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Kate, journaliste indépendante : du rêve de reporter de guerre à la création de Kate TV

Ancienne présentatrice de journal télévisé devenue figure des médias indépendants, Kate revient sur son parcours, son passage par le média En442 et la naissance de sa propre chaîne. Elle publie également un livre, "Journaliste indépendante, quand réinformer devient une mission".

SR Stéphanie Reynaud 21 novembre 2025 · 1 h 33 · 1 558 vues

Ce dont il est question

Résumé établi depuis l'enregistrement

Kate raconte son parcours : un rêve de devenir reporter de guerre dès l'adolescence, refusé par ses parents, puis une école de journalisme dans laquelle elle ne s'est pas sentie à l'aise, qu'elle juge formatrice au sens négatif du terme. Elle a ensuite présenté des journaux télévisés dans des médias qu'elle qualifie de mainstream sans être sur les grandes chaînes hertiennes, avant de connaître une phase d'éloignement du métier, y compris une expérience dans le milieu musical, jusqu'en 2018 où elle décide d'arrêter complètement.

La crise du Covid la rattrape en 2020 : elle observe des incohérences dans le traitement médiatique de l'épidémie, se tourne vers des lanceurs d'alerte et répond à l'appel de Marcel Dun, qui souhaite créer un média. C'est ainsi qu'elle rejoint le média En442, où elle développe la chaîne YouTube aux côtés de Rudy, la faisant passer selon elle de 23 000 à plus de 140 000 abonnés. Elle y interviewe des personnalités considérées comme controversées, comme Dieudonné ou Alain Soral, revendiquant une ligne éditoriale volontairement large mêlant géopolitique, santé et spiritualité.

Dans son livre, elle dresse un état des lieux du journalisme selon elle en déclin, entre effondrement de la presse écrite maintenue par les subventions, salaires opaques des présentateurs vedettes, et anecdotes sur des pratiques qu'elle juge trompeuses, comme le montage attribué à PPDA lors d'une interview de Fidel Castro en 1991. Elle évoque aussi ses propres observations, formulées pendant sa formation, sur les changements de traitement médiatique de dirigeants comme Saddam Hussein ou Mouammar Kadhafi.

Elle revient sur la controverse entourant la conférence de Vierzon, où des intervenants de médias indépendants ont selon elle été visés par des accusations infondées de la part de Conspiracy Watch et de Tristan Mendès France. Elle défend le principe de pouvoir interviewer n'importe quelle personnalité et se dit réservée sur les théories d'opposition contrôlée, qu'elle associe à une forme de paranoïa. Elle termine sur l'avenir du journalisme, qu'elle envisage marqué par la montée du journalisme citoyen, sans croire à un effondrement des médias de masse, et présente sa nouvelle chaîne Kate TV, lancée en juin, qui compte selon elle 14 200 abonnés.

Points abordés

  • Kate a rêvé adolescente de devenir reporter de guerre avant de bifurquer vers la présentation de journaux télévisés.
  • Elle estime que l'école de journalisme formate les futurs journalistes selon des codes uniformes.
  • La crise du Covid l'a poussée à rejoindre les médias indépendants via un appel de Marcel Dun.
  • Elle a contribué au développement de la chaîne YouTube du média En442, selon elle de 23 000 à plus de 140 000 abonnés.
  • Son livre dénonce selon elle l'effondrement de la presse écrite et l'opacité des salaires des journalistes vedettes.
  • Elle relate un épisode de montage attribué à Patrick Poivre d'Arvor lors d'une interview de Fidel Castro en 1991.
  • Elle dit avoir subi, avec d'autres intervenants de la conférence de Vierzon, des accusations de complotisme qu'elle juge infondées.
  • Elle se dit réservée face aux théories d'opposition contrôlée, qu'elle associe à de la paranoïa.
  • Elle ne collabore plus avec le média En442 depuis septembre, sans que ce soit selon elle son choix.
  • Elle a lancé sa propre chaîne, Kate TV, en juin, et prépare des directs sur les sorties de banque et le voyage astral.

Ce résumé est établi à partir de la transcription intégrale de l'entretien, puis relu par la rédaction avant publication. Il ne remplace pas l'écoute : les nuances, les hésitations et les réserves de l'invité sont dans l'enregistrement.

« C'est un métier passion. C'est un métier que j'aime profondément. »
Kate 6:46 écouter le passage
« On a une liberté que eux n'ont pas. Et bien la liberté effectivement elle a un prix. »
Kate 30:48 écouter le passage
« C'est une supercherie d'un journaliste dont on nous a fait croire que c'était le meilleur présentateur JT du 20h. »
Kate 40:51 écouter le passage
« On peut interroger tout le monde, quelle que soit la personne, même la pire. »
Kate 1:11:07 écouter le passage

Sujets

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Transcription intégrale

15 046 mots

Établie à partir des sous-titres de la vidéo, sans relecture. Les hésitations et les répétitions de la machine ont été retirées, rien d'autre. Cliquez un horaire pour entendre le passage.

0:00 Je mets tout de côté, ça fait partie du passé. Et maintenant, voilà, on voit ce que l'avenir va donner. Et puis bah, il y a le 2020 arrive et voilà. Et là, le métier vient te rattraper par la veste. Bonjour Kate, je suis ravie de t'accueillir sur Tribune Libre. Bienvenue à toi. Bonjour Stéphanie, merci beaucoup de ton invitation et bonjour à tous tes spectateurs. Alors, tu es journaliste de formation, une vraie journaliste, une journaliste devenue indépendante car attachée à la vérité. Tu as travaillé pour l'excellent média en 442. Tu as participé à son succès grandissant. Et puis récemment, nous allons en parler. Tu as donné naissance à la chaîne Kate TV. Tu appartiens à cette nouvelle galaxie passionnante qui s'appelle la galaxie des médias indépendant où d'aun disent alternatif au choix. Moi, j'aime bien indépendant. qui sont accusés à tort d'être des médias d'extrême droite, terreplatiste, complètement loufo illuminé. Bien sûr que non. C'est stupide et c'est faux puisque ce sont des médias souvent qui font appel notamment à des journalistes d'investigation, donc qui sourcent leur travail et qui essa au mieux d'être attaché à la vérité et au monde réel. Je te dis bienvenue Kate, je suis absolument ravie de t'avoir avec nous car tu as une démarche absolument sérieuse et professionnelle.

1:38 Et donc, je vais te poser ma première question toute simple. Est-ce que tu peux nous parler de ta formation pour commencer? Je te remercie. écoute, merci déjà Stéphanie de m'inviter et de m'offrir cette tribune. C'est le cas de le dire. aujourd'hui, écoute, ma formation, tout d'abord, ce qu'il faut savoir, c'est que moi, j'ai ce métier, j'ai souhaité le l'exercer quand j'étais adolescente. Donc c'est quelque chose qui il y a une actualité bien particulière dont je ne peux pas parler forcément puisque je me cache un peu même si je commence à me découvrir un petit peu mais je me cache, je me cache derrière un pseudo, je me cache derrière ces lunettes de soleil. et adolescente, j'ai je nourrissais vraiment ce rêve de devenir journaliste. Donc pour moi, c'était quelque chose de viséral. et j'avais plus qu'autre chose, j'avais envie de devenir reporter de guerre. Alors, récemment, il y a quelqu'un qui m'a dit "Bah, reporter de guerre, c'est le titre le plus haut dans la carrière d'un journaliste." C'est Mais moi, c'était pas du tout pour l'honneur c'était pas du tout le titre honorifique qui m'intéressait dans ça.

2:54 Moi reporter de guerre, c'était vraiment pour aller sur le terrain, pour aller raconter un peu ce qui se passait réellement. Tu vois, j'étais déjà dans cette quête de vérité et aussi pour aller voir les peuples qui souffraient et pouvoir quelque part leur rendre hommage et montrer la souffrance au monde entier. Donc moi, c'était dans cet esprit-là au départ ce qui m'animait. Et quand adolescente et je je pose le projet à mes parents. J'étais au lycée et donc c'est maintenant on nous demande dès la maternelle d'avoir un projet de vie, un projet professionnel,. Moi, j'étais encore au lycée, je tâis le terrain et j'avais vraiment envie de d'exercer ce métierlà. Et je dis à mes parents voilà, moi j'ai envie de devenir journaliste, mais j'ai pas envie de devenir n'importe quel journaliste, j'ai envie de devenir reporter de guerre. Alors déjà journaliste, pour eux, il en était hors de question.

3:50 et reporteur de guerre. Bien entendu que là c'était pas possible. Donc face à ce refus, j'ai fait toute autre chose en fait. Je suis allée à la fac normalement, mais j'avais toujours en fait dans le coin de ma tête ce profond désir de devenir journaliste. Parce que déjà au lycée, j'écrivais pour le journal du lycée. Voilà, j'étais déjà très investi en réalité, très investi aussi dans les sujets politiques, dans les sujets géopolitiques. En fait, tout ça me passionnait dès l'adolescence. Et ensuite, j'ai rien dit à mes parents en fait chez j'ai bifurqué. Je suis allée effectivement faire une école de journalisme et je me suis pas sentie bien. Alors faut le savoir, je me suis pas sentie bien dans cette école de journalisme. Et bon, je peux pas dire trop c'était quelle école. Je vais pas rentrer trop dans les détails, mais c'est vrai qu'on en a parlé, on en parle souvent entre nous et beaucoup disent l'école de journalisme formate les futurs journalistes, ceux qu'on voit effectivement sur les plateaux télé. Et c'est une réalité. Nous sommes formatés parce qu'il y a des codes de langage, des codes d'écriture en radio pareil que ce soit en audiovisuel, en radio ou en presse écrite, il y a vraiment des codes et bien sûr que bah comme l'école finalement quand on écrit la fabrique des crétins, c'est un peu ça.

5:24 Enfin, là, je suis très dure,. Je suis vraiment très dure, mais c'est effectivement cette manière qui est amenée dans la formation et c'est pour ça qu'on retrouve un peu le même type de journaliste et on le sent quand on regarde la télé. Pour ceux qui regardent encore la télé, vous avez tout le temps les mêmes ticages, les mêmes codes. Alors moi en plus, j'ai commencé ma carrière, je suis passée de l'envie d'aller sur le terrain sur un terrain de guerre à la présentation du JT, du journal télé. complètement rien à voir. Donc vous imaginez bien qu'au journal télé, on est vraiment dans le formatage le plus total,. on a voilà, c'est un peu le même script pour tout le monde,. Vous commencez avec une choc et puis vous vous débitez, vous avez des petites brèves, des petits des lancements sur les sujets, les reportages. Bon bref, je vais pas refaire le fil.

