autres et donc le type était procureur anti C'est ça. C'est bien Mobini. Voilà. On s'achète de la division de la délinquence organisée des affaires criminelles. Voilà spécialiste de la lutte antistup quoi. Là c'est pas possible. On peut pas faire ça et se droguer en même temps quoi. Donc là c'est la porte en théorie. Mais là là non non, on l'a rétrogradé. Je sais pas où ils l'ont mis. On l'a rétrogradé. Ou même si voilà. Non mais non là là un truc pas un truc comme ça c'est la là c'est pas possible quoi. C'est pas possible. C'est comme c'est comme un procureur qui serait spécialiste de de la lutte antiprostitution ou anti proxénétisme qui était un grand amateur de un grand amateur d'escorte quoi. Bon c'est pas possible non plus quoi. Exactement. Donc on a un problème de contrôle effectivement, mais encore une fois parce qu'il manque de magistrat faut bien comprendre une chose. C'est pas un métier facile. c'est vrai parce que effectivement le le la somme de travail est juste mais délirante.
51:11 Ouais, je pense délirante. Et puis la responsabilité aussi, le stress. Oui. Oui. Oui. Oui. Oui. Oui. Oui. La responsabilité. Oui. Oui. Puis surtout il y a surtout le mode de recrutement et de formation des magistrats qui est pas bon à mon avis. l'école nationale de la magistrature enfin si vous mieux on y apprend quoi? Moi je veux bien mais on y apprend quoi la procédure va très bien commencer par greffier et puis ensuite vous devenez magistrat si vous voulez apprendre la procédure. donc moi je ce que je constate c'est dans beaucoup de pays européens on recrute les magistrats alors sur concours ou pas ça dépend des pays mais on les recrute. Donc on va reprendre le cas de l'Allemagne he c'est doctorat en droit ou bien diplôme d'avocat. Voilà donc ce qui est à peu près le même même nombre d'études. Voilà et voilà. Donc alors selon que ce soit la justice fédérale ou la justice du Lande c'est pas les mêmes voies enfin vraiment c'est un peu différent mais il y a pas d'école nationale de la magistrature quoi. Ça n'existe pas. H des écoles de formation continue. Parce que quand vous passez d'un poste à l'autre quand vous passez de juge d'instruction à vice-président ou un président d'une cours corre correctionnelle par exemple ou d'une cours d'assise, là il est bien évident que c'est pas le même braquet et que la procédure faut bien rattraper. Donc ils ont des écoles de de formation continue mais ils ont pas de NM ou pendant je crois que c'est 3 ans le NM je m'abuse plus un ou 2 ans de stage ouais pendant 3 ans. mais qu'est-ce que vous faites à Bordeaux pendant 3 ans à l'ENM? Moi je me demande vraiment quoi.
52:36 Faudrait mieux les balancer comme greffier encore une fois voilà mais recruter et recruter les magistrats à un niveau de de doctorat ou de diplôme d'avocat par exemple. Le concours d'entrée est assez ardu, dit-on. C'est pas le plus ardu de la fonction publique française. Donc d'accord. OK. Pas le plus ardu mais encore une fois, un concours ça veut rien dire. On est bien d'accord. C'est pas parce que vous avez c'est pas parce que vous avez reçu un concours et vous avez fait 3 ans de l'UNM qu'à on va dire 26 ans ou 27 ans, vous allez vous retrouver avec un permis de juger quoi. Parce que c'est ce qu'on a aujourd'hui en France. C'est quand même assez C'est quand même assez inquiétant quoi. C'est comme les sous-préfets de 24 ans quoi. J'en ai vu. Qu'est-ce qu'on connaît à 24 ans? Moi je connaissais pas grand-chose à 24 ans toute franchise vou dire que l'expérience ne s'apprend pas dans les écoles. Oui surtout pour une profession pareille. Ouais vraiment pour une profession pareille parce que juger même poursuivre. Alors déjà le on a aussi un autre problème, c'est que les carrières du siège et du parquet sont pas clairement séparées. Ça c'est problématique. Puisqu'on peut passer du siège au parquet, du parquet au siège, bah non, c'est pas le même métier,. Pourivre, c'est un métier, juger s'en est un autre et on devrait séparer les deux. ce qui permettrait d'ailleurs de recruter mieux et ce qui permettrait également des progressions de carrière plus rapides pour les pour les magistrats.
