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Claude Janvier, contaminé par un essai nucléaire à Tahiti en 1974, raconte son parcours de rebelle

Claude Janvier, écrivain, revient sur une enfance marquée par l'abandon paternel, son passage par l'essai nucléaire Centaur à Tahiti en 1974 et son incarcération au camp militaire d'Arue. Il évoque aussi ses années de reconstruction en Provence, ses voyages en zones de guerre et sa lecture de l'affaire Epstein.

SR Stéphanie Reynaud 19 juillet 2026 · 56 min · 4 750 vues

Ce dont il est question

Résumé établi depuis l'enregistrement

Claude Janvier naît à Agadir, avant le tremblement de terre de 1961. Son père, héros de guerre mais absent, abandonne sa mère et lui pour une banlieue sordide de Reims. Il décrit une enfance en HLM, un univers de cités qu'il juge déjà violent dans les années 1960, puis un rejet progressif de l'école et des études, malgré un passage réussi en primaire. Il obtient malgré tout un diplôme de comptable, métier qu'il abandonne rapidement après avoir observé son futur lui-même en la personne d'un comptable de 45 ans.

Appelé pour son service militaire, antimilitariste revendiqué, il choisit de partir à Tahiti plutôt qu'en métropole. Il se trouve sur place lors de l'essai nucléaire français Centaur, le 17 juillet 1974. Selon lui, des vents non anticipés par les météorologues rabattent le nuage radioactif sur les archipels de la Société et des Tuamotu, contaminant environ 160 000 personnes, lui compris. Il raconte l'absence totale d'information à l'époque, sans internet ni médias libres, et le silence de l'armée sur le sujet.

Il relate sa rencontre avec l'équipage d'un voilier néo-zélandais et australien venu protester contre les essais nucléaires, geste qui lui vaut d'être photographié par la sécurité militaire puis interrogé violemment. Il est ensuite incarcéré au camp militaire d'Arue, décrit comme une prison tenue par des légionnaires, dans des conditions qu'il juge indignes : absence de toilettes, cafards, risques de bagarre et de viol. Il évoque aussi les conséquences sanitaires constatées chez d'anciens compagnons, dont certains devenus stériles ou morts de cancer, et une fille née avec une malformation physique.

De retour en métropole, il dit avoir pris conscience que l'État peut mentir et que les raisons d'État priment parfois sur l'intérêt du peuple. Il part ensuite reconstruire des maisons en ruine dans les Alpes-de-Haute-Provence avec un ami, période qu'il présente comme les plus belles années de sa vie, rythmées par le travail manuel et les soirées entre amis. Il rencontre sa future épouse, venue de Paris, avec qui il partage 47 ans de vie commune avant son décès en novembre 2025. Le couple travaille ensuite dans l'hôtellerie-restauration, notamment à Rocamadour.

Dans la dernière partie de l'entretien, Claude Janvier aborde ses voyages en zones de conflit, notamment en Syrie en 2021, qu'il présente comme une expérience éclairante sur les conséquences de la guerre pour les populations civiles. Il évoque également l'affaire Epstein, estimant que la justice française n'a pas véritablement traité le dossier, citant le cas de Jack Lang. Interrogé sur une mesure qu'il proposerait s'il devenait constituant, il évoque la nécessité de remettre en cause l'État tel qu'il fonctionne actuellement, tout en doutant de la disposition d'une majorité de la population à s'engager dans un tel changement.

Points abordés

  • Claude Janvier a grandi à Agadir puis à Reims après l'abandon de son père.
  • Il a été contaminé lors de l'essai nucléaire français Centaur à Tahiti en juillet 1974.
  • Il estime que 160 000 personnes ont été contaminées par le nuage radioactif rabattu par des vents non prévus.
  • Il a été incarcéré au camp militaire d'Arue après avoir signé le manifeste d'un voilier militant contre les essais nucléaires.
  • Il décrit des conditions de détention qu'il juge indignes, dans une prison tenue par des légionnaires.
  • Il évoque des conséquences sanitaires chez d'anciens compagnons de service, stérilité ou cancers selon lui liés aux radiations.
  • Il a reconstruit des maisons en Provence dans les années 1970-1980 avant de travailler dans l'hôtellerie-restauration.
  • Il a voyagé en zones de guerre, notamment en Syrie en 2021, pour mieux comprendre les conflits.
  • Il estime que l'affaire Epstein n'a pas donné lieu à de véritables poursuites en France, citant le cas de Jack Lang.
  • Il doute que la majorité de la population soit prête à s'engager dans un processus constituant.

Ce résumé est établi à partir de la transcription intégrale de l'entretien, puis relu par la rédaction avant publication. Il ne remplace pas l'écoute : les nuances, les hésitations et les réserves de l'invité sont dans l'enregistrement.

« Un essai nucléaire c'est une vraie bombe. Une vraie bombe qui explose. »
Claude Janvier 10:19 écouter le passage
« Tu prends conscience que le système peut entièrement te broyer. »
Claude Janvier 20:16 écouter le passage
« La philosophie de beaucoup de gens, c'est pas d'emmerde. »
Claude Janvier 48:33 écouter le passage
« On a quand même une majorité de gens, c'est des moutons dociles. »
Claude Janvier 48:45 écouter le passage

Sujets

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Transcription intégrale

10 129 mots

Établie à partir des sous-titres de la vidéo, sans relecture. Les hésitations et les répétitions de la machine ont été retirées, rien d'autre. Cliquez un horaire pour entendre le passage.

0:00 un essai nucléaire, c'est une vraie bombe. Une vraie bombe qui explose. Et pour le coup, elle explose donc le juillet 1974. Son nom de code c'est Sentor. [musique] [souffle coupé][soupir] Bonjour Claude Janvier. Je suis ravie de vous accueillir sur Tribune Libre. Ce n'est pas la première fois. Bienvenue en ce 1er juillet 2026. J'ai lu votre livre qui est le livre d'un rebelle et je ne l'ai pas parce que je l'ai lu en version numérique. Voilà, je peux pas le présenter à l'écran mais je vais l'afficher. ça commence très fort par une enfance au Maroc et puis un largage à Reince. C'est-à-dire que c'était pas vraiment mon père ce héros ou alors héros de guerre mais pas héros familial. On est bien d'accord.

1:05 On est bien d'accord. déjà bonjour Stéphanie et merci pour l'invitation. C'est toujours sympa,. C'est toujours sympa de se retrouver. Donc là, je suis dehors puisqu'il fait beau ma fois. Alors, je me suis mis un peu à l'abri pour pas trop avoir de soleil en pleine poire mais le soleil va peut-être passer un peu. Mais bon, ça devrait ça devrait rouler. Alors oui, donc pour en revenir à oui effectivement naissance au Maroc à Agadir donc avant le tremblement de terre d'Agadir en 61 qui ravagé et tout et heureusement que mes parents et moi étions étions partis parce que sinon bah vraisemblablement je ne serai pas là pour en parler, ça c'est quasiment certain. Et puis bah mon père, oui, héros de guerre, c'est vrai, mais mauvais père nous a largué ma mère et moi dans un une banlieue sordide de reince, la capitale du Champagne. Donc du coup, d'un univers quand même ensoleillé avec une petite maison. Donc de ce que je m'en souvienne et de Tamou Manounou Berbère qui avait le visage tatoué et cetera. Je me suis retrouvé avec ma mère. On s'est retrouvé tous les deux dans un HLM. pourri qui faisait partie d'une cité de 4 5 HLM avec une école primaire au milieu, le Tour entre béton et bitume pour paraphraser la chanson de forestier.