6:27 Exactement. Mais oui, moi pour moi ce qui prime d'abord le journaliste, c'est pas forcément sa formation vraiment. Hm. C'est ce qui ressent au fond de lui. Et comme je vous le dis, moi cette ce métier, il est viscéral pour moi. C'est un métier passion. C'est un métier que j'aime profondément et c'est ce qui vous donne en fait finalement les clés pour réussir. Et en plus le métier de journaliste, c'est avant tout un métier de terrain. Moi, je suis contre les journalistes de desqu les journalistes qui sont au bureau derrière un ordinateur qui ne font qu'attendre les dépêches de l'AFP entre autres. Ce n'est pas ça pour moi le journalisme réellement. C'est quelqu'un qui va sur le terrain, qui enquête, qui est au contact des gens, qui cherche l'information, qui recoupe, qui passe des appels toute la journée.

7:25 En réalité, le métier de journaliste, le journaliste lui-même est en total mouvement mais perpel en fait. Donc ça c'est vraiment ce qu'il faut retenir peut-être et c'est ce qui est en perdition, mais c'est pas d'aujourd'hui. Et ça, on va certainement en parler,. On va certainement en parler. Tu as très tôt compris que finalement l'information c'est une énergie et c'est une arme ultra puissante. Oui, parce que déjà au sein même de l'école, tu vois aussi, on va certainement parler de copinage, mais déjà au sein même de l'école, tu le sens ce copinage qui existe parce que tu te retrouves quand même avec des élèves dont les parents sont déjà journalistes ou qui ont déjà une fonction assez placée et tu vois bien qu'ils arrivent pas là pour le métier en lui-même, le cœur de ce que ça peut représenter.

8:24 Ils arrivent là pour le prestige parce que être journaliste et surtout journaliste au sein des médias mainstream, si tu es présentateur télé, si tu es si tu as même si tu as une émission, tu vois, c'est quand même un certain prestige. Tu as ta carte prestige et pouvoir un pouvoir énorme mais complètement. tu as ta carte de presse, donc tu as accès à certains privilèges. On parlait des impôts aussi il y a pas longtemps quand j'étais chez Nexus, on parlait de cet abattement là sur au niveau des impôts. Il y a plein de choses, ça te donne accès à à des privilèges effectivement. Donc c'est un statut qui fait que quand tu dis que tu es journaliste et encore plus, je parle pas de nous les petits journalistes indépendants ou ceux qui sont en pied dans une rédaction qui n'ont pas forcément trop de pouvoir, mais je parle vraiment de ceux qui sont connus et reconnus. Bien sûr que c'est un ce sont des privilèges, c'est une caste, il faut le dire, c'est une caste.

9:26 D'ailleurs, suite à cette formation, tu as commencé à fréquenter des rédactions traditionnelles. Est-ce que tu en as tu as très vite tu as très tôt compris ça en fait, le côté résotage et le côté compromission peut-être, mais bien entendu. En plus dans le milieu de l'audiovisuel, alors c'est assez particulier. Moi j'ai pas connu les autres milieux. J'ai toujours navigué dans le milieu de l'audiovisuel et je raconte bah on n' pas parlé de mon premier livre que j'ai sorti donc journaliste indépendante quand réinformé devient une mission. Je raconte effectivement que j'ai eu accès à à certaines rédactions que j'ai rencontré plusieurs journalistes plus ou moins connus et on voit bien cette différence et ce mépris aussi de classe d'une rédaction à une autre, d'un journaliste à un autre, d'un présentateur JT à un autre.

10:27 Absolument. Et d'ailleurs, tu nous parles de cette vie d'avant. cette vie d'avant, il y a un avant et un après Covid. Donc on va présenter le livre, je reviendrai sur le livre après, mais tu nous parles de la vie d'avant effectivement. Donc et juste avant que le Covid arrive, finalement, tu avais laissé un peu de côté ce métier qui t'avait un peu écœuré. Oui, parce que moi j'ai alors j'ai parlé de la présentation du JT, mais j'ai été aussi beaucoup sur le terrain et c'est ce que j'aimais le plus en réalité. Donc d'être sur le terrain. J'ai fait beaucoup de manifes, j'ai fait beaucoup de reportages, beaucoup de documentaires. Donc j'ai rencontré beaucoup de gens. J'ai tâé enfin j'ai tâé oui, j'ai tâé plein de choses. J'ai quand même une expérience qui est très large dans le domaine de l'audiovisuel parce que c'est un champ très large. J'ai même essayé je me suis essayé même dans le milieu musical. Ça ça été ma dernière, on va dire ma dernière expérience parce que je recherchais peut-être un peu plus de légèreté.

11:33 Donc je m'étais dit, bon, je voyais bien que j'étais plus en cohérence en réalité avec ce métier et j'avais même déjà à l'époque, je me souviens, c'est fou, aujourd'hui quand j'y repense, j'avais le projet de créer une chaîne, à l'époque c'était les débuts de YouTube et j'avais le projet de créer une chaîne YouTube mais je me disais, je veux la créer avec des infos un peu plus positives, des infos qui donnent un peu plus le sourire aux gens, qui essayent de les reconnecter à leur vrai sens et pas d'avoir des actualités anxiogènes. Donc tu vois mon chenuinement finalement quand j'y repense, il est pas il est complètement cohérent, tu vois. C'est pas décollant. C'est pas déconnant du tout. Et donc la dernière expérience chaîne musicale et là en fait bah chaîne musicale c'est vraiment pas pour dénigrer. Vraiment chacun se retrouve enfin chacun se retrouve où il a envie et surtout avec ses affinités, avec ce qu'il ressent.

12:29 Moi, c'était vraiment pas mon truc parce que pour moi, il y a il y avait rien de transcendant en réalité, tu vois. J'arrivais pas à me dépasser intellectuellement ou j'adore la musique, j'aime beaucoup, j'aime beaucoup mais en fait je il y avait rien qui vibrait quoi. Et donc en 2018 effectivement je me sens plus en cohérence avec ce métier et je me dis "OK maintenant stop, ça sert à rien de tirer sur la corde, j'arrête, je plaque tout, je plaque tout. Aucun projet ne me convient, ne je décide d'entamer une reconversion. professionnel et moi j'y crois à cette reconversion professionnelle. Je me dis c'est bon, je mets tout de côté, ça fait partie du passé et maintenant voilà, on voit ce que l'avenir va donner et puis bah il y a le 2020 arrive et voilà. Et là, le métier vient te rattraper par la veste.

13:25 Mais complètement, mais complètement. Et ça s'est fait un peu progressivement. Bon, déjà dès le discours, dès le confinement, dès le premier confinement, tu vois, je vois bien qu'il y a un truc qui va pas. et puis moi, j'ai pas la télé depuis plusieurs années chez moi. Donc j'ai élevé j'ai élevé mes enfants sans télé et du coup, mais il y a les réseaux sociaux. Donc, du coup, on voit quand même ce qui se passe, ce qui est dit à longueur de journée, les le décompte de mort, tu vois. Et je me dis "Mais non, mais il y a un truc qui va pas." Je vois bien que dans l'information, il y a un truc qui va pas. Je vois la réaction des gens. Je me dis "Mais comment on peut avoir peur aussi rapidement?" Enfin et j'explique que je suis un peu dans une espèce de 4e dimension, c'est-à-dire que je vois tout ce monde mais de l'extérieur et je me dis "Mais c'est pas possible." Donc très vite, je cherche et je tombe sur les premiers lanceurs d'alerte, sur ces premiers discours. C'est très rapide ça c'est avril, mai, juin, tu vois. Et puis là, il y a déjà plein de gens qui commencent à émerger sur YouTube, tu sais. Et je commence à aider deux YouTubeurs qui ont besoin en fait d'aide sur leur com. Et donc moi, je dis "Ouais, vas-y, je vous aide, tu vois, de manière altruiste et tout." C'est comme ça que c'est arrivé. Et là, tu as Marcel D dont je suivais les vidéos qui me faisait énormément de bien. C'est ça été une vraie bouffée d'oxygène, tu vois. Et Marcel qui commence, qui lance lui aussi un appel, une bouteille à la mer comme ça et qui dit "J'ai envie qu'on crée un média, rejoignez-moi, j'ai besoin de tout le monde." Et là, tu sais, c'est un truc en toi.

15:06 C'est comme s'il y a quelqu'un qui tape à l'intérieur, mais c'est fou,. Et vas-y, vas-y. Et j'essaie d'étouffer ça. J'essaie d'étouffer ça parce qu'en plus dans ma vie perso, ça va pas. En même temps, je prends conscience, enfin, j'avais déjà pris conscience, mais quand tu es dans le déni tu sais, tu préfères cacher tu la poussière sous le tapis. Tu me disais ça tout à l'heure, et c'est effectivement ça. Sauf que non en fait. Et là, j'ai répondu effectivement à cet appel de Marcel parce que c'était mon envie profonde qui était là. Et voilà. Et là, la collaboration fait que le média s'est nettement développé. Ça été une réussite. Bah, ça été une réussite parce que parce qu'on s'est donné les moyens de cette réussite parce que Marcel, c'est quelqu'un qui n'y connaissait rien finalement, à part ses vidéos humoristiques avec un humour qui est bien qui est bien cynique et bien drôle. en terme de médias, il n'y connaissait rien. Donc quand il lance cet appel, effectivement, il a tu vois, on sent qu'il y a le besoin des gens en fait de faire quelque chose, de construire peut-être un monde meilleur.

16:27 Et il a reçu des tonnes de réponses. Alors, il nous parle de 300 personnes. Après moi je ne sais pas mais rapidement en fait toute cette énergie s'est quand même essoufflée parce que il y a il y a l'engouement du début tu vois et puis après bah ça s'essouffle parce que chacun est rattrapé par la réalité quotidienne et puis du bénévolat bah le bénévolat c'est bien mais ça nourrit pas et finalement on a été un peu les seuls à tenir et ce qui s'est passé c'est que Marcel lui était focus sur le site internet et avec Rudy, nous on a fait le choix de développer la chaîne YouTube. Et pendant que Johann et Marcel s'occupaient de la du site internet et donc des articles à faire booster le site, nous on s'est chargé de la chaîne YouTube. Pourquoi la chaîne YouTube? Parce que tout simplement moi j'arrivais j'arrive du métier de l'audiovisuel, du milieu de l'audiovisuel. Donc c'était complètement logique en réalité et on m'a demandé de faire des interviews. Donc je me suis lancée dans ce que je sais faire en et puis petit à petit, petit à petit, en même temps, ce qui s'est passé c'est que pour nous on était comme une petite famille, tu vois. Et donc ce projet-là on l'a porté à bout de bras ensemble.