53:53 Donc tout le monde serait content. mais ça encore une fois, c'est mon opinion. et mais voilà, mais bon soyons franc il y a effectivement des juges politisés, on va avoir par exemple tout ce qui est droit des étrangers quoi. Là, on va avoir une politisation assez importante. on va le voir, on va voir. Alors, dans les tribunaux de commerce, ça c'est encore une étrisseire, c'est plus de la politisation ça. Ça, c'est une forme d'entre soi qui frôle parfois la corruption. Enfin bref, on est connu en France par une justice commercial quand même qui sont très mauvais. Mais ça c'est aussi une autre histoire. mais bon encore une fois, elle est pas parfaite he la justice. Elle est humaine et c'est pour ça qu'il y a trois niveaux de juridiction. Donc première instance appel et puis cassation. Je voulais vous demander ce que vous pensiez de l'affaire du mur des cons. Ah bah c'est gravissime là ça pour le coup c'est gravissime. C'estd que même un syndicat de magistrat, je dis bien de magistrat qui fait ce genre de truc c'est juste pas possible quoi. Dire encore une fois neutralité neutralité des magistrats que vous critiquiez alors factuellement le gouvernement quand vous êtes syndicaliste. C'est votre droit le plus parfait. Mais alors de faire un truc comme ça dans un local syndical de la magistrature, non, c'est pas acceptable quoi. C'est pas acceptable du tout. Même si on le voilà, vous avez le droit de le dire en privé mais enfin c'est un local syndical quoi.
55:20 Ça c'est pas du tout ça se ça ne se fait pas. Ça c'est une faute lourde et personne n'a été sanctionné. D'ailleurs, ils ont le droit de le penser, ils ont le droit de le dire entre eux. Hm. Mais ils ont pas le droit de l'afficher comme ça sur enfin l'afficher comme ça sur hm sur un mur. Non. Hm. Et qu'est-ce que vous pensez de Laurent Fabius et de son parcours? Laurent Fabius et de son parcours? Fabius est unarque qui vient du Conseil d'État si je ne m'abuse. H vous parlez quoi du son contaminé? Du du coupable de responsable mais pas coupable. Pas coupable voilà et puis de l'affaire du pass tout récemment aussi. L'affaire du pass vaccinale dire. Oui, absolument. Ouais. Enfin Fabius alors mais là c'est pas un parcours c'est ça sur le plutôt des décisions et des actes pour savoir quand même Laurent Fabius c'est quand même l'homme qui avait dit alors que c'était toute l'aide dans notre constitution que il était hors de question que l'on puisse procéder à une modification de la Constitution par avoir des référendums. Ah bah si la constitution s'est pas décidé de et don donc que tout qu'il était hors de question de donc de réformer la constitution par des référendum alors que constitution s'est quand même méchamment décidé l'organisation des pouvoirs publics puisque la constitution et bien détermine l'articulation des institutions. c'est parfaitement délirant. Donc non, nous avons affaire à un néoconservateur purgus. C'est quelqu'un qui n'a jamais été de gauche. D'ailleurs, le Parti socialiste, depuis fort longtemps n'est plus de gauche. H bon voilà, c'est typiquement la caste, l'élite. Bon voilà, sur le pass vaccinal.
57:03 Alors sur toute la COVID, moi ce que j'estime c'est qu'il faudrait faire une opération type mon manopolité à l'Italienne, c'est tout mettre sur la table. Oui. Et puis poursuivre les gens qui ont besoin d'être poursuivis parce qu'on a toujours une ordonnance he de 1944 qui n'a pas été abrogée qui est l'ordonnance sur l'indignité nationale. Alors c'est pas une peine pénale simplement on vous dit que ce que vous avez fait est tellement grave parce que vous avez menacé donc l'intérêt supérieur de la nation et l'égalité des Français entre eux. Pas mal ça. L'égalité des Français entre eux. tout ce qui est passcinal, tout ça, bah que ces gens se prennent un procès comme ça. et l'indignité sonale, tout ce que ça fait, bah ça ça peut faire qu'on vous interdit tout un syndome de profession, la fonction publique, journalisme, banquier, communication, lobbying, avocat. Voilà. Et on peut même si on estime que vous avez causé un dommage financier important à la collectivité, on peut même saisir vos biens, mais on vous fout pas en tôle. C'estd qu'en fait, on vous met au banc de la société.
58:00 on vous permet d' vivre toujours mais vous n'avez plus vos droits civiques et cetera. C'est une mort sociale. Non, c'est pas même pas une mort sociale. Non, non, c'est pas une mort sociale. Non, non, non, non, non, non. Alors, effectivement, si vous êtes fonctionnaire et que vous êtes frappé de l'indité, enfin en 44, vous étiez frappé de l'indité nationale, vous perdiez vos droits à la retraite. He, ça effectivement. Mais c'est pas une mort sociale. Non, non, pas du tout. Non, c'est simplement dire que vous n'avez plus le droit de participer à toute une partie des activités de la cité de la vie de la cité parce que vous en êtes montré indigne par vos actes. Voilà. Vous devenez donc un sous-citoyen. C'est pas un sous Non vous non vous ne venez pas un sous-citoyen. On vous exclut temporairement. C'est un petit peu une sorte on vous exclut temporairement de la vie de la cité. C'est pas un sous-citoyen. Non, vous avez les mêmes droits, les mêmes droits sociaux et cetera. Non. simplement vous n'avez plus le droit d'avoir un mandat lectif, plus le droit d'avoir mandat syndicaux, plus le droit de diriger des associations, des entreprises, plus le droit d'être banquier, plus le droit d'être avocat et cetera. donc ça laisse beaucoup de choses pour Oui, c'est une mise au banc.
