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Deux militaires de Profession Gendarme interrogent la réalité de la menace russe
Ronald Guillaumont, fondateur du site Profession Gendarme, et François Dubois, vice-président de cette association et ancien instructeur de gendarmerie, reviennent sur les tensions entre l'OTAN et la Russie et sur le risque d'un engagement militaire français. Tous deux livrent une lecture critique de l'histoire récente et de la politique intérieure française.
Ce dont il est question
Résumé établi depuis l'enregistrementRonald Guillaumont et François Dubois, respectivement fondateur et vice-président de l'association Profession Gendarme, échangent avec Stéphanie Reynaud sur le risque d'un engagement français dans un conflit contre la Russie. L'entretien s'ouvre sur la lecture d'une déclaration du premier ministre slovaque Robert Fico, qui refuse d'entraîner son pays dans une guerre entre l'OTAN et la Russie. Guillaumont rappelle le rôle de l'URSS dans la défaite du nazisme, avec selon lui entre 23 et 25 millions de morts contre 600 000 à 800 000 pour les Américains, et évoque un projet d'accord anti-nazi russe resté sans suite avant-guerre. Il relativise aussi le récit du débarquement, présentant l'arrivée américaine comme une volonté d'occupation contrecarrée par de Gaulle.
François Dubois situe ces événements dans une continuité historique : selon lui, la Seconde Guerre mondiale n'a jamais vraiment connu de fin, les Américains ayant aussitôt fait de l'URSS puis de la Russie leur adversaire principal, dans la ligne de la doctrine décrite par Zbigniew Brzezinski. Il explique que l'expansion de l'OTAN depuis 1949 et l'intégration des anciens satellites soviétiques dans l'Union européenne s'inscrivent dans cette logique de containment. Il observe un revirement avec l'arrivée de Trump, qui aurait recentré la politique américaine sur ses intérêts propres, poussant les Européens à financer seuls leur défense, avec une loi de programmation militaire française votée pour plus de 400 milliards d'euros sur six ans et demi, et un budget européen de 812 milliards annoncé par Ursula von der Leyen.
Les deux hommes estiment que l'armée française manque aujourd'hui de moyens : Ronald Guillaumont évoque une capacité d'ouverture de front limitée à 80 kilomètres et des stocks de munitions de 48 à 72 heures, contre un front de 1 200 kilomètres tenu par la Russie en Ukraine. Ils reviennent longuement sur l'histoire de l'Ukraine, la figure de Stepan Bandera, le massacre de Babi Yar et la présence de symboles liés au nationalisme historique dans certaines unités comme le bataillon Azov, des éléments qu'ils jugent peu connus du grand public. Pour eux, l'attaque récente de drones ukrainiens sur la Russie relève d'une provocation destinée à provoquer un embrasement, dans le cadre d'une guerre qu'ils qualifient d'attrition et de guerre par procuration.
Sur la politique intérieure, les deux invités estiment que les décisions concernant un éventuel engagement français se prennent sans consultation du peuple ni vote parlementaire, ce qu'ils rapprochent d'une dérive autoritaire. François Dubois établit un parallèle avec la gestion de la crise du Covid, qu'il présente comme une expérience d'ingénierie sociale préfigurant les méthodes actuelles. Ils évoquent aussi la crise du recrutement dans l'armée et la gendarmerie, avec des seuils de concours abaissés et des taux de désertion en hausse, ainsi que les événements de Sainte-Soline, que François Dubois interprète comme le produit d'une stratégie de division entre forces de l'ordre et population plutôt que comme un simple manque de discernement des agents.
En conclusion, les deux hommes affirment qu'en cas de conflit ouvert ils refuseraient d'y participer et se considéreraient comme résistants, tout en estimant qu'une partie de l'armée pourrait se désolidariser du pouvoir. François Dubois présente son roman Captionem, qui imagine un monde totalitaire invisibilisé inspiré selon lui des méthodes observées pendant le Covid. Ronald Guillaumont dresse un bilan de Profession Gendarme, qui revendique entre 13 et 15 millions de visiteurs, et présente François Dubois comme son successeur à la tête du site.
Points abordés
- Selon Ronald Guillaumont, l'Union soviétique a payé le prix principal de la victoire sur le nazisme, bien davantage que les Américains.
- Les deux invités estiment que l'histoire de l'Ukraine, notamment la figure de Stepan Bandera et le bataillon Azov, est largement méconnue du public.
- François Dubois analyse la stratégie américaine depuis 1945 comme une volonté de faire de l'Europe une tête de pont face à la Russie, avec un revirement sous Trump.
- Les deux invités jugent que l'armée française manque de munitions et de moyens pour une guerre de haute intensité.
- Ils estiment qu'Emmanuel Macron chercherait, selon eux, à entretenir un climat de peur pour se maintenir au pouvoir.
- Selon eux, le recrutement dans l'armée et la gendarmerie s'est dégradé, avec des seuils abaissés et des taux de désertion en hausse.
- François Dubois interprète les violences de Sainte-Soline comme le résultat d'une stratégie de division entre forces de l'ordre et population.
- Les deux invités affirment qu'en cas de conflit ouvert avec la Russie, une partie de l'armée pourrait se désolidariser du pouvoir.
Ce résumé est établi à partir de la transcription intégrale de l'entretien, puis relu par la rédaction avant publication. Il ne remplace pas l'écoute : les nuances, les hésitations et les réserves de l'invité sont dans l'enregistrement.
« Si je fais la guerre, c'est pour de bonnes raisons. C'est pas pour, c'est pas dans le contexte actuel, ce serait hors de question. »
« J'ai vraiment l'impression qu'on est dans une illusion de démocratie, et que derrière tout ça, il y a des forces bien plus puissantes qui commandent l'événement. »
« Nous, nous avons des milliers d'années d'existence. Aujourd'hui, l'Ukraine, elle existe depuis moins de 100 ans. »
« C'est une dictature parfaite. D'ailleurs, c'est du Huxley 2026. »
Transcription intégrale
15 841 mots
Établie à partir des sous-titres de la vidéo, sans relecture. Les hésitations et les répétitions de la machine ont été retirées, rien d'autre. Cliquez un horaire pour entendre le passage.
0:00 les sous-marins nucléaires français qui sont basés à Brest et bien ils voulaient installer sur Brest une base tout simplement et de go a dit niet que si je fais la guerre c'est pour de bonnes raisons. C'est pour de bonnes raisons. C'est pas pour c'est pas dans le contexte actuel là c'est ce serait hors de question. Bonjour, Ronald Guillaumont et François Dubois. Bienvenue sur Tribune Libre. Vous représentez tous les deux une association bien connue qui s'appelle Profession Gendarme qui est un site donc Profession gendarme que vous pouvez consulter chaque jour, un site extrêmement consulté. Donc, je ne présente plus Ronald Guillaum qui tient ce site appelé profession gendarme qui a beaucoup de succès et qui est très consulté.
1:01 Un site qui peut parfois déranger le pouvoir mais qui est en quête de vérité et d'information vraie. Je remercie d'ailleurs Profession Gendarme pour son fidèle soutien qui ne s'est jamais démenti dès le début de Tribune Libre, même quand la chaîne était un tout petit bébé, une petite graine qui ne demandait qu'à pousser. Je donnerai premièrement la parole à Ronald et puis je vais aussi présenter son poulin, on va dire son dauphin François Dubois. Je vais en une petite biographie présenter François. François Dubois est un ancien militaire de la gendarmerie nationale officier de police judiciaire instructeur et formateur de formateurs au sein des écoles de gendarmerie. Par la suite, il s'est tourné vers l'enseignement en lycée professionnel où il a dispensé des cours de droit pénal dans la filière des métiers de la sécurité. Il est aujourd'hui vice-président de l'association Profession gendarme, passionné par l'étude des grands mouvements sociaux, historiques, théopolitique et géopolitique. Il s'est spécialisé dans l'analyse des méthodes de gouvernance et de l'ingénierie sociale. Auteur engagé, il a publié deux ouvrages percutants et profondément réflexifs. Alice au pays de Lucifer chez K édition et Capsonen chez de Book édition dans lesquels il explore les mécanismes de manipulation et de contrôle des consciences. Donc tout ce qui touche notamment au systèmes totalitaire qui se mettent en place doucement mais sûrement. Je voulais vous lire un une déclaration pour ouvrir cette émission. Une déclaration du premier ministre slovaque Robert Fico qui annonce donc très clairement "Ma position est on ne peut plus claire. En tant que premier ministre, je ne veux pas d'un conflit entre l'OTAN et la Russie. Je ferai tout pour que la Slovaquie ne soit pas entraînée dans une aventure militaire irresponsable.
2:48 Ensuite, la guerre entre la Russie et l'Ukraine n'est pas la nôtre. Si certains cherchent à provoquer un conflit entre l'OTAN et la Russie pour leurs propres intérêts nationaux, ils doivent en assumer seul la responsabilité sans l'imposer aux autres Étatsmembres. Fabriquer un prétexte pour déclencher une guerre, c'est très simple. Sous mon gouvernement, personne n'enverra nos soldats combattre la Russie sur la base d'un prétexte fallacieux. Voilà la déclaration très récente du Premier ministre Slovaque. Je voulais vous avoir tous les deux pour réagir à l'actualité assez chaude. On sent qu'il y a une surenchère, une volonté béliciste de mettre le feu aux poudre, de déclencher le chaos ou l'événement qui constituera un casus béli. quelle est votre analyse de l'actualité et est-ce que c'est de la manipulation pour nous maintenir dans la terreur ou bien est-ce que le les dirigeants français, en tout cas le gouvernement français souhaitent réellement nous amener d'une manière ou d'une autre dans ce conflit qui n'est pas le nôtre a priori? Ronald, je te laisse la parole, on va se dire tu Oui. Et bien écoute Stéphanie, je ne saurait pas exprimer mes idées comme le ferait François sûrement, mais j'estime que à l'heure actuelle le président Macron veut se maintenir et pour se maintenir, il veut faire pareil que en Ukraine déclarer une guerre. Mais c'est on a aucune raison d'être en guerre. Il faut pas oublier que la Russie a toujours été notre allié et peu de Français aujourd'hui connaissent l'histoire de France. Il faut savoir que lors de la fin de la Seconde Guerre mondiale, le nombre de morts, ce ne sont pas les Américains en débarquant en Normandie
4:40 qui ont éradiqué les nazis. ce n'est pas vrai. ce sont les Russes qui ont perdu entre 23 et 25 millions, je crois, de morts civil et militaires confondus. Alors que les Américains qui sont pris pour les sauveurs de l'Europe, ceux qui ont éradiqué les nazis soi-disant avec le débarquement du 6 juin, il s'avère que les Américains ont perdu en gros à peu près entre 600 et 800000 personnes. Mais 600 et 800000 et 23 millions. Mais il faut voir un peu le l'écart qu'il y a. La France en 3945, civil et militaire compris, a perdu entre 5 et 600000 personnes. Les anglais, c'est aux alentours de 400000. Donc on se rend compte qui a réellement éradiqué les nazis. Ce sont les Russes.
