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Entretien Société

Steve Moreau : du tournage du Dîner de cons à la critique d'un cinéma sans poésie

Steve Moreau, cinéaste indépendant passé par le tournage du "Dîner de cons" auprès de Francis Veber, revient sur son parcours dans le cinéma français et sur son dernier roman, "Ce ruban de rêve", qui dresse un portrait critique du milieu. Il évoque aussi la crise sanitaire, qu'il analyse comme un révélateur de dérives plus larges dans la société.

SR Stéphanie Reynaud 7 septembre 2023 · 34 min · 993 vues

Ce dont il est question

Résumé établi depuis l'enregistrement

Steve Moreau raconte une jeunesse difficile, marquée par un passage en famille d'accueil, avant une révélation pour le cinéma en 1988. Refusant de passer par une école, il choisit de se former sur le terrain. Après un premier refus de la Gaumont, il finit par intégrer le tournage du "Dîner de cons" de Francis Veber en 1997, où il occupe plusieurs postes en même temps, entre stagiaire mise en scène et doublure lumière de Thierry Lhermitte. Il décrit cette expérience comme son véritable apprentissage du métier, aux côtés du directeur de la photographie Luciano Tovoli.

Sa carrière se poursuit comme assistant à l'image sur des films tels qu'Astérix et Obélix, Le Jeune Ange gardien de Luc Besson, Brice de Nice ou Océans de Jacques Perrin. Il réalise en parallèle des courts métrages, puis un unique long métrage, "Dos à la mer", sorti en 2015, adaptation de son premier roman. Il présente ce projet comme l'un des accomplissements marquants de sa vie.

Son dernier roman, "Ce ruban de rêve", dresse selon lui un portrait du milieu du cinéma marqué par l'ego, l'arrogance et la médiocrité, à travers le personnage de Monsieur Ego. Il y évoque aussi les humiliations qu'il dit avoir observées chez les scénaristes, qu'il juge mal reconnus et mal payés en France, contrairement selon lui aux États-Unis où la distinction entre auteur et réalisateur serait plus claire.

Une partie importante de l'entretien porte sur la crise du Covid, qu'il analyse comme un révélateur de dérives déjà présentes dans la société : censure, perte de liberté d'expression, humiliations institutionnalisées. Il évoque l'impact qu'il a constaté sur des enfants et des jeunes qu'il a interviewés pour un film sur internet. Il défend l'idée que cette période, bien que difficile à vivre selon lui à court terme, pourrait mener à une prise de conscience collective à plus long terme.

Il conclut sur une vision qu'il qualifie de spirituelle des enjeux actuels, évoquant une répartition théorique de la population entre ceux qui, selon lui, profitent du système et ceux qui pourraient s'y opposer. Il cite l'exemple d'une étudiante rémunérée pour contrôler des pass sanitaires à l'entrée d'un hôpital, qui aurait choisi de laisser passer tout le monde, comme un acte de résistance individuelle. Il évoque enfin son actualité : un nouveau roman en préparation sur les femmes, ainsi que des films d'entreprise et des photographies.

Points abordés

  • Steve Moreau a débuté dans le cinéma en 1997 comme stagiaire sur le tournage du "Dîner de cons" de Francis Veber
  • Il a choisi de se former sur le terrain plutôt que dans une école de cinéma, pour rester selon lui indépendant
  • Il a travaillé comme assistant à l'image sur plusieurs films avant de réaliser courts métrages et un long métrage, "Dos à la mer", en 2015
  • Son roman "Ce ruban de rêve" décrit selon lui un milieu du cinéma marqué par l'ego, la compromission et l'humiliation
  • Il estime que la crise du Covid a révélé des dysfonctionnements de la société qui existaient déjà mais restaient cachés
  • Il considère que le cinéma français contemporain a perdu, selon lui, sa dimension poétique et méprise son public
  • Il défend le rôle du scénariste, qu'il juge mal reconnu et mal payé dans l'industrie du cinéma en France
  • Il se dit convaincu que les dérives qu'il observe depuis trois ans relèvent d'une guerre idéologique plutôt que seulement financière

Ce résumé est établi à partir de la transcription intégrale de l'entretien, puis relu par la rédaction avant publication. Il ne remplace pas l'écoute : les nuances, les hésitations et les réserves de l'invité sont dans l'enregistrement.

« Le contrat avec moi-même il est de rester qui je suis. »
Steve Moreau 9:09 écouter le passage
« On fait le maximum pour fabriquer une usine de crétin parce qu'une usine de crétin ça se manipule en claquant des doigts. »
Steve Moreau 14:55 écouter le passage
« Il y a 1% de la population qui paye 3% de la population pour empêcher 5% de la population de réveiller 91% de la population. »
Steve Moreau 32:43 écouter le passage
« La bonne nouvelle c'est que le nazisme n'a jamais gagné, donc ils gagneront pas. »
Steve Moreau 30:29 écouter le passage

Sujets

cinémalittératurecovid-19sociétéindustrie du cinémascénariorésistancecritique sociale

Transcription intégrale

6 292 mots

Établie à partir des sous-titres de la vidéo, sans relecture. Les hésitations et les répétitions de la machine ont été retirées, rien d'autre. Cliquez un horaire pour entendre le passage.