59:05 C'est une mise au banc sociale. Ouais, tout à fait. C'est une mise au banc. Voilà, pour être bannie he Céline a été bannie au Danemark. c'était l'indignité nationale. Voilà. Oui. Donc ça, on devrait le refaire parce que ça permettrait de alors le but du jeu étant pas forcément de condamner, de faire passer les gens à la guillotine he plus mais tout simplement pour que tout soit mis sur la table. Mais effectivement cette affaire de la COVID c'est pas fini et c'est pas prédêre fini. Surtout qu'on regarde ce qui se passe aux États-Unis. Oui, avec le procès de Anthony Fuchi. Effectivement en France c'est comme un comment dirais-je? C'est comme un abscès non crevé. Oui, mais ça finira par crever d'un moment à un autre et puis toute manière ceux qui arriveront au pouvoir après Macron seront obligé de le crever. Ça va faire partie des choses qu'ils vont devoir traiter qu'il le voient. Parfait. C'est ma transition toute trouvée. Comment vous voyez la prè Macron? Comment vous voyez 2027 et vous voyez comment l'avenir de Macron et aussi l'avenir de la France sur le plan politique? Alors, vous n'avez pas de boules de cristal, mais comme vous êtes quand même particulièrement bien informé et que vous savez ce qui est possible ou pas, notamment politiquement et juridiquement, comment vous voyez un peu les choses à peu près?
1:00:17 Alors, écoutez, bon, la première chose, je pense que tout le monde a compris que le second tour de la présidentielle serait très vraisemblablement, on verrait très vraisemblablement s'affronter Jean-Luc Mélengo et Marine Le Pen. Bon, voilà. Jusque là, je prends pas trop de risque. Bon, voilà. Oui. Oui. Oui. Vous avez dit ça avec Régistre de Casteln aussi. Tout à fait. Voilà. Donc pour le moment, ça semble à peu près évident quand on regarde les sondages. voilà. Alors à moins de d'acte de Dieu ou alors à moins que le bloc central trouve un candidat unique, ce que je ne vois pas arriver parce qu'ils veulent tous y aller pour exister politiquement parce qu'ils ont compris que ça serait pas eux cette fois-ci et que donc il faut à tout prix pouvoir exister jusqu'à la prochaine fois. donc que ce soit Marine Le Pen ou que ce soit Jean-Luc Blanchon ou Marine Le Pen qui soit élu, ils seront obligés de changer un certain nombre de choses, voire de procéder à certain nombre de purges de purger donc une partie de l'appareil d'État.
1:01:17 D'ailleurs, c'est pour ça que l'on voit aujourd'hui l'autre magistrature, l'autre fonction publique ne plus marcher dans les combines de la Macronie, c'est parce qu'ils sont déjà en train de préparer l'après et ils sont déjà en train de donner des gages. Les gars, vous pouvez nous faire confiance, nous ne sommes pas les mêmes que ce soit d'avant. Voilà. et ils vont alors l'avenir d'Emmanuel Macron, moi je le vois pénal surtout ou plutôt comme nous le disons avec régie de Castelnou, nous imaginons mal comment elle ne pourrait pas être pénal dans la mesure où il y a des tonnes d'affaires qui sont toujours sur le feu. Prenons par exemple Min c'est quand même un gros volet sur le financement de la campagne de d'Emmanuel Macron. H je rappelle quand même l'affaire Big Malon et Sarkozi ça lui a coûté cher mais c'est ce que j'allais dire. Ça peut être un procès très long et un travail fastidieux. Sauf que là, je pense ça va aller plus rapidement. Sarkozi, pardon, ça va ça va aller beaucoup plus rapidement. Voilà. Puis vous avez Ah oui oui. Je pense que Macron, ils vont se le payer. Si si s'il Je pense que Macron aura des problèmes judiciaires dès qu'il ne sera plus protégé par son immunité présidentielle. Voilà ça. Moi je pense que ça va être enfin je pense parce que je ne vois pas comment est-ce qu'il pourrait en être autrement parce que les gens vont demander alors pas des têtes mais ve demander qu'on tiennent les responsables. Voilà.
1:02:35 Soyons clair puisque vous connaissez bien ces fonctionnements juridiques. S'il prend la tête la présidence de l'Europe ça ne le protège en rien. Ça n'arrivera pas. Et non s prend la tête de l'Europe, ça ne le protège en rien. Non. Très bien. Bah c'est la réponse que je voulais. Il y a pas de il n'y a pas d'immunité du d'un commissaire européen ou d'un président de la Commission européenne pour des acte qu'il aurait fait dans une capacité ultérieure. Non, la l'immunité vaut pour deux personnes, pour deux types de gens en France. pour le président de la République, le temps de son mandat, pour les députés également afin qu'ils puissent exercer leur mandat parlementaire sans être soumis à des pressions judiciaires. Alors attention non justifié bien sûr le temps de leur mandat également. Donc non, il y a pas d'immunité, il y a une immunité pour ce que fait le commissaire. Attention et encore c'est pas vrai. Il y a pas d'immunité en fait.
