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Manifestation contre les ZFE : motards, élus locaux et forains unis avant le vote à l'Assemblée
À quelques jours d'un vote à l'Assemblée nationale sur les zones à faible émission, motards, maires ruraux, forains et élus se rassemblent place de l'Hôtel de ville pour dénoncer un dispositif qu'ils jugent discriminatoire. Alexandre Jardin, fondateur du collectif Gueux, anime le rassemblement aux côtés de plusieurs intervenants.
Ce dont il est question
Résumé établi depuis l'enregistrementLe rassemblement se tient à Paris, organisé autour du collectif Gueux fondé par Alexandre Jardin. Il rassemble des motards venus de plusieurs villes de France, des élus locaux de toutes tendances, des représentants de fédérations professionnelles et des maires ruraux. Jardin insiste sur le caractère non partisan du mouvement : les partis politiques ne sont pas les bienvenus en tant que tels, mais les élus locaux, quel que soit leur bord, sont associés à la démarche. Il présente l'enjeu du moment : un vote à l'Assemblée nationale, la semaine suivant la manifestation, doit se prononcer sur un amendement visant à abroger le dispositif des zones à faible émission (ZFE).
Plusieurs intervenants détaillent les conséquences concrètes de ces zones selon eux. René Hayoun, président de l'Union intersyndicale des entreprises foraines de France, explique que les véhicules utilisés pour transporter les manèges, souvent de seconde ou troisième main, ne pourront plus entrer dans les villes, menaçant l'activité et la tradition des fêtes foraines. Un représentant de motards évoque un mariage entre technocratie et écologisme aboutissant à des textes incompréhensibles, et oppose à l'acronyme ZFE-M le triptyque « liberté, égalité, fraternité », qu'il présente comme hérité de 1789.
Un maire rural du Puy-de-Dôme, vice-président d'une collectivité de 87 communes, dresse un tableau des difficultés de son territoire : fermetures de classes, dotations à la baisse, effectifs de gendarmerie réduits, disparition des services publics, difficultés de transport et impossibilité de construire en raison des règles de zéro artificialisation nette. Il présente les ZFE comme un élément supplémentaire de ce qu'il appelle l'asphyxie des territoires ruraux, affirmant que 2400 maires ont démissionné et que 57000 sièges de conseillers municipaux sont vacants. Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France, intervient ensuite : il rappelle avoir qualifié les ZFE de « bombe à retardement sociale » dès 2021 et affirme avoir refusé de financer ce dispositif dans sa région, notamment face à une demande de la ville de Lille.
Un représentant motard revient sur l'image parfois négative associée aux motards, évoquant la chanson d'Édith Piaf « L'homme à la moto » comme exemple ancien de représentation défavorable, et rappelle qu'ils seraient environ 4 millions en France. Un commerçant parisien, Jerry, évoque l'impact des zones à trafic limité (ZTL) sur la clientèle venue de banlieue et sur les artisans et livreurs, pour qui le remplacement d'un véhicule thermique par un véhicule électrique représente un coût important. Le mouvement propose un ruban vert comme signe de ralliement, et un intervenant retrace l'historique du dispositif depuis les zones d'action prioritaire pour l'air en 2010 jusqu'aux ZFE actuelles, en critiquant la mise en place de caméras de surveillance et en questionnant la cohérence écologique de la destruction de véhicules encore fonctionnels.
Alexandre Jardin conclut en annonçant que d'autres mobilisations suivront, avec d'autres professions, dont les agriculteurs. Il indique souhaiter, selon ses mots, une République où le peuple puisse s'exprimer plus directement, en citant l'exemple de la Suisse, tout en renvoyant à un livre pour préciser sa pensée sur ce point.
Points abordés
- Un vote à l'Assemblée nationale est annoncé la semaine suivant la manifestation sur un amendement d'abrogation des ZFE.
- Le collectif Gueux, fondé par Alexandre Jardin, se présente comme non partisan mais ouvert aux élus locaux de tous bords.
- Les représentants des forains estiment que leurs véhicules de transport de manèges seront exclus des centres-villes par les ZFE.
- Un maire rural du Puy-de-Dôme décrit un cumul de difficultés touchant les territoires ruraux : écoles, dotations, sécurité, transports.
- Xavier Bertrand affirme avoir refusé de financer les ZFE dans sa région et qualifie le dispositif de bombe à retardement sociale.
- Des commerçants et artisans parisiens évoquent l'impact des zones à trafic limité sur leur clientèle et leur activité.
- Le mouvement adopte un ruban vert comme symbole de ralliement contre les ZFE.
- Un intervenant retrace l'origine du dispositif, des zones d'action prioritaire pour l'air en 2010 jusqu'aux ZFE actuelles.
Ce résumé est établi à partir de la transcription intégrale de l'entretien, puis relu par la rédaction avant publication. Il ne remplace pas l'écoute : les nuances, les hésitations et les réserves de l'invité sont dans l'enregistrement.
« On veut rester une République sans rupture d'égalité. »
« Liberté, égalité, fraternité et abrogation. »
« C'était en 2021 la première fois où j'avais indiqué que c'était une bombe à retardement, une bombe à retardement sociale. »
« Jeter un véhicule qui fonctionne, c'est de l'obsolescence programmée. »
Sujets
Transcription intégrale
6 781 mots
Établie à partir des sous-titres de la vidéo, sans relecture. Les hésitations et les répétitions de la machine ont été retirées, rien d'autre. Cliquez un horaire pour entendre le passage.