0:00 [Musique] aujourd'hui sur tribune libre j'ai le plaisir de recevoir Steve Moreau un cinéaste indépendant un livre penseur c'est bien cela lors Steve Moreau vous allez commencer alors Steve Moreau vous allez commencer dans le cinéma sur un plateau prestigieux celui du chef de la Comédie-Française le dîner de cons de Francis Weber quel chemin vous avez conduit jusque là jusqu'au dîner de cons ou après oui l'avant et l'après [Musique] dans les années 80 j'étais à l'école et puis j'ai une jeunesse très compliquée extrêmement difficile donc j'ai passé une période de ma vie dans une famille d'accueil et puis un jour j'ai vérifié au cinéma en 88 et je j'ai qu'à changer ma vie totalement ma vie du jour au lendemain j'ai dit je veux faire du cinéma et donc tout le monde était contre j'ai quitté cette famille d'accueil pour retourner vivre avec ma mère j'ai fait un cursus scolaire assez particulier et quand je suis allé vivre dans le sud de la France et ensuite j'ai dit je passe mon bac et je pars vivre à Paris faire du cinéma c'est ce que j'ai fait pendant deux ans j'ai travaillé à Paris j'ai commencé à travailler dans une boîte de multimédia j'ai commencé à prendre plein de choses et ce qui est très drôle c'est quand je suis arrivé à Paris j'ai essayé de joindre je voulais travailler pour la Gaumont je voulais travailler pour faire des films Gaumont et j'ai appelé l'assistant du directeur des sources humaines à l'époque qui s'appelait Michel Loubeau et son assistant de m'envoyer balader bien sûr en disant mais c'est pas la peine d'appeler en fait etc et un an plus tard ou à 2 ans plus tard ouais un an et demi plus tard à jour je suis travaille dans mon dans une maison de production et sur un festival de film Le Festival du film de Sarlat il y a une

1:50 dame qui me dit tiens je te présente Michel Legault directeur des sources de la Gaumont et donc c'est que j'ai dit attendez bien Michel j'ai il faut que je vous parle et je dis ouais moi je veux faire des films Gaumont mais ça va être très compliqué avec votre parcours vous avez pas fait d'école parce que moi je voulais pas faire d'école de cinéma je voulais vraiment rester je voulais rester neutre je voulais rester indépendant je voulais pas qu'on formate à devenir un technicien ou à devenir un cinéaste un scénariste et autres je voulais vraiment apprendre par moi-même ce que j'ai toujours fait dans la vie ça ses avantages et ses inconvénients parce que du coup ton réseau il est plus court mais puis tu as pas accès aux jeunes tu te formes pas avec d'autres en même temps qui deviennent après des producteurs des scénaristes des acteurs etc donc c'est toute une bande qui monte une même génération qui monte ensemble moi j'ai toujours été comme ça assez sol et puis Michel je savais pas comment j'avais pas de CV donc je lui ai écrit une lettre de 10 pages je vais raconter tout mon parcours pour arriver jusque là c'est de la toucher il m'a appelé il m'a dit de venir coucher Gaumont je vais essayer de vous aider et puis à l'époque il y avait trois films qui devaient se tourner chez Gaumont il y avait la bicyclette bleue de Claude pinoto le dîner de compte Francis Weber et le troisième film c'était le spawn de Gérard Oury et moi je suis parti officielle de Cannes invité pour le festival de Sarlat pour choisir des films pour le festival de Sarlat pour pouvoir des films et à Cannes le directeur de production de la Gaumont à l'époque me dit je suis désolé on avait prévu de vous prendre comme stagiaire régime et on peut pas parce que on fait pas trois films on en fait plus qu'un on fait dîner de compte Francis de merde donc il y aura pas de place j'étais à Cannes j'ai dit ça va pas se passer comme ça je prends le premier train j'arrive d'aller me trouver du boulot j'ai pris le premier TGV avec les potes je suis arrivé à Neuilly-sur-Seine j'ai tapé du point sur son bureau et puis moi je veux faire le film et j'ai fait dîner de cons à quel poste j'ai commencé le faire alors ça c'est très drôle j'ai commencé le tournage c'était un mi-juin en 97

