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Gildas Gentil, galeriste : l'art engagé, la blockchain et la tokenisation des œuvres
Gildas Gentil dirige la galerie 18 bis, rue de Savoie à Paris, dédiée à l'art engagé. Il présente trois artistes de l'exposition "La fabrique de l'idée" et expose sa vision de la blockchain comme outil de décentralisation, applicable selon lui à l'art comme à la démocratie.
Ce dont il est question
Résumé établi depuis l'enregistrementGildas Gentil reçoit Tribune Libre dans sa galerie 18 bis, rue de Savoie à Paris, ouverte à cet endroit depuis trois ans mais fondée en 2015 à Barcelone avec une exposition sur Fukushima. Il présente l'exposition « La fabrique de l'idée », qui réunit trois artistes : Benoît Dutour et ses sculptures en forme de larmes (larmes de joie, arbre né d'une larme, tracé d'une mouche filmée puis retranscrit sur tapis iranien ou tatouage), Yaum de Saintfal et son travail sur le vide et le plein en pastels, et Philippé Villasboas, artiste conceptuel auteur d'une prothèse oculaire pleurant mécaniquement et d'un « miroir social » actionné par des moteurs selon la densité de public.
Il retrace son parcours : une maîtrise d'économie à la Sorbonne en 1993, puis un début de carrière comme négociateur dans une société de bourse au Palais Brongniart, avant une reconversion vers l'entrepreneuriat et les voyages. Sa passion pour l'art serait née au contact des artistes parisiens de la fin des années 1980. Il raconte aussi l'ouverture de sa première galerie, Une Bicé, boulevard Voltaire, à l'époque des attentats du Bataclan, événement qui lui aurait fait suspecter, selon lui, une manipulation de l'information médiatique.
Gildas Gentil développe longuement sa vision de la blockchain, technologie qu'il rapproche de l'arrivée d'internet il y a un quart de siècle. Il estime que le marché de l'art est dirigé par de grandes fortunes qui imposeraient leurs goûts, et voit dans la blockchain un moyen de certifier, dater et décentraliser la valorisation des œuvres. Il relativise l'épisode des NFT, qu'il compare à la bulle des dot-com du début des années 2000, mais y voit une étape ayant démontré la viabilité de la certification par blockchain. Il évoque aussi les organisations autonomes décentralisées (DAO) comme alternative à une gouvernance verticale, et cite le projet d'Alexandre Jardin et de son fils visant à utiliser cette technologie pour rendre les référendums plus rapides et décentralisés.
Sur le Bitcoin, il le présente comme un futur instrument d'échange et de conservation de valeur généralisé, se référant aux « Cypherpunks » et à Satoshi Nakamoto. Il critique par ailleurs ce qu'il appelle la « escrologie », estimant que le discours écologique dominant coexisterait avec les accords de libre-échange et les guerres sans que leur impact environnemental soit questionné. Il revient enfin sur le nom de sa galerie, lié selon lui à une numérologie autour du chiffre 18, et sur son goût pour l'art engagé, qu'il relie à son ancienne pratique du yoga.
Pour conclure, il annonce le lancement en septembre d'une exposition consacrée à André Kellier, qui a peint 275 tableaux sur les Fables de La Fontaine. Cette collection ne sera pas vendue œuvre par œuvre mais tokenisée, permettant l'achat de parts à partir de 200 euros, dans l'objectif, selon lui, de préserver ce patrimoine dans son entièreté plutôt que de le voir dispersé dans des collections privées ou à l'étranger.
Points abordés
- La galerie 18 bis, fondée en 2015, se revendique dédiée à l'art engagé.
- Trois artistes (Benoît Dutour, Yaum de Saintfal, Philippé Villasboas) sont présentés à travers l'exposition « La fabrique de l'idée ».
- Gildas Gentil relie son intérêt pour la blockchain à son passé de négociateur en bourse au Palais Brongniart.
- Il estime que le marché de l'art est influencé par de grandes fortunes qui orienteraient les goûts collectifs.
- Il considère l'épisode des NFT comme une bulle spéculative comparable à celle des dot-com, mais utile à la démonstration de la technologie.
- Il présente les organisations autonomes décentralisées (DAO) comme un modèle de gouvernance horizontale applicable à la démocratie.
- Il évoque un projet d'Alexandre Jardin visant à utiliser la blockchain pour un outil référendaire.
- Il annonce la tokenisation d'une collection de 275 peintures d'André Kellier sur les Fables de La Fontaine, avec des parts accessibles dès 200 euros.
- Il relie les attentats du Bataclan, dont il a été témoin proche depuis sa galerie boulevard Voltaire, à une possible manipulation médiatique selon lui.
- Il critique le discours écologique dominant, qu'il qualifie d'« escrologie ».
Ce résumé est établi à partir de la transcription intégrale de l'entretien, puis relu par la rédaction avant publication. Il ne remplace pas l'écoute : les nuances, les hésitations et les réserves de l'invité sont dans l'enregistrement.
