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Le Brexit, dix ans après : un bilan disputé entre deux invités souverainistes
Lors d'une conférence-débat du MPC consacrée aux souverainismes de gauche et de droite, deux intervenants reviennent sur le Brexit, ses conséquences économiques réelles et les manœuvres politiques qui ont entouré sa mise en œuvre. Ils discutent aussi du rôle de Nigel Farage et Boris Johnson, et des leçons que la France pourrait en tirer.
Ce dont il est question
Résumé établi depuis l'enregistrementUn premier intervenant conteste l'idée que le Brexit soit un échec économique. Il rappelle que les échanges commerciaux entre le Royaume-Uni et l'Union européenne ont augmenté depuis la sortie, et que le déclin relatif observé (dette, PIB par habitant) touche en réalité toute l'Europe, y compris la France, qui selon lui est passée sous la moyenne de la zone euro et sous l'Italie. Il compare le PIB par habitant européen à celui des États-Unis, affirmant que la zone euro se situerait aujourd'hui entre l'Alabama et le Mississippi, les deux États américains les plus pauvres.
Il attribue les difficultés britanniques récentes à deux chocs conjoncturels indépendants du Brexit : la Covid-19 et les sanctions occidentales contre la Russie liées à la guerre en Ukraine. Il dénonce ce qu'il appelle un raisonnement d'attribution de cause erroné, largement répété selon lui par les médias mainstream des deux côtés de la Manche, consistant à imputer au Brexit des difficultés économiques concomitantes mais non causées par lui.
Les deux invités reviennent en détail sur le processus institutionnel du Brexit, qu'ils présentent comme freiné à chaque étape par une partie du Parlement resté europhile après le référendum de 2016, puis par la Banque d'Angleterre et le Bureau de la responsabilité budgétaire, qui auraient fait échouer selon eux la politique économique de Liz Truss. Ils évoquent aussi le rôle de Rishi Sunak, présenté comme ayant freiné la poursuite du Brexit après son arrivée au pouvoir, notamment sur l'immigration et l'abrogation des lois de transposition européennes.
La discussion se conclut sur le rôle de Nigel Farage, dont le retrait de plus de 300 candidats aux élections de 2019 aurait permis, selon les intervenants, la victoire de Boris Johnson et donc la réalisation du Brexit. Les deux hommes sont présentés comme incarnant deux versions différentes du Brexit : l'une mondialiste (Boris Johnson, Rishi Sunak), l'autre souverainiste et identitaire (Nigel Farage). Un des intervenants relie cette opposition à une tradition impérialiste britannique remontant au début du XXe siècle, tandis que l'autre insiste sur la comparaison avec la situation française, jugée selon lui plus difficile pour un mouvement souverainiste en raison de l'adhésion quasi unanime des élites françaises au projet européen.
Points abordés
- Les échanges commerciaux entre le Royaume-Uni et l'Union européenne ont augmenté depuis le Brexit, selon un des intervenants.
- La France aurait connu un déclin relatif de son PIB par habitant, passant selon lui sous la moyenne de la zone euro.
- Le Brexit a nécessité selon les intervenants plusieurs scrutins successifs (2016, 2017, 2019 européennes, 2019 législatives) pour être mis en œuvre.
- Les difficultés économiques britanniques récentes seraient dues à la Covid-19 et aux sanctions contre la Russie, non au Brexit lui-même.
- La politique économique de Liz Truss aurait été délibérément sabotée par la Banque d'Angleterre et le Bureau de la responsabilité budgétaire, selon un intervenant.
- Rishi Sunak et Keir Starmer auraient freiné ou stoppé la poursuite du Brexit une fois arrivés au pouvoir.
- Le retrait de plus de 300 candidats par Nigel Farage aux élections de 2019 aurait permis la victoire de Boris Johnson et la réalisation du Brexit.
- Boris Johnson et Nigel Farage incarneraient deux visions opposées du Brexit, l'une mondialiste, l'autre souverainiste et identitaire.
- La situation française serait plus difficile pour un mouvement souverainiste en raison de l'adhésion presque unanime des élites au projet européen, selon un intervenant.
Ce résumé est établi à partir de la transcription intégrale de l'entretien, puis relu par la rédaction avant publication. Il ne remplace pas l'écoute : les nuances, les hésitations et les réserves de l'invité sont dans l'enregistrement.
« L'Union européenne fonctionne en vase clos et contemple sa propre vertu. »
« Je suis arrivée au sommet du pouvoir, j'ai compris que je ne pouvais rien faire. »
« Plus personne ne supporte ni les conservateurs ni les travaillistes. »
« Le Brexit était une jaquerie, une simple jaquerie, une révolte. »
Sujets
Transcription intégrale
5 964 mots
Établie à partir des sous-titres de la vidéo, sans relecture. Les hésitations et les répétitions de la machine ont été retirées, rien d'autre. Cliquez un horaire pour entendre le passage.