3:40 je suis arrivé à la Gaumont m'a dit ton premier job c'était allé à la à l'aéroport chercher lucianovoli le directeur de la photographie du film qui est italien je suis allé à l'aéroport et puis j'ai parlé cinéma avec le Chano et quand je suis arrivé à la Baumont je l'ai déposé il a dit bon lui reste pas dans votre équipe il vient dans mon équipe image et donc le matin j'étais stagiaire régie l'après-midi j'étais c'est-à-dire mise en scène et les caméras vous avez appris quoi auprès de d'un grand réalisateur comme Francis Veber moi j'aimais beaucoup de chance parce qu'en fait j'avais trois Jobs sur le dîner de cons j'étais stagiaire mise en scène auprès de Francis de Berre donc j'étais sur tout je m'occupais de tous ces retours vidéo donc mon école de cinéma elle était parfaite parce que j'avais Francis à côté de moi ma droite et à ma gauche elle est Luciano qui était directeur photo qui avait fait 75 films à l'époque beaucoup travaillé par benchrowder qui a bossé avec Antonioni enfin que des pointures et donc j'ai été en même temps son assistant personnel et la doublure lumière de Thierry Lhermitte donc j'ai été devant la caméra pour les répétitions j'étais derrière la caméra retour vidéo pour la mise en scène avec Weber et la direction d'acteurs moi ça été mon école de cinéma et c'était génial d'ailleurs j'ai écrit un livre qui s'appelle mon premier film chez yongaumont qui raconte le tournage du gameko heure par heure parce que pour moi c'était un souvenir en formidable et je savais que le film allait être un énorme succès j'en étais persuadé on peut dire que ça été le cas ouais 9 millions et demi j'ai eu beaucoup de chance parce que oui j'ai commencé finalement la vie m'emmener vers une carrière de fin de carrière une un chemin de vie d'assistant caméra donc après j'ai enchaîné enfin j'ai enchaîné oui j'ai presque enchaîné j'ai fait j'ai monté ma société de production Les Films

5:30 du voilier après je suis devenu j'ai réalisé mon premier court-métrage à la fin de du Dîner de Cons avec une partie de l'équipe du Dîner de cons que nous chanon m'a prêté avec la caméra tout d'une vie dîner de cons donc j'ai fait un premier court-métrage qui s'appelle RIP Racing peace qui a été acheté par canal et puis après j'ai enchaîné j'ai fait Astérix Obélix de zizi après je suis parti sur le jeune dark de lubesson après je suis parti sur 21 jours fait après j'ai fait quoi j'ai fait bac des loups j'ai fait Brice de Nice j'ai fait ma femme s'appelle Maurice j'ai fait j'ai retrouvé Francis j'ai fait le placard tais-toi et mon dernier enfin j'en ai fait plein et puis mon dernier film c'était océan de Jacques Perrin déjà plus haut vous étiez à l'image à chaque fois j'étais toujours à l'image j'ai été moi j'ai été mon parcours j'étais construit à l'image je viens des plateaux de cinéma et toute mon éducation est liée à l'image et vous avez aussi réalisé en parallèle des projets personnels après j'ai réalisé plusieurs courts métrages pour continuer de me faire la main en production réalisation et écriture j'ai créé un cours qui s'appelait mind qui était acheté par la Domont et après j'ai fait éternity après j'ai fait voilà j'ai fait cinq Apnéa j'ai fait plein de courts métrages qui toujours tourné en film en 35 SCOP c'était mon format fétiche et puis j'adorais ces caméras j'adorais les optiques SCOP j'adorais tout ça et voilà jusqu'au long-métrage où là c'était un petit peu plus compliqué vous en avez fait des longs métrages alors j'ai réalisé un long métrage enfin je l'ai écrit produit réalisé même voir plus que ça parce que je l'ai monté et autres et qui s'appelle dos à la mer qui est sorti en 2015 qui est l'adaptation de mon premier roman qui au titre éponyme doit la mer aux éditions

7:20 l'armattan voilà donc oui j'ai réalisé ce long métrage c'était un plaisir du stress c'est l'un des plus beaux cadeaux de ma vie voilà et parce que j'ai réalisé le rêve de ma vie j'ai beaucoup de chance parce qu'il y a je sais plus qui disait pour réussir dans la vie il faut avoir planté un arbre fait un enfant construit une maison et écrire un livre donc moi je suis heureux il fait tout plus infini donc je peux pas te plaindre chapeau votre roman d'ailleurs le plus récent s'appelle ce ruban de rêve tout à fait il est publié aux éditions l'Harmattan et je peux dire c'est une peinture acide mais aussi pleine d'autodérision du milieu du cinéma par exemple vous parlez avec plaisir et de manière savoureuse des trous du cul xxl du métier ce qui triche on va dire car ils ont peur et qui sont bâillonnés est-ce que vous avez réussi à ne pas leur ressembler totalement parce que c'est un métier extrêmement complexe comme la vie est complexe d'un homme ou d'une femme parce que on arrive sur Terre on est là avec des idéaux avec des envies avec des rêves avec une façon de voir le monde on grandit et tout ça varie change et moi je me barre mon combat intérieur avec moi-même c'est mon obsession de la vérité alors bien sûr c'est idéologique parce qu'il n'y a pas de vérité il y a pas une vérité il y a des vérités et encore mais je j'ai ça toujours été mon fil conducteur mon rapport à moi-même à mon âme et à ma vérité je peux pas tricher avec ça donc le statut

