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Marion Sigaut raconte le siège et le massacre de Lyon pendant la Révolution française
L'historienne Marion Sigaut revient sur le sort de Lyon entre 1789 et 1793, de la montée des clubs jacobins au siège de la ville par les armées de la Convention. Elle détaille, sources à l'appui selon elle, les massacres, les démolitions et la famine qui ont réduit la population lyonnaise de 150000 à 80000 habitants.
Ce dont il est question
Résumé établi depuis l'enregistrementMarion Sigaut, autrice de la collection Réhistoire, se définit d'emblée comme « femme française, catholique et patriote » et récuse la fiche Wikipédia qui lui est consacrée, qu'elle juge diffamatoire. Elle pose une distinction méthodologique entre opinion et information sourcée, qui structure selon elle tout son travail d'historienne.
Elle retrace la situation de Lyon à la veille de 1789 : ville de 150000 habitants marquée par une crise industrielle liée au traité de libre-échange avec l'Angleterre (1786), puis par la montée des clubs et sociétés de pensée, en particulier le club des Jacobins fondé par Roland de la Platière. Elle décrit la figure de Joseph Chalier, orateur radical inspiré selon elle du programme de Jean-Paul Marat, qui prend progressivement le contrôle de la municipalité lyonnaise à partir de 1790, avec l'appui de la Constitution civile du clergé qui, selon elle, met le feu aux poudres en soumettant l'Église à l'État.
Sigaut détaille ensuite la persécution religieuse, les violences contre les catholiques (dont l'épisode du massacre de femmes à la sortie de la messe de Pâques 1791), les massacres de septembre 1792 arrivés de Paris jusqu'à Lyon, puis l'épisode Chalier : ses tentatives de coup de force, la levée d'un impôt forcé de 6 millions de livres sur les « riches », la constitution d'une armée révolutionnaire, jusqu'à son arrestation et son exécution le 16 juillet 1793 après l'insurrection lyonnaise du 29 mai.
Le récit se concentre longuement sur le siège de Lyon à partir d'août 1793, mené par les armées de la Convention sous les ordres de Kellermann, avec un bombardement massif (44000 boulets, des centaines de bombes) qui dure environ 40 jours, jusqu'à la capitulation du 8 octobre. Elle décrit ensuite la répression organisée par Fouché et Collot d'Herbois : exécutions de masse, fusillades au canon et à la mitraille, démolitions systématiques des maisons de la place Bellecour, décret rebaptisant la ville « Ville-Affranchie » et effaçant son nom. Selon elle, 17000 exécutions au total sont à déplorer, et la population lyonnaise passe de 150000 à moins de 80000 habitants entre morts et exode.
En fin d'entretien, Sigaut relie cette histoire à des enjeux contemporains : le rôle de la dette dans l'effondrement de la monarchie, qu'elle compare aux politiques actuelles de dette publique, la distinction qu'elle établit entre patriotisme et nationalisme, et son rapport contesté avec Wikipédia et certains mouvements politiques comme Égalité et Réconciliation ou Debout la France.
Points abordés
- La crise industrielle de 1787, liée à un accord de libre-échange avec l'Angleterre, aurait fragilisé l'économie lyonnaise avant la Révolution.
- Les clubs et sociétés de pensée, en particulier le club des Jacobins fondé par Roland de la Platière, auraient pris le contrôle de la vie politique lyonnaise dès 1790.
- La Constitution civile du clergé de 1790, en soumettant l'Église à l'État, aurait déclenché une persécution religieuse violente à Lyon.
- Joseph Chalier, figure centrale du récit, aurait appliqué à Lyon un programme inspiré de Jean-Paul Marat prônant les exécutions populaires.
- L'insurrection lyonnaise du 29 mai 1793 aurait uni Girondins et royalistes contre la tyrannie de Chalier, exécuté le 16 juillet 1793.
- Le siège de Lyon par les armées de la Convention à partir d'août 1793 aurait causé un bombardement massif de la ville pendant environ 40 jours.
- La répression menée par Fouché et Collot d'Herbois après la capitulation aurait fait environ 17000 exécutions, selon les sources citées par l'invitée.
- La population lyonnaise serait passée de 150000 à moins de 80000 habitants entre morts et exode.
- L'invitée établit un parallèle entre la dette de l'Ancien Régime, qu'elle juge organisée, et les politiques de dette contemporaines.
- Elle distingue patriotisme et nationalisme, et revient sur sa relation avec Wikipédia et divers mouvements politiques.
Ce résumé est établi à partir de la transcription intégrale de l'entretien, puis relu par la rédaction avant publication. Il ne remplace pas l'écoute : les nuances, les hésitations et les réserves de l'invité sont dans l'enregistrement.
« Qu'est-ce que c'est qu'un aristocrate ? Vous croyez que c'est un noble ? Non, un aristocrate, c'est quiconque n'est pas d'accord avec eux. »
« C'est-à-dire qu'on revendique d'éradiquer 90 % de la population lyonnaise. »
« Lyon fit la guerre à la liberté. Lyon n'est plus. »
« Qu'est-ce qui a fait sombrer l'ancien régime ? C'est la dette. Qu'est-ce qui a perdu la royauté ? C'est la dette. »
Sujets
Transcription intégrale
17 599 mots
Établie à partir des sous-titres de la vidéo, sans relecture. Les hésitations et les répétitions de la machine ont été retirées, rien d'autre. Cliquez un horaire pour entendre le passage.
0:00 Courrier de Lyon. C'est un journal sans abonnés à la solde des clubistes lyonnais qui par la longueur de colonne je cite "déventrer et de livrer les cadavres au corbeaux de mettre leur boyau en bandoulière et de boire dans le crâne évicéré des aristocrates. Alors qu'est-ce que c'est qu'un aristocrate? Vous croyez que c'est un noble? Non. Un aristocrate c'est quiconque n'est pas d'accord avec eux. Bonjour Marion Sigot. Je suis ravi de vous accueillir sur Tribune Libre en ce jeudi 22 janvier. Bienvenue. Bonjour Stéphanie. Bonjour tout le monde. Alors pour introduire cette émission qui va parler de l'horreur et la barbarie qui s'est déroulée à partir de on va dire 1789, date bien célèbre à Lyon et les années qu'on suivi sous des prétextes divers, nous allons en parler juste après ce texte que je souhaitais lire à l'écran pour introduire cette émission. Vous verrez, ça va certainement vous évoquer des choses chers Marion. Alors, c'est parti. C'est un texte d'Ana Arent.
1:08 L'objectif n'est pas la croyance, c'est la confusion, c'est l'épuisement. C'est submerger les individus sous des affirmations contradictoires des mensonges et des contre-mensonges jusqu'à ce qu'il renonce à chercher ce qui est réel. Quand on ne peut plus distinguer le vrai du faux, on ne peut plus distinguer le bien du mal. Et à ce moment-là, on devient facile à contrôler, non pas parce qu'on a été convaincu, mais parce qu'on a cessé de penser par soi-même. Arent avait compris quelque chose d'essentiel. L'éducation totalitaire ne vise pas l'endoctrinement, mais bien la destruction de toute capacité à former des convictions. Si les gens ne croient plus en rien, ils ne questionnent plus rien et ne font confiance à rien. Ils ne résisteront à rien. Ils dériveront engourdis et passifs tandis que le monde autour d'eux s'assombrit. Dans son essai ultérieur, vérité et politique en 1967, Harent analyse la manière dont le mensonge fonctionne dans les systèmes politiques. Elle montre que le mensonge permanent ne propage pas seulement des faussetés, il érode l'idée même de vérité. Quand tout est contesté, quand chaque fait est traité comme partisan, quand la réalité devient une opinion, alors la vérité perd toute force. Et quand la vérité n'a plus de force, la justice, la morale et la dignité humaine s'effondrent avec elle. Harent a vu cela se produire dans l'Allemagne des années 1930. Les nazis ne se contentaient pas de mentir. Il créait un climat où le mensonge était si constant que les gens ont cessé de se soucier de ce qui était vrai. Ils sont devenus cyniques, détachés, insensibles. Et dans cette insensibilité, l'horreur est devenue possible. Elle n'écrivait pas pour accuser mais pour avertir. Cela peut arriver partout à n'importe qui. Cela commence non par la violence mais par la lente destruction de notre capacité à
3:00 distinguer la réalité de l'affliction. Que faire alors? Pour Anna Arent, la réponse tenait en un seul mot: penser pas seulement consommer de l'information mais l'examiner attentivement, activement questionner, réfléchir, confronter les points de vue, refuser les réponses faciles. Elle écrivait aussi "Le révolutionnaire le plus radical devient conservateur le lendemain de la révolution. Autrement dit, dès que nous cessons de penser de manière critique, même face à des idées que nous partageons, nous avons déjà perdu. Le totalitarisme n'arrive pas d'abord avec des chars et des bottes. Il commence en silence dans l'érosion progressive de notre capacité à savoir ce qui est réel. Il prospère dans le cynisme, la fatigue et la résignation. Tous les politiciens mentent. On ne peut faire confiance à personne. De toute façon, on ne sait plus ce qui est vrai.
3:57 C'est précisément cette résignation qu'Ana Arent nous demandait de refuser. Elle est morte en 1975 mais son avertissement demeure. Protège ta capacité de penser, exige des preuves, distingue les faits des opinions. Ne laisse pas le flot de mensonge te faire renoncer à la vérité. Car le jour où tu cesses de te soucier de ce qui est vrai, tu as déjà perdu tout ce qui compte. Merci à vous pour votre attention. Bienvenue Marion Sigo qui est amoureuse de la recherche de la vérité et de la remise en question de l'histoire. Vous avez même écrit un livre qui s'appelle Réhistoire. Bienvenue la parole. C'est pas un livre c'est une collection. C'est une collection. C'est la collection des livres que j'ai dont j'ai récupéré les droits récemment. et que et de mes livres nouveaux, je les ai rassemblé sous une bannière qui s'appelle Réhistoire pour tous dans laquelle j'espère amener de des partenariats enfin apporter des partenariats et donc c'est réoire pour tous. C'est la bannière sur laquelle je publie désormais en autoédition par l'excellente maison au nom imprononçable Book édition. The Book édition et voilà, c'est le effectivement la recherche passionnée de la vérité.
5:18 Alors, je un mot je ne connaissais pas ce texte. Bon, j'en connaissais la substance mais je ne le connaissais pas sous forme de texte. C'est somptueusement beau, c'est somptueusement vrai. Merci, merci de commencer cette émission par cette citation absolument époustouflante. Voilà, on est bien d'accord. en parlant de recherche de la vérité, je voulais quand même aussi citer cette fausse encyclopédie qui est devenue un instrument de propagande Wikipédia qui vous habille également pour l'hiver puisque c'est souvent le cas des invités qui arrivent ici qui s'expriment ici. êtes-vous d'extrême droite? Alors je suis une femme française, catholique et patriote. Moi seul et le droit de me définir. Je ne suis rien d'autre. rien d'autre que je ne puisse définir moi-même. Donc je n'ai jamais appartenu à l'extrême droite. J'ai appartenu à l'extrême gauche. Je le je le reconnais. C'est pas ce que j'ai fait de mieux dans ma vie mais je le reconnais. Je n'ai appartenu à jamais appartenu à l'extrême droite et je ne suis pas autre chose que ce que je viens de définir. Alors pour Wikipédia, Wikipédia est une agence de propagande absolument mortifère et abominable. Il n'y a aucune information me concernant dans la dans ma fiche Wikipédia. C'est-à-dire que si vous voulez savoir ce que je suis, ce que je pense, c'est auprès de ce que je dis et de ce que je fais qu'il faut aller chercher et pas auprès de cette agence de diffamation qui est absolument impossible à arrêter. Il n'y a aucun moyen d'arrêter d'empêcher les horreurs débitées par Wikipédia. Donc si vous voulez savoir ce que je suis, c'est à moi que vous demandez et laissez tomber cette horreur. D'ailleurs, quelqu'un qui essaie de me de m'interviewer après à part avoir regardé ma fiche Wikipédia, je le repère tout de suite. C'est enfin bon, peu importe, peu importe. Bien sûr, j'imagine que il y a des infos qui sont vraies et
7:09 disséminées au milieu de ces sévérités dans votre de votre parcours, il y a des mensonge. Alors, pour savoir c'est quoi la différence? C'est quoi la différence entre une opinion et une information? une opinion et une information, c'est clair. Il y a il y a une définition, je l'ai apprise quand j'ai appris à faire de la à faire du de journalisme. J'ai suivi une école deux ailleurs d'ailleurs deux écoles de journalistes. Donc la différence entre une opinion et une information c'est la même chose en histoire. L'information elle est sourcée. L'opinion c'est ce que dit celui qui parle. C'estàdire si je dis Lyon a été la ville de Lyon a subi un martyre abominable pendant la révolution, c'est l'opinion de Marian Sigot. Si je vous dis je vais vous donner des informations tiré des anales historiques de la Révolution française dans le numéro de juillet-septembre 1996. Voilà. Et le signataire de la de cette étude s'appelle Bruno Benoît et il a tiré ses informations du de du travail d'un prêtre qui s'appelait Killon de Noléon et qui a publié en 1797.
