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Louis Pouzin, l'inventeur du datagramme oublié par la France
Chantal Lebrument, biographe et compagne de Louis Pouzin, retrace le parcours du co-inventeur français d'internet : le datagramme, le projet Cyclades, la bataille perdue face aux Américains, puis les projets Open Root et Rina. Elle évoque aussi la maladie et la situation actuelle de Louis Pouzin, aujourd'hui âgé de 95 ans et atteint d'Alzheimer.
Ce dont il est question
Résumé établi depuis l'enregistrementChantal Lebrument, compagne de Louis Pouzin depuis les années 1990 et autrice de sa biographie, dresse d'abord un état des lieux de la santé de l'inventeur, aujourd'hui âgé de 95 ans. Atteint de la maladie d'Alzheimer depuis janvier 2024, il aurait été, selon elle, éloigné de son lieu de vie par ses enfants et placé en EHPAD loin de sa compagne, avant d'être mis sous tutelle par la justice. Elle raconte les difficultés qu'elle rencontre pour continuer à lui rendre visite, à raison d'une fois par mois, et la longue bataille judiciaire qui a suivi son éloignement en octobre 2024.
Elle retrace ensuite le parcours de Louis Pouzin : une enfance dans la Nièvre, un précepteur curé, une scolarité brillante jusqu'à Polytechnique, puis un rejet des mathématiques au profit des réseaux informatiques. Passé par le MIT dans les années 1950-60, il y invente le langage shell. De retour en France, il travaille chez Bull puis chez Simca avant d'être recruté pour le plan calcul lancé par le général de Gaulle, avec pour mission de développer un réseau national indépendant des Américains.
C'est dans ce cadre qu'il invente le datagramme au sein du projet Cyclades, avec une équipe qu'elle présente comme fidèle et brillante (Jean-Louis Grangé, Michel Gien, Najah Naffah...). Selon elle, ce projet, présenté avec succès à Toronto en 1976, aurait été stoppé sous la pression de milieux industriels et politiques, notamment Ambroise Roux, opposé à un réseau gratuit et ouvert. Le Transpac, basé sur la notion de circuit virtuel, lui aurait alors été préféré, ouvrant la voie au Minitel. Pendant ce temps, les Américains auraient repris le principe du datagramme pour développer TCP/IP, sans en conserver, selon elle, le volet sécurité.
Chantal Lebrument évoque ensuite l'engagement de Louis Pouzin dans la gouvernance internationale d'internet, notamment lors des sommets de l'ONU à Genève et Tunis dans les années 2000, puis le développement d'Open Root et de Rina (avec l'Américain John Day), présentés comme des alternatives à la gestion américaine des noms de domaine par l'ICANN. Elle mentionne l'intérêt de la Chine et de la Russie pour ces technologies, ainsi que la reconnaissance internationale de Louis Pouzin, notamment le Queen Elizabeth Prize for Engineering, contrastant selon elle avec un manque de reconnaissance en France.
Elle conclut sur l'association qu'elle a créée, "Les amis de Louis Pouzin", destinée à soutenir l'inventeur financièrement et moralement, ainsi que sur ses mises en garde répétées contre un "tout numérique" reposant sur un internet qu'elle qualifie, à sa suite, de structurellement peu sécurisé.
Points abordés
- Louis Pouzin, polytechnicien né en 1931, a inventé le datagramme au sein du projet Cyclades, lancé dans le cadre du plan calcul du général de Gaulle en 1966.
- Selon Chantal Lebrument, le projet Cyclades a été arrêté sous la pression de milieux proches d'Ambroise Roux, opposé à un réseau gratuit et ouvert.
- Les protocoles américains TCP/IP se seraient inspirés du datagramme de Cyclades sans en reprendre la sécurité, selon elle.
- Louis Pouzin a ensuite développé Open Root puis Rina, avec l'Américain John Day, pour proposer des alternatives à la gestion américaine des noms de domaine (ICANN).
- Louis Pouzin est atteint de la maladie d'Alzheimer depuis janvier 2024 et a été placé sous tutelle après avoir été, selon Chantal Lebrument, emmené de force par ses enfants.
- Louis Pouzin a reçu le Queen Elizabeth Prize for Engineering au Royaume-Uni mais peu de reconnaissance officielle en France, selon elle.
- Chantal Lebrument a créé l'association "Les amis de Louis Pouzin" pour soutenir financièrement et moralement l'ancien ingénieur.
- Elle estime qu'un lobby "antipouzin", lié à des intérêts américains, persiste encore aujourd'hui en France.
Ce résumé est établi à partir de la transcription intégrale de l'entretien, puis relu par la rédaction avant publication. Il ne remplace pas l'écoute : les nuances, les hésitations et les réserves de l'invité sont dans l'enregistrement.
« Il a toujours dit qu'Internet était créé sur du marécage. »
« 50 ans après, il en riait encore parce que c'était complètement impossible à l'époque. C'était inenvisageable de faire une météo en temps réel. »
« En France, c'est celui qui ment le mieux qui gagne. »
« Louis s'est battu jusqu'à sa dernière force pour mettre en route Rina et Open Root, qui sont des internets aboutis et sécurisés. »
Sujets
Transcription intégrale
23 063 mots
Établie à partir des sous-titres de la vidéo, sans relecture. Les hésitations et les répétitions de la machine ont été retirées, rien d'autre. Cliquez un horaire pour entendre le passage.
0:00 Ah oui, mais Louis est quelqu'un de très pragmatique et qui réfléchit d'une façon qui n'est pas celle de tout le monde. [musique] Bonjour Chantal Lebrum. Je suis ravie de vous accueillir sur Tribune Libre pour une émission consacrée à Louis Pousin qui est un sacré français qui est d'abord votre compagnon. Vous êtes sa biographe. Vous avez vous-même un parcours assez riche. L'internet a très peu de secrets pour vous et nous allons parler pendant toute cette émission de Louis Pousin, de son parcours. il a été polytechnicien et puis il est inventeur du datagramme.
1:01 Il y a eu le projet Cyclade dans le cadre du plan calcul lancé en 1966 par le général de Gaulle pour la souveraineté française numérique. Et puis il y a eu la prête tout ne s'est pas déroulé comme ça aurait pu se passer. Nous avons souvent en France des idées, des cerveaux. Mais peut-être manque-t-il le génie commercial et peut-être la volonté hégémonique des Américains que nous n'avons pas. C'est un peu, je ferai une comparaison avec notamment Émile Renault, l'inventeur du Praxinoscope et les frères Lumières qui ont à Lyon développé ce qui donnera ensuite le cinéma. Ce sont deux ingénieurs qui ont joué un rôle déterminant dans l'histoire du cinéma et de la photographie. Et finalement c'est Hollywood également Bollywood mais Hollywood qui en a fait une des industries les plus puissantes au monde avec ce génie absolu des Américains pour s'imposer au monde entier. Et donc avec cette histoire du projet Cyclade avorté, je dirais ça comme ça, nous avons été une fois de plus ce que j'appellerai un petit peu les dindons de la farce. Mais nous avons toujours le génie français et il faut ne pas l'oublier. Avant toute chose, avant que vous nous décriviez le parcours riche richissime de Louis Pousin et le vôtre également très riche, j'aimerais bien savoir comment va Louis Pousin aujourd'hui qui est né près de Never le 20 avril 1931, donc un hiver et qui a 95 ans aujourd'hui. Voilà. Qu'est-ce comment va-t-il aujourd'hui? Eh bien, écoutez, il ne va pas extrêmement bien puisque Louis Pousin on ne va pas le cacher, il est atteint de la maladie d'Alzheimer depuis janvier 2024 et il a été déraciné
2:51 donc de là où il avait décidé de vivre par des enfants qui ne pensaient un peu qu'à eux et qui l'ont emmené avec eux à Bone. Bone, c'est un endroit où Louis n'a jamais vécu. Il ne connaît pas du tout. Enfin bon, il a aucune attache et évidemment Alzheimer, on peut pas garder les gens chez soi longtement. Ça c'est vraiment un travail de bénédictin de s'occuper quelqu'un d'Alzheimer quand il faut pas être en activité et cetera. Donc lui a fini par être mis en ÉPAD à Bone et la justice a décidé de mettre Louis sous tutelle. Donc il y a une dame qui est tout à fait compétente et qui est la tutrice de Louis Poussin. Donc moi, je vais le voir mais moi j'habite à 1000 km de chez lui puisque nous habitions en Bretagne. Donc je fais une journée allée de transport puisque Oui, mais en train évidemment, je ne prends plus la voiture à mon âge et une journée retour.
3:53 Donc je ne peux gu y aller le voir queune fois par mois. Mais c'est très riche. C'est je passe la journée avec lui, je l'emmène se promener, je l'emmène au restaurant où il a toujours adoré, bien manger, bien boire, ça ne change pas. Voilà. Et la maladie s'estompe quand on parle avec lui, quand on est attentif à ce qui au signaux faibles. Parce que beaucoup de gens d'Alzheimer hélas n'arrivent plus à parler. C'est-à-dire que ce qu'ils veulent dire, le cerveau ne le transmet plus par la parole. Donc lui, il a des signaux faibles par le toucher, par les yeux et cetera qui montre qu'il comprend encore tout à fait. Et alors chose admirable, mais ça c'est Louis Pousin, son cerveau anglais est beaucoup moins touché à savoir que la dernière fois nous sommes allés avec un ami américain et quand il lui a parlé en américain, Louis a compris et a répondu en anglais. Les mystères du cerveau.
4:49 Les mystères du cerveau. Oui. Oui. Alors Louis, il part de très très haut, Alzheimer. Donc je sais pas ce que l'avenir va donner mais on essaie de le garder en meilleure forme possible et j'essaie d'inciter les gens à aller le voir. Non pas pour eux se faire plaisir à voir Louis Pousin, mais parce que Louis Pousin, ça lui fait plaisir de voir des gens. Oui, l'isolement tue de toute façon. Il faut un tissu social amical de l'affecte en fait. Voilà. Et Louis quand il a été enlevé sauvagement par ses enfants sur un parking d'hôpital en Bretagne, ces enfants l'ont laissé pendant 5 mois sans aide auditive alors que Louis est sourd depuis l'âge de 18 ans. Donc ça détruit encore plus le cerveau. Ouais. Pouvez nous dire comment il est devenu sourd? Oh parce que Louis a toujours eu la tête dans les nuages et à Polytechnique, on leur avait demandé de mettre un casque parce qu'ils allaient faire des je sais pas des salles, des tirs de canon. Lui, il était la tête ailleurs, il a pas il a pas compris et ça lui a déchiré le tempan.
5:56 Donc il a eu une faiblesse à un tym et puis avec l'âge, bon bah l'oreille est presque morte, la deuxième aussi. Et il a moi depuis que je le connais, je le connais depuis les années 90 et il a des appareils auditif et sinon il entend rien. Mais il le vivait plutôt comme un avantage he Louis. Quand quelqu'un lui parlait que il trouvait que c'était un peu un gênur ou ça l'intéressait pas. discrètement, il enlevait les appareils et puis il souriait en disant "Oui, oui, oui, oui." Donc il s'en est beaucoup servi pendant sa vie en disant "Non, désolé, j'ai pas compris." Alors, ils compris mais il voulait pas répondre. C'était un malin, un professeur tournesol, vous disiez? Ah oui. Oui, vraiment professeur tournesol. la tête ailleurs. Oui, la tête dans les nuages. Est-ce que vous pouviez pourriez nous décrire votre parcours et votre rencontre avec Louis avant qu'on en arrive à à Louis et son destin extraordinaire?
6:57 Oui. Bah, écoutez, moi j'ai un parcours donc au début j'étais à la à l'université en à à Jucieux pour faire un parcours scientifique de biologie et en fait bah je à l'époque je trouvais ça très ennuyeux. Peut-être que si j'avais perduré, je serais devenu quelqu'un d'intéressant au niveau scientifique. Mais en fait, il y avait quelque chose qui était très intéressant à l'époque dans les années 70. C'est un nouveau journal qui se lançait qui s'appelait Libération, Libé. Et donc, je suis allée à Libée, je suis devenue claviste à Libé. Donc, et je suis restée à Libé pendant 23 ans. Vous avez étudié l'embryologie animale? Non, c'est pas ça. Oui, c'est une maîtrise d'embryologie animale. Oui. Oui. D'accord. Et à c'était bien à l'époque? Ah bah il y a Non mais il y a toujours une décotomie entre ce qu'il y a dans le journal et la réalité à l'intérieur du journal et le l'ambiance dans le journal était vraiment assez intéressante quoi. C'était vraiment on rec on cassait tous les codes. C'était le premier quotidien à ne pas à ne pas utiliser le plomb. Donc à faire de la photocomposition que tout le monde fait maintenant, à envoyer le journal dans en France avec plusieurs rotatives en même temps. Enfin bon, il y avait plein de choses nouvelles et puis il y avait une liberté de ton bon maintenant les jeux de mots dans les titres c'est devenu un peu monnaie courante mais c'est l'IB qui a lancé ça.
8:24 Et quand on voit maintenant dans toute la presse, quand on regarde dans l'ours des journaux pour voir qui participe à ce journal, moi je retrouve plein de gens de Libérie un état d'esprit. Oui, c'est un état d'esprit et c'était un état d'esprit qui était formidable quand on a 20 ans. C'est vraiment génial de faire ça quoi. Et donc moi, je suis restée à Libé jusque dans les années 80 95 et à partir de la des années 890, j'étais passionnée de sciences toujours et notamment de la navette spatiale américaine, il y en avait qu'une à l'époque qui faisait des lancements et qui nous envoyait des fax. Donc on recevait un fax lance pendant de la navette tel jour telle heure et tout. Ouais génial. Et en fait un jour je reçois un fax. Ceci est le dernier fax pour les prochains lancements. Allez sur NASA.org. Mais c'est quoi ce truclà? Donc il y avait des gens dans la rédaction qui connaissaient aussi un peu et donc j'ai découvert internet comme ça l'internet naissant. Donc j'ai décidé de me former. Hm. Et je suis allée à l'époque, le seul endroit où on formait un petit peu à Internet, c'était l'université de Lumini à Marseille où je me suis retrouver dans la salle avec bah des gens comme Louis Pousin, des tas de gens qui les 50 personnes qui faisaient l'internet en France et je n'ai jamais quitté le je suis montée dans le train, je n'ai jamais quitté. Oui, parce que vous êtes ensuite devenu responsable de internet de grands groupes.
9:55 Oui, quand j'ai quitté l'Bay parce que je bon c'était la fin de cette période merveilleuse. Donc quand j'ai quitté l'Bay, j'ai décidé de passer dans l'industrie. H j'ai fait un essai à Canal Plus multimédia qui s'est révélé être assez déceptif au niveau ambiance et puis bon, je me suis aperçu que vraiment la presse était plus pour moi. Moi, j'avais envie vraiment de développer et donc je suis passée à l'internet de j'ai d'abord fait Sainté Labo qui s'est fait racheter par Sanofi. Donc j'ai fait l'internet de Saintéléabo, l'internet de Sainté Labo et j'ai fait l'internet de Sanofi puisqu'on a intégré un groupe qui était un groupe pharmaceutique déjà mondial et très important et qui n'avait pas d'internet. Donc j'ai fait l'internet et surtout la gestion des noms de domaine qui est ma spécialité, ce qu'on appelle les DNS. Oui, les DNS. Donc les noms de ce qu'on appelle les noms de domaine. Donc j'ai fait ça pour Sanofi. Sanofi, bon comme Sanopi est bien connu pour racheter des groupes, des groupes et puis virer les gens et garder les molécules. Donc on s'est fait tous virer plus ou moins de Sanofi. Et là, j'ai intégré un groupe qui était génial dans l'aéronautique et le spatial.