2:27 Ouais, c'était pas terrible comme atterrissage. J'avoue, j'ai pas bien compris. voilà, c'est ça fait un choc. Ça fait un choc. D'autant plus que je découvre un peu après que l'univers des cités parce que beaucoup de gens parlent des cités aujourd'hui. Ouais, c'est un univers violent, la police n'y va pas et cetera. Mais ça existait déjà à l'époque, faut pas croire que dans les années 60 quand ils ont construit leur cité, c'était pas des univers violence, c'était des univers violence. Sauf que les loubars, entre guillemets ont changé de visage. Avant c'était des fils d'ouvriers et vraiment très peu d'immigrés et là aujourd'hui c'est beaucoup d'immigrés. Mais de toute façon, ça revient au même. En plus avec la drogue au milieu, à l'époque il y avait pas de drogue ou pas trop. Enfin, il y avait de toute façon la baston, les bitures et les balluches de campagne. Donc avec le tout àvoisinant avec des loulous qui avaient des cuill voisinants autour de 80, ce qui était un peu compliqué [rires] [souffle coupé] pour la survie immédiate.

3:33 ce qui vous a sauvé, c'est le rock and roll. Vous avez vraiment bon goût. Enfin, c'est vra anglo-saxon parce que la chanson française votre truc mais pas que. Magma, gong, ange les trois go français de l'époque. Mais c'est vrai que pour la quasi le reste c'est anglo-saxon. Bah oui, il y avait que ça à l'époque. Moi, faut dire que chez là Johnny au bout d'un moment et Sylvie Vatten. Non, bah non, Sylvie Vaattend, j'ai fait exprès. Pas trop salut les copains quoi à l'époque. Non, pas du tout. la tendan y je trouvais ça niaiseux à sou et ça finissait par me gonfler un peu. Et quand j'avais un voisin qui commença à mon kikquiner, à me passer du Johnny, ça finissait par me gonfler. Alors comme j'avais des grosses enceintes, je les foutais au mur et je foutais du led zep ou du deep purple à fond et là ça le calmait de suite. Il venait moir bah j'ai dit quoi? C'est bon, fais ton éducation et et m'enquine pas la vie.

4:31 Bon bref et les études c'était pas trop votre truc? Si. Non, faut bien dire la vérité. Non, c'est pas mon truc. Toute la vérité. C'était pas vraiment mon truc du tout quoi. Bah c'est-à-dire c'était mon truc à l'école primaire j'étais bon. Hm. J'étais le premier de la classe. C'est vrai. Puis tout d'un coup, je suis arrivé au lycée, enfin collège lycée ou là c'était dans une zupe sordide hyper violente en plus. Là, je sais pas, il y a quelque chose qui s'est cassé. H donc j'ai fait un collège pas terrible et puis après j'ai fait une seconde quand même. Je suis rentré en seconde chimie physique math. Et alors là moi c'est l'époque où évidemment Pink Floyd est arrivé. Led Zeb de Purple Black Sabas bref les voilà et cetera. Donc là, j'ai dit les études fait chier et là je me suis plongé dans l'écoute. Voilà.

5:29 Donc évidemment ils m'ont saqué et je me suis retrouvé bah grand désespoir de ma mère. Mais qu'est-ce que tu vas faire de ta vie? J'en sais rien. Voilà donc j'ai passé un diplôme de comptable et effectivement je suis comptable. Incroyable mais vrai. J'ai pas l'air comme ça mais pas trop. Et l'univers de la banque non plus c'était pas trop votre truc. Ah non c'était pas mon truc. Non c'était pas mon truc. Quand j'ai vu la tronche du comptable que quand j'ai eu mon diplôme, j'ai remplacé un a comptable qui venait de se casser la jambe. et tout d'un coup donc j' moi j'avais des grands cheveux à l'époque, faut s'imaginer. J'ai pas toujours été avec une piste d'atterrissage pour les mouches. C'est ce que me dit ma frangine. Sympa mais bon passons. Et donc j'avais des grands cheveux et un beau jour, j'étais en train d'écrire là à mon bureau puis en face de moi, il y avait le comptable. Et le comptable, c'est un monsieur de 45 ans à l'époque. Ouais. moi j'en avais 20 22 23 enfin qui quelque chose qui était pas Ah je vois qu'on est dehors, il y a quelqu'un qui passe derrière moi.

6:29 Non, c'est vivant. 45 ans. C'était du direct. Et un moment Et à un moment donné, ouais, je lève la tête. Je lève la tête et qu'est-ce que je vois? Je vois la tête de ce monsieur, il avait des lunettes à double foyer, donc avec des trucs hyper épais. Et à l'époque, on avait le droit de fumer dans les bureaux et il avait une toujours une gitane papier maïs qui était éteinte un humo comme ça. Et j'étais en train d'écrire, je lève la tir, j'ai vu la révélation, j'ai dit moi dans 20 ans comme lui c'est pas possible. Donc j'ai dit c'est bon. Et au bout d'un mois et demi, j'ai fini mon remplacement. Il m'a dit alors ah j'ai dit c'était bien au revoir et à jamais. Il m'a dit ça vous voulez Non non c'est vous avez tous été très sympa mais non définitivement c'est pas mon truc ça pas possible ensuite est arrivé le service militaire ouais bah oui service militaire obligatoire à l'époque faut savoir que je suis antimilitariste convainc je suis toujours d'ailleurs. Je vais pas changer d'un yach sur le sujet. Et donc à l'époque, oui, chaque mec est censé donner un an de sa vie à l'État.

7:36 Donc déjà ça ça m'énerve. Donc j'essaie de me faire réformer, ça marche pas. je me retrouve à faire mes classes à Toule. En janvier 74, je me caille, il fait - 20. C'est la Loren. Précise. Ah ouais, c'est la Loren Toule. C'est une ville que j'aime pas du tout, qui est grise à l'époque, qui est en plein hiver qui me plaît pas du tout. Nous saluons les habitants de Toule. Ah, je suis désolé pour eux, mais bon, il y a il y en a certainement qui vont être au fusqués qui vont me dire "Ah mais c'est charmant." Bah ok, pas de souci, chacun son truc. Moi, c'était les c'était l'époque où c'était pas terrible, 74, je sais pas, peut-être que c'est mieux maintenant effectivement. Et au bout d'un mois de au bout d'un mois de classe, il y a un gradé qui passe dans les chambrées qui nous dit "Mais est-ce que ça vous tenterait d'aller faire votre service militaire? dans le Pacifique. W Pacifique. Je lève la tête de suite, je le regarde, je dis pacifique où ça? Il me dit "Bah c'est simple, c'est soit Tahiti ou Numé." Oh, j'ai dit "On peut choisir en plus?" Bah il me dit "Oui, je dis "Taiti possible?" Il me dit "Oui, oui, oui." Voilà. Et comme ça et c'est comme ça parce que moi effectivement, Stéphanie franchement j'ai 20 ans.

8:50 Ouais. Palmier. Voilà. On me propose d'aller me faire mon service à Tahiti. Les vainés, les paniers, le sable les mers chaudes transparentes, les massifs de coro, les poissons multicolores, coquillage et crustacé. Voilà sur la plage abandonnée, n'est-ce pas? Je vois qu'on connaît nos classiques, c'est bien. Et donc j'ai aucune raison, j'ai aucune raison de dire non, c'est évidemment. Donc voilà, pour la première fois de ma vie, je mets les pieds dans un Boeing et donc Montréal, Los Angeles, Tahiti et j'arrive là-bas 30°gr parfum d'Hibiscus de ti waouh je dis ça c'est top. Alors bon, je vais pas tout raconter parce que là évidemment je commence à ouvrir ma grande bouche. Des fois c'est me vaut pas franchement [grognement] toujours la sympathie des supérieurs.