0:00 L'effet positif majeur, extrêmement majeur chez les souverainistes, c'est quand même qu'on a donné la parole au peuple et on l'a respecté. Vox populou, vox des c'est pas une masse à faire, même s'il n'a été fait qu'à 2000. On constate, on ne constate en fait, je dirais quasiment aucun changement substantiel, même dans les échanges, même les échanges, les exportations, les importations elles entre l'Orestie et l'Union européenne, elles ont même augmenté depuis le PR. Elles sont plus importantes maintenant qu'elles ne l'était au moment où le Royaume-Uni était encore dans le marché unique. il y a au contraire, et je suis navré de le dire mais vous le savez un déclin relatif de la France en Europe. La France a décroché en terme de pip par habitant tout récemment. Elle est descendue en dessous de la moyenne, elle est descendue en dessous de l'Italie et de Chit, je crois et en tout cas en dessous de la moyenne d'un papier parapitant dans la zone euro. Elle a décroché la notation des agences concernant sa dette. Tout le monde connaît les problèmes liés au blocage parlementaire.
1:23 Donc affirmer que le Brexit est un échec, c'est tout simplement les fantas ça relève tout simplement des fantasmes des du camp pro européen Angleterre comme en France. le camp proeuropéen Angleterre comme en France avait prophétisé en effet la catastrophe, le déclin, même d'ailleurs au moment du vote, on avait prédit une catastrophe économique avant la sortie mais après le vote en 2016, ce qui ne s'est pas réalisé ou seulement partiellement par une veste de la livre qui de toute façon a remonté. donc c'est un argument tout à fait typique de ceux qui sont absolument déterminés à ne pas respecter comme vous le disiez dans votre question le choix démocratique. Il d'ailleurs le camp européen Angleterre actuellement est en train de essayer de réparer cette fautes terribles à leurs yeux en rapprochant de plus en plus Royaume-Uni à l'Union européenne.
2:20 Je précise que vous avez évoqué 2005. Je soulligne toujours et ça c'est peut-être un sujet pour le débat avec la salle que il a fallu non pas un vote pour réaliser le Brexit, il en fallait trois. Il y a eu trois scrutins nationaux. le vote le seul vote du de 2016 n'aurait sans doute pas suffi tellement le Campr européen était absolument déterminé à mettre les battants dans les roues du Brexit. Quand je dis trois scrutins, je fais allusion aux élections législatives pardon européennes de 2019 où le parti du Brexit, le parti de Farage a gagné de façon absolument spectaculaire avec plus de 30 % du scrutin. Son parti était d'ailleurs le plus grand groupe parlementaire dans le Parlement européen, plus grand encore que les chrétiens démocrates allemands. alors que le parti conservateur lui au pouvoir n'a eu que 9 % donc c'était une un vote évidemment très clairement en faveur du Brexit 3 ans après. Et puis bien évidemment les législatives de 2000 de décembre 2019 qui ont porté qui ont Boris Jamson n'était déjà premier ministre mais qui ont confirmé Boris Johnson comme premier ministre et qui ont donné une grande majorité. S'il n'y avait pas eu ces trois scrutins, le Brexfit n'aurait sans doute pas eu. On peut d'ailleurs rajouter un 4e scrutin qui est la les législative de 2017 qui sont donc intervenus un an après le référendum.
3:57 On peut considérer que ce scrutin là était aussi un vote en faveur du Brexit dans la mesure où tous les grands partis, les conservateurs, les travaillistes avaient s'étaient engagés à respecter le résultat du vote de 2000 de 2016. Non, échec s'il y en a, il est partout en Europe. Il est partout en Europe. le Royaume-Uni a beaucoup de faiblesse. Le l'économie britannique souffre de beaucoup de faiblesses incontestablement. mais elles sont partagées ses faiblesses avec toutes avec tous les autres pays de la zone eure. Immigration au contrôle, dette excessive, réglementation excessive, croissance faible et cela depuis au moins un quart de siècle. j'ai déjà eu l'occasion de le dire en public. nous ne nous rendons peut-être pas compte en Europe. Tout le monde connaît la Chine, le la croissance exubérante de la Chine et de l'Asie en général. mais les Européens de manière générale ne se rendent pas compte qu'ils ont décroché par rapport aux États-Unis, par rapport à l'Australie, par rapport au Canada, par rapport aux économies qui leur ressemblent parfaitement.
5:05 en 2000, en 2000, il y a un quart de siècle, nous les Européens avions un PIB par habitant à peu près égal à à celui des États-Unis. Nous sommes maintenant dans la zone eurou en terme de alors pip par habitant, je ne suis pas économiste mais c'est un indicateur parmi d'autres. Nous sommes aujourd'hui et cela depuis plus d'un an entre le 48e et le 49e état le plus pauvre des États-Unis. Notre pip par habitant, si je me souviens bien, est aux alentours de je crois que c'est quelque chose comme 45, c'est entre 45 et 5000 euros dollars par habitant. Et les je crois que les deux états les plus pauvres, c'est l'Alabama et le Mississippi ou quelque chose comme ça. Et eux, ils sont un le plus pauvre est à 35 et le 49e est à 47. Donc nous si nous sommes en effet à 45, nous sommes entre les deux.