« La blockchain est vraiment une source de pouvoir décentralisé qui, j'espère, pourra être utilisé dans de nombreux secteurs et notamment la démocratie. »
« On était vraiment manipulé dans l'information qui était véhiculée et qui était finalement mondialement véhiculée. »
« J'ai aussi appris au fur et à mesure du temps que l'écologie était plutôt escrologie. »
« Le Bitcoin sera l'instrument d'échange et l'instrument de conservation de valeur qui sera généralisé sur peut-être la planète entière. »
Sujets
Transcription intégrale
6 738 mots
Établie à partir des sous-titres de la vidéo, sans relecture. Les hésitations et les répétitions de la machine ont été retirées, rien d'autre. Cliquez un horaire pour entendre le passage.
0:00 Il faut travailler avec des outils modernes. Il s'avère que le 21e siècle a ce nouvel outil qui s'appelle la blockchain qui n'est pas devenu complètement enfin qui n'a pas connu un principe d'adhésion suffisant jusqu'à présent, mais qui est vraiment une source de pouvoir décentralisé qui, j'espère pourra [grognement] être utilisé dans de nombreux secteurs et notamment la démocratie. [musique] Bonjour Gilda Gentil. Je suis ravie de vous accueillir sur Tribune Libre. Je suis dans votre galerie qui s'appelle la galerie 18 bis, rue de Savoie, pas loin du quartier d'Odéon à Paris 6e, les beaux quartiers, les quartiers des artistes. Pourquoi avez-vous ouvert cette galerie cher Gilda?
1:09 Bonjour Stéphanie et bienvenue à la galerie duvis. Cette galerie est ici dans ce quartier de Saint-Germain des Près, elle est ouverte depuis 3 ans maintenant, mais la galerie de existe depuis 10 ans et elle est née en 2015 avec une exposition engagée que j'avais coopté avec plusieurs artistes qui s'intitulaient Fukushima, mon amour et sur le principe de non retour d'expérience des catastrophes du nucléaire. Donc moi, c'est l'art engagé qui m'a toujours motivé et de fil en aiguille et bien j'en ai fait mon métier. Vous allez nous présenter trois artistes. Le premier nous parle de larmes joyeuses. Nous allons les regarder ensemble. Donc elles sont là. Donc voici ces larmes joyeuses. Elles sont belles, elles sont poétiques. Qui les a faites? Et pourquoi?
2:07 Alors cette exposition, elle s'appelle la fabrique de l'idée et elle regroupe trois artistes et ces larmes de joie, elles sont réalisé par Benoît Duut Tour. C'est pour lui l'idéal de la forme de l'alarme comme la forme parfaite. Et donc il y en vert optique. on voit la l'alarme du temps qui s'est arrêté, l'alarme de la nature avec les plantes de blé et puis aussi des papillons séchés. et voilà différentes, on va dire interprétation toujours en inclusion puisque c'est son instrument et sa manière d'exprimer son travail dans ce modèle des larmes de joie sur lesquelles il a des ambitions et déjà beaucoup de réussites pour les avoir intégré dans un musée et pour aussi avoir réalisé une crèche dans l'église de la Madeleine avec des larmes de joie il y a 3 ans maintenant.
3:28 Alors ce que tu es en train de filmer ici Stéphanie c'est une interprétation aussi de Benoît du Tour. On voit la l'alarme dans laquelle les racines ont prises pour [grognement] voilà, donner naissance à un arbre de larme. C'est une allégorie de la vie, la nature une allégorie en tout cas je sais pas comment parler mais c'est surtout la prise la prise de racine dans l'alarme qui est importante pour justement émaner d'une du d'une plante voilà qui va épouser les larmes pour comme fruit Nous quittons ces magnifiques larmes pour aller vers les formes plus cubiques. J'appelle ça comme ça. Quel artiste a réaliser cette œuvre?
4:25 C'est Yaum. Yum, son nom de famille c'est Yaum de Saintfal. Voilà, il travaille sur une interprétation de l'espace et du plein. Donc c'est toujours des formes qui vont manier ces ces deux états qui sont le vide et le plein. Et on voit ici une nouvelle interprétation et pour lui une œuvre d'art doit être universel, elle doit être transcendante et également anachronique. C'est ce qu'on peut retrouver dans principalement dans le travail de Yaum qui fait un travail magistral, je pense, et en tout cas très vertueux et très design.
5:20 Vous voyez ici, il a réalisé des pastels, oui, de ses sculpture, qui montre vraiment la géométrie parfaite et cet alliage du vide et du plein qu'il arrive à réaliser magnifiquement. Alors, c'est une nouvelle interprétation évidemment de sa géométrie parfaite à travers donc des pastel. On a toute une série de pastels des pastels d'or cette fois-ci qui sur celui que tu es en train de filmer. mais on en a tout un autre panel ici une sculpture son interprétation en pastel 2D et puis ici sur des couleurs différentes. Et alors, j'aime particulièrement ce petit triptique qui se fait sur un papier d'arche et qui est aussi un pastel où je trouve que là, il arrive à donner cette dimension de et la force justement de cet alliage du vide et du plein dont il essaie d'interpréter l'existence à travers son travail.