1:03:31 Il y a une immunité au sein des États-Mandes mais puisque maintenant il y a le parquet européen, enfin bref, c'est un peu compliqué, il y a plus d'immunité réelle mais le parquet européen estant une farce qui a été créée justement pour faire en sorte d'organiser l'irresponsabilité de la Commission européenne. Donc ça pas allé très loin. On l'a vu par exemple avec les SMS d'Ursula Van Derlien. [toux] Voilà. Donc vous êtes comme l'avocat régistre de Castelno. Vous voyez pas vraiment comment il pourrait échapper à la justice. Il va devoir Non mais politiquement parlant ça va pas être possible. Enfin si je n'ai jamais vu enfin j'ai jamais vu Sier une telle détestation s'exercée sur un président de la République en France. Sarkozy était pas populaire du tout quand il est parti. Hollande encore moins. Mais il y avait pas cette détestation, il y avait pas cette colère soure. Il y avait pas et donc je pense qu'il y a pas que lui d'ailleurs il y en a d'autres qui vont y passer. Et de toute manière le ceux qui arriveront comment dire au pouvoir après Macron qui ne seront à mon avis vraisemblablement pas des membres du bloc central, ce que je ce que j'appelle le bloc central ça va c'est le PS, les écologistes, le modèem, la Macronie et puis les Républicains.
1:04:40 Donc ce bloc central ne sera pas aux affaires à mon avis je peux me tromper encore une fois. Et s'ils ne sont pas aux affaires, ceux qui arriveront seront obligé obligé de d'en passer par là parce que les Français l'exigeront. Donc la pression de la R sera-t-elle qu'à mon avis, ils n'auront pas le choix. Et puis je suppose que vu ce queon a mis donc quand même ce qu'on a fait subir aussi bien à Jean-Luc Mélenchon qu'à Marine Le Pen depuis un certain nombre d'années, je pense qu'ils ont peut-être aussi un petit peu l'intention de se venger peut-être. Vous pensez donc qu'il y a impossibilité de refabriquer une affaire Fillon en 2027? Non, là c'est plus possible, c'est trop tard. Non, non, c'est fini. Bah, ils ont essayé ils ont essayé avec l'affaire des comment dire des assistants parlementaires de Marine Le Pen qui encore une fois alors c'est un détournement de fonds public. Oui. Puisqu'il a utilisé des fonds d'une manière qui n'était pas prévu. Voilà. Donc effectivement, quand on vous dit vous utilisez vos fonds pour payer des assistant parlementaires crédité à Bruxelles au Parlement européen et que vous l'utilisez et que ces gens-là en fait font également ou surtout du travail pour votre partie politique, c'est effectivement en droit français un détonnement de fonds public. Le seul problème est que les députés ne font pas partie des catégories de personnes qui peuvent être poursuivi en tout cas dans la loi dans le au code pénal qui peuvent être poursuivis pour détournement de fonds public dans ce cas spécifique puisque priori si vous mieux on vous donne un budget pour recruter des et salariés des assistants parlementaires. Vous organisez leur travail comme vous le voulez. Ça s'appelle la liberté d'exercice du mandat de par du mandat parlementaire.
1:06:23 Voilà. Et elle le savait puisqu'elle est avocate de formation. Oui, je pense qu'elle le savait. Simplement, elle s'est fait avoir parce qu'elle a pas compris qu'il y avait une jurisprudence de la Cour de cassation qui disait que mais attendez, puisque les les députés, c'est tordu mais puisque les députés ont un accès inconditionnel au lieu de détention, au lieu de prévention de liberté plutôt, c'est donc une mission de service public. Ils sont donc des agents publics. Bon voilà, ça été je pense que ça été corrigé encore une fois par la cour d'appel. Et puis comme je dis tout à l'heure, la Courte de cassation est également ni plus ni moins que rétablie par votre communiqué de presse, quand même extraordinaire. Marine Le Pen dans son éligibilité. Ouais. Vous voyez un duel RN LFI? Vous pensez que la Balance peut pencher plus de quel côté en fonction? Ah si c'est LN RFI, ça penché du côté du RN. Ça faut pas rêver quoi.
1:07:21 Et une France dirigée par le RN, ça peut donner quoi? Bonne question mais enfin si vous avez mieux à ce niveau-là moi j'en suis pas là. J'en suis en ce qui me concerne une question un peu oui de en ce qui me concerne ça c'est divinatoire mais justement votre opinion en ce qui concerne et c'est mon opinion personnelle je pense que le le plus urgent c'est de se débarrasser définitivement de la clique qui est au qui est aux manettes depuis 10 ans. Voilà vous estimez que c'est une mafia un for un fonctionnement mafieux. C'est un peu difficile à dire ça parce que parce qu'une mafia c'est quand même un objet juridique et et sociologique bien défini,. Oui. je pense effectivement qu'on a il y a beaucoup de pass droit, il y a beaucoup de voilà, il y a beaucoup de copinages et cetera. Puis tous ces gens viennent du même endroit. Bon voilà et on a vu ce qu'ils ont fait pendant 10 ans. Bon bah très bien ces gens il faut s'en débarrasser quoi, c'est tout. Donc il faut d'abord faire tomber cela puis ensuite on verra.