6:10 C'est-à-dire que nous avons décroché de façon absolument terrifiante par rapport à ces d'autres économies qui normalement devraient nous ressembler. Voilà. Donc le les probl en fait pour résumer le Brexit n'a presque rien changé et les faiblesses dont souffre incontestablement le Royaume-Uni sont malheureusement partagé par toute l'Europe. C'est dire qu'effectivement par rapport au reste de l'Europe, l'Angleterre se situe à peu près au même niveau. Elle a gardé son rang comme a dit John tout à l'heure, elle a gardé son rang de 2è puissance économique sur le continent européen, pas confondre la européenne qu'elle avait avant le Brexit. Effectivement, il y a eu ni effritement ni encore moins effondrement overnight comme on dit en anglais du jour au lendemain par effet du Brexit et non obstant disons la charge l'instruction à charge des médias mainstream et en particulier en France puisqueencore outrreemche il y a une presse écrite qui était brexitur brexiteuse donc au moins il y avait quand même un peu de pluralisme et chez nous absolument aucun dans les médias mainstream que ce soit des médias audiovisuels ou écrit je passe tous les détails de ce qu'on a pu entendre comme bêtis Et donc et c'est assez symptomatique de voir que l'Union européenne dans ce sujet comme dans tant d'autres fonctionne maintenant depuis un certain temps, peut-être plus longtemps que ça encore par light motif et non pas par analyse objective et soucis analytique. Light motif c'était que le Brexit devait causer l'effondrement de cette chair perfid d'Albion. et d'ailleurs, ça avait été la tactique, on va dire, employée par les Remainers, les Europiles britanniques qui avait fait leur campagne sur le la question référendaire en 2016 sur ce qu'on a appelé le fear project, c'est-à-dire axer le vote des citoyens
8:02 britanniques sur la peur. Les sondages étaient favorables au remade jusqu'à pratiquement les derniers moments et donc ils étaient forts de leur tactique pensant qu'elle allait comme ça effectivement emporter le morceau et puis ça pas été le cas. Et puis bah depuis peu importe les milieux europhiles ou eurofédéralistes européistes continuent à marteler par l'a motif toujours que la Grande-Bretagne l'économie britannique va mal à cause du Brexit. Alors, c'est très intéressant parce que oui, il y a des difficultés économiques en Grande-Bretagne. Le Brexit n'a pas été un coup de baguette magique qui a immunisé l'économie britannique contre les effets de la COVID puisqu'il y a eu aussi des confinements là-bas et donc une chute en 2020 plus profonde même du PIB qui a rebondit plus fort aussi l'année suivante. Donc elle la le Brexit n'a pas pu immuniser l'économie britannique ni contre la COVID, ni contre les effets, je vais choisir mes mots, ni contre les effets des sanctions européennes et occidentales contre la Russie et non pas la guerre en Ukraine.
9:07 Vous voyez la nuance? et donc oui, l'économie britannique a dû traverser ces deux crises indépendamment des choses structurelles que John a dit tout à l'heure, a dû traverser ces deux crises comme les autres qui ont eu tendance à ramener la croissance annuelle du PIB autour de moins de 1 proche de zéro comme c'est le cas actuellement. Et si la démographie continue à augmenter encore un peu, peut-être pas pour très longtemps, le PIB parapitan peut éventuellement s'approcher de croissance négative. Alors, j'ai vu il y a quelques temps, pour une fois sur un média mainstream français, j'ai vu un journaliste, malheureusement, j'ai oublié son nom, qui avait eu une formule magnifique pour une fois et qui avait dit à propos de l'Union européenne, j'ai retenu ça, ça m'a marqué, l'Union européenne fonctionne en vase clos et contemple sa propre vertu. Je trouve ça très juste et c'est exactement le cas dans cette affaire. Donc actuellement effectivement il y a eu des les deux chocs que j'ai mentionnés Covid et sanction contre la Russie ont eu leurs effets. Et alors le tric comme on dit en anglais le truc c'est que les journalistes continuent à dire et martel ça auprès de qui veulent l'entendre des deux côtés de la Manche. Depuis le Brexit l'économie britannique va mal ce qui chronologiquement est vrai. elle va un peu plus mal au même titre que la France va un peu plus mal et que l'Allemagne va encore plus mal en réalité puisque les sanctions ont plus les coûts énergétiques suite aux sanctions ont beaucoup plus affaibli l'industrie allemande que n'importe quelle économie européenne qui souffre de locomotive aujourd'hui puisque c'était la l'économie allemande qui l'était donc depuis le Brexit oui 2020 bah oui 2020 ça été manque de pot pour Boris Johnson on pourrait y revenir ça été la COVID et puis l'année suivante et l'année d'après, ça été le début de la guerre en Ukraine. que depuis le Brexit, mais pas à cause du Brexit, mais dans l'esprit des gens évidemment le tour de passé vite fait. C'est ce qu'on appelle chez les économistes ou d'autres en sciences humaines la problématique de l'attribution de la cause. Vous avez deux phénomènes