9:47 Mais bon, toujours est-il que on avait oublié en fait effectivement je dison parce que on se fait je me fais quelques amis de l'époque qui étaient un peu dans mon dans mon genre quoi. Oui. et on avait juste zappé que chaque année il y avait une explosion d'une bombe atomique. Parce queen fait quand on parle d'essais nucléaires, faut comprendre que les essais nucléairesil y a des gens qui s'imaginent peut-être à tort qu'un essai nucléaire on fait péter un pétard ou je sais pas quoi, un pétard en laboratoire confiné. Pas du tout. Un essai nucléaire c'est une vraie bombe. Une vraie bombe qui explose. Et pour le coup, elle explose donc le juillet 1974. son nom de code c'est Sentor. Et malheureusement les météorologistes, les météorologues de l'époque qui est toujours pas une science exacte d'ailleurs ne prévoit pas que des vents violents vont se lever et c'est ce qui s'est passé. Des vents violents se lèvent, rabattent les nuages radioactifs sur l'archipal de la société Tahiti et l'archipal des Toamou contaminant à peu près 160000 personnes, moi y compris. Alors donc oui explosion donc atomique, le champignon le 17 juillet 74 ans, le champignon atomique au lieu de monter dans la dans l'atmosphère et d'aller vaporiser les voisins, c'est-à-dire les Australiens et les Néo-Zélandais, mais il y a des vents violents non prévus par les météorologues qui rabattent le nuage radioactif donc sur l'archipel de la société donc Ta Tahiti et ses îles sœurs et les Toamutou les îles marquises. Donc 160000 personnes contaminé à l'or moi compris. Alors on le sait pas en fait on le sait pas. On sait pas que qu'on se prend un nuage radioactif parce qu'en fait il y a rien qui indique qu'on se le prend.

11:35 En plus il y a des pluies torrencielles au mois de juillet. Donc quand le tir a eu lieu, le nuage radioactif, il y a des pl torrencielles qui ont vraiment bien rabattu les nuages radioactifs sur Tahiti et le reste. Les médias n'en parlent pas. De toute façon alors à l'époque quand même on est en 74, il y a pas internet, il y a pas de portable faut quand même se remettre un peu dans le contexte. On a les médias papier, les radios, pas de radio libre à l'époque ça n'existe pas encore. Et quand tu as télévision, bah c'est la télévision d'État. Donc de toute façon, on a aucun moyen d'information. Au sein de l'armée, ils en parlent pas et cetera. On est sous Giscar. Ouais, c'est ça. C'est à peine, c'est le début. Puis ouais, c'est le début de Giscara parce que Pompidou, il a dû s'en aller fin 73. le temps de nous passer la loi dit de Rothshield où l'État français avant pouvait emprunter quasi gratuitement et après l'État français a commencé à emprunter à des taux de plus en plus prohibitifs. Bon bref, c'est c'était une petite digression, [rires] c'est pas un détail.

12:47 Donc alors parallèlement à ça, nous il y a un voilier qui arrive dans le port de Papette, un boilier magnifique qui fait 30 m de long à peu près tout en bois, un magnifique voilier affraité par Bris Laalonde. Alors pour ceux qui se rappellent un peu, Brisalde, c'était vraiment le début de l'écologie mais de la vraie écologie, pas l'escrologie d'aujourd'hui. la vraie écologie, le début de Greenpeace aussi avec dans pas longtemps, un peu de temps après avec l'affaire du Rainbow Warrior et cette ce voili qui s'appelle le FR2I ou le free, j'ai jamais trop su le prononcer était qui un équipage d'australiens et de Néo-Zélandais qui ils viennent protester contre les essais nucléaires français dans le Pacifique parce qu'ils en ont marre de se prendre nos radiations. Al il mettre des pancartes évidemment en anglais et en français. Montez à bord, venez signer notre manifeste, venez discuter avec nous. Nous avec Michel, un pote, bah on est en civil évidemment, on était pas habillé militaire, on monte à bord et on signe leur manifeste et on commence à discuter avec l'équipage, c'était super sympa et cetera. J'ai même failli déserter à l'époque parce que il y a quelqu'un d'équipage qui me dit "Mais si tu veux, on vous emmène. Wou! J'ai failli le faire puis je me suis dit bon ça va être compliqué pour la suite. Donc je l'ai pas fait. Ceci étant ce qu'on avait pas soupçonné non plus [raclement de gorge] puisqueà l'époque on était un peu candide quand même c'est que la sécurité militaire nous prend en photo.

14:22 H évidemment montant à bord nous on le sait pas. Et on se retrouve évidemment quelques jours plus tard dans les dans des bureaux sombres, étroits et humides à se faire interroger violemment par la sécurité militaire notamment par un petit gros avec une fise moustache comme ça le mec l'archétype du mec que je peux pas encadrer et l'am dans en pleine poire des questions anarchistes équat gauchistes et bon bref interrogatoire violent pendant 1 heure quand même et puis après ça plus autre chose mais que je laisserai à nos amis internautes le soin de découvrir dans mon livre. On se retrouve au Trou en prison au camp militaire d'arway donc qui est une prison légionnaire. Alors bon pour la petite histoire, je vais pas tout raconter non plus. Je laisse à nos [rires] à nos lecteurs.

15:19 Mais c'est pas un parcours de santé. Pardon? Ce n'est pas un parcours de santé. Ah non, c'est pas un parcours de santé. Déjà la prison du camp militaire d'arway est tenue et gérée par des légionnaires. Donc les légionnaires, c'est pas tous des prix Nobel ou un sans faux. Désolé pour les légionnaires qui nous écoutent mais bon forcé de constater que va bref passon. et là il y a le l'adjudant chef Blint, un allemand qui se qui est un géant avec j'avais eu Ma partir un peu avant pour sur autre chose et qui d'ailleurs se baladait dans avec la Croix Gamé et la Croix de fer dans la poche qui m'a pas qui me dit puisque tu es là c'est super. Il me soulève de il me soulève du sol d'une main. Le mec c'est un vrai colosse. Je fais quand même 1,80 je fais 83 kg mais moi et puis il m'approche sur le visage du mien et il me dit de toute façon ici si tu me fais chier je te bombe la gueule. C'est ça. Ça laisse présager du niveau du mec.

16:14 C'était une expression très à la mode à l'époque. Ah ouais. Ah oui. Les légionnaires c'est si tu m'emmerdes, je te bombe la gueule. C'estàd c'est un mantra. C'est presque le mantra de l'époque. bon ce blind on en dira pas plus. Faut lire le livre. Il a très mal fini. Il faut lire le livre. Ah Blinz il a mal fini. Bon il y a des bah il y a des fois il y a des justices immanantes comme ça. Il a mal fini. Ouais. Ceci étant, à la prison, c'était un vrai délire là-dedans. C'est-à-dire qu'il y avait une espèce de cours en commune où on prenait le café le matin à 4h du matin parce qu'on il nous levait à 4h du mat. Il y avait des cellules individuelles et une grande salle au fond tout en long. et c'est là où on dormait tous en tasser. ce qui est intéressant c'est qu'on couchait sur des planches de bois inclinées comme ça avec un couloir central. Ce qui fait que la nuit tu peux pas dormir. C'est la nuit tu te mets en haut mais tu glisses look ou pouf. Donc [grognement] ce qui fait que toutes les heures tu te tu te retrouves les jambes les pieds dans le couloir. Alors tu remontes péniblement avec ton drain parce qu'il fait une chaleur à crever là-dedans. Attention on est sous les tropic, il y a pas de clim. et on se fait sucer les lèvres chaque nuit par des cafards géants comme ça. Sans compter le fait qu'on est bouclé dans cette salle horrible à 19h. Il y a pas de toilette, faut le savoir.