9:10 social combien je gagne ce que je représente aux yeux d'un système toutes ces choses là ce que je représente au niveau médiatique ou est-ce qu'on connaît ce qu'on me regarde est-ce qu'on peut j'en ai rien à mais strictement rien à cirer parce que c'est pas ça le contrat avec moi-même il est pas là dessus le contrat écrit moi-même il est de rester qui je suis et ce que j'aime dans la vie est-ce que je n'aime pas est-ce que je combatse que je combats pas c'est ça le plus important donc aujourd'hui là je viens d'avoir 50 ans si je regarde le mon passé effectivement je suis pas devenu un immense cinéaste effectivement je ne suis pas très connu effectivement si tu veux le les médias s'intéressent pas forcément à moi de cette manière là mais ça ne m'intéresse pas en fait c'est pas ça que je recherche donc c'est pas du tout un problème pour moi ce que je veux c'est le matin quand je me lève est-ce que je suis fier d'être moi-même est-ce que je suis ma ligne de conduite est-ce que j'ai le sentiment que je suis dans le vrai par rapport à ma vie et mon rapport à l'autre parce que mon objectif c'est pas tricher avec les autres mon objectif est peut-être moi-même avec les autres donc voilà donc moi mon combat et ma route elle est là parce que pour moi la vie n'est qu'un chemin d'apprentissage bon là je le vois plus une façon spirituelle c'est à dire voilà c'est un chemin on apprend à travers ce chemin moi je me suis découvert aussi durant ce chemin parce que je pense que j'étais pas le même homme à 25 ans à 25 ans j'avais forcément envie de faire des groupes des gros films des beaux films sauver le monde voilà et puis après on comprend toutes les arrangements qu'on doit faire avec soi-même pour avoir accès à l'argent avoir accès à certaines personnes avoir et moi ces choses là j'ai pas du tout voulu les faire donc est-ce que je suis con de ne pas l'avoir fait moi je pense pas parce que moi je le vois pas comme ça il y en a qui le font ça leur convient très bien tant mieux pour eux ça fait partie de leur chemin de vie et puis voilà

11:00 pourriez-vous nous parler de Monsieur Hugo présent dans ce ruban de rêve monsieur ego pour moi c'est une donc le personnage du lit du roman qui s'appelle ego qu'on surnomme ego c'est exactement dans quoi nous sommes aujourd'hui dans notre société c'est-à-dire un monde complètement factice un monde qui met en valeur l'ego bien sûr l'égocentrisme le paraître le la médiocrité la bêtise l'arrogance la prétention l'argent toutes ces choses-là et ce qui est formidable c'est qu'on voit depuis trois ans que tout ça est en train de s'écrouler que ça ne tient pas donc monsieur ego représente tous ces gens qui sont obsédés d'eux-mêmes mais qui se détestent au fond de même c'est à dire qu'ils font croire qu'ils s'adore auprès du de l'extérieur mais ils sont absolument pas fiers d'eux et moi c'est ça que j'aime en ce personnage vous les voyez sur les réseaux sociaux je les vois partout c'est pas que le réseau sociaux mais surtout la télévision on a fabriqué des au kilomètre on le voit bien regarde enfin quand on regarde un petit peu moi je regarde pratiquement pas à la télévision enfin je sais rien mais pas du tout mais j'ai quand même des échos de tout le monde et je connais le monde médiatique puisque le côtoie de près on voit bien les trois cartes c'est jantes détestent tout le monde se déteste l'autre mais en même temps il se déteste mais ils font croire à tout le monde qui s'aiment parce que il se trouve formidable parce qu'ils passent dans l'attitude mais on voit bien que tout ça est c'est du vent que rien que il va rien rester tout ça c'est fait c'est exactement ça devenir cobaye en acceptant des essais thérapeutiques rémunérés afin de pouvoir financer son premier film comme raconté dans votre livre est-ce une fausse bonne idée c'est une fausse bonne idée mais en même temps il y a Rodriguez ce qu'il a fait pour pouvoir financer le mariage de fils