17:55 Et pour nous c on peut saluer Rudy? Et oui, mais je salue je le salue grandement Rudy. Rudy qui pas Rudy Rat je précise. Non, souvent on me pose la question. Alors, il va falloir que ce prénom arrête d'être affilié et conoté à Rudy Restat. Non, ce n'est pas Rudy RTA. et Rudy qui avec qui je collabore encore, qui qui m'a fait la couverture de mon livre, qui s'est occupé de la mise en page, qui s'occupe encore quand il le peut parce que je veux pas le solliciter tant que je ne peux pas le rémunérer de ma de ma chaîne. Et oui, on a porté cette chaîne YouTube à à bout de bras tous les deux et on l'a monté, on l'a fait passer de 23000 abonnés à aujourd'hui, je crois qu'elle est à plus de 140000. C'est énorme le travail qu'on a amassé, c'est énorme. Il est juste colossal vraiment.

18:50 Absolument. D'ailleurs, toi, tu peux préciser au aux auditeurs que tu avais déjà présenté des JT dans des rédactions mainstream. Tu avais cette expérience là déjà? Alors, je Oui, je l'ai dit, j'ai commencé ma carrière en présentant le journal télé. méia mainstream, oui et non, j'étais pas sur les grandes chaînes. Voilà. du de la télé en tout cas hertienne. D'accord. j'avais un public, un grand public. ouais, c'était on va dire j'avais une petite notoriété. Je m'invitais chez les gens parce qu'à l'époque on c'était ça logié. On s'invitait chez les gens. On était un peu tu vois quand les gens des jeunes ils tent en face de toi. Bon c'était je regrette pas du tout. Ça été une très belle expérience. C'est quelque chose que j'ai fait aussi bah de bon cœur et les gens l'ont ressenti. Tu vois, c'est un peu les retours que j'ai aujourd'hui là. Suite à cette expérience du média en 442 et sur ma chaîne, j'avais un peu les mêmes retours aussi à l'époque. Ah, on aime bien quand c'est vous qui présente le JT. On aime bien vous avoir en face de nous. C'était c'est voilà, c'était quelque chose Ouais, moi j'en tu vois, j'y repense comme ça avec quand même de la joie. Ouais. Mais oui, parce que les gens s'attachent à une personnalité, peut-être à une authenticité, je ne sais pas. En tout cas, c'est ce qu'on cherche à faire valoir dans les médias indépendants.

20:25 D'ailleurs, j'avais une question à te poser. Qu'est-ce qui t'a poussé à écrire ce livre? C'est cétait quoi le la motivation profonde? Alors déjà, j'ai toujours aimécrire et j'attendais juste le bon moment, mais ce qui m'a d'autant plus poussé à à franchir le pas parce que c'est quand même quelque chose de difficile l'écriture parce que c'est une part de soi qu'on livre, qu'on livre pour la postérité et le choix des mots de ce qu'on dit, c'est très important. un livre, ça se fait pas comme ça de manière anodine, ça se réfléchit et c'est un impact, c'est ça peut avoir un impact et ça laisse une trace. Et je m'étais dit quand je me suis engagée auprès du média en 442, tu vois, je l'ai fait effectivement avec un pseudo Kate sans me montrer donc au son uniquement de ma voix et beaucoup n'ont pas compris et n'ont pas su aussi que le métier de journaliste, c'est mon vrai métier.

21:38 Et c'était aussi il y a eu une vague de journalistes citoyens, tu sais, beaucoup de personnes qui ont émergé comme ça et qui ont brandi les standard à la fois de la charte de Munique et du journalisme. Nous sommes des journalistes et tout. Et je me suis dit, moi j'ai envie de réhabiliter à la fois le métier parce que c'est un métier que j'aime profondément et qui est entaché, qui est lourdement entaché, tu vois. Et j'avais aussi envie de de montrer cette part, tu vois, à la fois d'opposer les médias qu'on dit de masse avec les médias indépendants et qu'est-ce que le journalisme, qu'est-ce que la recherche d'information et qu'aujourd'hui finalement on arrive à une ère où on peut exercer son métier mais autrement.

22:34 Et donc je j'essaie de prouver et je pense que je le je l'ai démontré et je le démontre encore que ce côté formatage dans lequel on a voulu nous caser par la formation de journalistes finalement tu peux t'en extirper et ce métier là il est beau il est honorable aussi il on a une responsabilité une réelle responsabilité Quand Étienne Schwar dit "Nous sommes les sentinelles du peuple". Nous sommes effectivement les sentinelles du peuple et c'est très important la manière dont on informe et dont on transmet le discours et que moi je suis convaincue que cette ce métier et ce discours, on peut le transmettre avec intégrité, authenticité et bienveillance. Et c'est vraiment ce que je m'impose de faire, c'est-à-dire que tout ce que on t'a enseigné et tout ce que avant tu ne voyais pas parce que je parle aussi de la manière dont j'exerçais avant qui n'était pas forcément bienveillante et je parle d'un épisode en particulier qui m'a fait prendre conscience de ça et bien je démontre aujourd'hui que finalement on peut obtenir les informations qu'on recherche. Tu vois cette quête de vérité, même si la vérité pour moi n'existe que par le prisme du curseur où tu te trouves, où tu te places, tu vois, c'est c'est beaucoup plus complexe que ça la vérité. Mais en tout cas, quand j'interview quelqu'un, quand je lui donne la parole, j'essaie de lui de lui donner cet espace où il peut s'exprimer, même si je ne suis pas d'accord avec lui et je peux lui poser des questions en toute

24:25 bienveillance, même si je ne suis pas d'accord avec lui, qui fait qu'on arrive à avoir un dialogue qui est assez équilibré. et ensuite aux spectateurs d'aller faire leur propre recherche, aux spectateurs de se faire une opinion aussi et de se dire est-ce que la personne là qui a qui a fait cet entretien qui est-ce que oui, elle est dans le vrai, pas vrai et tout. Voilà, moi je en fait j'ouvre large le champ des possibles en disant aux gens, c'est à vous aussi d'aller faire vos propre recherche et c'est avant tout ça notre rôle de journaliste parce que souvent on dit on est en quête de vérité mais finalement la vérité quand on se penche sur les sujets géopolitiques, la vérité n'est pas celle que l'on croit réellement. On nous offre juste un pan de pseudo vérité. C'est vraiment ça l'ouverture d'esprit. C'est ce que je c'est ce que j'aimerais que les gens en fait et on a des débats des fois qui sont qui sont compliqués parce que les gens tu sais restent dans leur dans leur état d'esprit mais nous en tant que journaliste, on ne peut pas savoir tu sais. On ne c'est c'est très compliqué en fait. C'est très compliqué. On a on amène des réponses, quelques réponses mais qui ne sont pas forcément les vraie réponse.

25:53 Voilà. Absolument. D'ailleurs, ton livre Journaliste indépendante qu'en réinformé devient une mission, c'est une véritable effectivement déclaration d'amour au métier de journaliste qui a été sali dévoyé ces dernières décennies pour des raisons mercantiles, on va dire. mais c'est aussi un état des lieux d'une de d'une grande mutation de ce métier. tu parles notamment de l'effondrement de la presse écrite face à l'arrivée écrasante des écrans dans nos vies en fait. Et ça, tu fais un état des lieux très chiffrés d'ailleurs de cette presse écrite qui s'effondre totalement. Alors, tu aimes l'écrit justement? Alors, c'est peut-être la partie un peu plus barbante effectivement du livre pour certains. Je sais pas parce que je donne beaucoup de données chiffrées. Hm.

26:48 Et je démontre en fait que cette presse écrite, elle est maintenue sous assistances respiratoires finalement, tu vois, grâce au grâce aux Z a grâce aux subventions et bien sûr, c'est un métier qui tend à disparaître malheureusement, même si on est en train de nous faire croire que ces nouveaux magazines, alors tu sais, ils se sont tous mis aux numériques, parce que papier en train de disparaître c'est ça c'est une réalité et ils sont tous en train de se mettre au version numérique mais même par rapport à ces versionslis plus c'est complètement enfin c'est là je le démontre par des données chiffrées et on en revient aussi au système tu sais de copinage parce que par exemple je cite l'exemple du fran tireur le fran tireur qui a été qui a été donc créé par Caroline Foureste entre autres et Raphaël Einoven qui a rejoint le mouvement Denis Oliven et je par cet exemple là je montre comment on a mis en lumière ce magazine très rapidement parce que ils se sont tous mis à faire des articles, à instancer cette arrivée ce nouveau magazine extraordinaire. Waouh! qui défend les peuples opprimés, les plus démunis et qui est là pour dire la vérité. Et finalement quand tu grattes un petit peu et c'est ce que j'ai fait mais je le fais de manière très succinte.

28:29 Quand tu grattes un petit peu, tu te rends compte que Denis Oliven qui fait partie effectivement du fr tireur fait également partie du conseil de direction de CMI France. et c'est France en fait, c'est un éditeur de presse magazine et donc tu te rends compte en fait que tout est relié ils ont tous des accointances et donc on nous fait croire que il se vend bien, se magazine mais en fait non, c'est c'est complètement faux. Et ça, je cite le fran Tireur, mais en fait on pourrait en citer plein d'autres,. tu en fait tu parles aussi des moyens les moyens qui sont derrière ces médias-là nouveaux ou pas sont sans commune mesure avec ceux des médias indépendants. Bah tu sais, il y a quelque chose que j'aimerais souligner. je parlais de mon désir d'être porteur de guerre et que j'ai pas pu réaliser. Et aujourd'hui là en 2025 mais depuis quelques années, on est réellement dans une guerre de l'information et je dis on se transforme finalement en journaliste de guerre aujourd'hui, nous les des médias indépendants. Parce que cette guerre de l'information, elle se joue à plusieurs niveaux et notamment effectivement au niveau financier. On ne bénéficie pas des mêmes armes que tout cette toute cette presse, tous ces médias dit de masse qui bénéfici pour la FP entre autres ou radio France Télévision.

30:07 Tous ces tous ces groupes de de presse bénéficient d'aide de l'État à hauteur de plus de 4 milliards d'euros par an. Tu imagines, c'est énorme, c'est colossal. Bien sûr, ils se répartissent ses aides entre eux, ils se partagent la part du gâteau. Très bien. Mais nous, on a rien à côté. On n pas d'aide, tu vois. On n pas de financement, on a on n pas de messèes, on n pas de subvention, on a rien du tout. Donc effectivement, face à tout ça, bah nous on est on est insignifiant, mais on a une liberté que eux n'ont pas. Et bien la liberté effectivement elle a un prix. Elle a un prix. Elle a un prix parce que on prend des risques. On en prend beaucoup. On en prend sur le côté financier. On en prend on en prend sur le sur les étiquettes qu'on nous a dont on nous a fuble aussi. donc c'est pas facile après les accuser bien sûr quand tu es dans un confort matériel, financier et tout c'est dur de quitter ce confort. C'est pas évident. Faut des fois il faut être fou. Moi je dis faut être fou. Moi ce que j'ai fait je suis peut-être tu vois peut-être que je réfléchis pas assez. J'en sais rien. Mais moi je regrette pas. Tu vois, quand je regarde en arrière, je ne regrette pas mes choix parce que ce que je me dis c'est que moi, j'arrive à me regarder dans une glace. Je suis en cohérence réellement avec mes valeurs, avec ce que je ressens au plus profond de moi.