10:57 concomitants dans le temps, mais ils sont pas forcément corrélés en terme de causalité. voilà. Donc s'agissant alors là aussi c'est très intéressant John a mentionné le commerce extérieur. Effectivement il y a eu des petits ajustements à la hausse à la baisse mais structurellement au bout de 6 ans on voit que le profil le commerce extérieur de la de l'économie britannique n'a pas réellement été métamorphosé. Ça c'est sûr que les échanges avec l'Union européenne se sont maintenus voir repris récemment un peu. Il faut noter au passage qu'il a quand même eu après l'accord de divorce, ce qu'on appelle l'accord de retrait, un autre accord qui a été négocié dans la dans la difficulté tout au long de la 2020 jusqu'au jour de Noël, enfin du réveillon de Noël, c'est l'accord de libre échange, le fameux duty free côte Free donc c'est un accord qui c'était un peu une situation étonnante parce que d'habitude quand deux pays ou deux groupes de pays négocient un accord de libre échange, c'est pour éliminer des barrières douanières mais là c'était pour éviter d'en remettre puisque la Grande-Bretagne enfin Royaume-Uni sortant de l'Union européenne, il y avait aucune barrière douanière par définition, c'était le marché unique. Donc l'idée c'était d'éviter d'en rétablir. Donc on ils ont finalement trouvé alors il y a eu beaucoup de chantages là-dedans. L'Union européenne a obligé Boris Johnson a accepté de mettre la pêche et l'accès aux eaux britanniques. Ce qui c'est très inédit parce que ça n'a aucun accord de libre échange dans le monde.
12:19 Vous n'avez ça. Au contraire, quand l'Union européenne veut pêcher dans les eaux séchéoises, sénégalaises et cetera, elle signe des accords de pêche où elle paye la partie adverse à un fi, donc un montant un forfait pour pouvoir accéder. La non, elle l'a eu gratuitement. Donc bon, passons les détails. Et donc cet accord de libre échange alors évidemment la la le nerf de la guerre devenait l'énorme ce qu'on appelle les obstacles techniques au commerce, les règles sanitaires phytosanitaires qui les les britanniques, les Brexiteurs, un des de leurs objectifs majeurs c'était en sortant de l'Union européenne, c'était de se réapproprier leur un autre système de norme beaucoup moins contraignant, beaucoup plus compatible avec le développement du commerce, y compris avec leurs anciens pays de Commonwalth, et le reste du monde. et donc là-dessus, ça n'a pas tellement avancé. Pourquoi?
13:15 On pourrait revenir parce qu'il y a eu des changements politiques avant même que les travaillistes n'arrivent. Bien, le système européiste a fini quand même par réussir à faire chuter Boris et Boris Johnson et sa son sa successeur Listus qui n'est resté là que quelques semaines a chuté aussi du fait d'une manipulation orchestrée par quelques-uns des marchés contre la livre. Et donc Richi qui est arrivé au pouvoir donc un nouveau premier ministre conservateur les conservateur avait gardé le principe du mandat élu pour la période concernée. Richisak arriim. Alors, on a présenté Richisak à l'époque comme un Brexitur mais enfin c'était un Brexitur de Paoti puisque pendant la campagne électorale on l'avait du référendum, on l'avait vu nulle part. Donc pour faire un peu passer la pilule, on l'a présenté comme ça, mais c'est surtout un représentant du World Economic Forum, grosso modo, sa méthode, sa technique, c'est et donc ce qu'il a fait en arrivant en succédant à l'rust de bloquer le Brexit en fait, empêcher le Brexit d'aller plus loin.
14:19 Alors, comme il y a ce fameux dicton, un bateau est plus en sécurité quand il est au port, mais il n'a pas été construit pour ça. justement Rashirishuna il a maintenu le bateau britannique au cas européen. Il y avait toute une série de listes toute une liste de toute une série de lois britanniques de transposition du cadre européen qu'il s'agissait d'éliminer. Richisac tout de suite il arrêtaé ça. Premier exemple. Deuxème exemple, les problématiques d'immigration et de renvoi et de mise en musique de l'accord avec le c'était quel Rwanda des des immigrés clandestins. Là aussi, il a arrêté en fait, il a arrêté tout ce qui était de nature à poursuivre le Brexit. Donc plus ou moins ça. Donc effectivement le c'est un demi Brexit qui facto a eu lieu de ce point de vue-là. Et puis je me je terminerai cette première intervention pour compléter ce qu'a dit John tout à l'heure à propos du processus législatif. Il a fallu quatre lois et même un peu plus, peut-être pas des lois mais plus quatre scrutins et aussi des votes à l'Assemblée nationale, enfin à Westminster du coup à la Chambre des communes parce que il y a une activiste proeuropéenne milliardaire du nom de Gina Miller qui avait obligé à chaque étape que le gouvernement de Thesa allait suivre pour mettre en place le Brexit de consulter systématiquement le parlement. Or, le parlement issu des élections de 2017 où les Britanniù les conservateurs avaient un peu perdu de leur majorité, resté majoritaire mais très peu, c'était un parlement à 75 % de remainers.