12:51 en premier film donc lui il y a l'époque il avait fait ça et c'est moi j'avais quand j'avais lu son livre c'était super de se dire c'est incroyable ce mec est allé prendre des médocs servir de cobayes à l'industrie pharmaceutique pour aujourd'hui pour être cobaye même à ce titre tu as même plus besoin de d'être rémunéré ils viennent te chercher il t'offre pas les films d'après est-il plus facile de les monter après quoi après le premier non c'est beaucoup plus dur mais il faut savoir qu'en France je crois que là il y a un an ou deux un petit peu plus même deux ans je crois que c'était cette réalisateur sur 10 ne feront pas de deuxième long métrage et c'est extrêmement complexe parce que c'est pas parce que vous ne faites pas de fille que vous êtes mauvais et ce n'est pas parce que vous faites des filles qui vous êtes très bon c'est qu'en plus on est passé dans une société d'une telle pauvreté d'une telle médiocrite que et puis surtout toutes les humiliations qu'on doit vous faire ingurgiter pour accepter d'avoir faire votre film c'est on oublie souvent ça moi j'essaye de parler de ça dans le roman c'est à dire que le roman il parle de l'humiliation que subit tous les êtres humains le long d'une vie on passe son temps à se faire humilier si vous regardez bien donc quand vous allez à la banque pour faire un crédit on se fout de votre gueule quand vous allez quand vous le sortez quelque chose les journalistes se foutent de votre gueule quand vous faites un film on vous attend avec les flingues pour vous buter enfin partout on le voit bien qu'on est rentré dans une société qui est complètement cinglée où tout le monde est dans la frustration tout le monde est dans la peur tout le monde est dans la méchanceté l'agressivité donc on le voit et qui on le voit aussi avec les réseaux bien sûr mais tout ça ne vient pas de nulle part

14:42 tout ça été mis en place ça été créé pour que les gens se montrent les uns les après les autres et puis surtout ce qui a été mis en place c'est de faire une société de plus en plus bête donc on fait le maximum pour fabriquer une usine de crétin parce qu'une usine de crétin ça se manipule en claquant des doigts et on vient de le vivre en parlant de ça depuis trois ans vivons-nous dans un long dîner de cons d'avoir je suis passé par la une immense scolaire ça c'est certain une révolte totale par rapport à je ne pensais pas qu'il y avait autant de gens qui étaient capables de subir et de se laisser humilier sans réagir alors là je suis sidéré ça c'est quand même assez incroyable beaucoup de gens qui ont perdu leur humanité alors ça c'est pareil on nous dit ou alors je pense qu'ils ont jamais été humain mais moi ce que je trouve formidable dans cette époque c'est que toute la merde qui était cachée depuis 10-15 ans enfin que moi j'ai vu le même le pays plus longtemps que ça toutes les choses étaient vraiment cachées c'est-à-dire tout ça existait les ceux qui la liberté d'expression qui était cachée qui était censuré les gens jouaient le jeu journalistes médecins tous ces gens-là jouaient le jeu ne se taire de faire en sorte que ça se passe là ce qui est génial dans cette crise c'est que toute la mer vient monter la surface c'est à dire que maintenant on va être tout le monde est en vitrine on les voit tous on voit maintenant qui est qui et ça c'est super parce que c'est une bonne nouvelle et même si majoritairement les gens ne veulent pas l'accepter ou le voir parce que là on un vrai problème de déni au niveau de la population d'une grande partie de la population ils vont pas pouvoir faire autrement comme le voir donc ce sont des très bonnes nouvelles à long terme à court

16:32 terme c'est pas très rigolo à vivre mais je pense qu'à long terme on va aller vers les bonnes choses parce que les gens vont deviner voir reprendre leur pouvoir de citoyens et vont devoir se retrousser les manches et reprendre en main leur pays s'ils veulent pas finir comme des cobayes et surtout finir comme dans une dictature les jeunes très proches de vous ont vécu comment cette période alors il y a de tout parce que justement j'ai réalisé un film d'actes citoyen par rapport à ça que j'ai mis sur internet concernant les jeunes qui s'appelle y a-t-il encore un adulte sur cette planète on peut trouver sur cranbanker et sur Youtube et j'ai voulu faire ce film interviewé 15 en France 6 à 23 ans et dans ces 15 enfants j'en connaissais 5 et 10 que je ne connaissais pas je me suis laissé aller je leur ai posé tout ça la question par rapport à la crise sanitaire qu'il veut qu'il devait qu'il venait de vivre pardon et non il y a eu des dégâts considérables sur les enfants considérables c'est impardonnable parce qu'ils ont fait c'est un pardonnable mais il y a des enfants qui s'en sortent très bien parce que ils ont été encadrés ils ont été soutenus ils ont étécoutés on leur a on les a laissé parler ça c'est très important moi je me suis vraiment beaucoup battu pour ça donc j'ai essayé de faire tout ce que je pouvais pour dire à des parents d'écouter leurs enfants de ne pas les laisser dans un coin de ne pas le mais non il y a beaucoup de gamins qui sont surpris sur le bord de la route ça c'est sûr mais que faire quel est le dernier film que vous avez vu au cinéma c'est une question piège non pas de piège non en fait avant d'avoir des enfants je voyais un film par jour voilà donc je voyais beaucoup de