31:52 Alors, c'est pas évident. C'est vrai que c'est pas évident, mais après c'est un c'est vraiment je dis le jeu en vaut la chandelle parce que ce qu'on fait pour moi en tout cas en ce qui me concerne ce que j'ai toujours voulu faire. Alors effectivement niveau financier, ça suit pas, tu vois, c'est pas à la hauteur de du travail fourni, des efforts que l'on met dedans. parce qu'en plus moi depuis septembre là de cette année, bah je ne collabore plus avec le média en 442 qui n'est pas un choix d'ailleurs de ma part, je le souligne, mais je ne regrette pas, tu vois. J'ai choisi ma liberté, j'ai choisi aussi mon intégrité. Et ça pour moi, ça pas de prix. Absolument. dans le livre tu parles justement de cette perte de confiance vis-à-vis des médias de masse que tu as observé. Est-elle vraiment quantifiable? Peut-on être optimiste à ce point?

33:02 C'est une très bonne question. C'est une très bonne question parce que quantifiable bien sûr nous ne disposons pas de tous les systèmes de sondage qui sont mis à disposition de tout de toute cette presse et de tous ces médias pour qui bien souvent les sondages ne sont pas fiables d'ailleurs. Donc nous notre meilleure sonde, la meilleure manière de sonder bah c'est quand on rencontre le public, quand on voit aussi les stats de chacun. Mais il y a une partie, il y a une tu sais, il y a une masse, il y a une partie des gens, une forte partie de la population quand même qui suit encore les médias ces médias de masse. Et ça, moi j'ai palpé en fait, j'ai palpé j'ai j'ai senti le pou de ça pendant la crise Covid. Hm.

34:04 C'est là où on a vu que les citoyens, la majorité en tout cas était soumise parce qu'on leur a fait gober n'importe quoi en réalité,. On leur a dit il y a un virus qui circule, tout le monde a eu peur de mourir. Enfin, pour la plupart ils se sont soumis au masque rapidement, même à l'extérieur, même dans sa voiture seule. Moi, j'ai vu des gens dans leur voiture seul avec un masque. Je me disais "Mais c'était pas possible. Est-ce qu'à un moment donné ces gens-là réfléchissent? et puis ensuite, on les a soumis au pass sanitaire, à la vaccination." Tu vois, pour aller au restaurant, pour aller au cinéma, et bien vous devrez montrer pâte blanche et donc le passe sanitaire. Et à ce moment-là, pourquoi nous on a refusé? Pourquoi nous on s'est dit mais c'est pas possible là, on entre dans un état totalitaire, dans de la soumission totale et pourquoi eux on dit mais non mais c'est normal.

35:10 Donc effectivement on a un travail enfin nous c'est pour ça peut-être que je parle de mission et ça peut ça peut être mal interprété mais on a vraiment ce travail de réinformation. parce que c'est un endoctrinement qui a été semé depuis des années, qui est semé à l'école déjà quand on est petit et puis par la voix des médias bien entendu. Et donc du coup et les gens en fait ils ont des œillères et pour eux c'est normal. Ce qui nous semble pas normal pour eux c'est tout à fait normal. Il y a pas de problème en fait. Et d'ailleurs, ils vont te dire "Mais je comprends pas en fait, tu en fais tout un toute une histoire mais c'est normal parce que ce virus là il tue. Tu as entendu telle personne est morte? Tu as vu dans les hôpitaux combien il y a eu de décès?" Et les gens vont même pas faire de recherche. Parce que moi au tout départ quand on nous a fait le décompte, je fais juste un appart thérapie. quand on nous a fait ce décomte-là de mort quotidienne, je me suis dit bah je vais sortir de chez moi, je vais voir des corps par terre, tu vois. J'avais cette impression-là, je me suis dit c'est tellement c'est c'est une pandémie quoi. C'est un virus mortel. Donc du coup, je vais entendre aussi parmi ou ma famille que les gens sont morts.

36:36 Et en fait, rien de tout cela. Et pourquoi? Pourquoi tout la majorité en fait de la population n'a pas eu ce réflexe de de juste s'interroger sur un élément en fait qui est factuel? Tu vois là, tu pouvais vérifier, chacun d'entre nous pouvait vérifier cet élément là. Bien sûr, c'était pas la peste noire. Ce qu'il y a, c'est que les écrans sont hypnotiques. Les médias de masse font autorité depuis longtemps pour les population et comme on dit dans les techniques de propagande, un mensonge répété 1000 fois devient une vérité et ça c'est une base. Est-ce que tu connais les salaires moyens une échelle pour dire aux téléspectateurs enf aux spectateurs qui nous suivent les salaires moyens pour montrer quand même un peu que c'est un autre monde par rapport au salaire très bas? Non mais je Non parce que journaliste star à peu près c'est quoi?

37:35 C'est 30 entre 30 et 50000 € par mois. J'ai déjà j'ai déjà essayé de regarder et c'est vrai que ils sont très tu sais parce qu'en plus il y a des conventions collectives donc tu peux aller fouiller et tout mais c'est vrai que ça c'est vraiment il y a une omerta sur leur salaire tu vois qu'il ne dévoile pas personne ne dévoile. Mais bien sûr que déjà c'est pas en dessous de 10000 € ça il faut pas se leurer ça. Je pense que 10000 € ça doit être aussi les stars qui sont dans les radios, tu vois. Et effectivement, ça doit monter très très haut. Mais c'est évident. C'est évident. Et d'ailleurs, je raconte une anecdote sur PPDA, Patrick Poivre d'Harvore, la star du JT quand même de 20h. Lui et Claire Chazal, ça il formait le duo de choc. Et je raconte PPDA dans les années en 91, c'était en décembre 91. cette histoire. Moi bien sûr, j'étais petite mais j'ai retrouvé les archives et j'ai revisionné les images. En décembre 91 avec Régis Faucon, donc son confrère, ils partent à Cuba et ils assistent à la conférence de presse de Fidè Castro et il revient, ils reviennent donc à Paris, il fait son journal et il dit "On a une interview exclusive de Fidè Castro." Waouh! pour l'époque. Waouh! Mais qu'est-ce qui s'est passé?

39:00 C'est que ils ont enregistré leurs questions à tous les deux en aparté et ils ont pris des réponses de Fidè Castro pendant la conférence de presse, une conférence de presse qui se déroulait en présence de journalistes du monde entier. et ils ont fait un montage. Parce que ce qu'il faut rappeler aussi aux gens, c'est que la magie de du montage est incroyable. Voilà, vous pouvez détourner la parole de quelqu'un avec les images, avec le montage. C'est incroyable. D'accord? C'est très facile à faire quand on maîtrise très bien. C'est facile à faire. Et bien, c'est ce qu'ils ont fait. Et donc, il nous annonce ça à 20h et il nous dit interview exclusive. Alors que il s'agissait d'un montage. À aucun moment, ils ne se sont retrouvés face seul à Fidè Castro pour un entretien exclusif.

39:59 Et c'est passé sur TF1 en prime time comme ça à 20h jusqu'à ce qu'il y ait un citoyen lambda et qui a et Téléama, je crois, qui a découvert la supercherie. Mais il y a rien eu. En réalité, il a pas été sanctionné. il a pas été la tout le monde l'a couvert et sa direction entre autres sa direction et c'est très grave là vous voyez on est en 1991 aujourd'hui on est en 2025 il faut bien se rendre compte si je donne cet exemple làà c'est pour dire aux gens ça toujours existé la manipulation par l'image la manipulation par les mots la manipulation par le montag et pour moi c'est une erreur c'est pas une erreur C'est une super cherie d'un journaliste qui nous dont on nous a fait croire que c'était le meilleur présentateur JT du 20h. J'insiste sur ça parce que moi j'ai grandi avec ça avec le PPDA tu vois du 20h etclair Chazal.

41:06 Où est l'éthique dans tout ça? Où sont ses valeurs à cet homme-là d'avoir fait croire au français qu'il était en train d'interviewer Fidè Castro? C'est honteux pour moi. C'est juste honteux. Et après aujourd'hui, il réalise un documentaire qui s'appelle la fabrique du mensonge et dans lequel nous allons être dans le viseur. C'est peut-être un petit peu de la mauvaise foi. On va voir ce qui va en sortir. Je ferme la parenthèse et j'en ouvre une rapidement aussi aux spectateurs parce que je peux avoir éventuellement des remarques. nous neons pas ici la gravité de certains Covid et notamment l'existence de Covid long chez les personnes injectées ou non injectées. Et d'ailleurs, je réaliserai très prochainement un montage, un petit film avec des témoignages de personnes qui souffrent de Covid long, qu'elles aient reçu des injections expérimentales ou non. Je referme la parenthèse mais au moins c'est dit dans cette émission.

42:01 Mais moi je veux bien ajouter alors pardon Stéphanie, je veux bien ajouter que moi mon papa et je le raconte dans le livre a été touché par le Covid. Donc à aucun moment effectivement je nie la présence de ce virus qui n'était pas une pandémie. Ça, j'insiste sur ça. On n' pas voulu soigner les gens, c'est différent. Il y a eu un virus qui a circulé effectivement, mais on n' pas voulu soigner les gens. Et je donne l'exemple effectivement de mon papa qui a été atteint du Covid et qui a failli y rester. Voilà, je referme aussi la parenthèse. Merci Stéphanie. On n pas voulu soigner puis on a gonflé les chiffres, voir les travaux du biostatisticien Pierre Chaillot voilà et qui fait un travail quand même formidable sur le réel. En parlant du réel et de France stratégie, tu cites un exemple très intéressant, c'est celui d'Emmanuel Austian qui a écrit un livre qui s'appelle justement Désinformation et qui participe de la fabrique du méchant russe. C'est un rianologue comme tu dis avec beaucoup d'humour. Est-ce que tu veux nous en dire deux mots après le reste et dans le livre qui m'échappe mais qui m'échappe pas totalement.

43:13 Voilà. Mais je mettrai une capture. Alors effectivement Emmanuel Austian qui a fait plusieurs rédactions, c'est un journaliste he qui a fait plusieurs rédactions aujourd'hui. Il est directeur étonnamment, il est directeur de l'école supérieure de journalisme de Paris. Voilà. Donc il faut le savoir. Il faut le savoir. Et ça donc du pouvoir, il a un pouvoir énorme. Oui oui oui oui bien sûr. Il a il la formation de nouvelles générations de journalistes et mais bien sûr. Et donc il écrit ce livre des informations dans lequel pour lui la crise des gilets jaunes a été instrumentalisée par les Russes. Et là on se dit mais qu'est-ce que c'est que ça? Et donc bien sûr, j'imagine que c'est un discours qu'il doit certainement donner pour les jeunes, les futurs journalistes et il remet pas du tout en question l'agressivité qui a pu avoir pendant cette pendant les gilets jaunes.

