Il aura fallu qu’un intellectuel canadien mette des mots sur l’une des plus grandes maladies françaises de notre époque : l’empathie suicidaire.
Deux mots qui résument à eux seuls des décennies de renoncements politiques, de lâchetés institutionnelles et d’aveuglement moral.
Dans "L’Empathie suicidaire, gentils à en mourir", @GadSaad nous offre bien davantage qu'un essai de psychologie évolutionniste. Il pose un diagnostic civilisationnel d'une redoutable lucidité.
Et à mesure que je tournais les pages, une impression s'imposait : ce livre aurait pu être écrit par un Français, sur la France, pour les Français. Il suffit en effet d'observer l'état de notre pays pour mesurer à quel point ce diagnostic trouve en France une illustration presque caricaturale.
- Des dirigeants qui s'émeuvent du sort des délinquants pendant que leurs victimes attendent justice.
- Des responsables politiques qui multiplient les circonstances atténuantes face à la violence, mais peinent à prononcer le mot sanction.
- Des gouvernants qui invoquent l'humanité pour justifier une immigration dont ils refusent d'examiner lucidement les conséquences culturelles, sociales et sécuritaires. Nous avons érigé la compassion en doctrine d'État. L'émotion tient lieu de raisonnement et l'intention généreuse dispense d'évaluer les résultats. Le souci de préserver les sensibilités autorise à contourner les réalités dérangeantes.
Gad Saad va beaucoup plus loin. Il montre comment cette empathie déréglée contamine progressivement tous les domaines : la justice, l'immigration, l'université, la science, l'économie, l'entreprise, jusqu'aux fonctions les plus élémentaires de l'État.
À force de vouloir protéger chacun de toute souffrance, nous avons construit une société qui peine à protéger ses propres citoyens.
À force de culpabiliser la réussite, nous affaiblissons la méritocratie.
À force de considérer les différences culturelles comme une offense à l'universalisme, nous désarmons intellectuellement l'assimilation.
À force de confondre solidarité et redistribution illimitée, nous substituons la dépendance à la responsabilité.
Et à force de célébrer la gentillesse comme vertu politique suprême, nous finissons par oublier que la première responsabilité d'une civilisation consiste à assurer sa propre continuité.
Sauf qu'une vertu poussée à l'excès devient un vice.
https://x.com/GadSaad/status/2111952009213641201?s=20
Article mis à jour le 20 octobre 2026.


Excellente analyse merci !