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Un ancien commissaire des RG accuse Mitterrand, Pasqua et Sarkozy d'avoir couvert des assassinats d'État
Hubert Marty, ancien commissaire des Renseignements généraux pendant une dizaine d'années, publie « Hubert Marty face à l'état profond, 10 ans au RG de Mitterrand à Sarkozy ». Il revient sur sa carrière, la mort de Pierre Bérégovoy, l'affaire Human Bomb et les affaires visant Nicolas Sarkozy.
Ce dont il est question
Résumé établi depuis l'enregistrementHubert Marty retrace son parcours : Sciences Po Paris, l'École nationale de la magistrature, major de la 35e promotion de commissaires de police. Il évoque ses professeurs (Jean-Claude Casanova, Bernard Tricot) et ses camarades de promotion, dont Richard Descoings, ainsi que François Hollande, qui fut son enseignant en préparation à l'ENA. Il décrit ensuite le fonctionnement des Renseignements généraux, service selon lui doté d'une grande autonomie et d'un accès très large à l'information, avant sa suppression en 2008 sous Nicolas Sarkozy.
Il consacre une large part de l'entretien à la mort de Pierre Bérégovoy en mai 1993. Il rapporte que le président gabonais Omar Bongo lui aurait affirmé, deux jours après les faits, qu'il s'agissait d'un assassinat commandité par François Mitterrand. Selon lui, Bérégovoy représentait une menace après avoir déclaré la guerre à la corruption en avril 1992, disposant d'informations sensibles sur le financement politique de l'époque (Urba, Elf, Crédit lyonnais). Il relie cette mort à d'autres décès survenus la même période : René Bousquet, tué en juin 1993 alors qu'il devait être interrogé par le journaliste Pierre Péan, et le procureur Louis Chalry, en charge de l'affaire Robert Boulin.
L'entretien aborde également l'affaire Human Bomb à Neuilly, que Hubert Marty présente comme une mise en scène destinée à médiatiser Nicolas Sarkozy et à détourner l'attention de l'affaire Bérégovoy. Il évoque le rôle de Michel Charasse, mandataire financier de François Mitterrand puis soutien de Sarkozy, comme figure de continuité entre les deux périodes. Il revient sur sa propre mise à l'écart professionnelle dans les années 2000, qu'il attribue à un groupe formé par Nicolas Sarkozy, Claude Guéant, Brice Hortefeux et Bernard Squarcini, après avoir transmis des éléments sur l'affaire corse et le dossier Yvan Colonna.
Il conclut sur la condamnation récente de Nicolas Sarkozy, qu'il met en perspective avec d'autres dossiers (Libye, Kazakhstan, Qatar) et avec plusieurs morts violentes survenues dans l'entourage de l'ancien président. Il salue le travail du parquet national financier et de certains enquêteurs, et appelle à une plus grande transparence sur le financement de la vie politique et la lutte contre la corruption, qu'il chiffre selon lui à 120 à 130 milliards d'euros par an en France.
Points abordés
- Hubert Marty a été commissaire aux Renseignements généraux pendant une dizaine d'années, sous la direction d'Yves Bertrand de 1992 à 2004.
- Selon lui, Omar Bongo lui aurait affirmé que la mort de Pierre Bérégovoy en 1993 était un assassinat commandité par François Mitterrand.
- Il relie la mort de Bérégovoy à celles de René Bousquet et du procureur Louis Chalry, survenues la même année.
- Il présente l'affaire Human Bomb de Neuilly comme une mise en scène ayant servi la médiatisation de Nicolas Sarkozy.
- Il attribue sa mise à l'écart professionnelle à un groupe formé par Nicolas Sarkozy, Claude Guéant, Brice Hortefeux et Bernard Squarcini.
- Il estime que Michel Charasse a constitué un lien entre les entourages de François Mitterrand et de Nicolas Sarkozy.
- Il évoque un projet de statut particulier pour la Corse en 2003, qu'il présente comme une tentative d'en faire une place offshore.
- Il relie la mort d'Yvan Colonna en détention à des propos antérieurs de Nicolas Sarkozy sur son maintien en prison.
- Il chiffre la corruption en France à 120-130 milliards d'euros par an et appelle à une réforme des institutions.
- Il évoque un lien entre l'enfance de Nicolas Sarkozy et l'influence de son beau-père Frank Wisner, ancien numéro deux de la CIA.
Ce résumé est établi à partir de la transcription intégrale de l'entretien, puis relu par la rédaction avant publication. Il ne remplace pas l'écoute : les nuances, les hésitations et les réserves de l'invité sont dans l'enregistrement.
« C'est pas un suicide, c'est pas un suicide, c'est Mitterrand qui l'a fait tuer. »
« Il faut analyser froidement la mort de Bergovais qui est un assassinat d'État sans la moindre le moindre doute possible. »
« L'ancienne président Sarkozy, moi j'ai subi cette équipe quand j'étais commissaire. C'est un vrai clan mafieux qui réagit comme tel. »
« C'est une exécution pure et simple, l'exécution d'indice. Nous avons un faisceau d'indice. »
Sujets
Transcription intégrale
13 216 mots
Établie à partir des sous-titres de la vidéo, sans relecture. Les hésitations et les répétitions de la machine ont été retirées, rien d'autre. Cliquez un horaire pour entendre le passage.
0:09 Bonjour commissaire Hubert Marty. Bonjour Stéphanie. Bonjour. j'ai lu votre livre. Votre livre qui s'intitule Hubert Marti face à l'état profond 10 ans au RG de Mitteran à Sarkozi. Oui. Votre vie est romanesque. Merci beaucoup. C'est vrai, c'est vrai, c'est vrai. Vous avez été commissaire au sein des RG pendant 23 ans. Ah non, j'étais commissaire total de la carrière, j'ai 23 ans, mais au RG, je suis resté une petite dizaine d'années. C'est déjà pas mal et surtout que j'ai eu des postes très intéressants. C'est ça qui compte. Ah oui parce que selon que vous êtes dans une dire à la direction centrale ou à la direction régionale ou numéro 2 ou 3 dans un une grand par exemple à Marseille ou à Lyon alors que moi j'étais le responsable de mes services. C'est-à-dire que ça soit auavre où j'ai démarré ma carrière 3 ans et demi ou dans la nièvre où j'ai été directeur départemental, je n'avais pas de supérieur là où j'étais. Mes directeurs, ils étaient à la région donc j'avais une grande autonomie de travail, énorme autonomie. Et comme j'explique, donc les RG à l'époque était un service de renseignement intérieur qui agissait avec une très grande liberté.
1:23 C'est-à-dire que dans la police, vous savez le temps de la police c'est sur trois temps. Il y a avant, pendant, après. Donc avant c'est le renseignement, pendant c'est l'action que vous voyez de la police de la sécurité publique à l'époque on appelait les polices urbaines. C'est la police au quotidien qui réprime les crimes, les délits, les contraventions et qui est chargé de faire appliquer le l'ordre public. Et après dans l'avenir, ce sont les enquêtes. Et dans les enquêtes, vous avez les enquêtes judiciaires qui est le l'objectif de la c'est le travail de la police judiciaire ou de la DST ou de la DGSI maintenant en matière d'expionnage ou de contreingérence. Et avant, vous avez tout le travail de renseignement qui est fait en amont pour essayer d'informer tous ces services de ce qui va se passer. Voilà. Et les RG avaient une alors nous n'avions pas de pouvoir judiciaire sauf en matière de cours et jeux. On avait on était pas au OPJ habilisé. Moi j'avais la qualité d'OPJ. Tous les commissaires sont payés de police judiciaire. Mais pour exercer votre compétence, vous devez avoir un agrément du parquet général qui vous permet d'exercer vos fonctions d'OPJ.
2:39 Nous ne l'avions que en matière de cours et jeux à l'époque où les RG avait les cours et jeux. Maintenant, les cours et jeux ont été rattachés à la police judiciaire. Mais si nous n'avions pas de pouvoir coercitif, c'est-à-dire de d'interroger les gens selon les formes du corps de procédure pénale, de faire des perquisitions, d'interroger de voilà, si nous n'avions pas tous ce pouvoirs coercitifs, nous avions une grande liberté pour rencontrer des témoins, des informateurs, des gens qui avaient des choses à nous transmettre, des informations à nous donner. Alors ça pouvait être comme je l'explique dans mon livre en matière politique, économique, sociale, les gens qui nous expliquent l'état d'esprit dans une entreprise, qui nous explique il va y avoir une manifestation, l'état d'esprit chez les routiers, chez les dockers, chez les agriculteurs, ça c'est l'information ouverte ou en zone grise. Et ensuite, on avait des informations en milieu fermé en zone noire comme j'explique en matière de terrorisme ou de ou de milieu très fermé style grosuscule d'action, style secte. Je développe pas non plus les sectes mais les RG s'occupait aussi de tout ce qui était mouvements sectaires ou religieux marginaux. Donc c'était l'amplitude de DRG était très importante. Ce qui fait que quand ils ont été supprimés, je le mets en page 4 en 2008 par Sarkozi, c'était parce que façon générale les RG savaient trop de choses sur tous les hommes politiques. Et ensuite, il y avait eu Yve Bertrand qui était resté 12 ans au RG et qui avait fait un peu un instrument personnel et qui avait trop de dossiers sur les hommes politiques notamment Sarkozy et son entourage.
4:27 C'est pour ça qu'il a été marginalisé et que je l'explique dans mon livre que j'ai fait l'objet aussi d'une purge où le clan Sarkozy a tout fait pour écarter les chirakiens quand ils sont arrivés en 2002. Voilà. On va y revenir d'ailleurs. Effectivement, vous avez fait l'objet d'une mort sociale ou professionnelle et effectivement votre directeur était le controversé chirakien Yve Bertrand et c'était votre directeur de 1992 à 2004. Mais on va y revenir. Oui. Tout d'abord, vous étiez quand même ce qu'on appelle un bon élève. Vous êtes passé par France à Lénard, l'École nationale de la magistrature. Oui, exactement. Vous avez vous êtes sorti major de la 35e promotion des commissaires de police. Oui. Oui. Promotion Antoine Becker. Oui. Antoine B dont je parle au débarrage, j'explique qui était Antoine Becker. C'était un commissaire qui était un résistant dans l'âme qui était il était resté en poste mais il a été dénoncé par la Guestapo. Donc il a été tué alors qu'il était transféré dans un compte de concentration.