5:40 Ce sont les Russes. Enfin, c'est l'Union Soviétique parce que je fais une très grosse différence aujourd'hui entre l'URSS et la Russie. Bon, alors ceux qui vont nos distracteurs vont souvent ramener à la surface le l'accord qu'il a eu entre Hitler et la Russie de l'accord de non agression. Mais je publie aujourd'hui ou demain, je ne sais plus très bien, je suis tombé sur un événement que j'ignorais moi-même, c'est que les Russes avant la guerre 3945 avaient voulu un accord entre l'Amérique, la France, la Pologne et bien d'autres pays pour justement contrer les nazis qui étaient en train de monter et ils étaient prêts à mettre plusieurs millions de soldats sur le terrain pour empêcher Hitler de faire ce qu'il a fait. Et à cette époque-là, l'accord que la Russie voulait mettre en place, ils avaient trois fois plus de soldats à proposer à mettre sur le terrain que n'avait Hitler lui-même.
6:56 C'est-à-dire que Hitler, on l'a laissé faire. Et puis bon, je dirais très largement Hitler a réussi à monter comme il a monté entre dans les années 30 et avant le début de la guerre grâce à l'argent de Rothchild et ça personne ne peut le nier. Bon, quand les Américains ont débarqué en France, il y a eu aussi et c'est de Gol qui nous a sauvé, c'est que les Américains ne venait pas libérer la France, il venaient l'occuper comme ils ont occupé l'Italie et tous les autres pays qui étaient qui avaient été pris par les nazis. Donc, c'était pas une libération. Et c'est De Gul qui a réussi à mettre un gouvernement provisoire en place et il a été reconnu par la force des choses,. Et ça c'est grâce à la résistance. Et quand j'emploie le mot résistance aujourd'hui et que j'entends pour nous le mot complotiste, il ne faut pas oublier que pendant la Seconde Guerre mondiale, les résistants, on les nommait pas résistants, on les nommait terroristes.
8:09 Et ces terroristes aujourd'hui, ce sont les résistants que nous reconnaissons aujourd'hui. Et ça, faut pas l'oublier non plus. Bon, je pourrais m'étendre et puis je mais je pense que je vais sortir du sujet sur la manière dont l'histoire de France est inculquée aujourd'hui. Et le peuple français ne connaît pas son histoire et celui qui connaît pas son histoire se condamne à la recommencer tout simplement. Donc je vais laisser la parole à François qui Absolument. Un grand merci à toi Ronald. Effectivement, je crois que le grand public connaît très peu l'histoire par exemple de l'amgot avec cette volonté des Américains de faire vraiment concrètement de la France une colonie américaine avec une monnaie américaine et cetera. Je crois que François pourra peut-être nous en dire deux mots et puis je crois que le grand public ne connaît pas non plus bien l'histoire de Maidane, le coup d'état 2014, le bombardement des populations russophones du Donbas, donc la vallée du Don et cetera. Mais effectivement tu voulais rajouter quelque chose Ronald? Dis-moi.
9:16 Oui, c'est une petite anecdote, c'est que je suis originaire de Brest dans le Finistère. La ville de Brest a été détruite à plus de 80 % par les bombardements américains. H Et nous avons sur Brest, sur le cours d'jour face à l'arrap de Brest un monument que qui s'appelle le monument au mort américain qui est un monument grandiose avec donc un territoire tout autour qui n'est pas très grand ça fait quelques centaines de mètres carrés. Et pour plaisanter, moi à pied, je vais en Amérique à pied parce que c'est un territoire américain. Mais quand la ville de Brest a été détruite, les Américains ont proposé à la France et De Gaul a dit non, de financer la reconstruction complète de Brest. Et pourquoi? Parce que à cette époque-là, la rate de Brest et même aujourd'hui encore, c'est là que nous avons les sous-marins nucléaires français, qui sont basés à Brest. et bien il voulait installer sur Brest une base tout simplement et de go a dit niet il aura dit non et donc Brest a été reconstruit à nos propres frais tout simplement. Voilà ça c'est petite anecdote que je voulais dire tout simplement. Je crois sans révéler quelque chose de très privé, c'est que ton prénom est aussi le signe d'une colonisation culturelle américaine.
10:40 Oui, j'en ai un petit peu souffert quand j'étais enfant parce que j'ai eu droit à tout, Ronald, Donald et cetera et tout ce qu'on le peut. Mais c'est un prénom qui n'était pas très connu et ma maman a choisi ce prénom-là en souvenir des Américains qui avaient débarqué justement,. Mais en réalité Ronald n'est pas un prénom américain. On a eu Ronald Rigan, président des États-Unis. En réalité, c'est un prénom irlandais. Voilà la réalité,. Mais si je porte ce prénom qui a été dur à porter quand j'étais enfant, aujourd'hui des Ronalds, on en connaît partout,. Mais c'est vrai que ça été une difficulté de mon enfance. C'est vrai. Moi, j'en connais pas d'autres, Ronald. J'en connais un seul. je passe la parole à François qui a des choses à nous dire et après on reviendra aussi au présent et cette attaque de drone ukrainien sur la Russie. François, vous pensez que c'est une menace réelle cette volonté d'entrer en guerre contre la Russie notamment?
11:47 Alors menace réelle, je j'aurais pas une réponse tranchée en disant soit oui, soit non. c'est plus complexe. D'ailleurs, pour revenir sur ce que disait Ronald sur le côté résistance, moi je suis petit fils de résistant. effectivement, les résistants de l'époque devaient se cacher et pas toujours vis-à-vis de l'ennemi, mais vis-à-vis aussi d'autres Français. Il faut le rappeler ça parce qu'à cette époque-là, ils étaient minoritaires. Aujourd'hui, nous quand on parle avec Ronald, on et avec toi aussi, on s'inscrit dans cette dynamique de résistance à savoir qu'on va faire partie des gens en cas de conflit ouverts avec la Russie qui auront directement des problèmes qui seront traqués et persécutés. Donc on est déjà dans un acte de résistance et c'est déjà courageux de faire ce qu'on fait puisque là ça s enfin directement on capitalise déjà sur notre avenir qui s'annonce pas très bien en cas de conflit là pas très bon ça c'est clair dans un pays où si la France engage un conflit contre la Russie c'est clair qu'on sera en mauvaise posture tous les trois ça c'est ça c'est évident et pourquoi tout ça pour avoir tenté de rétablir un discours qui se rapproche le plus possible de la vérité donc en étant factuel en faisant dans des références historiques et tout et pas en servant une information envie de dire prémâchée sur un plateau comme ça comme le font les médias qui en fait c'est de la propagande pas de l'information. Donc ça c'était ça c'est le premier point.
13:15 Le second point effectivement il faut se replacer dans le contexte géopolitique, ça été rappelé par Ronald effectivement et ça je vous invite à lire d'ailleurs pour ceux qui ne connaissent pas l'historien Jacques Poels, le myth de la bonne guerre notamment qui explique très bien cette continuité dans la seconde guerre mondiale parce que il y a à mon sens plus j'approfondis mon regard sur les choses et plus je me rends compte que il y a jamais eu de vraie fin à la seconde guerre mondiale. C'estàd qu'on a tout de suite enchaîné contre le véritable ennemi et le véritable ennemi des atlantistes, ça toujours été le bloc russe. Et c'est pour ça et ça c'est d'ailleurs l'argument principal qui légitime ce qu'expliquait tout à l'heure Ronald à savoir qu'on a laissé faire les Allemands parce que les Américains de l'époque estimaient qu'ils étaient bien plus compatibles avec leur modèle capitaliste que le communisme et donc qui va il vait mieux éviter que les Russes s'inscrivent dans un rapport de force qui leur soit favorable.
14:13 Ça poel le décrit très bien dans ses ouvrages et il explique surtout comment après par la suite, ça c'est à la fin de son ouvrage de la bonne guerre, on place tous les jalons pour faire de l'Europe une tête de pont géopolitique face à la Russie qui reste justement donc à l'URSS de l'époque qui reste l'ennemi principal des États-Unis, la plus grande antise parce que justement les Américains suivent depuis la seconde guerre mondiale Et j'ai envie de dire Trump mis entre parenthèses. La doctrine suivante qui consiste à dire que l'Europe doit être la tête de pont géopolitique des États-Unis parce que l'hégémonie américaine doit passer par la conquête du continent eurasien. H ça c'est ça c'est d'ù la guerre froide François. D'où la guerre froide? D'où d'où la guerre froide et d'où la doctrine de Brignsky quand on lit le grand échéquier. Donc là, je parle d'un stratège d'un conseiller qui a été qui a servi auprès de plusieurs présidents américains. Mais Kissinger, c'est la même chose d'une autre façon aussi. Mais c'est la même axiologie.
15:17 Et depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, en fait, les Américains ont cette ambition. Alors après, il y a eu un revirement géopolitique à l'arrivée de Trump puisqu'on est passé finalement de la conquête de leurie sur le plan géopolitique, donc sur le plan géographique, celui du territoire et de la stratégie comme préalable nécessaire à l'expansion hégémonique américaine, à un retour à une à une à une géopolitique multipolaire et un recentrage vers les intérêts strictement américains avec Trump. Donc là, c'est là qu'il y a eu la bascule à 180°. Néanmoins, l'Ukraine est le pur produit historiquement puisqu'on parlait du Midden, on peut parler aussi des accords de MX et tout ça. C'est le pur produit finalement de la logique atlantiste qui consiste à pousser au conflit vers enfin contre la Russie pour arriver finalement à cette à cette étape finale de basculement qui serait la concrétisation du plan post seconde guerre mondiale, quoi. c'est-à-dire parvenir à à convertir la Russie au mode économique occidental.
16:32 Enfin, en faire un vasal, un vasal de plus ou des États-Unis. Donc, c'est le cas de toute l'Europe, c'est le cas de la construction européenne elle-même. Il y a qu'à voir l'opération Paperclip et tout ça. Comment on a réorganisé, comment on a repris aussi des cadres nazis pour les réinjecter dans l'administration? parce que il y avait aussi des projets d'extension européenne comme ça chez les nazis et que ça avait déjà été réfléchi. Donc les Américains se sont appuyés sur ce travail administratif pour participer à la construction européenne. donc ça ça dans un premier point et puis après cela explique aussi l'absorption de tous les ex états satellites de l'URSS dans l'Europe. Beaucoup de gens n'ont pas compris pourquoi on intégré tous ces états petit à petit, mais le processus est le même que celui d'extension d'ailleurs de l'OTAN. Quand on regarde l'OTAN et son évolution depuis sa création en 1949 jusqu'à aujourd'hui sur une carte, c'est très simple. On voit effectivement que qu'est-ce qui est pris en éto par les bases de l'OTAN? Il suffit de regarder, c'est un dessin, il suffit de regarder la carte et on voit que tout est taxé autour de la Russie, quoi. Donc le l'objectif, il est là, il existe depuis longtemps. il a été mené depuis la Seconde Guerre mondiale sous l'égide américaine. Or, à cause du revirement dont je parlais tout à l'heure avec Trump, on s'est retrouvé nous européens entre guillemets. J'aime pas me m'inclure dans nous européens, mais c'est comme ça. H pas on s'est retrouvé dans une situation où on éétait plus du tout soutenu par les États-Unis dans le contexte de l'OTAN. C'està-dire qu'on est arrivé avec un Trump qui a dit voilà les dépenses américaines c'est 22 % du budget total de l'OTAN. Moi, j'en veux plus. Vous allez payer maintenant. Moi, je vais payer moins et vous allez payer plus. Et on voit
18:23 que sur pas mal de de politiques et de lignes politiques, il y a une forme de les Américains se désolidarisent des Européens. Et donc ça ça passe aussi par la politique de la défense. Et les Européens maintenant se sont retrouvés dans une situation compliqué dans laquelle ils avaient amorcé justement sous couvert sous l'égide américaine ce conflit en Ukraine, les financements de ce conflit et tout en est tout en ayant confiance dans le sens où s'il nous arrive quelque chose de toute façon les États-Unis sont derrière nous militairement. Aujourd'hui c'est plus le cas. Donc ça se traduit comment concrètement dans les faits? Et ça se traduit par une augmentation des budgets militaires de tous les pays européens qui est colossal sans précédent. Par exemple à la loi de programmation militaire, là c'est plus de 400 milliards sur 6 ans et demi qui ont été votés. donc ça c'est colossal et surtout ça prévoit justement un retour à l'autonomie militaire de tous ces pays européens. Ça c'est la première chose qu'il faut observer, c'est où va l'argent et surtout à quelle à quelle échelle enfin de temps elle va avoir un impact, on va dire cette cet argent injecté va avoir un impact sur les choses. Aujourd'hui, il est encore trop tôt sur le plan militaire pour s'avancer à dire que les pays européens seraient prêts pour une guerre de haute intensité. Il y a plein de paramètres à cela. Il y a donc que ce soit en terme démographique, que ce soit en terme de matériel, que ce soit en terme encore de d'interdépendance avec les États-Unis, il y a plein de paramètres qui font que si on engage un conflit tout de suite, c'est encore très compliqué.