17:32 Et qui nous libère qu'à 4h du matin. Donc si on a envie si on a quelques envies pressantes et quelques problèmes hydrauliques à régler, soit on cogne et il y a au moins quelqu'un qui ouvre mais ils ouvrai jamais. Soit bah on fait devant la porte et il faut nettoyer le lendemain. Sympa. Oh c'est sympa. Voilà. Totalement indigne en fait comme qu' dit ah totalement indigne sans compter la les risques de baston, les risques de viol aussi. Bon bref, j'ai vu. Ouais, c'était chaud quand même. C'était chaud à côté les 20 jours de zonzon de Nicolas Sarkozy à la santé. C'était vraiment une problème de santé. Mais lui, il a réussi un coup de com quand même avec Fayard. Journal d'un prisonnier mon lieu. Il a tout sur mesure fantastique et fabuleux. Bon bref, on passe là aussi. C'est une migration. Selon que vous serez puissant ou mis, vos conditions de détention seront blanches ou noires. C'est ça. C'est ça. La fontaine. Enfin, c'est tiré de la fontaine. Pas la fontaine inexpresso mais voilà.

18:29 Animaux malades de la peste. Exactement. Ouais, c'est ça. C'est ça. Bravo. Bravo Stéphanie. Donc voilà. Donc voilà un peu le décor et le décor. Oui. Oui. C'est le passage sur la prison. C'est assez douloureux quand même. C'est pas mal 20 jours comme ça. C'est formateur pour la suite. Oui, c'est formateur. Ça c'est clair qu'après tu es plus le même quoi. Je veux dire, il y a un avant, un après. Quand tu vois que l'être humain est capable de te boucler, de t'enfermer et de te faire subir ce genre de choses, surtout pour des raisons assez fallacieuses finalement. Ah peu importe les raisons, mais de toute façon, même si c'était des raisons de bonnes raisons entre guillemets, aucun être humain ne mérite ce genre de traitement. Enfin, je veux dire à un moment donné, il faut un peu de dessence quoi. Je veux dire des criminels, c'est quoi?

19:24 Même le pire des criminels. Bah oui, même le pire des criminels. C'est pas la peine de le rendre encore plus féroce que ça le mec. Bon, il est enfermé. Il est enfermé. On va pas maintenant, c'est pas la peine de lui faire surgir des rats, des rats comme ça devant. Un moment donné, non, c'est non. non, je dis pas qu'il faut qu'il ait tout le confort non plus, mais je veux dire, bon, à un moment donné, il y a un peu de d'essence quand même, à minima, quoi. Hm. Et à la sortie de cette prison, bah l'idée c'est de il y a quelqu'un qui passe, c'est [rires] de partir loin, de partir ailleurs. Bah c'est-à-dire après, on rentre, on n'est pas très en forme. Moi, je reconnais que j'avais pris conscience, tu vois, à l'époque que en fait un système peut te broyer. C'est-à-dire que quand tu es tout seul, c'est là, je me sentais un peu seul quand même. Et là, et là, tu prends conscience que le système peut entièrement te broyer. Et en fait, tu peux disparaître du jour au lendemain. Donc, j'avu cette désagréable impression. D'autant plus que quand tu fais ton service militaire à l'époque, ils arrêtent pas de te dire que l'armée a le droit à 5 % de perdre.

20:28 Ça veut dire que si tu meurs, personne n'en a rien à même la famille ne peut pas exiger des recherches ou tu sais la famille, moi de toute façon à l'époque, moi c'était ma mère qui se débattait déjà pour sa propre survie. Donc c'était pas franchement tu vois et puis tu sais faire des recherches 74, il y a toujours pas internet, il y a pas le portable enfin il y a pas de réseau. C'est quand même beaucoup plus compliqué. Vous auriez été porté disparu en fait c'est ça? Oui. Bah voilà tu disparaît, tu es porté disparu et après ils envoient un mot à tes parents en disant "Bah écoutez votre fils a eu un petit accident. Voilà. Paix à son âme. Au revoir. Salut. Voilà. Hm h. Donc on rentre on n'est pas en forme. Hm. C'est vrai que j'ai besoin d'aller voir ailleurs. C'est ce que je fais en même temps. Michel, mon copain, mon ami, on se voit un peu et puis après on se perd de vue. Mais j'apprends quand même par d'autres gens qui sont venus me voir dans les 2 ans qui ont suivi à peu près ma rentrée en métropole que il y en avait deux ou trois qui étaient mariés avant de partir faire leur service et ils ont jamais pu avoir d'enfants. Donc ils font faire des examens médicaux. Il se trouve que l'exposition radiation les ont rendu stériles.

21:47 H Ah, ça c'est intéressant. Quant à Michel, il est encore en vie, pas en super forme mais il a encore en vie mais il a réussi à donner naissance à une fille qui malheureusement pour elle est née avec une diffité physique, pas mentale. C'est-à-dire que je la connais sa fille, elle est mentalement elle est pas elle va très bien ou mais elle a une légère diffformité physique sans compter effectivement. tous les autres qui ne sont plus là pour en témoigner puisqu'ils sont morts de cancer. Voilà. Ouais. Donc c'est ça le problème. Et là effectivement quand tu as 20 ans et que tu te prends ça dans le nez h bon ça te réjouit pas du tout loin sans faut et ça te montre que l'État peut te mentir et que les raisons d'État prim-être de la majorité du peuple. Donc à partir de ce moment-là, j'étais déjà un peu rebelle avant mais là ça définitivement foncé le clou et là rebelle à fond et éveillé. Donc éveillé c'est celui qui comprend que l'État ne lui veut pas forcément du bien.

22:59 Absolument. Voilà. Donc à l'époque je rentre, j'en ai strictement plus rien à de la société. Déjà c'était pas mon truc la société moi. C'està-dire être un bon garçon, aller au boulot, faire du métro au boulot dodo, c'est absolument pas ma tasse de thé. ça l'a jamais été. donc du coup à l'époque, on est en pleine période IP quand je rentre et moi je me dis oui, je vais me casser de rince parce que là j'en pouvais plus de ces de ce HLM et je vais me trouver à une maison, une ruine en Provence là-bas et on va reconstruire ça. Donc je pars avec un copain Jean-Marc qui lui est toujours là-bas d'ailleurs. Oui. Et voilà. Mais je sais pas s'il regarde beaucoup les réseaux, les émissions. À mon avis, je crois pas. Hm. Mais et on se trouve donc deux maisons et 8 hactares de terrain au-dessus de des gorges de Daluis.

23:55 Magnifique. Voilà. Voilà. Magnifique. On est dans un haau paumé à 1300 m d'altitude avec le Mont Saintonora derrière qui culmine en 2004. En fait, on est à la lisière du parc du Mercantour pour si pour que nos amis internautes situent un peu. C'est pas très accessible mais il y a de quoi faire. Il y a un potentiel comme on dit dans l'immobilier. Ah, magnifique. Écoute, c'est là on a passé je pense alors moi épouse elle est déjà avec moi. Claude m'accompagne est déjà avec moi. Vous êtes rencontré dans une station de ski? Ouais, dire la vérité. C'est ça. Ouais. Non mais c'est drôle si tu veux parce que quand je rentre bah voilà je rentre de l'armée, on est en 75 début 75 60 je me mets à bosser pour économiser un peu de par j'ai pas la queue d' h 76 on part faire notre pipe avec Jean-Marc on trouve les deux maisons. On en prenne du fric parce qu'on en avait pas ni lui ni moi. Donc nos parents la frangine enfin bon enfin voilà plein de gens sympas qui nous aiment.