11:09 Donc qui c'était à l'époque c'était Snakma. Hm. Donc je suis restée à Snakma qui est devenu safran après la l'absorption. donc en 2005 je crois et donc en 2005 on est devenu safran et je suis restée à Safran bah jusqu'à pratiquement à 2 ans de la retraite. Là à 2 ans de la retraite j'ai dit bon moi je non ce qui m'intéresse maintenant c'est de travailler avec lui de développer quelque chose avec lui. Donc suivi 2 ans avant. Oui, une bonne partie de l'aventure de Louis Pousin. Ah oui, parce que j'ai rencontré Louis Pousin au rencontrre d'utr donc rencontre de tran devait être en 96 ou 95. 95 1995. Donc j'ai rencontré Louis Pousin. Donc un petit bonhomme un peu professeur tournesol mais très vibrillonnant que tout le monde aimait beaucoup parce qu'il est très sympathique et il disait des choses atroces mais très sympathiquement.
12:07 au représentant de Microsoft que Microsoft avait envoyé à et il lui parlait de Microchot et de Windob. Donc l'autre il devenait un peu vert mais quelque part c'était bon Louis le disait sans arrière-pensée, il le pensait vraiment de façon Louis Pousin a toujours dit ce qu'il pensait toujours. Il n'a jamais pris de gant. Il s'est pas fait que des amis he évidemment il était pas du tout Louis n'a jamais cherché à se faire bien voir. Il a toujours dit ce qu'il pensait et pour faire ce qu'il avait envie de faire dans la vie. à savoir développer un internet libre, ouvert pour tous et surtout à faire des efforts sur les réseaux et sur le la diffusion de l'information dans les réseaux. Donc, j'ai rencontré Louis à Outran en 95, en 96 et en 98 quand j'étais à Sanofi. on a fait une conférence ensemble, je m'a demandé de faire une conférence pour tous les médecins et tous les pharmaciens sur internet. Bon, je me suis dit bon à qui je vais inviter? Louis Pousin, je voilà de un groupe de Sanofi donc et en fait c'était pas un groupe de Sanofi, c'était mon chef qui était le directeur de la communication de l'époque Philippe Pignard qui avait une qui éditait des livres scientifiques qui s'appellent les empêcheurs de penser en rond qui est toujours une maison d'édition scientifique qui existe toujours. Et Philippe m'avait dit, faut vraiment initier les gens parce que ils vont voir le train passer, ils vont rater quelque chose dans la communauté scientifique. Si on n pas internet, on est mort, on va être mort. Lui, lui, il avait très bien compris ça. Donc, je me suis dit mais qui je peux inviter? Je me dis mais Louis Pousin. Et Louis,
13:57 il ne disait jamais non. longtemps les gens l'appelaient, que ce soit quelqu'un qui était à l'école, un gamin ou quelqu'un scientifique et tout, Louis ne quand il pouvait, il disait oui. Donc on a animé ensemble deux ou trois sessions et on s'est jamais quitté. Voilà, vous êtes jamais quitté. Et d'ailleurs, j'ai quelques photos pour illustrer ça. Ah oui, absolument. Alors ça non, ça c'était à Liège. J'ai une photo de Liège. Ah oui, à Namur à Liège. Ah oui, à Liège. Oui. Ah oui oui. C'était trop drôle ça. Oui oui. C'était très intéressant. On va revenir aussi. Je vais montrer quelques photos. La dame, c'était la représentante belge pour le digital par rapport aux Américains. Elle était très sympathique. Donc on va en parler de Ah oui, là on marchait dans les Sven.
14:54 Oui oui parce que Louis était un grand marcheur. Il adorait marcher, faire des avec ses cartes autour du cou de faire des randonnées. C'est un grand randonneur. Alors ça c'est à Bali. On avait été tous les ans depuis un événement dont on va sûrement parler qui est le SMSI ou le WSIS qui a eu lieu en 2003 et 2005. Après tous les ans, il y avait une session faite par l'ONU dans un pays. L'année d'avant, c'était en Ozbécistan et ça s'était très mal passé. On avait été malheureux, on avait rien à manger, il y avait pas d'électricité, cétait bref, c'était affreux. Et à la fin donc le secrétaire de l'ONU a dit "Bon pour vous remercier d'être venu ici, l'année prochaine on va faire l'IGF, on va le faire à Bali." Alors là, il y a eu une ovation et on s'est tous retrouvé à Bali et c'était génial. Louis était ravi d'être là. Et les lunettes que l'on a là que l'on voit, c'est lunettes que j'avais fait imprimer pour vendre notre l'invention de Louis à savoir Open Route.
15:58 Très bien. Alors on va revenir à tout ça, mais ce que j'aimerais bien c'est que on reprenne le fil au début. Oui. Louis, il est né en 1931 à Chantelé Saint-Imbert près de Never. Oui, dans une Syrie. Son papa tenait une Syrie et en fait, il était bon, c'est un tout petit village minuscule et son papa tenait une Syrie. Sa maman était très religieuse. Tout le monde était très religieux dans la famille et sa maman ne voulait pas que son fils, le grand-père avait dit "Ce gaminlà, faites-lui faire des études, il est hyper intelligent." dès qu'il était tout petit,. Donc lui n'a jamais été à l'école avant le collège. Il a eu un précepteur à Chantenais Saintbert qui était le curé. D'accord. Il l'a pris sous son aile et qui lui a vraiment appris à lire, à compter et cetera et plus.
16:57 et Louis est rentré à l'école quand il est allé à 9h chez sa tante qui était, je crois que c'était une tente qui devait être une sœur ou quelque chose dans la communauté religieuse. Et donc il était chez sa tante pour aller donc en 6e, l'équivalent de la 6e et c'est là où la première fois il a eu des copains d'école. Très bien. Ensuite et il était évidemment excellent. Donc voilà, c'est ça. On l'a mis en 6e et puis bon, au bout de 3 jours, on l'a mis en 5e parce que vraiment il avait le niveau largement et en fait il a été il a passé son bac les doigts dans le nez. Il était très bon en math. Ça lui a jamais posé le problème de faire des maths, même s'il n'aimait pas les maths. Et en fait, il a passé des concours, il a passé les concours, il a été en classe prépa à ce qu'on appelle jeunève. Donc en région à Versailles.
17:58 Ah oui, c'est assez côté. Oui, avec une très bonne côte. OK. Oui, très Oui, toujours d'ailleurs. Oui. Oui. Donc, il est allé à Jeuneviève et les parents se sont vraiment saignés pour l'envoyer là-bas parce que fallait il était interne et cetera. Hm. Et il a réussi à passer il a réussi à intégrer Polytechnique de la première année tout de suite. Il avait 17 ans et avec une dérogation puisqueil n'avait pas 18 ans. Il est rentré dans les premiers à Polytechnique. Voilà. Louis a 18 ans. Il est beau. Oui. La classe en plus. Et il est toujours rigolo. Il a toujours aussi l'air toujours aussi rigolo. Il ne se prenait pas au sérieux. Absolument pas. Jamais. Et Louis est rentré dans les premiers à Polytechnique. Il est sorti dans les derniers parce que les maths ne l'intéressaient pas et lui ce qui l'intéressait c'était les réseaux et la DRH de Polytechnique à l'époque lui avait dit "Mais monsieur jeune homme les réseaux mais ça n'a aucun avenir."
18:57 Voilà donc il est sorti de Polytechnique pour aller dans une société de où il a fait parce que c'était un polytechnicien un X comme on dit qui était pas vraiment formatable. C'était un esprit libre. Totalement, totalement, totalement un aventurier de la pensée. Oui, oui. Il faisait des tas de choses puis c'était un rigolo. Enfin, il a fait des coupend d'abl à l'X, il était il faisait partie, il y avait un groupe d'élèves qui je sais plus comment ça s'appelait, un groupe d'élèves qui était chargé de faire l'animation dans l'école. Il était le chef évidemment. Oui. Oui. Donc ce qu'on appelle aujourd'hui les BDE, le bureau des élèves. Voilà. Voilà. Alix a un nom particulier. Je me rappelle. Certainement. Oui oui. Donc les trucs comme enlever les toutes les portes d'un couloir pour les mettre à la cave. Enfin bon, des tas de choses comme ça très pendables. c'était le Louis a toujours été extrêmement bon en serrure, en cadennain et en serrure. C'est important parce que quand vous allez dans un colloque de geek et de hacker on a été auathon par exemple, et bien au test pour savoir si vous êtes un bon hackeur et c'est de vous faire ouvrir des cadenas. Bien sûr et d'ailleurs c'est bien pour ça qu'il regrette que cet internet là si peu sécurisé soit l'internet qui nous domine aujourd'hui.
20:20 Fuites innombrables. On parlera plutôt de ça plus tard mais ouais. il a toujours dit qu'Internet était était créé sur du marécage h et que c'était quelque chose qu'ils avaient fait pour faire du test. C'était pas fait du tout pour être la base du développement mondial économique. Oui, pour lui ce que ce qui a pris le dessus c'est un internet inachevé imparfait finalement. Très imparfait parce que lui ce qu'il avait développé c'était sécurisé. Hm. Mais quand les Américains ont voulu développer la même chose, d'abord ils ont mis 8 ans à le faire parce qu'ils comprenaient pas tout. Et en plus, ils n'ont pas développé la partie sécurité du protocole cyclade que Louis a fait avec le datagram parce qu'il trouvait que c'était inutile. C'était inutile de protéger les utilisateurs et même internet tout seul puisque internet il y a pas que les utilisateurs qui sont en danger. Il y a internet tout seul. C'estàd que l'internet un jour il va tomber. Hm.
21:17 L'internet que l'on a. Bon là il y a beaucoup de redondance parce que il y a des copies absolument partout. Donc c'est à part dans des pays extrêmement fermés, totalitaire, c'est difficile de fermer internet sur un territoire, mais l'internet que l'on a est fragile de naissance, de conception et fragile pour les utilisateurs bien sûr, poreux pour les utilisateurs et fragile de conception. Mais vous dites comme Louis Pousin qu'internet va tomber. Il dit dans une de ces dernières conférences en public, toute technologie finit par mourir. Oui. Oui. Il faut penser à la suivante. Alors dans l'internet que l'on a donc TCPIP qui est l'internet développé par les Américains à partir du protocole datagramme inventé par Louis et son équipe parce qu'il é une équipe. Si Clade c'est une équipe quand même.
22:12 On va en parler. Tout à fait. Voilà. Bien sûr qu'on va en parler. C'est central. avant d'en arriver, comment il passe de X donc Polytechnique à Cyclade qui est développé dans le cadre du plan calcul lancé en 1966 par le général de Gaulle qui voulait que la France soit souveraine qui était très mécontent général de Gaulle que les Américains avaient dit non pour qu'ils acquièrent un ordinateur de calcul qui lui permettait avec la puissance de réparer la bombe. Donc là le général a dit "Non mais ça va pas, faut qu'on puisse nous faire ça." Donc il nous faut un réseau comme celui des Américain et il faut qu'on puisse avoir un réseau qui nous permette de faire la bombe si on veut la faire. Et en fait le protocole de Louis donc lui s'est basé que sur les réseaux, lui sa recherche c'était les réseaux. Mais lui quand il a quitté l'X, il est allé tout de suite dans une société où qui faisait des réseaux. après, il est allé dans une autre société et là il a rencontré par hasard sur un stand en Allemagne parce que en fait pour remonter un petit peu en arrière Louis n'a pas inventé que l'internet. Louis quand il était au MIT, donc Massachuset [grognement] Institute of Technology donc de Boston, Louis est allé là-bas par échange en disant il a rencontré un le patron du MIT là-bas sur ce stand en Allemagne. Il lui a dit "Oh, j'aimerais bien faire un tour chez vous pour voir ce que vous faites et tout, ça m'intéresse."
23:55 Et visiblement, il inspirait tellement confiance et tellement sympathique que l'autre lui a dit "Ah mais bien sûr, envoyez-moi un mot et on va faire un échange je vous prends comme ça." Louis n'y croyait pas, il se dit "Oui, il m'a dit ça, sans plus." Mais quelques mois après, il a reçu un papier officiel du MIT disant "Si vous voulez, on peut faire un échange, je peux vous prendre 18 mois chez nous." donc on peut faudra que votre entreprise vous paye votre retraite et votre sécurité sociale et nous on s'occupe du restin. Donc lui est parti au MIT, il avait femme et enfant, il en avait deux. Il est parti tout seul au MIT, il parlait pas bien anglais, il a appris l'anglais avec Berlitz, mais il a appris l'anglais avec un professeur qui lui a appris à prononcer l'anglais. Ouais. Et ce qui a ce qui est quand même essentiel avant de savoir qui manque à beaucoup de français, n'est-ce pas?
24:50 Voilà. voir la prononciation exacte de l'anglais, les sons anglais, orthophonie et cetera. Louis est parti là-bas au MIT. il a été impression dans l'eau tout de suite. Sa femme et ses deux premiers enfants l'ont rejoint quelques mois plus tard et ils sont restés en fait 2 ans parce que et malheureusement ce professeur du MIT aurait bien aimé le garder mais il ne voulait pas parce que à l'époque il ne voulait pas que ses enfants soient élevés comme les petits américains. Ce que nous maintenant en France on appelle l'éducation libre. Les voilà donc aucun aucune barrière on ne dit jamais non à un enfant. les enfants par terre, tant pis et cetera. L'enfant roi. L'enfant roi. Donc Louis ne voulait pas de ça pour sa progéniture. Donc il est rentré et en fait là-bas au MIT il a toujours aimé le travail de nuit. toujours ça lui a toujours procuré beaucoup de satisfaction parce que la nuit il pouvait penser, il pouvait réfléchir.
25:48 Donc au MIT la nuit les gens lui donnaient les cartes perforées par paquet de toute leur recherche et puis lui il est passé en machine, il faisait ses analyses, il les redonnait le lendemain et cetera. Les gens donnaient ça le soir, le lendemain matin, ils avaient le retour de leur carte. Ils étaient ravis d'avoir quelqu'un, le petit Frenchy, qui travaille la nuit pour faire ça. Et en fait Louis là-bas, il a réfléchi et il a inventé un langage donc qui s'appelle le langage chell qui est la base de toute l'informatique. Tout le monde fait du chell. Oui. Voilà. Qu'est-ce que c'est du chel? Alors en garisant, [rires] le chel c'est la concaténation de plusieurs ordres dans un seul ordre qui reprend tout ce que vous voulez faire dans un seul ordre. Donc c'est un peu des braquettes que l'on met au tour d'ordre pour faire tout en un. Donc les gens donnaient leur leur carte perforé et non seulement ils avaient pas besoin d'attendre le lendemain matin, ils avaient immédiatement la réponse et dans leur bureau même ils avaient même pas besoin d'aller dans le bureau de Louis. Donc c'était pour eux c'était une révolution quoi.
26:56 Et ça permis plein d'avancé en informatique, d'avoir le chel et de savoir parler le langage informatique qui est le vrai langage informatique qui est le algo alol a l gol. C'est le vrai langage informatique sur lequel on les vrais informaticiens travaillent et non pas les langages extrêmement basiques qui sont les langages que l'on utilise pour faire de l'internet. à la base. Donc Louis quand il est revenu en France, il avait cette aura d'avoir fait alors on appeler ça travailler sur le temps partagé. Hm.? Le chel c'est le temps partagé. Donc il avait cet aura là. Donc il est revenu, il était donc chez Boule et chez Bull du coup on l'a un peu traîné dans toutes les foires, un peu dans toutes les réunions pour faire un peu le Saint-chavant pour raconter son comment il avait fait ça et pourquoi et cetera. Donc il avait pris un peu d'ampleur par rapport à ça.
27:58 Et chez Bull, bah voilà. Donc et chez Bull, il avait et bon, il fallait il voulait changer. Donc il est allé dans une autre société qui s'appelait Simka, donc à Poissie pour faire pour refaire l'informatique de Simka. Et là Louis, alors personne lui-même il dit qu'il était étonné que ça marche, mais il avait trouvé aux États-Unis parce qu'il faisait quand même beaucoup d'aller-retour avec le MIT, avec ses copains américains, avec tous les gens du réseau qu'il avait rencontré là-bas. Louis est vraiment un homme de résotage,. Les gens tombent d'amitié pour lui et c'est une amitié fiable qui dure des années et des années. Et donc il avait trouvé des machines qui ressemblaient beaucoup aux machines bulles mais qui étaient pas des bulles mais qui marchaient. Donc il a réussi à Simka à mettre Bull à la porte et IBM à la porte de Bull à la porte de Simka.