5:28 Chaque promotion de commissaire choisit son nom. Il y a un débat. bon, moi j'ai vu qu'actuellement par exemple, ils ont donné le nom de la promotion Martine Monteille qui est toujours en vie, l'ancienne directrice de la PJ de Paris. Bon, chaque promotion choisit son nom. et nous à cette époque-là, bon, on est encore dans les années 80 quand même, on est encore marqué par le la guerre, la résistance, tout ça. Donc on a pris ce et ce commissaire Becker qui a eu un itinéraire assez tragique. j'y pensais quand moi-même j'étais interrogé par les bœufs carottes plus tard. Je me suis dit je me suis trouvé un petit peu dans la situation de Ber. Bon, j'étais pas c'était pas les mains de la Guestapo, c'était le service de contrôle de la police dont je parle longuement dans mon démarrage de lit parce que j'explique l'IGPN qui est qui doit exister parce que excusez-moi, la police des polices, c'est la police des polices. hélas, tous les policiers ne sont pas droits, honnêtes et consciencieux. Il y a beaucoup de dérives, mais comme je le dis, les policiers sont quand même très surveillés.
6:33 par leurs collègues, par les supérieurs, par les magistrats, par les élus, par les journalistes et donc les gens globalement qui sont malhonnêtes ou qui font des faux ou qui sont qui n'ont rien à faire dans la police, normalement on les détecte assez vite. Mais parfois, j'explique que le JPN sert à éliminer des gens pour des raisons politiques, ce qui m'est arrivé à moi et ce qui arrive à d'autres à d'autres policiers comme récemment par exemple Alexandre Langlois qui est un syndicaliste policier qui a été exclu après un procès de sorcellerie. La police est tellement politique, elle est tellement proche du pouvoir que quand le pouvoir sent qu'il y a des et en son sein des élément qui la conteste qui se peut être dangereux pour sa survie politique, ils sont l'objet d'une machination comme moi je l'ai été en 20056. Je raconte ça dans mon livre. Absolument. Donc on a police des polices. On la doit à Pierre Jox en 1986.
7:29 Ah non. Alors non, elle est très ancienne la police. Ah non, mais les GPN existe depuis tout le temps. On doit une éthique. Mais alors voilà, ce qu'on doit à Pierre Jc de déontologie. Le code de déontologie qui a été publié en mars 86, 2 3 jours avant les élections de mars 86. Jox qui était un grand minist de l'intérieur. certes proche de Mitéran, mais il avait une éthique de la police et avec lui, on a professionnalisé le métier que ça soit c'est lui qui a fait décoller la police technique et scientifique avec un grand flic qui s'appelait Jacques Jeancial, il a fait décoller la PTS et aussi il a amené il a mené une éthique dans toute la police parce que quand il est arrivé ministre en 84 il s'est heurté, il a rencontré comme moi je l'ai rencontré dans mon terrain une police parallèle qui s'appelait le sac le service d'action civique dont je parle dans mon livre qui était complètement mêlé à l'assassinat du ministre Robert Boulin.
8:35 Donc quand Jox arrive au ministère, il arrive avec son éthique rigide. C'est un protestant assez froid qui est le fils de Louis Jox, le ministre du général de Gaulle, qui a une certaine éthique de comportement. Donc il fait en sorte que la police travaille selon des règles bien établies. Et c'est ce code d'éantologie pour moi était un grand progrès parce que quand vous arrivez après l'école, que vous soyez gardien de la paix, officier commissaire, vous avez certes une formation, mais quand vous arrivez, tout va dépendre de votre éducation, de votre culture, de l'école, des écoles que vous avez fréquentées. Moi, j'avais eu la chance d'être formé à Science Po Paris dans les années 70 dont je parle. Normalement, j'aurais dû réussir l'ENAT, c'était ma voix parce que quand on est brillant à la section service public puis j'ai passé ma licence, maîtrise de droit à la Sorbonne, normalement j'aurais dû réussir les NAS. Bon, ça c'est pas fait.
9:39 Vous aviez passé les deux séries d'euros en même temps, ce qui est en fait. Oui, voilà. J'ai eu le la le j'ai commis le tort de présenter et la magistrature et Lena. C'est deux concours difficiles avec des programmes très chargés. Bon et c'est quelque part c'est ma destinée parce que je voulais être au ministère de l'intérieur. c'était votre passion ministère de l'intérieur? C'était ma passion. C'était ma passion et finalement j'ai regrettais aussi j'avais deux passions à l'intérieur des affaires étrangères. Quand on a réussi les écrits de l'ENAT, on pouvait passer un simple oral pour être secrétaire des affaires étrangères. Donc j'aurais pu le passer pour être secrétaire adjoint. J'aurais fini sans doute ambassadeur, un métier qui est passionnant aussi. Mais finalement mon destin a voulu que je sois commissaire et que j'aille au RG et que je tombe sur des affaires politico mafieuse par passion et puis par curiosité parce que moi j'ai une grande curiosité personnelle et quand je suis arrivé au RG, je me suis dit c'est fabuleux parce que moi qui aime les archives, qui aime le l'histoire, je me suis trouvé avec une masse d'archives, je parle de ce qu'était les fichiers G, c'était impressionnant. C'était impressionnant. Et ces fichiers, ils étaient actualisés en permanence par le l'activité quotidienne du service. Et nous travaillions aussi c'est c'était l'intérêt du métier. On était en contact avec des journalistes, donc on avait beaucoup accès aux informations ouvertes, mais en même temps nous avions la masse des informateurs qui venaient nous voir nous renseigner, ce qui fait que le scope, le le champ de d'information, il était vraiment énorme, énorme. Et quand on voulait vraiment travailler, c'était du nonstop le renseignement. Ça ne s'arrête jamais.
11:22 Pour en revenir à Sciencep, vous y étiez avant l'air Richard de Coin, cette étrange personnage et vous avez connu un grand professeur notamment Jean-Claude Casanova. Oui. Oui. Le professeur d'économie Jean-Claude Casanova. Alors Casanova a repris la chair d'économie de Raymond Bar qui venait d'être nommé premier ministre. Nomage arrive à Sciencep Paris en septembre 76. Chirac a démissionné le 25 août 76, Giscar a nommé Raymond Bar et au pied levés, nous avions encore des cours qui où il avaient marqué Raymon Bar, il en mettrait Rombard, non maintenant absent parce qu'il est premier ministre et remplacé par Jean-Claude Casanova, un membre éminent du siècle, un des hommes je dirais les plus influents du quelque part de l'état profond parce que on va parler aussi de l'état profond. Qu'est-ce que c'est que l'état profond? C'est important. Et j'ai connu donc outre casa, mais des grands professeurs George Vedel, René Raymond, Bernard Tricot, Guy Bréban, puis ensuite le Jacques Rigot qui était le bras droit de Jacques Duyamel, ministère de la culture.
12:30 Jacques Rigot qui était le PDG de RTL, des hommes d'une solidité, d'une culture énorme qui ont formé des générations de haut fonctionnaires ou d'hommes politiques français. Et dans ma promotion, j'avais effectivement Richard Descoin qui n'était pas encore directeur de Science Po qui était un des brillants élèves et on a on avait vraiment compris rapidement son orientation sexuelle à l'époque. On savait qu'il était homosexuel et à l'époque c'était d'être moto, c'était le Must dans le milieu culturel et politique français. et puis ça nous a donné un Macron parce que clairement quand on voit Richard Descoin il y a 30 40 ans, il y a des grandes ressemblances avec le président Macron actuel. On voit des voilà. Et vous avez eu comme maître de conférence en économie un certain François Hollande. Alors là vraiment j'aurais pas imaginé qu'il serait président de la République.
13:34 Jamais. C'est vrai que alors j'avais passé mon j'avais réussi mon diplôme de sciences pot. Je m'inscris en préparation à l'ENA parce que une fois qu'on avait fini le diplôme, ceux qui partaient dans le privé, dans les banques, dans les grandes boîtes, bon et ceux qui voulaient préparer Lena, il y avait des il y avait une année de préparation à LENA. Et là en économie dans ma conférence un jeune conseiller à la cour des grandes qui s'appelle François Hollande et qui arrive, je m'en souviendrai toujours les conférences avec François Holland, c'est c'était comique. C'était un franchement céit un type très attachant parce que il arrivait toujours un peu à l'ouest. Je crois que c'est un personnage un peu lunaire. il avait alors il nous commençait à faire des cours d'économie, l'économie publique et puis tout de suite il aimait dérivé sur la politique parce que il était à l'époque il est venait de d'être à la Cour des comptes où était Chirak qui était la Cour des comptes et il allait s'implanter en Corè pour être candidat contre Chirak. Donc nous étions en 81, on était en pleine campagne présidentielle. lui donc faire des cours d'économie, c'était une façon d'avoir contact encore avec Senspo et puis de nous dire "Voyez, je prépare ma campagne, j'espère aller sur les terres de Chirac pour porter les couleurs du PS et alors il était tellement pris dans sa campagne électorale que souvent il oubliait nos copies ou il oubliait ses cours. Ah où est-ce que j'ai mis les copies que j'ai corrigé? Ah je vous les amènerai la semaine prochaine et ça voilà. Donc c'était déjà un personnage lunaire.