1:08:24 Mais le l'enjeu aujourd'hui à mon avis de l'élection 2027 et je pense que c'est le cas aussi bien pour LFI que le RN mais également aussi pour le bloc central. alors de façon inverse pour le B central puisque pour les fill aussi bien que pour le rembour nationale c'est d'abord de se débarrasser du bloc central dès le premier tour. C'est ça le le vrai enjeu de cette élection. Ensuite, au second tour, on verra dès le premier tour parce que si le bloc central accède au second, ce sera plus tendu. C'est pas que ce sera plus tendu, c'est qu'il aura les moyens de se maintenir un petit peu plus. Hm. Voilà, c'est tout. Alors que là, bon, on s on se souvient de Joseppin éliminé, au premier tour face à Cherak et Le Pen. Il l'avait pas bien pris, il avait arrêté sa vie politique. Ouais, tout à fait. Mais donc voilà, c'est ça et je pense que ce qui va arriver puisque étant donné que le bloc central part en désordre et que ni Raphaël Gluxman, ni Gabriel Atal, ni Édouard Philippe ne renonceront à mon avis, je vous dis encore une fois, ils veulent exister politiquement non pas pour 2020 pour la prochaine fois, c'est-à-dire 2032.
1:09:34 c'est le seul moyen pour eux d'y arriver. voilà. Et puis ensuite, on verra aussi une chose qu'il faut pas oublier, c'est que celui qui sera élu va vraisemblablement dissoudre l'Assemblée nationale. Hm. Qu'est-ce que ça va donner? Là aussi, on peut très bien se retrouver avec une présidente de la République ou un président de la République qui soit obligé qui va se retrouver minoritaire. Alors avec une grosse minorité, mais minoritaire quand même, dans la même situation qui est le Cournu aujourd'hui. peut-être un peu mieux, mais mais ou bien au pire dans les règles les plus fous en état de cohabitation, ou alors obligé de faire des coalitions avec une partie de la gauche ou une partie de la droite. H ça des coalitions gouvernementales. Donc et ça mais ça on verra. Mais pour le moment, je pense que l'enjeu c'est vraiment le le pour tous he c'est de passer le premier tour. Ceux qui ont le plus de chance de le passer aujourd'hui, bah sont Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon. voilà quoi.
1:10:36 Des dinosaures de la politique désormais, c'est pas du 109. Ouais, mais ces gens n'ont jamais été au pouvoir, sauf Jean-Luc Mélenchon quand il est au Parti socialiste. Mais en tout cas, ces formations politiques là n'ont pas été au pouvoir. Et puis surtout, alors moi je le vois surtout chez les jeunes ça, ils sont ravis parce que ils se disent enfin on aura le choix quoi. Parce qu'effectivement là pour le coup, Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Penissent pas vraiment chez le même grossiste. Non, c'est pas le même ADN. [rires] Oui. Donc c'est bien, c'est bien. Ça va, ça va. Oui, c'est bien. Oui. Qui est un vrai clivage et pas du tout un parti central unique. Le PU le parti unique effectivement. ma dernière question, elle est toute simple. Qu'est-ce que vous pensez de la possibilité de fraude lors de scrutin? Très faible en France. extrêmement faible en France parce que les parce que alors c'est un truc que le ministère de l'intérieur sait très bien faire, ce sont les élections. En France les bureaux de vote, il y en a beaucoup, ils sont pas grands, 1000 1500 électeurs par bureau de vote. le c'est que du papier, enfin sauf pour à peu près 2 millions de d'électeurs qui ont encore des machines à voter.
1:11:44 Mais bon, sur 44 millions d'électeurs, ça fait pas grand-chose. Tout est dépouillé et compté par des citoyens dans les bureaux de vote. Donc je vois mal comment est-ce qu'on pourrait truquer quoi que ce soit. Franchement quand j'explique à des amis américains comment fonctionne le le processus électoral en France, ils sont Oh, c'est bien vrai, faire la même chose. Oui, faites, allez-y. C'est simple. Oui. Et il y aura pas d'augmentation de machine à voter, vous pensez non. Il y a eu un moratoire, c'est plus possible. Il y a un moratoire, c'est plus possible. Un moratoire. Ouais. Et puis on a jamais eu de gros problème sur des on n' pas eu de problème de fraude sur les machines à voter aujourd'hui en jusqu'à présent en France. On a eu des problèmes, des problèmes logiciels et cetera, donc des problèmes de bug tout simplement mais il y a pas eu de problème, il y a pas eu de problème de fraude à ce niveau-là. Et puis la fraude, vous voulez frauder comment? Bourant les urnes. Aujourd'hui, vous avez des urnes en plexiglace. Donc le mec, même le présidatateur qui arrive à qui balance 10 ou 15 bulletins au même moment dans l'urne. Ça ça se voit tout de suite.
