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Entretien Agriculture

Un éleveur ardéchois lance un appel aux dons pour échapper à la liquidation de sa ferme

Nicolas Sapé, agriculteur en Ardèche, produit fromages, beurre et viande dans une exploitation familiale largement bio. Reçu en direct par Frédéric (chaîne Liberté de conscience), il explique pourquoi il a besoin de réunir 10 000 euros en quinze jours pour sortir d'une procédure de sauvegarde entamée il y a onze ans.

SR Stéphanie Reynaud 3 juin 2026 · 1 h 45 · 1 175 vues

Ce dont il est question

Résumé établi depuis l'enregistrement

Nicolas Sapé est installé depuis 2010 avec son père sur une exploitation familiale à Colombier-le-Vieux, en Ardèche, où l'on élève vaches, chèvres et jusqu'à récemment des cochons. La ferme transforme la totalité du lait de chèvre en fromage et environ 20 % du lait de vache, vendu sur les marchés de Saint-Félicien et Lamastre, dans un magasin de producteurs près de Cavaillon et dans quelques grandes surfaces locales. Les fromages sont au lait cru, les animaux ne sont vaccinés ni contre la FCO ni contre la DNC. Les cochons ont perdu leur label bio fin décembre à cause de nouvelles normes sanitaires liées à la peste porcine, jugées inadaptées par l'éleveur puisque la France en est indemne.

Nicolas Sapé détaille le quotidien de l'exploitation : deux traites par jour, alimentation produite en grande partie sur la ferme (luzerne, foin, céréales), journées de 7h30 à 20h sans repas de midi en saison, sept jours sur sept avec une sieste le dimanche. Il évoque aussi les marges très faibles sur la viande de porc (autour de 500 euros pour deux cochons, une fois déduits l'abattage et la découpe) et un problème de fond sur le lait bio, payé depuis avril 90 euros de moins par 1000 litres que le lait conventionnel chez son collecteur Biolait, alors qu'un différentiel positif avait été promis quelques années plus tôt.

L'essentiel de l'entretien porte sur la cagnotte de 10 000 euros lancée ce soir-là. Une procédure de sauvegarde a été engagée il y a onze ans après que des banques ont exigé le remboursement immédiat de découverts. Le tribunal a étalé la dette sur dix ans ; il s'agit de la dernière annuité, 10 000 euros restant à régler avant fin juin (avec une marge possible jusqu'à début juillet). Tant que la procédure court, l'exploitation n'a droit à aucun découvert ni crédit bancaire normal. Nicolas Sapé explique que sa famille de cinq personnes vit depuis sept ans dans un mobil-home faute de pouvoir financer une maison, situation qui ne pourra évoluer qu'une fois la procédure clôturée.

L'animateur replace cette cagnotte dans une démarche plus large de soutien à des agriculteurs en difficulté, menée avec un réseau d'une dizaine de chaînes associées et un partenaire, Jean-Marc, chargé d'étudier les dossiers. Il évoque une précédente cagnotte de 43 000 euros pour un éleveur d'ovins victime de vols, et l'idée, avancée par Nicolas Sapé, de créer à terme une structure de prêt participatif entre citoyens plutôt que de multiplier les dons. L'entretien se conclut sur des considérations plus générales de Nicolas Sapé sur la difficulté économique de l'agriculture française, la baisse du nombre d'exploitants et son souhait que les produits soient payés à leur juste prix plutôt que soutenus par des aides publiques.

Points abordés

  • L'exploitation de Nicolas Sapé, en Ardèche, produit du lait de vache et de chèvre transformé en fromages et beurre fermiers, majoritairement bio.
  • Les cochons ne sont plus certifiés bio depuis fin décembre à cause de nouvelles normes de clôtures jugées inapplicables par l'éleveur.
  • Aucun animal de la ferme n'est vacciné contre la FCO ou la DNC, ce que l'animateur présente comme un argument de vente.
  • Le lait bio est payé moins cher que le lait conventionnel par le collecteur Biolait depuis avril, selon Nicolas Sapé.
  • La marge dégagée sur l'élevage porcin est très faible, de l'ordre de 500 euros pour deux cochons une fois déduits abattage et découpe.
  • Une procédure de sauvegarde engagée il y a onze ans arrive à sa dernière annuité et nécessite le versement de 10 000 euros avant fin juin.
  • Tant que la procédure n'est pas soldée, l'exploitation n'a accès à aucun découvert ni crédit bancaire classique.
  • La famille de cinq personnes vit depuis sept ans dans un mobil-home faute de financement pour une maison.
  • L'animateur mentionne un réseau de chaînes associées ayant déjà aidé plusieurs agriculteurs, dont un don de 43 000 euros à un éleveur d'ovins victime de vols.
  • Nicolas Sapé et l'animateur évoquent l'idée d'une structure de prêt participatif entre citoyens pour soutenir les agriculteurs autrement que par des dons.

Ce résumé est établi à partir de la transcription intégrale de l'entretien, puis relu par la rédaction avant publication. Il ne remplace pas l'écoute : les nuances, les hésitations et les réserves de l'invité sont dans l'enregistrement.

« Monsieur Sapé est condamné à vivre dans un mobile home. »
Nicolas Sapé 44:03 écouter le passage
« On marche sur la tête en fait. Le bio est payé moins cher que le conventionnel. »
Nicolas Sapé 58:55 écouter le passage
« On demande pas des aides, on demande rien. Il faudrait que l'argent arrive du bon côté, c'est-à-dire que ça soit nos produits qui nous permettent de vivre. »
Nicolas Sapé 1:31:28 écouter le passage
« Moi, demain, je veux être actionnaire de l'agriculture française. »
Frédéric 1:32:36 écouter le passage

Sujets

agricultureélevage bioardècheprocédure de sauvegardecagnotte solidairelait cruvaccination animalesouveraineté alimentaire

Transcription intégrale

20 939 mots

Établie à partir des sous-titres de la vidéo, sans relecture. Les hésitations et les répétitions de la machine ont été retirées, rien d'autre. Cliquez un horaire pour entendre le passage.

0:25 Bonsoir à tous. Je suis très heureux de vous retrouver ce soir pour vous présenter le nouvel agriculteur de ce début du mois de juin, Nicolas Sapé. Il est avec moi, on s'est un petit peu préparé. C'est une première, il a pas l'habitude des directs comme ça en streaming avec des personnes qui sont présentes dans les commentaires, d'être sur YouTube, sur internet. Donc c'est un effort qui fait mais c'est pour la bonne cause parce que ça va permettre de le soutenir et de l'aider dans les besoins qu'il a. Donc la première chose que je voudrais vous demander, dès que vous pouvez, vous me dites si le son fonctionne bien, s'il n'y a pas de problème de son, si l'image est bonne, si tout est OK pour vous et on va pouvoir démarrer. J'attends votre premier commentaire et comme ça, moi je suis sûr parce que j'ai toujours peur qu'il y a des problèmes de son, de démarrage. Donc n'hésitez pas à me le dire. OK, super. Et bien écoutez, on attend pas plus longtemps.

1:22 Alors attendez parce que j'ai beaucoup d'images à l'écran. On accueille Nicolas parmi nous. Bonsoir Nicolas. Bonsoir. Voilà donc Nicolas alors dans les grandes lignes parce que j'ai pas tout suivi mais je sais que vous faites de la vache, vous sa que vous faites du vous êtes dans le cochon aussi dans la chèvre. Vous faites des produits. Il y a même des produits que je ne connaissais pas que vous m'en avez un petit peu parlé. Donc je vais vous laisser vous présenter et nous décrire un petit peu votre activité et de manière générale le votre travail et les j'allais dire les divers métiers mais le la largeur de l'activité que vous pratiquez parce qu'étant donné que vous avez plusieurs types d'animaux, je vais vous laisser vous présenter et nous présenter un petit peu votre métier, votre quotidien. Donc bonsoir à tous. Je suis installé depuis 2010 avec mon père. D'accord. j'ai ma sœur qui travaille avec nous pour la partie chèvre et fromagerie. Donc on aujourd'hui on est une exploitation en bio. Jusqu'au 31 décembre, on était entièrement en bio.

2:24 Donc vache laitière bio, chèvre bio. On avait les ports en bio mais aujourd'hui les ports ne sont plus bio suite à des problèmes de réglementation. OK. on transforme la totalité du lait de chèvre en fromage et environ 20 % du lait de vache. Le lait de vache est vendu à biolet. Donc c'est une coopérative qui rachète du lait pour le revend. Après on vend sur les marchés de sur les marchés du secteur. On a deux marchés principals. Le marché de Saint-Félicien et le marché de Damastre. On a un magasin de producteur dans le sud aux alentours de c'est à couelé aux alentours de je vais y arriver de Cavaillon. D'accord. Oui. Et après on a des grandes surfaces aux dans la vallée aux approvisionnés aussi tout en produit bio pratiquement tout ce que vous faites avec le la chèvre aujourd'hui c'est on peut dire que c'est et en bio entièrement en bio.

3:27 D'accord. déjà ça c'est une très bonne nouvelle. C'est pour ça un peu que vous rentrez dans le cadre de ce que l'on souhaite parce que j'ai beaucoup d'abonnés qui cherchent à retrouver une alimentation plutôt saine. Et au jour d'aujourd'hui, c'est des on va dire des exploitations telles que la vôtre que les gens ont envie de soutenir parce que ce on n'a pas envie de que ça se perde. et même je vais vous dire quand vous allez au supermarché, vous allez trouver des fromages de chèvre de marque à des prix qui coûtent peut-être même plus cher que le fromage que vous allez proposer et qui ont pas du tout les mêmes procédés de fabrication. Et là, il y a des questions à se poser. Il y a beaucoup de gens qui ont énormément peur parce que actuellement, il y a la vaccination, il y a tout un tas de choses qui font que il y a des craintes qui se font avec par exemple aujourd'hui le Bovin, la DNC, tout ça. D'ailleurs, je vous ai pas posé la question au sujet de la vaccination, comment ça se passe pour vous? on n pas vaciné pour la DNC pour l'instant. Vous avez eu aucune complication du gouvernement, quoi que ce soit. Vous avez eu le vous avez pas pour l'ant on n pas concerné les zones sont loin sans être loin mais on n'est pas dans les zones de quoi que ce soit donc pour l'instant d'accord ça c'est génial j'espère que vous battrez pour éviter toutes ces vaccinations parce que c'est quelque chose qui fait énormément peur au public en plus quand on voit les effets secondaires sur les vaches je sais que je suis en liaison avec le collectif libre qui eux ils ont des beauvins qui 90 99 % je crois des chaptels ont été vaccinés ils se battent pour les quelques vaches qui restent et on dirait que c'est à tout prix ou une obligation qu'il faut à tout prix qu'il soit vacciné. Donc c'est problématique et ça fait peur aux gens et les gens ont de moins en moins envie de consommer. Alors, je sais que il y a pas longtemps, j'ai invité un spécialiste qui nous a parlé un peu de ça, qui avait dit "Ces vaccins là, il n'y a pas de danger, il y a pas de risque, mais en fait les gens ont peur qu'un jour, sans qu'on nous prévienne, on change la recette, je vais dire, du vaccin et qu'il se transforme en tout

5:19 ce qui est R&M et que là peut être dangereux pour la santé des humains." C'est la grosse crainte qu'il y a aujourd'hui sur les réseaux, tout ça. Les gens ont énormément peur de ce sujet-là. vu tout ce qu'on a subi au niveau humain, rien n'est impossible, on va dire. Donc les connaissans, la façon de travailler et qu'il y a que l'argent qui compte aujourd'hui tout est possible et tout est faut vaut mieux se méfier d'eux en effet. C'est ça. Donc en ce qui concerne vos productions, alors vous m'avez envoyé des photos et on va un petit peu en parler parce que c'est le Alors, j'en profite. Voilà, première question de Victoire A. Où êtes-vous exactement le département? Alors, vous êtes dans le Gers et on est en Ardèche nous. oui, en Ardèche, pardon. Pardon. Donc à Colombie Vieux en Ardèche au-dessus de Tournons sur Ron sortie teint l'hermitage ceux qui connaissent la vallée du Ron la l'autoroute à 7. D'accord. Sur le plateau H des choix, c'est plus au nord de l'Ardèche.