24:54 En un an ou deux c'est remboursé. Il y avait un pouvoir d'achat totalement différent à l'époque. Ah bah oui, on est en franc. Imagine à l'époque à l'époque on a acheté deux maisons en ruine. Bon certes elles étaient en ruine les maisons. Attention et 8 hectares de terrain pour 80000 francs. Donc 40000 francs chacun. 40000 francs chacun c'est quoi en euros? C'est qu'est-ce que je calcule moi? C'est 6000 €. 6000 € ouais. Donc une maison et et 4 hectares de terrain pour 6000 € puisque deux maisons, tu vois. Donc tu te dis "Ah ouais, c'est quand même pas le même niveau de B." Ceci étant, on n' pas la queedin, il faut rembourser. C'est là qu'on se fait des saison d'été deux fois à Castellan Porte des Gorges du Verdon et la saison d'hiver 778 à au Sénus d'Allos dans un complexe hôtelier qui existe toujours d'ailleurs qui est l'hôtel le restaurant discothèque qui s'appelle chez France. Donc et là évidemment je suis barman restant serveur de resto. Alors à l'époque quand même bon reconnaître, j'ai les cheveux longs comme ça la bouille un peu moins ridée qu'aujourd'hui. J'ai le petit collier avec la dent de requin, tu vois. Donc évidemment, tu vois voilà, je suis un tantinier dragueur quand même, ça je reconnais. C'est ma période drague. Bon bah écoute, faut il y a des périodes comme ça dans la vie.

26:18 Puis un beau jour, j'ai un pote là qui me dit mais trois copines qui arrivent de Paris fantastique. Il me dit la plus grande, une grande, une moyenne, une petite. Ah oui, je dis c'est Dalton. C'est à peu près ça. Et il me dit "La grande, tu touches pas, c'est la maîtresse du patron parce que le patron était séparé de son épouse." Enfin bon, bref. D'accord. Ah bon? D'accord. Je dis "OK, je vais pas je pas me fâcher que le patron était sympa en plus. restait la moyenne et la petite et donc évidemment elles sont elles et quand elles sont arrivées c'était enfin de ça ça m'a fait ça m'a fait hurler de rire quand elles sont elles ont poussé la porte du restaurant c'était à la tombée de la nuit et je vois apparaître trois nénettes en monteau de fourrure. Je dis mais d'où elle sort parce que en général station de ski tu en as pas même à l'époque c'est plutôt les après ski les moon boots enfin tu vois surtout qu'il y avait 2 m de neige dehors quand même parce qu'à l'époque ça neigeait quand même.

27:14 Et là j'ai dit mais toi elles sortent évidemment. Bon alors j'ai appris plus tard qu'elles avaient fait un crochet à Marseille, elles avaient récupéré des manteaux de fourure parce qu'elle elles avaient rien pour monter en station. Enfin bon, passant et je jette mon dévolu donc sur la petite et nous passons une nuit à discuter dans la boîte de nuit parce que moi quand je finissais mon service à mini, évidemment, je descendais hélicopon à la boîte de nuit. En fait, je dormais quasiment pas. On travaillait 16h par jour mais je dormais quasiment 3h par nuit quelque chose comme ça quoi. Ah ouais quand même c'était la vie fallait faire le choc quand même. Et donc voilà et on a discuté on est même pas sorti ensemble d'ailleurs. On s'est dit bah on a entretenu une correspondance épistolaire quand même à l'époque parce qu'il y a toujours pas de internet ni de SMS ni de machin comme ça. Et puis elle passe me voir à la saison d'été et puis là décide de tout plaquer parce qu'on se connaissait pas de venir. Elle a quitté Paris, elle a quitté son boulot à la préfecture à la préfecture civile Morland à Paris.

28:18 Wou! Elle a tout quitté, elle a dit rien à de cette vie. Bouff elle est arrivée. Voilà septembre 78 est arrivé coucou bonjour c'est moi avec son chat et depuis on sait plus quitter. On a passé 47 ans de vie commune. Bon, malheureusement, je pense que tout le monde le sait maintenant les amis, vous le savez. mon épouse malheureusement suite à une maladie terrible elle m'a quitté le 19 novembre de l'année dernière mais on a passé 47 ans de bonheur elle et moi très fusionnel d'ailleurs. Et alors pour en revenir à cette à ces années IPI, ça été les plus belles années de notre vie parce que nous on avait adopté la philosophie et il y en a c'était métro boulot dodo. Nous c'était gâteau tarot dodo. Ah c'est c'était légèrement différent. Alors les mecs vont se dire ils nous écoutent ah mais il branlit rien. Ah non ça c'est faux. On a reconstruit nos maisons de 1 à Z et comme on avait pas la route et il fallait on montait les brouettes à vide 200 m quand même rillon et on mettait le sable les sacs de ciment sur les brouettes et on redescendait ça plein. Dire allez-y les mecs. J'en connais pas beaucoup qui ont reconstruit des maisons sans la route et sans la possibilité d'avoir des véhicules qui s'arrêtent.

29:29 Donc on bossait beaucoup. ça été terrassé. C'est il y a eu le terrassement qui a été fait depuis tout ce temps. Ah bah oui mais alors en plus on avait plein de gens qui passaient nous voir le jour. On avait une règle d'or en fait. Tu restes si tu bosses avec nous. Si tu bosses pas tu repars. Et donc du coup on avait des grands jardins. On était autonome. On a avait nos pommes de terne ail oignon enfin bref on bossait quoi. On bossait on faisait la fête. On bossait on faisait la fête. On bossait on faisait la fête. Voilà. Bon écoute, sur fond de Maïs Davis et de rock and roll le soir. voilà. Et vous dites que alors je sais pas si c'était la même période, il y a eu un éveil aussi de la conscience politique grâce à des films de cinéma. Ah bah oui, c'est toujours pareil. C'est c'est des années un peu fabuleuses alors qui ont été récupérées malheureusement par des philosophes qui suivent la docin de l'oligarchie financière mondiale, c'est-à-dire des rideux comment il s'appelle?

30:33 Bourdieu, desin et cetera qui eux ont vraiment dénaturé toute cette idéologie de l'époque. Mais en revanche, il y avait quand même des cinéastes engagés. Il y avait Costin Gavra, c'est moi le film Z. Je l'ai vu à sa sortie, je devais avoir 17 ans quoi. C'était avant que je parte à l'armée et là ça m'avait filé une claque. Il m'entend dans son rôle, il est magnifique. Le film est très engagé. Je suis ressorti, je prends une claque quoi, je veux dire. Et d'ailleurs le film suivant de Gamras dans pas longtemps après c'était la veu pareil quoi. Gabras, il y en a plus des cinéas comme ça. Aujourd'hui, tout est assceptisé, froid, il y a plus tellement de cinéma politique hélas inconsistant et sans saur aujourd'hui les tris/4 du cinéma français, même la quasi totalité du cinéma français, c'est inconsistant. Il y a rien quoi. Il y a rien qui se passe quoi. Donc [rires] une visite, c'est du divertissement un peu creux. En tout cas, ça n'amène pas forcément à réfléchir et encore moins à la situation.

31:37 Voilà. Donc il est vrai que voilà ça forge ça forge un peu le caractère, ça forge un peu le ça forge un peu tout. Mais donc voilà, on passe quand même de nos belles années là et puis à un moment donné, bon la famille un peu a besoin d'aide, on a quelques membres de notre famille qui sont pas bien. Donc la fin de l'aventure, à un moment donné, il y a une fin et bon voilà et on se met à se rapprocher un peu de la famille et là on enfourche un peu. Bon, il faut gagner sa vie. Donc on devient des auto-entrepreneurs dans tout le domaine de l'hôtellerie, la restauration puisqu'on avait bossé en tant que barman serveur. Donc c'est quand même un métier que je connais. Donc voilà et donc à un moment donné bon je me suis dit si on devenait nos propres patrons, bah c'est ce qu'on a fait mon épouse et moi. Voilà entre autres on n pas fait que ça mais entre autres.