8:11 Là, je vous donne une information. Absolument. Et bien, ça tombe bien, transition toute trouvée. Nous allons aller à Lyon aux alentours de 1789, date bien connue en France. Oui. pour parler de cette barbarie qui s'est déroulée de manière presque légalisée avec une violence inouie et une instauration, on va dire de force au chuspied de ce qu'on appelle la République par les globistes, les clubistes jacobins qui sont des francs-maçons. Donc comment tout cela a commencé en fait? Parce que Lyon c'est le bah c'est le pays de la soie entre autres et la révolution industrielle entre autres choses. Alors pour situer Lyon en 1789, on va dire que c'est une ville de 150000 habitants, faubourg compris. Et en 1789, la l'économie lyonnaise a pati de la crise industrielle de 17878. Alors la crise industrielle c'est quoi? C'est à la fin de la guerre d'Amérique, le il y a eu un accord passé entre la France et l'Angleterre, un accord passé par qui a été un accord qui a été comment dirais-je, qui a étélaboré par un très libéral et très encyclopédiste du Pont de Nemour. un accord tout à fait dans l'esprit des lumières, un accord de libre échange. Et la France a vu arriver de façon absolument cataclysmique une quantité de produits industriels fabriqués à bas prix en Angleterre parce que l'Angleterre faisait travailler les enfants à partir de enfin je veux dire à l'âge tendre et ne respectait plus aucune règle corporative. Donc les produits à bas prix d'ailleurs de mauvaise qualité he quoi qu'on ait dit les partisans de cet accord, les produits de mauvaise qualité mais à bas prix se sont abattus sur la France et ont créé un chômage absolument épouvantable. épouvantable. Donc c'était
10:02 le l'accord a été signé plus tôt, mais en 87-8, c'est là que la foudre s'est abattue sur la France et que l'économie toute l'économie parallèle à l'économie habituelle s'est effondré. Je l'appelle l'économie parallèle par exemple dans beaucoup de villages où où la la crise agricole s'évissait depuis quelques années. Les gens avaient beaucoup de il y avait beaucoup de familles qui faisaient des petits travaux pour compléter leur revenus et tout ça ça s'est effondré. il y avait plus moyen. Ça été absolument une horreur. Une horreur. Donc Lyon a parti de la de la crise industrielle de 1787 et donc il y avait une espèce d'instabilité sociale chronique, mais ça c'était un peu partout en France dû à la vie chère. Donc dans toute la province, alors la province c'était il y avait pas véritablement de ce qu'on appelle des gentils hommes, des gentils hommes. C'est-à-dire que la noblesse locale c'était en fait de la bourgeoisie à noblie et il y avait pas beaucoup en à Lyon de noblesse de nobles qu'on appelle d'épée. Alors Lyon était une ville qui était riche de sa soie et de son commerce et l'administration municipale avait été confiée à un prévau des marchands assissé de quatre échevins et de 12 consules. Donc ça c'était la façon de fonctionner des communes de l'ancien régime. Donc les députés du tiers à Lyon étaient banquiers négociant avocat et médecin. Voilà ce que c'était que le que Lyon à la veille de la révolution et au début de la révolution. Alors donc dès 1790, on sent à Lyon l'influence des clubs et la violence verbale. Alors les clubs, c'est ce qu'on appelle les sociétés. Je renvoie pour ça non pas à ce à ce Killon de Moléon mais à un historien de la du à cheval sur le 19e et le 20e siècle qui est l'excellent Augustin Cochin qui a étudié l'influence des clubs. sous l'ancien régime. L'influence ce qui faisait tourner la société c'était les
11:52 gens qui travaillaient, les gens qui étaient les qui travaillaient. Et à partir de la révolution des lumières, l'influence vient des gens qui parlent et ils parlent dans des dans des clubs. C'est le c'est la montée de la franc-maçonnerie, c'est la montée de ce qu'on appelle la libre pensée. Donc je vous renvoie à l'excellent travail d'Augustin Cochin. Alors c'est copié Augustin Cochin, ça ne se lit pas comme un roman, mais c'est très très bien étudié. Donc voilà, le tiers état à à le tiers état à Lyon, il ne faut pas s'imaginer que c'est des petits ouvriers et les et les paysans alentour. Les députés du tiers sont banquiers, négociants, avocats, médecins, c'est-à-dire ce sont des gens qui sont tout à fait à l'aise. Alors, il y a à un lyonnais qui va devenir ministre, c'est Roland de la Platière. C'est lui qui a fondé le club des Jacobins et il publie le courrier de Lyon. Il montera à Paris, il deviendra ministre. Alors, il a publié sans rire à l'Améie de Lyon un mémoire suggérant de recycler l'huile et le phosphore tiré des cadavres humain à des fins industriel.
12:56 On frémit d'horreur. On frémit d'horreur, c'est-à-dire utiliser le corps humain à des fins industriels. Et il a fait des émules,. Bon, on en reparlera un autre jour éventuellement, mais il a fait des émules. Il a épousé la fille d'un maître Graveur parisien qui sera la future Égéie des Girondins. Elle sera madame Roland. Voilà. Alors, il a créé en août 1790 la société populaire des amis de la Constitution implantée dans les 32 sections urbaines de Lyon et dans les quatre sections des faubourgs. Chaque société populaire de section délègue des représentants au club central. C'est le maillage des sociétés de pensées. Ces gens-là correspondent les uns avec les autres et c'est eux qui vont tenir toute la société, tout ce qui se publie, tout ce qui se dit, tout ce qui s'aimait dans la ville de Lyon va passer par ces clubs. La ville était secouée de violentes émeutes qui mettaient aux prises des milices populaires et le commandant militaire de la place, Hbert Colomè. Alors, les milices populaires et bien ce sont les gens qui obéissent au club. Ce sont les gens affiliés au club.
13:54 Alors ce le commandant militaire, il dépend du roi encore en 1790, il a été obligé de partir de Lyon et il a écrit "J'ai fait jusqu'à présent des efforts pour maintenir la tranquillité publique. Je n'ai voulu que le bien de mes concitoyens et c'est par le même sentiment que j'ai cru qu'il était de mon devoir de démissionner de mon poste puisse-elle satisfaire mes concitoyens et contribuer à assurer la paix dans ma patrie." C'est-à-dire qu'il y a une instabilité entretenue par les clubs qui fait que un commandant militaire dit "Je peux pas, je peux pas, c'est pas possible. Je peux pas donner des ordres qui vont systématiquement être contredits par des par des gens qui crient de plus en plus fort. Donc en fait, il n'y a plus d'autorité. Ce sont les clubs et les émetiers qui font la loi. Comment peut-on vivre dans une ville où les clubs qui ne racontent pas à tout le monde ce qu'ils font, il ils racontent leurs conclusions mais pas leur débat et il dirigent des émettiers qui font la loi? C'est ça devient absolument insupportable. Donc vous avez un foisonnement de club à tous les carrefours et au milieu de ces clubs émerge un certain chalier qui est un excellent orateur et qui aime à faire monter le niveau de violence verbale. La violence verbale est permanente.
15:01 Elle est permanente. Joseph Chalier. Oui. Fall Chalier. Oui. Chalier. Joseph. He c'est ça. Voilà. Voilà. Voilà. D'accord. Donc pourtant à Lyon, on aime à croire en la concorde et le 30 mai 1790, 50000 hommes à genou béni par le clerger jure ensemble la fidélité au roi et à la nation. C'est-à-dire que la révolution pour au moins 50000 personnes, ça n'est ça n'est pas compatible avec la fidélité au roi et la fidélité à la à la religion puisqu'ils se font bénir et à la nation. Donc on voit que Lyon n'est pas a priori opposé à la révolution mais dans un dans un certain cadre qui respecte le clerger, respecte le roi et inclut la nation dans sa fidélité. Alors on recommence le 14 juillet pour faire pendant à la fête à la grande fête de la Fédération à Paris. Le 14 juillet c'est pas la l'anniversaire de la prise de la baste. C'est l'anniversaire de la du premier anniversaire. C'est la commémoration du premier anniversaire de la prise de la Bastie. C'estàd la grande fête de la Fédération à Paris où ont défilé toutes les gardes les gardes nationales. Enfin voilà. Donc on a dressé un hôtel de la patrie à la place Bellecour et la place Bellecourt s'appelait la place Louis Grand à l'époque. Louis Grand c'est Louis XIV. Et des violences vont encore secouer la ville dans le mois mais elles se calmeront.
16:22 C'est-à-dire qu'il y a véritablement de la part de Lyon une désir de participer à la révolution dans les meilleures conditions possibles et dans les conditions de Concorde. Voilà. Donc la constitution civile du clerger va mettre le feu au poudre. La constitution civile du clerger, c'est ce qui arrive en 1790, c'est la soumission de l'église à l'État et ça va devenir la source de nouvelles violences qui iront jusqu'au génocide. Alors, la constitution civile du clerger, c'est pas qu'on demande au clerger d'obéir à la loi parce que tout le monde est tenu d'obéir à la loi. C'est qu'on demande au clerger de cesser d'obéir à l'église pour obéir à la Constitution. Le clerger n'a pas à obéir à la Constitution en tant que clerger. En tant que citoyen, oui, en tant que clerger, non. Le clerger est soumis à l'église. À partir du moment où on veut soumettre l'église à l'État, on fait une véritable révolution que en son âme et conscience, tout prêtre digne de ce nom ne peut que refuser. Donc on demande au prêtre de prêter serment à la Constitution qui à la constitution civile du clé, il refuse et c'est ça qui va déclencher la persécution religieuse.
17:27 Ça va être une abomination. En décembre 1790, le médecin Louis Vit, président du club des Jacobins, est porté à la mairie. Président du club des Jaccomins, vous avez compris, c'est un francmaçon. Donc il appartient au club. Tous ces gens-là leur petites affaires porteclause. Il est porté à la mairie. Alors il siège également Chalier. Chalier a 43 ans à ce moment-là et va commencer une persécution religieuse de saisie des biens divers dans les monastères. Alors, on a besoin d'argent et on va se servir dans le monastères puisque le l'église est maintenant soumis à l'État. L'État a besoin d'argent, on va le chercher. Attendez, pourquoi gêner? C'est vraiment c'est des gangsters c'est vraiment des gangsters. La mairie supprime les maîtrises et les remplace par la patente. Ça veut dire quoi? La mairie supprime les maîtrises. Bon, ça c'est le grand la grande affaire de la de la révolution, c'est la suppression des corporations. Les corporations, ce sont les organisations de métiers qui prennent en charge non seulement la qualité du travail, mais également la qualité de vie du travailleur. Les maîtrises ont été supprimées, on les remplace par la patente, c'est-à-dire avant pour pouvoir travailler, vous entriez dans une corporation, maintenant vous n'avez plus droit à une corporation, mais vous êtes obligé de payer une patente, c'est-à-dire un impôt, pour pouvoir travailler. La protection ouvrière est remplacée par un impôt et les la vie ouvrière sans la protection ouvrière, ça va rapidement devenir l'horreur. Et ça, on a eu tout le 10e siècle pour s'en rendre compte. Donc des violences affreuses sont commises dans les châteaux autour de la ville. Les clubs font ce qu'ils veulent. Ils lâchent des sbirs qui vont commettre des atrocités et tout va bien. Personne ne réagit au niveau des autorités. Les autorités laissent faire. Alors, les clubistes de Lyon diffusent des feuilles qui rivalisent de violence. Alors, écoutez ce qui écrit le courrier de Lyon. C'est un journal sans abonnés à la solde des clubistes lyonnais qui parle la longueur de colonne, je cite, d'éventrer et de livrer les cadavres au corbeau, de mettre leur boyau en bandoulière et de boire dans le crâne évicéré des
19:18 aristocrates. Alors, qu'est-ce que c'est qu'un aristocrate? Vous croyez que c'est un noble? Non, un aristocrate, c'est quiconque n'est pas d'accord avec eux. Ça c'est ça ça suffit comme définition. Je continue la situation la citation. Il faut du sang à la régénération politique de la nation. Ces gens-là veulent régénérer la nation. Qui c'est qui leur a demandé? Enfin bref, il faut des cadavres à l'arbre de la liberté car il convient de noyer dans le sang des aristocrates le souvenir d'un esclavage de 13 siècles. La royauté, c'est un esclavage. 13 siècles de royauté pour ces gens-là, c'est 13 siècles d'esclavage. Car l'arbre de la liberté doit nécessairement jeter ses racines dans les cadavres des ennemis de la liberté. Courage donc, frère, serrez vos rangs, étouffez dans vos cœurs le germe de toutes les divisions. Les temps sont proches. Ralliez-vous dans une seule et même pensée, sous un seul et même cri, mort au tyran. Aux armes, frères. Les ennemis sont à nos portes, aux armes. Massacrons tous les ennemis de la liberté. Les ennemis de la liberté. Voilà ce qui se diffuse dans les clubs à Lyon en 1790.