15:06 Il avait déjà ses quatre enfants. je crois pas qu'il avait les quatre là. Il avait il devait en avoir qu'un ou deux à l'époque avec ses golenes. Mais je dirais bon moi je l'explique, j'étais goliste, j'étais pas socialiste. Mais si j'avais été jeune étudiant socialiste, je me serais accroché à Hollande et j'aurais peut-être fait une bonne carrière lorsqu'il a étélu président. Mais à l'époque, mais personne ne pouvait imaginer que ce gars-là soit un jour élu président de la République parce que il est il avait un côté un peu excentrique, un côté un peu joueur. on se demandait s'il se prenait au sérieux,. C'était ça. il était engagé à fond et il y avait une côté de un côté un peu paris parce que souvenons-nous quand même en 81 au début tout le monde pensait que Giscar allait être élu et il a été battu notamment avec l'affaire des diamants dont je parle un peu dans mon livre Bassa, les diamants de Bokassa, une affaire qui était sortie par Roger Delp dont je parle dans mon livre parce que Roger Delp, j'ai eu la chance de le connaître les deux dernières années de sa vie.
16:09 Voilà. Alors, on est allé très loin mais sur ce pot il y avait des personnages effectivement qui étaient haut en couleur dans François Hollande. Oui. Oui. Donc, vous avez été en poste auavre puis dans la Nièvre fin 88. Vous avez été conseillé du directeur de la police nationale au Gabon. Oui. Chapeau. Oui. Et puis vous avez été aussi affecté au sein du secrétariat général de la défense nationale. Oui. Le S le Alors à l'époque c'était le SGDN, maintenant c'est le SGGDSN, secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale. les Français ont imité un peu le système américain où on parle beaucoup de sécurité nationale. avant en France il y a 30 40 ans, on avait pas trop développé le concept de sécurité nationale. Donc on était cri général de la défense nationale. On a rajouté ce sécurité nationale parce que c'est un concept anglo-saxon qui fait que bon on doit s'occuper de la sécurité nationale à tous les niveaux. Donc sécurité alimentaire, énergétique, informatique, sauvegarde des infrastructures critiques et cetera. Voilà. Mais dans le livre, ce premier tome, parce que c'est tome 1 et j'ai prévu un tome 2 voire un tome 3 avec des affaires oui des affaires assez croustillantes mais déjà on peut on va pouvoir parler du 1 surtout le concept de sécurité nationale est est je veux dire est quelque chose qui était novateur dans le système français et on a mis ça surtout avec le développement de l'intelligence économique c'est surtout le développement de la protection des informations de nos entreprises grandes petites et moyenne qui a fait qu'on a mis l'accent sur le système de sécurité nationale. Voilà. Alors,
17:59 j'ouvre beaucoup de portes dans mon livre. J'essaie d'en refermer certaines mais pas toutes puisque le champ est vaste et je dirais que ce livre, j'ai pu l'écrire. d'abord, j'aime écrire, j'aime lire, j'aime la bonne littérature, j'aime bien les grands auteurs français, Château Brillant. Victor Hugo, on a quand même une un passé culturel et littéraire très important en France avec nos grands auteurs théâtre Racine, Molière, Corneille, c'est quand même des bases que nous avons en France. Edmont Roston. Edmont Rostan bien sûr. Oui. Beaucoup et bien d'autres. Oui. Et alors j'aime écrire, j'aime lire et puis j'ai eu la chance dans ma carrière de démarrer dans le monde politique des années 80 90 qui était quand même passionnant parce que d'abord c'était la première alternance en 81 la première après je décris la première cohabitation 868 qui était passionnante parce que c'était une cohabitation de combat dans lequel la droite revient en 86 et espère gagner la présidentielle en 88. Mais c'est Mitteran qui est réélu au grand désespoir d'une partie de la droite.
19:14 Et moi, j'arrive à dans la nièvre, j'explique dans des conditions un peu particulières parce que c'est pas un département dans lequel j'aurais aimé être affecté. Je pensais avoir plutôt un département de droite. en 88, j'avais j'expliqué que j'avais rencontré Pasqua pour une affaire de terrorisme. Donc je devais aller en Corse mais j'avais refusé d'aller en Corse et je pensais qu'en 88 j'irais au département du centre def de droit. C'est la Corse? La Corse est très particulier. C'était particulier. J'en parlerai beaucoup plus en dans l'ouvrage suivant parce que vous avez la Corse, vous avez d'abord l'irrédantisme Corse, le particularisme corse. Et ce qui fait que les choses se compliquent à mon sens et je développerai ça dans l'autre ouvrage, c'est que globalement, je pense que la Corse est aux mains de la mafia, des mafias depuis maintenant 30 40 ans et que ça complique encore le sujet et que il faut tout faire pour que la Corse reste française parce que on a quand même un état de droit que si qu'elle n'aurait pas si elle était indépendante ou détachée de la France et il y a la nécessité de combattre ce système mafieux qui vise à rapprocher la Corse de la Sicile ou de la Calabre.
20:38 C'est le grand danger de la Corse. C'est un autre débat. Ça sera un autre débat. Mais je reviens à mes années 80 années Mitérand finalement mes années Mitérand que vous n'était vous n'étiez pas mitérandien mais vous aviez une certaine fascination et que le personnage de Mitterand était cultivé et rusé. Oui, rusé. Totalement. Totalement rusé. macavellique parce que quand on voit l'itinéraire du personnage alors c'est une vie romanesque complètement romanesque parce que il y a tellement d'ouvrages qui ont étécrit sur Mitérange tous les toutes les biographies qui ont été faites notamment par François Lisier Gisbert et puis quelques autres qui décrivent très bien le personnage. Moi ce que j'ai et j'ai apporté c'est mon expérience, ma modeste expérience de directeur des RG pendant 4 ans quand il était président où j'ai vu le comment s'exprimait le personnage, comment il irradiait à l'extérieur, comment il avait une espèce de il avait un charisme, il avait une un charisme, il y avait une fascination réelle pour le personnage. Cela dit, comme j'explique, tous les grands personnages, ils ont leur côté positif et leur côté négatif.
21:44 il y a les grandes constructions, il y a les grands monuments, il y a la grande bibliothèque, il y a l'arche de la défense, il y a le la pyramide du Louvre et puis à côté il y a il y a les morts brutales, il y a les éliminations des amis, il y a le fait que 14 ans c'est trop de trop longue durée actuelle de pouvoir. Plus on s'incruche dans le pouvoir, moins on veut le quitter. L'exemple, c'est les chefs d'État africains qui ne partent jamais, qui veulent jamais partir. Actuellement, les regardez que ça soit Paul Ba au Cameroun, il est au pouvoir depuis 82. Sassoun Guesso, le président du Congo, en gros, il est au pouvoir de sauf l'intermède Lisuba, il est au pouvoir depuis la mort de Marian Guabi, il est au pouvoir depuis 77. C'est énorme si on enlève la période Lisuba en gros de Nissasungesso et au pouvoir au Congo depuis plus de 45 ans quoi. C'est énorme. On n'imagine pas ça en France ou dans notre démocratie. Donc le fait de faire de Septena 14 ans pouvoir dans une période danse et qui était encore la période de la guerre froide, on était dans les deux blocs. Donc le pouvoir de Mitteran était supérieur à celui qui est le pouvoir actuel du président dans un monde multipolaire où on est dans une espèce aussi d'Europe que moi je combat parce que c'est une mauvaise Europe dans lesquel on est actuellement. Voilà. Mais bon, on pourrait élargir notre discussion mais il faut qu'on se recentre je pense sur le livre.
23:17 Oui, bien sûr. Justement les anémitérons dans le livre vous évoquez les affaires de suicide étrange. Oui. Et vous n'y croyez pas. Enfin, vous avez même des éléments qui permettent de penser que Alors, ce qui m'a aussi poussé à écrire ce livre, c'est l'enquête que j'ai pu faire sur Bergovois. Absolument. Et alors je j'ai quand même si vous voulez, j'ai quand même un grand scoop dans le livre, c'est que le scoop, il est que Bergovais se suicide entre guillemets le 1er mai et que 2 jours après, le 3 mai, je monte à mon bureau de conseiller du directeur de la police du Gabon et qu'il m'appelle, il me dit faut que tu viennes vite au bureau, il y a le patron qui veut te parler. Le patron, c'est Omar Bongo, le président du Gabon que j'ai au bout du fil et qui me dit avec son accent inimitable, c'est pas un suicide, c'est pas un suicide, c'est Mantan qui l'a fait tuer. Il me dit ça 2 jours après. Si Omar Bongo me dit après que Baggowa c'est un assassinat, il a il y a pas remettre à le moins du monde sa parole parce de t tous les hommes politiques français parce que il était au pouvoir depuis 67, il est arrivé au pouvoir, c'était général de Gaulle. le Gabon est devenu unir pétrolier à partir des années 73 74. Donc ce pays qui était c'est un pays ça fait la moitié de la France, un pays de forêt où qui a les seules ressource à l'époque c'était un peu le caoutchou mais le bois et l'uranium s'est retrouvé tout d'un coup projeté comme 9 ou 10e producteur de pétrole, un pays qui faisait même pas un million d'habitants. Donc tout d'un coup, la dynastie Bongo s'est retrouvée avec des milliards qui tombaient et une fois qu'on a assouvi ses ces goûts de
25:08 luxe ou de d'opulence et bien après Bongo a redistribué une partie de la mane dans les caisses des hommes politiques français et de tous les partis d'extrême gauche et extrême droite qui ça allait du de l'extrême gauche au Front National et Bongo les connaissait tous et puis donc il avait des éléments des des confidences, des secrets qu'il avait de toute la politique française pouvoir sur eux énorme énorme. Il avait main qui donne est au-dessus de la main qui voilà il avait un pouvoir d'influence énorme sur la politique française donc quand Bongo me dit que Beré a été assassiné il y a pas à remettre une seconde sa parole en doute. Moi quand je rentre je vois le garde du corps qui obéit aux ordres de l'état profond. Il faut pas lui en vouloir. Je dirais tous les gens que j'ai rencontré après 15 ans quand j'ai repris l'enquête que j'ai vu des gens terrorisé, tétanisé encore qui étaient encore aperé au à l'idée de me parler de me dire ce qu'ils savaient sur la mort de Bergois, c'est parce qu'ils avaient vu le pouvoir de cet état du profond de cet état caché qui peut éliminer un ancien premier ministre. Il était premier ministre un mois avant sa mort.