1:12:45 Est-ce que est-ce qu'au ministère de l'intérieur, il peut y avoir de la corruption sur les chiffres? C'est pas possible selon vous. C'est votre avis qui m'intéresse. Je prends la question. Non non non, ça c'est pas Et puis encore une fois, si jamais il y en a, c'est très facile à retracer parce qu'encore une fois, on a les urne qui sont conservés. Hm. On a les feuilles d'hébergement. Est-ce que c'est validé? Enfin, vérifié après, je veux dire. Ah à chaque fois qu'il y a un doute, naturellement c'est vérifié. Ah benah de toute manière tant que tant qu'il y a un problème tant que par exemple le nombre de bulletins ne correspond pas le nombre d'enveloppe on va dire plutôt pas le nombre de bulletins, le nombre d'enveloppe ne correspond pas au nombre de personnes sur la fiche de l'hébergement. On recomte c'est qu'on en a oublié, c'est qu'il y a un problème. Voilà, on recomte. Mais vous pensez que vu que tout est centralisé au ministère de l'intérieur, il peut pas Mais non, c'est pas centralisé au ministère de l'intérieur. Ça toujours été centralisé dans les préfectures, dans les sous-préfecture, les préfectures. Donc c'est pas le ministère directement qui gère ça. Le pour vous, il y a suff de personnes aux commandes pour que ça puisse pas Non mais non non parce que tout est fait tout est fait du bas de la base vers le sommet. Donc si vous aimez mieux, c'est à la différence des États-Unis où il y a peu de bureaux de vote qui sont juste gigantesques, voilà. Et et où et où il y a des gens qui s'amusent à aller trimballer des urnes dans des centres de comptage qui sont des centres de comptage au niveau de l'État. Là effectivement, il y a mais là il y a pas de transport d'ur ni rien.
1:14:07 Tout est compté sur place y compris les machines électroniques. Donc tout est fait dans chaque bureau de vote. Je vous dis c'est de l'ordre de 1500. Ouais 1500 maximum 2000 électeurs par bureau de vote. Il y a beaucoup de bureaux de vote et tout est tout est débrouillé sur place. Donc de toute manière les bulletins sont conservés, les enveloppes sont conservés tout est conservé. Donc c'est on peut tout parfaitement tout croiser. Donc c'est tout croiser. Je vais au bout de mon raisonnement. Est-ce qu'au ministère de l'intérieur puisque finalement à un moment donné il faut bien faire une addition finale, est-ce qu'il pourrait y avoir un service corruptible? Non. Pour l'addition finale pour vous c'est pas possible. Non, c'est votre avis qui m'intéresse he justement. Non, ils le feront pas. Puis de toute manière, encore une fois, les chiffres qui sont donnés de toute manière quand on nous dit "Oui, à telle heure on saura qui est le président République" sont toujours des estimations,. Les vrais chiffres, on les connaît le lendemain ou le sur le lendemain,. Une fois que tout aura été une fois que tout aura été que tout aura été réellement comptabilisé, mais non, je vous dis alors le système électoral français compte parmi les plus robustes au monde. Je vois mal comment ça pourrait être fait et puis encore une fois ça servira à rien puisqueon peut tout recom on peut tout recom alors on pourrait ajouter d'ailleurs le fait je vous rappelle que les partis je vous rappelle que que les tous les candidats des représentants dans chaque bureau de vote qui notent les informations donc en donc en cas de recours auprès du conseil constitutionnel si vousz mieux ça va très très vite être réglé je dis on conserve tout vous avez les enveloppes les bulletins les fiches d'hébergement à l'entrée et à la sortie.
1:15:45 D'accord. Comment voulez-vous frauder finalement? Il y a on pourrait aller extrapoler et dire de toute façon il est pas à quoi bon frauder? il y a pas besoin parce que finalement l'élection présidentielle en elle-même n'a rien de démocratique puisqu'il faut 500 signatures non anonymes puisque la presse elle-même fabrique ses gros et ses petits candidats. Donc la presse Oui, mais ça c'est le jeu, c'est qu' il y a un moment on peut pas laisser non plus des gens si moi parce qu'il y a Clerotte qui me présente. Bon si mais voilà on peut pas laisser faire ça. Donc il y a un moment faut des gens qui soient un peu sérieux. Les 500 signatures dans anonyme ce sont des signatures comment dire d'élu. Voilà. généralement. Alors pourquoi ça pourquoi on a choisi des élus? parce que ça montré qu'il y avait un parti politique derrière. Alors c'est tout. Bien sûr. Mais comment vous expliquez que certains souverinistes n'aient jamais leurs 500 signatures? Ah ça c'est parce qu'ils ont pas de parce qu'ils ont pas suffisamment de soutien. ils arrivent pas tout simplement ils n'arrivent tout simplement pas à les collecter. C'est tout. Et pourtant, c'est compliqué,. si on était dans une réelle démocratie, ces gens-là qui ont quand même une réelle solide expérience politique devraient pouvoir accéder à l'élection présidence.