6:47 Et en fonction de l'angle de du regard qu'on pose sur les œuvres de Yaum, et bien on peut aussi voir des surfaces qui vont disparaître et qui vont donner une impression [raclement de gorge] de suspension de la sculpture dans l'air. Failing in love, l'arme de crocodile de Félippé Villasbois. C'est très intrigant. On voit un œil à la Stanley Kubric mais c'est autre chose. Philippe Villas Boas qui est un artiste purement conceptuel pour ma part qu'on apprécie beaucoup. C'est la deuxième fois qu'on le qu'on présente son travail ici à la galerie. Et cette œuvre, l'arme de crocodile est une prothèse oculaire qu'il a conçu suite à un chagrin d'amour. Et les larmes qu'il avait et bien il a voulu les transmettre à la machine et il a conçu une machine qui allait pleurer à sa place et c'est plutôt bien fait. Donc on est sur une version qui est relativement élaborée de cette idée de départ,. Je rappelle que l'exposition s'appelle la fabrique de l'idée.
8:05 Et donc bah cette larme, elle les larmes viennent aussi on va dire arroser une plante. Rien ne se perd, tout se transforme et finalement le chagrin et bien a aussi ses vertus. Le chagrin crée la vie. La vie les et on parlait c'est voilà en dialogue avec les larmes de joie de Benoît Dutour. Je pense que l'alarme de crocodile est aussi complètement à propos. Et ça fait longtemps qu'il pleure. Il s'arrête de temps en temps. Il s'arrête quand on quand on lui coupe le courant. Tout simplement. Il s'agit ici d'un miroir, n'est-ce pas? C'est ça le miroir social, c'est une interprétation de Félippé Villas Boas. Et ici, on a juste le point de départ d'une idée. L'idée est que ce soit un miroir à multifacette qui soit commandé par des moteurs à l'intérieur de derrière chaque petite facette de ce grand miroir relié à un ordinateur central qui possède un programme et qui va faire en sorte que les miroirs vont se tourner ou s'incliner. de manière à devenir lisse et donc avoir une réflexion des personnages qui sont en face d'eux en fonction de la densité de population qui vient se présenter devant le miroir. À savoir que quand on est seul, le tous les miroirs sont très fractalisés et plus on est nombreux
9:57 devant le miroir et plus les miroirs vont s'aligner de manière à refléter aussi sur le principe du miroir social que on est plus fort ensemble. Donc cette idée de du miroir social, elle vient ici vraiment comme un symbole de cette exposition, la fabrique de l'idée puisque avec Philippé Villasboas aussi, on réfléchit à la manière de d'amener, on va dire, le public dans une idée jusqu'à la réalisation d'une œuvre complète. comment amener justement un public à s'engager? Comment trouver des personnes qui vont vouloir que celle-ci se réalise et comment aussi trouver les moyens de la réaliser. Donc tout ceci et bien c'est une complexité et aussi une ingénierie qu'elle soit artistique, technologique ou financière.
11:05 Et c'est ce à quoi on essaie de répondre avec Philippé puisque nous ici à la galerie, on développe une infrastructure qui est basée sur la blockchain pour aussi amener le public à posséder et à collectionner l'art différemment de manière à s'investir justement dans les projets des artistes contemporains comme dans les collections des artistes de des artistes du passé. Ce tableau est intrigant. Gilda, est-ce que vous pouvez nous en dire plus? C'est le parcours d'une mouche à un après-midi d'été pendant une minute. C'est une œuvre de Benoît du Tour qui voilà au cours de d'un après-midi, il était allongé sur son lit en train de regarder le plafond. Et finalement, la seule vie qu'il y avait dans la même pièce où il était, c'était une mouche au plafond qui faisait ce bruit toujours très connu, un petit peu dense et il s'est mis à filmer justement le parcours de cette mouche pour combler un peu le vide et l'espace-temps qu'il était en train de vivre.
12:25 Et figurez-vous que l'année suivante dans la même pièce, dans la même maison de vacances, il s'est remis sur ce lit avec un petit peu le même état d'âme et plutôt que de refilmer la mouche, et bien il a regardé le film de l'année précédente et c'est là que lui est venue l'idée de tracer le parcours de cette mouche. il s'est aperçu que celle-ci finalement parcourit toujours un tracé très particulier et c'est ce tracé donc qui a qu' a dessiné pour l'interpréter après sur différentes différents supports. Et là, l'un des supports qui nous est présenté ici à la galerie, c'est un tapis iranien, donc avec un nombre de croches et de fils très épais qui nous qui permet donc cette réalisation magnifique. Figurez-vous que ce tracé de la mouche et bien il a réalisé comme je disais sous différentes formes et sur différents supports. Et il y a même une personne qui se les fait tatouer sur l'épaule.
13:39 Voici le tatouage en question. Le voici. C'est intrigant. C'est très graphique, c'est étonnant. Et qu'est-ce qui vous a fait vous intéresser à ce tableau et ce trac de la mouche? Alors, Bedau du Tour, c'est un personnage aussi fort sympathique, rempli d'idées et il a un petit musée dans le 8e arrondissement dans des caves. Et quand je suis allé donc à la rencontre de son musée atelier, et bien j'ai découvert les de nombreuses larmes de joie qu'il a interprété de différentes manières et puis aussi un petit peu différentes parties de son univers. Et j'avoue que l'univers de la mouche et du parcours de la mouche qu'il avait mis en scène dans une des pièces de son atelier musée et bien m'a énormément inspiré et je lui ai fait part de la volonté de l'exposer ici à la galerie au cours de cette exposition.