6:14 D'accord. Plus au nord de l'Ardche. Parfait. Donc, je vais en profiter pour présenter un petit peu vos produits parce que franchement ça vaut le coup d'œil. première image. Alors, j'ai quelques images sympas à partager, mais la première que je vais présenter, c'est celle-ci. C'est celle qui m'a le plus touché parce que je m'y attendais pas. Voilà. Ça c'est du beurre que vous proposez à la vente, c'est ça? Oui. Donc c'est du beurre fermier. Donc là, c'est du demiel mais on fait du beurre doux aussi. D'accord. Donc on met crème le lait le matin, il est maturé et après il est passé en barate et on fait du beurre. D'accord. Et d'après ce que je comprends, c'est vraiment de manière traditionnelle, c'est du beurre moulé à la main. C'est ça. Il est travaillé à la main. C'est donc là, il a il est travaillé pour pouvoir faire les goûtages pour qu' faire sortir le petit lait qui reste et après il est façonné dans des là c'est encore à la main mais on a des boules en bois pour donner une structure qui se tiennent un petit peu.

7:16 D'accord. ce qui donne la ferme la forme la forme carrée. Ouais, c'est ça. D'accord. D'accord. Donc là, on est vraiment dans du beurre traditionnel. Donc d'animaux qui sont pas vaccinés, qui sont bio et le beurre que vous produisez vous-même, c'est là là vous allez faire là, vous allez donner envie à plein de gens là, ceux qui vous connaissent pas. D'ailleurs ce qui est prévu si ça vous convient, on pourra on a un tableau en fait sur la chaîne et on pourra vous inclure dans le tableau avec votre adresse, votre email, le téléphone et pour que les gens puissent vous contacter, savoir où c'est qui peuvent acheter vos produits, les gens de votre région. Donc quelque part, on va vous faire une sorte de publicité supplémentaire et ça on le fera antenne, je prendrai toutes les infos et je les ferai rajouter comme ça une fois qu'on aura que fini cette collecte, on pourra mettre en place justement et espérer que c'est s'il est possible que vous espérez avoir un peu plus de clients et pourquoi pas faire des heureux et en plus vous avoir une clientèle un peu plus aboutie. Donc j'ai une autre question qui vient d'apparaître.

8:23 Faites-vous du beurre de chèvre? Je sais pas si c'est possible. Qu'est-ce que vous en pensez? Je pense que ça doit être possible mais on en fait pas. D'accord. Fait pas parce que on a déjà pas tout juste assez de lait de chèvre pour nous pour faire les fromages. Donc pas de be de chèvre pour l'instant. D'accord. Voilà. Justement parce que maintenant on va basculer sur les fromages parce que là c'est juste le beurre, c'est une partie de ce que vous proposez. Et ensuite vous avez alors je vais allez je vais commencer avec le plateau de fromage. Je vous laisse expliquer [raclement de gorge] de quoi il s'agit. Donc ça c'est des plateaux de fromage qu'on fait pour Noël principalement. C'est des assortiments. Donc on a des fromages assaisonnés, on a de la chèvre, on a de la vache, il y a un peu de tout. D'accord. Le rouge c'est tomate. Derrière le vin là c'est du thint il me semble. Et après c'est diverses épices. il y a des fleurs, il y a voilà, il y a pas mal de choses. Ça change tous les ans en plus. On fait des essais, on voit ce qu'il en est.

9:26 D'accord. Et je vais en profiter. Vous m'avez aussi envoyé cette photo. Alors, c'est votre papa, je crois. C'est ça. C'est mon père. Ouais. OK. Il s'occupait de la production des fromages de raclette. D'accord. Ça c'est du fromage à raclette. Moi je le mange en raclette parce que je mange bien ça comme ça mais ça peut si on laisse affiner un peu, ça fait style un peu de tome de savoie ou dans ce dans ces choses là quoi. D'accord. D'accord. Donc ça c'est votre cave avec et ça c'est de la vache he c'est ça. Voilà le fromage à raclette. OK. On fait de la chèvre aussi mais c'est plus rare. On fait de la D'accord. OK. Donc ensuite et bien je vais présenter un petit peu la diversité que vous proposez. Alors, il y a trois photos que j'ai récupéré. [raclement de gorge] Voilà, du coup, regardez, on en profite pour afficher les commentaires. Du coup, ça me donne faim tout ça. Voyez, [rires] voyez les gens, ça leur donne envie.

10:24 Alors, on va voilà, ça c'est Alors, je vous laisse expliquer la où ça se trouve. Donc, ça c'est le magasin de producteur à Couelet dans un peu plus loin qu'Avignon. D'accord. le magasin, c'est naturellement paysan là. Donc à droite c'est des fromages de vache. Au milieu, on a donc on a les fesselles à côté de la séparation, les fesselles de hache, les fromages épicés et après différentes sortes de maturation du fromage. Ça va du frais qui est tout à droite au vraiment sec qui est tout en haut. D'accord. Je vais essayer de rajouter certaines images. Voilà, parce qu'il y a une image. Ah non, je suis bloqué sur nombre d'images. j'ai téléchargé le maximum. Bon, c'est pas grave. J'ai d'autres images à gauche. Du coup à gauche on aura pas tout mais à gauche c'est pareil fais celle de chèvre de la chèvre en forme de cœur et après bah toute voilà très bien on a tout. Ouais.

11:19 Donc on a les épicés, on a différentes sortes de maturation et on a des tomes surprises aussi. Donc on fabrique des tomes avec des épices dedans. Tout à gauche, c'est les fesselles là. Les pota blancs qu'on voit sur la photo, c'est les fesselles. C'est les fesselles. c'est J'adore ça. C'est excellent ça. Alors là, il y a la question que vous étiez obligé obligé de tomber dessus. Est-ce que Nicolas pratique la vente par en voie de colis? [rires] Pour l'instant, c'est rare. C'est vraiment très rare. On le fait à une ou deux personnes pour des gros colis, mais après faut on n' pas posé réellement la question. Si vous auriez des commandes groupées, est-ce que vous pensez que ça serait possible pour des colliers un peu importants? Si les points d'envoi ensemble, oui, je pense que ça doit être jouable. Ouais, ce sera peut-être voilà, tout est possible. Ça dépend de vous en fait à quelque étudier et puis ça quand même un coût qui est réel l'envoie. Donc ça fait vite, ça rajoute vite du chiffrage à la commande quoi.

12:20 D'accord. Alors, j'ai raté une question que je vais afficher de perdu dans YouTube. Les fromages sont au les cru. C'est super important de savoir ça. Les fromages sont tous aucus, sauf la raclette que c'est de la pâte cuite quoi. D'accord. C'est tous du lait cru. Donc voilà, encore une information qui donne un petit peu de caractère à ce que vous proposez. C'est génial mais c'est vraiment génial. C'est vraiment ce qu'apprécient les gens. Il y a une troisième photo que je n'ai pas encore présenté. Voilà, celle-ci. Et celle-ci, c'est de la vache. D'accord. Ça c'est les fromages de vache qui se trouvent de l'autre côté. Voilà. Avec les différentes sortes de maturation tout les cru comme je le répète parce qu'il y a des gens qui arrivent depuis peut-être pas longtemps sur le direct de ce soir, des vaches qui ne sont pas vaccinées qui de bio donc et qui une bonne alimentation. et c'est du l'écru. Donc là, vous avez vraiment des produits de la meilleure qualité, quoi. C'est vous, à part les supermarchés que vous proposez vos produits, voilà, vous trouverez jamais ça en supermarché parce qu'on se bat contre les supermarchés. on a un petit peu une vision de ce qui se passe dans les supermarchés qui en fait il y a énormément de produits de basse qualité, de ma qualitétait même mauvais pour la santé, les produits transformés et tout ça et on essaie de retrouver de vous soutenir et de retrouver une alimentation un peu plus équilibrée.

13:47 C'est ce qu'espèrent les gens. Après, ils essayent de se racheter une image. Il y a pas beaucoup de marques aujourd'hui qui proposent du produit du terroir. Donc ouais, c'est ça. C'est ça. Aujourd'hui, à part Intermarcé et le système U, il reste il y a plus grand il y a pas grand monde qui veut se risquer à faire du produit terreur. C'est ça. Et mais c'est terrible he parce que quand vous avez Carrefour tout ça, en fait, c'est tous des produits préemballés, c'est des produits pasteurisés. Enfin, c'est ça ça plus la valeur. C'est ça plus rien à voir avec ce que vous proposez, quoi. Regardez, vous avez des super commentaires, des merveilles. Les gens sont ravis en tout cas. Ah, je mange, c'est intéressant, je mange uniquement des fromages au cru. Le reste c'est mort. comme quoi il y a des amateurs. il me reste deux dernières images. On va en profiter comme ça on aura fait le tour de la présentation de d'un petit peu ce que vous avez sur les quelques images que j'ai pu avoir. Ça c'est vos animaux dans votre domaine.

14:42 Oui. Donc ça c'est nos bouc qui sont l'été sont au parc avec des cheèvari ou des chevrettes qui sont en retard. Donc là c'est un bou qui n'est plus malheureusement mais il a été très productif. D'accord. Et là et là c'est les nouvelles recrues, on va dire. Ça c'est la descendance justement parce qu'on avait que des blanches et on avait pris un book coloré pour avoir un peu de couleur. Donc ça c'est de la descendance de c de ce book là. D'accord. Voilà. Alors c'est les quelques images que j'ai eu. Je sais que sur votre cagnotte aussi on voit vous avez mis une image donc on va en profiter. Alors attendez que j'arrive à la retrouver parce qu'en fait j'ai tellement de trucs à l'écran. Je l'ai perdu. Et beny, j'ai perdu la cagnotte. Bon, on va essayer de la repartager. Donc cette image que j'ai mis, c'est mes vaches en pâure. C'est ça.

15:37 Et là, c'est moi qui rentrait les vaches le soir. Donc, j'en ai profité. Le paysage était joli. Donc, j'ai fait une jolie photo. C'est ça. Voilà. Donc, on en profite mais de toute façon, on va faire un petit récapitulatif de la cagnotte. Donc aujourd'hui, on démarre la cagnotte justement de Nicolas et c'est une [raclement de gorge] cagnotte de 10000 €. On va en parler en fin d'émission parce qu'on a prévu un cursus, on va y arriver doucement. Et le projet de ce soir, c'est que toutes personnes qui n'ont pas encore participé, vous pouvez miser sur la cagnotte de donner une petite participation. Il faut savoir que le montant de la cagnotte n'est pas le montant définitif des dons qui ont été faits parce que vous pouvez aussi me contacter sur mon adresse email agriculture. Protonmail.com pour proposer un envoi par chèque ou par virement bancaire. D'ailleurs ce soir je suis alors là, j'ai pas sorti mes notes. Oui, je l'ai là.