0:10 [Musique] On se calme. Vas-y, viens. Viens doucement. Mais vas-y. Ouais, t'inquiète. Vous avez votre vignette critère numéro 1. Ah oui bah v-moi qu'on en ai plus besoin. arrive en même temps. Tu mets la [Musique] moto avec son jardin là derrière là. Je répète, s'il y a des gens du service d'ordre ici, merci d'aller en début de cortège pour dire au motard de revenir à pied parce que là-bas, ils sont tout début de manifestation et du coup, ils entendent rien. Je vois deux trois personnes service d'or qui sont là.
1:20 Allez-y, restez pas là. Donz l'initiative d'aller devant pour leur dire de revenir ici à pied. Merci. Je suis un guu fier de l'être. Oui, aujourd'h Donc ce collectif a été lancé par Alexandre [Musique] Jardin. Alors, j'espère qu'on va pas en perdre en route parce que là ça descend les l'échelle.
2:28 Pour vous expliquer, le collectif dégueu est un collectif et c'est important le souligner, totalement impolitique en tout cas pas vraiment puisque quand on s'adresse aux élus et quand on s'adresse aux gens et quand on essaie de défendre les droits, on fait de la politique mais totalement dépourvu de politique partisane. C'est-à-dire que nous ne voulons être récupérés par aucun parti politique. En revanche, en revanche, les élus de quelque bord qu'il soit sont les bienvenus, les élus locaux puisque tous ces élus travaillent sur le terrain et on fait la différence entre les représentants de parti et les élus qui travaillent sur le terrain et qui sont élus par la population, par vos votes. Ce sont deux choses [Musique] différentes. Alors, encore pas mal de motos qui arrivent. Donc, on avait raison d'attendre encore un peu. Le motard n'est pas très ponctuelin. C'est un rebelle.
3:34 aussi d'ailleurs. [Musique] Bravo avancer encore un peu plus loin que le premier feu. Encore un peu plus parce qu'il y a du monde derrière. [Musique] Donc vous voyez mesdames et messieurs si vous avez pas l'habitude de manifestation de motard là voyez les motards se mobilisent fortement et sont prom à défendre leur liberté. Ça serait bien que tout le monde soit comme ça passe à vous puisque vous êtes là.
4:33 Mais pour celles et ceux qui défendent leur liberté sur le canapé devant Facebook, bah il y a chose à faire parant pareil. Voilà, regardez le nombre de motards et motard qui sont barbou et qui sont venus pour défendre leur et défendre ceux des automobilistes et de les portes à la et de tous les gens qui prennent la route et de tous les exclus qui n'auront que le droit de sortir de chez eux. Nous devons entrer dans les grandes ville pour travailler ça parce que quelques berlu ont inventé les aides des feux mesures qui met les plus émunis les plus pauvres à résidence assez un résidence totalement [Musique] inadmissible et si on peut éviter les rupteurs les gars c'est sympa parce que ça gace tout le monde ça fait du bruit et après on va dire Jackson oui Rur [Musique] non oui punition non [Musique] pareil évitez les rupteur s'il vous plaît.
5:59 Merci. Nous sommes là pour défendre nos droits et montrer qu'on n pas plusur que les autres. Donc si vous pouvez éviter de mettre les grandes coups de gaz, ça serait pas mal. Merci. [Musique] Alors pour le cortège devant, vous pouvez vous arrêter. La fin de cortège est arrivée. Devant vous pouvez vous arrêter. [Musique] Attends là-bas. là-bas. Alors tout d'abord, je voudrais qu'on fasse une J'ai plus de voix, pardon, je suis malade. Tout d'abord, je voudrais qu'on fasse une ovation incroyable au motard parce que ces gens ont décidé de se battre pour nous tous.
7:31 Donc bravo, bravo, bravo. Il se rassemble dans toute la France. Il y a un esprit chez les motards de solidarité. Ils sont solidaires d'un peuple qui est en train d'être viré des villes. Donc ces applaudissements, ils vont pour les motards qui sont là et pour les motards qui dans toute la France sont en train de se rassembler dans 15 villes et on les remercie parce qu'en France on a l'habitude de se battre pour son précaré et tout à coup ils se sont mis au service des autres et je dois dire que les réunions de préparation ça m'a bouleversé de voir des gens qui étaient prêts à s'occuper des autres dans un pays. chacun des gens que vous allez écouter. Tout d'abord, je voudrais dire pourquoi il y a certains élus locaux et pas forcément d'autres. Parce que d'abord pour que le mouvement des guouvement des motards, le mouvement des automobilistes, le mouvement des for tous les mouvements qui vont parler puissent à un moment peser dans la balance, il m'a semblé fondamental que nos élus locaux qui expriment notre territoire, qui expriment la base de notre République soit à côté d'un mouvement populaire. Sinon, vous avez déjà vu des mouvements avec des gilets, ça n'a rien donné. Donc, il faut un encadrement républicain pour qu'on pèse véritablement. Actuellement, les associations de maire sont en train de nous rejoindre. David Lisnard, le président des maires de France est au côté des guux. De plus en plus de présidents de département, des maires sont à nos côtés. De plus en plus de présidents de région sont à nos côtés.