32:33 Vous avez travaillé dans l'hôtellerie finalement et dans le Lotte aussi je crois. Oh bah oui, on a été on a essayé de faire des villages classés. On a été à Baum les messieurs dans le Jurain. On a été sur on a été à Cor sur Ciel dans le Tard. Alors ça c'était magnifique. C'était une maison magnifique qu'on avait acheté pas très cher à l'époque mais on avait fait faire beaucoup de travaux mais c'était magnifique. On avait ouvert un restaurant chambre d'autres et puis on a été dans le lot à Rockamadour où on a tenu un hôtel pendant plus de 10 ans. H voilà l'hôtel du rock à l'entrée de la cité qui ne s'appelait plus l'hôtel du rock. qui s'appelle hôtel du Lion d'Or maintenant parce que c'est notre voisin qui l'avait racheté à l'époque. Donc voilà, on a travaillé voilà et puis en même temps, on prenait du bon temps, on essayait enfin voilà, on a Vous avez beaucoup voyagé, ça ça vous a ouvert à d'autres cultures et ça donne peut-être cette appétence pour la géopolitique vu d'ailleurs. Bah je il est vrai que si on reste dans son trou peu importe la nationalité, si on reste dans son village et dans son trou, bah on va pas connaître grand-chose,. C'est sûr que son coin, on va le connaître sur le bout des doigts et qu'on peut donner des leçons à tous à tous les Strangers qui vont venir visiter. Mais ceci étant, ça ouvre pas tellement les horizons. En revanche, voyager, oui, ça permet de rencontrer d'autres cultures. Ça me permet de tout d'un coup de prendre conscience que bah toute cette planète Terre fourmille de vie et de culture totalement différentes et qu'il y a des belles choses à voir partout et cetera. Et ça forge aussi le la culture quoi. Ça ça empile pas mal de connaissances et c'est très bien. En même temps, c'est ça quand même un effet assez ludique.

34:18 C'est bien quoi. Oui. d'ailleurs, vous intervenez souvent sur GPTV. On peut-être faire un clin d'œil ici dans l'émission La matinale de Nicolas Stocker. Oui, c'est vrai. C'est vrai, c'est vrai. Bah oui, Nicolas Stocker. Ouais, voilà. Nicolas Stocker m'a un jour je sortais de Radio Courtoisie d'une interview et Nicolas Stocker arrivé il me dit "Oh bah tiens, ça tombe bien, faut que je te parle. Est-ce que tu voudrais avoir une demi-heure dans la matinale du lundi? Je Oui, allons-y." Voilà. Donc je me suis prêté au jeu et depuis c'est parti. Et vous avez voyagé encore en Syrie, en Ukraine pour des raisons justement de compréhension géopolitique? Ah oui, c'est-à-dire qu'à un moment donné, grâce à mon ami Lucien Seriz, il me fait rencontrer à Nanasam, donc qui est devenu un ami, mon ami Syrien, et il organisait des voyages, il en organisait à l'époque peut-être un par an ou un tous les 2 ans, je ne sais plus, pour que les gens en fait puissent connaître leur pays, son pays. Hm. Et donc bah moi Lucien me le présente, ça devait être courant de l'automne 2021. Voilà, c'est ça. Et donc en décembre 2021, je me retrouve en Syrie avec lui et six autres personnes.

35:38 Donc c'est un pays en guerre, même s'il y avait pas des obus que ça bombardait pas tout le temps, mais enfin quand même, il y avait des risques d'attentat. Il y avait des frictions à la frontière de nord de la Syrie avec les taxfiristes. Au sud, c'est pas mieux. Bon bref, il est le checkpoint de partout. Bref, c'est un pays en guerre, c'est un pays en inflation, c'est un pays qui allait pas très bien du fait de l'embargo. Et donc, mais j'ai été assez C'est toujours intéressant d'aller dans un pays en guerre parce que on voit à quel point la guerre peut être atroce et peut infliger beaucoup de tourments et de turpitude à des populations civiles qui en fait n'aspirent qu'à une chose, c'est à vivre en paix. Parce que de toute façon le problème voilà c'est les populations civiles dans leur ensemble peu importe l'ethnie et cetera, aspirent à vivre en paix. En fait, s'il y avait pas des politiciens verreux et criminels au milieu, s'il y avait pas donc des médias de propagande, des médias de masse, je veux dire les gens se feraient pas la guerre,. il c'est il mais les médias de masse, à force de les exciter, d'exciter les gens et de leur faire une espèce de bourage de crâne, les gens finalement partent au combat. presque j'allais dire la fleur au phyusque.

36:52 J'avais tu sais Stéphanie, j'avais étudié les manchettes des journaux 1914 puisqueà l'époque c'est journau papier. Et c'est étonnant quand on regarde les archives. C'est vraiment étonnant parce que et c'était faut aller tuer les B. En gros, c'était ça à l'époque quoi. Et les Allemands devaient avoir la même presse immonde pour aller tuer les Fran Souson ou je sais pas comment il nous appelaient. Et donc du coup bah tout le monde est partioyer avec la fleur au fusil. Je me souviens, j'avais vu des documents de Lina à l'époque, des petits film. On voit les mecs qui montent dans le train avec la marguerite, le soldat. On va les tuer. On va les tuer. Ouais, super. Bah super fantastique. Ils se sont entretués. Ouais, effectivement. Une grande boucherie. Une grande boucherie. Et tout ça, pourquoi? pour rien pour juste faire engranger plus d'argent et plus de bénéfices au complexe militaire ou industriel parce que c'est ça le truc.

37:52 Et donc c'est ça qui est complètement fou. Mais à la base, je veux dire à la base infermier du Cantal par exemple ou qui habiterait dans l'Avron, il a aucune raison en fait d'aller de se réveiller un beau matin de devant son bol de café de se dire "Oh bah tiens, j'irais bien flinguer un fermier en Bavière là ou un fermier en Belgique." Tu penses pas ça? jamais personne n'y pensait ça. Donc s'il y a bien si à un moment donné il y a des gens qui partent s'entretuer, il y a bien quelque chose qui les amène à ça. Et ce qui les amène à ça, c'est des politiciens criminels et les médias de masse. Mais si on retire l'un et l'autre, il y a aucune raison. Aucune raison que les gens s'entretuent. Fais je veux dire c'est oui c'est la fabrique de l'ennemi. On appelle ça c'est ça. Et d'ailleurs ça continue aujourd'hui quand on regarde aujourd'hui c'est la haine du russe. C'est-à-dire que tout tous les médias en ce moment c'est la haine du russe et ils incitent la majorité de la population française à devenir de plus en plus russophobe.

38:56 Les Russes c'est l'ennemi. Oui. Il y a un chapitre sur l'affaire Epstein. Exactement. Pas Epstein. Epstein. On est bien d'accord. Voilà. oui, parce que finalement tout ce qui a été dit autour n'a pas de sens. Il y a toujours aucune arrestation. votre chapitre, il est très précis, il rappelle les faits, les dates, les noms impliqués et encore c'est pas exhaustif, on se doute bien. Oui, c'est pas exhaustif. dirait il y aurait beaucoup plus à dire mais je j'ai simplifié un peu le chapitre en mettant les grandes lignes en fait et [grognement] et en soulignant que derrière cette affaire glo perverse et criminelle toute la lumière ne sera jamais faite d'ailleurs sur tout ça puisque quand on voit ce qui se passe avec cette affaire, il se passe plus rien quasiment en France. Efstein était présent quasiment tout le temps à Paris puisqu'il avait son superbe appartement à Mfoch et en réalité même Emmanuel Macron avait déclaré à l'époque Ouais c'est une affaire américaine. Américaine rien du tout.