28:56 C'est-à-dire que IBM, ils se faisaient payer très cher leur machine avec des redevances extrêmement chères. Et Louis pour le tiers du prix, il avait des machines beaucoup plus performantes. Donc bah tout le monde était content. Simka, son chef le regardait un peu avec des yeux comme ça en disant "Oh là là que qu'est-ce que j'ai été embauché!" Un type comme ça qui fait un peu la il faisait tout le temps la révolution quoi. Il était tout le temps et puis il disait toujours ce qu'il pensait. Donc il y avait des réunions avec les grands chefs, il disent "Non, non, mais bulles c'est de la merde. Moi ce que je fais c'est mieux, ce qui est vrai." Mais bon, ça se dit pas quoi. Voilà, ça passe pas toujours. Ça dépend des voilà, ça passe pas toujours. Et c'est venu alors il faisait des conférences et présentait des choses. Et dans une de ces conférences, je sais plus laquelle faudrait que je lui demande, je sais plus, il a donc il y avait quelqu'un qui était là qui faisait partie du plan calcul, Philippe Renard qui est un ami personnel toujours. Et Philippe a vu ce type, il dit un petit mec comme ça qui a réussi à mettre IBM à la porte incroyable. Et quand le plan calcul, on a dit on cherche quelqu'un qui pourrait faire un truc français et qui n'aurait pas peur des Américains et tout. B moi je connais Louis Pousin voilà il connaît les Américains, il se connaît tout, il a même donc voilà et c'est comme ça que Louis s'est retrouvé dans le plan calcul avec pour mission de faire un réseau qui est qui était l'équivalent donc de du réseau existant américain à l'époque. Bon donc le réseau américain à l'époque c'était du point sur point c'està-dire que on envoyait un fichier de A, on l'envoyé à B mais A B et puis s'il y avait un truc qui bloquait au milieu, bah ça bloquait. Voilà. Donc et fallait attendre que le B revienne pour vous dire "Oui, je l'ai bien reçu pour réenvoyer autre
30:46 chose." Donc c'était Ah oui, c'était pas envoyé de manière fractionnée, paquet par paquet. Ça c'est le datagramme et c'est ça le datagramme justement on va l'expliquer de manière avec une c'est l'équivalent de c'est entre le train tuf et le TGV c'est le TGV c'est chaque machine est indépendante et peut très bien prendre n'importe quel chemin pour aller plus vite et pour reconstituer un train à l'arrivée. voilà donc Louis a inventé le datagramme donc avec ses équipes. Il a embauché des gens qui étaient jeunes dont certains étaient encore étudiants. hm faisait par exemple une horthèse. C'est le cas, je crois, de Naja, Naja, la femme qui est quelqu'un d'extraordinaire. Et Naja il est je crois que c'était sa thèse que Louis regardait et qu'il l'a embauché là-dessus parce que Louis était aussi chasseur de tête. Il a su s'entourer également. C'est un talent de savoir s'entourer. Oui. Oui. Et il les a il a gardé ces gens-là toute sa vie.
31:42 Toute sa vie. Façon fidèle. De façon très fidèle. Et donc lui, il a réussi à faire mais il a travaillé trop vite. Hm. Il faut dire que j'ai raté une étape parce que avant de faire ça hm entre IBM et SIMK, Louis a inventé un logiciel de météo qui s'appelait Méos. Ah oui, vous me l'aviez dit. Et Mteos, c'est le premier logiciel de météo qui est qui existait, qui a été commandé par la météo nationale, météologie nationale française et que ils ont gardé le logiciel pendant 15 ans. C'est chapeau. Garder un logiciel 15 ans c'est pas mal. Et quand il avait passé la petite annonce pour embaucher des gens, il demandait des gens qui voulaient travailler sur des pour faire de la météo en temps réel. Et lui-même et 50 ans après, il en riait encore parce que c'était complètement impossible à l'époque. C'était inenvisageable de faire une météo en temps réel.
32:37 Donc il a fait météos et en fait il a embauché ses gens. Il a tellement bien travaillé qu'il a travaillé tellement vite qu'en 18 mois c'était torché. Et puis bah comme il était payé par des petits contrats de météo qui faisait qui travaillait avec je sais pas qui pour qu'il soit tout le monde soit payé et il s'est retrouvé un peu à devoir trouver un autre boulot. C'est là où il est allé à Simka. D'accord. Oui, c'est bien. Voilà, il s'est fait plaisir parce qu'il a développé des choses mais il s'est quand même bien ennuyé. C'était pas du tout son univers. Il y avait des Ah oui oui. jusqu'à ce qu'il puisse déployer ses ailes dans le cadre du plan calcul. Exactement. Et le plan calcul donc là il a vraiment bien travaillé. Donc il a repris les équipes, une partie des équipes de météos pour le plan calcul et pour faire donc le datagramm. Et datagramme, c'était une idée de Louis lui-même parce que ça lui paraissait complètement aberrant de faire d'envoyer un paquet d'un point A à un point B et puis quand il y a un truc au milieu, on peut rien faire quoi. On est coincé. Donc lui, il a fait un système, je crois que vous je vous avais envoyé une petite animation des anglais de des Lovy Awards où les anglais avaient fait une petite sur la carte postale, c'est que il a toujours fait la pour expliquer le datagramme, il explique la carte postale, on écrit en clair sur le datagramme.
34:07 Alors, c'est pas exactement ça, mais ça c'est le prix. Voilà, je crois que vous avez une toute petite animation qui est très mignonne sur la carte postale. Oui. Alors donc c'est une animation qui a été faite par les anglais. On était très surpris parce que Louis a appris qu'il était nominé au Lovy au Worlds. D'abord nous en tant que français on sait pas ce que c'est. Donc c'est un peu des choses numériques de l'année dans chez les Anglais à Londres. Et c'est un truc très jeune, très beaucoup de musique, des choses comme ça. C'est pas du tout ni le truc de Louis ni le mien. Et on est arrivé là-bas et Louis a été traité mais comme un dieu. Et donc il savait pas qu'il était le récipendaire de l'année. On l'a découvert à ce moment-là parce qu'il avait pas fait attention ou c'était pas bien marqué. Donc il a eu ce magnifique cadeau en forme de cœur doré et une stand innovation qui a duré plus d'un quart d'heure et on il est on était mais complètement scotché quoi. On était très étonné et ils ont fait les anglais ont fait cette petite animation qui est magnifique vraiment magnifique et qui explique en fait pour expliquer au français après ce qu'était datagram. C'est cette animation-là que j'ai utilisé pendant des années avec le donc pour faire le parallèle avec la carte postale.
35:32 Très bien. Carte postale, on écrit d'un côté, on met son texte, on écrit de l'autre et puis on l'envoie et on sait pas par où part la par la carte postale, mais elle arrive. Parfait. Je vais montrer aussi le datagramme. Vous diriez en deux trois mots que comment dire c'est juste parti d'une idée de bon sens finalement. Ah oui mais Louis est quelqu'un de très pragmatique et qui réfléchit d'une façon qui n'est pas celle de tout le monde. D'ailleurs, il y a quelques années, pas une dizaine d'années, pas plus, il y a le donc il y a eu un colloque au Knam sur comment pense Louis Pousin. Ah donc c'était une interview. Alors, je trouvais que l'interview les questions étaient un peu basiques. Je dis mais ça c'est dans le bouquin, ça c'est cela. Et il m'avait expliqué donc Pierre Muni qu'une m'avait expliqué mais on fait ça c'est pour voir comment réfléchit Louis Pousin parce qu'il réfléchit d'une façon qui est pas habituelle de façon atypique comme on dit complètement. Ouais, très pragmatique, très Il a toujours deux idées en même temps. le fait d'être devenu absolument bilingue anglais français a aussi aidé ça parce qu'il avait un cerveau anglais qui marchait très bien et souvent il commençait une phrase en français, il finiss Voilà cette petite animation là.
37:00 Ah très bien. Alors, il commençait une phrase en français et il la finissait en anglais. I want to [musique] tell you a story about Louis Pussel, the French computer scientist who in the early 1970s [musique] created an innovative computer network whose principles provided the foundation for the modern internet. But first, let's talk about postcards. [musique] Think of how you send a postcard. You write a message, sign your name, [musique] fill in the address and post it. You don't know how or when it will trust it will. [musique] On Louon Secret Network, data packets were [musique] treated like individual postcards, each traveling independently to its destination. The receiving computer, not the network, would then rearrange the [musique] packets back in order. Before this, data packets traveled in a strict order like carages on a train. They followed path, arrived in sequence [musique] and each had to confirm its arrival before the next one could be sent.
38:14 [musique] Louis Piston thought this was inefficient and expensive, so he designed a new type of network. [musique] Some people preferred the established network design which is more orderly, more secure, and less flexible. [musique] They did not see its potential. Others were excited and [musique] inspired by it and saw the possibility for expansion. They realized the new network could connect millions of [musique] machines and so they were inspired by Louis Pon's discoveries and built a new network that [musique] now connects over 3 billion people. People who send billions of photos, videos [musique] and messages across it every second of every day. travels across the planet [musique] on [musique] souvent ce qui manque à des cerveaux, c'est justement ce sens du pragmatisme, le sens pratique. Finalement, ça permet de faire un cerveau complet et de peut-être de faire ce qu'on appelle un inventeur.
39:30 Oui, mais bon, le Oui est un inventeur mais en fait quand on prend les grands inventeurs, ils sont souvent comme ça un peu formatés comme ça. Quand on prend Stephen Kings, il était il pensait les étoiles, il pensait plein de choses. Il avait toujours une longueur d'avance sur les autres. Il avait une vision que personne d'autre n'avait à son époque. Absolument. Et pareil pour l'internet et pour les réseaux. et lui a vu tout de suite que le réseau développé par les Américains n'irait pas puisque les bon lui et là s'il a pas pu développer son réseau comme il aurait voulu quand il y a une grosse il faisait des présentations de cyclade un peu partout avec son équipe Cyclade marchait Cyclade, il y avait des boucles cyclades en Europe et il a fait une présentation Toronto où la boucle cyclade a marché et donc Les gens étaient un peu étonnés de voir ça.
40:26 Et dans la salle, il y avait quelqu'un des PTT. Ah oui, c'était Toronto 1976, un événement qui parle à marquer les esprits et où Louis a présenté son projet de manière assez inoubliable, paraît-il. Exactement. Et dans ce qui est remarquable, c'est dans le film qui a été fait donc qui est paru sur France 3, on voit des extraits de Toronto queon n' pas vu ailleurs, c'est-à-dire des extraits de la présentation cyclade. les gens qui ont fait le film ont vraiment déployé beaucoup de trésors d'ingénierie et de d'inventivité pour retrouver toutes ces sources. Et effectivement, les gens étaient scotchés de voir ça, ils en revenaient pas. Il a eu un succès fou. Et le temps il passa en dernier donc le temps était écoulé et on disait monsieur cousin ça y est c'est fini et la salle disait encore encore. [grognement] Donc il a je sais pas, il a dépassé son temps de je sais pas combien de minutes, ce qui était impensable dans un forum scientifique anglais quoi effectivement. Et dans la salle hélas, il y avait quelqu'un des PTT qui a été très vexé parce que lui bah il s'est jamais caché que les pétouilles comme il disait que c'était pas vraiment le sommum de la technologie quoi.
41:48 Effectivement, ça été une concurrence dès les terre. Avant de d'en parler de ça justement, de ce qui a pu tuer le projet Cyclade, qui composait cette équipe précieuse? parce qu'il y avait plusieurs cerveaux autour de Louis Pousin. Oui, il y avait Jean-Louis Granger qui est toujours là. Il y avait Najanafa, il y avait il y en avait plusieurs. Oui. Oui. Ils étaient 5 six. Oui. Il y avait un monsieur Gien aussi. J'ai vu Michel Gien qui a aussi inventé plein de choses. Après il y en a deux qui sont hélas morts assez tôt. Hm. mais sinon oui, ils sont toujours d'ailleurs, on a il y a eu longtemps des dîners cyclade où j'ai participé à certains d'entre eux et donc pour se remémorer toute cette période. Oui. Oui. D'ailleurs, pourquoi ce nom de cyclade? Là, c'est Louis qui l'a choisi. C'est par rapport à toutes les petites îles en Grèce, les cyclades qui sont en fait, ça fait partie de la Grèce font sont il y a des milliers d'îes qui forment un seul continent.
42:52 Ça rappelle ces petits paquets d'informations. Voilà. Voilà. qui circule dans le réseau. Ça rappelle surtout des petits au début ça rappelait surtout des petites î d'information mais que l'on peut conglomérer dans un dans un tout. Oui. Et alors qui est en coulisse et à qui je dois cette émission, je le remercie infiniment. Il travaille dans la tech, il cherche pas forcément à apparaître à l'écran sinon ça aurait été très volontiers. me dit vous demander effectivement comment se sont passés les soutiens politiques pendant ce projet Cyclade et on en arrivera ensuite à Ombreiser Rou. Alors Louis était apprécié de chefs direct à savoir Maurice Allègre qui a l'a beaucoup soutenu qui faisait partie donc du plan calcul son toute son équipe mais c'est bon il s'est fait des ennemis chez les pétéouilles les pététouilles voilà et notamment donc le chef qui voyait ça d'un mauvais œil parce que eux ce qu'il voulaient c'était faire un réseau gratuit ouvert à tout c'était complètement impensable pour eux.
44:04 C'était vraiment anti-économique, ça ne marchera jamais. Comment est-ce qu'on peut faire un réseau et comment on va être rémunéré de ça et cetera. Donc il s'était fait des ennemis. La Réunion de Toronto, ça été vraiment le point d'org où Louis a reçu une lettre après de son chef qui lui a demandé d'arrêter. Oui, il en a rien fait bien sûr. Et cette lettre Jean-Louis Granger l'a découvert quand il y a eu le tournage du film il y a quelques années. Je l'ai vu effectivement, il est assez était il était essayé il était essayé de dire ça. Tout à fait. C'est une c'est un document que j'ai bon en tant que documentaliste spécialiste donc de Louis j'ai retrouvé ça dans ces documents. Oui. Oui. Donc ça on imagine des pression en plus haut lieu. Ah oui, c'est sûr que ça plaisait pas du tout. Et en plus Ambroiserou qui était donc le l'homme de l'ombre de Giscar, Ambroiser Rou lui, il avait une société qui fabriquait des produits pour un futur Minitel.
45:10 Tout à fait. Donc la CGE, la compagnie générale de l'électricité. Voilà, CGE. Donc en fait il voyait dans des très mauvaises heures ce œil ce petit frein ce petit français qui se qui inventait des choses et qui était libre et gratuit. Ça franchement pour eux c'était impensable. Et envou donc était vraiment l'homme de l'ombre de Giscar H et c'était je sais pas le début du lobby a dû avoir des lobingsignes avant que j'ignore mais c un gros gros lobigne. Hm. C'était un comment on dit un atlantiste, un polytechnicien également, un homme de l'ombre très puissant, très riche qui murmurait à l'oreille des présidents. Oui, tout à fait. Alors, Atlantis, je sais pas. sûrement très naïf puisqueà l'époque tout le monde pensait que les Américains étaient nos meilleurs amis. H sauf De Gaulle,. De Gaul n'a jamais pensé ça.
46:05 Pompidou non plus. H et une fois Pompidou et de Gaul disparu, il restait Giscar qui lui était complètement atlantiste. Giscar, il ne rêvait qu'une chose, c'était de faire comme les Américains, de se faire bien voir d'eux et de faire comme les Américains. D'ailleurs, une rumeur dit que CGE aurait pu cofinancer sa campagne électorale. Oh, j'ai aucune idée là-dessus. Non, non, non, non. Moi personnellement, j'étais trop jeune pour ça. Ça ne m'intéressait pas. Et lui, ça ne l'intéressait pas non plus. D'accord. Ce qui nous intéresse c'est c'était la naissance des réseaux bien sûr la naissance d'un internet libre ouvert avec des DNS qui soient gérés par les gens pour les gens et surtout en multilingue. Hm. Parce que le problème des Américains, c'est que ils pensent tous que c'est pas un problème si on comprend pas. Bon, on a qu'à apprendre à parler anglais que c'est très simple l'anglais. Hm. dans un colloque, il ils avaient expliqué à des Indiens que c'est c'était fallait parler anglais quoi.