15:57 Donc officiellement, il disait le peuple a voté, on va mettre en place le Brexit, mais intimement, intérieurement, ils allaient tout faire pour l'empêcher jusqu'à ce qu'il y ait une dissolution. Donc c'était ça la réalité de la situation et donc c'est une série interminable d'étapes qu'il a fallu franchir pour enfin mettre en place le Brexit. Et quand il a été mis en place et que le bateau commençait à quitter le cas européen, et bien le système a fait en sorte de d'empêcher ce bateau de quitter les eaux disons les eaux européennes puisque selon le principe de la pêche commune, les eaux européennes les eaux de chaque état mort sont les eaux de tout le monde et bien de leur amener au cas européen et c'est de et ensuite bah du coup face à ce Brexit qui n'allait pas jusqu'au bout l'électorat britannique a choisi de mettre Kirstarmer à la tête et alors là une nouvelle série de problèmes allait se poser qui ne font On quoi croître chaque jour depuis et jusqu'à aujourd'hui. Et alors c'est compliqué parce que si vous regardez les performances économiques de la du Royaume-Uni en disant je veux regarder les effets économiques du Brexit, vous avez un ce Brexit qui n'a été mise en place qu'à demi et puis vous avez par la suite l'arrivée de Kirstarmer au pouvoir et donc depuis maintenant bientôt 2 ans, des des choix de politique économique et politique tout court qui entrave aussi l'économie britannique.
17:16 Je voudrais ramener le débat en pour compléter ce que tu as dit aux leçons que la France peut tirer de tout cela. c'est d'ailleurs Philippe Murer qui l'a dit de façon très lucide avec moi au téléphone. Le problème avec le Brexit comme phénomène politique et constitutionnel, c'est que le référendum a été arraché au parti conservateur David Cameron à Contrecœur. Et Cameron s'il a décidé de faire ce référendum, il a fait ce pari puisqu'il pensait qu'il allait gagner, que le RAM il allait gagner. Donc en fait le référendum s'est fait contre les élites et comme tu dis 75 ou moins du parlement était favorable au maintien. 100 % des médias, 100 % des grandes entreprises, une partie de la city, pas toute la city mais une partie de la city et cetera. Et autrement dit, c'était à peu près exact, ce n'est pas exactement comme en France. Il y a quand même des nuances, mais on peut comparer.
18:21 Voilà. Donc c'est un un événement ou un mouvement qui a été déclenché contre la volonté des élites et qui à cause des évolutions que nous avons auxquelles nous avons fait allusion a fini par réussir. C'est-à-dire que ce n'est pas le pouvoir qui lui a voulu acter ce Brexit et qui a fait appel au peuple. C'est le contraire. Et je le dis évidemment devant un public français parce que au combien le défi est plus grand encore en France ou sera plus grand encore car si une grande partie de les des élites britanniques sont favorables et favorables à l'Union européenne, je pense que le pourcentage est plutôt de 100 %, n'est-ce pas, dans les élites françaises. Et à ce titre, je voudrais partager avec vous une anecdote. J'ai eu l'occasion de rencontrer les ici à Paris l'an dernier.
19:16 J'ai pu discuter avec elle pendant une dizaine de minutes. Et elle m'a dit une chose, elle l'a dit aussi en public cette chose, mais elle me l'a dit à moi en personne. Elle a dit "Je suis arrêt je suis arrivé moi au sommet du pouvoir. Je suis arrivé au 10 Street, j'étais premier ministre et quand je suis arrivé au sommet du pouvoir, j'ai compris que je ne pouvais rien faire. Et tu as dit qu'elle a été sabotée par les marchés? Non, elle a été savotée par la Banque d'Angleterre. C'est absolument sûr, elle a été sabotée par la Banque d'Angleterre indépendante comme la Banque de France et par une autre agence gouvernementale qui s'appelle le bureau de la responsabilité budgétaire. Alors la responsabilité budgétaire, elle est à peu près aussi responsable en Angleterre qu'en France. Le Royaume-Uni chaque année 150 milliards de livres.