14:42 Effectivement, j'ai fait une maîtrise d'économie internationale et financière à la Sorbonne et j'ai fini ces études en 1993. Et au même moment, puisque j'étais pas non plus féru de l'apprentissage en tout cas scolaire, et bien j'ai démarré un premier stage dans une société de bourse au palais brognard où j'étais flashiste et fichiste comme on l'appelle, c'est-à-dire ceux qui savent entendre les bruits des marchés à l'époque à la crié. [grognement] et puis bah j'ai gravi les échelons jusqu'à devenir l'un des négociateurs les plus importants de la firme pour laquelle je travaillais. Mais bon, ce monde de l'argent m'a beaucoup plu parce que je crois qu'il y avait beaucoup d'excitation aussi associé à à cette activité et à ce métier auquel j'étais en train de goûter, mais aussi un petit peu d'exagération par rapport à la valeur qu'on donnait à l'argent sans d'autres valeurs plus humaines et plus constructives.
15:58 Et donc j'ai fini par arrêter et par faire une reconversion. Et par reconversion, j'ai déjà voilà commencé par voyager et puis je suis rapidement devenu un entrepreneur. Chose que je n'ai pas cessé d'être depuis donc cette première expérience professionnelle au Palébronard. Et comment est arrivé l'art dans votre vie? Alors l'art, il est arrivé complètement naturellement puisque j'ai fréquenté des artistes depuis très jeunes et surtout en arrivant à Paris à la fin des années 80 je trouvais que cette population d'artiste qui émanait d'un d'une force de liberté quasi unique m'a toujours impressionné. Et donc je me suis dit que je voulais toujours être en contact avec cette force de liberté et ses artistes et au fil à mesure du temps, évidemment ma passion je suis devenu un petit collectionneur aussi [rires] et puis bah j'en ai fait mon métier pour avoir été impliqué dans des projets toujours un peu plus importants au fur et à mesure du temps jusqu'à monter ma propre galerie après avoir fait aussi un grand passage à Barcelone en 2015, la galerie des une bicé sur le boulevard Voltaire à côté de la République à l'époque où il y avait N debout si mes souvenirs sont bons et évidemment les attentats du Bataclan puisque on était tout prêt aussi. Je me suis bien rendu compte que là on était dans un système qui ne nous racontait pas la vérité. Ça, je le savais depuis longtemps mais j'ai
17:48 pu le constater en direct puisque on avait une vitrine qui faisait 10 m de large et qu'on était en direct sur toutes les télévisions internationales qui étaient sur le boulevard Voltaire pour commenter et relater cette actualité française des attentats du Bataclan derrière laquelle je suspectais aussi une certaine manipulation si je peux me permettre. Bien sûr, avant, on peut se permettre ici à Tribune libre, il y a des choses qui ne coïncidaient pas avec les récits médiatiques. Bah, il est clair que c'est une véritable catastrophe puisque il y a voilà, c'est il y a il y a eu des décès, des morts et dans des conditions véritablement tragiques. Cependant, j'ai tendance à penser pour avoir recoupé quelques informations que tout ceci avait été non pas organisé de A à Z, mais en tout cas facilité d'une certaine manière. [grognement] Et et c'est là que je me suis rendu compte avec cette démonstration flagrante que on était vraiment manipulé dans l'information qui était véhiculée et qui était finalement mondialement véhiculée puisque on en avait la preuve devant la vitrine de la galerie.
19:12 Et ça influencé vos choix artistiques dans la galerie par la suite. Alors j'ai toujours vraiment valorisé l'art engagé. Alors, les causes de d'engagement dans l'art, elle elles tournent aussi sur l'engagement, on va dire que je pourrais considérer comme mainstream, puisque le monde de l'art est en partie subventionnée. Le monde de l'art aussi est dirigé par des grands milliardaires qui font la pluie et le beau temps et qui font même je dirais les goûts de tout un chacun. Et ces grands milliardaires, ils sont certainement des personnes suffisamment influentes pour aussi diriger peut-être les idées politiques dans lesquelles on vit, et qui nous dirige aussi.
20:13 comment lutter ou comment en tout cas exister à côté de ces grands magn de l'art qui voilà qui comme je dirais font la pluie et le beau temps un petit peu dans cette dans cet univers. [souffle coupé] Et bien il a il m'a semblé dans un marché en crise comme celui qu'on est en train de vivre et qui dit crise dit aussi opportunité d'après moi. Et donc cette mutation et je la vois évoluer vers la technologie de la blockchain. Et cette technologie de la blockchain, je souhaite aujourd'hui l'intégrer dans le regard qu'on puisse porter sur l'art et intégrer auprès des artistes l'utilisation de cette technologie pour valoriser leur travail de par la certification, de par l'inviolabilité, de par l'eurodatage immuable dans le temps et aussi de part son principe décentralisé.
21:21 puisque on parlait justement de ces grandes fortunes qui gèrent, on va dire, même les goûts du tout un chacun. Et bien je pense que pour contrecarrer justement cette main mise de l'argent sur le goût même, et il faut travailler avec des outils modernes. Il s'avère que le 21e siècle a ce nouvel outil qui s'appelle la blockchain qui n'est pas devenu complètement enfin qui n'a pas connu un principe d'adhésion suffisant jusqu'à présent, mais qui est vraiment une source de pouvoir décentralisé qui, j'espère pourra être utilisé dans de nombreux secteurs et notamment la démocratie. Vous disiez que les NFT ont du plomb dans l'aile.
