TRAPPES : le piège, tomber dans une TRAPPE...
La Stratégie du Choc, livre de Naomi Klein.
La Stratégie du choc : La Montée d'un capitalisme du désastre est un essai majeur de la journaliste canadienne Naomi Klein publié en 2007. Sa thèse centrale démontre comment les partisans du capitalisme ultra-libéral exploitent délibérément les traumatismes collectifs (guerres, catastrophes naturelles, crises économiques ou coups d'État) pour imposer des réformes économiques radicales que la population aurait rejetées en temps normal.
🧠 Le mécanisme du "capitalisme du désastre"
Le livre établit un parallèle direct entre deux méthodes d'asservissement :
Au niveau psychologique : Les expériences de privation sensorielle et d'électrochocs de la CIA (projet MK-Ultra) visant à briser la résistance d'un individu pour réécrire sa personnalité.
Au niveau politique : Le choc d'un désastre plonge une société dans un état de désorientation massive. Pendant que les citoyens sont focalisés sur l'urgence et leur survie, les gouvernants appliquent une « thérapie de choc » économique.
Cette stratégie repose sur trois piliers fondamentaux hérités des théories de Milton Friedman et de l'École de Chicago :
Privatisation totale du secteur public
Dérégulation maximale du marché et de l'économie
Coupes drastiques dans les dépenses sociales de l'État
🌍 Les grandes études de cas historiques
Naomi Klein illustre sa thèse à travers plusieurs événements mondiaux clés :
Le Chili de Pinochet (1973) : Après le coup d'État militaire sanglant contre Salvador Allende, les économistes formés à Chicago (les Chicago Boys) en profitent pour privatiser l'économie du pays à marche forcée.
La chute de l'URSS (1991) : La désorientation liée à l'effondrement du bloc soviétique permet une transition brutale vers le capitalisme de marché, enrichissant une poignée d'oligarques.
La guerre de l'Irak (2003) : L'invasion militaire américaine est immédiatement suivie d'une privatisation complète de l'économie irakienne et de la sous-traitance de la guerre à des entreprises privées.
Le tsunami au Sri Lanka (2004) : Alors que les pêcheurs locaux sont déplacés par la catastrophe, le gouvernement en profite pour céder les plages dévastées à de grands promoteurs hôteliers internationaux.
L'ouragan Katrina à La Nouvelle-Orléans (2005) : La destruction de la ville sert de prétexte pour démanteler le système d'écoles publiques et le remplacer par des réseaux d'écoles privées (charter schools).
⚖️ Réception et critiques
L'ouvrage, devenu un best-seller mondial et adapté au cinéma par Michael Winterbottom, a suscité d'immenses débats : [1]
Soutiens : Salué pour son travail d'investigation rigoureux et sa mise en lumière des dérives de la mondialisation.
Critiques : Certains économistes libéraux (notamment du CATO Institute) reprochent à l'autrice des raccourcis historiques et une mauvaise interprétation des travaux de Milton Friedman, niant l'existence d'une conspiration globale. [1, 2, 3]
Si vous souhaitez approfondir, je peux vous aider à explorer un aspect précis :
Souhaitez-vous une analyse détaillée d'une étude de cas en particulier (Chili, Katrina, Irak) ?
Voulez-vous faire un lien avec des crises plus récentes (pandémie, guerre en Ukraine, inflation) ?
Cherchez-vous des informations sur l'adaptation documentaire en film ou au théâtre ?
Diviser pour régner :
L'expression « diviser pour régner » (divide et impera ou divide ut regnes en latin) désigne une stratégie politique et militaire qui consiste à semer la discorde et à opposer des factions ou un adversaire pour les affaiblir et maintenir son propre pouvoir.
Le lien avec Nicolas Machiavel
Une attribution populaire mais inexacte : La formule exacte « diviser pour régner » ne se trouve pas littéralement sous cette forme dans les œuvres écrites de Nicolas Machiavel. [1]
La nuance dans Le Prince : Dans son livre Le Prince (chapitre 20), Machiavel nuance ou rejette même l'idée que les divisions internes soient bénéfiques à un État (« Je ne crois pas que les divisions faites aient jamais fait aucun bien »).
L'art de la guerre : En revanche, dans L'Art de la guerre, il conseille bel et bien à un chef militaire de diviser les forces ennemies pour les empêcher de s'entraider.
L'origine de la confusion : La pensée de Machiavel prône le réalisme politique et l'efficacité par la ruse ou la force, ce qui a fait associer son nom à cet adage antique (souvent attribué à Philippe de Macédoine ou au Sénat romain).
En quoi consiste cette stratégie ?
Exacerber les clivages : Miser sur les différences sociales, culturelles ou idéologiques pour créer de la méfiance.
Détourner l'attention : Pousser les opposants ou les subordonnés à s'affronter entre eux pour les empêcher de se tourner contre l'autorité centrale.
Le bouc émissaire : Unir une faction en désignant un ennemi commun tout en fragmentant le reste des contestataires.
Article mis à jour le 24 octobre 2026.
Réactions
Personne n'a encore réagi à cet article. La première réaction ouvrira la discussion, et elle sera lue.