20:14 Sur ces 150 milliards de livres, 110 milliards de livres sont vont sur les intérêts de la dette nationale. Voilà pour la responsabilité budgétaire. Mais cette agence là et la Banque d'Angleterre, c'était pas les marchés. Oui, les marchés ont suivi bien sûr la Banque d'Angleterre, mais c'est un on va dire un coup d'état de l'establishment qui n'est pas sous le contrôle du Parlement qui justement ce sont des agences indépendantes et non pas sous la souverainé nationale qui ont saboté et bon je ne sais pas si elle aurait réussi mais au moins elle allait dans le bon sens. Elle voulait une politique de croissance, elle voulait baisser les impôts, baisser les dépenses et libérer une économie. et si nous ne savons pas si elle aurait réussi ou pas puisque ça été saboté par les stablement. Oui. Oui. Merci John. On est d'accord sur cette idée. Quand j'ai dit les marchés, j'ai peut-être parlé un peu vite, j'ai dit les marchés pilotés par l'establishment. Pourquoi? parce que vous avez des individus du type de George Osborne qui était proche du chancelier de l'échiquet, ministre des finances ou quelque chose comme ça.
21:13 Enfin, il avait été ministre des finances comme beaucoup de ces élites ou non élites pour reprendre les excellents exposés de ce matin, ces oligarques européistes, quand ils quittent le pouvoir, ils sont embauchés par les grandes institutions financières privées globalistes. Colman Sax où en l'occurrence pour George Orsbon, c'était Black Rock. Et quand vous avez des fonds de type Black Rock qui ont des montants cumulés de gestion qui représent 6 à 7 fois le pic français, mais en fait il suffit qu'il spécule contre un actif et cet actif va en subir les conséquences sans délai dans la minute maintenant puisque la digitalisation des décisions. Et c'est ce qu'ils ont fait contre effectivement contre l'istus et donc l'US effectivement de la livre a commencé à dévisser les taux d'intérêt à monter donc ont commencé à faire miroiter une grequisation de la situation britannique et donc tout le monde a dit que c'était une politique qu'elle voulait faire qui était complètement folle à considérée. Quand on regarde dans le détail, c'était pas du tout inconsidéré parce que c'était une sorte de riganomix que Listrus allait mettre en place. En quoi pourquoi on peut dire ça? comme Rodal Rigan à l'époque même lui c'était involontaire il y avait d'abord la volonté comme Rigan de réduire les impôts. ça les effets de sienne cette volonté. Donc il y avait vraiment un choc de réduction des impôts, mais un maintien de dépenses publiques importantes. Et en cela, elle se voulait l'héritière de Boris Johnson de la vision d'Israéli de la politique cons des conservateurs accompagner socialement le Brexit pour continuer parce qu'il faut pas oublier que Johnson avait fait ce ratmar électoral en mettant dans sa poche entre guillemets, en mettant dans son soutien tous les populations modestes du Redwall, c'est-à-dire du centre et du nord de l'Angleterre qui pour la première fois depuis 70 ans avait voté conservateur. C'est quand même pas un masse exploit. Donc pour continuer ça et notamment les salaires avaient comment commencé à augmenter le SMIC et les l'effet de rareté de la main d'œuvre
23:03 immigrée européenne a fait que les salaires commençaient à monter comme jamais récemment en tout cas pas depuis plus de 15 ans de de gouvernement conservateur. Donc elle avait décidé de maintenir les dépenses publiques et c'est là que c'est un peu comme Rigan parce que Rigan n'avait pas voulu maintenir volontairement les dépenses publiques. À l'époque des années 80 quand il était rentré dans toute la bagarre dans la fin de la guerre froide avec l'initiative de défense stratégique, il y avait des dépenses militaires énormes et des dépenses publiques. Ce qui fait que pour la première fois bizarrement Sourigan le néolibéral, le déficit budgétaire américain avait connu des records. Donc c'est ce qui allait se passer avec Listrus. Elle allait creuser le déficit et alors on lui reprochait beaucoup évidemment en instrumentalisant l'argument. simplement, il fallait comprendre que c'était transitoire et que le ratio de la dette publique britannique était largement en dessous de ceux des pays du continent. de l'ordre de 80 % peut-être là où la France était déjà arrivée à 110 après le coût de la crise financière et le coût de la COVID. il y avait de la marge de manœuvre. Mais la le problème c'est on l'a empêché de fonctionner. Non pas même si officiellement on lui a approché ce ce police CX comme on appelle ça cette politique économique mais tout simplement parce qu'elle poursuivait peut-être même encore plus durement le le départ du bateau britannique loin des du cas européen matière de ce qu'on a annoncé tout à l'heure de politique contre l'immigration de politique de d'abrogation des transpositions des lois européennes et cetera. Donc, il fallait à tout prix l'arrêter et sur cet aspect-là, ils ont réussi leur coût largement.