20:10 Cependant, on peut dire qu'à l'horizon, entre l'horizon 2030 et 2035, ces armées seront prêtes au combat. Ça, c'est le premier point à observer. Ça veut pas dire qu'il peut pas y avoir un conflit avant. ou qu'il peut pas y avoir un risque de dérapage avant. Mais en attendant, factuellement ces budgets-là sont voté de façon à ce que d'ici 2030 2035 la plupart des pays européens soient prêts au combat. Voilà, ça c'est premier fait, j'ai envie de dire, sur lequel il faut s'appuyer. le second fait, c'est aussi si on parle à l'heure actuelle, il peut y avoir des difficultés sur le plan énergétique. Nous, on les constate d'un point de vue économique, mais au niveau des armées, une armée en guerre sur un théâtre de haute intensité, c'est des consommations colossales. Or, ça c'est un paradoxe, mais la situation en Iran fait que il pourrait y avoir des des tensions au niveau de la gestion des apports d'énergie et ça c'est pasin. Et là encore, ça été pris en compte par l'OTAN qui a considéré que c'était un des paramètres principaux d'ailleurs à résoudre dans les temps à venir et qui injecte, je crois des sommes à la hauteur de 27 milliards, je crois cette année pour étendre le réseau d'alimentation en carburant pour les armées. Donc il y a des choses comme ça. Donc voilà. Alors le là, je la fais courte, mais si on veut reprendre le discours de Macron qui nous dit que demain c'est la guerre et que effectivement on en surfant sur les termes comme guerre hybride et tout ça, je dirais j'ai pas de boule de cristal. Bon, pour l'instant, je me suis pas trompé sur mes sur mes prévisions, y compris au Moyen-Orient qu'on m'avait interrogé il
22:01 y a il y a plus d'un an. là, tout ce que j'ai dit, on y est. pourquoi justement? parce que je cherche pas à me projeter particulièrement mais par contre j'essaie de m'entenir coff y avoir un risque de dérapage effectivement c'est on est très limite et ça ça arrive souvent d'ailleurs dans les dans les phases historiques où on se rapproche des grands changements électoraux là actuellement je pense que Macron est dedans et que étant en difficulté sérieuse à tout niveaux y compris que ce soit sur la scène internationale national comme en terme de politique intérieure, les tensions s'exacerbent. si vous regardez bien, c'était le cas aussi juste avant l'élection de Trump. Les tensions entre la Russie et les États-Unis s'étaient exacerbé aussi. et d'ailleurs sous fond de conflit ukrainien à l'époque qui était largement plus soutenu par les Américains ou du moins de façon beaucoup plus ouverte que ça ne l'î maintenant.
23:02 Donc voilà, il y a beaucoup de facteurs qui me font dire que là Macron a joué un coup de com quand il s'est prononcé là avec tous les chefs de parti. Voilà. D'ailleurs don je crois qu'il y en a trois qui sont des anciens de son gouvernement. voilà. Donc je pense que le risque existe mais qui et là c'est ça qui me fait peur en fait c'est que tout se profile finalement l'approche de l'horizon 2030. Là on en va rentrer en 2027 l'année prochaine. On est dans une période qui devient très proche de cet horizon critique. Et il y a un dernier facteur qu'il faut ajouter à ça, c'est la prochaine élection américaine h qui sera déterminant. Et c'est ce que j'avais dit quand j'avais fait une émission de géopolitique au moment de l'investiture de Trump. il y avait d'autres personnes, Rachid Ahashi notamment, Alin Soral, tout ça.
24:02 J'avais fait sourire parce que c'était l'investiture de Trump et j'avais dit là où il faudra rester concentré, c'est sur le changement de président américain parce qu'à un mandat, c'est 4 ans là-bas. C'est très vite. 4 ans, c'est demain en géopolitique,. Donc et là, on s'en rapproche et on se rapproche de cet horizon critique où tous les voyants, par contre, tous les jalons seront posés économiquement, voilà, militairement, tout sera prêt. C'est ça qui me fait peur en fait. Donc dans l'immédiat, je dirais non, peut-être qu'on partira pas en guerre demain, mais il y a un risque très important dans les 3 années à venir. Hm. vous qui êtes militaire tous les deux notamment Ronald, vous imaginez que si vraiment il arrive à nous tirer par les cheveux dans cette guerre lui ou son successeur, comment ça peut se passer? D'abord les militaires et puis un jour les civils. Est-ce que c'est possible d'emmener une civilisation, une un peuple français aussi installé dans le confort matérialiste dans une guerre? Moi ça me paraît compliqué à imaginer. Les militaires sacrifiés? Oui, mais les civils, j'ai du mal à y croire.
25:15 Qu'est-ce que tu en penses, Ronald? moi d'ailleurs le notre régé ami, le général Dominique de la Haward en parlait. Il faut savoir que à l'heure actuelle et c'est ça qui est incroyable, c'est que le peuple ne se rend pas compte de cela. Aujourd'hui, Poutine avec la guerre en Ukraine, bon ce n'est que technique mais il a 1200 km de front. 1200 km. H il a des munitions et il a bah il est en train de gagner sur l'Ukraine, il y a pas de souci. Bien que les médias mainstream veulent nous faire croire le contraire. Or beaucoup de généraux français aujourd'hui reconnaissent la France aujourd'hui. On n plus rien, on est à l'os. C'est-à-dire l'armée française aujourd'hui, si elle devait se mettre en guerre, une guerre conventionnelle, on a le la capacité de d'ouvrir un front de 80 km. 1200 km d'un côté, 80 km de l'autre et nous avons entre 48h et 72h de munition.
26:26 C'est-à-dire qu'après c'est la [ __ ] et le couteau,. H c'est terminé, il y a plus rien. Bon et bon de toute manière avec de l'argement moderne aujourd'hui, on voit très bien que un simple missile les conséquences que peuvent avoir un simple missile, on peut éradiquer une troupe entière. Ce n'est plus de la guerre conventionnelle où le soldat était avec son fusil, avec la bayonnette au bout du canon. Ce n'est plus cette guerre là que nous avons à faire aujourd'hui. C'est les missiles, c'est les drones. on a l'exemple en Ukraine les soldats ne sont à l'abri nulle part, qu' soi dans des tranchées ou autres. Mais non, c'est le drone qui fonctionne et même les engins blanés ne sont pas à l'abri, y compris les chars. Mais franchement, l'armée française est à l'osuellement et je vois très mal réussir à avoir une grande armée comme nous avions autrefois,. Tous les généraux qui en parlent vont dans ce sens-là. Donc cette histoire de guerre Macron qui n'a jamais fait son militaire, son service militaire, il est à côté de la plaque et je pense que il veut faire peur au peuple français déjà pour commencer et essayer de faire comme Zelinski se maintenir en place alors que bah Zelinski, ça fait 2 3 ans maintenant qu'il n'est plus le président de l'Ukraine en fait.
27:58 Il y a pas d'élection. Pourquoi? parce que l'Ukraine est en guerre et il aimerait bien faire la même chose avec la France. Mais aller parler de stratégie et de guerre, mais on n a pas les moyens. On est un petit chien face à un molos. Faut être réaliste quand même. Faut être réaliste. Donc vous pensez tous les deux qu'il y a une forme d'ingénierie sociale dans cette terreur maintenue de manière permanente? Alors oui en partie sur le plan militaire, après il faut pas voir la France isolée. C'est-à-dire que la France quand si elle décide de s'engager, ce sera forcément dans le cadre d'une coalition probablement dans le cadre d'un déclenchement de l'article 5 de l'OTAN parce que ça veut dire qu'il y aura une attaque qui aura été faumentée ou organisée sous fausse casquette ou peu importe ou un dérapage russe peut-être. Mais ce sera dans ce contexte là. sur l'approvisionnement en munition. Bon, ça évolue par contre parce que du coup il y a aussi une comment dire beaucoup d'argent qui a été injecté à l'échelon européen pour développer l'industrie de guerre européenne, l'industrie de défense. Ça rejoint ce que je disais tout à l'heure, c'est-à-dire que l'Europe a été confrontée à à finalement elle s'est retrouvée seule une fois Trump élu en s'apercevant enfin en s'apercevant, il le savait très bien d'ailleurs, les politiques qu'on a en France travaillent dans ce sens-là. Ils sont missionnés pour ça. C'est-à-dire qu'ils étaient vassalisés au départ pour vis-à-vis des États-Unis,. On témoigne encore la dernière vente de qu'a fait Macron là il y a quelques jours d'un des plus grands fleurons français aux Américains.
29:35 Je me rappelle plus le nom, mais bon, c'est de la production de turbine et tout ça encore. Un peu comme l'affaire Alstom mais voilà, il y a il y a rien de voilà, il y a rien de trop surprenant là-dedans. Mais par contre, il faut savoir que là Ursula Vayon, il y a plusieurs mois de ça, peut-être presque même un an parce que le temps passe vite, mais elle a fait voter quand même un budget de 812 milliards d'euros donc pour le l'industrie de la défense européenne qui seront injecté dans l'industrie de la défense européenne. Ce qui fait qu'elle veut de toute façon que l'Europe soit en capacité de produire ses munitions et son matériel aussi. néanmoins, les choses sont beaucoup plus complexes que ça sur le plan économique et les Américains ont tellement de moyens de pression aussi sur les pays européens qu'ils arrivent encore à remporter quasiment la plupart des marchés de vente d'armement là à l'heure actuelle dans pas mal de pays européens quoi. C'est ça qui est qui est dingue. C'est-à-dire queon a des pays qui fonctionnent avec des F35 que dont les Américains peuvent désactiver les codes de démarrage ou pas à distance quoi. C'est voilà ça c'est c'est quelque chose qui est le qui est le problème d'ailleurs. C'est un problème de fond qui c'est le problème de l'Europe c'est ça va au-delà de la perte de souveraineté. C'est carrément un problème de vassalisation et voilà où ça peut nous mener quoi.