22:18 Alors évidemment pour moi l'expérience NFT est juste un passage comme un passage obligé aussi dans une technologie qui a vocation à devenir générale et à devenir on va dire un principe qui va organiser les secteurs d'activité dans l'avenir. Le passage des NFT, c'est une bulle spéculative comme on a connu la période des Docom au début des années 2000. Et bien ce passage des NFT, il est l'équivalent, je pense 25 ans après. [grognement] [raclement de gorge] et on a connu effectivement des images GIF et des images JPEG qui se sont vendues à plusieurs millions. Ça ébranlé un petit peu le marché de l'art et on va dire l'assurance qu'on pouvait avoir sur ces marchés. [rires] Mais c'était aussi l'arrivée aussi d'une nouvelle génération dans ce monde de l'art qui ne se sont qui se sentait peut-être un petit peu exclus de l'univers des galeries, de l'univers des salons et de toute cette organisation du marché de l'art dans lequel il ne pensaiit pas avoir accès. Aussi vu que c'est une génération qui a grandi avec l'image, et bien ils se sont emparés de ce de cet univers NFT. et je pense que c'est eux qui ont organisé ces fluctuations. Cependant, de cette expérience ou en tout cas de ce passage des NFT, on est maintenant sûr que cette technologie de la blockchain peut permettre de certifier une œuvre, permettre son eurodatage dans le temps et donc sa valorisation dans le temps.
24:04 Permet aussi de prendre des décisions décentralisées. Mais et là, je ferai juste une petite apartée sur la DAO, ce qui veut dire en anglais Decentralize Autonomous Organization ou une organisation autonome décentralisée, ce qui peut permettre, on va dire, une direction horizontale plutôt que la verticalité dans laquelle on baigne depuis bien trop longtemps et qui n'est pas vraiment, je crois, le l'essence de la démocratie. Justement, la démocratie, on sait pas où elle est, si elle est, où elle existe, si elle est possible, si elle a été possible. Vous intéressez beaucoup aux travaux et aux actions d'Alexandre Jardin. [grognement] Alors, j'aime beaucoup Alexandre Jardin déjà pour tous ces nombreux ouvrages qu'il a fait et la thématique principale de ces ouvrages, c'est quand même l'amour et c'est je crois la plus belle aventure de l'existence. mais cependant, c'est aussi un citoyen engagé et donc c'est quelque chose qu'on a aussi en commun.
25:16 Et je sais que dans son engagement, bah il se bat auprès voilà des plus défavorisés qui connaissent des situation de plus en plus dramatique à travers les crises continues dans lesquelles on est en train d'évoluer. Et je pense savoir que Alexandre Jardin travaille avec son fils, donc cette jeune génération dont je parlais tout à l'heure sur un instrument démocratique qui va aussi utiliser cette technologie blockchain. Donc cette technologie, elle a aussi un pouvoir dans le commerce, elle a aussi un pouvoir dans la démocratie puisque le l'outil démocratique qu'il qui va mettre en place va être aussi un référendum rendre le référendum possible, rapide et décentralisé encore une fois, ce qui va permettre évidemment de mettre en place cette démocratie du peuple pour le peuple par le peuple nécessaire je pense dans une société qui se veut justement au service de celui-ci.
26:31 Donc la technologie peut ne pas nous enchaîner? Évidemment que non. On est au 21e siècle et je crois qu'il est éminemment important de vivre avec son temps et d'accueillir justement cette technologie beaucoup. Il y a maintenant un quart de siècle on criait au loup quand internet est arrivé et aujourd'hui et bien on pourrait pas s'en passer. Donc je pense que la technologie blockchain est exactement le même principe que l'internet dans le passé et que demain et bien on pourra l'utiliser de manière autonome, avec facilité, avec un langage aussi qui sera beaucoup plus accessible et ce sera finalement assez naturel que d'emprunter cette voix qui est aujourd'hui un petit peu on va dire difficile à comprendre Abscon aussi pour beaucoup.
27:36 Vous voyez quel avenir pour le Bitcoin? pour moi le Bitcoin je pense comme certaines personnes que bah ce sera la l'instrument d'échange et l'instrument de conservation de valeur qui sera généralisé sur peut-être la planète entière. un outil de libération. Un outil de libération. Faut savoir que son auteur Satoshi Nakamoto faisait partie aussi d'une petite organisation qui se faisait appeler les Cyher Punk. Cyfer Punk, moi ça me parle beaucoup puisque dans Punk c'est rebelle. Cyfer c'est la cryptographie. Donc c'est les rebelles de la cryptographie qui eux dès l'arrivée, on va dire de Facebook en 2005 et bien ne voulait pas du tout participer à ce mouvement. J'ai rien à cacher, donc je peux tout dévoiler sur les réseaux. Ils avaient d'ors et déjà compris que toute cette information qu'on allait diffuser de manière gratuite allait servir aux États dans un premier temps et aux méga sociétés de la data dans un deuxème temps. Et c'est exactement le monde dans lequel on est en train de vivre.