47:08 C'était pas possible. Donc voilà. Donc parler anglais c'était la solution. c'est comme ça qu'il vivait le multi le multilinguisme. Alors que Louis a toujours été persuadé que la langue c'est le notre cœur profond, que c'est comme ça qu'on s'exprime avec notre cerveau et que le multilinguisme c'est la base de la liberté des peuples. Très bien. Intéressant. notre tout notre travail à considéré à à faire des choses multilingues. Donc avec lui, donc dans les années 90 quand on a commencé à travailler donc pour dire l'intérieur des américains ça ne va pas. Pourquoi ça ne va pas? parce que parce que tous les noms de domaine sont aux mains des Américains, c'est eux qui ont la main pour couper, pour mettre à la poubelle s'ils veulent et cetera pour les ils font payer une ressource qui est gratuite.
48:08 Les noms de domaine sont des choses gratuites et qui les Américains font payer très cher. Soit-disant en louant tous les ans un nom de domaine. Alors que un nom de domaine, une fois qu'il est dans le réseau, il y a Faut vraiment faire un effort pour l'enlever. si on fait rien, il y est. Donc c'est comme ça qu'on a réfléchi, qu'on a créé. On a créé ça quand on était à Bali justement. À Bali, on a beaucoup réfléchi et il y avait des arbres avec plein de grosses racines énormes partout. On s'est dit bah voilà, il faut que ces racines se rejoignent les unes les autres et c'est là où on a créé Open Route. Et on a pas parlé de son laboratoire à Renan court qui s'appelait IRA. Ali oui bah c'était comme tous les contrats que Louis a eu, il était embauché pour faire quelque chose mais il était embauché par quelqu'un d'autre. Donc en l'occurrence là, il avait un statut de chercheur à Lyria donc qui était à l'époque à Reconcours.
49:03 Donc il avait un bureau avec ses collègues pour être là. Vouz faire un clin d'œil aussi à un proche qui s'appelle Philippe Renard qui est l'inventeur du mot logiciel. Exact. Oui. Voilà. On peut le saluer,. Oui, oui, oui, oui. Voilà. Open Roots, je vous ai pas laissé développer sur Open Roots. Alors, open roots, ça vient de l'idée que c'est pas possible que les Américains la main sur tous les noms de domaines de la planète et qu'il puisse changer les choses et surtout que on ne puisse pas avoir des noms de domaine dans des langues différentes que l'anglais puisque c'était même un anglais à fadi puisque c'est une partie de la langue américaine. Il y a des pleins de phonemin qui ne sont pas dans les dans la base donc des Américains où qui ont fait les nom de domaine. Les noms de domaine sont gérés par un groupe soit-disant indépendant qui s'appelle l'ICAN I C a N.
50:02 Can bon c'est ça dépend de la DARPA, ça dépend ça c'est le gouvernement américain. La DARPA qui est une agence qui dépend du ministère de la défense. Exact. Exact. Absolument. Exact. Donc en fait nous on s'est battu pendant des années pour que les noms de domaine ne soient pas uniquement au nom de dans les mains des Américains. C'est ainsi qu'on a participé au premier sommet. Alors c'est le sommet de la société de l'information SMSI. En anglais c'est WSIS. et le leis ça été demandé par les Tunisiens en pou en 78 ou 80 très vieux et à l'ONU, ils ont posé une demande à l'ONU pour que faire en sorte que faire un colloque pour que l'internet soit géré par tous les pays du monde et pas uniquement les Américains. Et donc il y a eu un sommet qui s'est fait à Genève en 2003. Il y a Tunis en 2005 puisque les Tunisiens avaient demandé ce sommet et en 2003 Genève on s'est retrouvé, on était 2500 de tous les pays de l'ONU, tous les pays représentés à l'ONU. H les plus férru qui étaient là au premier rang, bah c'était le Vatican, qui ont toujours été très fort en réseau. Et en France, donc l'ONU disait " vous envoyez vos ministres de l'internet."
51:29 Hm. notamment en France on était au temple de Chirak et du Mulot,. Donc internet, voilà, fallait aller loin. Donc en fait, ils ont nommé un ambassadeur pour ce sommet, charge à lui de faire une équipe. Il s'est trouvé que l'ambassadeur était un ami de Louis, Michel Pessig. Je salue sa famille parce que Michel a disparu il y a quelques années. Et donc Michel nous a choisi moi et Louis pour faire partie de la délégation française. Donc c'est en tant que délégation française qu'on est allé auis de Genève en 2001. On a participé à tout ce qu'on appelle les PREPCOM. Voilà, il y a les PRPCOM donc pendant presque 1 an pour déterminer de quoi on allait parler déjà. Et puis après, il y a eu le sommet lui-même à Genève. les prepcomes se passaient à Paris dans les locaux de l'UNESCO dans le 15e. Donc c'était très pratique. Moi à l'époque j'étais déjà j'étais déjà à Snekma et on avait il y a donc l'ouverture du de cette prepcomier qui était donc ministre des ministres notamment des sciences et cetera à l'époque. Et Claudie bon qui est toujours qui faisait des grands discours, elle s'est pas rendu compte de ce qu'elle disait. Elle a fait tout un discours sur le fait que c'était fini, que les Américains n'avaient pas la main sur l'internet, que l'internet devait venir mondial et dans toutes les langues et que la France allait aider et cetera. Et ce qui fait que depuis même encore maintenant, on parle du souffle de Paris quand on va dans les réunions de l'ONU. Et ce texte que j'avais réussi à avoir de la main donc d'un sous-fifre de Claudie Niuret, je l'avais eu en français. Je suis allée à l'heure du midi à l'heure du repas en vitesse à
53:19 Snakekma. J'avais une collègue qui était qui parlait très bien et qui surtout très bien le chinois. On a fait traduire le texte en chinois, en anglais et en allemand. Et en allemand et je suis revenue à 14h. On avait les piles de photocopies qu'on a distribué à tout le monde, notamment aux Chinois qui étaient là qui en revenait pas parce qu'ils avaient évidemment rien compris. Ça son histoire n'avait pas été traduit, personne n'avait rien compris à part les français. Et là, on a vraiment parlé du souffle de Paris et en fait, elle s'est retrouvé dans une position pas très agréable parce qu'elle s'est retrouvé dans la position de dire des choses que le gouvernement français ne n'avait jamais pensé une seconde puisqueils ignoraient tout de l'internet. Et donc à partir de là, quand on est allé à Genève, donc on avait quand même une petite auréole, la délégation française c'était il y avait Louis Pousin dedans et en plus c'est les gens qui ont dit des choses incroyables pendant les prepcomes. Donc on a on s'est battu, on était nombreux on était assez nombreux parce que en 2002 donc pratiquement au même moment, on a créé une association loi 1901 qui s'appelle Eurolink. Donc sur le multilinguisme dans l'internet et link, bah c'était les mêmes gugus que dans que dans les prepcom et tout, on était une dizaine et on tournait là-bas, on était tous là-bas, tous présents, tous les 10 dans la salle de l'ONU. [grognement] Donc c'était plutôt bien. Et à un moment donné on a débattu de l'ordre du jour. Et autre chance, le président de cette conférence numéro de cette première conférence était un malien, un copain malien de Michel Pessig qui avait
55:09 fait qui avait été ambassadeur de France à Moscou. Et les beaucoup de maliens éduqués ont fait leur toutes leurs études sur toutes leurs études à Moscou. Donc c'est un c'était un copain de Michel qui était président. Donc on avait accès facilement à lui et c'était comment il s'appelle? Adama Samasekou. Adama était une personnalité extraordinaire. Toujours des boubous absolument d'enfer blanc bleu avec des petits chapeaux et tout. Il était magnifique très intelligent. Et à Dama donc on est allé le voir, on lui a dit "Mais ça va pas du tout, on parle pas des noms de domaine, on parle pas des choses qui sont importantes pour les gens. la théorie c'est bien, le blabla c'est bien, mais ce que les pays ont besoin, c'est la Tunisie, ils veulent gérer le point TN eux-mêmes, le la France, elle veut gérer son pointfr et cetera. Et puis on veut pas que les Américains puissent couper le robinet. C'est ça qu'on veut. C'est la gouvernance de l'internet. Et le mot gouvernance est apparu à ce moment-là.
56:12 et on a fait une première réunion sur la gouvernance de l'internet, donc la délégation française dans une petite salle de classe où on était on fermait pas les portes tellement il y a eu du monde. Les Chinois étaient au premier rang. donc après on a été dans un petit amphi et à la fin c'est on est arrivé dans l'amphi général où on a parlé de la gouvernance et c'est l'article 72 du traité donc du SMSI c'est après on ne parlait que de gouvernance de l'internet ce qui au départ les Américains ne voulaient absolument pas parler ils étaient venus ils ne voulaient vraiment pas parler de la gouvernance de l'internet et donc les Américains donc avaient tous les cadres de lican qui était arrivé, les cadres américains et cetera, tout le monde était là pour dire "Mais non, mais non, c'est nous qui gérons et personne ne peut gérer aussi bien que les États-Unis. On est l'ami de tout le monde et voilà, on fait ça très bien, c'est très technique, vous pourriez pas le faire." Et donc Louis un soir dans l'amphi avec les Chinois, les Chinois nous avaient dit "Mais pourquoi c'est très technique?
57:17 Expliquez-nous." Et lui a donné un cours d'internet un soir dans un amphi où il y avait 10 12 Chinois puis 20 puis 30 puis beaucoup de monde et il y avait donc l'c avait envoyé un pauvre un malheureux pour défendre l'can où il était complètement perdu et où lui a expliqué doctement ce qu'était internet. Un internet une racine internet c'est un numéro IP point c'est tout. Hm. Qui a un numéro IP à lui peut faire son propre internet. Donc c'est la base de l'internet. Et donc il a expliqué aux Chinois comment et il avait fait le datagramme, pourquoi et pourquoi celui des Américains marchait pas très bien et surtout qu'est-ce qu'il était la gouvernance de l'internet, c'est quoi? C'est d'avoir son propre réseau et de dans sa langue et de le gérer. Ça c'était en 2000 2003. En 2005 à à Tunis, il y avait pratiquement pas de Chinois et pas les mêmes parce que en 2005, ils ont lancé leur propre réseau chinois. Donc depuis 2005, la Chine a son propre internet où le code source est en chinois, leurs machines sont tout en chinois. Et c'est pour ça que des fois quand les sociétés européennes envoient des documents là-bas, bah ça passe pas parce que ils ont un Word qui ressemble à Word mais c'est pas Word, c'est un Word chinois tout en ch. Le code source est en chinois.
58:38 Donc pour les Chinois, Louis est l'inventeur de l'internet. C'està-dire que quand on a été en Chine, on a été en Chine pas mal de fois invité par les Chinois. Hm. par exemple, on a là on a des gros bouquins comme ça énormes là en chinois et tout en anglais, en chinois. Bon bah là on était systématiquement invité. Là c'était le 6e internet conférence à Ozon. Donc c'est le Wick WIC à Won le sommet, il y a un sommet par an et tous les ans, il y avait Louis en autre invité. Vous voulez dire que Louis est accueilli en Chine comme un demi-dieu tout comme Alain Catherine Deuve, c'est de cet ordre làà car nul n'est prophète en son pays. Effectivement, les grands français sont souvent plus beaucoup plus salués à l'étranger que dans l'hexagone.
59:33 Les Chinois considèrent que c'est Louis qui a vraiment inventé internet. Hm. Et le vrai inventeur d'internet, les Chinois considèrent que lui et que considèrent que c'est un allemand qui a inventé donc le principe du de du courriel. Hm. D'accord. Donc oui donc on est allé souvent en Chine invité de façon magnifique et les Chinois buvant les paroles de Louis sur Open Route. Donc ils ont fait leur propre open route évidemment très vite ils ont compris l'intérêt. qu'est-ce que Open route? Open route après cette battue pour que les gens puissent les pays et les organismes puissent gérer leur propre DNS, leur propre nom de domaine, que la France puisse gérer son pointf que la Libye par exemple le point Ly, les Américains l'avaient oh les Libyens, on les aime pas, CADEF on les aime pas, on met ça à la poubelle.
1:00:30 Sauf qu'il y avait plein de sites qui utilisaient le point lit pour faire des concaténations de d'URL très longue. Tout est allé à la poubelle du jour au lendemain. Ça été un bordel pas possible. Il a fallu revenir en arrière et remettre le point lit parce que un point de pays, c'est pas uniquement le pays,. C'est ça peut ça peut vouloir être autre chose. Bien sûr. Par exemple, le point TV, bon qui est bien connu, c'était les îles Tuvalou qui ont vendu leur extension.tv parce qu'ils savaient que leurs îles allaient être englouties avec le changement climatique et la montée des eaux et ils ont demandé des millions et des millions de dollars pour pouvoir habiter ailleurs. Donc ils ont vendu leur point TV et ils sont engloutis aujourd'hui une partie. Je j'ai pas suivi. Jamais allé je crois qu'il y a une partie qui est effectivement diteslen nous en commentaire on ira vérifier. C'est important de savoir.
1:01:26 Voilà me dit Unidata avait été créé par Simens et Philips dans le plan calcul pour faire un champion des ordinateurs. Il a été arrêté en même temps que Ciclade, je crois. Donc double échec. Dit avait-il un lien entre les deux projets? Alors le projet Cyclade, c'était un projet donc européen et il voulait faire l'équivalent du l'équivalent de Airbus européen de l'internet. C'està-dire que ils avaient déjà des accords avec des universités américaines allemandes, ils avaient des accords avec plusieurs pays. Ça c'est par exemple quelqu'un comme Michel Gien ou Jean-Louis Granger pourrait vous en dire plus là-dessus. Hm. Mais effectivement c'était unidata, c'était ça marchait très bien et les Allemands ont été mais très choqué de l'arrêt subite. Surtout que Louis a pris l'arrêt de Cyclade en Allemagne sur un salon. Quelqu'un dans le salon lui a dit "Ah dit, vous êtes au courant? Le gouvernement arrête cyclade. Ah bon? Ah oui, le choc!
1:02:35 Ah bon? Dit Louis. Ah bon? Première nouvelle. Et c'était vrai. Alors ça mis du temps à s'arrêter parce que Louis il a fait comme s'il savait pas. Il a continué et puis tant qu'il a eu des sous pour payer ses équipes, il a continué. Puis à un moment donné il y a plus de sous donc il a bien été obligé d'arrêter mais ça continué pas loin de 2 ans après quand même. Et après il s'est il a travaillé après il est passé il est passé il est il a trouvé du des jobs pour vivre. il est passé au Pétouille donc au Knet. Hm. Donc il était chef de projet, il a fait des trucs, des petits machins à droite à gauche. Il était Bon, c'est vrai que c'était un peu un trophée. On a Pousin. Alors Louis Pousin, bon dans les réunions, il avait toujours son franc parler. Diger, il était très sur les standards, il était très il est bon, il a eu un une aura international, il a il en a profité pour faire pas mal de voyages, de présentation, de des de travail sur les standards unidata et cetera. Donc il a beaucoup travaillé là-dessus. Oui.
1:03:46 Et finalement, c'est le projet des télécompac qui a gagné, est-ce qu'on peut dire ça comme ça? Et donc ça ça repose sur une notion de circuit virtuel et non pas de datagramme. Exactement. Transpact, c'est l'idée que l'utilisateur bah il va payer pour son utilisation et qu'on va faire ça en circuit fermé. Donc ça eu un Louis a toujours dit que ça avait eu un effet très bénéfique pour les Français parce que tout le monde la petite ménagère du coin tout le monde avait son petit minitel. Donc Louis en premier il a eu un minitel mais très tardivement quand on a déménagé il y a 2 ans son appartement de Paris il avait encore ses minitels. Il avait des min personne d'autre n'a d'ailleurs avec écran, couleur des choses étonnantes et parce que lui il s'en servait pour les horaires de train parce qu'il trouvait que c'était plus fiable pour des choses comme ça.