1:16:56 Bah non, parce que ça ferait, vous imaginez le nombre de candidats que ça ferait sinon? C'est ça serait juste déjà il y en a beaucoup en France ce serait juste ingérable. En revanche, je dirais à ce gens s'ils ont vraiment une compétence politique sérieuse et cetera et des heures de vol, bah il y a les législatives pour ça. Faut se présenter au législative et choisir une circonscription et la travailler 5 ans avant la prochaine élection quoi. Il y a ça, il y en a qui le fonttivement. Il y a ça parce que il faut bien comprendre une chose, il y a ça aussi tout le monde, il y a une dérive parfaitement insupportable en France, c'est qu'en fait depuis Nicolas Sarkousi, grosso modo, le président de la République enfin on prête au président de la République beaucoup de pouvoirs qu'il n'a pas notamment par exemple celui du gouverner. Non, ce n'est pas le président de la République qui gouverne. Ce n'est pas son rôle normalement. Non, sur le papier non. Bah oui. Bah voilà. Donc c'est la constitution donc c'est pas rien. Bon voilà, faut pas le laisser faire quoi parce qu'ils ont eu des gouvernements qui étaient faibles. Mais voilà. Bon, Confillon se laisse traiter de collaborateur par Sarkozi, bah écoutez voilà quoi, ça voilà, faut arrêter.
1:17:56 Comment vous trouvez pas que l'offre politique en France, elle est quand même justement vous dites ça ferait trop de petits candidats mais on a plutôt l'impression de pas avoir tellement le choix finalement. on avait pas tellement le choix entre en matière de programme politique quand effectivement on avait ce qu'on appelait la gauche et la droite de gouvernement. Voilà, effectivement puisque c'est la même chose. On s'en a rendu compte depuis 30 ans, ce pays gouvernait de la même manière. Alors quelques petites inflexions essentiellement sémantique à la marge mais voilà mais si vous avez mieux les petits candidats, faut qu'il se fassent vraiment enfin leur premier rôle c'est au niveau de l'Assemblée nationale parce qu'encore une fois un gouvernement qui n'arrive pas à faire passer des lois ou qui fait n'importe quoi n'arrive pas à gouverner. Dites-vous bien une chose, c'est que si Sébastien Lecourent encore, c'est bien parce que la Ron nationale, les filles le veulent aussi. Ouais. Oui, bien sûr. C'est une sinon il serait tombé depuis très longtemps. Mais pourquoi en matière de de d'élection présidentielle, on a pas de candidat favorable au Frexit? Ça c'est quand même un sujet central.
1:19:01 oui, c'est un sujet central. Mais alors ça parce que ces candidats n'ont pas de base d'élus suffisantes. Donc encore une fois, c'est ça un parti politique, ça se monte, ça se travaille. Il faut des élus locaux, il faut des voilà et à partir du moment où vous avez plus de 500 élus locaux, vous aurez vos 500 signatures. C'est pas c'est malheureusement là alors c'est la logique, on peut l'apprécier ou pas, mais c'est la logique du système français tel qu'il a été conçu à l'époque. H c'est pas ce sont des conseils que vous donneriez des anciens comme Aselino pour le plus ancien ou Philippo pour le Mais je dis, c'est tout. Faut d'abord bosser le terrain effectivement et à y arrêter les à arrêter le tout à l'ego parce que c'est quand même c'est de messieurs en ego quand même qui est assez énorme voilà et le tout à l'ego et puis donc d'avoir des militants de terrain avoir le plus d'élus locaux possible organiser son parti et puis se faire à la chambre député. Voilà donc faut choisir une bonne circonscription et cetera.
1:19:56 C'est toujours pareil, c'est pas évident. Il faut du financement, il faut enfin aujourd'hui du financement, il en faut de moins en moins puisqueavec les réseaux sociaux pour le coup ça égalise quand même pas mal de choses. mais bon voilà, il y a pas de Mais de toute manière si vous aimez mieux les petits partis sont des petits partis par définition quoi. Si vous êtes dans un grand parti enfin forcément un grand parti va ratier beaucoup plus large en matière d'électorat donc d'opinion et donc il va falloir faire des concessions. Oui, mais ce qui est à noter, c'est que aucun des grands partis ne propose le fameux Frexit qui est quand même l'élément qui est rédhibitoire notamment dans les médias mainstream. Bah oui, parce que justement parce que c'est rédbutant dans les médias et puis qu'ils sont persuadés que ah là là, ils sont persuadés que ah là si on sort de l'Union européenne, ça va être la catastrophe. Moi je vous dis tout de suite que si on sort de l'Union européenne alors je vous dis pas que ça être une partie de plaisir. Non, il y aura clairement un prix à payer pour ça. C'est mais c'est normal. Voilà, comme pour un divorce, on payera un prix à payer. C'est pas toujours agréable.