9:23 C'est comme ça qu'on va peser avec le mot ensemble et dans l'expression du fond d'un territoire puisqu'on sait très bien que le problème il est en haut dans la déconnexion. Alors pourquoi est-ce qu'on est tous là? Je vais essayer de résumer. Il y a une loi de partition, il y a une loi de ségrégation qui est en train de s'installer en France puisque les plus de 20 millions de Français qui peuvent pas changer de voiture, pas changer de moto, pas changer de véhicule et qui n'ont pas d'autres solutions de transport, tu il y a un tiers de notre peuple qui est dans la ruralité. On va accueillir un maire rural qui vient du puit de vous raconter comment on est en train de reléguer notre ruralité. C'est impossible. Et là, c'est le coup de grâce. On est en train d'imaginer la sécession des grandes villes réellement coupé du peuple. Donc cette manifestation, elle est faite parce que la semaine prochaine à l'Assemblée, il va y avoir un vote. On va voir si l'amendement qui permet l'abolition de ce système de ségrégation passe ou non.
10:37 Si ça ne passe pas, la mobilisation dans le pays montera parce que les gens verront qu'il y a clairement un problème. Donc on mène ce combat pour le gagner. On veut rester une République sans rupture d'égalité. Sans rupture d'égalité. On sait tous très bien que si on commence à trier les voitures, à trier les motos, on trie les êtres humains. Et ça peut pas être ça la France. On est un grand peuple. On est un grand peuple républicain. Donc c'est un mouvement quand tu disais que c'est pas c'est politique mais c'est pas de la politique, ça s'occupe du groupe, ça s'occupe de notre pays. Et je tiens à ce que ce soit défendu par des gens sympas et gentils. Je dis ça parce que la vie publique est devenue moche et je voudrais qu'il y ait un mouvement rempli de gens plutôt sympas, plutôt souriants, plutôt généreux. J'ai trouvé ça chez les motards. Maintenant, tout le monde va parler. Je ne sais plus qui parle après moi. OK. je vais reprendre le Je redescends.
12:07 Merci Alexandre qui est donc le président de l'Union intersyndicale des entreprises foraines de France. René Ayun. Bonjour à toutes, bonjour à tous. Il est vrai que les EDFE ont aussi un impact sur la fête foraine. Les gens connaissent les manèges, connaissent les sourir, connaissent la joie, connaissent le bonheur. Mais ces manèges, on les transporte avec des véhicules, avec des camions. Ces camions pour nous sont des camions qu'on achète à des transporteurs, des camions de 2e 3è main, donc qui ont déjà eu une vie. Et lorsqu'on aménage nos véhicules, ces véhicules roulent très peu dans l'année. Mais nous devons rentrer dans les villes pour mettre nos manèges, traverser aussi des endroits pour aller d'un point à un autre, donc du transit.
13:15 Et avec la ZDFE, il y a une particularité, c'est que nos manèges, on ne pourra plus les implanter. Donc ce qui veut dire que nos entreprises ne pourront plus travailler, mais aussi on ne pourra plus apporter le bonheur aux gens dans les villes, amener le sourire sur les enfants, sur les bouches des enfants, dans les yeux des parents et des grands-parents. Et la tradition populaire aussi va être impactée parce que s'il y a plus de manège dans le cœur des villes, c'est aussi la mort des sourires, c'est la mort du bonheur, c'est la mort de la joie, c'est la mort de la France tout simplement. Tout simplement la France c'est quoi? C'est un pays vivant. Quand on veut inceptiser un pays, on ne peut pas mieux s'y prendre que d'interdire à des gens de s'amuser, de trouver le sourire, de trouver la joie et des entreprises aussi de travailler. Bien sûr, l'écologie a bandau. Je pense que c'est aux fonctionnaires qui veulent régulariser la circulation de certaines personnes. Et bien ils devraient plus prendre l'avion, ils devraient plus prendre leur grosse voiture pour aller se déplacer, avoir des grands cortèges qui on va dire embête un petit peu les gens puisque ils ont le droit de prendre des exc de vitesse. Nous on n'y a pas le droit et en plus puisqu'ils sont si écologiques que ça et ils devraient plus se servir de téléphone, ils devraient plus se servir de rien et revenir à l'âge de pierre. Mais ça c'est mon opinion personnelle. Je peux vous dire une chose, le monde forin a une particularité.
14:42 En France, il y a deux sortes de personnes. Les gens qui se résignent et les gens qui se révoltent. On fait pas partie des gens qui se résignent. Tout simplement pourquoi? La fête foraine, c'est la joie. La fête foraine, c'est le bonheur. La fête foraine, c'est le sourire. Et la fête foraine, c'est la vie. Aujourd'hui, on ne veut pas mourir pour des raisons X Y et on veut pas que nos entreprises disparaissent. Par contre, on favorise aussi des grands groupes pour monter des parcs d'attraction, mais ça c'est encore autre chose. Aujourd'hui, il est vrai que la culture populaire, on la transfère, on la sceptiise, mais on oublie aussi sincèrement que le peuple a besoin de se divertir, de retrouver ses racines, de retrouver sa joie et de retrouver la culture populaire dans les huiles. Je ne vais pas vous embêter plus longtemps. Je remercie Jean-Marc Bellotti qui était à côté de moi. Je remercie aussi Alexandre Jardin d'avoir pris le bâton de pèlerin pour se battre. lui qui n'a ni véhicule, qui n'est ni pris disons dans ce système d'interdiction directement mais qui a pris la conscience que la fête foraine et la vie sociale doit continuer. Et la vie sociale c'est quoi? et la liberté du transport des gens et des personnes.