16:34 Je suis à 240 € de promesse de chèque et de virement bancaire. Donc 240 € et 285 €. En gros pour l'instant on est autour de 500 €. Voilà, Luc a affiché le [raclement de gorge] l'intitulé l'échec et les virements par mail à agriculture. Protomil.com. Et pourquoi on procède comme ça? Je vous l'explique aussi Nicolas et moi, c'est parce que si jamais là je mettrai votre adresse ou quoi que ce soit, en fait, on aurait aucune visibilité de sur l'argent qu'on vous donnerait. Et en fait, ça passe par moi. Moi, je fais la comptabilité de tout. Je donne soit votre adresse, soit votre RIB selon le don qu'ils veulent faire. Et à ce moment-là, les gens peuvent participer et je tiens les comptes. Et quand on arrive à 10000 € on peut dire que la camote est atteinte. On peut terminer. Je fais d'ailleurs une vidéoù j'annonce que la cagnotte est clôturée et qu'on va patienter pour aller à la cagnotte suivante pour le prochain projet. tout ça. Donc je compte sur vous toute la soirée. Les personnes qui n'ont pas fait de don et qui souhaiteraient participer à partir de 10 € vous pouvez verser une petite somme sur la cagnotte de [raclement de gorge] Nicolas Sapé. Donc n'hésitez pas, ça serait sympa de voir la camotte évoluer pendant ce direct qu'on fait ce soir. Il faut savoir qu'il a une vie très chargée avec des emplois du temps assez conséquent et s'il est là ce soir, c'est un effort. Bon, c'est pour sa cagnotte mais c'est ils peuvent pas se permettre, il m'a raconté un petit peu sa vie, ils peuvent pas se permettre de regarder des films du matin au soir, de rester devant la télé. ça le la vie d'agriculteur de d'éleveur ça ne fonctionne pas comme ça.

18:13 Voilà, il y a des gens qui m'ont répondu. Voilà déjà promesse de don par chèque de 15 €. Voilà, il y a plusieurs personnes. Donc vérifier la boîte aux lettres, vous allez avoir de l'argent qui va tomber assez régulièrement par chèque par la boîte aux lettres et directement sur le compte aussi environnement bancaire. Il y en a peut-être un qui est un ou deux qui a été effectué aujourd'hui. Enfin, vous vérifierez sur les comptes et voilà, moi je tiens les comptes et dès qu'on arrive à 10000, ça sera une opération réussie et je l'espère de tout cœur parce qu'on a que 15 jours. C'est la somme est pas très conséquente mais le délai est assez court donc on va faire le maximum, on va se battre pour ça. En tout cas, je suis content parce que vous êtes vous avez été jusqu'à 125 pour l'instant pour un milieu de semaine comme ça, un jour de semaine. C'est voilà, il y a beaucoup de personnes, ça intéresse du monde. Donc je suis très content. Ah, et une petite question qui vient d'apparaître de Victoire. Pourquoi vos cochons ne sont-ils plus classés bio? C'est une grande question. aujourd'hui, il faut savoir qu'on a des nos voisins européens dans certains pays ont de la pestine. La pest porcine, c'est une maladie qui n'existe pas en France pour l'instant. Par contre, on nous impose des normes quasiment aussi draconiennes que des poulaillers industriels ou des poulaillers tout courts, même des poulailler label. C'est-à-dire que moi qui avait des cochons en plein air dans des parcs. Donc le problème c'est que l'Ardèche, on veut pas avoir des parcs plat, tout nickel. Donc aujourd'hui, il nous demanderait des clôtures enterrées, des grillages enterrés. vu que j'étais éleveur et naisseur, donc il me faudrait trois clôtures, un fil extérieur, un grillage enterré et un fil intérieur. Au niveau de mes parcs et mes parcours, c'était beaucoup trop compliqué pour remettre ça en place et sûrement beaucoup trop coûteux surtout en temps et en argent. Et suite à différentes dialogues avec la DDT et des services

20:04 vétérinaires, d'accord, on a décidé d'arrêter le pleinaire. Donc pour que ça soit plus facile, on a arrêté le bio aussi. La nourriture il reste quasiment inchangé. C'est ça reste quasiment de la nourriture fermière. Pour l'instant, on a rien changé et il m continue à manger pareil sauf que on a plus de label bio. D'accord. C'est vraiment histoire de loi en fait tout simplement qui pour moi était pas applicable et qui réellement aujourd'hui n'a pas à être appliqué en France vu qu'on est indemme de cette maladie. [grognement] Alors, il y a des questions un peu pointues qui débarquent. J'en profite pour les afficher. Après, on continuera. Bonsoir Nicolas. Quel est ton statut sanitaire par rapport à la FCO? On n pas eu la FCO 2025, on n pas eu de passage de FCO. D'accord. Et c'est déjà une chance, heureusement. Ouai. Oui, ça fait beaucoup de mal en 2024 un peu de partout en France mais 2025 a été quand même assez calme au niveau de la FCO. Donc pour l'instant et c'est très bien mais c'est une garantie de plus que là on a des élevages qui sont sains, ça devient de plus en plus rare mais ça fait plaisir de voir qu'il y a encore des élevages où il y a pas ses obligations, il y a pas tous ces problèmes. Donc je voudrais enchaîner avec le la suite qu'on avait prévue, c'est-à-dire expliquer aux gens quelle est aujourd'hui la vie d'un agriculteur, quel est le quotidien, quels sont ses soucis, quelle est la difficulté, qu'est-ce qui fait que le en finalité le la situation est de plus en plus tendue et qu'on en arrive parce que vous êtes aujourd'hui je crois 300 350000. Il y a des alors qu'il y en avait je crois que rien qu'il y a 10 ans, il y en avait beaucoup plus du double je crois. J'ai pas les chiffres mais je sais que ça s'est écroulé ces dernières années en 20 ans depuis les années 2000 jusqu'à aujourd'hui ça s'est

21:55 vraiment écroulé. Je crois que même avant les années 2000 je sais pas si je dis pas de bêtises, j'ai pas les chiffres mais presque 1 million d'agriculteurs et aujourd'hui il y en a plus qu'un tiers de tout ce chiffre et malheureusement c'est pas fini. Au jour d'aujourd'hui, l'agriculture française, c'est très compliqué, vraiment très compliqué financièrement, économique, enfin économiquement, c'est-à-dire au niveau des ventes et psychologiquement, ça le devient aussi de plus en plus dur. faut savoir qu'on est quand même surchargé de papiers et de normes pour rien faire. De la part de l'État, pour moi, mon ressenti personnel, c'est qu'ils ont absolument aucune confiance en nous. Ils cherchent à nous fliquer du matin au soir parce qu'ils veulent absolument avoir la main sur nous et sur tout ce qu'on fait pour être sûr de tout gérer. Donc aujourd'hui l'agriculture c'est chez nous en tout cas c'est deux traites matin, deux traites soir, une traite de chèvre, une traite de vache matin et soir quasiment toute l'année en chèvre.

22:54 On est cette année, on a pas de tari donc on a réussi à faire des lots et à avoir du lait de chèvre toute l'année. Donc c'est minimum 700 trait chèvre et vaches par an. Après, il y a l'alimentation qui prend au moins une heure par jour tous les jours pour les vaches laitières. Les chèvre, c'est du foin, donc c'est plus rapide à faire mais il faut quand même le faire vu que c'est fait à la main, c'est distribué à la main. Et après bah il y a tous les soins, l'hiver c'est plus les soins aux animaux dans les qui sont autour du bâtiment dans les bâtiments, c'est-à-dire leur donner à manger, à boire, voir que tout le monde va bien, les pailler, les nettoyer. Et l'été c'est beaucoup de travaux au champ parce qu'on essaie de produire un maximum d'alimentation sur la ferme. Si non, ça passerait pas financièrement. il faut produire le plus possible pour éviter d'acheter. Donc on produit aujourd'hui toutes nos lusernes sont pour les chèvres principalement en foin.

23:52 Donc là principalement comme je fais moi, c'est qu'on enile toutes nos lusernes avec les prairies permanentes et les prairies temporaires pour les vaches étières. Donc au mois de mai, début mai, on coupe tout. Tout ce qui est coupable, on coupe. On fait des silos pour nourrir les vaches tières. Donc moi, les vaches tières sont nourris à plus de 60 % 70 % d'herbes, un tout petit peu de maïs en silage et après c'est de la céréale. D'accord. Les secondes coupes de luserne et de regain de prairie, si on a de la chance comme cette année d'avoir une année assez pluvieuse, c'est tout 100 % pour les chèvres. Et après, il nous reste les parcelles qui étaient pas fauchables pour eniler qui ont fait du foin pour les génis donc pour les renouvellements des vachettières. à ça on essaye. Donc là maintenant là aujourd'hui j'étais en pleine semi de maïs donc j'ai commencé mes semis de maïs vu qu'il faisait j'ai préféré attendre qu'il fasse suffisamment chaud pour qu'il sorte plus vite. Et derrière on va attaquer les deuxièmes coupes de l'userne. Et dans 3 semaines maximum on attaque les moissons de céréales pour les bêtes.

24:56 D'accord. J'en profite pour afficher quel des questions. Alors, je sais pas trop. Nicolas a fini son point. Non, enfin, vous arrivez à être un petit peu autonome ou vous êtes obligé de En foin, on est autonome depuis 2 3 ans parce qu'on a eu deux belles années de suite, mais sinon depuis notre passage en bio, ça été une catastrophe. On est passé en bio il y a un peu plus de 10 ans maintenant. ça, le passage en bio était très compliqué. On a perdu beaucoup de rendements, beaucoup de stock, on avait plus rien. On a pris 3 années de sécheresse consécutive. Il y a fallu acheter énormément de marchandises, mais vraiment énormément. Donc la réponse à la question, c'est je pense qu' est-ce que j'ai fini mes foins cette année? Non, pas encore. J'en ai fait une bonne partie mais j'ai pas fini. Il me reste vraiment les bricoles à finir. D'accord. Et après, on va attaquer les secondes coupes. Là, les lusernes sont prêtes la semaine prochaine. Donc, on va attaquer les secondes coupes de lusernes.

25:52 D'accord. Et par rapport à ce que vous venez de dire, il y a une question qui a été posée. Vous devoir avoir déjà avoir de la sèche choreste. Non, vous avez eu que de tr années, je crois. On a de la chance ces dernières années, mais oui, sécheresse, ça va avec l'Ardèche. C'est indifférenciable sur le principe. À partir du 15 juin, nous chez nous, c'est cramé. Donc une bonne année de pâure, c'est quand on arrive à dépasser les de mois de pâturage. C'est une très bonne année de pâure pour les vaches. [grognement] Alors je vais répéter parce qu'en fait ça n'arrête pas de ressortir dans la dans le chat. Donc je raffiche la question, on va rerépondre à cette question qui a déjà été posée mais qui va falloir redonner une réponse. A-t-il été vacciné pour la FCO qui a presque qui a été presque obligatoire. Ça pas été obligatoire. On avait pas vacciné. Voilà. Donc son élevage n'est pas vacciné FCO. Je vous ai prévenu je dis les gens sont tétanisés par la vaccination mais autant humaine qu'animale. On considère qu'aujourd'hui le le gouvernement en fait essaie de nous jouer des tours et il y a une sorte de peur qui s'est installée avec ça.