28:48 Vous intéressez à l'avenir mais pour autant vous ne tournez pas le dos au passé. la preuve dans votre dos justement la belle silhouette d'un grand artiste, un grand auteur, c'est Fernando Pessoa et si s'il est ici présent derrière mon dos, c'est parce que Philippé Villasboas a voulu en faire une interprétation moderne des différents personnages que Pesoa justement a mis en scène à travers les différents livres des caractères dont il dont il a parlé ou en tout cas sur lesquels il a écrit. Et pour la l'anecdote donc de cette œuvre qui est animée juste derrière nous, et bien c'est une intelligence artificielle qui a été mise en place par l'artiste Félippé Villas Boas pour une interprétation des différents personnages de POA. Donc si vous posez une question à cette à cette intelligence, une question personnelle ou en tout cas celle que vous voulez, et bien vous allez avoir différentes réponses selon les caractères et les personnages qui sont évidemment bien différents dans leur approche, dans leur conception, dans leur réaction, je dirais même dans leur champ émotionnel pour apporter des réponses évidemment qui vont être soit catastrophiques, soit positive, soit émanant d'une force personnelle et d'une conviction forte. Vous parlez de 18 personnages, la galerie s'appelle 18 bis. Vous avez une histoire avec le 18?
30:30 J'ai une histoire avec le 18 bis puisque quand on parlait tout à l'heure de la galerie et de la naissance de la galerie sur le boulevard Voltaire, on était entre le 18 et le 20 à savoir au 18 p et c'est pour ça que on lui a donné ce nom. Et figurez-vous que il y a 3 ans quand j'ai visité cet endroit rue de Savoie et bien je me suis rendu compte que il était situé aussi entre le 18 et le 20. Et donc je pense que le choix était fait comme une synchronicité de chiffres. donc voilà, la galerie 18 bis à la même place mais dans une dans un autre quartier, dans une autre rue. Voilà, on va dire que un petit peu de numérologie, ça peut aussi mettre un petit peu de beau moqueur. 1 + 8 font 9. 9 c'est un cycle de vie. et voilà. Et je pense que si je cherche un petit peu plus, je pourrais trouver des interprétations encore plus forte. Je le ferai peut-être pour une prochaine interview.
31:33 Neuf. Une gestation aussi. vous choisissez vos artistes comment finalement? Alors les artistes qu'on choisi, c'est aussi par rapport à leur maturité de travail. Moi, je sais que le travail des artistes, il est pas simple. C'est un travail solitaire. C'est un travail d'atelier, c'est un travail où l'argent ne coupe pas à flot, en tout cas pour démarrer. Et c'est ces étapes là qui sont pour moi très importantes parce que je pense que on construit une carrière en vivant justement ces ces étapes indispensables pour faire ressortir le meilleur de soi-même et pour faire ressortir aussi cette inspiration qui va chercher dans les trèfonds de sa propre personne. J'ai été aussi pendant très longtemps un yogi, j'ai même été professeur de yoga. Et donc s'il y avait un point commun justement que je trouvais entre cette discipline du yoga et les artistes et c'était ce rapport à soi qu'on allait chercher et justement la force intérieure que voilà qui est un parcours un petit peu commun en tout cas dans ces deux disciplines.
32:52 Les artistes que vous exposez vous dites qu'ils sont engagés dans la vie dans leurs actions au-delà de l'art. Alors certains c'est certains le sont aujourd'hui. Ils sont déjà engagés dans leur dans leur carrière d'artiste et pour avoir choisi cette carrière souvent bah un petit peu contre le gré de leur de leurs parents parce que on sait que c'est pas non plus un métier qui va permettre de [soupir] tésoriser sur une belle retraite par la suite à moins que la réussite sonne le long du chemin. Et voilà, donc c'est pour moi un choix décisionnel qu'on fait suffisamment tôt et qui est une forme pour épouser un petit peu bah le parcours de l'artiste avec ses hauts, ses bas et parfois ça sa détresse.
33:48 Donc pour moi, c'est engagé. Alors maintenant, bah il y a des thématiques d'engagement évidemment qui existent dans l'art. Nous sommes en train de vivre la bienénale de Venise en ce moment qui est aussi une bienénale qui souvent se veut engager. alors bon, le thème d'engagement souvent bah c'est la terre, l'écosystème terrestre et l'écologie. Alors, si j'y ai cru pendant un moment, et bien j'ai aussi appris au fur et à mesure du temps que l'écologie était plutôt escrologie et que il était important que d'avoir un regard un petit peu plus aiguisé plutôt que d'adhérer complètement à cette volonté en tout cas qui est quasiment mondiale aujourd'hui que de vouloir réduire notre consommation, réduire notre train de vie pour préserver la planète. Alors que d'un autre côté, on signe tous les marchés de libre échange possibles qui évidemment crée une pollution bien plus importante et aussi on se permet de faire des guerres sans questionner, on va dire, l'empreinte écologique ou destructrice de celle-ci. Ah oui, c'est ça dépense pas mal de ça. Alors ça, je pense aussi je je ne suis pas un grand spécialiste, mais en tout cas, je pense qu'avec un peu de bon sens, on peut rapidement comprendre aussi la mesquinerie de cette voilà de ces politiques qui sont menées et de cette manipulation qui est tout le temps