15:51 Je pense que dans les textes européens, on a un texte qui dit le transfert et la liberté de transfert des biens et des personnes dans l'Union européenne. Je ne savais pas que la France était le pays le plus polur monde et que il faisait pas partie de l'Europe non plus. Donc la liberté, elle n'existe pas. Donc moi, je demande aux politiques à faire une chose. S'ils veulent vraiment changer les choses qui barrent trois mots de sur les bâtiments officiel, liberté, on n'existe plus. Égalité, il y en a pas. Et fraternité, encore beaucoup moins. Merci mesdames et messieurs et de toute façon, nous irons jusqu'au bout. Allez et que la force soit avec nous. Merci. Tiens beaucoup de nigl motard. Alors, vous avez vu René, il a l'habitude la belle élocution et ouais pour faire tourner un manège, il faut aussi l'animer et surtout pour animer aussi une fédération aussi mportante. Ça donne des usines à gaz importante. Ça donne des usines à gaz mais c'est nos gaz d'échappement qu'il nous reproche. Le mariage, du technocratisme et de l'écologisme, ça donne des textes et des normes qui viennent d'en haut dont on ne comprend plus rien et surtout dont ils adorent les sigles. Parmi ces sigles ZF- M, faut pas oublier le ti- M. Vous verrez dans la loi, c'est écrit T-M. Et bien moi je vous dis qu'ici à côté derrière nous à sur cette place de l'hôtel de ville nous citoyens automobilistes, nous citoyens motards, nous citoyens tout courts, nous rappelons que nos anciens qui portaient le bonnet frigien et peut-être qu'un jour il faudra qu'on se mette à porter le bonnet vert, il préférait un autre sigle, c'était le
17:42 sigle L E F. liberté, égalité, fraternité. Car la liberté conquise en 1789, c'est la liberté d'aller et venir, d'aller venir avec le moyen de locomotion que mon pouvoir d'achat me permet d'avoir pour aller là où j'ai envie d'aller, pour aller en ville aux services publics qui ne sont plus qu'en ville, pour aller en ville où il y a plus que les médecins qui sont en médecine, pour aller en ville, voir aussi les loisirs. Il y a pas de raison que je n'ai pas droit. C'est ça la liberté d'aller venir. Oh! Car l'égalité conquise en 1789, c'est l'égalité de tous devant le droit d'aller en moyen de locomotion qui est son choix, d'aller en ville, d'aller chercher son travail, de prendre sa voiture pour son travail de prendre sa voiture à égalité avec tous pour aller chercher les services publics qu'ils ont concentré en ville.
18:46 Car la fraternité conquise en 1789, ce n'est pas pour que des nouveaux nobles, les technocrates d'aujourd'hui avec des perruques poudrées et c'est pas parce qu'ils ont mis de la poudre verte sur les perruques maintenant qu'ils vont nous imposer de vouloir chasser les guux comme autrefois on voulait chasser les guux pour qu'il n'y ait plus de gueux qui rentrent dans leur château de ville, dans leur château urbain. Liberté, égalité, fraternité. Mes amis, préférez ce sigle L F L E F L E F et pas ZFE-M. Liberté, égalité, fraternité et abrogation. Merci beaucoup Christophe. Ah, dessinément. On a des grands orateurs aujourd'hui. Serait pas venu pour rien d'avoir soulevé le grave problème des zones à faible émission comme il dit qu' est la cerise sur le gâteau seulement moi je viens d'une commune rurale et je suis le gâteau. Je suis un maire d'une commune de 1200 habitants du sud du put d'ombe et vice-président d'une collectivité de 87 communes de cette même de ce même département. Je représente tous les guux et les sendor méprisés par l'État central. La commune est à 5h de Paris, très peu accessible par le train et qui est souvent en panne, rarement à l'heure et avec des horaires inadaptés. Des tarifs exorbitants ont reporté de notre population rurale. Pour venir, j'aurais dû débourser à l'allée et au retour 150 €. Imaginez des gens qui gagnent moins de 1000 € par mois.
20:34 Alors, je vais pas vous parler de ZFU, j'en parlerai un petit peu. Je pense qu' ici beaucoup donc cette loi inette vous en parleront mieux que moi. Moi, je vais vous parler d'abord ce qui nous contraint aujourd'hui. Tout d'abord, les écoles, sujet très important dans nos communes rurales. L'État annonce fièrement ne plus fermer d'école sans la vie du maire. Pourtant, la réalité est tout autre. Il n'hésite pas à fermer à chaque rentrée scolaire plus de classe dans la ruralité sous prétexte bien sûr que le se le seuil des 20 élèves ne serait pas atteint. Merci. En 2022, ce fut le cas de ma commune qui atteignait juste ce seuil et la fermeture d'une des classes de mon accolle était prévu afin de permettre de dédoubler des classes dans les zones dites prioritaires. Bah cela faisait 12 élèves par classe pendant que nous on en aurait 28 voire plus. scandaleux et discriminant envers nos populations rurales, car nous avons comme partout des élèves en grande difficulté. Preuve de la légèreté avec laquelle ces dossiers sont traités, les autorités ne se préoccupent même pas de savoir si ce chiffre sera atteint. Cela met en danger nos communes car nous savons tous que la disparition d'une école dans une petite commune marge un coup d'arrêt dans la vie du territoire. Quel jeune coupe voudra s'y installer s'il a le projet de fonder une famille? Et pourtant, dans le même temps, les zones d'éducation prioritaires, à savoir principalement dans les quartiers des grandes métropoles, ont droit au dédoublement de classe. Enfin, il est bon de savoir, et ça c'est inadmissible, qu'il n'y a jamais eu autant de postes de créés dans l'éducation nationale, a pris 2489 créations de poste, donc 2300 pour la mise en œuvre de ces dédoublements des réseaux d'éducation.