18:23 films je voyais vraiment beaucoup de choses maintenant je vois pratiquement plus de films pour plusieurs raisons la première déjà il y a très peu de films qui m'intéressent j'ai 50 ans donc j'ai plus de temps à perdre donc je j'essaie de consacrer ma vie et mon temps à l'essentiel donc l'essentiel c'est mes enfants ma femme mes amis qui je peux que je peux aider ou pas voilà ma famille essayer d'aider autour de moi dans des choses utiles donc mon temps il est vraiment là-dessus moi je fais beaucoup de photos j'écris des livres je réalise beaucoup de films d'entreprises donc ça me fera un temps considérable non je fais beaucoup de choses donc du coup mon temps il restreint et puis c'est vrai que je vois de moins en moins de films parce que je trouve les films extrêmement mauvais moi j'ai mis très haute opinion du cinéma donc j'ai une opinion pour moi le cinéma c'est de là où couture aujourd'hui c'est H&M quoi d'ailleurs vous citez les plus grands artistes du cinéma dans votre livre vous faites un moment donné une liste assez exhaustive ouais tout à fait ce sont plutôt des génies oui mais c'est les gens qui ont en partie créé le cinéma doit redevenir ce qu'il était c'est-à-dire de retrouver de la grandeur d'âme sans la totalement perdu vous direz qu'il manque une dimension poétique au cinéma d'aujourd'hui il lui manque de la poésie de la spiritualité et puis surtout avoir envie d'aimer ces spectateurs et de respecter aujourd'hui les trois quarts des films détestent les spectateurs parce que quand vous voyez les grosses merdes que vous voyez en salle vous dites c'est pas possible mettre des tests les spectateurs ils détestent le public mais comme c'est les diffuseurs qui font la loi aujourd'hui les producteurs ils représentent pas grand chose les réalisateurs encore moins les acteurs un petit peu mais ça c'est en train de tomber et les scénaristes et

20:13 les scénaristes les pauvres ils sont à la base de tout et c'est les plus maltraités dans le dans la dans la chaîne bon les réalisateurs sont en train d'être plus en série là il y a le scénariste en train de reprendre le pouvoir et les réalisateurs en train de déballer mais c'est pas possible je parle long métrage qu'on ne mange pas Siri c'est encore un autre domaine mais c'est pas possible quoi les films qu'on peut voir aujourd'hui en salle d'ailleurs vous rendez un très bel hommage au scénariste dans votre livre finalement vous dites que c'est le cœur même du cinéma comme dirait Gabin un bon film c'est d'abord une histoire une bonne histoire c'est ça mais totalement le problème des scénaristes qui sont très mal payés qui sont très mal respectés je parle en long métrage et s'il y a pas d'argent pour le développement il n'y a pas d'argent pour voilà et sans scénario il y a rien c'est à dire que comme je suis très justement dans le livre tout le monde croit être important et tout le monde dénigre le scénariste c'est quand même extraordinaire il y a pas de scénario il y a pas de film et en même temps le scénario finit à la poubelle à la fin du tournage parce que le scénario n'existe que pour faire un film donc c'est complètement paradoxal mais c'est vrai que le métier de scénariste qui est en France on parle d'auteur l'auteur vous savez avec un grand A est vraiment très mal traité quoi dans le long métrage et tout le monde va être auteur et réalisateur moi à la base je voulais pas du tout écrire à la base je voulais que réalisateur mais quand vous enfin c'était sublimer comme vous dites les scénarios ou les scénarios des autres mais le but du jeu d'un metteur en scène c'est de presque de le scénario c'est le violenter c'est à dire de le oui le sublimer mais d'aller chercher des choses c'est ça un réalisateur un cinéaste il va amener les choses en plus à un scénario et en France on a des très bons scénaristes comme on allait très bons cinéastes est-ce que il y en a qui savent faire les deux oui il y en a

22:04 d'autres non mais c'est très compliqué moi je sais qu'il y a 15 ans quand je dis je voulais pas du tout écrire personne m'écoutait donc il faut venir avec un projet que vous avez soit un synonyme vous avez développé etc donc oui c'est complexe le rapport en France avec l'auteur et le réalisateur aux États-Unis c'est beaucoup plus clair ça c'est beaucoup plus tranché et c'est beaucoup plus net et souvent d'ailleurs ça fait aussi de meilleurs films faut pas se leurrer quand même est-ce qu'on est malade de se mépris puisque finalement vous décrivez beaucoup de mépris dans le dans ce ruban de rêve ce que j'essaie de provoquer dans ce roman c'est de j'essaie de te dire à travers un personnage qui donne tout ce qui peut dans la sincérité de la vie dans la sincérité des choses dans le faire les choses avec amour on est dans une société qui ne fait plus les choses avec amour d'ailleurs plus personne fait son boulot si vous regardez bien dans le pays plus personne n'est sérieux tout se barre en couille moi je vois vous pouvez aller dans toutes les directions il n'y a pas un truc qui se passe bien donc ça veut dire qu'on a un vrai problème sociétal un vrai problème civilisationnel on voit bien tout le monde a lâché prise tout le monde a lâché l'affaire donc il y a plus rien qui tient donc moi à travers ce roman qu'est ce que j'essaie de faire au niveau de la culture je parle plus globalement de la culture et du cinéma qu'est-ce que j'essaie de faire j'essaie de dire où vous voulez aller est-ce que vous voulez vivre dans une société de crétin est-ce que vous voulez vivre dans une société qui a un QR code dans le cul est-ce que vous voulez vivre totalement sous une dictature est-ce que vous voulez que la culture devienne pour les débile mentaux est-ce que c'est ça l'objectif de tout le monde est-ce que et donc c'est une autre un autre pardon