40:02 Oui, c'est une affaire aussi française. Est-ce qu'il y a eu des répercussions en France des arrestations et des condamnations? Non. Jacques Lang le pauvre chéri a démissionné de son poste du président de l'Institut du monde arabe. Mais ah bah lui a juste démissionné et sa fille a démissionné. Oh bah mon dieu! à 86 ans, le pauvre chéri, il va plus il va pas toucher ses 9000 € de salaire que lui donnait son poste du président de l'Institut du monde aamorifique quasiment, tu sers à rien. C'est-à-dire si tu bois des coupettes et tu manges des petits fours quoi, et tu es payé 9000 balles. Heureusement mal quand même. Mais il sera jamais condamné pour tout ce qu'il a fait. c'est un pédophile notoire, je veux dire. Il y a eu les preuves et il y a même quelqu'un qui l'a arrangé en public, c'était Roger Hollandre qui lui a dit en public, il était un pédophile. Jacques Lang n'a jamais porté plainte, il a jamais démenti.

41:00 Donc et d'ailleurs Jacques Lang a participé à pas mal de philosophes à l'époque, Simone de Beauvoir entre autres et cetera. toute l'intelligence gauchotud que je déteste qui quand même en 77 je crois avait ou 73 ou 77, je me souviens plus la date, ils avaient quand même signé une tribune dans libération défendant la pédophilie, c'est-à-dire disant que oui, une condamnation au courde, mais qu'il faudrait peut-être mesurer la chose. Ils ont été des ils ont été signataires de cette horreur par deux fois en plus. Deux ou trois fois tribune relayé par le monde à l'époque et par libération. Intéressant quand même. Vous pensez qu'il sert de fusible aujourd'hui? Bah il a même pas servi de fusil mais on lui a juste demandé de démissionner. Il sera pas condamné à rien du tout pour calmer le jeu. Ah oui. Alors ça calmé quoi? calmé peut-être des gens qui une majorité de gens qui ne veulent pas qui ne veulent pas réfléchir mais ça rien calmer du tout. Le gars il est juste des missionnaires. Point. et sa fille aussi. Ils vont être inquiétés. Non, ils se font pas inquiétés. C'est ça le problème avec cette affaire Epstein, c'est que ça met en exergue une immense un immense de trafic et une affaire glo qui est pédocriminel d'envergure, mais en réalité le système lui va continuer à fonctionner avec quasiment très peu de condamnation. D'ailleurs, on l'a vu au dernier en parlant du système qui continue, on l'a vu quand au niveau du WEF cette année en janvier 2026, le la prostitution, le chiffre est en hausse constante à Davao. Ça veut dire que les grandes ils arrivent, il y en a même un qui a payé 100000 € pour passer la nuit avec cinq femmes. Ah ouais quand même.

42:46 Et c'est une per je sais pas son nom mais c'est et c'est et c'est des personnes qui nous gouvernent. Wouh! Et qui viennent nous faire des leçons de moral? Ouais, mais qui nous font des leçons de moral. Donc bon, faudra peut-être arrêter les conneries quand même. de toute façon, le réseau Epstein, il continue à tourner autrement, même sansah Bien sûr. Alors, le problème c'est que la lumière sera jamais faite sur le sujet. Il y a des parquets courageux comme le parquet d'encarage, je sais, qui enquête sur la disparition de 100000 enfants quand même 100000 enfants de Turc qui auraient été acheminé dans l'île d'stein. mais est-ce qu'ils vont réussir à ils sont courageux d'enquêter, mais est-ce qu'ils vont réussir à accumuler des preuves, àer surtout à les trouver? alors là, ça reste à démontrer mais c'est pas c'est pas le seul fait. Il y a aussi un d'autres procureurs en Pologne. Voilà, j'étais en train de chercher là aussi il ils ont un des procureurs là-bas ont lancé une enquête pour justement des enfants disparus. Mais est-ce qu'ils vont trouver des preuves?

43:51 Et alors là ça va être ça va être compliqué. En tout cas pour l'instant forcé de constater que cette affaire on en parle plus. Je veux dire les médias de masse n'en parlent plus. Ils en ont parlé un peu. Ah, les médias français ont été quelque part complices puisqu'ils ont dit que c'était ça allait faire les chouas des complotistes. Mais qu'est-ce qu'on s'en moque. La belle affaire finalement. Il faudrait vraiment une commission d'enquête qui a été refusée finalement qui n'aura pas. Bah exactement, c'est ça. Oui, oui, c'est ça. Ça fait chourain des complotistes, tu parles comme si c'était nous qui avions tort. Faut arrêter, faut arrêter de délirer quand même. On préférait avoir tort dans ce genre de En tout cas, ça mis en exerg la Fstein aussi que Arian de Rchild était très était très copine avec Jeffrey. Ah, ce bon Jeffrey et qu'elle a voulu la peau de l'humoriste Dieu Don. C'est très intéressant. Et d'ailleurs Dieu Doné a intitulé son nouveau spectacle qu'il essaie de donner parce qu'on lui met l'État français lui met beaucoup de bâtons dans les roues. Il l'a appelé le fil d'Arian. C'est très bien ça. Je exactement ma dernière question, elle est simple. Je me suis engagée auprès d'Étienne Cho à poser désormais une question constituante à mes invités.

45:04 D'accord. devenir constituant, c'est reprendre son destin en main, son pouvoir, le mec, le fameux mecou que vous évoquez avec beaucoup de poésie dans le livre d'ailleurs. aide-toi, le ciel t'aidera. le c'est le mancra finalement qui nous porte. [souffle coupé] le peuple a intérêt à céder s'il veut que céder apostrophe à céder s'il veut que le ciel l'aide. ma question constituante, elle est simple. Si vous deveniez constituant demain, cher Claude Janvier, qu'est-ce que vous proposeriez en premier comme mesure concrète? Quelque chose que vous feriez? Une bonne question. Je j'avoue je me suis pas posé je me suis pas posé la question en tout cas domaine en tout cas faudrait faire table race déjà de tout cet état profond cet état complice en fait que ce soit d'ailleurs la haute sphère du public et la haute sphère du privé il y a un moment donné il faut faut faire table rose il faut nettoyer les écuries d'oggias déjà dans un premier temps.

46:07 Maintenant est-ce que la grande question aussi derrière est-ce qu'on a vraiment besoin d'un état? Ça reste une question. parce qu'on a vraiment besoin d'un état. Il y a des gens qui vont dire "Ouais, il faut un état." Bon, pourquoi faire? En réalité, est-ce que finalement une société ne peut est-ce qu'elle est forcée d'être dirigée par un état ou est-ce que elle peut être dirigée d'une autre façon? Est-ce que le système des corporations d'avant la Révolution française pourrait vouser? Là par exemple, bien évidemment quand on voit ce que l'État fait pour le peuple, là je parle en France, forcé de constater que c'est un échec total. On paye de plus en plus d'impôts et de taxes pour un service public qui est carrément inexistant. Voilà, aujourd'hui quand on va dans le domaine de la santé publique, c'est en scandaleux, c'est en déliquence totale. Alors après, bon, ça c'est le premier point et le deuxième point, le problème aussi de Mogérien contre le les constituantes et cetera, je trouve ça très bien. Maintenant, est-ce que la majorité des gens sont prêts à Est-ce qu'ils sont prêts? Est-ce qu'elle est prête, je veux dire, cette majorité, pardon, à recevoir ça et à comprendre ça? Ça par contre c'est pas si évident que ça parce que quand je vois le peu d'intérêt en réalité d'une majorité de gens pour le domaine politique, pour le domaine même géopolitique, pour juste la compréhension simplement de ce qui se passe, je me dis que c'est alors leur apporter effectivement une modification par la constituante et cetera.