1:20:54 mais ce sera pas une catastrophe. Si le Brexit a été on nous dit que le Brexit si le Brexit s'est mal passé, c'est parce que l'abblishment anglais et la et le reste de l'Union européenne ont tout fait pour que ça se passe mal enin de faire payer aux Britanniques leur votes. C'est aussi ils pris ça. Mal pris. Oui, ils l'ont mal pris. Donc c'est une punition. Ouais, c'est ça. Donc c'est aussi bête que ça. Bon, enfin, si vous avez mieux, a priori, qu'est-ce que l'Union européenne? Ce n'est qu'on le veuille ou non avant tout qu'une union douanière et qu'un marché commun. Oui. Dans lequel on mène des politiques communes, c'est tout. C'est aujourd'hui la ce sont des contraintes et des dépenses en tout cas. Oui, mais très bien. Mais si vous dire on n pas besoin de la Commission européenne ni du Parlement européen pour mener des politiques communes. On en a pas besoin aujourd'hui. Vous êtes pour une société des nations? Non, pas une société des enfin une société des nations. Non non non. Pas des trucs. Non non non non. Moi, [grognement] moi ce que je vois plutôt, c'est effectivement conserver le conseil parce que c'est un organe de coordination parce que c'est le conseil qui décide très bien mais la commission n'a plus besoin. On remplace ça par des par des comités de travail sectoriels ou fonctionnels peuplés de de fonctionnaires nationaux. On tout le monde en a suffisamment. Voilà. Et puis le Parlement européen ne sert strictement à rien. Quand il y a une directive et écoutez tous les parlements la votent.
1:22:14 Basta. Quand il y a un règlement tous les parlements le votent. ceux qui ne le votent pas et bah tant pis, on perd les conséquences. Ils ne participeront pas à la politique ou bien alors se feront l'objet de certaines restrictions mais ça s'appelle un choix souverain. Voilà, c'est tout. Donc c'est le seul moyen, c'est le seul moyen que enfin si vous avez le grand drame, c'est que l'Europe était partie sur les sur l'idée d'harmoniser. Or là aujourd'hui, on n'est plus du tout dans l'harmonisation, on est dans l'uniformisation, ce qui ne peut pas fonctionner et l'écrasement des États. Oui, mais ça peut pas fonctionner. Si un Suédois, c'est pas un français qui n'est pas un italien, qui n'est pas un portugais, qui n'est pas un Slovaque. Ça ne peut pas fonctionner. On voit très bien mais les différences de culture et de mentalité et d'habitus sociaux mais hyper importants entre l'Europe du Nord et l'Europe du Sud. H c'est une mosaïque, une très belle mosaïque mais on ne peut pas faire mais ça se respecte ça. C'est pour ça qu'il faut harmoniser le chef d'orchestre. Vous un orchestre symphonique, pas tous les instruments jouent la même note au même moment sinon vous avez pas d'harmonie. Voilà, vous avez une monotonie, c'est très belle métaphore.
1:23:17 Vous avez un bourdon. Alors là, ce qu'on vous fait c'est un monotonie, un bourdon. H et ça vous donne le bourdon. C'est ça. Voilà, c'est ça. Tout à fait. Bon, magnifique. Écoutez moi j'étais ravi de vous vous écouter sur Tribune Libre, de vous recevoir. Vous reviendrez si vous le voulez bien, Pascal Clairotte. Et vous nous réinviterez alors avec Ah oui, très volontiers. Vous êtes le bienvenu. Alors, on va réinviter tous les auditeurs à s'abonner. Alors, il y a l'abonnement quoi. Il y a la formule gratuite et la formule payante. Ça se passe comment? Ouais, c'est ça. Oui, oui, oui. On a à peu près alors on essaie quand même de conserver un peu de contenu gratuit. on va dire qu'il y a allez, il y a un article par semaine dans qui est gratuit dans son intégralité. Oui, voilà. À peu près. Voilà. Le reste est payant parce qu'il faut bien aussi que comme tout le monde, on paye nos factures et l'information a un coût. or nous refusons de passer la sébie et de faire des appels au don parce que c'est pas comme ça que la presse à notre sens doit fonctionner. Elle doit être financée par des lecteurs qui veulent payer pour l'information nous que nous produisons. Et c'est pour ça également que nous n'ons pas de publicité. Comme ça nous sommes réellement indépendants. Et c'est un choix que nous avons fait. Donc nous c'est des abonnements, c'est pas des dons. Al vous avez deux formules, une mensuelle et puis une annuelle.
1:24:31 Voilà. Elles sont à combien de mémoire à ça? annuel, c'est 60 € l'an. C'est pas énorme. En sachant que vous avez quasiment entre 5 à 7 articles assez complets et longs par semaine. Voilà. et au moins c'est 9 €. C'est un petit peu plus cher mais au moins vous pouvez l'arrêter quand vous voulez naturellement. Voilà. D'accord. L'annuel, c'est plus Ah, mais nous conseil l'annuel, bien sûr. C'est c'est ça coûte moins cher et c'est mais bon, il y a des gens qui sont intéressés que par un article. Bon, un article, désolé, on n'a pas le choix sur ce obstacle, il faut payer de l'abonnement mensuel. voilà et ça fait 9 € quoi. C'est comme ça 9 € ponctuellement. Ça permet aussi de découvrir d'autres bons articles. Et vous inscrivez-vous sur Substacle, c'est pas très compliqué d'ailleurs de créer un compte. On peut pas dire que ce soit suffit de donner son adresse email effectivement. Voilà. Exactement. confirmer et de le valider. Exactement. Et bien écoutez un grand merci.
1:25:26 Mais c'est bon. Merci. Merci beaucoup Stéphanie et à très bientôt sur Tribune libre. À très bientôt. [musique]
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