26:22 et faire passer tout ça pour un suicide. Et quand j'ai repris l'enquête parce que j'ai repris l'enquête donc à la demande de Yve Bertrand en 2001 et cette enquête je m'en suis servi nous en servi on s'est servi pour faire un film avec Francis Gillery qui est un réalisateur indépendant d'enquête et nous avons travaillé ensemble en 2008 donc 15 ans après la mort de Bergovoir bah les gens étaient encore quelque part sous le choc de l'omerta ils avaient du mal à à à à s'exprimer que ça soit des médecins, des pompiers, des témoins, quand on les voyait en parti, il disaiit d'accord et puis après ils se rétractaient tellement ils avaient peur. Moi, je pense que maintenant plus de 30 ans après les fêtes, il faut analyser froidement la mort de Bergovais qui est un assassinat d'État sans la moindre le moindre doute possible. Est-ce que c'est ce qu'on appelle la cellule homo qui a ou une autre? Alors, je peux pas je ne peux pas clairement dire qui sont les auteurs. J'ai des doutes, j'ai des présomptions, j'ai des nuances.
27:31 Je ne peux pas tout dire dans ce livre ni devant une caméra parce que tous ne sont pas morts et tous enfin certains je pense ont des remords vis-à-vis de l'action qu'ils ont commise de ils ont exécuté un ordre d'État qui revenait de très haut. on leur a dit "Vous aurez l'impunité totale, vous ne craignez rien." Ça conduit à nous poser des questions sur le fonctionnement de notre état parce que nous étions en 93. Mais là, quand nous voyons les morts, les suicides suspects, j'ai eu le temps d'en parler dans mon livre de Éric Desessé ou d'Olivier Marnex, 35 ans après, on voit que les suicides sur commande ne font pas partie de la légende ou du passé. Ça peut encore arriver de nos jours. Donc ce livre qui explique ce qui s'est passé en 93 et même avant avec Robert Boulin en 79 nous faire réfléchir sur des morts suspectes et violentes de gens qui dénoncent des politiques actuelles. Voilà. Donc alors en quoi était-il dangereux Bergovis à ce moment-là?
28:37 Il était éminemment dangereux. Il était très dangereux parce que il avait déclaré la guerre à la corruption. dans son discours de politique générale et regardez dans la succession de premier ministre que nous avons eu récemment et Dieu sait si nous en avons eu récemment le corn récemment le cornu mais que ça soit àal berouabeth borne olivier Philippe Castex personne Édouard Philippe Édouard Philippe et ou Jean Casex personne ne va mettre la lutte contre la corruption comme priorité de l'action du gouvernement Et c'est là que l'affaire Bgovis quelque part a sonné une alarme. C'est un avertissement global au Premier ministre en disant ne réabordez plus jamais ce sujet de la lutte contre la corruption parce que serait pour vous mortel. Donc, j'explique que quand il déclare la guerre à la corruption le 8 avril 92, il a signé son arrêt de mort et je suis un des premiers informés en recevant un journaliste du Canar enchaîné à la demande d'un proche de Mitteran. ce journaliste me dit "Nous préparons quelque chose pour déstabiliser Bergovis."
29:54 Donc moi à l'époque je suis donc au courant confidentiellement qu'il y aura une affaire de presse, un scandale qu'on va lui monter une affaire mais pour moi c'était pour le déstabiliser, le mettre dans l'ornière, j'étais à 100 lieu d'imaginer que ça pouvait être une élimination physique. Moi, je pensais que ça été une campagne de presse comme il y en a eu pour des hommes politiques. On sort un scandale et puis vous êtes décrédibilisé. On le fait démissionner. On le fait démissionner. Mais pour Berry, c'était beaucoup plus grave parce que il avait été ministre des finances le 84 86 et de 88 à 92. Il était donc aerci le grand maître des enveloppes financières de des fonctionnements des ministères. c'est l'époque où j'explique dans mon livre où nous avons énormément de scandales. Il y a Urb Graco, sagesse qui mouille le Parti socialiste, mais il y a l'affaire ELF, il y a le Crédit lyonnais. 140 milliards qui sont subtilisés, 140 milliards qui disparaissent des caisses. Il y a des prises de participation, il y a des raides boursiers comme je parle le raid boursier sur péchinet avec l'affaire triangle, il y a énormément d'affaires et puis il y a l'affaire elf qui arrive derrière. Donc que le ministre des finances qu'il était avait des preuves, avait des éléments tangibles.
31:27 Et quand il dit à l'Assemblée nationale, j'ai ici une liste de noms de gens qui pourraient être impliqués dans la corruption, c'est la bronca totale dans les myyques. Voyez les images, elles sont édifiantes tant à gauche qu'à droite. Tous ont peur. Et c'est pas n'importe qui fait ses menaces. C'est l'homme qui a été 6 ans ministre des finances. Donc il a des billes, il a des dossiers et j'explique que le jour où il s'est si j'idé en fait où on l'a éliminé au bord du canal de la jonction à à 10 km de 9h parce que ça été bien choisi ça été en zone gendarmerie ça était pas sur Never c'est sur la zone de Sermoise donc c'est la gendarmerie qui sera compétente pour l'enquête et la section de recherche elle est à Bourge à 80 km de là et On a on a l'impression même que tout a été calculé pour que l'enquête soit difficile et qu'on ne puisse pas rassembler les éléments rapidement. Donc on lui met en place un guetapan, un piège et l'objectif c'est comme j'explique la nuit de sa mort c'est qu'il y a des une équipe des équipes qui vont rafler tous les documents chez lui dans ce domicile privé à Neuver à la mairie, partout où il avait pu laisser les choses. On fait opération place net, on vole tous les documents. Ce qui a été fait aussi pour Boulin en 79, c'est la même chose. Donc on a deux personnages publics qui ont des documents compromettants sur des partis et des hommes politiques au pouvoir et qui se sont exposés à à leur à leur propre mort parce qu'ils ont voulu dénoncer, ils ont voulu nettoyer sans doute une partie de la classe politique française et ça leur a été fatal, complètement fatal. Et dans les deux événements, on voit aussi une
33:18 chose, c'est une succession d'événements inattendus après leur mort. Alors après la mort de Boulin, c'est le la ferméine qui vient tout de suite occuper l'espace médiatique après l'assassinat de boulin. Donc la stratégie là c'est le système pass c'est le système passe quoi? Affaire dans l'affaire une affaire dans l'affaire et après une autre affaire dans l'affaire de l'affaire pour faire oublier la première affaire ce qui fait qu'on y comprend plus rien et Miteran donc qui avait décidé d'éliminer Bergois est allé prendre des leçons chez Pascois et j'explique donc leur rencontre secrète dans la villa du docteur Rayard parce que ça se passait pas à l'Élysée. À l'Élysée c'est trop visible. Oui. Donc les rencontres se passaient à l'ouv dans les du docteur Rayard et c'est là que à mon sens je il y a eu donc des une pâte de corruption, des arrangements, des échanges de mauvais procédés entre Mitran et Pasqua et je me trouvais à la confluence pour il y a que moi qui pouvais écrire ce livre. Pourquoi?
34:23 Parce que pendant 4 ans, j'ai noué des contacts avec l'entourage de Mitteran. En allant au Gabon chez Bongo, j'ai noué des contacts avec l'entourage de Pasqua. Donc, j'avais des éléments de d'un côté et de l'autre. J'avais ce qu'on me disait, ce qu'on ne me disait pas, ce qu'on me disait sous-entendre. Et après, j'ai eu la chance de rencontrer des témoins importants de ces affaires. J'en parle de mon livre. C'est Guy Simonet le policier qui a recruté le tueur de l'affaire de Breuil et qui connaissait énormément de choses sur les secrets d'état. Et ensuite, j'ai rencontré Roger Delp les deux dernières années de sa vie qui était un des barroits de Jacques Focard et qui était l'ennemi intime de Giscar. Donc quand j'ai rassemblé les éléments des uns des autres, les semi-confidences des uns des autres, pour moi tout s'est éclairé. Tout c'est tout est devenu clair dans l'explication de l'affaire Bergovois et dans ce qui s'est passé après. Alors, il y a eu l'affaire Messerrine pour faire effacer Boulin mais pour effacer Beré, j'explique qu'il y a eu l'affaire human bomb d'otage avec le maire de Neïi qui était un certain Nicolas inconnu voilà qui commençait à monter qui commença à monter un certain Nicolas Sarkozi voilà un certain Nicolas Sarkozi qui va sauter sur cette affaire de prise d'otage dont je j'explique à mon sens que c'est une mise en scène ou c'est vraiment mais c'est pour moi c'est une mise en scène. Hm. il y a eu Oui, il y a eu ce preneur d'otage qui va dans la maternelle.
36:01 Alors, il a aucune allure d'un terroriste ce pauvre garçon puisque il est masqué, il veut pas parler, il prend des enfants dans une école, tout le monde se sauve et c'est une affaire qui aurait pu être résolue avec trois claques vite fait avec quelqu'un qui arrive qu' met de maîtrise était fini. Mais contraire, on a fait monter l'affaire, on l'a fait grandir, on a fait monter en mayonnaise avec les radios, les télé en priseage. Z un gars tout seul qui refuse de parler, qui parle en écrivant sur un écritau sur une ardoise en disant "Je veux un million de je veux 100 millions de francs, je veux une voiture, je veux un avion." C'est ça tenait pas la route cette histoire. Et l'affaire à mon sens, elle a été montée pour servir l'audience de Sarkozy pour le faire apparaître comme un Superman, un sauveur. Un sauveur. Regardez, il va sauver les enfants dans l'école. Mais si on gratte derrière, c'était pas un vrai terroriste bonhomme. Éric Schmidth était un dépressif qui avait cherché du travail au conseil général des Hautes Scines. Alors là déjà, c'est quand même inquiétant.