26:55 Donc je vous dis même pour les clients tout ça, tant que vous pouvez échapper à cette ces obligations, faites-le au maximum parce que on a vraiment l'impression que c'est délétaire pour la santé et qui sont en train de déglinguer les animaux en fait avec certains vaccins. D'ailleurs là, il est même sorti des vaccins pour information que sur les ça été confirmé par un spécialiste Jean-Marc Sabastier, je sais pas si vous le connaissez, je l'ai reçu il y a quelques jours et qui nous a confirmé que pour les animaux de compagnie, les chats, les chiens, les chats par exemple, et bien maintenant il faisait des vaccins à R&M avec des d'autres virus trois virus supplémentaires ajoutés à de la R&M. Et il nous expliquait que ça c'était complètement détonnant. Et là, on parle d'animaux de compagnie. On parle de ce ceux qu'on veut prendre le plus de soin, ceux qu'on veut qu'il ait une longue vie, la plus longue possible. et bien en fait, ces ces virus créent des mutations et peuvent au contraire plus être délétaire pour l'animal que s'il n'était pas vacciné. Et c'est le directeur des recherches du CNRS qui vous dit ça.

27:58 D'accord. C'est pas n'importe qui. Donc c'est une et les gens sont en folie. C'est une déjà la RNM standard, ça été problématique mais là il y a l'RNM auto-amplifiant qui va ressortir et cetmit une seule dose qui rentre dans le corps de numé pour que le corps soit déglingué à vie. Et ça c'est vraiment quelque chose et les gens sont hyper avertis là, on a autour de nous que des gens qui sont avertis sur ce sujet et ils sont vraiment centrés pour ça la FCO qui ressort ou que ce soit il y a pas eu de DNC, il y a pas eu de FCO, je répète, c'est la chance qu'il a. Il y a encore des élevages comme ça été le cas il y a pas si longtemps que ça. Il y a un éleveur Michael que les gens doivent se rappeler que nous avons aidé. Aucun vaccin et aucune obligation. Donc ces vaches n'étaient pas, il avait une centaine de vaches, elles n'étaient pas vaccinées. Donc il y a encore des chaptel en France qui ne sont pas vaccinés et que si vous consommez de la viande de vache, si vous connaissez bien votre bouché, la provenance, il est possible encore de manger de la viande qui n'est pas vaccinée. Voilà. Donc pour les fromages de Nicolas et le beurre, vous pouvez faire confiance parce que ça il y a des risques aussi dans le beurre quand c'est vacciné.

29:03 C'est ça qui est terrible dans tout ce qui est produit le lait tout ça, il y a des risques partout. Donc vous pouvez faire confiance. pour l'instant Nicolas, aucun problème de ce côté-là. Et voilà. [rires] Donc on a fait on alors on a fait le point sur votre activité. Ce que je voulais rappeler, vous m'aviez parlé brièvement du cochon, une histoire de tarif, vous étiez en bio mais finalement vous faites plus du bio parce que c'est moins rentable que le standard, je sais plus comment on appelle ça. C'est valable pour à peu près tout ce que je produis malheureusement. le port bio, enfin le port cours en fait au jour d'aujourd'hui chez moi du moins, il reste une fois tout compris, il reste vraiment plus rien, quasiment plus rien. Donc on est en train de d'essayer de se décider. C'est très compliqué à se décider parce qu'on a vraiment débouché pour continuer à vendre de la viande de port bio. Enfin la viande de porte court élevée dans des conditions correcte. Le problème c'est que tout coûte tellement cher à faire que on narrive pas à dégager de la marge quoi. Aujourd'hui sur un cochon, il va nous rester entre 120 et 150 € sur les meilleurs cochons pour payer la nourriture quoi.

30:22 C'est ça. C'est ça. Donc en fait, il reste vraiment que d donc le prix, c'est ça qui est intéressant, le prix général vis-à-vis d'un cochon, il passe à l'abattoir. Déjà, le prix de l'abattoir pour un cochon, abattoir découpe sur des jolis cochons de 120 à 130 kg, c'est minimum aux alentours de 1000 € par cochon. Voilà, 1000 € par cochon. Ensuite, une fois que c'est récupéré, comment ça se passe le cursus après? parce que finalement il vous reste pas grand-chose et ça couvre en fait le but ça serait de pouvoir vendre le cochon, de récupérer une monnaie, déduire l'alimentation qui a été donnée, l'abattage et après l'argent restant, ça serait votre salaire quelque part. Ouais, on en est loin. Voilà, c'est ça, c'est ça que j'aimerais savoir. Donnez-nous un descriptif pour mon On tue de on tue deux cochons tous les 15 jours. On va partir sur deux cochons, ça sera plus simple.

31:19 deux cochons tous les 15 jours, ça nous coûte à 200 à 100 et quelques euros près. C'est entre 1700 et 1900 € de découpe. Voilà, en fonction du poids parce que ça varie vraiment c'est au kilo en fait. Donc c'est en fonction du poids. Sur les plus gros cochons, on arrive à plus de 2000 € de facture. Rien de d'abattage et de découpe. Et il y a grosso modo 2300 à 2500 € de viande vendu. Vendu. Donc il reste pour deux cochons et sur ces admettons allez soyons large 2500. Alors ça va coûter faisons simple 2000 € d'abattage pour des cochons un peu gros. 2500 € de viande vendu. Donc il y a une recette de 500 € entre l'abattage et l'argent qui rentre de l'argent de la viande qui est vendue. C'est ça il faut déduire donc la nourriture de parce que nous c'est des cochons qui rentrent au minimum 9 mois voir 1 an parce qu'on veut pas les pousser trop. Et une viande qui est trop jeune, c'est une viande blanche, c'est une viande qui va couler, qui va rendre beaucoup d'eau et qui sera pas bonne.

32:21 Enfin pas bonne si elle sera bonne mais elle ser elle aura moins de goût si vous voulez. Moi, c'est de la viande de porc qu'on a, c'est plus de la viande rouge que de la viande blanche. Aujourd'hui, aujourd'hui, vu que c'est des ports qui sont quand même relativement âgés par rapport au port industriel, un port industriel, ça doit être aux alentours de 6 maximum 6 mois. Là, nous on est presque sur le double et même sur certains cochons qu'on ané parce que c'est en fonction des naissances. En fait, nous, on a notre débouché et si on a plus de naissance et on mettra plus longtemps à les tuer. Donc, ils seront plus vieux mais on tourne aux alentours d'un an pour faire un cochon. D'accord. Et donc sur ces 500 € qui restent pour deux cochons, comment vous combien vous évaluez la nourriture à peu près? Combien ça vous coûterait comme ça? Là toute de tête, il faut que je trouve une calculette mais on donne minimum de 2 kg par cochon par jour donc sur un an 700 kg. 700 kg à 500 et quelques euros tonnes, presque 600 € tonnes. Donc ça fait 300 un peu plus de 350 € de d'alimentation.

33:21 300 € sur D'accord. Donc pour deux cochons on va dire et ça fait allez on va dire ça fait compter 5 600 € d'alimentation pour deux cochons quoi. D'accord. C'est 300 pour un cochon. Oui à peu près. Ça fait 500 € pour deux cochons. Ouais à peu près. Ouais. Donc là si on arrive à ça c'est si on achetait de l'aliment. Donc là avec si on n'achète que de l'aliment bio comme on faisait jusqu'à maintenant pour engraisser des cochons, il reste rien. Sachant qu'on donne quand même de c'est de l'aliment fermier une très grosse partie tant qu'on a de l'aliment fermier en fait donc de la céréale fermière tant qu'on a de la céréale ça nous coûte quand même moins cher que si on achetait vu que c'est nous qu'on la produit. Donc c'est là-dessus que ça reste un petit peu de la marge mais ça fait pas le même effet, ça fait pas le même travail que l'aliment quoi. Vous êtes obligé de produire la céréale aussi tant qu'on peut. On produit de la céréale. Oui, voilà. Voilà, vous êtes éleveur mais agriculteur quelque part pour alimenter les animaux.

34:17 On essaie de tout produire. Tout ce qu'on produit est à destination des animaux. On vend rien d'autre pour les humains. Tout est transformé sur la ferme et vendu ou donné aux animaux quoi. D'accord. J'en profite pour afficher les certaines questions. Abattage à la ferme envisageable. Est-ce que c'est quelque chose de possible ou strictement impossible? C'est même pas intéressant d'abattre à la ferme. Par contre, découper à la ferme économiquement, ça serait plus qu'intéressant. Sauf que c'est des investissements énormes qui sont pas possibles pour l'instant. D'accord. L'abattage, c'est un petit abattoir qu'on a à côté de chez nous. Les conditions sont correctes. Les animaux, moi ils travaillent, il voyagent entre 25 et 30 minutes. Donc c'est largement tranquille au niveau condition de transport, c'est très bien. Et là-bas, il y a non, il l'abattoir est bien. Donc après, pour moi, l'abattage à la ferme n'a pas d'intérêt chez nous. Tant qu'on a des abattoirs, des petits abattoirs chez nous, il faut les conserver.

35:14 Et après la découpe, la découpe coûte extrêmement cher. C'est ça. C'est ça. Mais en fait, alors c'est si on regarde bien pour deux cochons, donc ça va vous coûter 500 € de nourriture. Donc tout votre travail, il est passé dans la nourriture et dans l'embattage. Voilà. Et le peu qu'on gagne et ça ça couvre les pertes si on a un cochon qui paye qui meurt, si on a des invendus sur un cochon. Parce que ça c'est si on vend tout bien sûr les 2500 €. Donc s'il y a des morceaux qui sont invendus, il faut même qu'on les mange, il faut quand même les déduire aussi. Donc une autre question qui est qui est apparue. Est-ce que les chèvres sortent-elles toute l'année ou est-ce qu'elles sont en bâtiment l'hiver? Elles sont en bâtiment l'hiver. D'accord. Si oui, elles sont nourris comment? Elles sont nourries au foin de luserne. Tout tant qu'elles sont en lactation, c'est que du foin de luserne avec des de la céréale et déconcentré. Et après c'est du foin de prairie pendant la période d'étarissement.

36:09 Ah mais c'est génial. Vous savez ce que c'est vraiment ce qu'apprécient les gens. alors question. Attendez je vous l'affiche. Ça serait pas moins cher en passant par un boucher plutôt qu'une grosse structure. Je sais pas si c'est possible ça. Le problème c'est que là nous avec la structure c'est tout vendu sousvide par deux. Donc prêt à manger, prêt à être posé dans les magasins de producteurs et ainsi de suite. Et ça aujourd'hui c'est plus que le client cherche vraiment ça. Quitte à mettre un peu plus cher sur le produit mais ils veulent pas s'embêter à à charier du de la viande avec dans un papier plein de sang et ainsi de suite. Il faut que ça soit propre, facile à charier. Et nous dans les conditions sanitaires derrière, on n'est pas embêté du moment que la chaîne du froid est respectée. On n pas on a pas de problème de gestion de quoi que ce soit. Donc c'est beaucoup plus simple d'être sous vide et livré en comme ça quoi. D'accord. Et alors il y a des tas de questions mais Roseline qui dit "Pour les méchoui pas de découple, c'est plus intéressant financièrement. Non. Ah les faire à la broche. Non mais ouais mais c'est ça ça c'est pour vous si vous en tuez un pour vous. Mais ouais ou même pour des clients mais rien qu'il faut déjà passer l'abattoire. Donc il faut déjà prendre, je sais pas combien peut coûter l'abattage d'un petit cochon à l'abattoir, mais ça va lui coûter le prix du cochon et après il faut qu'il aille le chercher parce que nous on peut pas aller le chercher pour lui. Donc c'est Ouais, c'est que des cochons jeunes qu'on fait en Michoui. C'est des cochons de plus de 40 kg, ça passe pas.