1:04:41 C'est collector. C'est très collector mais Louis a trouvé que le minitest c'était très bien que c'était très utile et surtout ça appris aux français à utiliser un clavier ce qui était pas mal parce que c'était très bien. On est passé du mulot au militaire, c'était déjà pas mal. Oui. Oui, je me souviens très bien les débuts du clavier. Moi, je suis d'une génération qui a connu le Minitel et Microsoft, on va le dire proprement avant de rencontrer Mac et Steve Jobs. Minosch. Ouais. une autre grande aventure. Alors, je voudrais quand même qu'on cite ces deux personnes qui sont américaines. Alors, je vais vous les montrer. Et eux, ils n'ont pas perdu le nord comme on dit. Voilà. Ah bah, ce sont des Américains, ils savent se vendre. Vint, c'est quelqu'un de génial. Il sait très bien se vendre Vint. Oui. Oui. H Et quand il fait, ils ont développé un protocole. TCP IP, qu'est-ce que ça veut dire exactement?
1:05:48 Voilà. j'ai peur de dire des bêtises. IP, c'est un internet protocole. Non, c'est pas ça. Oui, IP c'est l'internet protocole. Oui. Oui. Hm. Oui. Oui. Et donc c'est Ça ressemble au datagramme mais en moins bien. Oui, exactement. C'est-à-dire que c'est surtout Bob Can qui a développé parce que Vinserf c'est la tête pensante et lui il passe très bien partout. Donc lui, il est dans les conférences et tout. Il a été très vite embauché par Google,. C'est le il était il avait un titre pas possible chef évangéliste chez Google, ça veut tout dire,. Donc et mais Bob Canon qu'on voit sur l'image, Bob donc lui il a il disait à Louis, "Non, non, mais c'est pas la peine que tu m'aides, je vais y arriver, je vais y arriver." Et dans 6 mois, c'est fait. Dans 6 mois, c'est fait. parce que Louis disait "Mais quand est-ce que ce réseau va sortir? parce qu'on en a besoin de ce réseau. Louis voyez l'urgence que ce tel qu'un réseau tel que internet existe et non ça va venir ça va venir. Ça pris 8 ans.
1:06:57 et ils n'ont pas Alors Louis a même fait mieux puisque il a envoyé un de ses étudiants dans le bureau de Vincerf pour aider Vincerf à mettre au à développer donc TCPIP à partir du datagram et la personne est restée longtemps dans le bureau de Vincerf c'est un ingénieur pour lui expliquer comment faire et ça mis 8 ans et c'est là où ils ont décidé que la partie sécurité franch Franchement, ça vaut pas le coup de s'embêter. Et puis pourquoi est-ce que c'est important qu'on voit c'est pas important qu'on voit le nom de l'envoyeur et qu'on ait ses ces informations? Parce que qu'est-ce qu'on va en faire? Franchement, on voyait à l'époque, on ne pensait pas une seconde au mal qu'on pouvait faire sur internet avec le détournement et le hacking comme on voit maintenant. Oui, çaavait pas été anticipétonnamment.
1:07:54 Pas du tout. Et ça été ça été anticipé par Louis et par un copain de Louis qui était un copain du MIT, John Day. Et ah le fameux John Day, je voulais Ouais John Day, il a eu une importance dans votre parcours à tous les deux. John Days très John Day il a Pourriez nous en dire deux mots? John Day il a fait cette petite dédicace pour Louis. Il a fait un bouquin en 2009. Bon, ils étaient toujours un peu en contact et en 2009, il a envoyé ça donc à Louis. Donc un gros bouquin énorme quand même. et sur un projet, il a envoyé à Louis en disant écoute, par rapport à Cyclade, vraiment c'est dommage de pas l'avoir développé comme tu avais prévu de le faire. mais à partir de ça, voilà, vous le sous-titre c'est un retour au fondamentaux. Voilà voilà moi ce que je te propose et vous aurez remarqué que l'image de ce bouquin c'est le pont de Mio qui pour les Américains est le sommum de la technologie et de l'ingénierie.
1:09:00 Et donc John envoyait ça à Louis en disant écoute moi j'ai développé quelque chose qui s'appelle Rina récursive internetwork Aditure. Et donc j'ai développé Rina avec une idée. J'ai repris exactement ce que tu as fait pour Cyclade et j'ai un peu amélioré. Voilà. Et en fait Rina donc John Day a développé Rina qui est un protocole qui refait un nouvel internet comme si ça avait été développé à partir voilà comme si ça avait été développé à partir de Cyclad donc sécurisé rapide peu gourmand en énergie enfin que des qualités que des qualités et donc Louis est tombé dans le bouquin je l'ai vu pendant des semaines je me levais à 3h du matin, il était dedans et cetera, donc il a pas arrêté et donc de faire ça et John D. Donc on est resté en contact, on est encore un peu en contact maintenant John Day, très malheureux de ce qui arrive à Louis et lui-même il est quand même très âgé et depuis et John Day donc depuis le Covid, il a perdu tous ses soutiens financiers puisqu'il était à l'université de Boston.
1:10:21 et le donc il a perdu tous ses soutiens financiers donc il peut plus faire de développement. Il avait des contrat Rina qui certains ont pu être fait d'autres pas. Et il était très content que moi et Louis on reprennent le la source pour continuer Rina. Hm. car on a continué donc on a commencé par open route qui était important pour nous de open route c'est que les gens puissent faire ce qu'on appelle en français une extension le DNS donc le TLD top level domain donc le premier domaine bah c'est le pointf ou le point comme ou le point n'importe quoi, le point moi, le point vous tout ce que vous voulez et après on développe les noms de domaine. prier sec nom de domaine, 3è nom de domaine et cetera. Et en fait avec lui, on a créé et l'aide de chercheur dans le monde qui avait confiance dans lui, qui pensait qu'il s'il avait raison. On a créé un réseau avec des serveurs dans le monde où on avait nos propres TLD à savoir à savoir donc nos propres noms de domaine. Donc on a je sais pas, on avait le point train pour un monsieur qui fait des qui faisait des petits trains qui était passionné de petits train. on avait le point des vraiment des extensions très et au début d'abord le gros succès qu'on a eu, c'est les gens qui voulaient leur nom de famille et oui pour faire des réseaux de famille voilà parce que la particularité d'open route c'est qu'on n'est pas dans le réseau de l'can des Américains.
1:12:01 Donc quand on est dans l'c et on peut pas voir nos réseaux. C'est pour ça que le Vatican a pris son TLD Vatican,. Donc Vatican qui a connu pas mal de scandales avec des documents et cetera qui futaient. Maintenant, c'est fini parce qu'ils sont entièrement sur Rina. Voilà. Donc Ah oui, vous le disiez, je me souviens. Ou c'est ultra sécurisé et donc ça peut rendre service certaines entités. Voilà. et notamment c'est on s'en sert comme un intranet parce que l'intranet vrai intranet on tire un on tire un câble ça noille entre les chercheurs et le centre il y avait un câble entre les deux ça ne passait pas par les réseaux PTT ça passait pas à l'époque à l'époque la DSL on passait pas par là donc Open route ça sert aussi à créer des intranets sécurisés h sécurisé Et Olivier questionne me dit "Les Russes aussi je crois ont retenu Rina."
1:13:05 les Russes ont retenu d'abord open route puisqu'on a les Russes étaient très intéressés par nos travaux. Bon, ils ignoraient ils étaient pas très au début pas très intéressés. Il s'est trouvé qu'on a été invité par un russe fabuleux et qui faisait pour le pour l'UNESCO une session tous les étés sur le multilinguisme dans internet, comment est-ce que l'internet peut servir les peuples différents et tout. Et il y avait un expert par pays, sauf la France où on était Louis et moi parce que Louis il était déjà âgé puis il est tellement professeur tournesol, j'aurais jamais laissé aller tout seul. Il se serait paumé dans l'aéroport, il aurait il se serait trombé de porte. Enfin bon, lui fallait vraiment être avec lui quoi, tout le temps. Et donc on est allé à où est-ce que c'est? Est-ce que c'est ça?
1:14:07 H society. Non, c'est pas ça. Je sais plus où c'est. Mais donc on est allé là-bas, donc c'était un document de l'UNESCO et on avait donc on était 60 et chacun des 60 présentait un quelque chose de son pays tous les ans. Et nous on a présenté la première année, on a présenté Open Routai ah étaient un peu comme ça un peu étonnés parce que eux ce qu' présentaient c'est des choses très culturelles, très beaucoup de blabla quand même. Voilà, on va aider les femmes en faisant ceci, en faisant cela et tout. Nous, c'était carrément dans le dur, dans la technique. Nous, on vous fait un point machin et puis vous êtes dispre, vous faites ceci et avec des dessins que faisait Louis, donc des présentations techniques et donc celui dans la salle, il y a quelqu'un qui a dit "Oh, mais on était dans une ville qui était en donc dans le nordest de la Russie à Cantimanchic." Et quand il chic, c'est la ville où il y a tous les tournois d'échec et la ville où il y a tous les tournois d'échec. Et il y a donc des salles monstrueuses magnifiques. Et dans une de ces salles, il y avait une première réunion ça c'est la version anglaise de la biographie et où qui intéressant puisque le le préliminaire est écrit par John Deck qui explique pourquoi Louis Pousin était très important pour lui. Donc pour revenir à la Russie, donc il y en a le monsieur, il y a donc quelqu'un, un cadre soviétique, je ne sais pas lequel qui arrive en disant voilà, on a une grosse réunion à côté international, on voudrait bien que monsieur vienne expliquer Open Rout puisque c'est la fin, donc c'est la clôture. Donc lui, sans le
1:15:57 savoir a fait la clôture de la première réunion des bricks à Cantik. Et cette réunion des bricks, le représentant donc de la région où on était en Russie a été tellement incroyable surpris et tout que on a il nous a demandé de pouvoir breuer en Russie cette idée de d'open route. Donc on a reçu à l'adresse de Louis à Paris à l'époque un texte. Tout est écrit en russe sauf Louis Pousin. On sait pas ça fini par nous arriver, on sait pas trop comment. et où donc le texte était en anglais et en russe pour donner donc le droit aux russes de développer de l'open route chez eux. Louis a signé mais de toute façon n'importe qui peut faire open route. Il y a pas on n' pas de droit à donner. C'est Louis a toujours fait des choses ouvertes et gratuites mais ça dans l'idée des Russes et des Américains, c'est jamais vraiment passé. Et voilà donc c'était pas un commercial on va dire.
1:16:58 Voilà. que les Russes ont développé un open route, on sait qu'ils l'ont développé pour l'armée, donc ils ont utilisé un open route pour le gérer leur armée et pour le cremelin. On sait que le cremelin a son propre open route puisqu'on est allé le monter. On a été invité au Kremelin pour monter un open route. Voilà le dessin, ça c'est les dessins génials. Il aimait dessiner. Alors lui non, il trouvait qu'un dessin vaut toutes les explications et c'est sa fille Anne qui faisait tous les dessins un peu naïve comme ça en noir et blanc ou en couleur. C'est elle qui dessinait tous les dessins. Oui. Oui. À la demande à la demande de son père. Surtout que quand lui il faisait ses présentations, c'était de c'était des transparents à l'époque. C'était pas du PowerPoint. Donc voilà. Donc la Russie donc est tombée dans Open route très vite et après donc comme ils ont continué à nous suivre et qu'on est qu'on a continué à aller jusquen jusqu'au Covid, on est allé dans ce colloque qui était début juillet et donc on leur a présenté Rina et là ils sont tombés aussi en admiration devant Rina.
1:18:11 Voilà. Très bien. j'ai deux trois choses à vous montrer encore. Donc ça c'est issu d'un reportage, je crois sur France Info. Ou [grognement] voilà le fameux Minitel. Ouais. Que d'aucun ici n'ont jamais connu. Ah c'est dommage parce que c'était vraiment intéressant la fameuse CJ qui l'a emporté. Voilà. Et puis ça c'est France, c'est France Info. C'était une chronique à France info qu'on avait faite. Oui, exactement. Et ça c'est Louis tel qu'il était tous les jours. Sourillant et rigolard toujours rigolard. récréatif. Bonjour. Oui, là c'est Louis en pleine lecture.
1:19:10 Ah oui alors là c'est trop drôle parce que Louis avait donné des interviews quand les gens voulaient et il téléphonaient. Alors Louis était dans le botin tout simplement. Donc Louis Pousin numéro machin 17 Ruménil à Paris toc. Et un jour il y a quelqu'un qui s'appelle Éric Renard qui appelle bonjour monsieur je voudrais vous rencontrer et tout. Donc il a eu de je crois un une fois pendant 2 3 heures et deux fois je crois qu'il a vu lui deux fois en 2015 et puis bon c'est tout mais Louis a vu plein de gens ça continuaé et Eric avait a eu un livre à écrire qui était important pour lui avant et après il a commencé à écrire comédie française où il raconte les parce qu'il s'est posé la question mais qui a dit non à cette idée de génie il y a bien quelqu'un qui a dit non qui a appuyé sur le bouton disant Non, je ne veux pas. C'est pas Giscar tout seul qui appuy sur le bouton. Il y a bien quelqu'un. Donc il a fait donc une enquête très bien faite et très bien fouillée où il a trouvé que c'est donc Ambre Roiserou qui était l'ombre de Giscard qui lui avait des intérêts commerciaux très importants. Ambroiseer Rou a été après le premier président du CNPF donc le patronat français et donc voilà. Et puis un jour, au mois de juillet 2018, je reçois un je reçois un courriel sur mon sur mon email. Il avait recherché en fait dans internet parce qu'il ne trouvait plus les coordonnées de Louis, il les avait perdu et il retrouvait plus son email ni rien. Donc il envoie un courriel sur mon nom puisque dans une conférence, il m'avait vu avec lui en disant "Est-ce que je pourrais avoir les coordonnées de monsieur Pousin?" Donc je lui dis "Bah oui, il habite en Bretagne, nous habitons tous les deux en Bretagne.
1:20:59 Voilà notre adresse" et 15 jours après, on reçoit donc une des épreuves du livre qui ne paraissait que fin août. Et Louis me dit "Quand on parle de moi, tu mets un petit truc rose et quand on parle de SPAD, un petit truc jaune. Et à un moment donné, j'ai arrêté parce que le livre c'était il y avait que ça." Donc et je crois que c'est le premier roman que Louis lisait de sa vie car Louis ne lisait que des documentations techniques. Et oui, oui, bien sûr, je comprends tout à fait. Voilà. j'ai d'autres choses à vous montrer. Alors, ça vous en avez parlé, c'est plus récent. Oui, oui. Bah oui. à Liège. Oui, c'était en 2019. Oui oui. Alors Marianne de Làhaut, c'est la photo que vous m'avez montré avant. Elle est très intéressante. Oui. Ouais.
1:21:56 On la salue. Et je voulais montrer autre chose aussi. ça. Alors ça c'est important d'en reparler et après on retournera un petit peu en arrière. Alors ça oui, ça c'est quelque chose. Bon, hélas, il est arrivé quelque chose à Louis que j'espère n'arrive pas trop souvent mais je pense hélas que ça arrive très souvent à savoir que le 4e âge en France les gens ne sont pas protégés, très mal protégés, à savoir que a priori la justice considère que c'est la famille qui a tous les droits. Or la famille, il y a des familles qui sont moins compliantes que d'autres. Il y a des familles qui pensent plus à l'argent que d'autres. toute sa vie, Louis qui était séparé de sa femme depuis des années 70, ses enfants ont tendu toute leur vie que leur père ne donnait pas assez d'argent alors qu'il était millionnaire puisqu'il avait inventé internet.
1:22:52 Or Louis a toujours dit en France pour être riche, il faut être footballeur ou ou chanteur. donc Louis n'a toujours vécu très de façon très frugale. et chaque fois qu'on a fait des déplacements, c'était en 3e classe et on a même été un colloque à à c'était où? C'était à Berlin où on a été en auberge de jeunesse. Ça nous avait fait beaucoup rire. donc Louis avait pour revenu, il avait donc sa retraite, il a toujours sa retraite qui est moi, ma retraite à moi par exemple est plus importante que celle de Louis et anormal. Mais parce que Louis il a quitté sur un coup de tête le monde du travail 2 ans avant sa retraite. Il y a une décotte terrible les deux dernières années, c'est vraiment la voilà et puis s'est jamais rien occupé. il a pris la plus mauvaise dit mutuelle qu'on puisse avoir. Enfin, il a jamais fait attention à tout ça.