37:09 Pourquoi il prend sa petite voiture depuis Hagde ou Sect? Il habitait dans le midi de la France à Hagd et il monte et comme par hasard, il va tout de suite prendre des enfants à otage à Neuilli. Il va pas dans le 93, il va pas dans le Val de Mar, il va à Neuilli et dans l'école où où sont scolarisés pas les enfants de la grande bourgeoisie mais les enfants des concierges portugaises de Neïi. Ça aussi ça la réalité. C'est que il va pas dans un truc sensible, il va dans une école. l'école charco et puis là tout de suite on voit arriver Sarkozi je vais chercher la rançon je vais libérer les enfants. Une mise en scène mise en scène c'est ce qu'on appelle la stratégie du choc ça permett une histoire un narratif comme on aujourd'hui. Ça permet ce narratif permet un de d'évacuer l'affaire Bgovis, c'est très utile pour on l'oublie rapidement et de nous mettre en scène le sauveur Sarkozi. Et à la suite de Human Bomb, ce qui n'a jamais été analysé, j'ai regardé quelles sont les autres affaires étonnantes que nous avons dans la suite de Bergovois. On a l'assassinat de René Bousquet. René Bousquet qui est alors Verré 1er mai, bomb le 13 mai et René Bousquet c'est le 8 juin. Donc le 8 juin 93 pareil un malade mental va tuer René Bousquet qui était le vieil ami de Mitteran le banquier qui avait été directeur général de la police sous Vichi c'est René Bousquet. C'est l'homme qui a mis en œuvre les mesures antisémites de Vichi, qui a ordonné les rafles du Veldive ou attraper des juifs et les amener dans les camps. René Bousquet et qui se recycle dans la banque qui est directeur de la banque d'Indochine dans les années 50 et qui va être le
38:59 financeur un des financeurs de Mitteran dans sa campaine de 65 74 80 c'est pas n'importe qui. René Bousquet sur les mains une erreur. Militar n'était pas gardien 65 he je sais si il était gardinal 6580 oui exact et à chaque fois Busquet il est là il met la main au portefeuille il finance Mitteran donc Péan avait prévu de le rencontrer pour faire son livre une jeunesse française et prof Bousquet est éliminé par Christian Didier dont je je j'ai étudié le près l'itinéraire et je vois on voulait Payant est éliminé. Oui. Non Payant. Oui, je fais une erreur. Payant il prépare son livre. Oui, c'est un grand journaliste d'investigation. Énorme. Je lui rends hommage. C'est un vrai journaliste d'investigation comme Jacques Deogie et on en a plus. Jacques Deorogie c'est le c'est l'école de l'investigation.
39:54 On a la lot dans un domaine. Oui. Voilà. Mais et quand on voit l'accord de journalistes actuellement que nous avons, nous avons très peu de journalistes d'investigation et en 93 si j'ai bien compris donc Péan a prévu de rencontrer Bousquet. Dieu sait qu'est-ce qu'il lui aurait dit sur Mitéran? et bien il ne lui dira plus rien puisque s'il y a Christian Didier qui arrive et qui le descend de quatre balles devant chez lui et la peine qu'il a eu Christian Didier a été assez légère et il a été libéré rapidement au bout de 4 ou 5 ans. Il est reparti dans les curieux de voir c'est que ce Christian Didier était allé à l'Élysée. Il avait pris contact à l'Élysée pour porter un dossier. Il avait un dossier confidentiel à remettre au président amiterran et de là il a un itinéraire sinué. On le retrouve que de 3 ans après comme l'assassin de René Bousquet. Donc ça fait quand même beaucoup de zones d'ombre, beaucoup d'événements étranges quand on voit le parcours de Christian Didier. Et la dernière mort que j'ai trouvé pas banale non plus dans cette époque de cet été 93, c'est l'accident du procureur Louis Chalry qui était le procureur de l'affaire Boulin et qui était un membre notoire du sac. Donc je dirais que dans les échanges de procédé Mitteran et Pasc décidé dans la foulée de Bergovois d'éliminer pour eux des témoins gênants qui pouvaient apporter des éléments sur leur passé. alors le passé politique de Mitteran qui est connu ensuite, mais aussi l'avenir politique de de Pasqua parce que il faut se remettre dans l'époque des années 93 14 15 Pasqua est très mal avec Chirak.
41:45 Il lui a quasiment pas pardonné la défaite de 88. On est dans l'époque du lancement de Baladur, mais Pasco ne a l'idée d'être éventuellement candidat à l'Élysée en 2002. J'en parlerai dans mon futur liv parce que Pasqua avec ses gains, ils ont fait un très bon score aux européennes de 99. Il envisage d'être président. Mais dans c cette configuration, un gars comme Charlry qui connaît les secrets du sac, on sait que Charlry faisait libérer sous conditionnel des truants et s'en servait comme tueur. Donc on est vraiment dans l'état mafieux là, dans l'état profond mafieux. Chalay libéré des gens des maisons d'arrêt de autour dans la le séquence des Versailles et ils venaient on a du boulot pour vous et ils étaient engagés comme tuur à gage pour le sac.
42:40 C'est extrêmement grave. Nous étions dans un état mafieux et je veux faire un saut un saut avec l'actualité. Quand on voit les condamnations de actuelles de de Sarkozi, on va en parler aussi. Nous allons en parler mais que je vois le nombre de morts violentes autour de lui. Alors la mort de Chouriganem en 2012, le ministre du pétrole de Kadfi qu'on retrouve noyé en 2012 à Vienne, excusez-moi, quand on est très riche, qu'on n'est plus dans la politique, on a autre chose à faire que suicider sinon tout le monde se suicide. Quand on voit que Bachir Salé qui a été condamné, 4 millions d'euros d'amende et à de la prison dans le procès des fonds libiens, il a essu des coups de feu en Afrique du Sud et quand là 2 jours avant le prononcé de jugement, on apprend la crise cardiaque de monsieur Takédine à Beou, ça fait quand même beaucoup de morts violentes autour de la même affaire, autour du même président.
43:42 Donc Sarkozi, j'explique qu'il a démarré son parcours avec beaucoup d'argent et des morts violentes. Et bien ça continue et comme j'explique quand il y a beaucoup d'argent, il y a des accords secrets de la corruption des versements fait sur des comptes offshore et des retra liquides et des interventions comme disculpé Senusi quand même qui était condamné pour le l'attentat de du DC7 de l'avion du TH. On a vraiment une un comportement mafieux de bout en bout. Donc voyons à qui nous avons affaire. J'hésite pas le dire. L'ancienne président Sarkozy et moi j'ai subi cette équipe quand j'étais commissaire. Ce c'est un vrai clan mafieux qui réagit comme tel. Ils ne réagissent pas comme des hommes politiques honnêtes et consciencieux qui sont consacrés à l'intérêt général. Mais faut voir qui finalement qui a été le modèle de Sarkozi. Un pasquis. Un pasquis. Et je justement vous dites que ce Pasqua dont Mitteran parlait dans ses termes en disant ce diable de monsieur Pasqua dites il avait au moins le respect de la patrie, du drapeau et le sens de l'État. Oui.
44:59 Ça ça changeait quand même de cette médiocratie. Oui. De la Sarcosie qui s'est installée après. Exement. Exactement. Alors, il y a il y avait a il y a le côté sombre de Pasquis, mais moi je lui accorde encore le crédit que c'était un vrai patriote et que c'était qu'un gars qui défendait la France et les Français. avec sa guille méridionale, avec son de Fernand on l'aimait bien parce que il occupait, il avait c'est un personnage unique dans la politique française mais comme tous les personnages politiques, ils ont leur côté cours et leur côté jardin, donc le personnage était dangereux et vous savez que tellement dangereux que même actuellement le dernier témoin de l'affaire Boulin Elio d'Armon qui a témoigné devant la justice et qui a aussi de accorder des interviews notamment à Radio Courtoisie. Il a encore essuyé des coups de feu au mois d'août, on a tiré sur lui. Ça veut dire que même dans la le sillage de Pasqua, il y a encore des gens qui continuent à à le servir postmortem qui n'hésiteraient pas à tuer des témoins en son nom. Mais Pasqua défendait la France, je suis désolé. que ça soit vis-à-vis de Mastricht ou de l'Europe, il défendait les intérêts de notre pays. Là, nous avons une mafia politique qui ne défend plus rien que ses propres intérêts. Il défendent plus la France. Je suis désolé, il ils nous ont remis, ils nous ont laissé dans une Europe complètement dévoyée. Ils nous ont remis dans une OTAN qui est une institution guerrière qui travaille pour les États-Unis. Alors que un Pasqua ou un Chirac ou un Philippe Séin était contre le retour à l'OTAN et l'OTAN Sarkozy nous y a mis complètement dedans dès qu'il a étélu président. Donc nous avons une mafia qui se remplit les
46:51 poches sans vergogne et qui ne défend plus la France alors qu'à l'époque de Pasqua il défendait la France. Voilà la nuance. La nuance. D'ailleurs, vous dites que toutes les racines du mal sont peut-être à trouver dans le bureau d'un certain Michel Char j'ose dire les mots, il est plus de sa monde. Voilà, Char décédé en 2020, il faut étudier son parcours qui est quand même très étonnant. C'était un simple attaché d'administration centrale au ministère du budget. Donc charas, c'était un cadre a du ministère des finances mais qui est qui était d'une grande souplesse pour tout. C'était un homme, il ne refusait rien, il acceptait tout et c'était le mandataire financier du candidat mitéran. Donc quand on est mandataire financier à l'époque où il n'y avait pas eu la loi de 91 sur le financement des partis, tout était permis. on pouvait avoir de l'argent de n'importe qui, de n'importe quel personnage, de n'importe quelle société française ou étrangère. Et c'est là aussi qu'on voit les dérives avec ce financement libyen fait par Sarkozy, c'est que il a voulu travailler à l'ancienne, c'est-à-dire comme avant où les présidents français avaient de l'argent des présidents africains Bongo, Sasungesso ou Fonny. finançait les présidents français. Il a voulu travailler à l'ancienne.