37:36 Ou après c'est que sur des gros événements quoi. C'est ça. Il faut que ce soit des petits cochons en fait. Ouais. je vais en profiter parce que j'ai vu que ça un petit peu bougé tout à l'heure. On va voir. La cagnotte a déjà un petit peu augmenté. Je vais voir s'il y a encore eu du mouvement. Comme ça, c'est en direct. voilà. Hop, elle a encore augmenté 433 € dans la soirée. C'est vraiment sympa vu le nombre de personnes qui sont présentes et cetera. Donc c'est en train de monter doucement. Je rappelle qu'il faut atteindre 10000 € avant le 15, ça serait parfait. Au 15 maximum, ça serait parfait. Donc c'est voilà, on partage, on en parle autour de nous et comme je disais, s'il y a 1000 personnes qui donnent 10 € c'est réglé. et en 48 he on pourrait arriver au bout de la clagnotte et avoir fini de soutenir Nicolas. Donc je reviens sur le voilà sur l'écran et là je vais rentrer un petit peu dans le sujet. En fait, je voudrais discuter avec vous et expliquer aux gens de votre situation aujourd'hui qu'est-ce qui fait que vous ayez besoin d'une cagnotte, que vous soyez soutenu et que quel est le besoin exactement.

38:41 surtout que c'est limité dans le temps, c'est-à-dire que vous avez une un calendrier à respecter pour ne pas être pénalisé vis-à-vis de cette cagnotte. Donc je vais vous laisser vous exprimer sur cette cagnotte, sachant j'en avais un petit peu parlé, il y a une histoire de procédure de sauvegarde, je pense que vous serez mieux placé que moi pour en parler. Donc n'hésitez pas à expliquer clairement l'histoire et pourquoi aujourd'hui nous avons nous avons décidé de vous soutenir pour remplir cette cagnotte et vous obtenir ces 10000 €. Allez-y. Donc ça commencé il y a 11 ans à peu près. On avait des accords banca avec les banques jusqu'au jour où ils ont décidé que sous 15 jours, 3 semaines, un mois, il fallait tout rembourser les courts termes qu'on avait. C'était absolument pas possible à cette époque-là. Du coup, pour éviter la faillite, on a saisi le tribunal pour passer en sauvegarde. Donc c'est une procédure de sauvegarde, c'est une liquidation judiciaire mais volontaire. C'est-à-dire qu'elle nous protège le temps de rembourser la dette. Donc on prend les dettes globales, on les gèle sur la période que qui sera décidé. Donc nous ça été décidé sur 10 ans. On a gelé les dettes et étalé ça sur 10 ans au niveau du tribunal. Tous les ans, on avait donc 10 % de la dette, celle qui correspondait à 15000 € à régler. Aujourd'hui, on est en dernière année et dans le dernier mois, j'ai c'est la dernière exérance à régler. Du coup, on a réglé 5000 € sur les 15000, il nous reste 10000 € et là vu les conjonctures et les coût des intrins, des gasoiles et ainsi de suite, j'arrive pas à les trouver dans les délais imparties. C'est pour ça que je fais appel à vous.

40:19 Donc la le sol de la procédure de sauvegarde, ça permettra donc il y a des délais bien sûr, même si on récolte tout, tout est réglé avant la fin du mois, il va falloir que avec l'été qui arrive, je pense que d'ici mois de septembre, ça devrait être réglé, dis-moi, j'espère. Oui, il va falloir, ça va me permettre de redevenir une entreprise normale, une et même moi personnellement de redevenir quelqu'un de normal, c'est-à-dire aux yeux normal, aux yeux des banques. Aujourd'hui, quand on est en sauvegarde, on a le droit à rien mais à rien du tout. C'est-à-dire que pas de droit de découvert. Il a fallu qu'on se batte pendant des années pour avoir un chéquier pour pouvoir chéquer professionnel bien sûr. Et ça ouvre vraiment aucune porte. Tout est fermé, verrouillé et dès qu'on va voir des banquiers ou quoi que ce soit, c'est tout fermé. On peut rien faire là. Ça permettra quand même de redonner entre guillemets du de la confiance aux banques et de d'ouvrir les portes à nouveau pour redevenir une exploitation normale. C'est-à-dire à devoir emprunter pour acheter du matériel au lieu de faire du leasing qui nous coûte 10 %.

41:15 Par exemple, on va emprunter pour pouvoir emprunter à 4,5 % au lieu de 10 %. Rien que ça, ça fait une économie tous les jours ou tous les mois qui n'est pas négligeable. Ça permettra de en cas de coup dur de faire un très court terme. Ça permettra en fait de Ouais. de gérer son exploitation différemment comme ou alors différemment non comme tous nos voisins autour c'estàdire que quand il y a vraiment besoin, on peut aller taper aux portes des banques et ils nous écouteront. Voilà. Et personnellement, ça me permettra enfin depuis 16 ans maintenant que je suis installé d'espérer pouvoir faire une maison parce qu'aujourd'hui on est en malgré qu'on est aménagé, on habite en Momyom. C'est-à-dire que on est à 5 dans un mobilum et demi parce qu'on a fait une grande pièce à vivre. Donc voilà, on n pas non plus trop à plein mais on n pas une vraie maison. C'est-à-dire qu'on vit dans une cabane, grosso modo, les enfants sont très bien, ils ont leur chambres, tout va très bien. C'est il y a pas de souci là-dessus mais voilà, c'est pas des conditions qu'il faut que ça dure. Ça dure depuis 7 ans, mais faut que çaut faut pas que ça dure plus longtemps.

42:19 Et oui, c'est ça. C'est un petit peu le ce qui m'avait moi incité à vous aider. C'est parce que là on sort du cadre habituel parce qu'habituellement on rencontre des agriculteurs qui sont endettés, qui ont des découverts, qui sont pris à la gorge. Les banques ne veulent plus les soutenir parce qu'ils sont interdits bancaires. Ils sont à la limite du banqurout. Et là, nous les aidons parce que s'ils ne trouvent pas les fonds nécessaires pour établir un petit peu la situation et c'est des entreprises qui passent en liquidation. Et là vous c'est un petit peu différent. Moi ce qui m'a beaucoup touché, je vais en profiter pour vous afficher. C'est la seule photo que vous aviez mais je vais la présenter. Vous êtes une famille de cinq personnes, donc en couple avec trois enfants. Donc une petite fille toute jeune, j'ai l'impression. Je sais pas quel âge elle a. Elle a 6 ans. 6 ans. Voilà. Avec des enfants, des peut-être ados, un peu plus grands. Donc mon aîné à gauche, il a il aura 16 ans au mois d'octobre. Il est en bac pro agricole. D'accord.

43:14 souhaiterait bien continuer la ferme. À droite, c'est mon deuxè, il a 13 ans. Et la dernière, c'est ma fille, elle a 6 ans. Voilà. Et votre compagne à côté. C'est ça. super. Une belle petite famille. Et moi ce qui m'a touché, le premier point qui m'a touché, mais en fait c'est plus grave que ça. Mais moi, bon, je suis un je suis un idéaliste comme beaucoup me disent, c'est quand vous m'avez annoncé que vous vivez en Mobilom et que parce que vous avez passé 10000 €. Moi, j'ai vu les choses simples pour cette procédure de sauvegarde qui fait que tout est bloqué. C'est-à-dire que si demain pour x raison votre affaire fonctionne et que vous voulez faire un crédit pour financer la construction d'une maison, vous pouvez pas le faire parce que sur le plan bancaire, vous êtes complètement bloqué. Donc quelque part, si on ne trouve pas ces 10000 € pour débloquer la situation du plan de sauvegarde, et bien il monsieur sapé est condamné à vivre dans un mobile home. Et moi c'est ce qui m'avait touché, sachant une famille de cinq personnes qui vivent dans un mobileum et qui produit de la nourriture pour nourrir les Français. Ça c'est quelque chose qui m'a réellement touché et que je me suis dit voilà c'est parce qu'on sélectionne énormément. Il faut pas croire, vous êtes là aujourd'hui avec moi et on fait très attention au cas par cas. Il y a des gens que j'ai refusé parce que ça ne correspondait pas parce que malheureusement ce que nous faisons, ça dépend des gens, des donations.

44:36 Et si vous ne vous inscrivez pas dans un contexte qui convient aux gens, il y aura pas peut-être pas les donations voulues et il y aura pas le résultat voulu. Par exemple, il y a pas longtemps de ça, il y a un agriculteur qui est dans le qui fait du blé mais alors il fait du blé industriel. il m'a contacté, il était en difficulté, il m'a dit "Est-ce que vous pouvez pas me donner un coup de main?" Je dis mais je suis désolé, je peux rien faire pour vous parce que à part le la case sentiment parce que vous êtes en difficulté et que les gens ça va les toucher, ils vont vouloir vous aider. À part ça, vous ne c'est malheureux, mais vous ne correspondez à absolument aucun critère qui fait que les gens ont envie de vous soutenir et de même de pousser votre entreprise. Je sais au jour d'aujourd'hui, on est sur 10000 € pour un plan de sauvegarde mais si vous aurez eu parce que vous êtes en difficulté en liquid limite de la liquidation de quoi que ce soit que c'était un problème de découvert, on aurait peut-être pu créer une cagnotte plus importante comme ça il était le cas pour d'autres agriculteurs pour soutenir parce que vous proposez quelque chose qui est directement pour la population et c'est ce qu'on veut défendre. On veut que ça s'arrête, que les les petites entreprises comme vous elles disparaissent les unes derrière les autres. Nous, on veut stopper ça, on veut vous soutenir. Donc aujourd'hui, comme j'ai dit, c'est une petite cagnotte parce qu'on me reprochait souvent de faire des trop grosses cagnotes. J'ai dis bah là, vous avez la chance d'avoir une petite cagnotte et qui est malgré tout parce que monsieur sapé ne pourra pas construire sa maison, il ne pourra pas vivre dans des conditions décentes. Il ne pourra pas prendre de l'assurance sur son activité. C'est-à-dire que s'il n'atteint pas cette cagnotte et si demain il a il est déjà il peut pas aller dans les découverts, donc je sais pas, je sais que le découvert autorisé jusqu'à une certaine mesure, c'est un petit peu de souplesse. Ça vous permet de taper un peu dedans le temps que ça revienne, ça vous permet de jouer que là il n'a plus tout ça, il est limite de cette liquidation.

46:26 Donc si on rétabl, on a rien du tout là. C'est il y a pas de droit de découvert. Il y a que d' voilà, il y a rien du tout. C'est exactement ça. Donc là en fait vous êtes dans les situations la plus raide. Si vous avez pas l'argent, vous faites rien en fait. C'est exactement ça. C'est-à-dire qu'en fait, on travaille mais en flux tendu, plus que tendu en permanence parce qu'on a aucune souplesse sur quoi que ce soit, ni sur les fournisseurs. Enf enfin grâce aux fournisseurs qui veulent, il y a pas de souci. Mais après dès qu'il y a des dès qu'il y a un grain de sable qui se met en travers, ça crée tout de suite des complications qui peuvent aller très loin. Et ce qu'il faut bien comprendre, c'est qu'une fois que cette procédure de sauvegarde et quelque chose de très important, c'est que c'est la dernière annuité, ça été sur 10 ans et c'est la dernière année. C'est-à-dire que cette année-là, la somme est payée, les 10000 € la procédure de sauvegarde, elle va sauter. C'est bien ça, je me trompe pas. Elle est clôturée après. Et c'est fini, on en parle plus. elle est clôturée et étant donné qu'elle est clôturée, il va retrouver un statut de d'entreprise normale face aux banques et à partir de là, il pourra négocier des crédits, il pourra négocier des financements et cetera. il aura cette souplesse comme tous les agriculteurs qui se portent à peu près normalement. Je dis à peu près normalement parce que je sais que c'est les recettes et les coûts, les charges, c'est de pire en pire. Donc les écartes creusent de plus en plus, les délais se rallongent aussi de plus en plus. Donc c'est sûr que c'est chez tout le monde ça devient compliqué. Peu importe les productions, c'est de plus en plus compliqué chez tout le monde.