1:23:51 il a sûrement oublié des parties de travail et autres. Donc ses enfants étaient toujours dans l'idée que Louis avait plein d'argent à droite à gauche, plein d'argent et que quelque part comme disait sa fille quand Louis a eu 91 ans, elle disait "Je sais que papa a de l'argent de côté pour ses vieux jours." Donc ça nous faisait quand même hurler de rire à 91 ans. C'est ces vieux jours et il serait temps d'y penser quoi. Il était dedans voilà, il était dedans à pied joint. Donc et en fait bah Louis depuis des années et des années, il payait un appartement très cher à Paris puisque les loyers parisiens quand même on sait ce que c'est, il pay 1500 € et quelques et puis donnait presque 1200 € à sa femme qu'elle vive. Donc bah il restait plus rien. Donc ça une pension alimentaire. Oui. Oui. Oui. Donc ça faisait des années et des années qu'il tapait dans ses comptes. Enfin tout le monde le savait. Lui-même avait prévenu ses enfants en 2020.
1:24:49 C'était pas un homme d'argent. Il aurait fallu qu'il un secrétaire quelqu'un qui gère sa son argent ou je n'étais pas sa secrétaire, j'étais sa compagne. Ouais. Je n'étais pas sa banquière, j'étais sa compagne. Louis avait une un toc, je considère que c'est un toc. partout où il allait, il ouvrait un compte en banque. Ah oui, il adorait ça. Bon, quand il travaillait,. Donc, il avait un compte à Bank of America parce qu'il allait souvent aux États-Unis et comme les vols internationaux intéressaient beaucoup à Amsterdam, il avait un compte à la à BMR à Amsterdam dans à Chipol dans l'aéroport. et puis il aimait beaucoup ouvrir des comptes parce qu'il disait "On sait jamais, les banquiers, j'ai pas confiance. vaut mieux en avoir un peu partout. mais vous confirmez qu'il n'avait pas de compte caché au Deaware ou aux île? Non, par contre, je sais que je l'ai accompagné à Jerset et qu'il avait un rendez-vous avec un banquier à Jersy de la HSBC, je crois, à Jersety. Donc, je sais que moi, j'étais partie acheter des kilt dans la ville, faire les boutiques et lui, je sais qu'il a fait son affaire avec le banquier, mais ça c'était son problème, c'était son affaire. Louis a toujours dit, "J'ai gagné assez d'argent pour vivre normalement et je vis normalement." Donc, il a jamais été au stentatoire, il n'a jamais acheter de bijoux, de trucs de machin. Il a toujours vécu uniquement pour le travail. jusqu'à la fin, même au début de sa maladie, il passait, il avait du mal, il arrivait plus à lire sur un écran et tout et il s'acharnait pendant des heures. Donc quand Louis c'était c'est devenu évident qu'il était malade, moi je le savais parce que je l'ai découvert par hasard en janvier en février 2024, donc très tard. Ça faisait 2 mois qu'il était vraiment pas normal,
1:26:41 il perdait un peu la tête et il était très fatigué, il dormait énormément. C'était pas ce qu'on habitude. Et je découvre dans il me demande de rechercher un texte de John D qui voulait absolument répondre et il le trouvait pas. Donc je me mets les mains mes petites mains dans ces petits courriels. Je retrouve évidemment le truc de John de correspondant inconnu encore me vendre quelque chose. Oui. Et donc et je retrouve donc dans mes courriels le texte de John Deck qui était très intéressant. Je lui imprime, il devait faire John Day toujours très prolix donc ça faire 10 12 pages et puis je regarde il avait lui a un classement il a comme il perdait tous ses tous ses PC chaque fois qu'on allait quelque part il arrivait à perdre son ordinateur il l'oubliait. Il posait le l'ordinateur bleu par terre dans les WC où le sol était bleu. Il partait comme ça dans un train. Je lui dis "On arrive?" Oui on arrive.
1:27:41 il ferme, il ferme l'ordinateur et hop, il descend. enfin des choses comme ça et il a toujours été comme ça. Fallait tout le temps faire la voiture balai et donc bon je regarde, il avait un classement, tout son classement était dans son compte donc Gmail pour il adorait Gmail parce qu'il trouvait que les Américains avaient plein de défauts mais il savait faire les choses quand même. Jimel et dans Gmail, il avait fait un classement mais très personnel avec une arborescence très personnelle à lui. Il y avait un compte par exemple qui s'appelait qui s'appelle A à rien. C'est des trucs qui servent à rien mais qu'on peut garder, on sait jamais. Voilà. Et il avait plein de trucs et puis je vois que je vois santé. Tiens, il avait un truc santé. Et je regarde et là je tombe sur le compte-rendu de l'hôpital Broca où il avait passé un IRM 2 ans avant et que je n'avais jamais eu. On a vu les photos de l'IRM mais on avait bien regardé parce que c'était drôle de regarder la coupe de son cerveau. C'est quand même étonnant mais on avait pas les cont on avait pas eu la conclusion puis j'avais jamais demandé, j'avais pas pensé et la conclusion du truc c'est que les c'est les hippocampes sont un shelt 3.
1:28:56 Et ça moi scientifique je sais ce que ça veut dire. Ça veut dire Alzheimer. Voilà, c'est comme ça que j'ai appris qu'il avait Alzheimer. Voilà, en février 2024, il était malade depuis 2 mois. Et je l'ai dit tout de suite à ses enfants, j'ai fait un mail qui s'appelait il savait à ces enfants qu'ils ne l'ont qui ne m'ont pas cru. Au mois d'avril, d'avril mai de la même année, une de ses filles me disait "Il faudrait que tu demandes au médecin de Louis de faire une prise de sang pour détecter Alzheimer." Elle savait pas que ça existe même pas encore ça. des c'est il y a nature des sciences et avenir qui fait des titres sur bientôt la détection par donc en 2024 ça n'existait même pas et elle me croyait pas et quand ils ont commencé à me croire ils se sont dit bon bah on va pas le en fait il ils ont fait une réunion de famille ils ont dit bon Louis il était avec Chantal bah maintenant on le prend et on s'en occupe on s'occupe de lui on s'occupe aussi des comptes.
1:29:59 Et oui, c'est le souci c'est que vos liens étaient très forts et que c'est comme briser un couple finalement. Oui. Oui, on était en couple depuis 23 ans quand même. Donc en fait Louis, on avait un rendez-vous à hôpital pour voir comment il allait. Il allait très bien d'ailleurs. et à la sortie de l'hôpital, les enfants m'attendaient, ils m'ont scotché au mur et un petit fils qui est venu qui était un grand gaillard qui avait déjà fait de la prison pour bagarre au couteau au Québec. Donc il faisait peur à toute la famille. Le petitfils m'a mis au mur pendant qu'il prenait Louis, il mettait dans la voiture. Ils sont partis à bonne 1000 km et je n'ai revu Louis que 10 mois après. Oui, ça c'est terrible. Alors il a été il a été vraiment séquestré parce que sa fille a un château. Donc dans la ville où elle habite. Je vais pas le dire parce que je voudrais pas avoir un procès. Mais voilà. Donc il a été dans le château, donc personne pouvait le toucher ni rien. Il a fallu en janvier que je paye un détective privé pour avoir une preuve de vie en janvier alors qu'il a été enlevé le 3 octobre.
1:31:06 Donc en janvier 2025, j'ai payé un détective privé qui a eu des preuves de vie, qui a pris des photos de Louis, de Louis qui marchait avec sa fille à côté et cetera. Donc j'ai eu des preuves de vie et j'avais donc j'ai demandé donc un procès donc pour enlèvement, séquestration et violence. Moi j'ai été quand même bien violenté et en fait ce qui s'est passé c'est que les enfants ne bon avait fait un avait fait une demande de tutelle pour Louis. Donc on a joint les deux et il y a eu donc un procès qui s'est tenu le 25 février 2025 où on a décidé le juge a vu que c'était une famille qui était complètement comme ça et qui m'ont présenté en plus devant le juge parce que vous savez la justice française bon on en parle beaucoup ces jours-ci mais il faut savoir que les jugements de tutelle c'est un jugement oral c'est que le juge n'est pas tenu de lire Notre dossier, c'est celui qui parle. Et en France, on n'est pas on peut mentir un juge. Il n'y a aucun conséquence aucune conséquence. On a le droit de mentir. Et en France, c'est celui qui ment le mieux qui gagne.
1:32:25 Tout à fait. Alors que au moins aux États-Unis le mensonge est beaucoup plus condamné. Alors là, non seulement il est pas condamné, mais il est même demandé. Et la première chose que qu'ils ont fait, c'est qu'ils ont dit "Oh madame le brum, on la connaît à peine. c'est la secrétaire de mon père, elle est avec lui depuis 2 3 ans. elle a pris tous ses comptes et cetera. Elle s'occupe de lui mais on lui a rien demandé. Bon c'est secrétaire de lui depuis 2 3 ans. Moi, j'étais mais sans voix quoi. Et la juge a bien compris, elle a dit tout de suite non moi il y avait quand même ça de dossiers avec des photos et cetera. elle dit "Non, non, madame Leonban, c'est la compagne de monsieur Pousin, dites pas le contraire." Et puis voilà. Et la question de la juge, c'est si je vous donne la donc le la tutelle de monsieur Pousin, est-ce que madame Lebrou pourra venir voir son compagnon? Et tous les trois enfants qui étaient présents d'un seul sans se concerter, ont dit non.
1:33:23 Donc c'était clair. Donc la juge a nommé une tutrice et moi j'ai demandé, j'ai dit "Écoutez, c'est tellement difficile, il faudrait que ce soit quelqu'un de l'extérieur qui gère ça, quelqu'un qui ne soit pas impliqué. Moi émotionnellement, j'étais sans voix, j'arrivais pas à parler et puis eux, ils étaient dans il me il meurlaiit dessus, il me il meurlait des insultes. On ira te voir quand tu seras en prison pour des tournements de fond et cetera. Enfin, moi j'en revenais pas. J'en revenais pas. Donc j'ai créé Voilà. Donc on a quand la tutelle a été nommée bah ça s'est un peu on va pas dire que ça s'est mis tout de suite bien parce que la tutrice elle a d'abord écouté la famille avant de se rendre compte qu'il y avait peut-être un problème. Et moi, je n'ai pu voir Louis que le 20 24 août 2025 depuis le 3 octobre 2024. Et depuis vous le voyez un peu de temps en temps j'arrive à y aller une fois par mois, pas plus. Parce que d'une part 1000 km aller 1000 km retour c'est très fatiguant même en train faut passer par Paris faut changer garde lieu au mon paras enfin c'est pour moi c'est vraiment très fatiguant je suis malgré ce que dit le jug je ne suis pas une petite jeunette puisque il y a eu un jugement les enfants ont demandé la révocation de la tutrice au mois de l'année dernière et le jugement s'est passé le 3 juin dernier et la juge est arrivée en disant Oh, on a fait une faute grave, on a oublié de convoquer la tutrice. C'est quand même embêtant pour quelqu'un qui veut révoquer la tutrice. Donc bon on va se revoir le 14 octobre. Et elle me regarde et oui, de toute façon, je vois ce que c'est. C'est encore une histoire d'une petite jeunette qui s'est fait payer des choses par un vieux monsieur.
1:35:09 Ah oui, alors vous avez quand même beaucoup de preuves de cette vie en Oui. Oui. Puis j'ai quand même 60 quand même 73 ans. Enfin 73 ans ou la petite jeunette. Voilà. Non, vous êtes pas ce qu'on peut appeler une jeunette en plus. Oui, voilà. [rires] Voil mais vous avez une vie en commun professionnel et privé finalement. Ça c'est un vie commune pour Oui. Oui. On vivait ensemble, on travaillait sur la même table, un bureau en face de l'autre. Enfin, on a toujours tout fait ensemble. Quand on était à Paris, moi j'habitais en banlieu parisienne dans le 95 dans un lieu à côté de d'anguin. Donc lieu très privilégié avec un jardin. Donc le weekend bah Louis venait dans on allait au jardin et puis la semaine j'allais chez lui. Et puis souvent on était pas là parce qu'on passait notre temps à aller faire des conférences dans le monde entier tous les deux. Oui. Oui. Il y avait une passion commune une stimulation cérébrale.
1:36:04 Voilà. Donc c'est pour ça que j'ai créé. Donc les gens étaient un peu effarés de ce qui se passait et puis disaient mais nous on n'arrive pas à prendre partie parce qu'on sait pas ce qui se passe on comprend pas quoi. Donc j'ai fait c'est toujours gênant mais je lui dis mais il y a pas à prendre partie il y a à prendre partie de Louis Pousin à l'aider lui et puis personne d'autre. Moi, je demande rien dans son intérêt à lui. Donc, j'ai créé une association loi 1901 qui est maintenant reconnue d'utilité publique, les amis de Louis Pousin. Et à chaque fois que je vais ou chaque fois qu'il y a quelque chose, je publie une un bulletin à un nombre fermé de gens qui se sont inscrits. Il y a une à peu près 80 personnes mais dans le monde entier, il y a le son ami brésilien Pierre Jean qui est abonné. Il y a John Day, il y a des gens, il y a des Chinois. Il y a un peu de tout. Donc je le fais en français et puis les gens se débrouillent après pour la traduction.
1:36:59 Je gère pas la traduction. Parfait. Benah écoutez, regardez, c'est apparaît à l'écran. Donc qui veut prendre contact avec vous ou donner? Il y a toutes les coordonnées. Oui, parce que c'est vrai qu'il y a besoin d'argent d'une part parce que en fait Louis dans son appartement de Paris et c'est pour ça qu'il voulait pas trop le quitter au départ, c'est que lui il a tout gardé, tout ce qu'il a eu dans en documentation dans tous les colloques où il est allé depuis de pendant cyclade, avant et après. Donc dans son appartement qui était tout petit, c'était des piles, c'était des piles par terre par un peu par année, 73 75 et cetera. Bon, les piles on n'ont pas duré longtemps. On a eu un châon qui est venu mettre un peu le bazar là-dedans et tout et donc Louis, il avait un fond documentaire qui est le fond documentaire qui est au niveau historique qui explique les réseaux, pas en français forcément, mais la naissance des réseaux. Donc c'est un un fond historique très important. Et donc moi, j'ai trié avant de déménager, j'ai trié, j'ai beaucoup donné à des gens qui avaient des recherches très particulières, qui voulaient faire des bouquins et reprendre des recherches et puis j'ai donc trié des choses importantes pour les sauver, pour les garder qui sont les témoins de cette époque.
1:38:25 Voilà. Et ce fond, bah faut le trier. les toutes ce qui sert pour mettre de la documentation, c'est du papier. Donc sans sans fluide de dangereux dedans qui abîment le papier. Enfin Louis son appartement était assez sombre et il a gardé des papiers mais intacts des années 70 qui sont aussi blancs que en 70 quoi. Donc ça serait dommage que tout ça soit abîmé parce qu'on met ça dans des boîtes archives qui archivent pour 2 ans mais pas pour 15 20 ans. Et les boîtes archives comme ça ça coûte très cher l'archivage professionnel. Donc c'est pour ça que je fais un appel aux gens pour que bah d'abord ils adhèrent à cette à cette association pour avoir des nouvelles de Louis pas pour avoir des nouvelles de Louis pour en prendre et pour en donner c'est pour dire à Louis on est là on est là et tous les mois je vais voir Louis avec des Ça s'est institué comme ça avec des amis. Donc le mois dernier, je suis allée avec une amie de Louis que Louis a connu quand il était à l'X, la première année de l'X donc il était gamin et elle avec son mari, il faisait des marau de place de la contrecarpe et rue Mouftard pour aider à sauver les jeunes. Cétait avant la baie piierre, c'était en 1950.