22:10 Bien évidemment, lorsqu'une école ferme, le transport et là en touche le cœur du problème, il est à charge de l'agglomération qui le fait avec son propre budget localement. Enfin, chaque année, ce sont les zones rurales qui payent la note. Pourquoi faire une politique de l'habitat? Je suis responsable de l'habitat, du transport ou de réseau si demain tous nos villages sont ville de classe, donc de vie. À terme, boire court terme, ne nous y trompez pas. C'est la survie de votre ruralité qui en dépend. Il est temps de réclamer plus d'équité en faveur de nos territoires qui et que cesse cette discrimination et ce mépris. Pour finir d'asphyxier notre territoire rural, voici le temps du Zan zéro artification. Loi mise en œuvre depuis je 2021 dans décline aussi les zones à faible d'émission et symbole d'une écologie punitive qui va contraindre les territoires bon élèves. Je rentrai pas dans le détail mais soyez-en assurés. Qui va contraindre les territoires bon élèves en matière consommation du plombier? Écoutez-moi bien à ne plus pouvoir construire du tout 50 % dans un premier temps puis zéro à la suite. Dans ma commune et dans la quasi des commune de la collectivité, nous avons déjà consommé la totalité de ce qui nous était accordé. Impossible donc sans habitation. Il est impossible de reconstruire bien sûr dans les centrebourgs comme ici avec des tarifs trop élevés. Voilà quand on sait que simplement 2 % des paires dans mon département du cuit de sont artificialisés.
23:36 En fait, si on laissait le soin de décider au maire de ces communes rurales l'aménagement de leur territoire, je continue encore depuis le début du mandat. Voilà, nous sommes des maires. 2400 maires ont démissionnés et 57000 sièges de conseillers municipaux sont vacants. Nombre d'entre eux ont été agressés, parfois sauvagement sans que cela n'interpelle quiconque. Alors, je vais vous donner un exemple. C'est bon là? Merci. Je vais vous donner un exemple. J'ai pour la procureur de du put de Dom qui a décidé en 2024 de ne pas faire poursuivre les diffamations. Un de mes adjoints a été gravement diffamé, lui et sa famille. Il a fallu que la commune se porte partie civile et donc paye pour avoir un jugement où le calomier a été relaxé. Le procureur contre à la loi qui précise un an de prison et 12000 € d'amende et le relaxé a donc continué. Il s'avère que l'adjoint ne veut pas se représenter au prochain mandat ainsi qu'à moitié des élus de ma commune. Que de mépris de la part de la jiche de ceux qui parlent de la soi-disant protection des élus. Je voudrais aussi vous parler de quelque chose qui vous touche pas ici mais nous c'est sont ce qu'on appelle les France Services. Il y en a cinq dans mon agglomération, j'en ai la charge.
24:48 Ces herzat des services publics seront la charge en majeure partie des collectivités locales sans que peu d'opérateurs jouent le rôle en présentiel. Bon, l'État nous donne 40000 € par 100 franc service, mais le compte n'y est pas car cela coûte le double à notre agglomération rurale. Le plus fort, c'est que l'État aujourd'hui se vende de ces métons fr service alors que celle-ci acte la disparition des services publics. Encore une fois, que de mes prix. Concernant la sécurité et j'en serai bientôt fini, les baisses d'effectif de gendarmerie. Plus de 500 casernes ont fermé depuis 2012 Prince et Calemand dans nos zones rurales. Et dernièrement, la mise en place du dispositif de gestion des événements fait que les petits villages sont désartés. Bien évidemment, le territoire rural est très étendu et il n'y a pas suffisamment d'effectif. Le lien avec les maires, les élus et les citoyens n'existent quasiment plus et il n'y a pas de prévention possible. Alors, les petits actes d'incivilité du quotidien ne sont quasiment jamais réglés, ce qui pourrit la vie de nos concitoyens. J'ai de nombreux exemples dans ma commune. Les grosses affaires non plus ne sont pas réglées. Pour exemple, depuis 2 ans, des vols de carte de cuivre de nos lampadaires ont volé ont été volés dans nos communes. Cela m'a coûté 15000 € à ma seule commune. Alors, pas de résultat d'enquête et l'État sollicité pour nous aider à financer à beauté en touche par une réponse méprisant. En août, les gendarmeries sont désertes à partir enfin vice-président aux charge du transport pour nos 87 communes. Il s'avère qu'une véritable politique de mobilité dans nos zones rurales est vitale et conditionne la survie de nos communes. Le transport collectif qui est financé et calculé sur la masse salariale des entreprises dans nos territoires et ne nous permet pas d'avoir les moyens financiers pour mettre en place le transport collectif nécessaire.
26:41 C'est pas le cas des grandes agglomérations. À Paris, vous avez aucun problème pour circuler bien évidemment et dans toutes les métropoles. Oui, mais bon, moi je suis arrivé je suis arrivé donc à Ber, j'ai pu prendre le métro qui m'a amené un quart d'heure ici. Si je vous laisse dans ma campagne à Osal Lugué, vous verrez, c'est moins facile. Pour commener le taux, les moyens mis à ta disposition des collectivités se réduisent comme pot de chagrin. Diminution des dotations des commune rural. Pour ma commune, elle au même niveau que 2007 112 € par habitant. Donc il y a 18 ans. Et en comparaison, elle est de trois fois inférieure à celle de la région parisienne. Moi, si on brûle mon école, je pourrais pas, comme cela s'est passé il y a plusieurs années dans les grandes métropoles, la reconstruire un an, mais je pourrais même pas la reconstruire. Des dépenses imposées par l'État.