23:54 une auto intros une introspection pardon que l'on doit se faire pour se dire quel monde je veux dans quoi je veux vivre avec qui je veux vivre c'est des questions essentielles aujourd'hui on est plus dans gauche droite et fait enfin toutes ces conneries qui nous ont façons qui sont de l'illusion parce qu'ils sont tous dans le même panier donc on est plus là dedans on est plus on doit être à une société collective on doit être un on doit se regrouper pour dire d'abord stop non je ne veux pas normande comme ça et qu'est-ce que je peux faire moi mon humble niveau pour participer au monde que je veux donc à travers ce bordel je parle du cinéma de la culture mais si un sujet global c'est extrêmement important après si tout le monde s'en fout qu'est-ce qu'on peut faire tout le monde pense que et d'ailleurs je l'envoie on voit bien qu'une partie de la population est dans un demi-tal par paraisses intellectuelle oui justement d'aucun vous diront on ne voit pas la dictature en France non on voit pas la tyrannie s'installer ni la dictature c'est extraordinaire je veux dire l'électricité explose le gaz explose 25% d'inflation en moyenne sur les produits de consommation non expérimental en elle-même conditionnel non c'est normal enfin si on cumule tout on force les gamins aujourd'hui à ça il faut qu'ils savent mieux faire une pipe à 50 savoir lire écrire tout le monde trouve ça normal qui est quand même effrayant et les trois quarts des gens n'ont rien à cirer ça les regarde pas ils sont dans un autre monde autre planète mais non les gars il va falloir se retrousser les mains son pays et l'Europe et le monde mais les gens qui enfin moi je veux pas dans mon comme ça on vous parlez d'une dictature qui s'installe par glissement progressif mais totalement enfin c'est

25:46 mon regard précis des gens sont encore en démocratie parce que on te dit on n'est pas encore en Corée du Nord je sais pas ce qui leur faut être si viennent vivre toutes les lois liberticides qui sont installés dans le pays en trois ans n'ont pas l'air d'avoir une idée grand monde plus les délations étaient globales on peut en parler avec les flics et puis les gendarmes les policiers la délation a été hallucinante c'est ça la France c'est ça aujourd'hui d'être français il semblerait quand même que certains parents tiquent sur les l'éducation sexuelle à l'école autour de vous qui commença à se poser des questions non j'en ai pas moi je fais partie de l'un des rares à me poser des questions de tout ça mais moi je serai mes enfants comme le lait sur le feu donc ils sont informés plein de choses ils sont au courant de plein de choses ils sont donc je suis pas très inquiet pour eux dans leur tête donc non mais c'est je le vois plus globalement en fait il y a des microcosmes comme ça où il y a encore des endroits où il y a encore des bulles où on s'en protéger on se sent ça va pas durer soyons vigilants totalement quel est votre actualité mon actualité je prépare un nouveau roman sur les femmes donc je sais pas si ce sera publié j'ai beaucoup de filles à réaliser d'entreprises avec plein de clients différents je continue de faire beaucoup de photos je continue de m'engager de tout ce que je peux m'engager autour de moi à aider les gens qui ont veulent le monde voilà j'essaie de humblement baisser continuer à devenir un meilleur être humain parce que franchement là il faut vraiment se poser

27:37 vraiment beaucoup de questions sur soi-même parce que je suis capable d'accepter pas d'accepter pourquoi je me bats avec qui je veux vivre ou pas allez je pense que tout ça sont vraiment plus importantes que sont que soi-même je veux dire c'est vraiment essentiel vous êtes comme Gérard Lanvin qui est pour vos enfants vos petits-enfants je sais pas si le terme est inquiet parce que je vois pas les choses de la même manière même si je comprends très bien ce qu'il dit moi je vois les choses d'une manière plus spirituelle c'est à dire que on est obligé vivre tout ce qu'on a pas le choix si demain on met pas tout ça en vitrine si on n'est pas si tout ça ne ressort pas je pense qu'il n'y aura pas d'évolution de l'être humain il y aura pas une évolution sociétale on peut pas passer à de nouveaux paliers si on n'est pas face à ça et la seule manière de passer ces nouveaux paliers c'est que les gens voient enfin les choses tant que les gens majoritairement ne veulent pas voir ce qui se passe on avancera pas et eux continueront de mal me traiter eux continueront de mal nous parler c'est aussi simple que ça si demain on est des millions à dire STOP ça suffit ils pourront rien faire les tyrans ils avancent parce qu'on les laisse avancer le jour on leur dit c'est terminé ils avancent plus mais on peut pas le faire à 500.000 un million de millions il faut être 30 millions la moitié du pays doit dire STOP mais je sais pas ce qui se passe pour que ça réussisse pas selon vous c'est un test spirituel mais je pense j'y ai beaucoup réfléchi vraiment j'entends beaucoup de gens disent on est dans une guerre d'argent ils veulent nous piquer notre pognon et tout ok il y a de ça c'est vrai c'est à dire qu'on il s'entrain de vider les caisses