31:01 C'est-à-dire que ça peut nous mener à à faire une guerre à terme par proxy quoi pour finalement qui servira infiner les intérêts américains. Faut pas se leurer. Donc ça c'est ça c'est un vrai problème. H vous imaginez vraiment ça une guerre d'une nouvelle génération donc simplement par exemple la France qui combat avec l'envoi de matériel et de drones par exemple forcément de d'homme. Moi je pense qu'il y a une on le constate ces derniers temps en matière de stratégie militaire. C'est-à-dire que la plupart des guerres maintenant ont lieu sur des théâtres d'opération déportés qui sont choisis en général pour leurs intérêts stratégiques. Donc on en gros, on prend des des espèces de clés de voûte, l'Ukraine en est une par exemple et les enjeux se jouent à ce niveau-là. on a de on a ces dernières années moins de frappes massives d'opérations massives comme l'opération Désert Stor par exemple dans les années 90 en Irak où on assiste à au déferlement de toute une coalition sur un pays comme ça. tout est beaucoup plus donc on a des théâtres déportés des frappes qui sont ciblées, des choses comme ça. Les guerres ne sont pas moins meurtrières pour autant. Bien au contraire. Bien au contraire. Là par exemple, le front ukrainien, c'est un front finalement qui est assez peu mobile, très meurtrier. sous certains aspect, ça peut ça peut rappeler parfois c'est la Première Guerre mondiale presque avec ses tranchées et tout ça. voilà, c'est donc c'est à cadre différent. Si demain par exemple la Chine intensifie enfin dégrade complètement ses relations avec les États-Unis, on aurait peut-être pas un conflit ouvert entre la Chine et les États-Unis, mais on aurait peut-être un conflit par l'intermédiaire de voilà,
32:51 c'est aujourd'hui les choses fonctionnent comme ça. Donc si demain il doit y avoir un conflit sur le théâtre européen pourquoi pas? À mon avis, ce sera un conflit qui sera probablement déporté vers la Lituanie ou la Pologne ou des pays comme ça. je serais pas surpris et je serai pas surpris de contenant compte tenu tous les indices qui le laissent sous-entendre déjà. Et par contre, on n'est pas à l'abri effectivement de se prendre des frappes sporadiques comme les Russes s'emprennent, comme les Ukrainiens s'entraînent au-delà des lignes de front, ça c'est sûr. Mais on est plus sur des invasions massives comme on a pu voir il y a quelques années, ça peut changer après, mais pour l'instant, il y a cette façon de faire la guerre comme ça qui et qui n'en est pas moins dévastatrice et lourde de conséquence. On peut le voir déjà rien qu'avec ce qui se passe en Iran, c'est-à-dire qu'il y a pas d'opérations qui sont menées, on va dire d'envergure, même si apparemment ce sera en pour parler mais ça ça me paraît compliqué aussi mais bon et surtout ça me paraît être un gouffre financier énorme pour Trump qui là là ça sur le plan politique ça risquerait de le miner sérieusement mais bon ça c'est une autre histoire mais voilà des grosses opérations massives comme ça maintenant c'est différent maintenant on frappe des endroits stratégiques. Là, on va frapper une raffinerie en Iran. L'Iran va frapper l'Arabie Saoudite pareil. Et là, hop, on a tout de suite des répercussion, quoi. Et on joue à la géopolitique comme ça. Trump agit en Iran, il a certains intérêts à agir là-bas. Je les avais souligné avant son investiture en disant que à mon sens à cette époque là, une de ses priorités de son
34:41 pranchement d' ce serait de mettre une pression constante sur l'Iran. ça lui permet aussi de conserver on va dire sa son contrôle de la région par la même occasion. Et puis actuellement, il faut voir aussi que quelque part ça contribue un peu à affaiblir l'Europe sur le plan économique et paradoxalement à faire qu'elle se renforce elle-même aussi sur le plan militaire. Donc ça va quoi qu'il en soit un peu dans son sens. Ce qui est difficile c'est de rentrer après voilà, il y a le factuel, il y a ce qui se passe. Alors là ces liens de cause à effet, ils sont là, on peut en parler. Ce qui est difficile après, c'est de rentrer dans le jeu de l'interprétation. C'està-dire qu'est-ce qui se passe dans la tête de Trump? Moi ça, je veux pas jouer à ça. Je joue pas à ça. Je me contente de faire les constats et de voir qu'est-ce qu'il en tire comme intérêt, qu'est-ce qu'il en tire comme inconvénient. C'est surtout ça qui est intéressant et qui permet justement de voir après les orientations pour la suite.
35:39 Sachant que là, ce qui nous arrive aussi à cause de cette crise pétrolière, c'est pas c'est lourdes conséquences pour la population. C'est lourdes conséquences pour Macron aussi quelque part parce que c'est un lien tout ça c'est en lien avec ses annonces sur la Russie et tout ça. donc c'est lourd c'est lourd de conséquence pour lui parce que effectivement on va on a un litre qui se rapproche plus en plus vite des 3 € parce que les gens en ont marre parce que il commence à y avoir des mouvements qui se créent, on veut recréer les gilets jaunes et cetera. Donc c'est ça. Mais quelque part, d'un point de vue moins court, si on raisonne moins en court terme, mais plus à long terme, ça s'inscrit parfaitement dans sa politique de transition énergétique en la faisant s'accélérer. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, il y a plus de gens qui il y a de plus en plus de gens qui vont se dire "Est-ce que j'ai pas plutôt un terrain à rouler en électrique maintenant?" Voilà. Alors certes, se pose le problème du coup des voitures et tout, ça c'est encore autre chose. Mais quoi qu'il en soit c'est que c'est de l'opportunisme politique après mais ça peut ça peut le servir dans ce sens-là. Et lui, moi je pense que c'est quelqu'un aussi qui raisonne sur le long terme dans le sens où il y a une phrase qui prononçait souvent pendant ces meetings là, il disait "C'est notre projet,. il faut souvent, c'est comme le "Nous sommes en guerre, ça c'est pas des phrases qui sont lancées comme ça au hasard. le c'est notre projet pour lui la transformation de ce qui était la France et donc de ce qu'elle est en passe de devenir tout ça s'inscrit dans un projet. Alors lui, il en est un acteur. peut-être qu'après il veut transcender tout ça en
37:30 passant à l'échelon européen, je sais pas moi, remplacer Ursula un jour ou peut-être, j'en sais rien. Mais quoi qu'il en soit, si c'est pas lui, ce sera un de ses successeurs. Et cette logique de la comm comme on disait tout à l'heure là, de la terreur, cette façon de gouverner en mettant toujours la peur et tout. lui, il ce qu'il veut, c'est un successeur qui continue dans ce sens-là. Quand on regarde finalement le tour de table des gens qui l'a convoqué pour ce ces risques de conflit vis-à-vis de la Russie, il y a, j'ai envie de dire, presque que des gens compatibles là-dedans. Presque que de des gens compatibles. Ils vont dire "Ouais, Mélenchon, tout ça." Bon, Mélenchon, c'est une escroquerie. Le mec, il est millionnaire, il est franc-maçon, c'est tout l'inverse de son électorat. Voilà, le mec c'est une escroquerie. Mais après, il y avait des membres de son ancien gouvernement, il y avait Édouard Philippe, ancien premier ministre, il y avait Retaillot ministre de l'intérieur, il y avait Atal qui a exercé plusieurs postes aussi au sein de la Macronie, je crois, il me semble, non? Enfin bon, il y avait voilà et quand on écoute actuellement Marine Le Pen, je suis désolé, elle est pas plus rassurante vis-à-vis de la Russie, quoi.
38:45 Donc on a des gens qui sont prêts à suivre. Moi ce qui me fait peur aussi, c'est cette continuité quelque part. c'est cette continuité du projet là. C'est juste qu'on est dans un j'ai vraiment l'impression qu'on est dans une illusion de démocratie quoi. Et que derrière tout ça, il y a des forces bien plus puissantes, bien plus puissantes qui commandent l'événement quoi. Et là oui, parce que finalement le peuple n'a pas été consulté pour cette cobelligérance. Non, pas du tout. Bah la cobigérance, oui, en plus on y est quasiment sur le plan du droit. C'est quasiment Oui. Oui. Et de toute façon, de façon officieuse, on y est. On y est parce que il y a le fait d'envoyer parce que ça c'est pas déclaré mais on sait très bien qu'on a des des officiers qui sont partis là-bas. On a des voilà. Donc là, oui, à ce moment, mais ça c'est pas déclaré volontairement justement. Ça c'est ça reste du off.
39:40 Bien sûr, c'est dur ceux qui sont morts. Sans cont ceux qui sont déjà sans compter ceux qui sont morts bizarrement. Ou effectivement. Ouais, tout à fait. Oui,. Et dont les épouses ont été on leur a demandé de garder le silence si elle voulait toucher les retraites. Et ça, bon, c'est une rumeur mais une rumeur qui fait sur place de plus en plus et un jour viendra où bah ça va se révéler tout simplement. Ronald, cette attaque de drone ukrainien sur la Russie, est-ce que c'est une provocation? Est-ce que c'est la provocation de trop ou pas encore difficile à dire? Je dirais pas que c'est la provocation de trop, mais c'est une provocation, c'est certain. Bon et aujourd'hui, je pense que Zelesski qui n'a plus les moyens parce que c'est fini pour lui il y a pas de doute, disons que il est poussé justement par l'Europe et par les Européens alors que le il ne fait pas partie de l'Europe,. Aujourd'hui, quand on parle de l'Ukraine et qu'on parle de Geneski, c'est comme si on parlait d'un pays européen. On essaie de nous entraîner là-dedans. Or, on a rien à voir avec ça.
40:54 Alors, je ne suis pas prusse, je ne suis pas anti-Ukrainien, mais je reviens sur l'histoire et ça, je voudrais que les gens l'entendent. L'Ukraine, quelle est son origine? Comment ce pays ça été créé? Quel qui s'est qu'est-ce qui s'est passé en Ukraine pendant la Seconde Guerre mondiale? Et le héros national Stéphan Stépan pardon Bandera qui était-il? Et peu de gens le savent. Et aujourd'hui, on a Stéphan Bandera, c'est le héros de l'Ukraine. Or, c'est un Asinu et d'ailleurs qui a été assassiné en Allemagne,. Bon, mais qui apportait l'uniforme allemand, l'uniforme FF. ces gens-là et son groupe à Stéphanea ont été responsables du massacre de milliers de centaines de milliers de juifs et de dissidents en Ukraine,. Le massacre de Babillard, quand je prononce ces noms-là, je suis certain que beaucoup de jeunes aujourd'hui ne savent pas ce que c'est que le massacre de Babillard.
42:02 Il y a en 48 he il y a eu entre 32 ou 36000 morts par balle hommes, femme enfant vieillard qui ont été assassinés dans la fosse de Babillard. Et ça ça s'est passé à côté de KP et qui a et qui a fait cela? On dit les nazis. Oui, les nazis, mais c'était pas uniquement des soldats allemands,. Les camps de concentration, j'ai encore republier il y a quelques temps, sur un compte de concentration où il est dit que il y avait une trentaine de soldats SS dans ce camp de concentration, mais que ceux qui faisaient la loi et ceux qui gardaient, c'était des centaines d'Ukrainiens. Ça on l'oublie ça. Non, je ne veux pas rejeter la faute sur les On ne rejette pas la faute aujourd'hui quand on est on parle avec les Allemands, on leur dit pas aux Allemands de notre génération votre père a été nazi, votre père a voté Hitler et cetera. Ça, on le dit pas et ce n'est pas à dire d'ailleurs parce que on rejette pas la faute de ses parents sur l'enfant, la faute des parents sur les enfants.