35:38 en train d'être organisée jusqu'à faire appeler maintenant les passages de météo. météo et climat. Enfin, c'est c'est pour dire et juste citer un exemple de la manipulation. Je voudrais revenir sur un point puisqu'on a parlé de la technologie blockchain et on est ici dans une galerie d'art et c'est également ce qui m'anime puisque on a parlé aussi un petit peu de mon parcours dans la finance. cette technologie évidemment, elle a amené le Bitcoin, elle a amené on va dire des mon d'échange décentralisé qui font parfois peur parce que elles ont aussi je pense elles sont extrêmement manipulées et donc ce qui fait qu'il y a une très forte volatilité. elles ont aussi très mauvaise presse puisque les gouvernements centraux essayent de nous la faire passer comme une monnaie de trafic et une monnaie d'argent sale alors que finalement elle a dans ses grands principes cette décentralisation qui est essentielle au pouvoir qu'on peut redonner, on va dire aux citoyens. Et je pense que la mauvaise presse qui lui est faite, elle est aussi pour bah manipuler un petit peu le l'audience qui pourrait justement aller vers ses valeurs. Cependant, plus que des valeurs, c'est aussi une technologie qui va permettre d'échanger non plus juste des instruments financiers, mais des contrats et des contrats qui vont être élaborés à travers ce qu'on appelle en anglais des smart contracts ou des
37:28 contrats intelligents où on va pouvoir coder beaucoup de choses. Et aujourd'hui, comme ça peut devenir être un instrument dans la démocratie à travers j'espère la réussite de l'entreprise d'Alexandre Jardin, comme elle existe également aujourd'hui dans l'immobilier et je dirais même dans les vignobles, et bien j'essaye à mon humble à mon humble mesure de la faire rentrer aussi dans le monde de l'art et de regarder finalement le marché de l'art d'une autre manière comme Si au 21e siècle la jeune génération allait collectionner autrement, non plus pour valoriser, on va dire, un goût qui devrait être adopté par le plus grand nombre, mais justement pour s'accaparer l'engagement d'un artiste, l'éthique d'un artiste, le parcours de celui-ci et avoir envie de d'être à ses côtés, de participer, peut-être pas en possédant une œuvre mais en possédant une partie de celle-ci et donc de se retrouver dans une communauté de pensée, de réflexion et d'envie de bah de s'engager auprès de la carrière d'un artiste. Et ça, je pense que c'est vraiment ce vers quoi on est en train d'aller, en tout cas ce que cette technologie va permettre. Et donc c'est un tout aut un tout nouveau regard sur le commerce de l'art et [grognement] on va dire sa manière d'être diffusé et d'être possédé.
39:03 On peut acheter des parts d'une œuvre. Écoutez, c'est en tout cas ce à quoi je consacre beaucoup de temps, beaucoup de mes recherche et ce sur quoi je suis en train de dépenser beaucoup d'énergie avec l'équipe de la galerie desbis parce que je ne suis pas seul. Les autres. Alors les autres, ma partenaire principale, c'est Eva Ponti avec qui je dirige cette galerie, avec qui j'ai monté cette galerie et on travaille aujourd'hui avec un développeur qui est complètement investi dans cette idée et qui travaille d'arringe-pied plus de 6 mois. Pour vous donner son nom, il s'appelle Amori Valvia. J'espère qu'il appréciera le fait que je mentionne aussi son nom dans cette vidéo et qui croit énormément à ce projet. voilà, il fait partie de la jeune génération qui a aussi des nouvelles aspirations et peut-être aussi des rêves de [grognement] partage et de décentralisation des des du pouvoir. voilà qui j'espère nous amènera à vivre des années beaucoup plus prospères et beaucoup plus libres et plus démocratique.
40:15 C'est ça. Pour finir cet entretien, quel avenir pour la galerie des prochaines expos, des vernissages? Qu'est-ce que vous pouvez dire aux personnes qui seraient tentées de venir vous voir? vous êtes tout près du quartier Odéon. Voilà, je l'indique. Quel avenir? Quel avenir? Et bien justement c'est l'avenir c'est que je vais ou on va ici avec l'équipe de la galerie 18 bis et bien lancer pour la première fois une exposition ou une collection d'un artiste qui s'appelle André Kellier qui a peint sur les fables de la fontaine. Il a peint 275 peintures sur les fables de la fontaine. Évidemment, la fontaine, c'est la l'histoire et la culture française. Et donc, on est très fier que de pouvoir exposer à partir du mois de septembre cette expérience artistique d'une collection entière qui ne sera pas à vendre dans les peintures individuelles mais qui sera tokenisé. Donc, [grognement] on va pouvoir acheter des barres de cette collection. Donc, ça c'est la grande nouveauté. ce sera une première française, une première européenne, je pense mondiale, je ne sais pas parce que les Américains, ils font beaucoup.
41:36 Mais en tout cas voilà, c'est un travail dense et on va s'y appliquer pour justement bah développer cette collection tokenisée et on va partir ensuite en tournée dans une exposition itinérante pour faire apprécier cette collection qui est absolument sublime et qui en plus va être conservé dans son entièreté par ce principe de tokenisation de manière à être vue par je pense toutes les générations et apprécié aussi pour sa valeur morale et sa valeur des études on va dire des caractères humains et elle va pouvoir être un instrument de médiation j'espère dans de nombreuses expositions en France et à l'étranger de manière à aussi évangéliser avec cette technologie et à faire valoir l'histoire française, la culture française et cette petite part d'ironie dont Jean de la Fontaine que Jean de la Fontaine pardon savait si bien faire passer dans les fables qu'il a écrit.