47:50 Voilà, j'en profite. Je vois qu'il y a une cagnotte qui une cagnotte moi, une question qui a été posée. Donc de Mamo, une abonnée de ma chaîne qui vous dit "Si vous avez la clientèle physique et les colis, si le boucher est moins cher que l'abattoir, ça ne vaudrait pas le coup de passer outre les emballages sous-vide si vous ne payez pas 1900 € d'abattage Si jamais c'est vrai, c'est une idée en fait, ils essayent de développer une idée. Si on développe une clientèle qui vous achèterait des caissettes, Ouais. colis, des colis de 10 kg par exemple. le fait de passer par un boucher qui vous ferait peut-être un prix plus intéressant et que finalement vous arriveriez alors sur quelques cochons par exemple, pas sur la totalité, mais de d'essayer de générer quelques un petit nombre dans l'année qui permettrait de passer un petit peu par un cursus comme cette idée-là et de générer peut-être une petite recette et de faire des coulis directement au particulier. Est-ce que vous pensez pas que c'est-ce que c'est une bonne idée? penser au c'est une idée qui sera plus économique certainement après et on a quand même le débouché pour ce genre de transformation pour enfin la transformation sous vide parce que nos clients attendent la marchandise aujourd'a aujourd'hui les rayons du magasin de producteur ils sont plus souvent vides que plein d' le problème c'est que si on augmente encore les tarifs ce qui serait la solution au jour d'aujourd'hui on peut encore augmenter les tarifs mais est-ce qu'on aura toujours les clients pour acheter derrière c'est une grande question. Après, il faut quand même se mettre aussi à la place des gens, c'est qu'on peut pas augmenter les prix indéfiniment et que tout le monde a besoin de vivre aussi. Donc certes, c'est [grognement] compliqué mais je sais pas combien vous vendez vos comment ça marche? C'est au kilo.

49:36 Comment ça fonctionne quand vous vendez la ver? Au kilo en fonction de ce qu'on fait. D'accord. Là, en plus, j'ai pas assez préparé mon truc parce que j'étais un peu à la bourde partout, mais on a les grilles et en fonction des coûts en fait de ce qu'on leur demande, on a des prix de vente en face. D'accord. Donc je rappelle à tout le monde que ce soir ce direct que nous faisons, ça fait maintenant 50 minutes qu'on est en ligne et qu'on est en train de papoter, limite on boit le café, c'est exceptionnel pour Nicolas. C'est il prend sur son temps pour être disponible pour présenter pour voilà pour parler de sa cagnotte parce que c'est très important et son activité fait que normalement je sais il y a pas plus tard que peut-être 15 jours en arrière, on avait un agriculteur, je l'interview, il était dans son tracteur en train de travailler. C'est un truc de dingue. Là on a réussi à son mauvais chez nous pour faire ça. [rires] C'est ça. On a réussi à avoir ce timing pour pouvoir faire cette vidéo pour et c'est une première, c'est j'espère que ça plaira aux abonnés.

50:41 C'est la première fois que je présente l'éleveur que dont nous allons prendre en charge la cagnotte. Le premier jour du départ de sa cagnotte. il est présenté, ils ont un visuel, ils vous voient, ils connaissent votre histoire, ils découvrent un peu la situation, ce qu'il en est avec vos propres explications. Je rappelle avant tout que le dossier de Nicolas est passé entre les mains de Jean-Marc, qu'il a regardé ce dossier, qui m'a fait un retour favorable et que c'est pour ça que tout s'est mis en place derrière, qu'aujourd'hui nous en sommes là. Ce n'est pas quelque chose de hasardeux où nous prenons quelqu'un où nous savons pas du tout. Non, c'est qu'il y a un espoir avec son exploitation. Il y a une possibilité de vivre décemment dans son travail. Pour ça, il a besoin aujourd'hui de ce petit coup de pouce et c'est pour ça que c'est très important de réunir cette somme d'argent de 10000 €. Non pas pour remplir les découverts, pour le soulager sur ses finances malgré qu'il en aurait peut-être besoin, mais surtout pour supprimer cette procédure de sauvegarde que si ce n'est pas fait, son entreprise se retrouverait en liquidation. Et je crois que c'est pour à la fin du mois.

51:39 C'est ça la date butoire. C'est ça, c'est fin juin. Après, on a peut-être 10 jours de marge parce qu'avec les étés, l'été qui arrive, c'est jouable. Peut-être 10 jours jusqu'au 10 juillet. Mais là, la priorité absolue, c'est sûr que c'est ça. Au jour d'aujourd'hui, moi la priorité c'est régler ce cette chose là pour qu'on puisse continuer à travailler le reste de l'année, quoi. Voilà. Donc, je réponds Roseline. Oui, c'est bien Frédéric du Cantal. Donc, j'ai fait une émission le soir, toute la soirée dans le tracteur parce qu'il donnait, il rendait service à un agriculteur près de chez lui. Donc, il faisait des heures supplémentaires chez son voisin gratuitement et ça fonctionne comme ça. En fait, il se un chacun quand ils ont besoin, ils se donnent la main, ils s'entraident et ça permet de passer le cap. Alors, c'est des heures pas possibles. Il m'avait dit qu'il travaille jusqu'à 1h du matin et il reprenait le matin à 8h. J'ai dit "Mais vous dormez quand?" je sais que le quotidien dans votre métier en général c'est c'est terrible. Je voudrais d'ailleurs rappeler parce qu'on en avait parlé quand on s'était appelé vos horaires de travail sur la semaine, comment ça fonctionne pour que les gens prennent conscience?

52:40 Moi je suis pas trop matinal donc moi, j'attaque vers 7h30. Mon père est là beaucoup plus tôt parce que c'est lui qui fait la traite des vaches. Lui il est là pour 6h. Par contre après moi le soir à part rentrer pour manger, il y a pas grand-chose qui m'arrête. moi je fais principalement je fais 7h30 9h 9h1515 après je casse la croûte mais comme il faut. Limite je fais un vrai repas et là maintenant que c'est la saison je repars jusqu'au soir jusqu'à 7h30 8h sans manger et je mange pas midi quoi. Quand on part et puis D'accord. D'accord. de 9 10h jusqu'à jusqu'au soir 20h vous êtes au travail. Ouais là je Oui ou oui ça me oui. Ça dérange pas. Et ça c'est ce que je voulais souligner, c'est 7 jours sur 7. Ouais. Sauf le dimanche. J'essaie de faire une sieste de 2h 2h30. Je r le dimanche quand on revient de l'abattoir parce que les cochons c'est le dimanche à l'abattoir. Donc un dimanche sur deux. Quand je reviens, c'est 13h30 facile. Donc là c'est pareil si j'ai ma femme et les gamins, on mange vite fait et si elle est pas là, je vais me coucher jusqu'à 4h et à 4h, je repars.

53:50 Ouais. une sièce qui permet de d'un petit peu se reposer. Donc ce que je voulais souligner, c'est que il n'a pas de vacances comme tous les agriculteurs, il ne peut pas se permettre de se payer en voyage, de partir, de il est obligé de s'occuper de ses animaux. C'est du 7 jours sur 7. Les animaux, c'est tous les jours. Je commence un petit peu à connaître parce que moi je j'ai un petit poulailler où je commence un petit peu à développer. J'essaie de là je suis en train de faire des poussins pour essayer d'avoir un peu d'époules et tous les jours, il faut que ça mange en fait. On peut pas se permettre. Je fais moi, je me lève tous les matins pour leur ouvrir et pour leur apporter à manger et je peux pas me permettre de dire ce matin, j'ai envie de dormir, je m'en occupe pas. Non, dès qu'on est là là-dedans et on est c'est une obligation et encore moi, c'est je suis un amateur. Donc voilà problème des animaux, c'est dès qu'on a des animaux, c'est tout le temps, toute la vie. C'est ça. C'est ça. C'est très bien. C'est une passion. C'est des choses intéressantes à vivre, des fois très compliqué aussi mais par contre ça un prix quoi. Ça ça un prix réellement. Réellement le prix c'est physique.

55:00 Certaines fois c'est psychologique parce que psychologiquement des fois il faut réussir à suivre et à supporter. Ouais mais voilà on y arrive, on essaye. c'est mais enfin franchement c'est exceptionnel. C'est déjà ce qui est sûr c'est qu'il faut que qu'on ait l'amour de ce qu'on fait. Je pense que là il y a beaucoup de passion parce que ça sans ça vous tiendrez pas. Il y a de la passion mais c'est fragile. Il y a la fatigue, les problèmes financiers, c'est très fragile. La passion fait pas tout. Au bout d'un moment ce qui m'a beaucoup coûté pendant des années, bon j'ai réussi à passer le cap et à passer au-dessus, c'était le regard des gens. Le regard et mais le regard sur le métier en lui-même. D'accord. les gens pendant des années et c'est pas tout le monde a le même point de vue mais mon point de vue moi comment je le voyais pendant des années les gens nous ont dénigré et continue encore certaines personnes à nous dénigré c'est-à-dire que on vit des subventions, on a tous des gros tracteurs, on a tout c on a tout ça mais en fait on a pas le choix c'est on est obligé d'avoir du matériel pour travailler et plus les coûts de production enfin plus les prix de vente baissent plus on est obligé d'en faire pour essayer de garder un revenu minimum d'essayer de garder un chiffre d'affair, donc plus on est obligé de s'équiper.

56:14 Donc c'est un cercle vicieux. C'est ça. On essaie de pas y rentrer dedans parce que c'est pas une solution et que moi j'essaie de tirer plus sur la qualité de vie, on va dire à long terme parce queà court terme c'est mort mais sur du long terme ou du moyen terme à essayer d'avoir une qualité de vie un peu plus correcte, avoir un peu plus de temps et ainsi de suite mais c'est compliqué. Il y [grognement] a une question très intéressante, je vous l'affiche. La compagne de Nicolas travaille à la ferme ou à côté? C'est-à-dire dans le privé? Travaille de son côté à la ferme. Donc elle l'exploitante de son côté. D'accord. C'est-à-dire elle fait son sa propre activité dans au sein de la ferme. Non de son côté. Elle a ses terrains, elle a ses animaux, elle est adépendante. D'accord. D'accord. Chacun sa ferme. C'est ça. D'accord. Et je m'y attendais pas. Mais comme quoi et même voyez même les femmes aujourd'hui elles sont éleveuses, agricultristes et mais c'est incroyable en fait. Et comment ça fonctionne? Vous retrouvez une fois la journée finie? Comment ça comment ça marche dans un contexte?

57:23 Quand on peut se croiser, on déjeûne le matin ensemble et après bah quand elle est quand les fois où on mange le midi, on mange ensemble et après c'est le soir. D'accord. D'accord. Et en fait, vous allez sur votre exploitation, elle va sur la sienne et chacun gère son activité. Voilà, chacun gère ses affaires. Après, quand j'ai donné un coup de main, elle me file un coup de main. Quand c'est moi, quand c'est elle qui a besoin, j'y vais et puis voilà. D'accord. D'accord. C'est original. C'est la première fois que j'entends dans une famille d'agriculteurs, que justement chacun est agriculteur et qu'il soit et qu'il ait sa propre activité. C'est le c'est c'est une première. J'étais plus c'est plus vu l'activité qu'elle fait, c'était plus simple de séparer comme ça au départ. D'accord. Et c'est quoi elle fait? Exactement comme l'élevage et qu'un plus des bufflones maintenant rentré quelques bufflon. D'accord. Ah oui, d'accord. D'accord. Donc je vérifie si il n'y avait pas d'autres questions là pour l'instant. Non. Donc je vaisetun qu'on peut discuter.