48:31 Donc Char, mandataire financier de Miteran, a une carrière assez fulgurante parce que de simples conseiller régional dans le dans du puit de Dô, il est rapidement dans le premier scénacle de Mitteran. pendant 14 ans, il aura un petit appartement à l'Élysée où il pourra rencontrer des gens, faire des dîners secrets, rencontrer les uns les autres, faire aussi des menaces parce que le personnage était pas toujours drôle avec ses malgré ses bretelles et ses grands volutes de cigar, c'était un personnage assez menaçant qui avait des attitudes un peu de mafieux puisque de que ça soit des élus ou des gens du showbiz, ils ont été menacés de contrôles fiscaux Et quand c'était des dames, elles étaient priées de passer dans le lit de monsieur Charas, sinon elles avaient un redressement fiscal assez salé. Il y a eu des chanteuses comme Lio et quelques autres qui se sont rebellés contre les avances pressentes de monsieur Charas. Donc c'est un homme qui a été très influent sous les deux septenamérants, beaucoup plus qu'on le pense. Moi je l'ai appris parce que quand il était secrétaire d'État ou ministre du budget de Bergovis, je savais que les deux s'entendaient mal, s'entendaient pas et que lorsqu'il y avait des arbitrages à faire entre Ber et Charas, c'est souvent Charas qui avait le dernier mot. il avait le soutien de Mitteran contre Bergovis.
50:06 Ça explique beaucoup de choses aussi sur l'histoire de la mort de Bergovis. Ce ce cette cet antagonisme, cette rivalité entre Char et Beré. Et quand on a fait l'enquête avec Gillerry en 2008 sur le la double mort de Pierre Bergovois, mais voyez la réaction de Charas. Char dit tout de suite "Pourquoi vous faites une enquête? Pourquoi vous faites un documentaire? Pourquoi une enquête de police il s'est suicidé? Suicidé point final. Alors quand on vous dit ne creusez pas, contentez-vous de la parole officielle donnée par l'Élysée, c'est vraiment plus que suspect on se rendre compte que la il s'est presque dévoilé comme auteur ou complice de la mort de Bergovois. Alors Charoubé deux personnes publiques, de personnages publics déterminants de la France.
51:02 D'abord, il adoube Sarkozi en 93 puisque c'est lui qui est ministre du budget avant Sarco et quelque part il lui remet les clés du budget donc il lui explique comment ça fonctionne. Alors leur atome crochu, leur le lien entre ces personnes, c'est la Corse. J'explique, c'est la Corsitude. La mère de Michel Char était Corse. il allait passer régulièrement ses vacances en Corse dans la région de Coré. il a noué des contacts amicaux avec Sarkozy qui était marié avec une Corse, sa première femme est Corse. Donc ça crée des points communs. Et je vous renvoie au débat parlementaire au Sénat vous rendrez compte que à de nombreuses occasions, de nombreuses discussions sénatoriales, Charas et Pasqua agissaient souvent de concert. il publiait des il faisait des propositions de loi communes, ils avaient des prises de position commune. Les deux défendant le la l'indépendance de la France vis-à-vis de l'Europe. Je dire à l'époque, ils avaient un comportement qui était pas très déontologique mais qui pour moi était positif en ce sens que il défendaiit la souveraineté française tant l'un que l'autre. Mais au niveau de l'éthique donc Charas Adou Sarkozy au budget, il a soutenu la candidature de Sarkozy en 2007 contre celle de Segonel Royal, on l'oublie. Il a été renvoyé du Parti socialiste, il a été exclu du PS et en 2010, Sarkozy lui renvoie l'ascenseur en le nommant au Conseil constitutionnel.
52:50 Donc en 2010 au lieu de nommer une personnalité de droite, Sarkozi nomme Charil constitutionnel. Et Dieu sait si le constitutionnel c'est une sinécure. Vous avez un garde du corps, vous avez une voiture, vous êtes payé 15000 € par mois, vous faites autorité dans les contentieux électoraux législatifs et présidentiel. place importante et en 2017 le même char il ne va pas soutenir le malheureux candidat du PS Benoît Amont il soutient Macron il soutient Emmanuel Macron il porte encore le soutien à l'homme des finances à le gars qui était à Bersi il lui apporte son soutien et en 2020 quand il décède Macron va aux obsèques de Charass à puis Guillaume. Donc nous avons là une éclair filiation des d'une espèce de mafia politique qui moi je demande de l'aide dans cette enquête parce que je peux pas tout faire. Moi j'apporte des pistes, j'apporte des éléments mais s'il y a des journalistes d'investigation qui veulent se penser sur le sujet il y a matière à faire une vraie enquête. Et je rappelle que non seulement il y a des suicides en nombre dans la police, mais depuis quelques années, il y en a au ministère des finances. Depuis le début de l'année, nous avons eu, je crois, cin ou six fonctionnaires des finances qui se sont suicidées et d'autres qui sont partis en dépression, un petit peu comme nous avons à une époque à France Télécom.
54:29 Donc quand il y a des suicides ou des dépressions dans un ministère en organisme d'État, ça veut dire que des fonctionnaires consciencieux honnêtes, qui veulent travailler correctement sont l'objet de chantage, de pression, de menace pour ne pas qu'il dévoile ce qu'on leur a demandé de faire et qu'il se sentent mal à l'aise avec les instructions qu'ils reçoivent. Donc il y a vraiment une il y a matière à enquêter dans la relation entre la politique et les finance depuis bah depuis quelques mois parce que visiblement excusez-moi, j'ai parlé du Crédit Lyonnais d'il y a 30 ans mais l'impleur de la dette française quand on nous cite 3500 milliards sur un allégraté on trouverait sans doute des milliards qui sont le résultat clairement de la corruption. Et dans la fin de mon livre, j'explique que le la corruption en France, on l'évalué à 120 à 130 milliards d'euros. Donc imaginez depuis 2 ans 130 milliards d'euros, ça ferait 1300 milliards, ça ferait en gros le tiers de la dette voir la moitié de la dette. Donc si on balayait devant notre porte, si on luttait contre la corruption, les fuites en tout genre, je dirais que le pays se porterait mieux. On pourrait davantage payer les agriculteurs qui ont des retraites minables et indécentes. Des gens qui ont travaillé souvent 80 heures par semaine, leur donner 800 € par mois, c'est une honte. C'est une honte. Alors qu'on voit parallèlement, moi je vois dans la rue des immigrés, des femmes, des hommes qui ont des enfants, ils arrivent, ils ont tout de suite l'aide médicale d'État, ils ont tout de suite des aides et cetera. C'est anormal qu'on soit dans une telle distribution des gens qui n'ont rien fait en France, que parallèlement les hommes politiques
56:19 couvrent des grands détournements, détournements à grande échelle et que les gens qui ont travaillé toute leur vie ne soient pas payés au juste prix qu'ils méritent. C'est ça qu'on doit revoir complètement en France. Et la conjoncture actuelle, elle est pour moi, je trouve qu'elle est excellente entre la condamnation de l'ancien président qui est noyé dans un vrai réseau mafieux, il a il y a pas une parole de soutien qu'on doit avoir vis-à-vis de Sarkozi. Pas une parole, c'est un vrai mafieux. Et ensuite quand on voit la délicence de la classe politique française actuellement de ces gouvernements qui ne tiennent plus, c'est l'occasion ou jamais de rebattre les cartes et de remettre tout à niveau en disant il faut sortir de cette 5e République qui a été dévoyée, qui a été détournée. Il faut réfléchir à qui on va donner le pouvoir, comment on va recruter nos soi-disantes élites parce que nos élites entre guillemets actuelles ne le sont pas.
57:17 Elles ont mis le pays dans l'ornière. Mais au niveau intérieur, on est dans un état comme jamais et au niveau international la France a perdu tout crédit. On n plus aucune voix que ça soit à l'Europe, à l'UT, à l'extérieur. C'est terminé parce qu'on a eu des gens qui ont confondu leurs intérêts personnels avec les intérêts l'intérêt général et qui sont totalement ils ne sont plus crédibles, personne ne peut les croire. Donc la conjoncture actuelle, elle est excellente pour qu'on remette tout à plat et que les Français se réconcilie avec la politique en reprenant le pouvoir dont les élites entre guillemets les ont dépossédé depuis maintenant je dirais une quarantaine d'années parce que les dérives que j'ai décrit dans mon livre sous Miteran, elles se sont aggravées avec Sarkozy et Macron. Voilà. Pour terminer, ce qui a fait basculer une partie de votre carrière professionnelle, c'est que vous avez été confronté à un quituor qui vous a donné du fil à retordre. Dire que ça s'est corsé à ce moment-là pour un clin d'œil, c'est le coituor Sarkozi, Guéan, Godin, Squarcini.
58:30 Voilà. Ce qui s'est passé face à eux? Eh bien moi qui étais à l'époque commissaire principal, je devais passer commissaire divisionnaire. je travaillais donc avec Bertrand sur les affaires Corse et d'autres affaires de corruption. alors, j'ai eu l'ingénuité, j'en parlerai dans mon futur livre, d'aller leur livrer des éléments sur l'affaire Corse et là, au lieu de travailler avec moi, d'essayer de travailler correctement en disant "Bah là, vous avez des éléments, on va avancer et cetera, loin de là, ils m'ont ostracisé, ils m'ont marginalisé, ils m'ont mis sur écoute, moi et mon informateur, ils ont différé l'arrestation de Colona pour l'instrumentaliser avant le référendum sur la qui avait lieu en Corse sur le nouveau statut de la Corse, une affaire dont on en parle plus du tout et qui pourtant est essentiel. C'est-à-dire que moi en juin en juillet 2002, je vais leur dire que s'il travaillent avec mes informateurs, mes informations, mes sources, on peut avoir rapidement la rédition, la récession de Colana. Mais au lieu de faire ça, il continue de faire de perpétuer le la le false flag, la fausse piste colon. Alors, d'abord pour dire bah nous on reprend l'affaire à nos comptes et ça sera un argumentaire assez minable utilisé par Claude Guéan pour dire "J'ai détourné des fonds pour travailler sur l'affaire Colona." Une fois de plus, Colona, c'était un berger, le berger corse qu'on accusait d'avoir tué le préféré. Alors que j'expliquerai dans mon futur livre que la vérité est très différente.