24:34 Écoutez, je vous remercie pour cette explication qui permet vraiment de comprendre la situation. comme vous avez été très clair, on aura un temps pour des questions au niveau de la salle, donc vous pouvez déjà les préparer parce que effectivement, je crois que les explications étaient bonnes, mais vous pourrez poser des questions. le Actuellement Na Farage est effectivement très haut dans les sondages. Est-ce que ça veut dire que les anglais ne sont pas satisfaits qu'ils veulent vraiment aller au frè au Brexit ou est-ce qu'il y a une autre explication à ça? Alors, je suis content que vous me posiez une question sur l'algarage puisque il y a une chose que nous n'avons pas encore dite qu'il faut absolument dire. nous avons évoqué tous les deux les législatives de décembre 2019 qui ont porté au pouvoir qui ont confirmé au pouvoir Boris Johnson et qui lui ont donné une majorité de 80 sièges. Plus grand plus grande majorité absolue à la chambre des communes depuis les années 80. Comment Boris Johnson, comment le parti conservateur a-t-il pu réussir cette victoire? Il y a une explication et une seule, c'est que Farage qui avait créé début du 2019 son parti du Brexit, Brexit Party, un parti qu'il a créé de toute pièces puisque il avait quitté en 2016 la direction du prédécesseur du Brexit party UKIP.
25:53 Le parti Yukip avait dérivé vers on va dire de l'identitarisme ce qui n'a jamais été la tasteté de Nadal Far et il a compris que les choses allaient mal, que le parti conservateur allait trahir son devoir, allait trahir le peuple. Il a créé ce parti début 2019. Je le connaissais à cette époque au Parlement européen. J'ai je suis témoin en direct du fait que il a créé je crois fin 2018 2019 et en décembre 2019 après tr bientôt presque 4 ans de agonie et de lutte fratricide au sein du pays au sein du parlement, il a pris une décision absolument spectaculaire et peut-être sans précédent je crois dans l'histoire du monde. Enfin, j'en sais rien, mais il a pris la décision de ne poser aucun candidat contre un conservateur sortant qui soutenait le Brexit. Il a retiré plus de 300 candidats ou dans 300 circonscriptions, ce qui donnait la victoire, il donnait la victoire à Boris Johnson. Il a pris, il a fait le calcul. Si je ne fais pas aller fait pas aller Boris Johnson, ça sera les travaillistes et ça sera la fin du Brexit.
27:16 Et de même la victoire qui n'en est pas vraiment une de des travaillistes en 2024 s'explique par la même raison. Il n'a absolument pas fait cela Farage en 2024. Donc si vous voulez le vote à droite, le vote souverainiste, la vote le vote oui à droite, je ne sais pas comment le caractériser, est divisé en deux. Donc les travaillistes ont gagné mais avec un soutien au sein de la population extrêmement faible. Pourquoi est-il maintenant très haut dans les sondages? Et bien parce que plus personne ne supporte ni les conservateurs ni les travaillistes. Le Starmer est un homme profondément antipathique, très maladroit politiquement, un pur produit de l'état profond. Un pur produit de l'état profond. Hm. vous êtes peut-être au courant du scandale Epstein concernant l'ambassadeur aux États-Unis.
28:17 Le fait d'avoir envoyé Mandelson à Washington, on dit non sur Star. Manderson est il n'est pas il ne fait il n'est pas membre de l'establishment, il est l'ablishment de Mat. C'est vraiment le la plus pure expression et je pense qu'il a été envoyé justement par l'État tropond auprès de Trump pour mettre les bâtons dans les roues de Trump qui en tout cas selon ses dire voudrai faire la paix Ukraine. Les Britanniques bien sûr comme les autres européens n'en veulent pas. et donc si aujourd'hui Farage est très haut dans les sondages, c'est parce que justement les deux autres parties sont méprisés par la Oui, très belle démonstration John. Merci. Je voulais juste très court très courte rajouter deux choses. moi j'ai coutume de dire que le Brisic n'aurait pas eu lieu sans Angel Far évidence. Tu viens de démontrer comment et aussi sans Boris Johnson. Donc il a fallu deux hommes, pas un mais deux.
29:15 Chacun de autres sortes de division du travail. Alors, ce qui est remarquable de la part de Farage quand il a fait quand il a soustrait ses candidats aux élections 2019, c'est que officiellement, en tout cas, il avait proposé à Boris Johnson une alliance et Jor John officiellement Boris Johnson avait répondu "On a pas besoin de vous et cetera. Les conservateurs sont très forts tout seul, on a pas besoin de vous." Donc il avait refusé officiellement l'alliance. Alors il y a eu ensuite ce retrait. Je sais pas dans quelle mesure il n'y avait pas quand même un accord mond dit ou si c'était vraiment par pure géné par pure vision en politique de Nigel Farage qui est probable que ça eu lieu. Donc deux hommes pour faire le Brexit donc deux hommes providentiels en quelque sorte sans lequel même en Angleterre enfin au Royaume-Uni Angleterre qui par définition et avait une bonne moitié d'elle qui était eurosceptique depuis toujours. D'où tous ces dérogations, il y avait Clément Tatli, le premier ministre britannique travailliste en 1949, quand on lui demandait est-ce que l'Angleterre est européenne ou pas, il avait déjà répondu qu'elle était semi-dchée.