43:18 Mais il faut pas oublier quelle est la population ukrainienne et que en Ukraine, il y a une grande majorité qui est pro nazie aujourd'hui et on retrouve tous les monuments nazis, le le bataillon Azof et cetera. Bon et ça personne ne dit rien. Oui. Avec qui les gens n'ont pas idée. Ils n'ont pas idée et puis ils n'ont pas la connaissance historique aussi de l'Ukraine, comment elle s'est constituée, comment aussi est né le sentiment de nationalisme ukrainien notamment dans la partie ouest du pays actuel. tout ça c'est des notions qui bah que enfin les gens s'y intéressent pas. Après, je leur jette pas la pierre, mais c'est comme ça. Effectivement, il y a un passif très important avec le avec l'idéologie nationale socialiste allemande.
44:19 Voilà. D'ailleurs, je reviendrai pas sur le grand-père du chancelier actuel. Ça c'est ça c'est la petite Qui était-il? La petite pique? c'était un ancien membre justement du parti qui a été maire aussi dans un village allemand. Voilà, ça c'est ça c'était pour le la petite pique au passage. Voilà. Mais c'est vrai que l'Ukraine effectivement à l'époque c'est un taux d'enrôlement dans l'armée allemande qui est record puisqueen terme d'étranger enrôlé dans l'armée allemande, c'est le plus grand nombre de ça représente le plus grand nombre de personnes avec 286000 en relaés je crois ce qui est colossal et ça ça laissé des traces derrière forcément et il y a toujours en fait le le problème c'est que le la volonté après Le sentiment de nationalisme ukrainien s'est servi justement du nationalisme, cette notion de nationalisme qui a été exacerbée chez les nationales socialistes comme valeur de référence, ce qui fait que le nationalsocialisme n'est jamais réellement mort. Et ça explique pourquoi, je crois que c'est tous les 1ers janvier là, il y a des réun enfin il y a des grandes manifestations qui sont organisées avec la Val du gouvernement à l'effigie de Bandera avec des photos de lui qui sont portées par la foule, des symboles SS, des photos de lui en tenue, tout ça.
45:50 Voilà. Et ça, bien entendu, nos médias communiquent pas là-dessus. alors, mais ça va, il y a une forme de cohérence, il y a une forme de cohérence avec la façon dont on a organisé finalement la continuité administrative de l'ouest du continent eurasien justement après la Seconde Guerre mondiale. Ça c'est ce que je disais tout à l'heure, c'est-à-dire que on a on a il y a la société du spectacle, il y a voilà, il y a le procès de Nurbert et tout ça et puis derrière en off, il y a tous les gens importants une fois qu'on a coupé les les têtes on va dire de des gens les plus médiatiques. Tous les gens importants qui avaient des rôles administratifs et tout qui ont participénormément dans cette administration là sont recasés et cetera et finalement voilà. Alors, on va vous dire "Ouais, mais ils ont plus les mêmes idées aujourd'hui." d'accord, mais on est quand même dans une cohérence historique. Il y a une continuité. Il y a pas de hasard. Il y a pas de fumée sans feu. Voilà. Si aujourd'hui le bataillon Azof, il reprend des symboles avec les deux éclairs, si dans l'armée ukrainienne, on voit des symboles avec le soleil noir et tout ça, il y a pas de hasard. et là, je parle de division officielle.
47:02 C'est pas des symboles qui sont faits comme ça par des compagnies en aparté. Non, non, c'est les symboles de leur division armée. voilà. C'est les signes ajouter d'ailleurs le soleil noir qui est un tapis qui se trouve désormais dans une salle de l'élé tout à fait mais je voudrais réalisé par un artiste qui a eu des problèmes avec la pédocriminalité d'ailleurs entre parenthèses. Je voudrais ouvrir une parenthèse. C'est un symbole sur le patriotisme. La France elle a des milliers d'années d'existence. Nous avons des origines, on peut se prétendre français. on a une origine qui remonte très loin. Aujourd'hui, l'Ukraine, quand on parle de patriotisme ukrainien, l'Ukraine, elle existe depuis moins de 100 ans.
47:57 H De quel patriotisme parle-t-il? H Nous, nous avons des milliers d'années d'existence. Donc, nous avons nos ancêtres. On peut parler du patriotisme, mais je vois pas quand on parle de patriotisme ukrainien, bon, je veux bien admettre qu'un soldat ukrainien veuille défendre son pays. Oui. Et c'est honorable. Oui, mais de quel patriotisme il parle? Son pays a 100 ans d'existence tout simplement. Donc finalement, ce sont des slaves qui s'entretuent, les Ukrainiens je connais des gens moi qui sont de la partie russophone. Voilà, c'est clair que ils se sentent peut-être plus russes que ukrainien. Et toutes ces régions de l'est du pays, de toute façon, historiquement, elles sont aussi là par la présence russe, je vois depuis Catherine I autre.
48:58 C'est ça remonte à très longtemps mais voilà c'est donc c'était ça toujours été un territoire morcelé effectivement et ça été les conditions d'unification ont été ont été très complexes. Donc h en fait les Russes vous diront que leur pays, la Russie est née à Kiev et que effectivement l'Ukraine est une création très récente et on peut dire que là actuellement c'est une guerre d'attrition, c'est-à-dire une guerre d'usure et aussi ce qu'on appelle une guerre de proxy. C'est-à-dire qu'on utilise des prétextes et un pays comme base ou plateforme pour aller régler ses comptes avec un autre pays et on envoie accessoirement au front les Européens. qui vont de pigeons pour aller faire la chair à canon. C'est ça en gros par que tu ce que tu dis là, je l'ai dit texto en 2022. Ouais, mais j'ai pas de doute là-dessus. Et on est en 2026 aujourd'hui et à l'époque où tout le monde criait à la conflagration nucléaire et tout ça, je disais qu'on allait rentrer dans une guerre justement en attrition, une guerre de résilience. C'est d'ailleurs par ailleurs que c'était la méthode historique russe souvent, c'est-à-dire vraiment rentrer dans des guerres d'usure, des guerres psychologiques. et on l'a vu que ce soit son Napoléon ou autres, il y a toujours eu cette cet emploi de la psychologie, de la météo, l'utilisation du terrain et tout ça sur l'usure, la longueur quoi. Le but c'était de finalement les soldats napoléoniens sont plus morts par les conditions dans les dans lesquelles on les a contraint à rester que sous le feu des arbres finalement c'est c'était la débacle. Donc voilà la Russie c'est ça. Et puis bon c'est vrai que j'ai pas parlé des drones dont parlé tout à l'heure mais
50:50 l'attaque de Zelenski nous montre bah c'est toujours pareil il est aux abois. c'est des coups bah c'est la guerre donc je peux pas parler de Kouba parce que tout le monde en fait pendant la guerre. Mais effectivement le fait d'envoyer ses drones comme ça et ensuite de tweeter en citant les entreprises européennes qui ont participé à la fabrication de ces drones, c'est une provocation. C'est une provocation à et ça c'est ce qu'il cherche. Il cherche à lui il cherche à l'embrasement. Donc voilà l'Ukraine c'est le pied dans la porte vers la Russie finalement. Ouais. Et mais par contre les Russes ne sont pas suffisamment idiots à mon sens pour tomber dans le panneau. Hm. C'estàd que là ce qu'ils font ça marche. Ils ont tout intérêt à continuer comme ça. Hm. Ronald, le la situation actuelle laisse à penser qu'Emmanuel Macron a envie de nous envoyer dans cette guerre. Alors, peut-être dans un premier temps via des drones, du matériel et quelques militaires qui seraient volontaires pour y aller, on peut imaginer que il y aura une fabrication de l'ennemi, donc une ingénierie sociale sur les populations qui va fonctionner une fois de plus en créant une terreur qui fera que les il y aura une adhésion des populations à ce conflit jusqu'à ce que potentiellement il se donne le droit de réquisitionner des hommes, du matériel et de l'argent. ce qu'il a rendu possible via la modification de la loi de programmation militaire en 2024.
52:22 C'est bien ça, messieurs? Oui. Il se laisse une porte ouverte vers le pire tant qu'il a l'adhésion des populations en partie. Mais il se passe une chose à l'heure actuelle et ça depuis quelques depuis que Macron est au pouvoir, c'est que quand on veut entrer en guerre avec un autre pays, il faut un accord du Sénat de l'Assemblée nationale. Il faut que le peuple soit d'accord. Or aujourd'hui, tout ce qui a été fait dans le dos du peuple. C'est-à-dire qu'on n'a pas demandé son avis. Aujourd'hui, si on faisait des statistiques, 80 % je et encore quand je dis 80 %, je pense que c'est bien au-delà de la population française et contre la guerre. 80 %. Voilà. Et aujourd'hui, on demande pas son avis au peuple, on lui impose. Et c'est ce n'est plus un gouvernement, c'est une dictature. Et on le voit la dictature avec la censure, toutes les censures qu'il y a,. pourquoi nos médias libre ont pris une telle ampleur? parce que les médias mainstream appartiennent au même propriétaire Rotchild et compagnie et que Macron il est à la botte de Rchild. On pourrait parler de l'affaire. Bon l'affaire Epseigne pourquoi elle ne sort pas? Pourquoi les gens qui sont nommément cités et qui auraient dû au moins être entendus ne serait-ce que comme témoins, on les entend pas. Pourquoi la justice ne fait rien pour le moment? parce que tout est bouclé.
54:02 Voilà. Moi, je pense comme ça,. Tout est bouclé. François, vous pensez Alors, moi ce que je trouve qu'il y a beaucoup de similitude avec la façon de gouverner pendant le Covid. je pense que le Covid a été à la fois une à la fois la plus grande expérience d'ingénierie sociale. Ça, j'ai eu l'occasion de l'écrire dans mes livres et puis de le démontrer surtout. mais également aussi la façon d'instituer un nouveau mode de gouvernance sur le lequel on peut se permettre de surfer toujours à la limite et de faire en sorte que ça passe. Et pour faire en sorte que ça passe, justement quand on est à la limite, il faut avoir verrouillé toutes les institutions. Ce qu'a fait Macron quand on regarde, il a le Conseil constitutionnel dans la poche, il a le Conseil d'État dans la poche, il a les deux assemblées dans la poche, il a tout le monde en fait, il a placé tout le monde même àcom. donc ce sont des gens anciennement de son gouvernement et qui se retrouvent dans les postes clés. Voilà.
55:02 Et ce qui fait que bah oui, ça c'est dangereux d'un point de vue démocratique, mais surtout comme on a pu l'observer pendant le Covid, c'est-à-dire que il y a plein de choses qui sont à la limite de la limite mais qui passent quand même et surtout quand ça revit un caractère d'urgence. Alors là, si c'est la guerre, voilà, si on parle de guerre, ça un caractère d'urgence. Donc de suite et puis si vraiment on est allé trop loin, c'est pas grave parce qu'il y a le copain de Conseil constitutionnel qui dira que ça passe quand même. On l'a vu. enfin voilà, c'est donc ça alors ça peut paraître ça peut paraître presque caricatural ce que je dis, mais on en est là aujourd'hui en France. La France, c'est une caricature de démocratie quoi. C'estàd que c'est même plus une démocratie qui fait semblant, c'est une caricature de démocratie. ça en devient surréaliste. Donc oui, à ce niveau-là, je me dis enfin j'ai pas en tout cas j'ai pas beaucoup d'espoir dans le fonctionnement de nos institutions, ça c'est clair, pour apporter, on va dire, un semblant de représentativité en ce qui concerne bah le peuple.