44:17 Il remet pas en question les gens qui ont perdu un œil qui Il remet pas du tout non. Ah non non. Et puis il en sens aussi Emmanuel Macron. Donc là, on voit bien qu'il y a quand même un discours qui est pas très objectif et surtout bah ça c'est ce qu'on nous sert d'ailleurs depuis 2000 depuis 2022 encore plus que la Russie est responsable de tous nos mots. La Russie est responsable de tout et c'est pourquoi ils veulent nous des punaises de lit des voilà des gilets jaunes. Est-ce qu'on pourrait dire avec beaucoup de rudesse ou pas que les journalistes aujourd'hui, ce qu'on présente comme journalistes, ceux qui sont connus qui sont dans les médias puissants, ce sont ce ne sont plus des journalistes en fait, ce sont des VRP, des lobby et du pouvoir complètement.

45:13 complètement. Ce sont même si ils ne veulent pas le reconnaître, ce sont pour moi déjà des animateurs, des animateurs télé et certainement pas des journalistes. Je te dis et je le répète, le vrai journaliste, c'est celui qui est sur le terrain, c'est celui qui va chercher, c'est celui qui enquête, c'est celui qui se rend en conférence, en reportage, qui va rencontrer les gens. C'est certainement pas celui qui est sur un plateau télé et qui anime et qui donne la parole à deux trois faux experts sur des sujets d'actualité qui bien entendu mais on le voit bien dans le traitement de l'information. Avant, on avait encore ce débat qui était possible. Et ça, bah il faut remonter dans les années 70 quand on regarde les archives, tu vois, dans les années 70, début 80 quand on regarde les archives, on voit bien qu'il y avait quand même du débat mais aujourd'hui, c'est plus possible. Même par exemple, on peut même citer les débats qu'on avait entre Bernard Tapi et Jean-Marie Le Pen.

46:22 Hm. Alors moi, j'étais petite mais quand on revoit les images, c'est incroyable quand même d'avoir deux hommes complètement opposés qui en plus envoyent quand même, tu vois. Mais on avait au moins ce débat aujourd'hui. On le voit bien même dans les interviews, les entretiens qui sont comment dire préparés pour interroger le président de la République. On sent tout de suite qu'il y a, tu vois, on sent tout de suite qu'il y a pas de vraie question. Il y a pas de tout est lissé, tout est fait en sorte pour que il soit le plus à l'aise possible finalement dans ses réponse. Et pour moi, ça c'est pas du journalisme. Tu parles justement des vérificateurs de fait, les fact checkers qui devraient normalement justement faire le ménage dans tout ça, mais qui sont assez comment dirais-je de mauvaise foi.

47:30 Bah de mauvaise fois parce qu'ils sont déjà ils sont déjà financés pour ça. Tu vois, on leur a mis ses officines pour effectivement faire ce travail de fact checking. Et quand on se penche un peu plus sur qui sont Rudy Rat, Tristan Mendez France et tout et d'ailleurs même tu sais, ils ont tous des chaînes YouTube. Quand tu vas voir leur chaîne YouTube, ils ont pas beaucoup d'abonnés, ils ont pas beaucoup de vues, tu vois. Et là, tu te dis mais en fait si tu veux, on nous les a monté de toute pièces. H donc il y a le site là, après il faut pas leur faire de la pub mais bon Conspiracy Watch. Conspiracy Watch c'est c'est tout et n'importe quoi. Pour lui. On est tous des complotistes, tous des antiféministes, tous et d'ailleurs nous on en a fait les frais puisque quand on a avant notre comment dire conférence là à Vierzon, on en a tous fait les frais. On a eu le droit à des à des calomnies, à des articles dans les dans les journaux du Berry en disant qu'on que tous les intervenants étaient d'extrême droite, des complotistes, des antiféministes, des homophobes et on ils ont même été il y a il y a un journal qui a été interrogé Tristan Mendez France à ce sujet-là, tu vois, sur nous et il disait "Oui, c'est normal, il y en a de plus en plus, il faut faire face à ce fléo. Mais quel fléo en fait?

49:05 D'autant plus que tout ce qui est dit est faux. C'est-à-dire que là, ce sont de véritables allégations qui ont été proférées à notre rencontre tous autant que nous sommes, tu vois. Et là, tu te dis où est le journalisme? Parce que ce monsieur Tristan Mendez France, est-ce qu'il t'a contacté? Est-ce qu'il m'a contacté? Est-ce qu'il a contacté Romain de chez Nexus ou Michel de Ban ou Mike Borosski? Au bon tweet Nicolas Bouvier, aucun de nous n'a été contacté et pourtant il s'est permis de prendre la parole et de débiter des faussetés à notre rencontre. Mais c'est pas possible. Ça c'est pas le métier de journaliste. Je suis désolé. Le métier de journaliste, c'est alors on te dit ça très bien, je vais vérifier est-ce que c'est vrai ou pas. Donc, j'appelle la partie adverse ou du moins l'association Cher à tout cœur, ils ont bien un responsable, un président d'association tout de même. Bah, appelez-le.

50:03 Hm. Et puis demandez-lui des comptes, entretenez-vous avec lui et puis limite on était 7 ou h8 et ils auraient pu en prendre un au hasard et nous contacter. on sait comment nous contacter. On a tous des chaînes YouTube, on a une adresse mail qui est au vu et au-dessus de tous. Enfin, c'est c'était très facile mais non, ce n'est pas fait. Donc c'est plus facile de tu vois de d'avoir un discours unique. C'est un peu comme la pensée unique, tu vois. C'est devenu ça en fait en France. C'est la pensée unique, le discours unique. Et il faut surtout pas aller chercher à côté. Non non. Parce qu'à côté, ils sont dangereux. Vous comprenez? À côté ce sont ils sont d'extrême droite. Alors attention. Ah c'est des complotistes. Tu l'as dit tout à l'heure je crois. La terre est plate. Il pense que la terre est plate. Bien sûr. Moi, j'en ai un qui a dit elle est spécialiste du voyage astral. Je me suis dit mais mince, spécialiste du voyage astral, mais c'est fou ça. Waouh! J'ai dû faire deux interviews sur le médiat en 442 sur le voyage astronde invisible sûr.

51:12 J'ai dû faire deux interviews sur le voyage astral et on s'est dit la spécialiste du voyage astral. Je me suis dit bon bah ça tombe bien parce que le 7 décembre je fais un direct sur le voyage astral. Donc bah j'inviterai ce Lis tiens à venir regarder cette cet entretien ce direct tiens. Tibo l'honneur est invité donc sur Kate TV, c'est quand même un honneur justement. d'ailleurs qui tu aimes toi? On a encore quelques rares journalistes d'investigation ou journalistes qui osent un peu aller contre le récit officiel. dans les grands médias, mais je veux dire, je pense à Anne Lorbonel, Corine Lalot. Oui, mais je Champagnac, mais je parle, j'en rends hommage, je rends hommage à Anlor Bonel, à comment elle s'appelle? Cristal Néant aussi dans la dans le chapitre sur le féminisme. Je leur rends vraiment hommage à toutes les deux parce que pour moi ce sont vraiment de grandes journalistes, de grands reporters de guerre qui n'ont pas peur de grandes guerrières aussi, tu vois.

52:27 Et pour le coup, Anlor qui combat une maladie difficile et bien sûr, ce sont des journalistes, elles sont courageuses, tu vois, elles sont courageuses, elles sont allées sur le terrain, elles ont rendu compte de ce qu'ell de ce qu'elles ont vu et sans tricher, sans voilà, c'était c'est du pur factuel et on voit bien le retour qu'a eu Anne Lorbonel puisque elle n'est plus invitée sur les plateaux télé, n'est-ce pas puisque son discours est contraire à la à celui de la doxa. donc on voit encore que il n'y a pas de liberté d'expression ou de liberté de la presse. Oui. Alors, je suis certaine et Corine Lalo bien sûr, Corine Lalo en plus Corine Lalo pour le coup qui a eu une immense carrière et qui a travaillé pour de grandes chaînes de télévision et qui continue envers et contre tous son travail d'investigation.

53:29 Absolument. justement quand tu étais en pleine formation de journaliste, au métier de journaliste, tu avais déjà repéré des incohérences ou des différences entre des narratifs comme on dit aujourd'hui pour utiliser un néologisme. par exemple les sujets qui portaient sur Saddam Hussein et Muhamar Kaddafi. Tu veux en dire deux mots? Après les détails sont dans le livre, il faut l'acheter. Mais ça t'avait déjà mis la puce à l'oreille. Oui, parce que on a des CM des cours magistraux comme à la fac et on avait le directeur de l'époque h qui nous raconte des anecdotes sur Saddam Hussein et il nous dit "C'était un homme extraordinaire donc qui s'était rendu plusieurs fois en Irak à Bagdad qu'il avait rencontré Et là, on se dit "Mais c'est bizarre et que c'était un homme généreux." C'est ce que j'explique. C'est quoi la générosité?

54:36 Oui. De quelle générosité parlait-il? Qu'est-ce qui qu'est-ce qu'il voulait nous dire en réalité? Et donc tu t'as et donc tu t'aperçois et ça c'est valable pour plein plein de sujets quand on est journaliste, on a accès quand même à des tonnes d'informations et qui pourrai surprendre grandement le public,. C'est pour ça que quand je parle de vérité, la vérité elle est faut faire attention, faut faire attention. Et mais dans ce cas précis, on se dit donc il y a un moment donné Saddam Hussein était un homme bon, était un homme bien, était un homme généreux,. Il accueillait parce qu'il a accueilli les dirigeants du monde entier. J'imagine que ensemble il faisait des dîners fastueux et que certainement là je mets du conditionnel mais certainement il revenait chez eux avec des cadeaux j'imagine parce que pour parler de générosité bon on se dit que il y a peut-être un peu de ça et puis du jour au lendemain parce que les États-Unis ont décidé que c'était un homme profondément mauvais bah il est devenu mauvais. Donc c'est ça qui est un peu voilà là c'était très enfin c'était très frappant à mon sens mais visiblement pas au sens de mes camarades qui eux ne voyaient pas en fait.