47:43 Est-ce qu'ils sont de paye à comprendre? J'ai pas dit qu'ils sont bêtes, j'ai dis simplement est-ce qu'ils vont vouloir comprendre et est-ce qu'ils vont vouloir surtout appliquer parce qu'en fait c'est très il y a une majorité de la population, c'est assez confortable en fait en réalité quand ils gagnent leur vie. Bon, ils gagnent leur vie, ils se préoccupent beaucoup de leur service, ce que je peux comprendre, de leurs vacances, de leurs petites voitures et cetera et dans leur petit resto. Sortez de ça. Est-ce qu'ils vont pouvoir être capable effectivement ou simplement le fait de vouloir s'engager dans autre chose? Moi, je rencontre beaucoup de gens de là, je discute volontiers avec des gens sur les marchés quand je fais mes courses et cetera. Beaucoup de gens ont quand même une philosophie genre moi je bouge pas parce que je veux pas d'emmerde. En gros, je résume, je synthétise. C'estàd la philosophie de beaucoup de gens, c'est pas d'emmerde. H petite vie machin, je veux absolument pas déranger. Je suis sous le radar.

48:43 Voilà. Et donc on a quand même une majorité de gens, c'est des moutons dociles. Alors oui, on pourrait peut-être leur apporter des solutions comme Étienne Schwir le fait. Mais est-ce qu'ils sont à même de leir ne serait-ce qu'un peu? Oui, parce qu'ils ont d'être pris en charge comme on dit du berceau jusqu'à la tombe. Ça c'est l'état providence he qui est très paternaliste finalement qui infantilise les individus. Mais reformater finalement et rendre les gens actifs même pour une petite partie c'est une pierre à l'édifice. Ça passe peut-être par une rééducation justement. rééducation, le fait de reprendre son pouvoir au quotidien, même dans des investissements locaux aussi. Mais alors ça, il y a des gens qui le font des investissements locaux, faire des tisser des réseaux locaux et cetera. Mais c'est très bien. Non mais je mais quand je parle de la majorité, je parle de la majorité quand même dans son ensemble. forcé de constater que il y a de plus en plus de gens éveillés certes depuis les gilets jaunes et depuis la clov, mais c'est pas encore suffisant. Il y a une trop grande majorité qui se laisse bercer. Et il y a même une anecdote là-dessus Stéphanie, je juste avant Noël, je sais plus 2023, enfin peu importe, je suis à Paris comme relativement assez souvent. Je suis dans le métro qui est bondé comme souvent.

50:16 [raclement de gorge] Je suis coincé donc avec mon smartphone devant où je pianote deux trois trucs et j'ai deux dames qui discutent bah tout près de mon oreille quoi. De dame de 50 ans à peu près socialement intégrée. Bon et elle discute de quelque chose qu'elles ont entendu sur Franfer ce matin à propos du Covid. Alors moi j'ai mon oreille évidemment collée à à leur visage quasiment et je un moment donné je les regarde écouté mesdames excusez-moi de m'isser dans votre conversation mais permettez-moi de me poser est-ce que je peux vous poser une question vous? Oui monsieur qu'est-ce que vous écoutez comme média? Il me disent "Bah écoutez nous le matin c'est on se réveille, c'est du France interne à France info Europes radio. et le soir ah bah écoutez quand on rentre dans exemples, c'est TF1, France 2, France 3 sans même parler de BFM, moi même pas parler de BFM, ni de LCI, ni de C News et bien je dis d'accord. Et est-ce que je leur dis est-ce que vous êtes au courant qu'il existe des médias libres indépendants?

51:18 grosses yeux qui se s'arrondissent comme des soucoupes. De quoi parlez-vous? Je leur dit, vous savez réseau international en médias écrit, géopolitique, plein d'autres. Ouais, tout et plein d'autres. et elle me regarde mais monsieur mais en gros vous nous parlez chinois quoi. mais qui êtes-vous d'abord? Alors je me présente, je leur dis voilà Claude Janvier, je suis écrivain, vous allez me trouver d'ailleurs sur internet. Vous verrez là, je m'exprime beaucoup dans des médias libres indépendants, mais voilà deux dames en fait en réalité je cite ça. Pourquoi? Parce que voilà deux dames qui n'étaient même pas antagonistes à mon égard. À aucun moment elles m'ont traité de complotistes ou je sais pas quoi. Les mot à la mode là les rayons paralysant. Mais à aucun moment non pas du tout. Elles étaient juste pas au courant que des médias libre indépendant existent.

52:16 intéressant quand même. Oui, parce que je le redis et maintenant je vais prendre l'habitude de le redire, tous ces médias dont tribune libre et des plus gros au plus petits subissent une censure par l'algorithme tout-puissant. Voilà. Et puis si elles sont pas branchées réseau ou qu'elles vont pas jeter un œil trop sur les médias internet, bah en fait elle le savait pas. Donc voilà, deux dames que j'ai informé malgré moi en fait puis elles m'ont promis d'aller jeter un œil après. Bon donc voilà, c'est deux dames qui certainement sont informés aujourd'hui. Mais j'ai trouvé ça intéressant parce que je me suis dit c'est incroyable quand même. Je m'attendais pas. Je m'y attendais pas. Donc voilà, ça montre qu'il y a quand même une majorité de gens là pour l'instant. Soit ils sont pas au courant les livres indépendants, soit ils veulent pas effectivement les écouter parce que ça les gêne. Et on en revient un peu à ce qu'on disait tout à l'heure, majorité de la population, est-ce qu'ils veulent vraiment s'informer correctement? Est-ce qu'ils veulent vraiment bousculer un peu leur petite vie tranquille avec leur petit chapeau, leur petit auto et leur petitte leur petit manteau? Ça c'estit la chanson de Jacques Brell.

53:24 ces gens-là, n'est-ce pas? Et qui est tout à fait d'actualité en fait, c'est ça le problème. Je pense que là là, on a un problème. Bon, devenons constituant chacun à notre manière. Finalement, même le fait de partager la réinformation fait partie de du fait de reprendre le pouvoir. Ouais, absolument. Je vais vous laisser conclure, Claude sur ce beau livre qui s'appelle "Comment suis-je devenu rebelle Pourquoi suis-je devenu un rebelle? Mensonge d'État et crime contre l'humanité. Contre l'humanité. Mais pourquoi? Et moi, j'ai rajouté comment? Mais tout est dans le livre. Voilà, tout est dans le livre. Vous pouvez le commander internaut chez The Book édition. Voilà. Et vous savez, c'est au-delà de l'histoire en fait. Je suis pas pour habitude d'écrire un témoignage, c'est le premier que je fais. Mais c'est un devoir de mémoire. Donc rien que pour le en tant que devoir de mémoire pour saluer ceux qui sont morts et qui ont et malheureusement depuis que j'ai sorti mon livre quand je discute des fois avec des gens il disait oui figurez-vous je sais j'ai mon oncle ou un de mes parents et qui a fait son service là-bas il est mort et j'ai discuté avec plein de gens ils m'ont dit mais ah oui oui j'avais un oncle incroyable et à l'âge de 50 ans, ils ont eu des cancers ils sont morts.

54:43 Waouh! C'est là que je me suis dit la vache! Donc j'ai bien fait de sortir ce livre et rien que pour honorer un peu ce devoir de mémoire et s'il vous plaît amis internautes-moi le plaisir de le lire. Voilà. En tout cas merci Stéphanie, c'était super sympa. Et amis internautes, soutenez Tribune libre évidemment soutenez Tribune libre. Tous les médias indépendants et alternatifs en général, partagez-nous. C'est une façon très forte de contrarier l'algorithme. D'accord. la censure insidieuse, je dirais, j'allais dire discrète, mais certains me disent "Mais non, elle n'est pas discrète." En tout cas, nous on la voit bien sur nos tableaux de bord, elle existe. Donc partagez et soutenez de toutes les manières possibles toute cette sphère de réinformation où la parole est libre et respectueuse et acheter le livre de Claude Janvier. Un grand merci Claude. Merci et à la prochaine bien sûr. À bientôt. À bientôt.

55:56 [musique]

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