56:17 Et Ronald le disait aussi, on a un problème. C'est-à-dire que et ça ça finalement c'est le nos dirigeants qui sont tombés, nos dirigeants européens progressistes, universalistes qui sont tombés dans leur propre piège. C'est-à-dire qu'à trop vouloir liquider la France et la notion de nation, au moment d'aller faire la guerre, ça devient compliqué. ça encore, je l'avais dit il y a quelques années de ça, je l'avais même souligné plusieurs fois en conférence, je disais vous verrez que à l'approche de conflit majeur, le nationalisme va revenir sur la table. Il sera même porté par des gens type Macron ou autres. Et là là, on va nous ressortir le drapeau et là on va nous ressortir la France. La France, la France c'est ce sera bien c'est des pourritures mec. Pardon? Ce sont des pourritures parce que ce sera bien utile. C'est utilitariste.
57:12 Oui, voilà. Mais alors qu'ils ont passé leur temps à cracher sur le drapeau, je vais pas mâcher mes mots. C'est ça ce qui se passe. Et quand je dis qu'ils sont prêts à leur propre piège, c'est que aujourd'hui effectivement pour recruter un jeune qui a envie d'aller se faire trouver la peau pour un concept qui lui a qui lui paraît vague qui s'appelle la France dont il connaît même pas l'histoire parce que aujourd'hui l'éducation nationale n'est même plus foutu de faire correctement son job. on a voulu la politique du tabouaza, repartir sur des bases sur de nouvelles bases et puis lisser toute la population sur un modèle unique. bah voilà, aujourd'hui quand il va falloir leur expliquer que ils partent défendre les intérêts de leur pays, ça va être compliqué. Ça va être compliqué. Quel pays? Pourquoi? L'Europe? Ouais, d'accord. L'Europe, c'est quoi? C'est quoi? Qu'est-ce qui nous font de mal les Russes et cetera? Voilà. Et ça ça se traduit de façon très factuelle au sein des armées. J'ai des amis qui sont militaires dans l'armée de terre qui m'explique et ça me fait halluciner que dans certaines compagnies, ils ont des taux de désertion qui sont colossaux après enfin pendant des opérations extérieures.
58:28 Les gens se barrent de de l'armée quoi. Et il y a qu'à voir. il y a, je me rappelle, je sais plus si c'était Atal qui en parlait ou quoi quand il était encore au manette il y a quelques mois de ça, peut-être l'année dernière ou je sais plus. Le service militaire, le retour du service militaire, c'est quand même paradoxal. Mais est-ce qu'on en entend parler dans le contexte de crise imminente telle que l'a décrit Macron aujourd'hui? Est-ce qu'on entend parler là du service militaire? Bah là non. Et pourquoi? Pourquoi non? Bah parce que ça prend pas. leur service militaire là, ils l'ont voulu sur une base de volontariat. Il y a personne qui il y a il y a des taux qui sont nuls quoi. Nul, ça marche pas, ça prend pas. Il a plus. Donc là, effectivement, à ce niveau-là, ça va être compliqué. Ça va être ça va être très compliqué et il faudra, je pense, une politique et c'est là qu'on remettra de l'ingénierie sociale, c'est-à-dire qu'on va faire très peur aux gens et pour recruter. Mais il y a qu'à voir la loi de programmation militaire.
59:37 Je pense que je me demande si c'est même pas un paramètre qui a été pris en compte lors de la rédaction de la loi ou alors c'est un c'est une sacrée coïncidence quoi. Mais il y a qu'à voir quand on regarde les augmentations d'effectifs qui sont demandées au travers de cette loi dans les années à venir, elle ne concerne essentiellement que la réserve opérationnelle, c'est-à-dire engager des réservistes quoi. Donc des gens qui sont vendeurs à le roi Merlin la semaine et qui viennent faire qui viennent mettre un tréi pour aller faire vigil pirate à Paris de temps en temps quoi. Voilà. Mais par contre les objectifs de gros renforcement de l'armée d'active, il y en a pas. Et pourquoi il y en a pas? À mon sens, c'est pas parce que matériellement on pourrait pas le faire.
1:00:32 Alors encore que tu me diras après il y a tous les régiments qui ont été dissous et tout ça aujourd'hui il faut aussi recréer les infrastructure quand tu as plus de personnel mais en dehors de ça c'est que tu as tu as beaucoup de difficultés aujourd'hui à recruter quoi. C'est quasi c'est quasi impossible. Et donc derrière bah tu as un niveau qui baisse énormément dans les régiments. Franchement moi je te le dis. Et en plus de ça, bah ça conduit à des taux records de désertion et tout. Enfin, tu as tout qui suit derrière. Tu as c'est pareil, tu as le infractions qui sont commises, beaucoup de stup et tout au sein de l'armée de terre. Il y a plein de problèmes comme ça. Je moi ça, je suis très au courant. il y a beaucoup de problèmes. et c'est bien pire qu'avant quoi de ce côté-là. Et si on parle d'un domaine que je connais encore mieux, ayant été instructeur en gendarmerie, pour la gendarmerie, on retrouve les mêmes problématiques de recrutement. C'est-à-dire qu'aujourd'hui il y a finalement assez peu de jeunes qui sont intéressés par le métier et qu'est-ce qui se passe? et on baisse le les seuils de recrutement au niveau des concours et donc forcément on se retrouve avec des gens qui sont moins bons. Ça c'est mathématique et ça marche aussi pour les barèmes sportifs. Donc dans les deux cas, que ce soit l'intellect ou le physique, moi j'ai vu la dégradation sur quelques années quoi. C'était flagrant déjà et voilà. Donc il y a là, ils sont en train quelque part de de payer le prix de leur politique là. Voilà qui fonctionnait en fait sur le plan théorique conceptuel tout ça là quand tu es dans ta loge et que tu réfléchis ça fonctionne. En vrai sur le terrain ça marche pas ça.
1:02:21 Donc en fait il y a une baisse du consentement à servir de chair à canon. On peut le dire comme ça. Il y a une prise de conscience peut-être que tout ça est une vaste fumisterie. Ouais, mais le pire du pire, je pense même pas que ce soit lié à la prise de conscience. Hm. C'est plutôt de la désinvolture et une forme d'égocentrisme. C'estd qu'on a on a une société qui a développé aussi l'individu, l'individualisme, le narcissisme beaucoup et aussi l'absence totale de culture, d'érudition, tout ce qu'on veut qui fait que on se retrouve avec des gens maintenant qui n'iront qui n'iraient pas mais pas forcément pour des raisons très élaborées, très réfléchis, très complexes. C'est juste que pour eux ça représente plus rien. Les gens ne connaissent plus l'histoire et ils connaissent l'histoire qui est racontée à la télé. On va le dire simplement comme ça au final. C'est ça.
1:03:18 C'est ça. Mais toi François qui a été instructeur en école de Jean-Amerbr il y a longtemps que je le dis et je discute avec beaucoup d'officiers que ce soit de gendarmerie ou d'autres armées. alors je ne critique pas mes camarades gendarmes d'aujourd'hui surtout pas parce que c'est une arme que j'aime beaucoup. donc c'est pas vis-à-vis d'eux que je vais dire ceci, mais le recrutement aujourd'hui est fait au rat des pacretes et pour moi c'est voulu par le gouvernement à l'époque de François et à mon époque il fallait en connaissance générale avoir une moyenne de 12. En dessous on passait pas. Bon aujourd'hui cette moyenne a été ramenée à 5 6. Bon et quelqu'un qui n'a pas la réflexion, qui n'a pas l'instruction, on lui fait faire ce qu'on veut. Et à quoi nous arrivons?
1:04:16 Nous arrivons comme au procès de Nuraber où les soldats nazis qui avaient fait des crimes répondaient "Ce n'est pas moi, j'ai exécuté les ordres." Et bien ça arrange bien le gouvernement parce que aujourd'hui les images désastreuses que l'on peut voir à Saintsoline en particulier qui nous ont été montrés à ces au sujet de ces images de Saint Soline alors je ne citerai personne et je n'ai pas d'éléments factuels pour pouvoir affirmer mais je suis convaincu que ces vidéos qui ont fuité parce que elles ont fuité elles ont fuité grâce à à mon avis à un officier de la direction générale de gendarmerie. Ça ne peut pas ça n'aurait pas pu sortir autrement. Et ces vidéos qui ont été montrées, mais c'est désastreux. nous sommes tous choqués de ce que on nous a montré. Et pourquoi on en arrive là? Parce que ces gens qui n'ont pas la réflexion, l'instruction nécessaire, ils réfléchissent plus.
1:05:21 On leur donne un ordre, ils exécutent. et j'ai publié sur propulsion gendarme, je l'ai publié plusieurs fois, je recommencerai encore pour expliquer à mes camarades gendarme et à mes collègues policiers qui ignorent justement eux aussi l'histoire et notre histoire de France, il faut savoir que la rafle du Veldive dont on parle a été exécuté par des policiers français et que le camp de concentration de grand a été gardé par des gendarmes français. Bon, ceci étant dit, je suis fier de et je le dis tout le temps de l'uniforme que j'ai porté parce que cette uniforme a été nettoyée en particulier par les résistants car il y a eu de nombreux résistants qui ont payé de leur vie. Donc, il y a eu des policiers, il y a eu des gendarmes qui ont sont entrés en résistance. Et moi je dis une chose, je n'invite personne à faire la révolution mais il faut que nous sachions entrer en résistance.
1:06:26 Et je crois que profession gendarme est un sacré outil pour cela. Ouais. Et mais par contre sur Soline, je moi je j'aurais une approche. Alors tout ce que dit Ronald effectivement c'est vrai ça, il participe. Alors j'ai moi-même vu en école c'était en quoi en 2022 donc c'est pas si vieux que ça. À Tul par exemple, on a intégré toute une compagnie de personnes qui n'avaient pas eu le concours gendarmerie mais qui étaient en attente d'un désistement parce qu'ils étaient en fait juste en dessous de la moyenne pour être recevable. Donc là, ça fait des personnes qui sont en attente d'un désistement pour venir combler les places. Il y avait une centaine de personnes comme ça, ils en ont fait une compagnie quoi. Donc de gens qui ont pas eu le concours. Voilà, ça ça c'est ça c'est un exemple. Mais pour en revenir à Foline, je pense que c'est que c'est plus complexe encore que ça dans le sens où à mon sens après Renat, tu me dis peut-être que je me trompe, c'est des propos qu'on aurait peut-être pu entendre malgré tout. Il y a il y a des décennies, on aurait pu pourquoi? Parce que je pense que ça va ça va au-delà en fait de l'absence de réflexion de certaines personnes. je pense que le système politique actuel est organisé de façon à mettre les gens dos à dos. encore plus des forces de l'ordre vis-à-vis des manifestants et que ce clivage est d'autant plus accentué qu'il y a une forme de polarisation de la scène politique entre des ce qu'on appelle des extrêmes, extrême gauche, extrême droite. Alors aujourd'hui, dès que tu dis un truc nationaliste, bah tu es d'extrême droite et dès que tu es trop babacouol, tu es d'extrême gauche. et ça si tu veux ça crée forcément des grosses
1:08:17 tensions qui se traduisent de toute façon par une véritable un véritable antagonisme mais je dirais presque une haine maintenant entre les parties. Alors ça c'est du pain béni pour nos gouvernants parce que ça rend la ça rend la France très facilement comment dire gouvernable dans le sens où personne n'est capable de se mettre d'accord dans ce pays puisque tout le monde se déteste les uns les autres par le biais du communautarisme et puis du jeu des niches politiques et donc ça c'est à la fois un atout pour eux et en même temps ça permet aussi de conserver quelque part comment dire la les forces de l'ordre pour le gouvernement de leur côté. Sachant que ce système fait en sorte bah que les forces de l'ordre et l'ensemble des personnes soient toujours dos à dos. Comme ça, il peut pas y avoir de il peut pas y avoir de coalition ou de renversement qui viendrait par le biais des forces de l'ordre. C'est je pense très bien réfléchi. C'est une façon en fait de générer une forme de d'ordre dans le chaos quelque part parce que les forces de l'ordre reste la clé de voûte qui maintient tout ça et tout en étant dans un chaos constant parce que personne n'arrive à se mettre d'accord et tout le monde se tape dessus finalement quand c'est pas les forces de principe oui c'est le principe de base de Nicolas Macavel le diviser pour mieux régner.