55:59 Et j'en ai parlé, je raconte que j'en discutais que j'en ai discuté avec un camarade qui était proche et qui lui aussi avait avait relevé effectivement l'incohérence mais pour les autres non c'était normal. Et là, on se dit "Mais attendez, si vous ramenez ça à l'échelle mondiale, vous comprenez que là, il y a un gros problème. Il y a un gros problème. Cet homme-là qu'on dont on a dit que c'était un dictateur et tout, mais pourtant vous alliez manger avec lui. H peut-être que vous acceptiez même des cadeaux, je ne sais pas. Mais je pense que oui. Et là après, il est devenu dictateur, l'homme à abattre. L'homme et c'est et oui et je fais le parallèle avec Kaddafi qui est reçu en grande pompe par Sarkozi, par Nicolas Sarkozi à l'Élysée qui a le droit de planter sa tente. D'accord. Et puis après on sait ce qui est arrivé à la fois à Saddam Housen et à la fois à Kaddafi.

57:03 Après, tu mets ça en lien évidemment parce que ça été très vite voilà intrigant avec le fait que il voulait peut-être se débarrasser un peu de l'omniprésence et la tout-puissance du dollar. De toute manière, il y a toujours des intérêts qui nous dépassent. Ce sont des intérêts géopolitiques dont on ne connaîtra pas la réelle finalité, même si bien sûr il y a des spécialistes qui donnent quelques points de de exactement de réponse. Mais bien mais bien entendu, il y a c'est beaucoup plus enfin on pourrait en parler de la Libye. C'est beaucoup plus ce n'est pas que cette petite affaire entre SarkoZi et Kaddafi. beaucoup plus profond que ça ce qui s'est passé et comme en Irak d'ailleurs, voilà, que ce soit pour la première guerre ou la seconde ou la deuxième guerre en Irak.

58:02 Tu fais aussi référence alors sans transition mais on est toujours dans mensonge ou vérité. Moi je peux en parler, j'ai été soigné récemment avec succès avec ce médicament ancien, cet antiparasitaire dont on avait pas le droit de parler pendant le Covid. C'était tabou là aussi. On était sinon un méchant je sais pas un méchant d'extrême droite si on se soignait avec l'hiver mectine, bah c'était ça relevait surtout du charlatanisme je pense à l'époque aussi. C'était ça puisque il fallait pas en parler. Et donc je montre je démontre via des journalistes instrumentalisé qui sont à la botte du discours de la doxa. Je montre comment on a détruit en fait cette ce cette solution qui existait pour se soigner. Et donc, il y a le travail notamment d'une journaliste de l'AFP qui n'y connaît pas grand-chose mais qui ne fait que recracher des qui fait partie de l'AFP factuelle, je crois, et qui ne fait que recracher en fait des dépêches et qui insiste.

59:15 C'est dangereux. C'est dangereux. Ça été considéré comme un empoisonnement finalement l'hiver mectine alors moi c'est factuel. J'ai été soigné récemment avec succès, je le répète, et on n'est pas là pour mentir, ce serait trop grave. j'ai deux question importante. As-tu carte de presse et es-tu franc-maçonne? C'est marrant. Bah oui, c'est marrant. Alors, ma carte de presse, j'ai bah je l'explique, j'ai on a un numéro qui nous est attribué à vie pour les journalistes. Hm. Sauf que on refuse de me reconduire, de me renouveler ma carte de presse, mais c'est pas grave parce que après tout c'est qu'un petit c'est qu'une petite carte,. C'est pas un précieux sésame. En tout cas, c'est pas comme ça que je le considère. Donc soit, il y a pas de souci. Voilà, ça m'empêche pas ça m'empêche pas de faire mon travail.

1:00:16 Donc pas de problème. Et puis en plus ils ont quand même durci les conditions d'obtention. Mais ça après c'est aussi politique faut pas croire parce que on nous dit souscouvert de conventions collectives pour éviter toute c'est-à-dire que en fait le journaliste doit être encadré, il doit être salarié. Donc un journaliste indépendant, ça colle pas, ça rentre pas dans les cases, tu vois, de la profession pour l'obtention notamment de cette carte de presse. Sauf que quand on regarde les journalistes qui sont en pied dans une rédaction et qu'on regarde les journalistes indépendants, et bien il faut s'interroger sur lesquels font réellement le travail. Voilà. Mais encore une fois, je te dis c'est vraiment politique la carte de presse pour répondre à ta question sur la franc-maçonnerie. Bien sûr que je vais y répondre. Attends, je vais pas me défiler. [rires] J'imagine je fais je ne fais pas partie de la franc-maçonnerie. Je n'ai pas d'acquintance avec quelques organisations qu'elle soit. Je ne suis pas non plus en politiquein.

1:01:21 Donc voilà. Et j'ai je raconte d'ailleurs une anecdote sur la franc-maçonnerie dans mon livre. [rires] comment on a voulu m'approcher de très près. Tu t'es pas laissé tenter ni séduire ni corrompre? Non non, ça jamais été, tu vois, ça jamais été en fait dans mes projets. Finalement, j'ai quand même gardé une ligne de conduite, un roseau solide tu es. Est-ce que tu pratiques parfois l'autocensure? On faisait référence notamment à Verson, à l'affaire Brigitte que Ducun trouve un peu fantasque et peut-être inintéressante mais peut-être pas tant que ça finalement inintéressante. Alors c'est vrai que je parle de l'auto de l'aut je parle de la censure et de l'autoscensure. Je dis que bien souvent on s'autoensure par peur, par mes gardes, par j'essaie sincèrement de ne pas m'autocensurer. Voilà, j'essaie de garder un esprit très ouvert.

1:02:30 Après, on peut me reprocher de ne pas aborder tous les sujets. Alors, premièrement, c'est surtout par manque de temps sur Kate TV. Je publie un entretien tous les mardis et un rendez-vous de Kate, un épisode, une capsule des rendez-vous de Kate les vendredis. C'est pour l'instant c'est ce à quoi je mastrein. C'est déjà c'est déjà beaucoup. Donc vous voyez qu'il y a pas beaucoup en fait finalement de diffusion et puis des fois un direct indirect le dimanche soir. Donc du coup si je devais enregistrer enregistrer, ça ferait des tonnes d'émissions qui seraient là dans mon frigo et qu'il faudrait que je diffuse. Ça fait beaucoup. Ça fait beaucoup. Il y a une autre chose aussi que j'ai pas forcément envie de traiter l'actualité.

1:03:27 Forcément, puisque je diffuse deux fois par semaine, et bien je suis pas dans cette comment dire dans ce rouage là de faire de la pure actu dans l' et en plus pour en avoir fait au début, c'est pas vraiment ce qui m'attire l'actualité. Mais pourquoi pas? Je ne sais pas parce qu'il y a plein de choses à développer. Il y a des projets. Enfin, moi je j'ai plein d'idées en tête mais pourquoi pas. Donc du coup, le fait de pas traiter de la pure actu je traite pas des sujets tout de suite, tu vois. En tout cas, je prends le temps voilà de les diluer sur sur une longue période. En ce qui concerne ce dossier en particulier de Brigitte Macron, il y a aussi un autre facteur, c'est que quasiment tous les médias indépendants en ont parlé.

1:04:27 Et moi je rentre pas dans cette espèce de concurrence parce que tout le monde en a parler, il faut aussi que j'en parle. Non, justement tout le monde en a parlé. Laissons les spectateurs aller regarder ce qui a déjà été fait. Voilà, je vais pas faire doublon ou triplette ou je ne sais pas quoi. C'est pas enfin c'est pas sensé, c'est incohérent quoi. Mais par contre, j'ai voilà. Mais par contre, j'ai fait un entretien avec maître François d'Angléan, tu vois, et avec lequel j'ai essayé de trouver un angle différent. C'est ce qui se passe souvent parce que les invités, je les reçois des fois quelques mois après, une fois que tu sais la vague d'actu a été a été bien concentrée et tout. Moi, je les reçois et j'essaie de faire quelque chose de différent. Et ça été et ça été très bien d'ailleurs. Et ça été ça été vu largement. Et là par exemple, voilà, là je vais enregistrer un entretien avec Christian Coten, tu vois.

1:05:28 Donc pareil, on va faire autre on va faire quelque chose aussi de différent finalement. Je prévois aussi de faire une émission sur le 13 novembre. Alors tout le monde a fait ça, voilà pour le 13 novembre et tout. Moi, je la fais un petit peu après. On va faire quelque chose encore de différent. Donc tu aimes prendre du recul tu aimes bien prendre du recul et avoir important mais c'est important dans nos métiers et copiercollé de ce qui a été copiercollé et puis là tu sais l'actu t'entraîne très vite sur des terrains glissants. Ça, il faut le savoir. Tu aimes avoir du recul? Oui, c'est vrai. Et donc il faut faire il faut faire attention. Puis lactus, ça devient très vite anxiogène et mais je comprends mais après il faut de tout. Tu vois, je me dis dans ce paysage-là des médias indépendants, c'est bien d'avoir un peu de tout, tu vois, qu'on soit pas tous à proposer les mêmes choses, qu'on d'abord ce qui est génial, c'est qu'on est tous différents, tu vois. On a notre propre singularité et puis proposer des choses différentes. c'est ce qui fera que les gens vont continuer de nous suivre, sinon ils vont vite se lasser, tu vois. parce que à trop vouloir faire la même chose, il y a plus d'intérêt en réalité. Après, absolument. D'ailleurs, c'est ce qu'on expliquait à Vierzon, notamment à monsieur Tibo Lonneur qui voulait pas qu'on puisse s'exprimer lors de cette conférence. On a tous des sensibilités dans ces médias qui sont très différentes. Si on en revient au clivage droite gauche, il y a des médias dans lesquels les gens ont majoritairement une sensibilité de droite, d'autres une sensibilité de gauche et on n pas du tout les mêmes ADN en fait. Il y a évidemment des sujets passerelles, des valeurs communes très fortes, mais on est quand même très différent et c'est très

1:07:19 bien. L'idée n'est pas de se copier sans cesse et de rabâcher sans cesse les mêmes choses. Effectivement, d'ailleurs, je voulais revenir sur ton expérience dans le média en 442. Moi, je trouve que vous étiez assez audacieux parce que déjà votre ligne éditoriale était très assez large. Elle était elle allait sur des sujets sensibles et vous avez même reçu des personnages qu'on appelle sulfureux en tout cas pour le grand public. Je veux dire Dieu donné Alain Soral, vous avez fait des choses d'ailleurs des émissions passionnantes quoi qu'on pense d'eux. C'était un travail fabuleux, faramineux même avec trois une trilogie qui a sauté d'ailleurs he qui n'est plus à l'antenne. Effectivement, bah forcément, on sait bien pourquoi aujourd'hui. [rires] Forcément, mais oui, parce que j'ai eu cette liberté. Marcel ne connaissant pas le métier, je pense qu'il s'est reposé beaucoup sur nous.