58:22 C'est le Lebio. Aujourd'hui le Lebio du moins chez Biolet est vendu enfin nous est payé à nous moins cher que le lait conventionnel. C'est-à-dire que aujourd'hui, on a un qualité sûrement sur Pur, du moins, on a un cahier des charges bien plus important que les conventionnels. Et aujourd'hui, on est payé depuis le mois de feu avril, on est payé 90 € au 1000 L moins cher que le blit conventionnel. Le bio est payé moins cher que le conventionnel. C'est ça. C'est on marche sur la tête en fait. Exactement. Et là, le problème aujourd'hui et le problème de fond réellement de fond, ça va être ça. Depuis 4 5 ans, c'est énormément c'est ça. C'est-à-dire qu'on nous avait promis 100 € plus que le conventionnel et là aujourd'hui on se retrouve à - 90. Donc ça fait 190 € 1000 L d'écart pour du lait, c'est énorme. Il nous manque 190 € 1000 L pour que et même à + 100, on était limite sur de la rentabilité parce que le L bio coûte énormément cher à produire. Donc là, c'est très compliqué. C'est pour ça que la transformation nous aide, qu'on essaie de transformer de plus en plus de fromage de en vache, mais le problème de fond du lait bio est très grave.

59:41 Et qu'est-ce qui a causé cette baisse de prix d'après vous? Ils vont pas être contents si je râle trop, mais au jour d'aujourd'hui biolet, c'est le bio partout pour tous. Donc c'est-à-dire qu'ils vont aller récupérer n'importe quel producteur aujourd'hui en bio, peu importe le litrage, ils vont aller le chercher. Donc ils ont des coups de collecte qui sont de aux alentours de 140 € les 1000 L à quelque chose près,. Je m'intéresse plus du tout à leur société. Donc je suis sorti psychologiquement de leur truc histoire que j'arrête de m'énerver. Donc c'est des chiffres que j'ai de mémoire mais on est à 140 € les coups de 1000 L de coût de collecte alors qu'une la conventionnelle ils en tourne entre 40 et entre 30 et 40 € les 1000 L. Donc il y a déjà 100 € d'écart sur cette partie-là qui n'est pas payé au producteur vu que ils achètent pour revendre. Donc et oui c'est un intermédiaire encore. C'est ça. C'est un intermédiaire. Ils achètent pour revendre du coup les 100 € de collecte en plus c'est 100 € en moins pour nous.

1:00:37 plus la conjoncture qui a fait qu'ils ont pris beaucoup de lait à un moment et qu'ils arrivaient pas à l'écouler. Donc ils vendent du lait bio en conventionnel. Donc voilà, c'est Ouais. Ouais. C'est vraiment des différences chez eux et qu'il faut bien que quelqu'un paye la différence. Donc c'est les producteurs qui payent les différences. C'est ça. C'est vraiment compliqué. Je vais en profiter pour afficher la cagnote. On va voir si elle a un petit peu bougé. voilà, ça c'est je très content de vos participations ce soir, c'est génial, elle augmente doucement. Et n'hésitez pas aussi avec les emails si vous souhaitez me contacter sur ma boîte email, si vous souhaitez lui envoyer un chèque ou un virement bancaire, j'ai toutes les infos. Donc vous me contactez, ça passe par moi parce que comme ça je comptabilise tout et je fais le total et chaque jour j'explique un petit peu le total. En fait, chaque jour, pour vous expliquer, je pars sur un thème, je fais une vidéo avec un sujet et au tout début de cette vidéo, à chaque fois, je parle de la cagnotte, de l'agriculteur en cours, je donne le nom, je donne le montant de la cagnotte, le montant à atteindre.

1:01:43 Voilà, j'en parle un petit peu, quelques minutes, après je fais quelques annonces, ça tourne à 90 %, on va dire au sujet de l'agriculture de manière générale. C'est pour ça qu'on est un petit peu sur tout ce qui est vaccin, tout ce qui est santé, tout ce qui est ces sujets-là. On essaie de s'informer au plus possible. J'essaie de transmettre des informations sur ça, sur ces choses-là. Et ces vidéos alimentent justement en plus la chaîne. Ça crée une sorte de solidarité et cette solidarité crée une monétisation qui est chaque mois une grosse partie versée elle aussi aux agriculteurs. Donc en fait, je garde un minimum à vivre et je verse une somme aux agriculteurs et j'ai même des partenaires. D'ailleurs, j'en profite, j'en ai pas parlé jusqu'à maintenant. Il y a Nicolas Bouvier qui est l'un de mes partenaires, journalistes indépendant qui a participé sur la cagnotte cet après-midi. Il a donné 50 € pour montrer l'exemple comme ce que j'essaie de faire moi aussi que comme ce que je fais c'est que en fait de dire aux gens de faire des dons c'est bien mais si moi le premier je ne je n'exerce pas je ne montre pas une participation et bien c'est ça tiendrait pas debout et c'est le fait que je m'implique que j'essaie de de créer le maximum d'argent de proposer le maximum que je peux faire qui inciter les qui incite des gens qui encore c'est difficile parce On a un noyau très solide, bon qui fait vivre tout ce que nous faisons. Mais alors pour motiver des gens extérieurs en leur proposant, mais essayez de vous renseigner, d'ailleurs c'est l'appel que je fais ce soir, essayez de vous impliquer de donner une fois par mois 10 €. Et comme je dis à chaque fois, si 5000 personnes se mettent en tête ce principe se disent "Ah allez, je vais participer" et que ces gens participent de 10 € ça nous fait un potentiel de 50000 € par mois pour aider les agriculteurs qui leur tombent un pépin.

1:03:30 Il y a votre histoire avec justement cette histoire de procédure de sauvegarde avec cet argent manquant que vous n'arrivez pas à trouver. Il y a le prochain agriculteur. Alors lui c'est un contexte un peu compliqué. Ils ont retrouvé une bactérie dans ses fromages et alors donc il a eu une perte assez énorme parce qu'il était obligé de tout faire disparaître et il a pas réussi à redresser la barre. Je sais pas comment il était indemnisé. Enfin ça s'est pas passé super bien et l'engrenage c'est toujours à flu tendu. Donc là il y a des coûts supplémentaires qui lui tombent dessus qui étaient pas prévu. Bah finalement il se trouve à découvert. Il a un manque à gagner. il y a des problèmes, il y a une somme d'argent qui manque et pour que ce soit de à nouveau rentable, équilibré, il faudrait c'est voilà, c'est un autre projet, c'est un autre sujet, mais c'est toujours la même chose. Des agriculteurs qui vont mal, qui se trouvent en difficulté et qui s'effondrent doucement et si la population ne les soutient pas, moi j'en suis convaincu aujourd'hui, mais on va vers la fin de l'agriculture française et tout ce que vous faites, machin tout ça, ça peut aller très vite.

1:04:29 Voilà. etage des agriculteurs aujourd'hui ça peut aller très vite. C'est une chose qui qu'on parle pas mais il y a beaucoup d'agriculteurs, je sais pas le pourcentage mais on doit pas être bien loin des 50 % qui ont plus de 55 ans au jour d'aujourd'hui. Ouais. Et oui. Et oui. Parce que vous êtes assez j'ai pas demandé votre âge mais vous êtes assez jeune quand même. Vous êtes encore un jeune agriculteur. Ouiou j'ai 37 ans pour l'instant. Et 37 ans? Ça va. Vous êtes dans la bonne fourchette. Il y a de l'avenir, on va dire. Il faudra ralentir un peu un moment mais oui pour l'instant. Ouais je pense en en vieillissant obligatoirement une question qui a été posée par Eveline. Il est où Nicolas d'Ardèche? Alors c'est vous l'avez dit en début d'émission mais pour ceux qui sont arrivés un peu plus tard. Donc on est à Colombie Vieux au-dessus de Tournons sur le Nordèche principalement. D'accord. Et vos produits sont trouvables? Alors, les fromages de chèvre, le beurre bio, tout est bio au lait cru sont trouvables. Si vous pouvez référencer encore une fois les lieux où les gens peuvent marché de Lamastre le samedi, le marché de Saint-Félicien le dimanche.

1:05:36 D'accord. Vous êtes tous les samedis et les dimanches, vous êtes à ce marché. Voilà. Enfin, ça sera ma sœur le samedi pour la Mastre et mon père le dimanche à Saint-Félicien. D'accord. Après, on a des Intermarchés principalement dans la vallée du Ron. On a un SuperU au Chellard. On a des biocopes, quelques petites épiceries de plus en plus qui se développent. On a des entreprises, des petits revendeur local qui marche pas trop mal. Et après, on a le magasin de producteur qui se trouve à Couelet. Voilà. D'accord. Bah, ça fait beaucoup quand même. J'en profite pour rafficher avec le petit flyer là, la ferme du roule, c'est le donc c'est votre ferme. Ça c'est un petit peu ce que vous produisez avec le plateau de Noël. Et est-ce que si les gens se rendent sur ce marché, ils arrivent à vous reconnaître? Est-ce que il y a quelque chose qui du moins c'est écrit, la ferme du rôle est écrite sur les sur la form sur le D'accord. sur la banque fraude.

1:06:39 Donc si jamais vous arrivez à vous rendre sur l'un de ces marchés, vous pouvez chercher justement le stand, la ferme du roule et leur acheter les fromages parce que vous savez que ce sont des vaches et des chèvres qui ne sont pas vaccinées. Tout est aucus et c'est vraiment artisanal, traditionnel. Et il y a le beurre aussi sur les marchés, il est proposé ou pas? Quand il y en a, il est proposé. Ouais. D'accord. Ah, c'est pas toute l'année quoi. C'est a là, on a juste un problème de fabrication. On a plus des crémeuses en ce moment. Cette semaine, on a plus des crémeuses. Elle nous a lâché donc le temps de se rééquiper. Mais en temps normal, on a Oui, il y en a toute l'année normalement. D'accord. Peut-être pas unité voulu pour tout le monde, mais on a du beurre toute l'année. D'accord. Et une question toute bête, les fromages, les prix, c'est ça fonctionne à peu près comment? Donc là, j'ai le tarif sous les yeux, donc je vais être obligé de lire. J'ai pas de tête. Grosso modo, la chèvre normale, on a 1,70 €. Les épicés, on est sur du 2,50 et après la vache, on est à 2 € quasiment tout à 2 € sauf les épicé qui sont à 2,50 €.

1:07:42 Voilà. Après, il y a quelques fesselles. Les fesselles sont à 3,30 € en chèvre et les fesselles vaches sont à 3,30 € aussi. Ah une question importante de Paul Corel. Avez-vous une page Facebook qui raconte l'histoire de votre ferme? Qui raconte l'histoire? peut-être pas encore mais la page Facebook existe. Elle est sur la je l'ai mis en pas en lien mais j'ai mis le nom sur la cagnotte. D'accord. Le nom est dans la cagnotte. D'ailleurs, ça serait intéressant si l'adresse la mettre à jour la cagnotte et mettre les liens toutes les adresses de vos réseaux Facebook ou je sais pas si vous avez que Facebook ou vous Non, on a que Facebook pour l'instant. D'accord. que Facebook et que qui soit cliquable, que vous prenez le que les gens puissent le récupérer, le copiercoller, le mettre dans la barre et tomber sur votre adresse et voir un petit peu vos produits, s'informer.