27:36 Des dépenses imposées par l'État. 450 km jamais compensé. Ouais, faut que j'amortisse les 450 km de la vie. Et sachez qu'on n pas souvent la parole les merveureaux je vous rassure. Merci de l'écouter. En fait, on l'a rarement voir jamais. Bon, je vais terminer. Disparition des services publics, fermeture des commerces de proximité en raison des coûts d'électricité, de taxes toujours plus forts, fermeture de classe, déserts médicaux, délinquence, perte d'autonomie fiscale sont des problématiques qui touchent nous communes, petitte comme grande des départements ruraux. La r ne vous y trompez pas, la ruralité, elle souffre. Nos petites communes rurales souffrent. Nos habitants, il souffrent avec ces lois et au peu au niveau de l'État forcé de constater que tout le monde semble complètement décalé, qu'ils sont de nos réelles difficultés. Et si cela continue, c'est la mort annoncé de nos communes rurales. Cependant, si dans nos zones rur dans nos zones rurales, on est fier et même si on se plaint jamais, je vous l'avoue, je suis très inquiet. Voilà.
28:45 Merci. Merci beaucoup. Merci beaucoup, monsieur le maire. Merci infiniment. Alors, nous accueillons monsieur Xavier Bertrand, président des Haut France. Et nous, on peut aussi amener les motos, mettre des grands coups de gaz, on vous entendra plus et en plus vous allez être asfixé,. Donc, s'il vous plaît, soyez correct. Monsieur Xavier Bertrand, on n'est pas d'accord avec tout le monde. On n'est pas obligé d'être d'accord avec tout le monde. On est dans un pays démocratique. Donc bien évidemment qu'il y a des divergences. Faut que ça se fasse dans le respect. Moi, j'ai deux questions à vous poser. Oui. Avant, tu vois, je t'avais demandé comme Alexandre si c'était une bonne idée de venir parce que sur mon front, c'est marqué politique et vous m'avez dit que c'était une bonne idée de venir. Dis-moi pourquoi. Ah c'est une bonne idée de venir parce que tout simplement nous avons besoin de savoir ce que pensent les élus. Nous avons besoin de savoir ce qui se passe en haut et nous avons besoin aussi d'avoir le soutien de nos élus parce que seul on ne peut pas faire grand-chose. Et il est important aussi que les élus écoutent la parole des gens, des gens qui souffrent, des gens qui en ont marre. Et bien évidemment, c'est en se déplaçant, je pense qu'on peut entendre cette parole là. En tout cas, tout le monde est là. Voilà, monsieur Bertrand est là. Merci. Alors moi j'ai des questions justement, je voulais en profiter si ça vous dérange pas monsieur le président. Alors depuis le début des aidus, vous êtes exprimé contre ces aides. Je voudrais bien savoir pourquoi. Tu as raison. C'était en 2021 la première fois où j'avais indiqué que
30:35 c'était une bombe à retardement, une bombe à retardement sociale. Parce qu'il y a des gens qui pouvaient pas changer de voiture, qui pouvaient pas changer de moto. Il y a des artisans qui pouvaient pas changer de fourgon pour aller travailler dans le centre-ville. Mais c'est vrai aussi qu'à l'époque quand on l'a dit, il y avait pas des manifestations comme celle-ci aujourd'hui. Vous êtes hyper impressionnant vu d'ici, vu d'en haut. Il y a des milliers de personnes qui sont présent. Et là où c'est important aujourd'hui, c'est parce que c'est cette semaine qu'à l'assemblée, il y aura un amendement. Et la manifestation de force qui est une manifestation pacifique avec des gens qui sont de tous horizons, ça permet aussi de dire très clairement que c'est ce que les gens ne veulent plus. Moi, je veux d'une société où ceux qui décident sont pas déconnectés savent se mettre à la place de ceux pour qui ça s'applique. C'est ça le vrai sujet. Moi dans ma région, il y a beaucoup plus de villes qui devaient appliquer les aides des feux. Je me suis battu en leur expliquant pourquoi il fallait pas ces aides des feux. Mais une chose est certaine, c'est que sur tous ces sujets là, il y a même des villes comme Lille qui m'ont demandé de financer les ADFE. Je leur ai dit que c'était pas question de le faire. Et ce combat là, je vais vous dire, qu'on aime la voiture, c'est synonyme de liberté. Qu'on aime la moto, c'est synonyme de liberté. Mais on peut pas être dans une société où ceux qui sont dans la ruralité ou dans les banlieux sont considérés comme des citoyens de seconde zone et pas le droit de rentrer dans le cœur des villes. Voilà pourquoi je me mobilise que je suis ici même si je me fais engueuler.
31:52 Je vous rappelle je vous rappelle que nous sommes ici chez les motards et chez les motards, il y a une grande solidarité, je le redis depuis tout à l'heure, une grande solidarité et un grand respect et tout le monde chez les motardes et les motards doit pouvoir s'exprimer. OK? Encore une fois, on n'est pas obligé d'être d'accord et je peux vous dire que quand ça castainne chez les motards, ça castaine fort. Souvent, on n'est pas d'accord entre nous. Mais en même temps, un moment donné, on fait la paix, on s'écoute et si on nécoute pas les gens, c'est pas possible de continuer à discuter. Voilà, soyez sympa. OK, les motards sont sympas. C'est comme les routiers avant, il y avait Max Meer pour les plus anciens d'entre nous qui disait "Les routiers sont sympas." Alors justement monsieur le président selon vous les aidu est-ce que c'est la même vision que les cotax qui a déclenché les bonnets rouges ou la hausse du carburant qui a déclenché les gilets jaunes ou est-ce que ça va être pire parce que là il y a même pas besoin de payer l'essence ou de payer le péage.