1:08:19 Et du coup, j'ai voulu ouvrir très large en fait la ligne éditoriale et je me suis dit il faut y apporter faut y apporter le plus de sujets possibles qui puissent en même temps réunir les spectateurs mais finalement ces sujets qui semblent complètement opposés se rejoignent tu vois à un moment donné. Et donc, j'ai voulu faire ce lien, cette créer cette passerelle entre le monde géopolitique, le monde de la santé avec le monde du spirituel, de la spiritualité. Et pour le coup, je trouve que ça été que ça été bien perçu en tout cas, que ça été quand même une réussite. C'était un sacré paris, un sacré challenge mais ça été une vraie réussite. Et ensuite, on parlait tout à l'heure de la censure ou de l'autocensure.

1:09:16 Moi, je me suis jamais j'ai jamais refusé d'interviewer quelqu'un. Voilà, pour moi à chaque fois je le prenais comme un challenge et comme une manière aussi de découvrir la personne. C'est ce que j'explique d'ailleurs. Ce studio va enfin me manque déjà d'ailleurs parce que Oui, tu l'appelles le sanctuaire dans ton livre. Je trouve ça très joli. Et oui, parce qu'il s'est passé tellement de choses, tellement de choses. J'en ai reçu tellement des invités qui à chaque fois il y a quelque chose qui se passe. Qui se passe, c'est-à-dire même s'il y en a certains qui arrivent avec une petite appréhension, à la fin, il y a toujours quelque chose qui se passe. Et je à part les quelques trébuchements qui ont eu lieu dont je raconte les anecdotes, mais sinon à la fin ça été toujours des remerciements, des échanges tellement enrichissants.

1:10:16 donc il y a toujours eu et puis bah on le sent aussi dans le regard de la personne. Et donc c'est un petit cocon que j'ai amené dans ce studio avec aussi le décor qui a été défini par Rudy et qu'on a et qui a été après agencé par Marcel. On a c'était un petit cocon et donc on y a mis chacun d'une autre mais surtout moi parce que c'est moi qui recevait tu vois les invités qui les mettaient à l'aise qui les et c'était ouais c'était une formidable un de formidables moments. Mais pour revenir sur les sur le sur les personnages sulfureux, tu vois, et je le dis et je continuerai vraiment sur ce sur cette voie, c'est que pour moi, on peut interroger tout le monde, quelle que soit la personne, même la pire, enfin la pire des personnes, celle que peut-être les médias de masse nous diront que c'est la pire des personnes, tu vois.

1:11:19 pour moi, c'est ça le métier de journaliste, c'est d'aller rencontrer un maximum de gens, leur donner la parole, leur poser les questions aussi, tu vois. Et moi, j'adorerais interviewer Emmanuel Macron, mais bien sûr que ça ça peut pas se faire parce que on le voit bien là, il est en train de faire la tournée des lecteurs du de la Dêche du Midi. Je crois que c'était ça. Et là, hier c'était la Voix du Nord si je dis pas de bêtises. oui, mais nous on n'est pas convié. Pourquoi on n'est pas convié? Nous aussi, on aimerait vous poser quelques questions et de vraies questions et parler des vrais problèmes des Français et pas de cette espèce de lubi d'envoyer les Français à la guerre. Mais ça ça se fera pas parce qu'on n'est pas dans un pays démocratique et on n'est certainement pas en pleine liberté d'expression. Donc moi déjà, je veux remercier tous les gens qui se prêtent au jeu des interviews parce que j'ai essuyé beaucoup de refus beaucoup de refus et notamment dans le dans le milieu politique, je me permets de le dire où les gens soit vous répondent pas, soit ils vous répondent à un moment et vous répondent plus ensuite ou où il y a des refus.

1:12:36 Donc moi, je salue, tu vois, des gens comme Dieu Don qui est venu, malgré son bracelet électronique, il est venu en plateau faire cette interview, il m'a fait confiance. Je salue Alain Soral qui à chaque fois et il est disponible pour toutes les interviews. C'est vrai, à chaque fois qu'on le sollicite et il dit oui, il rechine jamais. Donc quelque part bah on se dit bon bah c'est qu'il est ouvert au dialogue et ça c'est important de le souligner et j'en ai plein des invités qui à chaque fois que je les sollicite répondent tout de suite OK et tu fais des oui des anecdotes en tout cas eux ne font pas partie des gens qui t'ont manqué de respect je veux dire en studio. Ça c'est un comportement que tu notes et quand les caméras sont éteintes effectivement ça ça nous donne beaucoup d'informations sur les personnalités qu'on peut recevoir.

1:13:35 Je voulais faire un petit aparté sur l'opposition contrôlée. C'est quoi selon toi l'opposition contrôlée? Fantasme, vérité, factuel parfois. Ouais, je j'en je c'est vrai que j'en parle j'en parle à la fin. Je cite Stéphane Gaillet paix à son âme. je ne sais pas si elle existe ou pas. Pour moi, si on se focalise sur l'opposition contrôlée, c'est rentrer dans une espèce de paranoï. Et moi, j'aime pas les gens paranoïques. Je supporte pas ça. Je me dis, il faut faire confiance aux êtres humains. Après tout on a aussi une part d'intuition, donc on ressent aussi les choses. Et moi ce qui m'importe avant tout, avant de savoir, tu sais, si telle ou telle personne fait partie de tel ou tel réseau, si elle fait partie de la franc-maçonnerie ou pas, d'ailleurs, tu vois.

1:14:35 Ça m'intéresse pas vraiment en réalité, tu vois. Ça m'intéresse pas vraiment. Pourquoi? parce que si ça m'intéressait, ça entretient encore ce mythe, cette espèce de mythe qui tend à nous diviser. Et en réalité, on n pas besoin de ça. Et pour moi, je prends la personne telle qu'elle est avec ses bons points et ses et c'estes tu vois, c'est ses travers. Oui, parce qu'on en a tous des travers. Personne n'est parfait. Hm. Si je demande à l'autre d'être parfait, mais moi déjà je ne suis pas parfaite, alors pourquoi je devrais lui imposer ça? Non, on a tous le droit à l'erreur et puis on est tous différents, on réfléchit différemment aussi. Peut-être que pour les uns et là c'est pas pour défendre peut-être que pour les uns appartenir à tel parti politique ou appartenir à telle organisation au réseau, peut-être que cette personne elle trouve son équilibre et ça lui convient comme ça, mais ça l'empêche pas de faire de belles choses, tu vois, de réaliser de lutter pour la liberté d'expression, de d'avoir de beaux combats dans sa vie, tu vois. H et puis à contrario pour l'autre non, ça c'est il en est hors de question et c'est et c'est on est OK. On est moi je suis d'accord avec ça. Tu vois, j'ai C'est vrai que parmi la dissidence, alors tu m'ouvres peut-être la voix vers autre chose, mais on n'est pas si différent que les médias qu'on critique. Tu vois, parmi cette pseudodissidence, même si je n'aime pas ce terme, il y a beaucoup effectivement de gens qui se tire dans les pattes qui Mais en fait ça c'est pas ça qu'il faut faire. Même si on est différent, il faut arrêter en

1:16:27 fait, faut arrêter de parce qu'il y a les égos he qui prennent le dessus à chaque fois. Tu vois bien que c'est un problème d'ego. Bah si déjà chacun d'entre nous, tu vois, il disait son ego, "Bah écoute, là c'est bon, on va se calmer, d'accord? Là, on est dans une conversation où on est il y a pas d'enjeu, d'accord? Chacun va dérouler le fil de sa pensée, ce qui et puis on essaie d'avancer, même si on n'est pas d'accord, mais on essaie d'avancer et surtout de se respecter. Et là, pour moi, le point clé c'est le respect. Et je pense que bien souvent en fait les gens ne se respectent pas, se permettent des choses trop facilement. Hm. Après, il suffit juste de tu vois de discuter avec la personne. Et moi, j'ai pas de conflit avec les gens. Je je d'abord je n'aime pas les conflits. Je ne supporte pas. Après, si les gens ont des conflits avec moi, il y a pas de souci,. Moi, il suffit juste de venir m'en parler et moi je j'en parle, mais vraiment très honnêtement, je peux aussi dire des choses qui peuvent blesser, mais au moins j'aurais dit le fond de ma pensée, tu vois. Et puis après, on repart sur de bonnes bases. Pour moi, c'est comme ça que ça se règle, c'est d'être honnête en fait, honnête vis-à-vis de soi-même et honnête vis-à-vis des autres.

1:17:49 Très bien, un bon crédau. Pour terminer, que penses-tu de l'avenir du journalisme? Tu es optimiste? Ah, on va dire que je ne suis ni optimiste ni pessimiste. Hm. On n pas on n pas parlé des on a évoqué rapidement mais les journalistes citoyens h qui ont émergé alors bien avant le Covid he d'ailleurs. Oui, certains. Bah oui, ça date pas du Covid parce que ça été d'abord une demande de tous ces médias dominants, de tous ces journaux aussi de la presse écrite et tout où ils ont commencé, je sais plus, peut-être c'était dans les années 2010 2011 peut-être où ils ont commencé à dire aux spectateurs, à leurs lecteurs, surtout si vous êtes témoin d'un fait, de quelque chose, envoyez-nous vos vidéos, envoyez-nous votre témoignage. Donc c'est là en fait où ils ont contribué à la création du journaliste citoyen. Tu vois?

1:18:55 Absolument. C'est très intelligent parce que c'était une manière de contrôler encore une fois la l'information. C'était c'est vraiment très intelligent. Et puis petit à petit, il y a eu YouTube, il y a eu, tu vois, tous les réseaux sociaux qui ont commencé à émerger au-delà de Facebook,. et ça créé une espèce d'appétence de certainement des citoyens qui se sont dit "Ah mais moi aussi je vais contribuer à ça, je vais informer, je vais" et puis après l'explosion. Bah bien sûr que l'explosion elle a eu lieu pendant le pendant le Covid. Maintenant, pour revenir à ta question sur l'avenir du journalisme, je pense que le journaliste citoyen va prendre de plus en plus de place dans ce champ médiatique. En tout cas, pour moi, c'est c'est inévitable. même le journaliste ne le métier en tout cas est en train d'évoluer.

1:20:03 Alors, est-ce que c'est l'effondrement des médias de masse? Je n'y crois pas. H je n'y crois pas. Pour moi, tant que le pouvoir existera tel qu'on le connaît, ce ne sera pas l'effondrement des masses. Ils vont garder leur privilège. Ils vont garder cette force de frappe qui est incroyable et qui sert tellement leur leurs objectifs que c'est pas possible que ça s'effondre. Mais de l'autre côté nous on a un grand rôle à jouer et c'est là en fait que ça se passe. Alors peut-être qu'on le verra pas de notre vivant mais en tout cas on est en train de poser les bases d'un métier qui est en mouvement, d'un métier qui est en train de se réinventer, qui est en train de muter aussi. Et c'est important ce qu'on est en train de faire, ce qu'on est en train de construire, même si c'est difficile, mais peut-être qu'on aura deux mondes, tu vois.