1:39:47 Et donc et Annie donc Annie, elle est restée amie avec lui depuis toujours et Annie donc elle est venue avec moi voir Louis, elle m'a sié puisqu'elle m'a dit en 70 ans d'amitié, elle a mis avec lui depuis 70 ans. Elle faisait aussi des randonnées. Donc ils ont fait des randonnées ensemble. On est on a passé des nouvelles ans chez eux. Elle est venue à la maison et tout. Elle me dit "En 70 ans, j'ai vu les enfants de Louis quatre fois." Et oui, il n'a jamais passé un Noël ou un nouvel an avec ses enfants depuis que je le connais. Donc en 23 ans, jamais. Il n'appelait jamais. Et quand ils ont su qu'il était malade, mais ils se sont bien dispensés de demander si j'avais besoin d'aide ou quoi que ce soit alors que j'étais bien sûr, c'est un professeur tournol qui n'était pas très famille finalement. non. Et les enfants le les enfants lui envolent et il a raison. Il a raison mais moi j'y peux rien. C'est que toute la naissance toute la jeunesse des enfants comme dit sa fille, il n'était jamais là.
1:40:52 C'està-dire que Louis il passait son temps dans les dans le monde à faire des conférences et tout. Il revenait à papa est là et puis quand papa était là, bah papa il travaillait la nuit. Les enfants disent "On se leva à 4h du matin, il était en train de travailler." C'était un sacerdoce. Ah oui oui. Il a vécu sa vie comme ça pour les réseaux. au point d'oublier un peu les siens. Bon, c'est un constat, on n'est pas là pour juger. Voilà, exactement. Je voulais juste refaire un clin d'œil et revenir faire encore un petit retour en arrière parce que j'ai deux trois questions puis j'ai quelques remarques précieuses. je voulais juste vous montrer ce document notamment donc ce fameux laboratoire de source. Oui une for l'iria c'est le c'est l'ancêtre de l'inri qui signifie institut national je sais plus je sais le plan calcul voilà ouais qui est à l'origine de tout Ouais ouais qui était une très bonne idée du général de voilà ouais bien et là bah voilà toutes tous les gens qui ont travaillé sur ce plan calcul, il y avait une vraie volonté d'être souvent Ah, complètement. Oui, oui, oui, oui, et oui, oui, oui. Ils étaient vraiment en train de monter un Airbus de l'informatique au niveau européen.
1:42:19 Finalement, on aurait pu avoir une puissance inouie. Ah mais tout à fait, tout à fait. Et on aurait pu avoir la puissance qu' a maintenant Airbus par rapport à à Boign. Et dans le dans la biographie de Louis, j'ai retrouvé un une partie très intéressante, une citation de Louis et à l'époque quand il y avait un réseau à construire par exemple pour Air France ou autre, on passait le contrat à une société française mais qui était purement de façade car c'était sous-traité en réalité à une société américaine. après notre aventure, donc après Cyclade, tous les projets de réseau ont été faits par des sociétés françaises et non plus américaines. Donc il y a quand même eu malgré tout, il y a quand même une prise de conscience du milieu que c'était pas bien ce qu'on avait fait. Ambroiseer Rou présenté comme une éminence gris du patronat créateur de l'affaire grise du patronat et le visiteur du soir à l'Élysée. Il était l'outil de David de Rotchild pour les fusions acquisition les fameuses fusac et ça ce sont les propos de Michel Chan dans une émission donc feu Michel Chance qui nous a quitté l'année dernière dans un tragique accident et ça il en parlait dans une émission de mon collègue que je salue ici Nicolas Bouvier.
1:43:35 Donc effectivement, il y avait certainement des puissances financières de l'ombre à l'œuvre. Sûrement. Sûrement. Mais Louis, c'était pas son problème. Non, c'était pas son problème mais je pense que le public est quand même très intéressé de comprendre et de savoir pourquoi finalement. Et c'est en ça que le livre de Eric Reenard, Comédie française, est vraiment essentiel parce que lui, il a vraiment fait un vrai travail pratiquement journalistique pour un écrivain de recherche de Il a gratté il a gratté gratté jusqu'à tomber sur là qui a dit non et pourquoi. Bien sûr. D'ailleurs, c'est assez audacieux de la part d'un écrivain qui est plutôt dans le serrail. Ah oui, tout à fait. et rév dit qu'il avait fait relire son tous les juristes de Galimar ont tout relu parce que on a vite à un procès'il y avait quelque chose de faux et ils ont rien trouvé pour il y a eu ils ont pas trouvé un coin pour pouvoir interdire le livre ou faire une polémique dessus c'était inattaquable ou ouais allez regardez je vous le montre rapidement alors là c'est juste à titre d'information le documentaire est très bien fait et Il est élu de la question d'Ambroiser Rou mais quand même on apprend beaucoup de choses dedans. Je vais vous le montrer ce documentaire, il est là.
1:44:55 Et le titre, je suis pas forcément d'accord mais c'est certainement un titre un peu poil à gratter. les Français qui n'ont pas inventé internet, je dirais ces Français qui ont coinventé internet. C'est très Oui. C'est très ironique parce qu'ils n'ont pas fait internet, ils ont fait cyclade. L'internet c'est autre chose. L'internet c'est ce qu' a fait les Américain et ce n'est pas cyclade. C'est la suite d'Arpanette. Est-ce qu'on peut en dire deux mots d'Arpanette? Oui. Non parce qu'il y a beaucoup de mes connaissances là-dessus. Harpanet ce n'est pas un sous- Internet. Harpanet c'était vraiment un réseau interne aux États-Unis. C'est ce qu'on a montré, ce que le petit la petite animation des anglais montre bien. Donc ça va du point A 1 au point B. C'était pas fait pour être diffusé en dehors de d'un réseau universitaire. [grognement] Donc Arpanette pas l'ancêtre d'Internet. Non c'est un raccourci c'est un c'est pas faux mais c'est un raccourci de dire ça.
1:45:55 Très bien. C'est intéressant. Il faut qu'on essaie de comprendre justement parce que la notion d'internet n'existait pas avant Cyclad. Cyclade a inventé la notion d'internet, donc d'inter de réseau interconnecté quel que soit le matériel parce queanette fallait que tout le monde ait le même matériel. Louis ce qu'il a voulu de faire un réseau où on pouvait se connecter avec du Micra, du truc de l'IBM, de n'importe quoi et ça marche toujours. C'est toujours le principe. Ça marche ouvert quoi. C'est vraiment il y a un côté voilà qui pas du tout lican licane. Les Icanards comme on les appelle les Icanards. Alors ce qu'il faut savoir donc c'est bon c'est un organisme américain et cetera qui se dit indépendant qu'il ne l'est pas évidemment. des gens, ils sont très peu au bureau, ils sont payés très très bien. ils passent leur temps à faire des coloc dans le monde entier, tout frais payé et cetera. Enfin bon, c'est vraiment l'archétype de la censue.
1:47:02 Voilà. Et en fait et les gens considèrent que c'est eux qui dirigent internet alors que non pas du tout. et d'abord, on parle pas d'un internet, on parle d'internet. J'ai dû vous passer peut-être des slides où on présente Open Route, où on parle des internets, on montre l'internet de l'CAN, les autres internets qui existent et cetera. Quand on parle du web profond et on parle de tous les internets qui ne sont pas ceux de l'an et il suffit d'avoir un numéro IP que l'on change dans sa machine de façon très simple pour aller sur d'autres internets. Nous, Open Root, c'est un des autres internets. dans la partie donc juste avant le Covid où là vraiment on était florissant, on avait je crois 49 serveurs dans le monde qui étaient managés par un chef à un administrateur qui est dans le nord du Mexique là maintenant on a arrêté bon quand Louis il y a eu le Covid après Louis est tombé plus ou moins malade et tout donc là j'ai vraiment arrêté là maintenant On reprend, on a quatre serveurs plus puissants toujours gérés en zones non américaine et non européenne et donc je peux faire des TLD comme on veut avec un serveur en Espagne qui sont très compliants à Genève chez les anglais et chez les Allemands je crois de mémoire et donc les gens disent vous avez pas le droit de faire ça l'internet ça appartient aux Américains et cetera et il y a eu un Ican qui était l'ican numéro je sais plus attendez je cherche
1:48:54 l'c numéro 58 qui était à Copenhag où je suis allée parce que Louis voulait pas aller dans les réunions de licane parce qu'il ne voulait pas être instrumentalisé. Donc c'est moi qui allait qui m'y collège. J'adorais ça d'ailleurs. On rencontrait plein de gens très bien. Et donc à l'c de Copenhague, donc le numéro 58, il y a il y avait des questions au bord de l'an 12 personnes autour d'une table semi-circulaire où les gens vont de micro en micro pour poser des questions et le bord est obligé de répondre aux questions. Ça fait partie du truc. et en anglais évidemment. Et donc Ah oui non le bord c'est dans sa langue maternelle et c'est traduit. Et donc il y a quelqu'un qui a dit un français qui était très procan qui a dit "Oui, il y a des gens qui essaient de faire comme et tout qui créent des TLD, ça devrait et donc la personne à qui on posait la question a voulu répondre et c'est le chef à l'époque, le directeur du Lucan qui a dit "Non, c'est moi qui répond, qui a pris le micro, qui m'a regardé, j'étais devant, qui m'a regardé dans les yeux et qui a dit faire un internet si un numéro IP, c'est rien d'autre.
1:50:12 Lui, cousin l'a très bien expliqué et de fait si les gens s' veulent faire à l'internet et ils le font. Nous on a rien contre. Simplement, il ne pourra jamais concurrencer l'cussi. On a notre but, ça n'a jamais été de concurrencer LCAN. Ça c'est dit au moins ça c'est donc dans les minutes de laican numéro 58 à Copenhag. Donc on a on avait le blancin donc dès 2018 de faire un internet avec le blancin de l'an. Ce qui est important de dire c'est qu'il y a eu donc l'SI qui est quand même un organisme international de normalisation qui a choisi Rina pour être le successeur de l'internet actuel de TCPIC. TTPIC. Il y a eu donc un comme on le dit un rapport qui est très important qui est très compliqué mais permet Rina permet de résoudre les problèmes qui sont génériques à un réseau et cetera et Rina faut savoir c'est donc c'est fiable à presque 100 % c'est très rapide les tests qui ont été faits parce que Rina a été développé dans deux endroits en Europe pas en France avec l'argent européen ça été développé à Barcelone pour les a inventé des nouveaux usages et à Dublin pour le pour la métronomie et à Dublin ils ont calculé que Rina était au minimum 1000 fois plus rapide que TCPIP.
1:51:47 On n pas ils ont pas pu aller au-delà de 1000 fois, c'était pas possible. la performance, donc les coûts donc on divise par je sais plus combien le les coûts serveurs qui donc plus ça va plus ça coûte cher les serveurs, ça chauffe et cetera. ça va très vite, ça ça coûte beaucoup moins cher et en plus c'est ça supporte très bien la mobilité. On n pas besoin d'avoir un internet pour le mobile, pour le portable, pour ceci. C'est complètement mobile sur tout support. Donc Rina, c'est vraiment l'internet. Alors dans le dans les livres sur Louis, Louis disait Rina, c'est le l'internet de demain. L'internet, c'est l'internet d'avant-hier. L'internet d'avant-hière parce que pour lui, il était déjà dans Rina parce que il y a pas mal d'organismes qui ont déjà pris Rina.
1:52:43 par exemple la blockchain financière Cardano, si elle a eu autant de succès, marche bien, c'est parce qu'elle est sur Rina. D'accord. Les Il y a un vendeur de réseau au Japon qui a fait fortune parce que son serveur est sur Rina. Donc voilà. Voilà. Là, oui, c'est très compliqué on va pas se mentir. faut s'accrocher. Mais il y a quelqu'un et donc il y a un groupe de Français qui ont qui se rassemblent et qui sont très intéressants. Et il y a quelqu'un dans ce groupe de français qui a fait un Rina pour les nuls qui est très intéressant. Ah bah, ça c'est pratique pour le grand public. Voilà. Exactement. Oui pour expliquer aux gens mais pourquoi c'est important? C'est fondamental de comprendre ce qui est Rina pour essayer de se l'approprier. Et il y a Rina donc il y a un site qui est ce qu'on appelle un bac à sable où les gens peuvent essayer pour voir comment dans leur organisme organisation on peut intégrer Rina. Rina, c'est pas pour nous, c'est pas pour le pékin moyen, c'est pas pour vous, c'est pas pour moi, c'est pour une entreprise, une entreprise qui a un intranet, un extranet, un ceci, un cela, elle remplace par tout par Rina. c'est sécurisé, voilà, elle met un petit open route à l'intérieur pour faire son intranet et c'est parti.
1:54:08 Et c'est parti. Elle divise les coups par 100 voire 1000 et c'est parti. dire que ce qui est le mauvais côté de Rina, c'est que ça coûte pas cher. Donc ce qui coûte pas cher, c'est pas ça ça donne pas voilà, ça plaît pas, ça plaît jamais et ça se met en ça se met en œuvre très rapidement. Donc ça aussi quand on fait un projet qui est compliqué industriel qu'on vous dit on vous fait ça en 6 mois, ça fait pas sérieux. Alors que si Rina ça se fait très rapidement et on divise des coups vraiment par 1000. C'est comme les médicaments génériques que certains ne prennent pas au sérieux parce qu'ils sont moins chers. Voilà. Voilà. OK. Alors je vais passer aussi bah on va faire un clin d'œil à Eric Renard qui a fait un travail formidable. Donc je vais juste ça 2 secondes. Voilà vous le voyez.
1:55:06 Comédie française. Ouais, ouais, ouais, ouais. Il a fait un travail vraiment formidable. Il faut le saluer ici. Oui, oui, oui. Et c'est quelqu'un de très fiable et c'est un bon ami. Bon et bien, nous le saluons. J'espère qu'il regardera cette émission. Voilà. Achetez ce livre il est toujours en vente, je suppose. Ah oui oui oui oui. Et alors? La bio de Louis aussi est toujours en vente. Ah très bien. sur quel site? Ah bah sur les sites. Voilà sur le site sur lequel vous êtes. Hélas il y en a d'autres. Il est en vente en commande. C'est un livre qui est sorti dans une maison d'édition qui est très intéressante qui s'appelle Economica. Hm. Donc économica, c'est une donc une maison d'édition qui fait des choses économiques plutôt voilà. Hm. Et je l'ai écrit avec un jeune journaliste qui a été vraiment très précieux, Fabien Sayaz, qui lui s'est chargé de faire toutes les interviews dans le monde entier parce qu'il a fallu trouver les sources et puis valider tout ça quand même.
1:56:16 Bien sûr, je l'ai trouvé, il est bien là. Je vais vous le rapporter. Il est là. Attendez, je fais un peu de place pour Economica qui arrive parmi nous et voici le site en question. Voilà. Et le site, vous avez montré tout à l'heure, le livre en anglais, c'est le même qui a été traduit par notre ami qui est traductrice, qui est la secrétaire de l'association des amis de Louis et qui est dont le en français donc la préface de Corben qui est un acc à cœur éthique qui est très intéressant au niveau technique et en anglais. Donc les inventions de Louis Pousin en anglais c'est la préface et donc de John Day.
1:57:14 Préface qu'il a fallu que je relise mou fois parce que il m'avait envoyé une préface de presque 100 pages de dit je vais quand même pas faire une préface qui est aussi grosse que le bouquin, ça va pas le faire. Donc il a fallu retravailler avec John et tout et ça ça son sa préface est très intéressante parce que ça il raconte bien comment il a connu Louis et pourquoi Louis l'a scotché dès qu'il l'a connu quoi. C'était un Louis est un personnage qui est scotchant et même maintenant malade vieux 95 ans dans sa dans son épade pas terrible et il dénote encore par rapport aux autres. De toute façon, j'espère qu'il pourra voir cette émission. C'est l'occasion de Bah, la dernière fois que je suis allée le voir, j'ai réussi à lui amener un ce qu'on appelle, je me rappelle plus comment ça s'appelle, quand vous publiez dans Facebook, vous pouvez faire un sketchboard. Donc vous pouvez demander à à Facebook de vous faire sous forme livre toutes vos publications.