42:53 Le génie Jean de la Fontaine est toujours aussi actuel. Si on étudie par exemple les animaux malades de la peste, c'est formidable les animaux malades de la peste puisque évidemment les puissants et bien vont finir par jeter l'opre sur le pauvre Anne qui lui aura été un peu plus sincère que les autres et aura avoué des péchés et donc ce voilà c'est vrai que l'opre sera jeté par tous les animaux sur ce pauvre individu. Et donc c'est si représentatif un petit peu de ce que l'on vit aujourd'hui. Et je que vous serez puissant ou mis, les jugements de cours vous rendront blancs ou noir. C'est exact. il dénonçait déjà une justice à plusieurs vitesses à l'époque et je pense que c'est si exact et qu'évidemment ce poids de mesure dont on parle souvent et bien il l'avait déjà interprété en poésie avec un talent inégalé toujours.
44:02 C'est un beau programme pour la galerie. Donc 18 bis rue de Savoie pas très loin du quartier Odéon. [grognement] Vous donnez rendez-vous nombreux au aux visiteurs. Ah bah je vous invite tous évidemment à venir déjà découvrir cette exposition qu'on vous a présenté au cours de cette vidéo à venir aussi à l'exposition de l'été qui sera une exposition collective intitulée vision onirrique la part du rêve dans l'art. Et évidemment cette rentrée temp attendue par toute l'équipe de la galerie et de nombreux collectionneurs et de nombreux amateurs des fables de la fontaine et aussi de cette technologie dont on a parlé beaucoup au cours de cette interview de manière à conserver justement [raclement de gorge] le patrimoine français hm h dans son entièreté pour qu'il ne soit pas on [raclement de gorge] va dire réparti dans différentes collections à l'international et qui puisse après et bien ne plus exister comme patrimoine réel. Voilà, la blockchain va permettre aussi de conserver le patrimoine dans son entièreté de manière à ce qu'il soit diffusé, qu'il reste dans le giron justement comme une force culturelle pour j'espère encore de nombreuses générations et pour faire passer ce message universel de Jean de la Fontaine. Un dernier élément avant de conclure, il y en a pour toutes les bourses, c'est possible de venir ici sans être forcément très fortuné.
45:43 Évidemment, évidemment, on est humble suffisamment pour avoir des prix qui sont très abordables. cette exposition ici, elle a des prix qui sont tout à fait voilà, tout à fait modestes pour certaines pièces. Et en tout cas sur l'exposition suivante, c'est aussi une pierre angulaire dans les négociations avec les artistes que d'avoir des prix qui puissent permettre de diffuser l'art et qui puisse permettre à toutes les bourses de pouvoir en posséder et de pouvoir profiter aussi de cette quête de la beauté qui est quand même je pense la grande référence de l'art que ce soit dans le passé ou que ce soit au niveau de l'art contemporain et d'autant plus par la suite dans la dans les parts de souscription patrimoniale que l'on va chercher à diffuser à travers l'exposition de des œuvres de André Kéellier sur les femmes de la fontaine.
46:49 Il s'agira non plus d'acheter une œuvre mais d'acheter une part de cette collection et là on sera sur des niveaux de prix à 200 € avec donc un accès à cette communauté de collectionneurs dont il va être possible de faire partie pour de nombreuses années jusqu'à jusqu'à peut-être son passage dans un musée dédié qui serait Une belle finalité. Je pense quand on a 200 € dans une œuvre, on ne peut pas l'exposer chez soi, on est d'accord. On ne pourra pas l'exposer chez soi. On fait partie d'un mouvement d'un mouv d'un mouvement décentralisé dans laquelle évidemment on a quand même un pouvoir de décision ou en tout cas de consultation suffisant. Et puis on fait partie d'un projet, on fait partie aussi de bah de cette préservation du patrimoine.
47:51 On s'engage dans la société sur la souveraineté culturelle et sur la valeur de celle-ci et le fait qu'elle puisse durer dans le temps et qu'elle ne disparaisse pas au profit d'un milliardaire des ou d'une multinationale, voilà. de Dubaï ou autre et qu'elle partte dans américain ou un fond de pension américain. Peut-être c'est un peu comme la même démarche que ceux qui mettent un petit billet dans une rénovation d'un château et qui deviennent propriétaire d'un micropcentage du château. C'est exactement ça. C'est exactement la conservation du patrimoine, je pense, se trouve aussi dans cette nouvelle organisation de la de d'une nouvelle manière de collectionner et bien un dialogue évident. Sauf que pour le réaliser, on va dire dans le secteur de l'art, et bien on va utiliser cette technologie de manière transparente et qui va permettre donc ce côté d'inviolabilité, de transparence, de décentralisation et de rapidité aussi pour de toute façon que qui qu'il y ait une porte de sortie de manière à valoriser on va dire sa part de souscription.
49:17 et peut-être même en sortir gagnant. Hm. Une plus-value, une petite plusvalue si on peut parler de ce ter dans le bon sens. En tout cas, c'est une aventure collective et qui fait sens pour certaines personnes. Je pense que c'est même l'essence de cette organisation et de cette aventure qui va démarrer ici à la galerie 18 bis à partir du mois de septembre. Au 18 bis, rue Savoie. À très bientôt. Merci à vous. Gilda gentil. Merci beaucoup Stéphanie. [musique]
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