1:00:16 Ce berger Corse qui va on lui a fait endosser ce meurtre auquel pour moi il est étranger mais permet de faire durer le suspense et de dire voilà Guang, je prends des fonds pour la faire pure. Si ça avait été ça, ils m'aurait aidé. Alors non seulement ils m'ont pas aidé mais ils m'ont cassé complètement. Ils m'ont suspendu pendant 6 mois sans salaire pour avoir identifié des voitures dans le cas de la recherche colon. C'est un scandale, un véritable scandale. Et quand je suis revenu en poste, j'avais ce quituor mafieux Sarkozi, Godin Guan, Squarcini, tous rattrapés par des affaires. Je voyais déjà que c'était des gens qui étaient peu recommandables qui têent de misère à l'intérieur. Depuis, on a vu qu'ils étaient. Il piochait dans l'argent liquide destiné à à récompenser les policiers, rétribuer leurs informateurs, de l'argent à la PJ, au RG, à la DST. Il mettez l'argent dans leur poche. Et je vous renvoie au jugement du 13 novembre 2015 qui est sorti le jour des attentats du 13 novembre 2015. C'est le jugement sur Guillé,.
1:01:30 Les terraces et le Batacatlan. Voilà. Voilà. Le 13 novembre sort ce fameux jugement sur SarkoZ. Ce le jugement, il fait je crois 150 160 page. Ce qui est intéressant de lire dedans, c'est le témoignage des directeurs de police qui ont été qui ont été soumis à des pressions des géants pour dire des mensonges. Il leur demandait de mentir en disant "Bah voilà, je vous ai donné 30000 € 40000 pour les frais." Et devant les enquêteurs, ils ont dit "Non, c'est faux, Guillant M." Donc quand on voit déjà que ce directeur de cabinet demandait au directeur de police de mentir, de faire des faux, qu'il volait de l'argent officiel destiné aux fonctionnaires de terrain, quand on voit Scorini comment il a détourné tous les outils de la DCI à son propre à son propre service et ensuite pour les services de Bernard Arnaud parce qu'ensuite il a mis tout son réseau et sa puissance son pouvoir d'influence au bénéfice de Bernard Arnaud. regardez aussi le jument de Squarini qui fait à peu près 400 pages quand on voit tous ces gens-là qui étaient qui faisaient la pluie le boton ministère de l'intérieur.
1:02:42 Mais la France était dans de mauvaises mains, la France était dans des mains corrompes, dans des mains négatives. Et là, moi, je m'en suis rapidement rendu compte parce que tous les gens qui essayent de travailler honnêtement, qui soient chirakien ou qui soit de gauche ou même qui soit de droite mais qui voulaient travailler avec une certaine éthique, c'est une c'est la déontologie qui importante pour les policiers, pour les magistrats, c'est la déontologie. Quand je voyais que ces gens qui voulaient trahis une certaine éthique, bah ils étaient persécutés, maltraités, ils avaient pas d'avancement. On les mettait au rancard, que ça soit des commissaires des magistrats, des sous-préfets, des préfets. Je me suis rendu compte que les l'État, le ministère d'intérêt était noyoté par une équipe mafieuse. Et comme je savais trop de choses et que je voulais un peu le dénoncer, ils mont ils m'ont monté un piège avec la DST que je décris dans le début de mon livre. Patrick Batandier.
1:03:37 C'est l'affaire Patrick Battendier. Ils se sont servis d'un ancien gendarme qui avait monté une entreprise de police privée d'investigation et qui est la DST à récupérer. Ils l'ont envoyé me piéger dans mon commissariat. Alors oui, alors mon immense corruption était chiffrée à 1000 € 1000 € de dépannage parce que ce gendarme voyait bien que il m'avait mis dans la dans la merde. Il m'avait mis 6 mois sans salaire h alors que j'avais une maison à payer, une femme qui travaillait pas et trois enfants à charge. Excusez-moi. moi, j'aurais bien voulu voir mes amis là sur les mété 6 mois sans salaire, qu'est-ce qu'ils auraient fait alors qu'ils avaient déjà ils auraient fait un braquage alors qu'ils avaient déjà des salaires confortables, des frais de mission, des voitures, tout leur était payé et non, ils piochaient encore dans la caisse. Bon, ils m'ont tendu un piège dans lequel je suis tombé mais je pense que n'importe qui serait tombé dans le piège. je suis allé 3 mois en préventive, j'ai décris mon expérience en prison. incarcération injuste pendant 3 mois alors que le juge de la liberté de la détention ne voulait pas m'y mettre. Mais j'explique comment le procureur a reçu des instructions spéciales de monsieur Guillan pour que j'aille en prison.
1:04:54 Des pressions. Oui, des pressions. Alors, comment vous ne voulez-vous pas que 20 ans après j'explique tout ça quand je vois le retournement de situation? Parce que moi, ils ont voulu m'éliminer complètement. il y a juste la balle que j'ai pas eu mais tout le reste je l'ai eu,. D'ailleurs, précisons, vous n'êtes pas suicidaire et je ne suis Non seulement je ne suis pas suicidaire, mais je me bats pour la promotion de mon premier livre. Voilà, de mon premier livre et j'ai déjà la ferme intention de publier un tome 2, voire un tome 3 pour dénoncer encore d'autres affaires de l'état profond dont une affaire, je ne dirai pas le nom, mais sur un artiste, voilà, nous avons adoré. Voilà. Et il y a je pense que l'époque est sans doute venue de nettoyer les écuries d'Ogios, l'époque est venu de rebâtir une nouvelle confiance entre les Français et leurs hommes politiques à condition qu'on fasse le ménage. H Vous dites d'ailleurs qu'il y a une époque il voulait faire de la Corse une lessiveuse.
1:05:54 Ah oui, absolument. Voilà. Absolum. Alors, justement, tout le monde a oublié ce projet de loi de statut particulier sur la Corse qui a été rejeté par la Corse le 6 juin 2003 et j'en parlerai dans mon nouveau futur livre parce que c'est l'objet de l'histoire Erignac et Colona, c'est qu'on a voulu faire de la Corse une île offshore, on voulait que la Corse devienne en gros un paradis fiscal comme Jersety, comme le des lawers comme les bass. On voulait faire voilà on voulait faire de la Corse un paris fiscal. Finalement les Corse ont dit non 2 jours après la récession de Colana et finalement je dirais que c'est salutair il y a eu un bon réflexe alors que Sarco je jeune ministre de l'intérieur il mis l'intérêt depuis un an il voulait de ce statut avec son ami Char derrière et leur ami Pascois ils voulaient tous que la Corse devienne une plateforme offshore et les élus locaux ont on ont refusé et ça été un bon réflexe finalement ils auraient pu s'en servir de ce ils auraient pu s'en servir mais je pense que il y a eu un réflexe bénéfique pour que la France la Corse reste dans l'état de droit français qu'on reste dans le système judiciaire et fiscal français parce que on dit bon allez on peut un peu tricher, on peut détourner et cetera, mais que ça ne devienne pas la règle que ça devienne pas la loi générale et actuellement il y a une dérive mafieuse claire en Corse qui est assez dangereuse. Je rappelle quand même les conditions du départ du préfet Philippini de la Corse qui est parti à peine un an après être nommé. Il avait certes peut-être utilisé de façon anticonformiste. Il s'était
1:07:44 joint avec un porte-voie. Il était monté sur une voiture, il s'était joint un manifestant qui manifestait contre les dérives mafé en Corse mais il a eu un grand courage, très grand courage et il est parti. Alors, on lui a demandé ou il est parti ton propre chef, peu importe, on a vu que ce préfet qui donnaissait la mafia en Corse, il n'est plus en poste. Et c'est un réflexe là aussi salutaire que on ne peut pas accepter que la Corse dérive à la sécilienne ou à la calabraise ou à la ou la Calabre. Il y a un vrai danger et ce danger qui a étévité en 2003 par d'un réflexe positif des élus Corse, il faut que ça continue parce que le la partie n'est pas gagnée. La partie est loin d'être gagnée sur la Corse et Dieu sait si on sait ce que la mafia fait comme mffait et quand même il tue des gens sans vergogne. Il tue des enfants, il torture des femmes, il torturent des jeunes. On peut pas aller dans cette voilà, il faut un grand réflexe républicain et de pour l'état de droit pour éviter que la Corse continue à s'enfoncer dans cette dérive mafieuse.
1:08:53 Et si on avait laissé cette équipe là faire ce qu'il voulait, adopter le projet de loi du 6 juin 2003, une affaire totalement oubliée que notre président condamné Sarkozy ne veut surtout pas qu'on en parle parce que quand on lit le projet de loi, on a compris. Oui, on a compris. Mais ces gens-là ont des comptes à rendre. Ils ont des comptes à rendre. On n' pas fini d'enquêter. On ne fait que démarrer. Ils ont encore d'autres comptes à rendre notamment sur la Corse. Ils n'ont pas que des casseroles, ils ont une batterie de cuisine. Vous dites d'ailleurs qu'il y a un lien entre la liquidation de Colona en prison et monsieur Nicolas Sarkozi. oui, parce que Sarkozy a toujours dit que Nicolas que Yvan Colona ne sortirait pas l'île de prison. Il a toujours dit que bien sûr qu'il aurait pu parler, il a toujours dit que Colana devrait mourir en prison. Je veux pas défleurer la suite mais quand on voit les événements qui se sont passés alors que Colona allait avoir sans doute une liberté une libération conditionnelle ou alors qu'on allait le remettre en détention en Corse et qu'il aurait pu peut-être dire certaines choses maintenant qu'il n'était plus dans le en prison. Et quand on voit les conditions de sa mort, c'est scandaleux. C'est une exécution pure et simple l'exécution d'indice.