32:56 Il y a juste qu'on va nous laisser nos véhicules à l'intérieur du garage parce qu'on pourra même plus les sortir. Alors d'après vous qu'est-ce que vous pensez de ça? et qu'en plus tu pourras même plus les revendre parce que c'est ça aussi qui va se produire. Donc quand tu regardes bien, bien sûr que c'est la même logique, c'est exactement la même chose. Mais vous savez, il y a un truc qui m'a marqué, je sais pas si elle est là, il y a Jacqueline. Jacqueline, elle a 78 ans, elle est pas dans la ruralité, elle habite à Courboie et elle me disait qu'elle aussi elle se sentait complètement concernée. Et ça montre bien aussi une chose, c'est que c'est pas seulement les ruxaux, c'est qu'il y a beaucoup de gens qui se considèrent exactement comme ceux qui vont se sentir exclus. Et ça été dit tout à l'heure et ça été très bien dit. Et une République ou liberté ça veut dire quelque chose s'il y a la liberté de circulation. Il y a l'égalité si tout le monde est traité de la même façon. Et tu l'as dit pour les motards, s'avère que j'ai été motard pendant bien longtemps. La fraternité c'est pas seulement chez les motards, mais si on veut la retrouver dans ce pays, il serait temps aussi de penser à tout le monde et d'exclure personne. Merci de votre accueil. Bravo. Merci beaucoup.
33:53 Bien. Merci à tous nos invités d'être intervenus. Je peux vous dire que pour les gens extérieurs, c'est pas évident de venir dans une manive de motard. C'est pas évident parce que l'image que l'on a depuis les années 50, vous savez que nous depuis les années 50, on part le sac à dos. On a le sac à dos du loubar, du blouson noir. Rappelez-vous. Alors, je dis toujours à mes copains motards qui adorent Edit Piaf et qui adorent la chanson l'homme à la moto parce que pour eux, c'est super. C'est l'homme à la moto. Voilà, quand on écoute bien les paroles de cette chanson, le mec il est dégueulasse, il est cradeau, il est pas sympa avec sa petite amie et puis à la fin il va se classer la gueule contre une locomotive qui partait vers le M et c'était bien fait pour sa gueule parce que c'est un sale mec. Vous voyez, c'était déjà une première chanson motophobe et c'est pas grave, ça reste dans les anals de l'histoire des motards. Et en fait ici, les gens qui nous ont rejoint, je trouve ça quand même assez courageux parce que c'est pas évident de venir dans une manive de motard. En général, les motards, ils font des manifes roulantes.
34:56 Là, on a pris la peine de faire une manifestation statique de façon à pouvoir être rejoint par toutes et tous en toute liberté d'expression. Voilà. Et après, bien évidemment, on partira nous faire notre cortège parce que les oos là-bas, si je les fait pas rouler, vont pas être contents. Voilà. Donc bien évidemment, vous savez que les motards sont constamment les oubliés. les oublier. C'estàdire que lorsque nous allons dans des réunions avec des élus politiques, des réunions de la sécurité routière, et bien souvent on parle pas de moto alors qu'il y en a pas mal des motards quand même. On est à peu près 4 millions en France, on en parle pas et lorsqu'on en parle, c'est pour les claquer. Donc à un moment donné c'est juste pour vous dire que nous sommes toutes et tous des citoyens comme vous. Pas plus fous. C'est juste qu'on a choisi un moyen de transport, une liberté de circulation, une liberté en règle générale qui est la nôtre, qui est aussi la vôtre. Et nous sommes toutes et tous des pères et des mères de famille, des grands-pères, des grands-pères ou des grand des grands-mères. Voilà, on est qu'on est comme vous, c'est juste qu'on est le cul sur une moto. Voilà, merci de votre attention. Et est-ce que j'ai oublié quelqu'un au niveau de des interventions? Ou tout le monde est passé? Non, tout le monde est passé, je crois.
36:16 OK de cette situation. Alors, je vais pas faire un grand discours en fait. Il y a c'est très simple, on est à Paris. Paris c'est pas la France mais ici on est aussi impacté. Alors effectivement on a le métro mais on a des clients parce que je parle en tant que pour les commerçants, on a des clients qui viennent de banlieu et qui ne peuvent plus venir sur Paris. Un deuxième sujet, c'est qu'on a les feux, les salariés aussi. Tout à fait. On a le sujet c'est les feux mais nous on a le deuxième effet qui se coule. On a les la ZTL à Paris. Alors il y a pas que Paris mais il y a dans certains d'autres villes de provinces où ça existe. Alors on mélange un petit peu tout he dans les ZL mais bon je vais pas m'étendre sur ce sujet puisqueen fait beaucoup de d'intervenants l'ont déjà dit. Le problème c'est pour les artisans, les livreurs, les pros du quotidien qui doivent eux aussi changer leur véhicules mais qui n'ont pas les moyens parce qu'en fait remplacer un moteur thermique par un véhicule électrique c'est beaucoup plus coûteux.