20:17 Et le roi à ce moment-là n'a plus prise sur ce qui se passe à Lyon. C'est terminé. Terminé. C'est terminé. C'est terminé. On est encore en 1791 prisonnier à Paris. Louis XV envisage un temps de se retirer à Lyon qu'il considérait comme fidèle. Il voulait y transférer sa capitale parce que la capitale de Paris était tombée le 14 juillet entre les mains de de Enfin bref, et il avait envisagé un temps de d'aller à Lyon. Mais la préparation minutieuse du projet, la fille est ventée et il a dû l'abandonner. C'est là qu'il est parti à Varen à la place et qu'il s'est fait rattraper. Alors, il est pas parti à Varen pour passer à l'étranger, il est parti à Varen pour retrouver ses troupes fidèles. À Lyon, le conseil municipal retire le portrait du roi de la salle de conseil. Bon voilà, il y avait le roi et il le retire. L'humiliation publique des catholiques, les moqueries, les brutalités sont quotidiennes et mon courantes. On va harceler les catholiques. C'est qui les catholiques? Mais c'est le peuple. C'est tout le monde. Les catholiques, c'est tout le monde. C'est dire que ces gens décident que l'ennemi c'est les catholiques, c'est-à-dire qu'ils sont prennent au peuples. Le jour de pâqu, en 1791, des fidèles sont attaqués à la sortie de la première messe du matin par des forces qui déshabillent les femmes, les fouettes et certaines jusqu'à la mort. H vous imaginez, les hommes qui tentent d'intervenir sont accablés d'une grêle de pierre et pli sous le nombre. Ceux qui réussissent à s'échapper atteignent, couvert de sang et debout. Le corps de garde le plus proche. Le corps de garde refuse d'intervenir parce qu'il n'a pas d'ordre.
21:44 On parvient à entraîner quelques un sur place et il se contente de regarder l'arme au bras des pauvres femmes à genou toutes nues, suppliant qu'on les qu'on leur épargne cette honte en les achevant. Quand le maire se montre enfin, il constate et il s'en va. Il repart. La persécution contre ceux qui refusent la constitution civile du clerger va aller croissant et vite et finira par faire fermer les églises. C'est-à-dire que à Lyon, l'autorité municipale autorise qu'on dénue des conchouettes à mort des femmes parce qu'elles sortent de la messe avec des soldats larmes au point qui regardent fer et qui disent "Ah oui, mais on a pas d'ordre." C'est une horreur. C'est une horreur. Nous sommes à présent en 1792. L'agitation ne fait que croître. à l'annonce de la chute de la royauté le 10 août. Alors la royauté est morte le enfin elle est pas morte, elle est tombée militairement le 10 août parce que le palais des tuileries a été pris d'assaut. À ce moment-là, à l'annonce de la chute de la royauté, on brise les effigies royales et l'air chalier va s'ouvrir. Il a étélu comme notable au printemps 1790 dans la première municipalité lyonnaise. Il est officier municipal en novembre au côté de Jean-Marie Roland dans l'équipe VITE.
22:54 Voilà. Donc ça n'est qu'un parmi les autres. Suspendu de ses fonctions par le directoire du département de Ron et Loir en janvier 92 pour des visites domiciliaire abusive, il monte à Paris où Roland devenu ministre de l'intérieur le blanchit de toute accusation. Pratique d'avoir des copains dans la place. Il rentre à Lyon le 24 août 92 et retrouve ses fonctions au sein de la municipalité. C'està-dire qu'il aurait pu être arrêté pour les les abus qu'il a commis. Mais non, bah on est entre copains, on le laisse courir. Le club central devient sa tribune politique. Il va désormais s'en prendre au modéré ou rollandain avec qui pourtant il a mené la lutte depuis 90 contre tous ceux qui ont cherché à freiner ou à arrêter la révolution. C'est-à-dire que Roland va devenir à partir de ce moment-là un modéré par rapport à ce qui se prépare à Lyon. Pour lui, Challier Ron Lyon est une ville réactionnaire contre révolutionnaire qu'il faut nettoyer de tous les aristocrates. Vous avez compris la définition d'aristocrate, c'est tous ceux qui sont pas d'accord avec eux.
23:50 Muscadin et accapareur, bref de tous les riches. Et qu'est-ce qu'un riche? C'est quelqu'un qui a de quoi vivre tout simplement. Ça suffira. Il est bien décidé à appliquer le programme de son ignorole Jean-Paul Mara. Ah! Qu'est-ce que c'est le programme de Jean-Paul Mara? Jean-Paul à l'origine, il est journaliste à l'origine, il est médecin. Il est médecin. Ouais. Mais il est journaliste, il est connu dans la révolution comme journaliste. Alors le programme de Mara en 1792, je cite, écoutez bien, la société doit à ceux de ces membres qui n'ont aucune propriété et dont le travail suffit à peine à leurs besoins, une subsistence assurée. De quoi se nourrir, se loger, se vêtir convenablement, de quoi se soigner dans leur maladie, dans leur vieillesse, de quoi élever leurs enfants. Ceux qui regorgent de superflu doivent donc subvenir aux besoins de ceux qui manquent du nécessaire. Sinon, l'honnête citoyen que la société abandonne à sa misère et à son désespoir rentre dans l'état de nature et a le droit de revendiquer à main armée les avantages qu'il n'a puéner pour que pour s'en procurer de plus grand. Toute autorité qui s'y oppose est tyrannique et le juge qui le condamne à mort est un lâche assassin. Alors, ce programme va justifier toutes les violences car la 10 et permanence, l'émeutes quotidienne est légitimée.
25:01 Mara légitime l'émeutes quotidiennes. Alors, pourquoi est-ce qu'on a faim à la révolution française? Ouais. Premier la première nation agricole de France, on a faim. On a faim pour une raison très simple, c'est que à coup de trois crises successives qui sont 1765, 1776 et 178, on a libéralisé le commerce des subsistences. On a supprimé la police du grain qui sous la bienveillante surveillance de du roi, enfin paternelle du roi, empêchait les marchands de saisir les subsistences. À partir de la révolution, on a constitutionnalisé le libre la libre circulation des subsistences. Les marchands s'en mettent plein les fouilles et le peuple ne peut plus subvenir à ses besoins. Or, dès le début de la révolution en novembre, je crois, octobre ou novembre 1789, on a instauré la loi martiale, c'est-à-dire le droit de tirer dans le tas à toute à toute réunion de plusieurs citoyens à qui on aura levé le drapeau rouge en disant dispersez-vous.
26:04 Or, toutes les la seule façon qu'avait le peuple de résister à la chè des subsistences, c'était de se réunir pour demander la taxation. La taxation, c'est-à-dire la fixation du taux de la nourriture. À partir de 1789, réclamer que le pain soit abordable, c'est passible de la peine de mort. Voilà. Est-ce qu'on peut dire finalement pour résumer et reformuler que le roi Louis X quand il a validé la libre circulation des marchandises, il a signé sa fin? Oui. Oui. En gros, c'est ça. C'est comme ça que je le vois. Moi, j'ai l'habitude de dire le rang a perdu la tête deux fois. Oui, je comprends. La première en 87 et la 2e en 93. Et en plus de ça, il a été abusé, parce que j'ai bien regardé tout ce qu'on lui a présenté. On faisait croire au roi que c'était le peuple qui demandait. Alors, comment on faisait? On lui disait le peuple des campagnes réclame le peuple des campagnes qui réclamait c'était les riches propriétaires de grandes exploitations qui disaient Voltaire il disait "Moi qui cultive la terre parce qu'il était propriétaire de terre agricole." Bah il la cultivait pas. Et les nobles, les nobles ou les riches bourgeois, en fait, c'est plus les riches bourgeois que les nobles qui possédaient des terrains des terres et qui voulait absolument la libre circulation des de les de des subsistences se faisait passer auprès du roi pour les représentants de la de des campagnes qui représentaient que le que leurs intérêts. Voilà. Donc le roi a été abusé, il a véritablement cru que c'était ce que voulait la population et voilà et il y a perdu il a perdu la tête une première fois symboliquement et une deuxième fois dans les fêtes. Maintenant au moment de son au moment de son exécution, on parlait déjà plus de ça, on parlait d'autres choses. Voilà, enfin c'est la réalité. Si le peuple a faim au pendant la révolution, c'est pas à cause du roi, c'est à cause de c'est à cause des lumières, c'est à cause du mouvement des lumières et de tous ces clubs. Tous ces clubs sont tous tous tous tous tous
27:54 partisans de la du libéralisme économique, c'est clair et net. Alors, libéralisme pour les marchands et pour les subsistences. Et puis on va voir ce que vaut la liberté pour les pour les malheureux. Voilà. Alors le au 14 juillet et au 5 et 6 octobre, alors le peuple avait le droit alors je continue la citation de Mara. Le peuple avait le droit non seulement d'exécuter quelques-uns des conspirateurs, mais celui de les immoler tous. Alors le 14 juillet, on sait ce que c'est. Les 5 et 6 octobre, c'est la marche sur Versailles pour aller chercher le roi. En l'occurrence le boulanger, la boulangère et le petit nitron. Donc lui ce que dit Mara, il dit à ces dates-là, le peuple avait le droit non seulement d'exécuter quelques-uns des conspirateurs, mais celui de les immoler tous, de passer au fil de l'épée le corps entier des satellites royaux congirés pour nous perdre et la tourbine nombrable des traîtres à la patrie tel que fut leur état et leur degré. C'est un appel au meurtre collectif, ça. C'est complètement monstrueux. N'allez jamais à l'assemblée sans avoir à vos poches pleines de cailloux destinés à lapider les céléas qui ont l'impudence de prêcher les maximes monarchiques.
28:59 C'est pas beau ça. C'est pas beau ça. C'est mar ça. Quel moyen nous reste-t-il aujourd'hui pour mettre fin au mots qui nous accablent? Je le répète, il n'en est aucun autre que les exécutions populaires. Alors une exécution populaire c'est une exécution sans jugement. C'est la bar c'est pas de procès et on décide de manière arbitraire d'exécuter un tel ou un tel. Alors, non seulement de manière arbitraire, mais de manière hystérique, de manière le l'entraînement d'une foule, c'est le contraire de la raison. Quand vous avez autour de vous des gens qui font tous une chose, vous pouvez pas tout seul en disant tout seul dire "Non, non, non, moi je veux pas, je la foule, c'est quelque chose qui vous emporte, qui vous emporte. Même si vous n'êtes pas d'accord profondément, vous laissez emporter. C'est très émotionnel, le les mouvements de foule." Alors, il dit "Quel moyen nous reste-t-il aujourd'hui pour mettre fin au mot qui nous accent?" Je le répète, il n'en est aucune autre que les exécutions populaires. Voici enfin le trône là-bas, mais trembler de vous laisser aller à la voie d'une fausse pitié, point de quartier. Il fallait faire tomber, autre moment de la citation, il fallait faire tomber 500 têtes après la prise de la Bastille.
30:05 Alors tout aurait été bien par son mais par imprévoyance et timidité on a laissé le mal s'étendre et plus il s'étend plus l'imputation l'amputation doit être large. C'estd que plus on attend plus il faudra tuer de gens. En septembre 1792 fin de citation en septembre 1792 dans le conseil de la commune il estime à 40000 le nombre de têtes qu'il faudrait abattre. 40000. 6 semaines plus tard, en octobre 92, il demande 270000 têtes par humanité pour assurer la tranquillité publique. Pour que le peuple soit heureux, il faut tuer 270000 personnes. Donc Challier, nous revenons à Challier à Lyon, membre de la municipalité, c'est une émule de Mara qui vient appliquer la à Lyon ce programme. Voilà. Voilà les références de tout ça fait penser au massacre des Vandéens. Bah absolument. Bah c'est ce qui se prépare. C'est ce qui se prépare, c'est clair et netin. Alors Vit le maire préside à la destruction de la magnifique statue équessere de Louis XIV en marbre de Carar.
31:06 Un lion propose de la racheter pour la sauver. Non, elle est brisée le 28 août. La destruction des statues est suivie par le massacre des prisonniers de prisonniers à Rohan. À quel peut-être l'intérêt de briser des statues? Je veux dire, c'est incroyable quand on pense au temps, admettons qu'on ne veuille plus qu'une statue encombre un lieu public parce que dans ce cas-là, on l'a remise ou on la laiss non détruire détruire. Ça fait penser à la cancelle culture actuellement. Oui. Bah oui. Bah oui. Bah oui, c'est exactement ça. Ah mais les les parallèles qu'on peut faire avec la situation actuelle sont c'est quand même troublant. C'est quand même troublant. Alors, les massacres de septembre, les massacres de septembre, c'est à Paris que ça commencé,. C'est à partir du 2 septembre. ce sont des gens qui sont financés par la commune de Paris,. La commune de Paris, c'est le gouvernement de Paris à partir de du 14 juillet.