1:09:47 Ouais voilà il sert depuis toujours en fait. Moi, pour moi, Saint Soline, le premier truc qui me vient à l'esprit quand je vois ça, c'est ça. J'ai l'impression que on d'avoir des gens qui se deux groupes qui se détestent mutuellement, qui se haïsent et il y a un système qui se maintient grâce à ça. Oui, mais si vous me permettez, je vous le faire très court pour raconter une anecdote. Avant d'être gendarme départemental, j'ai été pendant 5 ans gendarme mobile. Donc je n'étais pas équipé comme sont ce qu'on appelle les Robocops d'aujourd'hui, mais j'ai le souvenir d'être sur les rangs pour non pas matcher une manifestation de passer sur un des ponts près de la mairie de Paris. Et donc on venait d'être équipé du casque avec la bulle et j'ai le souvenir d'une dame qui assz j'étais jeune à cette époque-là cette dame aurait largement pu être ma mère et qui vient me traiter de SS en passant devant moi et qui me crache au visage enfin sur ma bulle et on avait pour instruction de ne surtout pas provoquer la foule donc de ne pas réagir. Mais j'ai pas pu m'empêcher de regarder cette dame dans les yeux et de lui dire une chose. Je lui ai dit calmement, madame, vous n'avez pas honte.
1:11:12 Si votre fils portait mon uniforme, est-ce que vous lui cracheriez dessus? Et cette dame là, elle a baissé les yeux, elle a franchement eu du regret. Mais ça ça va dans le sens de ce que dit François. Absolument. Et aujourd'hui, dans les médias du mstream, on va vous montrer toutes les bavures, toutes les parce que personne n'est parfait. toutes les choses horribles que teles que Samseline en particulier, mais on va pas vous montrer les bonnes actions que feront un policier ou un gendarme par exemple,. Or, il y a eu de la fraternisation entre force de l'ordre et manifestant lors des gilets jaunes. J'en ai étémoin, j'étais présent, je suis gilets jaune. Je peux le dire et je peux le dire aussi que j'avais beaucoup de camarades gendarmes qui venaient masquer pas le masque Covid avec la cagoule en civil et qui participait aux manifestations qui le lendemain était sur les rangs pour surveiller la manifestation mais ils étaient avec nous et ça je l'affirme. Donc quand je dis ça, je vois qu'une partie de mes lecteurs, ça les enchante de dire "Ah, je savais pas que les gendarmes étaient comme ça." Mais n'oublions pas une chose, que le gendarme, il est issu du peuple. C'est le fils, c'est ton frère, c'est ta sœur, c'est ton père, c'est il fait partie de la famille et il fait partie du peuple surtout, il est issu du peuple.
1:12:47 Donc qu'on cesse de mettre la dissension entre les forces de l'ordre et le peuple parce que comme l'a dit François, c'est une manière de que le gouvernement a de se maintenir. Le jour où les forces de l'ordre et le peuple sera la main dans la main, ce jour-là, nos gouvernants n'ont plus rien tout simplement. Pour terminer justement, puisque vous êtes militaire de formation, si Emmanuel Macron parvenait à nous engager d'une manière ou d'une autre encore plus visible dans ce conflit, est-ce que vous pensez qu'une partie de l'armée pourrait se désolidariser? Personnellement, je le pense. Personnellement, je le pense ou ça va dans le sens de ce que disait François, les désertions aujourd'hui, on n plus une armée disciplinée aux ordres comme on avait autrefois.
1:13:46 C'est fini ça? Et non. Oui, je le pense très franchement je le pense. Et puis il y a il y a un clivage qui par contre qui est de plus en plus accentué entre j'ai envie de dire la chaîne de commandement. Donc les officiers, ça va de l'officier subalterne à l'officier supérieur en allant jusqu'aux généraux. Il y a un vrai vrai clivage maintenant entre eux et la base. je trouve que c'est beaucoup plus accentué. qu'auparavant. C'est-à-dire que chez les officiers voilà, il y a il y a un parcours typique classe prépa, grandes écoles et cetera. souvent cooptation après dans les réseaux. souvent d'ailleurs, il y en a pas mal qui virent franc-maçon et compagnie. Et puis de l'autre côté dans la base bah c'est bah je le fais exprès, je vais dire ça c'est la populace quoi.
1:14:44 Moi j'en ai fait partie de la base c'est pareil. Mais mais voilà. donc ça c'est ce qui est compliqué c'est de se projeter à ce niveau-là. C'est-à-dire qu'aujourd'hui finalement c'est pas ceux qui seraient le plus aptes à normalement à réfléchir qui seraient les plus susceptibles de se désolidariser en premier. C'est ça qui est paradoxal. C'est-à-dire que on a un système on a un système qui forme des gens au commandement et qui les présente comme prétendument intelligents alors qu'en réalité ils ont un parcours de formation qui les rend extrêmement performants dans le fait d'être fonctionnel. Ils sont très fonctionnels. C'est une intelligence fonctionnelle mais c'est pas du tout une intelligence critique et une intelligence de réflexion ni une intelligence de pensée. Donc ça c'est ça c'est le le problème actuel de des chaînes de commandement.
1:15:39 Si je généralise parce qu'il y aura toujours une exception. Mais que ce soit dans l'armée de terre, la gendarmerie, l'armée de l'air ou quoi. C'est ça. C'est-à-dire qu'on a des exécutants fonctionnels et qui participent au réseau et qui sont inspirés par le jeu de la carrière. Ça c'est ça c'est clair. La base, elle c'est plus compliqué. Ces conditions, elles se dégradent de plus en plus. voilà, c'est on le voit sociologiquement, ça devient difficile. aujourd'hui, même si les forces de l'ordre sont restent bien rémunérées comparé à comparé à et au français, on va dire moyens quoi, la crise est telle qu'elle peut venir maintenant à impacter ces gens-là. C'est-à-dire qu'autrefois, quand on faisait la sociologie des gilets jaunes, on avait des gilets jaunes qui étaient des gens voilà très précaires financièrement et tout ça. aujourd'hui, la personne qui devient précaire, enfin demain peut-être ce sera celui qui gagnera 2005 3000 nets par mois et qui aura du mal à joindre les debouts peut-être demain. et là ça va inclure du monde, y compris sur la partie basse en fait des chaînes hiérarchiques de l'armée, des forces de l'ordre et cetera. moi, j'ai tendance toujours à voir un petit peu le côté enfin la fusion entre le sociologique et l'économique.
1:17:03 Il y a je pense que voilà, on va rentrer dans une ère si elle devient insuffisamment contrôlée et nos dirigeants me semble-t-il ont des leviers qui sont de plus en plus limités en terme de d'action maintenant pour limiter la casse économique qui est là et qui est à venir et qui risque d'être pire encore à venir. Ça va être compliqué pour eux. Ça va être compliqué pour eux après une fois que qu'il y aura les couches, on va dire moyennes supérieures qui vont être directement impacté parce que les gens il faut pas se leurer des gens qui combattent pour leurs idées, il y en a, on en fait partie mais après la il y a une majorité de gens, ils combattent pour leur portefeuille après. Ouais. Et là là ça va là ça risque de changer la donne effectivement. Donc je suis pas sûr que si réaction elle aura lieu par le haut en fait, si réaction il y a voilà, c'est vu le contexte actuel pourrait y avoir des surprises. Ouais. et notamment en terme de fusion des classes sociales quoi. C'està dire que la classe moyenne disparaît aujourd'hui.
1:18:14 Aujourd'hui la classe moyenne ça devient la classe populaire quoi. Et entre deux il y a plus grand-chose. Avant on avait une pyramide, aujourd'hui on est un sablier, quoi. On pourrait avoir une fusion dans les deux classes différentes mais souverainistes. C'est ça. Qui ne veulent pas finalement. Voilà. Non seulement ça ramène beaucoup de monde et surtout bah moi je vois enfin le voilà le gendarme de base le chef la Dud chef 3 € de litre le coût des plastiques qui va augmenter le coût des composants qui va augmenter le coût de l'électricité voilà le mec il a son il a son prêt sur sa baraque et tout ça enfin je veux dire on est ces gens-là ils sont comme tout le monde he c'est juste des français moyens quoi. il y a un moment ça va être compliqué et partir pour tout ça à cause de tout ça, il va falloir justifier les à un moment là enfin je sais pas il là actuellement nos hommes politiques quand même ils doivent sortir les rames pour expliquer qu'il balancent des milliards à l'Ukraine dans le contexte actuel. Donc après quand on dit bon maintenant vous allez payer maintenant enfin vous avez payé il va falloir en plus aller vous prendre des bastos sur le front.
1:19:31 Ça va être? On sait très bien que c'est pas le fils à Sarc qui va partir. Non, ça va faire réfléchir beaucoup de monde, je pense. Mais bon, tant qu'on a son livre, tant qu'on a son livre dédicacé à Sarkozi, tout va bien. Voilà. Oui, merci. C'est un petit coup de coude à Ronald. pour terminer, votre dernier livre, c'est Captionen. On peut en avoir de deux mots avant de passer à Profession gendarme. Oui. Bah c'est un donc c'est un livre qui on va dire qui décrit les méthodes de gouvernance alors qu'on retrouve actuellement mais surtout qui se projette qui dresse le portrait d'un monde qui ressemble étonnamment au nôtre mais dans lequel les hommes politiques sont parvenus à intégrer une forme de totalitarisme complètement invisibilisé. C'est-à-dire que c'est le c'est un peu le la société du spectacle portée à son paroxisme. Et les gens ont cette impression d'être libre parce qu'ils sont maintenus dans un monde où ils peuvent consommer mais par contre il y a plus du tout de protection de données, plus rien. Et en gros, c'est un livre qui nous présente un monde horswellien mais avec l'ingénierie sociale actuelle, avec toute l'expérience post Covid aussi puisque là il y a beaucoup je récupère beaucoup de méthodes qui ont été utilisées dans le dans pendant le Covid justement pour la gouvernance et qui questionne aussi beaucoup le l'emploi de des fichiers donc du fichage, du croisement de fichiers et aujourd'hui de l'utilisation de l'intelligence artificielle dans un contexte de gouvernance comme ça. Donc on est ça ça aboutit à à un monde où
1:21:21 même les candidats sont élus par intelligence artificielle parce que les gens délèguent au point de faire confiance à l'IA qui se base sur les réactions des gens dans les réseaux sociaux sur tous les médias et cetera pour déterminer quel est le meilleur candidat. Voilà, c'est un peu le c'est la suite du monde actuel si on met aucun frein en fait. C'est-à-dire un monde de fausse démocratie, de délégation absolue, de contrôle total aussi. et voilà. Et derrière, il y a forcément une approche qui est plus complexe parce qu'il y a des personnages divers divers portrait divers personnages dont d'ailleurs un personnage qui est un prêtre qui apporte aussi une dimension théologique là-dedans. Et ces gens-là se font partie des gens qui se qui ont compris la supercherie et qui ont tenté de s'évader de ce système avec l'héroïne. Voilà. Et c'est en lisant le livre qu'on se rend compte que quand un système comme ça est mise en place c'est très compliqué de s'en sortir. Très très compliqué.