37:29 Et pour finir, je pense qu'il faut continuer à se mobiliser pour arriver à faire stopper tout ça. Ce qui est malheureux surtout, c'est qu'on a dépensé beaucoup d'argent déjà pour en arriver là. Merci de votre écoute. Bravo. Merci beaucoup Jerry. Alors justement pour continuer le mouvement, nous on a décidé d'avoir aussi un signe de ralliment, c'est le ruban vert. Pas vraiment vert. Celui-là, c'est des sangles là pour attacher les enceintes. Le ruban vert. Pourquoi? parce que bah tout le monde à la maison a un bout de chiffon vert de préférence et on accrocherait donc ces rubans, ces bouts de chiffon au rétroviseur de nos voitures, nos motos, nos camions et cetera, de nos vélos, de nos trottinettes. En tout cas, toutes celles et ceux qui veulent poursuivre le mouvement et il faut le faire et bien vous avez votre ruban vert accroché quelque part et ça vous ça reconnaîtra les combattants contre les aidux. Ces vœux qui je vous le rappelle juste un petit historique vite fait je vais pas vous prendre beaucoup de temps. Au début c'était les zapat d'accord zapat zone d'action prioritaire de l'air. En 2010 ça commençait déjà c'était Nathalie Cossusco Morizet qui pour la France portait le projet on est allé la voir on l'a rencontré et on lui a dit que ça lui pètera la gueule. Bon ils se sont calmés un peu là-dessus.
38:51 Après c'est les ZCR zone à circulation restreinte. Donc comme le nom était un peu trop violent au niveau de la com, ils sont dit bah on va changer ça en zone à faible émission. Voilà et c'est ce que ça donne aujourd'hui. Et pourquoi beaucoup de gens, beaucoup de citoyens ne sont pas au courant de ces zones à faible émission? Bah parce que et pourtant je vous dis nous on bosse dessus depuis très longtemps et bien tout simplement parce que malheureusement nous sommes toutes et tous pareils. Tant qu'on n'est pas arrivé au pied du mur et qu'on se le prend dans la tronche, on ne réagit pas. Donc maintenant ça commence à se formaliser ces feux. Il parle de mettre en place les caméras pour les surveiller et cetera. Toutes ces tous ces trucs c'est ces surveillances automatiques qui vont mettre de plus en place. Et là les gens commencent à se dire "Ah mais c'est pas normal." Voilà. Donc heureusement qu'on se mobilise parce que il faut vraiment éviter ça, vraiment éviter ça parce que ça va par terre et vraiment des gens qui n'ont pas les moyens d'acheter des bagnoles électriques ou des bagnoles neuves. Et j'en appelle aux écologistes qui sont contre l'obsolescence programmée et ils ont raison. Mais jeter un véhicule qui fonctionne, c'est de l'obscence programmée. Le détruire, c'est un impact écologique. En construire un œuf, ça un impact écologique aussi. Donc à mon il faut être lucide et cohérent. Lucide et cohérent parce que pourquoi détruire un véhicule qui fonctionne, ne pas laisser mourir de sa belle mort? Ce véhicule, qu'est-ce qui va se passer? Quoi? On peut le vendre mais il sera invendable parce que bah plus personne n'en voudra. Et le petit pécul des gens qui n'ont pas de moyens de 5 ou 6 ou 7000 € de que qui pourrai revendre leur voiture, ce petit pécule, on leur enlève. Terminé. Ils ont même
40:42 plus, ils aiment plus ça effectivement c'est du vol. OK, donc ça pose un vrai problème. Donc c'est pour ça qu'il faut se battre contre cette mesure qui est inadmissible. Et puis vous savez aussi, les écologistes sont contre la surproduction. Ils ont raison. Il faut arrêter de surproduire, de surconsommer. Ils ont tout à fait raison. Mais donner des subventions publ à des gens pour acheter des voitures qui vont être construites par des boîtes privées, on comprend plus rien. Et surtout reconstruire des bagnoles, c'est de la consommation. Il faut apprendre à réparer. Il faut apprendre à conserver. Et c'est ça l'écologie aussi. Souvenez-vous quand vous étiez gamin, je parle pour les plus anciens, on reprisait les chaussettes, on recousait les vêtements. Maintenant, on achète des vêtements, au bout de quelques jours, on les jette et on rachète encore d'autres. C'est pas possible de vivre comme ça. Donc oui, il y a des choses à faire au niveau écologique bien sûr, mais pas uniquement taper sur les pauvres gens et les assigner à résidence. Il y a plein de choses à faire. Merci à toutes et à tous de votre attention. Merci et restez mobilisé.
42:03 Ouais moi aussi je mettre merci d'avoir fait cet effort. C'est pas normal de prendre soin de son pays. C'est toujours un acte générosité. Bravo! Cette semaine, le parlement, l'Assemblée nationale se décidera si par folie c'était non. Je voulais juste vous dire qu'on va se revoir tous bientôt et qu'on se reverra avec les paysans, on se reverra avec toutes les professions. Il n'est même pas question de vivre dans un pays de ségrégation, d'exclusion de la ruralité, d'exclusion des plus pauvres. Donc j'espère que ça se passera bien. À ce moment-là, on aura gagné tous une victoire collective. tous, je dis bien tous, tous ceux qui ont parlé, tous ceux qui sont là partout en France dans les rassemblements.
43:11 Si vous voulez savoir ce que j'ai derrière la tête, regardez dans mon petit bouquin parce qu'évidemment que je souhaite qu'on vive un jour dans une République qui ne soit pas qu'une démocratie représentative, mais que le peuple puisse s'exprimer directement. Devant Suisse, il y a d'autres pays qui font ça parce qu'on va pas faire on va pas se révolter tous les 6 mois. Donc on a un problème de système. Tout le monde le sait bien. Je vois une dame qui brandit lesgux. Et mais une dernière ovation, ceux qui lancent vraiment le mouvement populaire, ce sont les solidaires, ce sont les motards. Innovation pour tous. Bravo, bravo, bravo, bravo à tous.
44:08 Merci [Applaudissements]
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