32:01 Donc, la commune de Paris finance des gens, on va chercher des chômeurs, on a dit, "Voulez-vous gagner un peu d'argent ou même beaucoup ou même pas mal?" voilà, vous allez aller dans les prisons et vous allez massacrer les gens. Donc les massacres de septembre commencent à Paris et ils vont arriver à Lyon. Donc à Lyon, ils sont préparés en grand par Challier qui a adressé une liste nominative de 200 aristocrates à Pre. Voilà. Alors aristocrate, voudrait savoir qui. Le 9 septembre, des femmes à pic et des enragés des faubourgs entreprennent de nettoyer les prisons. Or la garde nationale intervient à temps à la prison de Ran et le massacre n'aura pas lieu. Mais huit officiers de Royal Pologne arrivés à Lyon depuis quelques jours sont saisis de nuit dans leur lit et menés à Pierre Incise, ils seront lapidés. dans le trajet tenu au secret. Leur interrogatoire répété et prolongé n'a mis au jour que leur service et leur innocence. La populace jacobine vient les enlever de prison et en égorge sep dans la rue et avec eux quatre prêtres. Toute la nuit, il parade dans la ville avec les têtes de mort au bout de leur pic. C'est pas beau la révolution qui avance là? La révolution en marche. Il les porte place des terra dans les cafés et il les pose sur les tables et par dérision leur offre de la bière.
33:07 C'est-à-dire que vous êtes atta des péquins qui viennent vous mettre la tête d'un gars qui viennent mais qui n'ont rien fait. Des la tête d'un gars qui viennent de de couper, ils la mettent sur votre table et ils disent "Donne-lui à boire, donne-lui de la bière." Oui, en fait c'est du terrorisme. C'est du terrorisme mais c'est public. C'est en pleine rue. C'est en pleine rue. C'est en pleine place. Puis ils allument des torches, ils entrent au théâtre des Célestins et défilent sur la scène avec leurs trophées. Vous êtes au théâtre et brusquement la scène est interrompu par des gens qui viennent et qui défilent avec des torches et avec des têtes au bout des piques. C'est ça la terreur. C'est ça. Ça, c'est les massacres de septembre. Vité a étélu à la convention. Il a laissé sa place à Nivière Chol. Donc il quitte la mairie et un certain Nivierchaol va devenir maire de Lyon. La persécution religieuse s'intensifie. Les prêtres qui refusent la constitution civile du clerger se cachent. Un prêtre ne peut pas, en son nom est conscience s'il est véritablement sincère signer que normalement il a été nommé par son par la et il est financégalement par l'église. Là, il va être payé par l'impôt et il va être élu par la population. Hm.
34:24 Élu par la population. Alors, vous êtes prêt? Vous allez être élu par alors par le quartier. Le quartier va dire bon mais qui est-ce qui va des protestants vont voter aussi puis des juifs aussi vont voter. Alors moi j'ai rien contre les protestants et les juifs votent pour lire des protestants des juifs ou pour lire des curés catholiques. C'est quoi cette histoire? C'est la destruction de l'église. C'est insoutenable. C'est insoutenable. C'est indéfendable. C'est indéfendable. Alors la municipalité propose des passeports à ceux d'entre eux qui veulent quitter la ville. Ah bon? Vous voulez quitter la ville? Bon d'accord. vous ne voulez pas mais dès qu'ils ont qu'on aura donné des sauveconduits, on les rattrape sur les routes pour les exterminer. C'est-à-dire que des prêtres qui ne veulent pas signer à la constitution civile du clerg à qui on a dit on va vous donner des saufconduits, on leur donne des saufs-conduits avec une marque pour les faire reconnaître et on les massacre au point à bois. C'est pas beau ça. C'est pas beau ça. Nous sommes en 1793. Chalier échoue à se faire élire à la municipalité mais il se fait nommer président du tribunal civil. Notre copains, on arrive toujours à se faire à trouver des places. Ça continue ça.
35:25 Vous n'avez pas étélu, vous inquiétez pas. On va trouver une place dans une commission, dans un comité. Enfin bref, donc il annonce la couleur sur les murs de la ville. Le temps de nettoyer. La France est venue que ce soit par le fer ou le feu. Le peuple souffre, tant mieux. Il faut mettre ses calamités à profit. Mourer ou faites mourir, il faut épurer la République. Ah, c'est au moins clair. C'est au moins clair. La convention. Alors la convention c'est la l'Assemblée constituante née de la du renversement du 10 août. La convention se tient à Paris depuis septembre 1792 et là nous sommes en 93. La convention envoie à Paris une guillotine. Chalier décide de l'installer d'abord sur la place Bellecourt pour qu'elle effraye la noblesse. La noblesse ou les aristocrates enfin bref pour qu'elle effrait la population. puis place des terraux pour effrayer les marchands et enfin sur le sur un pont le pont morant pour que les têtes tombent directement dans le drôle et c'est là qu'elle va officier la guillotine. Le 13 janvier 1793, chalier ses partisans. Alors le roi est mort le 21 là nous sommes le 13 le roi va mourir le 21, nous sommes le 13. Chalier et ses partisans tentent de faire signer de force une pétition en faveur de la mort du roi sans l'appel au peuple. Le roi quand on lui a dit qu'il était condamné a demandé qu'on fasse l'appel au peuple. qui est évident que si on avait demandé au peuple est-ce que vous voulez qu'on exécute le roi?
36:43 Majoritairement le roi le peuple aurait dit non. Donc on n pas demandé au peuple, c'est une évidence. Donc le roi demande l'appel au peuple et Challier fait signer essaie de faire signer de force une pétition pour dire non à l'appel au peuple. Non, nous ne voulons pas. Donc le public résiste, refuse de signer ou inscrit des faux noms. En désespoir, Chalier et Sesbir font signer des femmes et des enfants. Lyon ne veut pas de la mort du roi, mais Challier veut que Lyon veuille la mort du roi. Les lyonnais résistent et réagissent par la force qu'il renverse les tables et cassent la figure des agents qui font signer les faibles. La population lyonnaise commence à se commence à réagir, commence à se à se réveiller en disant "Ça suffit maintenant vos violences. La pétition est envoyée à la convention qui n'en tiendra pas compte car une lettre en suivra l'envoi. Citoyen président, une foule de gens malintentionnés se sont rassemblés dimanche 13 courant dans la salle de l'hôtel commun de notre ville. Là, après avoir débité les propos les plus obsèes et répandu la terreur dans les esprits, ils ont arrêté de faire une adresse à la convention exprimant le vœu de tous les citoyens de Lyon. Elle a d'abord été signée par 200 clubistes environ clubistes qui se disent le peuple. Les clubistes se disent le peuple. C'est toujours comme ça que ça fonctionne.
37:54 Mais comme ils ont pensé que cette adresse n'aurait aucun fond si elle n'était appuyée par un grand nombre de signatures, ils ont répandu dans le peuple que tous ceux qui ne signeraient pas cette adresse seraient notés sur une liste noire ou de proscription. De là, ils sont allés placer des banques, des banques, c'est-à-dire des bans, enfin des tables, dans toutes les places publiques, prenant par le bras tous ceux qui se présentaient pour les forcer à signer. Cette démarche n'ayant pas été fructueuse, ils ont fait signer des enfants de 6 à 7 ans, des femmes et des gens de campagne. Il l'étré leur criant "Il faut que le roi meure. Nous ne voulons pas qu'il soit jugé par le peuple. Comme ces clameurs ont causé beaucoup de désordre dans la ville, je viens auprès de vous comme citoyen de Lyon vous prier de vouloir instruire la convention de la démarche qui a été employée pour gagner les esprits faibles et vous jurez que cette adresse est le fruit de 200 personnes, pas plus. La très grande majorité des citoyens de Lyon désirant en jouir de leur droits de souveraineté pour juger Louis. Je ne fais pas de doute que cette adresse me soit rejetée et je crois devoir vous prévenir que tous les citoyens ont l'œil ouvert sur ce qui causent tant de désordre et qu'ils ne les souffriront pas impunément. Recevez le baiser fraternel de votre concitoyen signé David Lyon ce 16 janvier 1793 l'an de la République. Ça veut dire quoi? Ça veut dire qu'à Lyon vous avez des gens qui a priori ne sont pas contre la révolution mais qui ne veulent pas se faire dicter ce qu'ils doivent faire par des assassins et des et des excités comme ça. C'est clair et net. Ça veut dire que à Lyon, la population commence à réagir, à s'organiser n'est pas dans un sens contre révolutionnaire, dans un sens écoutez-nous finalement ça ressemble à un PCH organisé par 200 personnes qui veulent prendre le pouvoir, dégager le roi et prendre le pouvoir pour instaurer deux forces cette République.
39:36 Exactement. D'ailleurs, le PCH à Paris, on a le chiffre,. bon, mais c'est pas le sujet d'en parler aujourd'hui, mais je peux dire ça ressemble aussi à une grande manipulation des foules finalement. tout ça et aussi à une méthode qu'on connaît bien récemment le sidérer les populations, c'est créer ce qu'on appelle la stratégie du choc. La stratégie du choc. Exactement. Bah c'est là c'est là que ça se ça se développe dans toute sa splendeur ou dans toute son horreur. La stratégie du choc vraiment absolument sûr. Et vos sources, vous pourriez rappeler vos sources de tous ces de toutes ces bah ces ces je les rappellerai à la fin du à la fin de he à la fin c'est la voilà. Donc ce que je voulais dire c'est que à Paris les députés de la conv les pas de la convention à la commune à Paris la commune de Paris en 1792 a été alors celle qui était venue qui s'était installée à l'hôtel de ville en au 14 juillet 89 a été remplacé par une nouvelle commune insurrectionnelle qui va véritablement faire la loi sur tout le pays quoi. Ils ont été nommés par 400 personnes à Lyon c'est 200. À Paris c'était 400.
40:41 400 et Paris était avait une population de 900000 habitants à l'époque. Donc c'est pas du tout représentatif. Absolument. C'est jamais représentatif. Donc c'est pas légitime. Voilà. Exactement. Voilà. Voilà. Donc la mort du roi plonge les lyonnais dans la consternation parce qu'ils ont vraiment cru comme beaucoup de gens que ça ça allait pas se passer comme ça. Et les clubistes exultent et redoublent de violence verbale. Alors voilà ce que dit Chalier. Le grand jour des vengeances est arrivé. 500 têtes sont parmi nous qui méritent le même sort que celle du tyran. Je vous en donnerai la liste, il ne vous restera qu'à frapper. Vous rendez compte? Alors, il déploie un tableau de Jésus-Christ en croix et dit: "Ce n'est pas assez que le tyran des corps est péri, il faut détruire aussi le tyran des âmes." Et il déchire le tableau, en jette les morceaux à ses pieds et les trépignes dessus avec rage. La France est encore un pays catholique. Ce type provoque la population en déchirant un tableau représentant Jésus-Christ en croix. Puis il conduit ses affidés les plus féroces sur la place des terraux et leur fait prononcer le serment, je cite, "d'exterminer tout ce qui existe sous le nom d'aristocrate, de feuillantin, de modéré, d'égoïstees, d'agioteur, d'accapareur, d'usurier ainsi que la caste sacerdotale fanatique." C'est quoi la caste sacerdotale fanatique? C'est les prêtres, c'est l'église et les religieuses et les bonnes sœurs. Et il répète à l'envie: "La ville a besoin d'une forte purgation, purgeant la République, il est temps de porter de grands coups." Ouf! Le 4 février, nous sommes toujours en 93. Il programme en l'honneur de Michel Le Peltier de Saint-Fargeau. Alors, j'ai écrit un petit bouquin sur Michel le Peltier de Saint-Fargeot. Il est mort quelques heures avant le roi, mais on va pas parler de lui maintenant. Il écrit "Oh mes braves sans culotte, jurons et ne jurons pas en vain d'exterminer tous les tyrants et leurs suppos. Jurons de purger la terre de la liberté,.
42:26 C'est la liberté d quand il s'agit de tous ceux qui n'ont encore donné aucune marque de civisme. Vous n'avez pas marqué de civisme, il faut vous exterminer. C'est le seul en qui doit être brûlé sur la cendre de Michel le Peltier. Dans la nuit du 4 au 5 février 93, les barrières de la ville sont fermées. La générale se fait entendre. La générale c'est les c'est les tambours. 300 commissaires entourés de peuple en armes se font ouvrir les portes des maisons de suspects. Ah maintenant on va s'attaquer au suspect. Lui là-bas, il est suspect. Comment vous le savez? Bah je le suspecte donc. Donc il est suspect. Écoutez bien, des milliers de gens arrachés à leur lit à demi-vêtu sont traînés à l'hôtel de ville où ils comparaissent aussitôt devant une commission d'épuration avant d'être jetés dans les cachots, promis aux glèves des sans culottes. C'est vous arrivez en pyjama, enfin pyjama ça existait pas, c'était on était en robe de nuit, vous arrivez en robe de nuit en prison et vous allez rester en robe de nuit le temps qu'il faudra. C'est la grande chasse aux royalistes de Lyon qui avait osé crier dans les rues en apprenant l'exécution de Louis X vive le roi. Ah non mais attends, mais on va pas dire les choses comme ça. Ils ont crié vive le roi? Bah à mort. Ça mérite la mort, on est bien d'accord. Chalier tente un coup de force contre l'hôtel de ville qu'il juge trop modéré mais il échoue. Nivière épuisé, dégoûté, démissionne le 9 février. Il est réélu le 18 avec 80 % des voix. Personne veut s'y coller à la mairie de lion. Donc on donne 80 % à celui qui n'en veut pas.