1:22:36 C'est une dictature parfaite. D'ailleurs, c'est du Xley 2026. Dictature parfait. Ouais, c'est la dictature parfaite. Ça pourrait être la suite. Alors bon bah de toute façon, j'ai toujours eu des très bons retours sur ce livre. Il y a qu'à voir les critiques. mais on m'a souvent dit que c'était effrayant. En fait, ce qui est plus effrayant, c'est le la ressemblance avec notre monde. C'estàd qu' le c'est un totalitarisme qui crée une illusion tellement réussie qu'on a l'impression déjà quand on le lit d'y être. Alors que pourtant il y a quand même un gros delta. Mais voilà. C'est surtout là-dessus que j'ai voulu jouer et puis après bon forcément c'est inspiré aussi de la société du spectacle de bord voilà de plein de choses mais il y a plein de thématiques qui sont abordées de pistes de réflexion et sur le plan sociologique aussi la fragmentation sociale y est il y a pas mal de il y a pas mal de choses. Voilà. Donc c'est non, je pense que c'est vraiment un livre qui en plus d'être un roman captivant et surtout très instructif et qui est presque plus à offrir à des gens qui sont encore bercés par le système actuel quoi.
1:23:56 illusion, c'est ça, c'est ça. Et on peut le trouver partout. Oui. Bah sur The Book Edition tout enfin tous les supports qui vendent Amazon tout ça, Cultura tous les toutes les boutiques où on peut acheter les bouquins. Normalement on peut le commander en tout cas. Parfait. Parfait. De bookedition.com qui est une boî forcément c'est pas un livre que vous allez trouver sur le sur les rayons dans une Fnac ou voilà, on peut le commander par exemple sur Cultura mais il sera jamais en rayon. chez Cultura quoi, il sera pas à côté, c'est un livre qui traite aussi de l'intelligence artificielle, mais il sera pas à côté d'un livre d'Arari par exemple qui lui a le droit à sa place sur les rayons. Ouais, effectivement, c'est pas le même projet derrière. de Book Edition, c'est une boîte française contrairement à ce que son nom indique. Oui, je tenais à le préciser.
1:24:52 on va terminer tous les deux puisque c'est aussi ce qui vous relie quelque chose de très fort, c'est cette association et ce site Profession gendarme qui est toujours très actif. on peut-être terminer justement avec Ronald qui va nous en dire deux mots. On en est où avec profession gendarme? Ça continue à rouler. Ah, ça continue à rouler. Oui, quand j'ai créé ce site à l'époque, je l'ai pas créé dans le but où il est arrivé là maintenant. Je ne m'attendais pas à un tel succès. aujourd'hui, en moyenne, on fait entre 13 et 15 millions de visiteurs, ce qui est énorme. Ce qui est énorme. Je suis heureux, je suis optimiste parce que je vois que le peuple se réveille. moi au départ quand j'ai créé ce site, je voulais donner la parole à mes camarades gendarmes qui contrairement au policier n'avait c'était la grande muette et petit à petit le professeur Jordamarme, je le reconnais a évolué. Il y a eu le mouvement des gilets jaunes, il y a eu la plandémie 19 et maintenant il y a toute la politique et la politique intérieure et extérieure. Et je m'aperçois que c'est un site qui avance. Et bon comme je vais bientôt avoir 79 ans, je suis pas éternel je le dis en plaisant. je ferai j'espère faire un centenaire rien que pour les emmerder.
1:26:29 mais je sais que tout a eu faim, ça me rend pas triste du tout. Ce qui m'inquiète, mais je ne suis pas inquiet, désolé François, c'est que je porte beaucoup d'espoir sur mon camarade François en qui pour qui j'ai beaucoup d'estime et je sais que c'est réciproque. Bah oui. Voilà. C'est comme un fils spirituel ou un fils adoptif. Oui mais toi mais Stéphanie tant pis tu es lecteur vont le savoir. Tu es un petit peu ma fille de cœur aussi tu le sais bien. C'est réciproque parce que je confirme devant les auditeurs que tribune libre doit énormément à profession gendarme et donc à Ronald. Voilà. Mais Ronald qui a déjà effectivement qui a aussi des enfants. Mais il y a des enfants à Oui. J'ai une fille qui a ton âge he il y a pas une fille. Mais bon c'est pour ça que je dis tu es un petit peu ma fille de cœur. Je pourrais être ton papa. C'est vrai en plus c'est vrai, c'est assez émouvant mais c'est vrai.
1:27:29 Voilà. Donc en tout cas oui, il y a 3 ans, je lançais tribune libre et c'est vrai qu'au début un média c'est une petite graine avec assez peu d'auditeurs et puis Profession gendarme a relayé toutes ses vidéos avec tous ses invités dont François Dubois. Voilà, des vidéos qu'il était nécessaire de faire circuler et bah au départ très compliqué d'avoir des relais et profession parce que effectivement les pas faire plaisir à camarade François du bois parce que je vais révéler quand même quelque chose, c'est que j'ai eu la chance de faire la connaissance de François, de tomber sur lui et franchement aujourd'hui bah il le fait c'est une amitié sincère C'est mon dauphin entre guillemets. Je l'espère au moins ça te donnera du boulot François quand je serai plus là. Mais oui, je sais, je sais. Je me prépare. Je me prépare.
1:28:26 Ser à te préparer voilà. J'espère que j'aurais encore beaucoup de temps pour me préparer. En tout cas, c'est pas T'inquiète pas, t'inquiète pas. Voilà, on a besoin d'esprits libres et de militaires qui sont pour la paix comme c'est votre cas et de militaires qui ont maintenu intactur esprit critique. Voilà, c'est Mais tu sais la la paix, tu l'as tu la défends quand tu as connu la mort et la violence. souvent les quand tu prends les plus grands v en guerre là tous ceux qui disent que les gens qui veulent la paix sont des lâches et tout ça en général on n pas le même parcours. On a pas le même parcours. Moi des j'en ai vu moi des gens à travers le métier de gendarme des gens dans la souffrance des gens qui se sont donnés la mort beaucoup de violence beaucoup de morts par balle de choses comme ça. Quand tu connais en fait toute cette ces choses-là, tu peux pas dire il faut aller faire la guerre.
1:29:27 Voilà, tu peux pas faire comme la vieille big de 80 balet là sur les plateaux télé là, je sais plus comment elle s'appelle. Là, je la vois dire il faut faire la guerre contre la Russie et tout ça, c'est trop facile. C'est trop facile. c'est pas comme ça que ça marche. Non, moi je disais je disais à des gens que j'avais en conférence et c'était il y a de ou 3 ans là, je leur disais si vous avez des enfants qui sont actuellement en primaire ou au collège, dites-vous bien qu'à l'horizon 2030, c'est eux qui partent. Je leur disais ça les gens là ça les faire descendre sur terre quoi. C'est eux qui vont partir. C'est des gamins de 20 ans après de 19 ans 20 ans. C'est ça l'Ukraine tu crois que c'est qui y va? Il y a des là en ce moment ils sont en train d'aller chercher les mecs avec les menottes pour y aller. Mais c'est ça la guerre la réalité de la guerre. Alors quand je vois un petit [ __ ] là comme Atal qui se permet de dire il faut faire la guerre à la Russie et tout le le gars enfin bon c'est ça meurt de moi. Ça meurt de moi. Je supporte pas ça. Ce mec là il est qui là pour envoyer des momes se faire déchiqueter par des drones. Il est qui lui? C'est de l'om qui disait il avait fait l'Indochine et il se rappelle il se rappelait toujours d'avoir entendu sur un bateau des hommes des militaires partis donc faire la guerre et il les entendaiit toujours claquer des dents.
1:31:07 Bien sûr mais bien sûr. Je vais te dire un truc. Moi, j'ai choisi le métier des armes. Je suis fils de militaire. Dans ma famille, beaucoup de gens ont été dans la marine militaire. J'ai des ancêtres cors qui ont évolué auprès de grands cors connus aussi. J'ai un ancêtre qui s'appelait Jean du Bois qui ramenait des prises des bateaux anglais au 18e enfin au 17e siècle sur les ports à Boulogne sur mer. J'ai fait ma généalogie. Tout ça c'est pas un problème si tu veux le prendre les armes c'est quelque chose auquel j'ai été formé et faire la guerre si tu veux. Je serais formé, capable de le faire et certainement mieux entraîné que la plupart des gens pour le faire. Et c'est pas un problème. Mais je si je fais la guerre, c'est pour de bonnes raisons. C'est pour de bonnes raisons. C'est pas pour c'est pas dans le contexte actuel là, c'est ce serait hors de question. Ça c'est clair et net. Pour moi là, on est dans une situation qui sert quelques puissants là et on est de la chair à canon quoi. Et je te l'ai dit, c'est pas le fils à Sarkozi qui ira.
1:32:19 C'est une question sociologique. Je dis pas ça sur le Il y a pas que de l'humour, c'est plus profond, tu vois. Et je ça moi c'est hors de question quoi. C'est hors de question. Par contre dans le contexte actuel, ça veut dire que je serai résistant. au même titre que j'avais dit au médecin militaire à l'époque du vaccin que je me ferais pas piquer et que elle m'avait dit mais si ça devient obligatoire bah qu'est-ce que vous ferez? j'avais dit je resterai droit dans mes bottes aujourd'hui ce sera pareil. Ça veut dire que comme mon grand-père paternel je me retrouverai résistant. Et comme on disait au début de l'émission, quand tu es résistant, pendant la phase critique, pas après pendant la phase critique là, tu es en mauvaise posture, là tu vis caché. Et là par contre, s'il faut prendre les armes pour me défendre et défendre ma famille, peut dire qu'ils auront quelqu'un en face. Voilà. Mais voilà, il y a il est hors de question pour autant que j'aille mettre mes compétences au service de ces hommes-là.
1:33:26 On est dans la question du droit naturel à faire respecter son corps, ses convictions personnelles, son destin à la fois individuel et collectif. Et puis on peut saluer la mémoire de Boris Vian qui a écrit une très belle chanson qui s'appelle le déserteur. Voilà, je vais terminer cette émission comme ça. Merci à tous les deux. Ronald, un grand merci également. tu as coupé ton micro mais c'est pas grave. Merci François Dubois, merci Ronald Guillaumont et merci à toute l'équipe de Profession gendarme. À très bientôt, à une prochaine fois sur Tribune Libre. Vive la paix et vivre l'esprit critique. Merci à tous. Merci.
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