1:10:11 Nous avons un faisau d'indice et j'ai des informations qui arrivent. Heureusement, il y a des gens qui au bout de quelques mois, quelques années sont choqués par les ce que les la suite des événements. Et il y a quand même, je dirais mon livre permet à une certaine parole de se libérer. Oui. Permet à des gens qui étaient sous la contrainte hiérarchique, morale, disciplinaire de dire trop, c'est trop. C'est là que je me rends compte aussi d'une chose, c'est que les syndicats ne jouent plus leur rôle. Le syndicat sont complètement anesthésiés par l'état profond. Ils sont achetés aussi, ils sont les syndicats victimes de corruption, il faut aussi le dire et pas que les partis les syndicats aussi. Alors, vous êtes assez outré quand vous entendez des gens dans les médias traditionnels aller défendre Nicolas Sarkozi face à sa récente condamnation, aller pleurer sur son sort puisque finalement Nicolas Sarkozi entre autres affaires nombreuses, il y a l'affaire Paul Bismut, il y a l'affaire Libye et Kaddafi avec le financement de sa compagne. Il y a l'affaire Bion Big Malion. Big Malion Rignac, il y a l'affaire Human Bomb et il y a plein d'autres affaires. Vous dites finalement il s'en sort pas si mal.
1:11:29 Bah il s'en sort pas si mal. Il s'en est sorti pas si mal jusqu'à présent mais l'avenir qui s'annonce pour lui est pas brillant. Il est même très sombre puisque outre l'affaire libienne maintenant il va avoir une enquête sur le son intervention sur le Qatar. pour le Qatar, pour l'intervention pour la Coupe du monde au Qatar en 2022. Apparemment, il y aurait eu un dîner à l'Élysée en 2010. Donc, il était encore président, c'est à l'Élysée, avec toujours l'inévitable Claude Guéant pour les petits arrangements dans lequel on avait promis un salaire de 80000 € mensuel comme consultant. Je crois que c'était pour le fils de Sarkozi. telle somme donnée à droite à gauche pour tel participant. Enfin bref, on a vraiment un clan mafieux si les gens se rendent pas de compte et on a un clan mafieux. Et je veux parler de deux autres affaires. Alors, une affaire un peu mineure, c'est il aurait touché de l'argent d'un oligarque russe pour soutenir Poutine en 2018. Bon, d'accord, il y a sans doute à gratter là-dessus. Mais il y a aussi un gros scandale, c'est le Kazakhstan. Le scandale du Kazakhstan dont on ne parle pas et qui mérite également une vraie enquête. l'attribution d'un marché d'hélicoptère au Kazakhstan qui a lieu à de grands pots de vin de gros pot de vin dans l'entourage de Sarkozi. Une affaire qui mérite elle aussi une enquête. Donc les enquêtes, elles vont pas se limiter à la Libye mais elles peuvent se multiplier à l'infini. Donc on a si on commence à tirer les fils de la pelote, on va voir à quel point l'État sous la présidence Sarkozi avait sombré dans un système quasi mafieux.
1:13:06 Et il est regrettable à à cet égard que la présidence Hollande a été très décevante parce qu'après lui, on aurait été en droit d'attendre des enquêtes, on aurait été en droit d'attendre plus de transparence qu'on éclaircisse certains dossiers et on a l'impression que pardon 5 ans le l'État s'est mis entre parenthèses était n'a pas été très curieux sur ce quinquena très riche en affaires sonnante et trébuchante mais la porte de quinquena Hollande, il est immense quand on voit l'affaire Kusac parce que grâce à l'affaire Causac qui est sorti, nous avons le parquet national financier et Dieu sait si ce parquet national financier que je salue œuvre grandement pour la moralité publique. Et si nous n'avons pas une institution comme ça, qui aurions-nous pour chasser les mafieux qui occupent les manettes en France?
1:14:03 C'est notre dernier pilier. Alors, j'explique que Bgovis avait créé le service central de lutte contre la corruption, le SCLC qui a été quasiment dissous, il a été détourné de son objectif dès la mort de Bergovois. je parle un peu des malheurs de Bernard Charles, son premier responsable. Vous verrez que il voulait faire son travail mais le clan Jup a mis des patons dans les roues. et que la nouvelle autorité contre la corruption qui a été créée en 2016 ne peut pas travailler correctement. Elle a pas les moyens, elle a pas l'argent, elle a pas les fonctionnaires, elle a pas le système informatique fait pour travailler. Finalement, cette autorité anticorruption ne travaille pas et à la place, c'est les parquets national financiers qui travaillent à sa place et qui fait franchement un travail remarquable. Je dis bravo quand même aux juges qui ont eu le courage, l'audace de travailler sur un ancien président qui n'a cessé de les menacer parce que attendez, les menaces, elles sont pas qu'au tribunal mais à travers la presse.
1:15:04 Regardez tout les déclarations dans toutes les télés, les médias en disant l'innocence SarkoZi et cetera. Je vois que les Français ne sont pas dupe et globalement je vois que 80 % des Français n'approuvent pas du tout les déclaration de SarkoZi et on veut vraiment changer. Je pense qu'il y a un vraiment vrai besoin de moralité publique, de transparence et de meilleure gestion mais de l'argent de tous parce que quand on voit 130 milliards qui passent dans des poches privées, mais c'est à hurler, on en veut plus de ce système. Donc la déperdition actuelle de la Macronie, la lentagonie de la Macronie doit être utilisée. On doit rebondir dessus pour trouver un système politique plus sain et des nouveaux gouvernants qui rendent compte aux citoyens et qui travaillent pour l'intérêt général. ce qu'on a oublié depuis au moins une trentaine d'années.
1:16:00 On peut d'ailleurs inviter les spectateurs à aller regarder l'interview de ce magistrat Youssef Badre qui a travaillé sur l'immense dossier Sarkozy avec beaucoup de sérieux et qui dit effectivement de n'avoir jamais vu de telles menaces de mort autour de lui et pour lui-même. Bravo au magistrats et au policiers notamment Frédéric Vidal qui est le seul un des rares enquêteurs. Frédéric Vedal qui enquêtait sur l'affaire des Libyens et un flic tout seul qui se bagarre contre un système et contre l'état profond. Bien, ces gens-là mérite notre soutien, notre appui moral. On peut rien faire de plus mais notre appui moral est psychologique parce qu'il travaille dans un système où l'état profond est encore là avec des réseaux qui menacent les gens qui veulent travailler. Absolument. Pour finir, finalement la personnalité de Sarkozi, on peut l'expliquer par son enfance et son beau-père qui était un membre de la CIA. Il a été formé par Frankck Wissner, je l'ai déjà expliqué, qui était le deuxè mari de Christine de Ganet qui était la il a une histoire très compliquée, Sarkozi.
1:17:04 Nous n'avons pas non plus parlé de son père Paul Sarkozi qui est décédé il y a quelques années qui a eu un rôle trop pendant la guerre parce que attendez il était en Hongrie. La Hongrie dans l'amiral Orti était pronazi et et Salas Sarkozi est allé se réfugier en Allemagne. Il est pas resté dans il est pas resté longtemps dans la Hongrie communiste. Donc ces gens-là ont eu un rôle assez trouble pendant la guerre. C'est clair. Et c'est Visner, le vice le l'ancien diplomate américain qui était numéro 2 de la CIA qui a repéré Sarkozy, qui l'a formé donc avec toutes les mauvaises ficettes de la CIA, c'est mensonge, détournement, dissimulation, mort suspecte, enfin bref. Est-ce qu'il y a du MK Ultra comme on peut il y a aussi il y a aussi du MK Ultra qu'on peut suspecter mais oui certes pour Macron et on peut aussi le quand je parle de human bomb et de l'assassin de René Bousquet, on peut suspecter des ces gens-là qui sont complètement perdus, qui n'ont plus de tâche, qui n'ont plus de famille, qui sont ils sont à la rue quasiment, ils sont récupérés par un système qui va les manipuler à la MK Ultra. On n plus dans la science-fiction, on est dans la réalité politique là.
1:18:21 Et alors bientôt Louis Sarkozi, président, on verra bien. En tout cas, il veut être déjà maire de Menton, je crois. Il veut se présenter à Menton. Bah, écoutez, avec le palmarès de la famille, je pense que les électeurs devraient réfléchir. C'est un bon nom de ville ça. Menton, c'est un nom collectif. Oui. Oui. Pourer le menton. Voilà. Tout à fait. Gardons l'humour. Oui, ça nous sauvera. Oui. En tout cas, bravo commissaire pour cette vie hors norme et ce livre que vous pouvez remontrer. Voilà, je il y a mon ils peuvent aller sur mon site ubernarti.fr. Absolument où ils verront quelques photos de qu'ils ont bon pour voir la crédibilité que j'ai quand j'écris ça. Je suis pas un enquêteur parisien qui me suis mis à faire des romans cours de le coin de ma table. Tout ce que j'écris est sourcé et vérifié. Je cite des noms.
1:19:21 Quand c'était gênant, je n'ai pas cité les noms pour pas être impliqué des gens en vie ou décédé. Donc ils iront voir sur mon les photos surmarti.fr. faire et bien écoutez si ça peut libérer la parole de certains magistrats, policiers et cetera, je les invite eux aussi à se témoigner pour qu'on amène la moralité, la transparence dans notre vie nationale. Un grand merci, commissaire. Merci Stéphanie et à bientôt. À bientôt.
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