43:50 C'est tant pis pour lui. Il y est, il y reste. Manifestation de joie dans la ville. Vive Nivè et abas chalier tout sauf Chalier. Fin février du même de la même année. Incident fâcheux contre Chalier. Un jeune homme crie dans les rues à bas chalier. Il entraîne des contrebes révolutionnaires avec lui. Il force les portes du club central et effraye les chalier qui s'enfuit. Alors ce qu'on appelle les chaliers, c'est les partisans de chaliers. On dira désormais l'échelle pour les exciter de sa bande. Les royalistes mettent le feu aux archives des Jacobins. Les clubistes jacobins partisans de Chalier et Girondin partisan de Nivière en viennent aux mains. C'est le premier acte de résistance des Lyonnais à la tyrannie des Chaluers. Voilà. C'est-à-dire que les Lyonnais commencent à s'organiser. Donc les partisans de Nivière, c'est ce qu'on appelle les Girondins. Les Girondins, on les appellera aussi les fédéralistes. Alors, vous avez en gros à la convention, il y a les montagnards, c'est la gauche et les Girondins. Alors, c'est pas vraiment la droite. Ils sont tous dirigés par des francs-maçons,. C'est pas faut pas une grande différence.
44:50 Mais disons que les Girondins, ils sont plus partisans que chaque région. C'est pour ça qu'on les appelle les fédéralistes, s'organise et n'attendent pas les ordres de Paris. Alors que les montagnards, tout doit partir de la tête et c'est comme ça que ça va c'est comme ça que l'horreur va se développer. Donc clubiste, partisan jacobin, les chaliers et les girondins en viennent au main. Voilà donc pour l'instant c'est entre révolutionnaire et révolutionnaires. Les royalistes sont ne sont pas apparus. Donc Chalier appelle la convention au secours,. Il écrit à à Paris en disant "Au secours". Lyon se rebelle. Lyon à Lyon la contre réévolution menace. Il faut voler au secours des patriotes opprimés. Voilà. Donc la convention va recevoir de cette excité, de ce malade mental, eu un appel au secours. Venez nous aider. La contre-évolution risque de de prendre le pouvoir alliant. La convention envoie le gendre et basir comme commissaire chargé de soutenir les clubistes pour réduire les contre révolutionnaires. À la convention, on fait pas de détail.
45:51 Les clubistes demandent appel au secours et on envoie qui il faut. Il pourrait requérir l'armée des Alpes de Kellerman le cas échéant. Et vous allez voir que c'est ce qui va se passer. Or, qu'est-ce que c'est que ce basir qui vient d'être envoyé à qui vient d'être envoyé de Paris à Lyon? C'est un type qu'on chansonnait dès 91 en disant "Connaissez-vous rien de plus haut que Merlin, Bazir et Chabo?" Non, je ne connais rien de pire que Merlin, Chabau et Bazir. Et personne de plus coquin que Chabau, Mazir et Merlin. Voilà. C'estàd ce sont des conventionnels qui sont absolument infréquentables. Infréquentables de j'allais dire sans fois ni loi. Sans fois ni loi, de tous les coups tordus. Enfin bon bref. Donc le gendrein comme on dit qui est envoyé. Alors le gendre qui pardon tu as dit comment? Vous avez dit comment? Pardon? des gredins des Oui oui plus grave que ça donc le fameux le gendre il avait demandé à dépesser le corps vivant du monarque en 80 morceaux 84 morceaux pour les distribuer aux 84 départements c'est pas c'est pas un type fréquentable ça?
46:56 on vou morceaux pour envoyer au département complètement fou et il récompense ce sont des criminels parce que même si on n'est pas d'accord avec le roi, il y a d'autres méthodes pour combattre un ennemi, c'est-à-dire par les idées. Cinglés en plus, ce sont des criminels. Ce sont des criminels mais cinglés, je veux dire, on peut être criminel sans être sadique à ce point quoi. Et il avait demandé à pouvoir lui-même présenter à la convention le cœur palpitant du roi qui aurait arraché lui-même. Ça s'appelle un grand patriote ça dans les termes de l'époque, ça s'appelle un grand patriote. Donc c'est lui qui va arriver à Lyon, envoyé par la convention pour rétablir l'ordre. Donc arrivé à Lyon, les commissaires donnent à Chalier le privilège d'entrer chez eux à n'importe quel moment de jour ou de nuit. Tous les droits, ils se sont octroyés tous les droits finalement. Donc ils sont venus pour soutenir Challier, c'est tout. Ils sont là pour soutenir Chalier. Nivière a refusé l'honneur qui lui a été fait. Il faut un nouveau maire. Alors les Challiers choisissent un personnage pallot qui s'appelle Bertrand. Les républicains modérés choisissent le médecin Gilbert.
47:59 Chalier le fait arrêter et tente de le convaincre de se retirer mais en vain. Gilbert est élu. Sous la pression, il démissionne. Ses partisans signent à 800 une pétition. Elle servira de liste de proscriptions. Dans cette époque-là, partout où vous mettez votre signature pour signer une pétition, sachez que c'est un arrêt de mort à plus ou moins long terme. Le résultat des élections, Bertrand recueille 6481 voix sur 9998 votants. Alors que Lyon a 150000 habitants. Ce sont donc les sections qui votent et uniquement, c'est-à-dire 6 % de la population. Et même en comptant uniquement les sections, il y a une forte abstention. La victoire est donnée au braillard des sections vérôées par la franc-maçonnerie. C'est comme ça que se passent les élections à Lyon. C'est comme ça que se passent les élections dans tout pendant toute la révolution. Ce sont les clubs qui dirigent et les gens normaux soit ne vont pas voter, soit quand ils votent, ils sont tellement terrorisés par le quand ils votent, c'est la plupart du temps à m'lever. Il y avait une à la même époque était en cours de rédaction la fameuse Constitution de 1793. Hm.
49:06 Elle a été soi-disant ratifiée par le peuple. Le peuple a été convoqué à main levée dans une dans une ambiance absolument de terreur de ratifier le truc. Il est bien évident que ceux qui se sont déplacés, ils ont voté pour à 90 % mais il y en a il y en a pas 10 % qui se sont déplacés pour voter parce que les gens étaient terrorisés. Donc dès que vous placez votre signature sur une pétition quelle qu'elle soit, sachez que c'est vous allez être sur une liste de proscription. Donc les sociétés sont aux yeux des tenants du nouveau pouvoir. Le peuple même, qu'est-ce que c'est que le peuple sous la révolution? C'est les clubs, c'est tout. Le souverain est immédiatement dans les sociétés populaires. Les sections sont le peuple, même s'il y a que 15 personnes. Le peuple a parlé. La section dit merde, le peuple a dit merde. Donc le mot peuple a été galvodé très largement complètement. Mais tout à la révolution, ça n'est que ça. Bertrand est désigné vainqueur. La tyrannie chali va commencer. Elle va durer 80 jours. Ça va être l'horreur. L'horreur. Donc Bertrand est élu. Il a 6481 voix sur les 150000 habitants de Lyon.
50:07 Donc les commissaires envoyés de Paris, alors le fameux Legendre et Basir réorganise un club central composé de 50 membres désignés par Achard, administrateur du département et Gaillard, juge du district et qui reçoit immédiatement des instructions de Paris. Donc la convention envoie ses ordres. Les ordres sont répercutés à partir d'un club central composé de 50 membres désignés par les mêmes. Que Lyon prenne les armes sur le coup sans attendre que Paris le lui dise. L'armée révolutionnaire qu'on va former se portera sur les départements qui n'iront pas leur droit chemin. Avant de nous inviter à nous lever et à prendre les armes comme les bons représentants nous l'ont ordonné, je vous dirai qu'on nous a invité à en être à être en permanence dans toute la France jusqu'à ce que nous ayons exterminé nos ennemis du dedans. Alors être en permanence dans toute la France, ça consiste pour les sections à siéger 24h sur 24. 24h sur 24, ça veut dire qu'on est susceptible de prendre des décisions importantes et essentielles entre 3 et 4h du matin pendant que personne ne regarde. Voilà.
51:13 Ah, ça fait penser à des votes à l'Assemblée nationale. H8 dernières années. Ouais, c'est ça. C'est ça. les 400 qui ont renversé la commune de Paris, ils ont voté ils ont voté entre 3 et 4h du matin. C'est comme ça. Où est la démocratie réelle? Ah bah voilà, c'est certainement pas là-dedans. Alors, siég en permanence, c'est prendre des décisions quand les gens dorment. Ce sera la ça sera toute la tactique des sections. Alors, on ne lira que Mara pour ce qu'on doit faire. Alors, je continue les déclarations de la fameuse le du club central. On ne lira que Mara pour ce qu'on doit faire. Il faut que la municipalité nous donne l'ordre secret de nous insurger. Alors, vous désarmerez tous les gens suspects, désarmez les gens suspects et vous en arrêterez pendant 24 heures. Ensuite, vous formerez dans chaque section un comité révolutionnaire pour juger promptement les coupables et faire servir votre guillotine qui se rouille faute d'agir. Voilà ce qu'on prépare à Lyon. Puis on va chercher dans les clubs qui sera juge au tribunal révolutionnaire. Chalier, placarde sur les murs de la ville. Aristocrate, feuillantin, rollandin, modéré, égoïste, égaré, tremblé, tremblé à la première atteindre portée à la liberté. Alors la liberté, c'est beau la liberté.
52:27 Les ondes ensanglantées du rône et de la saune chariont vos cadavres aux mers épouvantés. Trembler, le peuple est debout, le 10 août peut encore renaître. Fin de citation. Il donne l'ordre de désarmer tous les citoyens soupçonnés d'un civisme et d'arrêter tous les si devant nobles prêtres et religieux, même n'importe quel suspect, laissant à la probité des Jacobins le soin d'en décider. Avant de quitter Lyon, les commissaires acceptent de créer un comité de salut public qui aura tous les pouvoirs. On a on s'attelle à détruire tout ce qui peut l'être. On brise les magnifiques bassins en marbre de la place Bellecour qui servira ainsi mieux aux manœuvres des troupes. Une liste de suspects s'allonge, un massacre se prépare. Les Chiliers battent la campagne pour mobiliser leurs partisans. Il ne faut rien vous dissimuler. Vous n'avez qu'un parti à prendre, celui des armes. Si vous refusez de combattre aujourd'hui, demain la famine vous poursuit, vous, vos femmes et vos enfants. Avez-vous oublié que vos ennemis ont juré dans leur fureur? Égorgé jusqu'aux enfants à la mamelle. Alors, qui a juré ça? C'est dans leur tête en fait.
53:28 Le massacre n'aura pas lieu car la mobilisation des assassins à l'occasion d'un banquet tourne aux balles populaires. On n'arrive pas à mobiliser assez de meurtriers. On conclut au manque d'argent, il faut en trouver. On va chercher des massacreurs, ils étaient en train de danser et boire de la bière. Ils ont dit "Allez vous faire boire." Et le massacre a pas eu lieu à cause de ça. C'est pas beau ça. C'est ça c'est des détails qu'on ne peut connaître que de quelqu'un qui l'a vécu. Le fameux prêtre qui raconte ces histoiresl. Il y était. La municipalité décide alors de prendre chez les Lyonnais les fonds nécessaires à leur assassinat. Les présidents des comités de surveillance qu'on avait nommé dans chaque section sont invités à désigner dans les 24 heures les riches pour les taxer. Et alors riche, c'est eux qui décident qui est riche. Puis il crée une armée révolutionnaire où ils enrôlent de force par réquisition pour envoyer au moins une partie en vendé insurgé. La vendée s'est levée. On va aller chercher dans les familles des gens pour les envoyer massacrer les vendeirens. Il faut trouver 6 millions. On va les trouver par un impôt forcé.
54:27 Contribution forcée district de Lyon Comité de salut publique. Citoyens, nous vous prévenons qu'en vertu de l'arrêté des trois corps administratifs en date des 13 et 14 du mois de mai, sous l'autorisation des représentants du peuple à l'armée des Alpes qui enjoint à tous les citoyens aisés de cette ville de contribuer forcément à compléter la somme de 6 millions pour subvenir à l'entretien d'une armée révolutionnaire levée pour repousser les ennemis de la République, vous avez été compris pour le dit complément à la somme de 60000 livres qu'il vous plaira de verser entre les mains du secrétaire du comité de salut publique sous un délai de 24 d'après la date ci-dessous sous peine d'être noté comme suspect à Lyon le 27 mai 1793 en 2e de la République française signé Macabeo, cadet, Richard et Trichar alors quelques exemples de taxes envoyé. Perchia a une fortune assez brillante pour offrir sans se gêner 80000. Monier comme si dessus mais il a gagné davantage depuis la révolution, il peut donner 100000.
55:25 Schlamilleur, garçon et riche, assez pour offrir 100000. Jean-Marie de Gré comme son patriotisme n'est pas violent, il donnera 50000 coup d'air père et fils n'ont pointeté et on perdu par cette même raison attendu qu'ils sont bons patriotes 50000. Gérard est riche, dépense peu et doit sans se fâcher offrir 50000. Girard perd comme il n'est pas chaudement l'ami de l'égalité et qu'il est riche, nous estimons qu'il peut donner 30000 et cetera. Servez-vous. Servez-vous. Une des plus pauvres sections de la ville fut à 130000. Les violences indiscibles sont perpétrées pour percevoir ses hommes extravagantes exigées sabre à la main. On rentre chez les gens vieillards, femme seules ou jeune fille sommet de laisser visiter leur domicile par ses souds. Une jeune fille se suicide, une femme meurt de frayeur et une autre devient folle. Un nommé saute mouche emportera leur bijoux et l'argenterie de la maison. On menace de la guillotine immédiate celui qui ne refuse de vider sa caisse.