1:58:19 Hm. donc et moi pendant des années, j'ai publié que sur Louis pratiquement nos déplacements. Louis à la mer, Louis à la campagne et tout. Donc j'ai fait ça, Louis à la maison avec ses chats parce que Louis adore les chats et je lui ai amené donc un condensé de sketchb de sketchboard la dernière fois et il y avait donc Louis dans son fauteuil avec les chats autour de Louis, Louis en train de dire le canard enchaîné, son journal favori et cetera et il était scotché de voir les chats quoi. Et ça l'a beaucoup ému de se voir dans le il se reconnaît encore et il s'est vu dans le canapé avec ses chats. Hm. Là, il était tout ému. Ouais, ça lui c'est sûr. Petit passage un peu plus clinquant. Je pouvais pas ne pas le faire. Voilà, la reine the Queen.
1:59:14 Exactement. la reine et le roi puisque en octobre 2013 donc on est Oui. Alors attention cette image les anglais sont terribles. Quand vous publiez cette image, vous avez automatiquement une énorme amende. Ne pas la passer. Ah bon? On n pas les droits. On a absolument pas le droit. Même si elle est passée dans le journal du centre. Ah même ça les pass eux je ne sais pas comment ils ont fait s'ils ont payé les droits. Mais moi je l'avais mis sur le site internet de notre association et on a eu c'est un organisme allemand qui cherche dans le monde entier toutes les photos de Buckingham et qui fait des procès immédiatement et c'est du style 10000 € la photo quoi. Et ça c'est parce que les droits n'ont pas été achetés. Alors moi, j'ai acheté les droits en 2015, donc 1 an après, parce que an après, la reine a invité Louis. Voilà, 1 an après, la reine a invité Louis pour fêter les parce que Louis était le premier récipentaire du QI Price qui est l'équivalent du prix Nobel pour les ingénieurs. Et donc et un an après, donc 2014 oui 2015, on a été invité à Buckingham.
2:00:34 Donc, on est tous passés les uns après les autres. Majesté majesté toc toc et puis à la fin la reine a dit vous pouvez me rappeler ce petit français qui parle si bien anglais parce qu'elle aimait bien parce qu'il ils avaient la même taille tous les deux sont petits. Ils avaient la même et lui il parle un anglais délicieux et Louis a parlé avec la reine mais pendant pas loin de 5 minutes à tel point que sur les photos on voit le mari de la reine qui la regarde en disant mais qu'est-ce qu'il lui raconte à ma femme là? Et voilà. Donc ça, cette photo là, j'ai les droits. Donc vous pouvez la publier. J'ai acheté les droits assez chers, pas loin de 500 €. Oui. Oui. Très bien. Elle est belle cette photo. Ça c'est la photo du monde. C'est la photo que c'est le journaliste du monde qui a fait cette photo. Là, j'ai pas les droits pour cette photo. Alors oui, très bizarre, il a reçu un prix en Grande-Bretagne mais rien en France. Pourquoi? Bah parce que il y a un lobbying terrible encore maintenant.
2:01:34 Il y a beaucoup des antipousins encore. Les gens considèrent vraiment il a il a tiré la couverture à lui. Bon d'accord, il a inventé ça. OK. OK. Mais ils sont il y a beaucoup de gens qui sont antipousins. Tous les gens du Knet, il y a beaucoup de gens antipousins encore. Bien le lobby antipousin marche toujours. Ça marche toujours. C'est fou. Ah, ça marche toujours. Ouais, ouais, oui, oui. Il est mal vu. Il est mal vu. Par exemple, les gens qui gèrent Internet en France, l'ISOC France, donc il gère le.fr, il déteste Louis. Hm. Parce que bah Louis, il est pas il a fait des trucs bizarres au P root, c'est bizarre et tout. Et non, ça ne passe pas.
2:02:30 D'accord. Vous voulez qu'on mentionne cet institut européen des normes de télécommunication? On en a parlé avec le liflet sur Rina puisque les a donc décidé de nominer Rina comme le successeur de DCPIP. Et je n'ai pas de nouvelles parce que j'ai perdu un peu contact au cours des cette dernière année avec John Day, mais John Day était à deux doigts de faire donc que let's fasse une enfin je me rappelle plus du terme parce que il y a plusieurs degrés dans la reconnaissance par les la reconnaissance finale c'est d'en faire une norme comme il y a eu la norme IEE, la norme WiFi, la norme et cetera. d'en faire une norme. Je ne sais pas, faudrait contacter John Day pour savoir. Il parle français?
2:03:25 Non, pas du tout. Ah mince! Mais il adore la France et il est très francophile mais il parle pas français. Et son nom de courriel c'est Jean Jour John Dev. [souffle coupé] Il peut regarder l'émission sur YouTube et la faire traduire automatiquement. Ah non, il le fera pas. Même les bulletins de Louis que je lui envoie, il ne sait pas comment faire pour le traduire. [grognement] Alors que je lui ai dit tu prends tel logiciel, tu le mets dedans et c'est traduit. Mais non, il fait partie des Américains qui pensent que tout le monde parle américain. Oui, c'est ça. Et le monde entier. Oui. [rires] Veut avoir des informations surah la vie, le vôtre et celui de Louis Pousin sur le dark web. Bah, c'est drôlement bien. [rires] C'est drôlement. Il y a plein de choses très intéressantes. Il y a plein de choses pour le meilleur et pour le pire, on peut dire. Ah oui, désolé, je vous en prie. Oui, oui. Donc oui, oui, il y a plein de choses très intéressantes. Moi, j'ai appris plein de choses sur le dark web, plein de choses. Et il y a plein de sites qui existent, des petits sites, des sites de niche qui sont intéressants pour les gens qui les utilisent. Bon, il y a évidemment plein de pirates de ceci, de cela, c'est évident, mais il y a plein de choses qui transitent par la vraie. On ne peut pas savoir ce qu'il y a déjà.
2:04:47 On peut pas avoir une cartographie du dark web, c'est impossible. Alors, on trouve tout. On trouve des pir des projets piratés, on trouve des logiciels piratés, on trouve de tout. On trouve aussi des gens qui échangent entre eux en dehors des grandes oreilles de Lican et des Américains. C'est ça les fameuses grandes oreilles. Oui. alors la souveraineté technologique française, je pense que oui, un livre de Maurice Alleègre. Alors ça, on va le juste le montrer à l'écran. Je Il nous l'avait envoyé. Oui, oui, oui, oui. Il nous l'avait envoyé. On l'a eu. Oui. Et quand on avait fait un une émission à Europa autour de la table, il y avait donc Eric Renac, Maurice Agré Louis. il était en train de le finir ce livre, il nous l'a envoyé après. Oui, oui, oui, oui. Mais il faut savoir que le livre d'Éric Renard, Maurice Allègre a beaucoup été présent parce que c'est quand même un témoin clé de cette période pour est sûr qu' il a croisé ERC, il a croisé plusieurs sources pour être sûr de ne pas dire de bêtises. Et Eric et donc Maurice Allègre a participé à cette à cette consolidation de source.
2:06:08 Ceux qui sont antipousins le sont parce qu'ils sont sous influence américaine, n'est-ce pas? Oui, j'en suis persuadé Louis a toujours dit celui qui n'a pas d'ennemis, c'est qu'il a pas fait grand-chose d'intéressant dans sa vie. Donc lui a toujours revendiqué le fait d'avoir des ennemis. Ça ne l'a jamais ça n'a jamais gêné. Et en plus, il a toujours traité ses ennemis comme bon, il y a un seul américain où vraiment il l'aimait pas. quand il le voyait, il vraiment il le haïsait. Je sais, j'ai jamais su pourquoi, qu'est-ce qu'il y avait comme histoire entre eux. mais sinon, le restant par exemple les Américains les deux Américains qui disent Vincerf et Bobcan, chaque fois que on arrivait quelque part et qu'il y avait Vinerf ou Bobc, il se tombait dans les bras, ils étaient très contents de se voir Bobc, il était ravi de voir et Vinceurf aussi. Vinsurf nous a aidé.
2:07:06 On est allé aux États-Unis pour voir des amis de Louis à à San Francisco et Vinurf a nous a fait une lettre de recommandation à tout organisé pour qu'on visite Google. On a été invité à Google mais comme des rois. On a on était chacun sur notre petit vélo Google pour visiter tout le centre et tout. On a passé une journée mémorable. Et pour terminer, qui sont ces deux chercheurs britanniques et belges qui prétend avoir inventé le prétendre peut-être pas d'ailleurs le web. Ah, le web, ça c'est un Oui. au Cerne. Au cerne à Genève. Oui, c'est ça. Oui. Oui. Bah oui. comment il s'appelle? Bernard Slee. Oui. Tim Bernle. Tim Bernlee. Alors Tim Bernlee, bon, il a eu l'idée, il a gribébouillé sur un bout de papier que c'était complètement incompréhensible et heureusement il avait un assistant qui était un jeune français à l'époque qui a tout remis au propre et tout pour donner à la direction du Cerne et qui a dit "Oh mais ça me paraît intéressant, on va tester."
2:08:19 De fait team Bernardsley a inventé le lien hypertexte t Robert Caillot le belge. et Robert Caillot le belge. Robert Caillot le belge. Ah bah c'est lui qui a fait le boulot. Alors Robert Caillot il est très très gentil, très sympa. Bon il a pass il est passé autre chose he depuis complètement. D'abord maintenant c'est un vieux monsieur Robert il est en Belgique et Robert Caillot il a jamais été reconnu. pourquoi il faisait pas partie des récipients d'air depuis prise au même type que Tim Bernard Slee? Louis c'est pas parce que Louis il a reçu ça. Il a été nominé. faut savoir que quand Louis a reçu ce prix c'est Buckingham qui a téléphoné son numéro de téléphone à Paris et bonjour monsieur ici Buckingham Palace. Il dit haah bonne blague. Il a raccroché il a raccroché deux ou trois fois comme ça avant que si je vous assure c'est vraiment le secrétariat de Buckingham faut absolument qu'on vous parle et tout et donc il y croyait pas quoi. Il voyait pas pourquoi Buckingham voulait le joindre. Donc lui il est allé pour recevoir ce prix, il en revenait pas quoi. Il s'y attendait pas du tout, il avait rien demandé ni rien.
2:09:32 Je voudrais qu'on termine sur cette jolie photo, cette émission et en tout cas, je voulais vous remercier infiniment du fond du cœur pour cette confiance pour avoir parlé de ce grand homme et puis de votre histoire à tous les deux et de votre parcours à vous également. Oui. qui vous rend légitime à parler à la fois de Louis Pousin et puis quand même de ce domaine de l'internet qui est quand même assez méconnu du grand public. Alors, ça c'est la photo que j'ai fait faire pour la une pour la première page du de la bio. C'était un photographe que j'avais trouvé sur internet qui était pas très connu, Eran Flock qui a fait cette photo et qui est venu avec tout son matériel pour faire la photo et puis il avait fait des photos très traditionnelles et puis au dernier moment Louis a dit "Oh là là que la cravate et tout c'est pas moi." Enfin bon, c'est emmerdant. et il s'est réhabillé normal et c'est comme ça qu'il était. Donc avec une chemise normale, le colgra et les lunettes sur le front toujours.
2:10:37 Ça lui va très bien. Et c'est la vraie photo de Louis ça. Oui, ça lui ressemble. C'est vraiment lui. Oui. Oui, c'est vraiment lui. Oui. [grognement] Un dernier petit clin d'œil quand même. vous allez vite comprendre. On peut dire que Attendez, vous allez voir. Celle-ci, elle est méritée parce que elles ne le sont pas toujours. Si on peut se permettre de le dire, vous allez voir qu'est-ce que vous en pensez. je vois mal plus mieux de nos emplois sur les mis en limité. Je vois pas ce que c'est. Promu officier de la Légion d'honneur. Ah oui oui oui. Ah oui oui oui. Alors ilavait accepté. il avait accepté parce que il avait il savait qu'il l'avait eu mais il voulait que ce soit quelqu'un qui d'intéressant qui lui remette et il a attendu que d'avoir l'accord de madameor pour qu'elle lui remette cette médaille. Il aimait beaucoup Clédier Ignorait et quand il a eu la le niveau au-dessus, c'est le général Vatin Augui qui est le général qui a lancé la cyber cybergendarmerie qui est quelqu'un de que Louis aime beaucoup. C'est lui qui lui a remis Oui.
2:11:49 qui a lancé la cyber. J'ai pas entendu la cyber la cybergendarmerie qui a lancé le l'idée de la cybergendarmerie. D'accord. Vous savez que il y a un grand centre cyber gendarme cyber à à côté de Renn. Hm. béton, je crois quelque chose comme ça. Et le centre, le bâtiment Louis a été mettre la première pierre et c'est le centre Louis Pousin. Et j'ai un neveu gendarme qui travaille dans le bâtiment Louis Pousin. Très bien. je voulais terminer sur un sujet important d'actualité. je crois avoir entendu plusieurs fois Louis Pousin mettre en garde contre cette surveillance de masse que lui n'a pas désiré mais qui pourrait être la conséquence de ces travaux formidables. Est-ce qu'on peut conclure l'émission sur ce sujet important pour les générations futures cher Chantal? Oui, tout à fait. C'est que le dérapage du tout numérique le tout numérique c'est très dangereux.
2:12:51 On va être fiché dans un seul endroit. cet endroit-là, il va être évidemment hacké puisque l'internet, on l'a dit, c'est construit sur du sable. Ce n'est pas on ne peut pas sécuriser internet. On met des patches, des patches et des patches, ça n'est pas sécurisable. Donc faire un tout numérique et baser toute notre vie sur le numérique, c'est une grave erreur tant qu'on n pas un internet sécurisé et fiable. Hm. Donc Rina et pour les entreprises un système tel qu'open route c'estàd un système qui vous permet d'avoir vos propres données en main et de ne pas les voir disparaître chez vos concurrents. Rina pourrait être pris par des entités puissantes. Oui bien sûr. Rina est déjà pris. On le sait pas parce que comme Louis n'a jamais voulu faire breueté ni rien, on sait pas. On découvre par hasard, on découvre.
2:13:49 On avait été en Chine et les Chinois nous disent "Ah mais on a entendu parler de Rina la semaine dernière, il y a des Allemands qui nous en ont parlé." Ah bon? Et c'est en fait c'est une entreprise allemande qui a monté Rina. Et par exemple, il y a le l'université d'Oslo qui est dès le départ travaillait avec les gens de Barcelone pour développer Rina et qui ont développé des modules Rina pour Airbus. Très bien. Voilà. Mais c'est noyé. On sait pas que c'est Rina parce que c'est un service, ça marche et cetera. Savoir un nom de projet X Y Z mais c'est du Rina. Ouais. Très bien. Et bien en tout cas, je voulais vous remercier infiniment pour cette émission. merci à vous d'avoir rendu hommage à Louis et de penser à lui parce que il faut vraiment penser à lui. Lui il est dans un état pas facile et c'est complètement anormal que quelqu'un qui a travaillé toute sa vie pour le bien public et gratuitement et qui n'a pensé qu'à ça finissent sa vie complètement anonyme dans un couloir d'PAD.
2:15:04 Voilà, on ne prend pas soin de lui. Il mériterait comme a dit son copain du Brésil Pierre Jean, il mérite autre chose qu'un nom sur un bâtiment. Il mérite d'être honoré et pas honoré quand il sera mort, mais honoré maintenant et qu'on l'aide maintenant à finir sa vie de façon honorable. Et merci à Louis Pousin, ce grand français. Voilà. génial inventeur et puis merci beaucoup à vous Chantal. Voilà, je vous remercie et je vous laisse le mot de la fin. Je remercie infiniment. [grognement] Louis a inventé ce qui peut être considéré comme internet, même si c'était cyclade. Cyclade, c'est un internet abouti, ce que n'est pas TCPIP aujourd'hui. Louis s'est battu jusqu'à sa dernière force pour mettre en route Rina et Open Route qui sont des internets aboutis et sécurisés. Donc, il faut savoir saisir sa chance et surtout ne pas tomber dans le tout numérique avec un internet qui est construit sur du sable. Donc absolument pas sécurisé.
2:16:15 Un grand merci à vous Chantal Lebrument. Merci infiniment.
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