30:19 Donc c'est une vieille histoire que je raconte dans l'ouvrage que j'ai publié là-dessus depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Donc ça c'est effectivement deux hommes providentiels malgré une notion qui est très importante pour comprendre le Brexit aussi àquelle on a fait référence ce matin notamment c'était à côté de Pierre c'était comment s'appelait? Oui Laurent à propos du trait des populations très moi je l'ai appelé ça c'est aussi ch c'est chez les sociologue l'habitus britannique qui effectivement est un peu ret dans l'ouvrage je fais des citations un peu avec l'audiovisuel pour rendre l'ouvrage un peu drôle un peu sympathique. il y a l'esprit faussé dans le monde devau parce que vous connaissez peut-être ce sketch ou suffit que je dise quelque chose ma femme dit le contraire raconte ce sketch. les Britanniques sont un peu comme ça. Et je cite dans l'ouvrage un ancien rédacteur en chef du Financial Times américain qui fait une sorte de tribute, une sorte de dommage au peuple britannique en partant de son poste en retournant aux États-Unis en disant il suffit que vous leur dites de faire comme ça, ils vont faire autrement. Donc malgré tout ça, il a quand même fallu deux hommes providentiels,. Ça c'est une chose.
31:29 Et la deuxième chose, la deuxième chose, j'ai promis d'être court, c'est que Peter Mandelson, donc qui est effectivement cette cet homme envoyé d'un état profond européiste britannique qui a été envoyé à Washington comme ambassadeur par Kirst Armer fut auparavant, ne n'oublions pas, commissaire européen au commerce extérieur. Il a succédé ou précédé succédé je crois à Pascal Lamit. trouve toujours la même bande. Ils sont là, ils sont là, ils sont bien là, bien présents avant eux Léon Britan et toute une série comme ça. Donc et d'après ce que je lis aussi ces temps-ci, Peter Mandelson en fait est à la source même de la création du New Labor. Cette espèce de de travaillisme de enfin socialiste de la troisème voie qui a fait venir Tony Blair au pouvoir avec le succès qu'il a eu à l'époque qu'on connaît. Donc on est vraiment au cœur du sujet.
32:24 Je voudrais juste rajouter quelque chose à propos des deux hommes providentiels, Boris Johnson et Nel Farage. je dis dans mes cours que ces deux hommes incarnent les deux Brexits. Il y a un Brexit mondialiste et un Brexit souverainiste identitaire. incontestablement Boris Johnson qui est né à New York et qui avait la double nationalité américaine jusqu'en 2016, il ne l'a abandonné que pour des raisons fiscales d'ailleurs. il est l'incarnation du Brexit mondialisme du mondialisme britannique en général comme d'ailleurs Richisak. Prisuna qui est indien. Enfin, il est né en Angleterre mais ses parents sont indiens. Sa femme est indienne, indienne de l'Inde. Elle est d'ailleurs multimilliardaire. Elle est il a épousé l'héritière d'une des plus grandes fortunes de l'Inde. Mais il est par sa personne, il est lui aussi et bien sûr par ses options politiques l'incarnation d'un Brexit mondialiste. Et ce Brexit mondialiste relève aussi d'un courant dans l'histoire britannique qui est assez saisissant.
33:36 à savoir une conception du Royaume-Uni qui est tout sauf étatique, qui est un conception qui vient de l'empire, ça où pour faire court, le pays se diss quelque sorte en quelque sorte dans son propre empire. les premiers projets mondialistes remontent au début du 20e siècle où des milieux libérauximpérialistes anglais se sont mis autour de la table à Paris d'ailleurs pendant le Congrès de Paris à Versailles enfin qui donne qui donnera plus tard le traité de Versailles et les autres traités pour créer un condominium entre l'Empire britannique et les États-Unis et comme ça on avait déjà à peu près la moitié de la planète et puis comme ça on pourrait on allait pouvoir gouverner le monde. Ce sont des premiers projets mondialistes et ce ces impérialistes britanniques voulaient faire de l'Empire britannique une fédération. C'est-à-dire que le Royaume-Unire est devenu une des entités fédérées de son propre empire. C'est quand même incroyable comme rejet.
34:38 Et Farage par contre incarne et et pardon juste pour sur Boris Johnson, il est très important parce qu'il ne faut jamais oublier et je suis content que tu l'ai dit. On pense Emmanuel Macron en tout cas pense que la le Brexit était une jaquerie, une simple jaquerie, une révolte comme a dit Macron, le fruit de beaucoup de mensonges et de fausses promesses. comme si c'est pour ça que je parle des trois scrutins.
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