56:24 La même famille pouvait également envoyer son fils en vendé. On pique tout ce que vous avez et on vous prend vos enfants pour les envoyer en vendé. Ça fait penser à des agissements de pirates finalement. Exactement. Au nom de la patrie en danger. Vous êtes requis d'entrer dans la force armée et révolutionnaire qui forme le district de Lyon. C'est comité de salut public qui dit ça. Votre concours est en jugé nécessaire pour le salut de la République, sous les peines portées par l'arrêté des corps administratifs du 14 mars dernier sous l'autorisation des représentants du peuple à l'armée des actes au premier avertissement. Vous voudrez bien vous rendre à l'endroit qui vous sera indiqué. C'est atroce. Chalier établit en plus une liste de 74 ennemis de l'intérieur aristocrate contre révolutionnaire incurable et cetera. Il publie la liste et annonce qu'ils serviront d'otage le moment venu. Ah et bien Lyon va se soulever. Le 29 mai 1793, une assemblée des sections réunies à l'Arsenal décide de renverser la municipalité défendue uniquement par les bataillons de cinq sections et d'une partie des troupes de ligne. On se bat toute la journée et toute la nuit. La place des terra est couverte de mort. Le 29 mai, Lyon seudite encore républicaine, mais elle est enfin libre.
57:35 La défiance envers la convention est croissante. On commence à arborer des fleurs de liss. Les royalistes commencent à se joindre au vainqueurs. Et ça n'était pas le cas jusqu'à présent. On crée une milice départementale. C'est l'émergence d'un patriotisme lyonnais à la tête desquels les royalistes ont rejoint les Girondins modérés. Maintenant, on ne défend plus la révolution, défend plus la France, on défend plus la République, on défend Lyon. Aux armes citoyens. L'anarchie dans Paris fait périr nos frères. Le despotisme est devenu la loi des conventionnels. L'esclavage nous menace tous. Les liberticidites sont à vos portes. Lyonnais, réunissons-nous à nos frères de Bordeaux, de Rennes, du Calvados, de l'heure, du Jura, de Lisser pour renvoyer les idoles de la tyrannie qui s'installent sur les ruines du trône. Que Lyon, après sa victoire du 29 mai sache mériter une deuxième fois de la patrie en danger et contribue par son exemple à garantir les libertés des citoyens. Voilà. Donc les Challiers sont arrêtés et Challier sera jugé le 15 juin 1793. Lyon s'est reprise en main en faisant l'alliance entre les Girondins, c'est-à-dire les révolutionnaires et les royalistes.
58:40 La lecture de la sentence de Challier est étouffée par un tonner d'acclamation. Écoutez bien, Chalier se ressaisit et il dit "Tremblez, juge et juré. Vous venez de condamner un homme vertueux, bienfaisant et fier républicain." On a tous compris. Mais je serai vengé dans 8 jours ou dans 2 mois ou dans quatre ou plus. Tremblez tous tant que vous êtes dans cette salle. Votre sang, celui de milliers, milliers d'habitants de cette ville qui sera bientôt maudite ne suffira pas à effacer le souvenir du sang que vous allez répandre demain. Hélas, il sera exécuté le 16 juillet 93 sur la place des terra en présence d'une foule immense. La guillotine tombera trois fois avant de le couper et mal. Mais hélas, hélas, ce qu'il a maudit, ce qu'il a dit en maudissant Lion va se va être avéré, va se trouver vérifié. Le même jour, le 29 mai 93, à Paris, la convention avait décrété la nouvelle déclaration des droits de l'homme. Écoutez bien, écoutez bien. Le même jour à Paris, la convention approuve que quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est pour le peuple et pour chaque portion du peuple le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.
59:52 3 jours plus tard, le 2 juin 93, les Montagnards renversaient les Girondins. Les nouveaux maîtres de la convention montagnard veulent la République une et indivisible. Lyon à Prahi comme l' Vendé, il va falloir sévir Mara et Robespierre font décréter la destitution de tous les administrateurs et fonctionnaires de Lyon, traître à la patrie et rebelles. Le 24 juin 93, la nouvelle Constitution reprend article 35 de la déclaration des droits de l'homme quand le gouvernement viole les droits du peuple. l'insurrection et pour le peuple et pour chaque peur sû peuple le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. Le 12 juillet, la convention déclare Lyon en rébellion contre la République et le 16 juillet, juste après l'exécution de Chalier, un royaliste est nommé à la tête de l'armée lyonnaise. C'est l'union des Lyonnais pour défendre leur ville. On va voir ce que ça va donner. Kellerman. Kellerman, il est envoyé à siéger Lyon le 7 août avec un général. C'était un général. le général Kellerman, le fameux qui a gagné la bataille de Valmique a pas eu lieu. Enfin, ça on en parlera un autre jour bien sûr.
1:01:00 Donc c'est le fameux Kellerman avec du mourrier. Enfin voilà. Donc là, c'est lui qui est envoyé à siéger Lyon le 7 août avec 15 bataillons de 400 hommes, 5 escadrons de cavalerie et 100 canonniers, soit en tout 20000 hommes et il en attend 10000 autres pour encercler Lion pour venger Chalier. pour venger chalier. Le 8 août, les délégués de la convention du bois Crané et Gautier déclarent la guerre à Lyon et la somme de se rendre lyonnais. Nous sommes devant vos portes parce qu'un décret de la convention nous ordonne de rétablir l'ordre républicain dans Lyon et nous y sommes avec des troupes fidèles à la République qui ont juré la mort des tyrans. Nous sommes vos libérateurs. Nous venons arracher les patriotes d'entre les mains des aristocrates qui les ont emprisonnés après le 29 mai. N'imitez pas les rebelles de la Vandé. À qui croit s'adresser là? Le premier coup de canon est tiré contre Lyon le 10 août 93. 44000 boulets, 5000 gargouses à mitraille. C'est une arme abominable la mitraille. C'est une un truc qui explose en envoyant des clous, des bouts de fer, des trucs coupants. C'est atroce la mitraille. 600000 coups de feu, soit en tout 12 16200 impacts par jour pendant 40 jours.
1:02:14 Ronin, commandant de l'armée révolutionnaire à Lon écrit une population de 120000 âmes. Il n'y a pas dans tout cela non pas même 1500 patriotes mais 1500 personnes que l'on puisse épargner. C'est-à-dire qu'on revendique d'éradiquer 90 % de la population lyonnaise. Le 15 août du bois Cran rapporte: "Lon a été criblé cette nuit de bombes et de boulets. Partout des incendies ont éclairé le ciel en plusieurs quartiers de la cité. Ceux qui souffrirent le plus des quartiers des de la rue Saint-Dominique du grand hôpital d'HT. Ce fut un feu d'enfer. 2000 personnes périrent cette nuit-là. Le 22 août, c'est encore pire. L'hôtel dieu sur lequel flottait le drapeau noir des Lyonnais comme sur les 50 clochers de la ville, le plus beau monument de ce genre en Europe, fut incendié 43 fois. Cet hôpital dans lequel j'is 1500 malades et blessés, hurlant de douleur et d'épouvante tandis qu'on les emportait dans la poussière des décombres et la fumée des incendies. Reçu durant 40 jours plus de 600 bombes. Ceux qui purent être sauvés évacués dans les couvants des infectés.
1:03:18 Couton écrit à Paris: "Les Muscadins de Lyon sont au bout de leur peloton. Hier, un boulet est tombé sur la voûte d'une cave où plus de 500 de ses gredins étaient enfermés. Sauz, Muscadin, ils sont partis vers l'autre monde pour y donner des nouvelle de la contreévolution. L'hôpital ayant servi de retraite au rebelles lyonnais. Nos grenadiers y ont mis le feu et ils continueront à le faire. Le magasin à poudre vient de sauter. Grand Dieu, le joli feu d'artifice. Je n'ai jamais vu de feu d'artifice plus divertissant. Il est bien Couton,. C'est un copain de Robespill Couton. Le 24 août, le bombardement dure de 16h à 8 heures du matin. Furieux que les lyonnais ne se rendent pas, du bois crancé ordonne de laisser les morts sur place pour qu'ils empestent et provoquent une épidémie. Interdit d'enlever les cadavres. On ne fait aucun prisonnier en fusil sur place. Dans la nuit du 7 au 8 septembre et celle qui suit 500 bombes et 1000 boulets rouges tombent sur la ville. C'est quoi un boulet rouge? C'est un boulet incandescent. On envoie des des énormes boulets qui détruisent par le par leur poids et par le feu. C'est une horreur. 1000 boulets rouges dans une seule nuit. Du 9 au 21 septembre, il le bombardement ne cesse pratiquement pas.
1:04:30 Fin septembre, les Lyonnais n'ont plus à manger. Ils font cuire des herbes dans de la graisse de parfumerie. C'est la famine. Lyon capitule le 8 octobre. 1600 maisons ont été détruites. Malgré les engagements pris, les délégués venus apporter la rédition seront fusillés ou guillotinés sur divers prétexte. On fait venir une délégation. Est-ce que vous nous garantissez la vie sauve? Oui, entrer, ils entrent et on est voilà ça la loi du 1er octobre 1793 présenté par Barer dit c'est à la vendé que se reportent les vœux coupables de Marseille, la vénalité honteuse de Toulon et l'écrit rebelle des Lyonnais, les mouvements de l'Ardèche, les troubles de laer les conspirations de l'heure et du Calvados, les espérances de la Sart et de la Mayenne, le mauvais esprit d'anger et les sourdes agitations de quelques départements de l'enseigne Bretagne. Ils sont pas en train de dire que toute la France se soulève contre eux. C'est bien ça, non? C'est bien ça.
1:05:28 Et ils vont exterminer l'avendé parce que l'avendé sert d'exemple à l'Ardèche, la le Calvados, la Sart, la Bayenne, le Ranger et Lion. C'est ça que ça veut dire et ils le savent. Le 9 octobre, la répression est lancée contre la ville rebelle. Une rafle est organisée de tous les biens saisis au détriment des familles chassées de leur domicile. On pille, on tue, on guillotine, on viole. Officiellement, ils reconnaîtront 1682 exécutions, mais un affidé de Robespèpierre en av vous 6000. Et en fait, je pense qu'il y en aura beaucoup plus. Enfin, c'est pas moi qui pense, c'est le prêtre qui raconte ces histoires. Saint-Juste écrit le 10 octobre 1793, vous avez à punir quiconque est passif dans la République et ne fait rien pour elle. Qu'est-ce que ça veut dire passif? Et bien plus que ça, c'est ne pas être favorable à la République. Exactement. Si vous ne faites pas quelque chose pour la République, vous devez être puni. Car son inertie est une trahison et le range au nombre des ennemis publics.
1:06:24 Entre le peuple et ses ennemis, il n'y a rien de commun que le glève. Il faut gouverner par le fer ceux qui ne peuvent l'être par la justice. Il faut comprimer la majorité monarchique ou neutre. La République ne sera fondée que le jour où les 100 culottes, seuls représentants de la nation, seuls citoyens régneront par droit de conquête. Voilà voilà voilà. C'est pas beau le fameux droit de conquête. Droit à l'insurrection. J'ai j'avais noté le droit de conquête c'est quand même une expression très forte. Ah mais c'est extraordinaire. Décret de la convention du 12 octobre arrivé le 16 à Lyon. Ça c'est la convention qui parle. Le nom de Lyon sera effacé du tableau des villes de la République. La réunion des maisons conservées portera désormais le nom de Villaffranchi. Il sera élevé sur les ruines de Lyon une colonne avec cette inscription. Lyon fit la guerre à la liberté. Lyon n'est plus à la liber la guerre à la liberté. On a bien entendu. On lance ensuite la régénération de communes affranchies. Il n'y restera que la maison du pauvre et les bâtiments consacrés à l'humanité et à l'instruction publique. Alors instruction, bouchez-vous les oreilles si vous croyez que l'instruction publique, c'est de communiquer le savoir aux enfants,. J'ai fait plusieurs conférences sur la sur ce que c'était que la le la politique de d'instruction publique de la révolution.
1:07:42 Faudra qu'on en reparle un autre jour. Donc, on loge la troupe révolutionnaire chez l'habitant où on guillotine le mari, on se sert de la femme et des filles comme on comment vous avez deviné comment. Voilà. Après la chute de la ville, le conventionnel Joseph Foucher, futur ministre de la police sous l'Empire et Jean-Marie Coloderbois, ancien comédien devenu membre du comité de salut publique, sont envoyés en mission à Lyon pour organiser la répression qui se traduit par l'exécution de plusieurs centaines d'habitants. Voilà. Donc maintenant on va avoir Foucher Coloder Bois aux commandant après les massacres de septembre à Paris il avait dit alors je parle de Coloder Bois sans le 2 septembre il n'y aurait pas de liberté il n'y aurait pas de convention nationale. Ça veut dire que Coloder Bois est un type qui estime que la République il n'y aurait pas eu de République s'il y avait pas eu les massacres de septembre. On ne parvient à une audience chez Coloder Bois qu'après trois demandes itératives, une file d'appartement précède son salon de réception. Personne ne l'approche qu'à 15 pas de distance.