29:27 publics pour financer privé face à des tournement d'argent de fond mais c'est pas ça le vrai problème moi pour moi le vrai problème c'est une guerre idéologique on est dans une guerre idéologique ils veulent tout fracasser parce que ils veulent fracasser les guides ils veulent fracasser les religions ils veulent fracasser les gens économiquement et socialement ils veulent fracasser les gens psychologiquement ils veulent fracasser les gamins et tout ça participe à une rééducation ils veulent rééduquer le peuple pour les emmener vers eux ce qu'on décidait qu'on les emmener mais je pense qu'il n'y arriveront pas moi j'ai beaucoup d'espoir là-dedans parce que il y a un moment d'ailleurs ils commettent erreur sur erreur de piquer le temps donc moi je suis très positif en fait sur le long terme sur le court terme le passage il va être très compliqué c'est mon intuition d'homme je suis pas devin mais je pense que voilà on vit une époque très dure mais je [Musique] la bonne nouvelle c'est que le nazisme n'a jamais gagné donc ils gagneront pas j'en suis persuadé mais c'est aussi à nous tous d'agir ça nous tous de quelque part en soi-même d'être résistant je me souviens il y avait c'était génial il y avait pendant le premier confinement il y avait une étudiante non elle avait été payée pour se contrôler les passes à l'entrée des hôpitaux donc si on regarde ça on se dit quelle horreur elle est payée pour contrôler les passants sauf qu'elle était payée mais elle disait je laisse passer tout le monde c'est ça ma résistance t ça c'est un bel acte de résistance t ça c'est un bel acte de résistance t ça c'est un bel acte de résistance parce que tout le monde a son niveau dans n'importe quel sphère de la hiérarchie humaine peut agir s'il le

31:19 désire vraiment s'il a pas envie qui vivent avec son QR code et qui vivent entouré de gens qui ont envie d'avoir la puce dans la paume là pour ouvrir une porte pour les pisser et il sera heureux il appartiendra Big Brother et voilà quoi il aura ses petites pilules tous les 15 jours à prendre il aura son il pourra plus dire son mot c'est nulle part même plus dans les réseaux sociaux il pourra même plus agir sur sa santé sur scène mais c'est ça que les gens vont donc je pense que c'est important de le dire c'est important de le rabâcher et c'est important de ne pas passer après pour justement enfoncer le clou et dire c'est vraiment important ce que nous vivons ce n'est pas une passade l'histoire du covid c'est le déclenchement de beaucoup de choses et les gens devraient remercier le colis alors je parle pas des gens qui ont perdu des gens on parle pas de ça mais ça permet si on le voit du bon côté d'avoir d'abord réveillé beaucoup de gens et de permettre cette prise de conscience de se dire attention toutes les diodes sont allumées parce que ce que reproche aujourd'hui beaucoup de personnes rattachées à système c'est de les écouter pas c'est des fous mais il y a rien de mieux des gens qui me disent attention c'est juste ça réfléchir à ce que tu comme j'aime dire je m'amuse souvent je dis ici en fait c'est très simple ce qui se passe c'est il y a 1% de la population qui paye 3% de la population pour empêcher 5% de la population de réveiller 91% de la population et en exactement là-dedans là ce qu'on vit c'est exactement ça mais à un moment donné il reste que l'homme avec sa conscience et la conscience de l'homme c'est quoi donc quoi il veut vivre avec qui et comment et si il est heureux de vivre comme ça en étant totalement soumis à un

33:10 gouvernement qu'il maltraite qu'il ne le respecte pas qui l'humilie qui vole son argent et quand c'est un consommateur spectateur je pense qu'il y aura de monde qui est arrivé à ce moment-là et le deuxième monde c'est qu'il faudra fuir et créer un autre monde à côté moi je ferai sûrement partie du deuxième monde très bien merci beaucoup merci à vous et à bientôt pour vos prochains romans et long-métrage et court-métrage création au sens large on verra je sais pas et vive l'être humain et vivre être surtout merci [Musique]

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