1:21:04 Peut-être qu'on aura Alors, j'aime pas cette espèce de dicotomie. Je supporte pas ça, voir le bien et le mal. Mais c'est peut-être ce qui va ce qui va se passer,. C'est peut-être ce qui va se passer. et médiia, on vont devoir aussi apprendre à se réinventer pour contourner les nouveaux outils de censure qui peuvent être mis en place, qui soient législatif ou technique. Ça va être je ne sais pas vers quoi on va. Moi, j'ai quand même confiance, j'ai confiance en notre pouvoir. J'ai vraiment confiance en ça. J'ai confiance en ce qu'on peut-er, en ce qu'on peut créer ensemble aussi. même si ça va être difficile mais et je suis pas dans une utopie je suis vraiment pas dans une utopie parce que je vois je vois bien les difficultés auxquelles nous sommes confrontés mais il faut y croire. Je pense qu'il y aura un moment peut-être de bascule même s'il est minime.

1:22:08 Peut-être que ce moment de bascule va se faire. En tout cas, on ne peut plus continuer ainsi, ça c'est certain. Beaucoup nous annoncent le chaos. C'est probable. C'est probable. Nous sommes déjà dans un chaos, dans un chaos financier, dans un chaos politique, géopolitique, sociétal, psychologique. Bien sûr, nous sommes déjà dans ce chaos. Il faut juste ouvrir les yeux. Voilà, il faut le voir, il faut le regarder en face, faut pas être dans le déni. Mais c'est pas grave. C'est pas grave parce qu'on a les outils pour s'en sortir. On est suffisamment pour moi résilient pour s'en sortir. C'est pour ça que la peur dans laquelle on essaie de nous maintenir, c'est juste un subterfuge pour qu'on ne puisse plus bouger, pour qu'on ne puisse plus avancer, pour qu'on ne puisse pas trouver des solutions et réfléchir. Et si vous laissez tomber cette peur et vous dites "Non mais j'ai quand même un pouvoir, j'ai quand même une conscience, j'ai quand même un intellect qui fonctionne, donc qu'est-ce que je peux faire? Qu'est-ce que quel moyen je peux me donner et pas seul avec d'autres pour avancer?" Et pour moi, c'est vraiment le plus important.

1:23:25 Et c'est pour ça aussi peut-être que dans ma vie, j'ai fait des choix finalement où j'ai mis cette peur et Dieu seul sait que j'étais quand même une peureuse,. Voilà. Mais j'ai mis cette peur de côté pour me dire "Non, mais là, fais-toi confiance, vas-y, va au bout de ce que tu penses être juste, que ce soit dans ma vie perso ou dans ma vie professionnelle." et je regrette pas je regrette aucun de mes choix parce que à chaque fois que j'ai fait un choix et ça m'a ouvert de plus grandes portes et en plus l'univers ou Dieu comme vous voulez, moi je crois en Dieu mais vous apporte toujours une espèce de désynchronicité mais aussi vous voyez que le cheminement il se fait c'est avec le recul que vous regardez vous dites "Ah oui ça s'est fait comme ça? Bah oui, ça pouvait pas se faire autrement finalement." Voilà. Donc n'ayez plus peur. Osez, osez avancer.

1:24:21 Osez-vous réinventer. Quoi qu'il arrive, quel que soit l'avenir, osez vous dépasser, osez vous transcender. C'est ce qui nous fera gagner bah à la fois du temps et c'est ce qui nous fera gagner face à cette adversité, face à cette malversité, face à ces malversation pardon, face à face à toute à tout ce monde et cette nouvelle ordre mondial parce qu'il faut le dire quand même qui veut nous être imposé. Voilà, moi je pense qu'on a les outils pour eux. Alors, ma toute dernière question porte sur la naissance de Kate TV. Est-ce que tu nous parlais de tu peux nous parler en deux trois mots de la naissance, de son actualité, de son avenir. Voilà, allez tous sur Kate TV et je mettrai le descriptif en descriptif, je mettrai le lien bien sûr.

1:25:16 Merci, merci Stéphanie. Merci beaucoup. bah Kate TV, elle est née au mois de juin un peu elle est arrivée comme un cheveux sur la soupe en fait. C'est un peu marrant parce que je n'avais pas du tout l'intention de créer ma chaîne, mais finalement, elle est arrivée dans une espèce de synchronicité. Et je raconte, Marcel m'avait dit "Tu serais bête de pas créer ta chaîne." Bah écoute, c'était quelques semaines avant. Bah écoute, c'est resté dans ma tête et je l'ai créé. Je l'ai créé sans trop y croire. D'ailleurs, je me suis dit ça peut faire Oui, ça peut faire, tu sais, une chaîne de secours dans mon au départ. C'était ça mon intention. Et donc quand je la crée, je la lance et très vite, j'ai vu que les gens étaient au rendez-vous, que les invités aussi m'ont suivi et c'est bien parce que finalement, j'y ai retrouvé encore plus de liberté.

1:26:21 Alors, j'avais déjà la liberté sur le média en 442. Hm. Mais je me suis aperçu, malgré moi, vous voyez, des fois quand on est dans le déni, c'est pas très bon, que ce projet-là en fait ne m'appartenait pas. Le média en 4K2 ne m'appartient pas. C'est ce que je raconte dans le livre, que je ne fais pas partie des statuts, que je rien ne m'appartient. Et je me suis dit "Oui, mais alors rien ne m'appartient." Alors, c'est bien d'être altruiste mais pas jusqu'à un certain point. Hm. Et voilà comment est né Kate TV dans un espèce de dans une espèce de challenge supplémentaire et là aujourd'hui, elle compte donc je sais pas, ça fait 5 mois peut-être, elle compte 14200 abonnés. J'en suis très contente parce que les gens la suivent de plus en plus. Voilà. et je recrée bien sûr que je recrée ce que j'ai amené sur le média en 442 parce que ça personne ne pourra me l'enlever. la ligne éditoriale de la chaîne YouTube c'est moi qui l'ai amené sur le média en 442. Donc du coup je reprends en fait ce que je sais faire de mieux sur ma chaîne. Donc j'y suis pas encore parce qu'en plus c'est beaucoup de boulot toute seule. je me retrouve voilà parce qu'il y a tout le travail en amont puis il y a le travail de l'interview puis après il y a toute la postre prod le montage, il faut préparer les vignettes, il faut s'astreindre à un espèce de calendrier et puis à côté aussi j'ai d'autres choses. Je ne fais pas je ne m'occupe pas que de la chaîne YouTube parce que bah bien sûr il y a la promotion de ce livre et puis j'ai d'autres projets que j'essaie de développer aussi en parallèle. Donc

1:28:11 c'est pas évident. On fait pas des journées de 7 ou 8h, ça c'est certain, mais en même temps, j'aime tellement ça et j'espère que je j'irai le plus loin possible avec ce projet qui va certainement aussi muter, qui certainement parce que là c'est le début. je me lance aussi dans des directs, j'en ai déjà fait deux. là le dimanche 23 novembre, on en fait un sur les sorties de banque, sur comment apporter des solutions aux citoyens pour sortir des banques et on va parler de crypto, on va parler de peut-être comment dire investir son argent dans des projets qui ont du sens. On va aborder plein de sujets avec des gens qui maîtrisent le sujet. Et le 7 décembre, je refais un direct sur le voyage astral. Donc là, j'aurai des voyageurs dont Marc Auurn, c'est le plus connu avec Borveau et deux femmes qui vont témoigner. C'est la première fois que je fais témoigner des femmes. Donc on y croit, on n'y croit pas. Moi, j'ai quand même rencontré une journaliste qui a réussi à sortir de son corps. Donc bon, moi j'y suis pas arrivée encore. Mais en tout cas, c'est un sujet qui passionne, qui intrigue aussi.

1:29:35 Donc voilà. Donc il y a plein en réalité, il y a plein de projets. Tu sais, moi je dis les idées, c'est pas les idées qui manquent. Les idées, il y en a plein. Il y en a plein. Après, il faut juste pouvoir les réaliser. Il faut aussi canaliser tout ça, toute cette énergie, tout. Et puis voilà. Moi, je suis très heureuse de me lancer seule, même si j'ai Rudy qui m'accompagne de temps en temps. Je suis très heureuse de me lancer. Je suis très heureuse aussi de collaborer, tu vois, avec vous tous de pouvoir parce qu'il y a aussi d'autres choses qui vont qui vont se faire et c'est bien qu'il y ait des synergies qui se mettent en place. tu vois, tu m'invites et c'est hyper enfin moi j'apprécie mais vraiment beaucoup donc que que tu me fasse cet honneur là parce que c'est un honneur d'être sur ta chaîne. Donc merci Stéphanie et puis surtout j'insiste aussi sur le fait que l'image qu'on a donné le 8 novembre en conférence, c'est la réelle image de qui on est tous ensemble. On ne on ne triche pas, on n' pas triché, on vous a pas montré une facette de nous qui n'est pas celle-ci. on est réellement comme ça dans la vie en dehors et moi vraiment ça me fait vraiment chaud au cœur qu'on puisse tu vois se souder, être soudé entre nous et qu'on garde aussi notre différence. Donc merci pour tout ça Stéphanie.

1:31:09 Un grand merci à toi. Effectivement à Vierzon, chacun a pu dire ce qu'il voulait. c'était relativement improvisé, pas préparé. oui, c'était très spontané. Et pour conclure, je dirais que tu es un esprit curieux et ça me donne une idée de slogan pour les médias indépendants parce que souvent ça les définit assez bien. Je dirais la curiosité n'est pas un vilain défaut et c'est plutôt un slogan qui va comme un gant aux médias indépendants. Voilà. Donc je te remercie pour de m'avoir fait l'honneur sans référence à Thibo l'honneur mais de m'avoir fait l'honneur en tout cas de venir sur Tribune Libre. Je te remercie beaucoup Kate et Kate TV. Prochain rendez-vous tu peux le donner. Merci à toi Stéphanie. Prochain rendez-vous, c'est le dimanche 23 novembre en direct à 21h pour une émission spéciale autour des sorties de banque et puis bah il y a plein de plein d'interviews qui arrivent donc les mardis et les vendredis et un autre direct donc le 7 décembre autour du voyage astral. Ça à mon avis va durer très longtemps ce direct là avec Marco Burn Borau entre autres. Et puis bah voilà, la meilleure manière aussi de me soutenir, c'est d'acheter mon livre qui est disponible sur Amazon. et puis j'ai aussi une rencontre dédicace le samedi 29 novembre à la librairie Logos sur Paris. donc voilà, c'est la meilleure manière de me soutenir. Je viens d'ouvrir aussi un tipi. Donc voilà, je tous les dons sont les bienvenus, même et même les petits et surtout les petits. Voilà, c'est donc merci à tous. Merci Voilà, merci de continuer de nous faire confiance surtout. Voilà, c'est important.

1:33:00 Merci à toi Kate. Merci Stéphanie.

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