1:08:42 Deux gardes, le fusil armé sont à ses côtés. l'œil tendu sur les solliciteurs. Il prescrit un jour au tribunal révolutionnaire d'arrêter interroger et juger un adolescent suspect avant la fin de la journée. Vers 6h du soir, Collo étant à table et en org avec des filles et baladins et des bourreaux mangeants et buvant au bruit d'une musique choisie entre un juge du tribunal. Après les formalités d'usage, on l'introduit à l'oreille du représentant. Il lui annonce que le jeune homme arrêté, interrogé et les plus sévères a été voilà les plus sévères informations prises sur son compte. il se trouve irréprochable et que le tribunal opine à l'élargir. Coloder Boissant, regardez le juge, élève la voix et dit "Je vous ai ordonné de punir cet homme. Je veux qu'il périsse avant la fin du jour. Si on est parlé les innocents, trop de coupable échapperait. Allez!" La musique et l'allégresse recommencent et l'heure suivante, le jeune homme est fusillé. Voilà ce que c'est Colon Bois. Le 26 octobre 93 à du matin, Couton se rend en grand apparat escorté d'une troupe nombreuse de sans culottes devant un bel immeuble de la place Belcour dont le face offense la sévérité des meurs républicaines dit-il. Alors Couton, il se déplace en fauteuil roulant. Il est paralytique.
1:09:53 Couton frappe une pierre avec un petit marteau et c'est le signal de la démolition des plus belles maison. Hop là! Lyonnaise. Voilà les plus belles maisons d'une des plus belles places de l'Europe. Dans les maisons de la place parce qu'on démolit les maisons, les gens sont encore dedans. Les habitants évacuent éperdument leur bien alors que les démolisseurs sont déjà à l'œuvre et défoncent les toits. Leur biens tombent des fenêtres en même temps que les gravas des démolisseurs au cri de vive la République les démolitions dureront 6 mois. Elles seront accompagnées de pillage par des bandes de voyou venus de loin. Chacune des 32 sections de la ville fournira chaque jour 30 démolisseurs et la garnison 400. Les comités révolutionnaires de Lyon assureront la fourniture des masses, des leviers, des pinces, des haches, des brouettes et des tombeaux. Des salaires sont fixés. Trois livres pour les hommes vigoureux de 20 à 60 ans. 35 sous par sexagénère, 20 à 35 sous par enfant de 9 à 16 ans, 30 sous pour les femmes de 20 à 60 ans. Enfin 4 livres pour les professionnels employés aux démolitions, charpentiers, serrurier, menuisier et autres. On utilisera 20000 démolisseurs et on usera du canon pour aller plus vite et abattre les immeubles en amphilable.
1:11:09 Foucher et Coloderbois écrivent à la convention et qui lit leur lettres le 15 novembre 1793. Les démolitions sont trop lentes, il faut des moyens plus rapides à l'impatience républicaine. L'explosion de la mine et l'activité dévoron de la flamme peuvent seul exprimer la tout-puissance du peuple. Elle doit avoir les effets du tonner. Le 2 décembre, on annonce aux clubistes, un grand acte de justice nationale se prépare. Il sera de nature à épouvanter dans les siècles à venir ceux qui songeraient encore à s'insurger contre la République. Pour assurer à ce spectacle la majesté qui s'impose, les corps armés, les magistrats du peuple et les fonctionnaires sont invités à y envoyer une députation. Ce jour de justice doit être jour de fête, signé D'Orfeuille, président du Tribunal révolutionnaire. Le 4 décembre, on amène 80 jeunes gens enchaînés les uns aux autres et on les juge en quelques minutes. On les emmène dans la plaine des bretaux et on les enchaîne deux à deux face à une fausse qui leur servira de sépulture. On leur tire dessus à coup de canon. Les membres et les têtes volent de toutes parts au sang du tambour. Puis on tire au fusil sur ceux qui vivent encore. Les derniers survivants sont achevés au sabre. La tuerie aura duré 2 heures. Il reste 209 prisonniers dans les jaules de Rohan. On les convoque à l'hôtel de ville pour entendre leur nom et prénom puis c'est la condamnation à mort. On les emmène dans une prairie menante à la part Dieu et on les attache à des sa fusillade commence. Il y a plus de blessés que de morts. On les achèvera à l'arme blanche.
1:12:34 La mise à mort fut interminable. Quelques-uns respiraient encore le lendemain. On les achèvera à coup de pelle. Fouché et Coloderbois se ventront d'avoir assisté de loin à la longue vue au séliant spectacle. Fouché en compagnie de 30 jaccomins et 20 prostitués participaient à une orgie de la fenêtre. Il m'en manqua pas une miette. Coloder bois de plus loin sda d'une longue vue pour profiter du spectacle. D'après l'historien Augustin Cochin que je recommande à tout le monde, on renonça finalement aux mitraillades parce que les dragons chargés de sabrer les survivants se mutinaient de dégoût et parce qu'on jetait les morts au rôes faute de bras pour les enterrer et que les riverins en aval se plaignaient de l'infection. Il y avait dès la première semaine 150 cadavres sur les graviers d'ivour, commune d'Irini, 15 km plus au sud du centre de Lyon. La veille, les épouses, les mères et les sœurs en voile de deuil s'étaient rendu à l'hôtel de ville où siégeait le tribunal révolutionnaire et s'était jeté au pied de Coloderbois et de Foucher. Ils les firent chasser sans ménagement à coup de crosse et une fois dehors, ils les menacèrent du canon.
1:13:37 Dorén avant, tout rassemblement de femmes seraient interdit à Lyon. Deux femmes ayant manifesté malgré l'interdit ont été condamnées à être attachées 6h durant aux deux montants de la guillotine dégoulinante du sang des exécutions de la journée. Le 5 décembre 1793, Coloderbois écrivait à Duplet l'eutre de Robespierre. Duplet c'était le je crois qu'il était munuisier qui hébergeait Robespierre à Paris. Nous avons ranimé l'action d'une justice républicaine prompte et efficace. Elle ne laisse que descendre. Nous avons démoli un coup de canon autant qu'il est possible. Il y a du travail dans cette population lyonnaise de 150000 individus où les prisons regorgent de complices précis. La veille de Noël sentait tomber dans la caisse de Hasson ou dans les eaux du Rône au Pont. On faisait en sorte que, je cite, le fracas quotidien des fusillades se fit entendre pendant les banquets qu'ils offraient à leur congénèr afin d'augmenter l'ivresse que l'on doit au vin et celle que l'on doit au pouvoir. L'resse du pouvoir et l'ivresse de l'atrocité. Il y a, je sais pas comment ça se ça s'articule, je suis pas psychologue, mais il y a quelque chose qui se déclenche au à la vue des atrocités qui représente une jouissance pour ces gens-là, pour les gens qui sont atteints de cette maladie mentale.
1:14:49 On se retrouve face à du vol et meurtre légalisé à cette période. Oui, absolument. Le 7 décembre 93, au lendemain des tueries des SU, Coloderbois, Fouché et la porte écrivait "Pour en terminer une bonne fois avec cette cité maudite, "Nous proposons de répartir sa population dans les divers départements de la République. Il ne doit plus rester dans Villa franchi qu'environ 15000 habitants." Et le citoyen commissaire Rin a fait afficher hier cette proclamation: "Quant aux traîtres, leurs cadavres ensanglantés doivent être jetés dans le rôe. encombrer les rives afin d'offrir dans l'épouvante le spectacle de la toutepuissance du peuple français. Le peuple français au nom de qui on commet ces horreurs. Vous rendez compte? On comptera en tout 17000 exécutions dont des enfants de 4 à 7 ans et un chien et on entendra un perroquet comme témoin. La chute de Robespierre a mis fin aux fusillades. La vengeance des survivants sera terrible et les violences recommenceront avec sauvagerie. Lyon est passé de 150000 habitants à moins de 80000.
1:15:54 C'est comparable à l'écatom que fut la peste de Marseille en 1720. Encore que la peste de Marseille, il y a relativement peu de gens qui ont réussi à échapper à à Marseille. Donc la chute de la population à Marseille globalement, ce sont les morts. Alors que la chute de la population à Lyon, ça étégalement la fuite est perdu des gens qui ont qui enfuit l'horreur. Voilà l'exode. Voilà l'exode. Donc Lyon est passé de 150000 à 80000 habitants. C'est-à-dire qu'elle a voilà, elle a perdu. Donc Lyon, la rebelle a été matée. Sévrement maté. Voilà. Voilà. Mais dans des conditions absolument Alors, je vais redire les sources he de cette Oui, les sources. Oui, ça m'intéresse. Alors voilà. Alors, j'ai tiré ça des anales historiques de la Révolution française. Donc, c'est une revue tout ce qui est de plus tout ce qui a de plus reconnu quoi. Voilà, le numéro 305 juillet-septembre 1996 qui cite le récit de Quillon de Moléon. Alors, Killon Deem Moléon dont je me suis servie également du récit original,. Kill de Moléon, c'est disponible en PDF sur la toile.
1:16:54 Donc Killon de Moléon a publié ça en 1797, c'est-à-dire vraiment tout de suite après. Hm. Voilà. Et Kion Lyon avait écrit "La ville de Lyon a souffert plus que tout autre des suites de la Révolution française." Voilà cette révolution. Finalement, il y avait deux points importants des piliers que vous avez sans cesse rappeler. C'est d'une part couper la France de ses racines chrétiennes et deuxièmement faire advenir le capitalisme sauvage et instaurer le droit d'usure. Absolument. Absolument. Alors le couper alors c'est pas que couper de la fin de ces racines chrétiennes, c'est de ces racines tout courts. De ces racines tout courts. Par exemple le les métiers. Bon alors on sait bien que les corporations, elles étaient catholiques,. C'est certain. Ce que je veux dire, c'est que interdire les corporations, ça n'est pas que couper le que couper on pourrait dire les corporations qui étaient chrétiennes, on va les laïciser. Non, on a supprimé les corporations, c'est-à-dire qu'on a interdit aux ouvriers d'être les héritiers du savoir-faire de leur père et des pères de leur père.
1:17:55 D'accord? D'ailleurs, il y a une chose qui est très intéressante à constater. les métiers, c'est ce qui construisait, notamment il y avait également les métiers du pain et des métiers de bouche. Mais quand on regarde par exemple la beauté des villes, la beauté d'une ville, la beauté de intérieure et extérieure d'une ville, ce sont les métiers. Plus on s'éloigne de la révolution et plus les bâtiments sont lait. Oui, c'est vrai. Bah oui, en général on dit on dit souvent on préfère le vieux Nice par exemple au Nice n'importe quel historique, c'est vraiment les plus beaux dans les villes de France. Absolument. Ça veut dire que le savoir-faire c'est malgré tout à continuer malgré tout de se transmettre mais en s'érogant de plus en plus. Et plus on s'éloigne de la révolution, c'est-à-dire plus on s'éloigne de ce qui était encore les corporations, plus c'est moche. Et alors, je me permets de dire, Marian, quelle peut être la solution? Je renvoie à à ma chère Valérie Bugot.
1:18:51 Valérie Bugot qui dans son projet Révolu droit suggère de rétablir un système qui s'apparente aux corporations. Je vous laisse la découvrir. ça ne s'appelle combien transition tout trouvé? Je l'interview demain. C'est absolument c'est essentiel. Je on dit je plus sois. J'aime pas cette expression. Je je soutiens complètement le projet de Valérie Bugour. Vraiment vraiment. On ne peut on ne pourra on ne peut envisager autre chose que de reprendre les choses en main localement, professionnellement et moralement. Bien sûr, vous disiez que les corporations avaient beaucoup d'avantages. C'était une force, c'était extrêmement bien organisé finalement avant que la franc-maçonnerie finalement prenne le pouvoir. Mais la franc-maçonnerie au départ, c'était un joli projet qui a été dévoyé. Non, la franc-maçonnerie ça toujours été Non, ça il y a pas de joli projet. On peut toujours Non, moi je crois pas du tout au joli projet de la franc-maçonnerie. La franc-maçonnerie, je connais alors j'ai quelques amis franc-maçons qui sont restés francmaçons, voilà et qui m'ont qui m'en ont parlé puis qui sont pas contre ce que je peux faire. Il reste tout à fait des gens honnêtes qui me disent "Non, non, le but de la franc-maçonnerie pas de c'est pas de faire le bien, c'est de s'affranchir du bien commun." C'est il y a il y a un élu local dans le coin ici qui m'a dit "Un jour "Ah Marion, tu sais quoi? Il faudrait qu'on se retrouve, il faudrait qu'on invente une morale à nous. J'ai va te faire voir. La morale est universelle. J'ai pas besoin de ta morale. Ça sent son francmaçon. C'est bien. On va créer des règles qui échapperont aux règles communes.
1:20:22 C'est-à-dire que le proe de la franc-maçonnerie, c'est de prétendre vouloir faire le bien en s'affranchissant de la règle commune. C'est une règle qu'on veut à part. On veut être en dehors de du bien commun. La royauté française défendait le bien commun et la révolution l'a remplacé par le bien des clubs. En fait, ce ces réseaux de pouvoir et d'influence ont profité de d'une un moment de faiblesse de la monarchie pour la renverser finalement. Alors, la faiblesse de la monarchie, elle est quand même très facilement cernable. La faiblesse de la monarchie, c'est la dette. Or, la dette a été savamment orchestrée et organisée. Les rois de France ont toujours couru après l'argent. C'est c'est l'histoire de la royauté en France. C'est l'histoire des moyens qu'on trouvait les rois pour être indépendants financièrement sans voilà sans vendre leur âme au diable. Et le siècle des lumières, c'est le siècle où la royauté bascule. La royauté bascule.
1:21:23 les ennemis de la royauté ont réussi à alors en se cach bien à faire que la dette soit insupportable et que on a proposé au roi comme solution en lui présentant comme bien sûr le bien gnag libéraliser l'économie h alors on l'a comme ça parce que le mot économie est né à ce moment-là on disait physiocratie à l'époque d' gouvernement par la nature. Donc la les physiocrates sont devenus les économistes et ce sont des gens qui ont prétendu avoir inventé l'eau tiède avoir trouvé la solution à tous les problèmes, supprimer la police des grains, laisser les marchandises circuler, laisser la main invisible faire le bon et juste prix. le et en matière de corporation par exemple, c'est le même mouvement a voulu supprimer les corporations en disant le mauvais ouvrier sera simplement puni par le rebut de son ouvrage. C'est-à-dire que on abolit toutes les règles et l'ouvrier qui travaille mal, on le perra pas et puis comme ça c'est tout. Bah non, c'est pas comme ça que ça se passe. les gens qui prennent le pouvoir au moment où il n'y a plus de règles pour protéger les petits, ils écrasent les petits et c'est ce qui s'est passé. Donc la le siècle des Lumières, c'est le siècle du renversement de l'autorité royale par le libéralisme économique. Et c'est là que c'est arrivé. Donc il y a eu trois tentatives. Il y en a une en 1763, Louis XV est revenu dessus. Il y en a une deuxième en 1775 avec Turgo Louis X a laissé faire et ensuite il est revenu dessus. Et ensuite la 3e expérience, ça été 1787 à l'issue de quand le roi a échoué à à obtenir de la de l'assemblée des notables que ces gens-là, ils veuillent bien se mettre à contribution leur propre fortune pour résorber la
1:23:14 dette. Et là, on a dit au roi le la solution c'est la libre circulation des grains. Louis X l'a de nouveau assigné et comme on lui a coupé la tête, il a pas pu revenir en barrière. Voilà. Et ensuite rester voilà en tout cas la dette est un des meilleurs instruments de pouvoir. C'est la dette. La dette. La dette. La dette. Qu'est-ce qui a fait sombrer tomber l'ancien régime? C'est la dette. Qu'est-ce qui a perdu la royauté? C'est la dette. Mais une dette ça s'organise. Une certaine madame de Pompadour a été mise dans le lit du roi pour le ruiner. cette bonne femme qui était particulièrement intelligente he elle avait pas que des défauts. C'était une ruine sur deux pattes, c'était une ruine sur deux pieds. Et le roi, elle dit "Oh majesté, j'aurais voulu ceci, j'aurais voulu cela gagn" et il y avait par derrière des financiers qui disaient "Vous avez besoin d'argent, je vous emprête, je vous emprête." une fois qu'on a bien prêté, une fois qu'on a bien emprunté pour rembourser et ça c'est pas autre chose. C'est vraiment la chute de la royauté, c'est la mise en pratique d'une politique ruineuse pour les finances jusqu'à la chute de la royauté.
1:24:18 Mais finalement, quand on a compris les grands mécanismes de l'histoire, on les voit revenir à chaque nouvelle époque sous d'autres traits. Bah oui. Bah à l'heure actuelle, c'est quoi d'autre? À part la dette, la dette. la dette. On essaie de nous expliquer qu'il faut qu'on tue nos bestiaux, il faut qu'on tue nos agriculteurs parce que la dette la dette pas de dette moi. Moi j'ai pas de dette désolé. Moi je vois rien. Vous gérez votre budget familial correctement. Non mais sans blague mais moi je dois rien à ces gens-là. Mais je sais bien ils sont disposés à tout nous piquer. Mais la dette c'est pas moi qui l'ai faite. Je suis désolé. Moi je ne dois rien à personne. Vraiment on est bien d'accord. J'ai eu quelques crédits dans ma vie là je n'en ai pas. Mais vous les avez remboursé absolument. Voilà c'est ce qu'il faut faire en général. Voilà, on s'engage qui s det s'enrichit. Absolument. Absolument. Qui PC dettes s'enrichit. Pour terminer cette belle émission, vous avez dit au en début en introduction, vous étiez patriote. Est-ce qu'on peut expliquer parce qu'il y a beaucoup de personnes qui confondent hélas les deux termes, quelle est la différence entre le patriotisme et le nationalisme?
1:25:19 Bah on voit par exemple, il y a un patriotisme lyonnais dans le dans l'histoire que je viens de raconter, mais grosso modo, c'est la même chose. La nation, c'est un ensemble de peuples qui réagissent qui vivent ensemble, qui réagissent à un certain nombre de valeurs, de données. C'est mais c'est beau une nation. Moi je trouve ça beau une nation. Je vois pas en quoi le nationalisme serait un gros mot. Alors, on dit ultra, mais tout ce qui est ultra, il y a qu'à dire ultra devant n'importe quoi. Et puis il y a les gens de gauche et puis ultra gauche et puis il y a les gens de droite, puis il y a ultra droite, ça veut rien dire. Ultra toute façon les les le les gens qui s'opposent à ce qu'on dise la vérité ont toujours des mauvais arguments et des ils vous paralysent par des rayons paralysants du genre antisémite, machin, des trucs comme ça qui ne veulent rigoureusement rien dire. Mais rien, on va parvenir à haut définition. Ce sont juste des rayons paralysants pour empêcher les gens de s'exprimer.
1:26:15 Donc moi quand je dis que je suis patriote, je suis patriote française. Oui, je suis patriote française. Est-ce qu'on suis nationaliste? Oui, éventuellement. Sauf que si je me disais nationaliste, on pourrait dire que j'appartiens à un mouvement nationaliste qui n'est pas le cas. D'accord. Oui. Et peut-être que même dans le mot patriote, il y a moins l'idée de beaucoup moins l'idée de repli sur soi que dans le mot nationaliste. Oui, je ne sais pas. Je sais pas si je pense que nationaliste c'est une appartenance probablement partisane ce qui n'est pas mon cas. Alors j'ai émargé à Debou la République qui est devenu maintenant de bou la France. Donc là je peux dire j'étais dans un mouvement nationaliste. Mais on disait souverainiste. On disait pas on dit plutôt donc c'est le mouvement de Nicolas Dupontan. Voilà. Oui. Alors, j'ai quitté le mouvement mais sans me fâcher du tout,. Alors, on raconte que j'ai été chassé de jamais j'ai jamais été chassé de chez Nicolas Compenium avec qui j'entretiens des relations tout à fait cordiales,. C'est intéressant. Alors, je voulais raconter que je me suis offert une petite discussion avec Chat GPT en demandant qu'est-ce qui s'est passé entre Marionigo et Nicolas du Pontignan. Alors, il l'a chassé. J'ai dit "Attend, pas du tout, il l'a pas chassé." Quand quoi? J'ai fait complètement rectifier tout le truc et Chad GP est revenu en arrière en disant non les relations Nicolas du sont des plus cordiales. Il y a jamais eu de clash entre lui et moi.
1:27:36 Jamais jamais je le respecte. Il me respecte. Je ne fais pas partie de Je ne fais plus partie de son mouvement. Point barre. Je ne lutte pas contre du tout. Et si je le revois demain matin, je vais lui faire un bisou. Ah l'appel est lancé. Le revoir et lui faire un bisou. Ah non mais je veux dire, il y a pas besoin j'ai j'aurais du multiples occasions de le rencontrer,. C'est pas Non, il y a jamais eu de clash entre lui et moi. jamais jamais. Pourquoi l'intelligence artificielle est assez comment dirais-je changeante et versatile? Bah c'est-à-dire que l'intelligence artificielle, si on pose des questions générales, elle va répondre des généralités. Si on aiguise le truc par exemple, je me suis amusée à à faire rectifier par chat GPT l'intégralité de ma fiche Wikipédia. Oui, parce qu'elle est quand même pas toujours. Ah non, mais c'est monstrueux. Ma fiche wikipédien, elle est elle est diffamatoire dès la première ligne.
1:28:32 Dès la première ligne. Je suis écrivain appartenant à tel moment politique. Un écrivain ne se définit pas par son appartenance politique. Un écrivain se définit par ce qu'il écrit. À l'époque où où écrit Wikipédia, j'ai publié 19 ouvrages originaux. On peut pas le mettre dans première ligne ça. Bien sûr. Un écrivain c'est quelqu'un qui écrit, c'est pas quelqu'un qui participe. Elle rejoint l'extrême droite. J'ai jamais rejoint l'extrême droite. Jamais. Jamais. Donc non mais c'est complètement biaisé et c'est partisan. C'est très partisan comme page. C'est très diffamatoire. Effectivement, Wikipédia est un organe de propagande qui appartient au grands groupes Google machin, les garfas. C'est ça le Wikipédia s'effondrera avec le reste. S'effondrera avec le reste. Wikipédia n'est pas du tout une encyclopédie. C'est un c'est une agent. Alors, il y a quelques renseignements qu'on peut prendre sur Wikipédia. S'il s'agit de savoir la date de naissance ou la mort de tel personnage historique, bah Wikipédia en général c'est fier. D'ailleurs, c'est difficile de savoir si c'est fiable. si c'est fiable, il donne une source et la source on peut la vérifier. Mais tout ce qu'il raconte sur moi, ça n'est que de la diffamation. Ça n'est que de la diffamation. Je n'ai jamais rejoint l'extrême droite. En plus de ça, ça n'a pas à entrer dans une définition de ce que c'est qu'un écrivain.
1:29:45 Absolument. écoutez, c'est le deer les choses. Oui. Voilà. Alors, je n'ai jamais été fâché avec Nicolas Bond. Jamais. Et alors en plus de ça, alors Wikipédia ce qui est intéressant c'est que d'après Wikipédia, je suis toujours à égalité réconciliation. Ça fait 6 ans je n'y suis plus. Mais ils ne veulent pas retirer l'information. Pourquoi? parce que c'est une information qui est donnée par des gens pas fiables pour Wikipédia. Tant que le monde où où TF1 ne leur a pas dit, c'est pas vrai. On voit bien que c'est quand même une agence de propagande. Bien sûr. Et puis vous croyez à Alain Soral finalement qui est quelqu'un de clivant. C'est une façon de vous affaiblir certainement. Exactement. Mais exactement en plus de ça, je suis désolé mais moi c'est très simple. Si je n'étais pas si je n'avais pas rejoint égalité réconciliation comme je l'ai fait, ce qui peut pas dire rejoindre l'extrême draft mais rejoindre un groupement qui m'a donné une tribune pour faire de l'histoire, ce que j'ai fait sans discontinuer pendant toute la période où j'étais là, vous ne me connaîtriez pas. Donc où est le problème? Où est le problème? Où est le problème?
1:30:44 Exactement. Tous les voix toutes les voix peuvent s'exprimer. Absolument. Et d'ailleurs, j'ai quitté l'égalité quand j'ai cessé de pouvoir m'y exprimer librement. Voilà. liste des gens qui m'ont donné la parole et qui me l'ont coupé. Elle est impressionnante. Elle est impressionnante. J'en ai fait la liste un jour. J'en ai fait la liste un jour mais quand je veux pas faire de diffamation, je vais pas la donner ici parce que je fais pas de diffamation. Moi je On est d'accord. Mais ils se reconnaîtront et en tout cas ici vous exprimer on est là pour remettre en question les vérités et mensonges de l'histoire sur voilà. Un grand merci Marion Sigot pour votre confiance et vous pourrez revenir quand vous voulez sur tribune libre. Et bien pour présenter mes livres et pour présenter ma bannière réhistoire pour tous je vais vous envoyer un je vais vous envoyer mon petit dossier de presse que je viens de que je viens de d'élaborer. Il y a pour l'instant que h titres de mes livres. il va y en avoir beaucoup plus parce que je continue d'écrire et je continue de rééditer mes anciens livres depuis que j'ai récupéré mes droits de publication de mes anciens livres.
1:31:50 Donc comme j'en ai publié 19 originaux, je suis en train d'écrire le 20e,. Ça fait ça fait beaucoup de ça fait beaucoup de titres sur lesquels si vous me donnez la parole, j'aurai plaisir à à m'exprimer. Voilà. Et vous pourrez revenir. Je vous remercie. Merci Stéphanie. Merci. Bonne journée à tous. Au revoir.
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