1:08:38 Et je vais essayer de faire ça. Ouais, ça pourrait être intéressant. Donc je Ah, le question technique, le poids des fromages. [rires] Bonne question. Là, comme je disais tout à l'heure en antenne, je fais rarement en fromagerie. J'y vais mais je fabrique très peu. Du coup, j'ai pas les chiffres exactes. Moi, je suis plus sur la production donc alimentation, production que transformation. Mais ce qui est sûr, je remets les photos. Donc on est tous les fromages que l'on voit sur cette image en que les fromages, je parle, on est entre 2 € 2,50 € le fromage. Ah oui oui. La chèvre, on est à 70. Donc la chèvre, si ceux qui connaissent, on est sur du type picodon au niveau taille. taille et poids. Voilà donc ça ressemble du picodon. Donc là, tout ce qui est là, les petits tout ça là, c'est 1,70 € le fromage. Voilà. Là franchement c'est niveau budget c'est franchement je trouve c'est pas cher parce que aller acheter un fromage de chèvre à à Carrefour vous avez à part la bûche là le truc vraiment le plus standard le moins de fromage on peut emballer là soit disdisant sur celllophone là et que c'est fait en usine mais ça vaut 4 5 € facile.

1:09:50 Après là au magasin de producteur il y a leur marge supplémentaire du magasin du coup parce qu'il faut bien quelqu'un donc ça sera un peu plus cher en magasin mais sur les marchés c'est ces tarifs là. Voilà. Donc l'idéal c'est d'acheter sur les marchés donc les deux marchés qui Nicolas a cité. Et oui, j'en profite, c'est pas cher, je les paye plus ici. Voilà. Mais vous m'aviez expliqué que ce que vous il y a comment dire qu' a de la concurrence et que les prix vous pouvez pas mettre n'importe quel prix non plus. C'est ça. On a de la concurrence. Quand on est trop cher, après on arrive plus à vendre avec du local parce qu'on reste quand même à la campagne et les budgets sont quand même limités. les c'est pas le niveau de vie de la ville quoi au niveau des salaires. Du coup, il faut quand même rester au niveau de la clientèle. Ouais. Oui. Donc je voulais revenir reafficher la cagnotte qui est un petit peu augmenté. On est monté à 700 €. Donc là pour aujourd'hui, je pense qu'on a dû dépasser les 1000 € si je dis pas de bêtises.

1:10:55 ah oui, avec l'autre chiffre que j'ai là. Mince, je me suis trompé de grille. Voilà, 240 et 800. Ouais, on a atteint 1000 € pour le premier jour. Et écoutez, ça serait si on peut continuer comme ça tous les jours, ça serait bien. En 10 jours, ça serait réglé. Donc la cagnotte aurait la possibilité de voilà de grimper. Donc on va faire le maximum. Si vous avez encore des questions, n'hésitez pas. Moi, je crois que j'ai à peu près fait le tour. Ouais, moi je peux répondre pour l'instant. S'il y a des questions que je peux répondre, il y a pas de souci. Voilà. je partage en plus pour les personnes, donc pour les chèqus et les virements, vous pouvez me contacter par mail sur agriculture. Protonmail.com. Alors oui, une question que qui a déjà été plus ou moins posée, mais est-ce que Nicolas livre ses fromages en dehors de son lieu de vie? Alors, il est présent sur les marchés avec ses fromages et dans tous les magasins Intermarchés, tout ça qui sont autour de chez lui. Je pense pas que vous faites la livraison.

1:11:54 Vous allez pas jusque là quand même. Non, non, on fait pas de la livraison à domicile. Non. Et même pour les envois, comme on disait tout à l'heure au début, les envois c'est très rare pour des grosses commandes. On le fait pour des clients qui sont à côté qui viennent au magasin passer les commandes mais pour l'instant on fait pas d'envoi. Ça pourra venir. Si les clients si les commandes sont conséquentes, tout est possible. Mais voilà, il y a les frais d'expédation, il y a quand même d'expédition. Voilà, Nicolas qui était par qui est parmi vous. Alors, je le mentionne parce que c'est ce journaliste indépendant avec qui je suis associé qui s'est allié à au mouvement que nous faisons pour soutenir les agriculteurs, qui a participé d'ailleurs aujourd'hui à la cagnotte et d'ailleurs voilà, il a donné un petit peu l'élan à beaucoup de personnes avec Marie Domillère qui va vous envoyer 50 € et j'espère que beaucoup de personnes vont vous soutenir. Courage à vous. Voilà les messages que les gens ont envie de vous dire et ce que je voudrais rajouter sur ça parce que tout à l'heure vous avez mentionné que et bien vous avez l'impression que la profession était rejetée, que vous aviez c cet écart la population mais en fait je pense que vous n'aviez pas le contact avec la bonne population parce qu'aujourd'hui il y a des gens qui cherchent des produits de qualité qui cherchent à soutenir des gens comme vous qui travaillent qui font des choses bien ils savent vos difficultés il ils savent la l'enjeu de l'avenir de notre agriculture et je peux vous dire c'est pas tout le monde mais je peux vous dire qu'il y a une grosse partie de la population française qui vous soutient et qui que j'ai découvert en vieillissant si vous voulez mes débuts en agriculture dans ma jeunesse et j'ai essayé d'être syndiqué comme tout le monde he il y a pas de souci j'ai vu que c'était des syndicats de jeunes on en a profité on a fait quelques manifestations et c'est là que je me suis rendu compte qu'il y a vraiment des gens qui nous détestent réellement on peut veut dire que c'est

1:13:44 des limites de la haine mais en vieillissant en ayant des points de vues différents, on se rend compte oui peut-être mais il y a quand même des restes qui font mal. Il y a certaines phrases qui font mal à entendre. Il y a une marge, je reconnais qu'on peut pas plaire à tout le monde. Moi-même tous les jours, je subis des attaques. Ça m'est arrivé encore même aujourd'hui où toujours dès que ça parle d'argent, vous savez, on fait des cagnotes, tout ça, donc on est dans l'argent. Dès que ça parle d'argent, les il y a toujours des attaques, des gens qui essaient de vous de vous faire du mal, de vous toucher. Ce sur les la sensibilité, tout ça. Donc, on peut pas plaire à tout le monde. Mais aujourd'hui, il y a de plus en plus de gens qui se réveillent et qui cherchent à retrouver une alimentation saine. Là, on est dans des fromages de qualité, on est dans du beurre. vous avez arrêté la crème fâche. Vous m'avez dit, une époque faisait la crème fâche. On en fait encore un peu mais très peu. D'accord. très peu. Donc c'est peut-être possible avec un peu de chance de trouver de la crème fraîche. Je dirais ça dépendra [raclement de gorge] plus des périodes.

1:14:39 En hiver, ça sera beaucoup plus facile parce que c'est déjà c'est plus facile, c'est plus régulier, le lait est beaucoup plus régulier, plus facile à écrémer et le goût est surtout tout le temps le même. Là avec les mises à l'herbe, en fonction de ce qu'elle mange, les goûts changent vachement. Du coup, c'est pour ça c'est plus simple aussi comme ça. D'accord. Mais voilà, les gens cherchent mais que ce soit sur tous les points, ils cherchent des légumes de qualité, ils cherchent des produits vrais. vous Oui, vous le porc vous faites de la viande mais pour le reste vous faites pas de viande. C'est pas J'ai arrêté le de découper de la viande de vache. Ouais, parce que la viande de vache, il me restait trop de morceaux indésirables et du coup, on rentrait pas du tout dans nos frais, quoi. C'était pas rentable. D'accord. pas suffisamment pour que ça vaille le coup. En plus la viande a augmenté à la vente au bouché. Enfin pas au bouché mais au marchand de bestiaux. Du coup là ça vaut vraiment plus le coup parce que la découpe est tellement chère que ça vaut vraiment plus le coup de s'enverter la Oui. Paraît que la vache le prix de la vache augmenté que c'est par rapport à il y a 20 ans. Oui oui. En 2008 on était payé aux alentours d' 1 € 1,50 € du kilo de carcasse et aujourd'hui on est plus près des 5,50 €.

1:15:50 D'accord. pour de la vache laitière. La vache la bonne vache à viande c'est plus cher que ça. Mais moi je parle en vache la tière de réforme c'est c'était à peu près ça. Le plus bas que j'ai eu vu, ça devait être aux alentours d' 1,20 € 1,50 € et là vous savez que vous vendez une vache pour 300 400 € ça vaut pas le coup quoi. Elle serait morte, ça aurait presque gagné de l'argent quoi. Et oui, c'est pas rentable. C'est terrible mais c'est ça devient pas rentable. C'était pas rentable. Là, la viande a rattrapé mais le problème c'est que le veau a monté aussi. Donc nous on fait du veau de lait, ça on en a pas discuté. On fait du veau de lait en découpe. Donc pareil pour le magasin de producteur et puis les marchés, on fait pas de autre chose. Et là les veau de lait, ça devient limite par rentable aussi parce que la vente du veau à un mois est tellement augmenté parce qu'il y a manqué que le prix en fait il est trop le prix de départ est déjà trop. On le vendrait, on le vendrait à 3 semaines, ça serait plus rentable que de l'engraisser 4 mois, 5 mois.

1:16:49 D'accord. Donc au jour d'aujourd'hui, vous proposez du veau encore. Oui, on a du veau. Oui, j'avais oublié mais il y a du veau. Du veau, du port. À la ferme, il y a du veau et au magasin, il y a du veau et du port. D'accord. Les gens peuvent venir acheter à la ferme. Oui. Ceux qui veulent se déplacer, ils peuvent. Oui. D'accord. venir vous voir à la fin pour vous acheter le leur fromage. Vous avez pas de boutique. C'est on a une petite boutique. C'est ouvert tous les matins, sauf le dimanche matin. dimanche matin, c'est ouvert mais de temps jusquand on est pour transformer. D'accord. Tous les jours de la semaine, sauf le dimanche, le matin, c'est ouvert principalement de 9h30, 10h jusqu'à midi quoi. D'accord. Et tous vos produits se trouvent s'y trouvent quasiment. Quand on les a, ils sont là quoi. D'accord. Donc vous n'hésiterez pas si jamais vous êtes un petit peu de sa région. Si vous voulez avoir l'adresse, vous pourrez me contacter, je communiquerai son adresse si parce qu'il y a des gens, vous savez même qu'il faut faire un peu des kilomètres rien que pour la balade, faut découvrir quelque chose pour aller acheter des produits un petit peu authentiques, tout ça. Bah, il y a des gens qui sont prêts à faire un peu de kilomètres. Donc voilà, découvrir votre exploitation, ce que vous faites, les produits, ça peut intéresser du monde.

1:17:57 C'est pour ça que j'en parle aussi. Les routes d'Ardèche sont très touristiques, vous pouvez venir, c'est pas de souci. [rires] voilà, en plus donc écoutez, si vous avez des dernières questions, des sujets, on va en profiter. Je pense qu'on a à peu près fait le tour de Bon, on est au courant de tout ce que vous faites. Donc vache, laitière, les veau, les cochons. Les cochons, vous savez pas trop où vous allez. Si c'est en surc pour l'instant, on va tuer ce qui nous reste et je sais pas ce qu'on va faire. J'ai je sais toujours pas d'aujourd'hui ce qu'on va faire. Ouais, c'est possible éventuellement parce que ça ne fonctionne pas que vous arrêtiez de faire du cochon. Ça m'embêterait mais si c'est pour faire pour rien, on arrêtera. Mais oui, voyez comme quoi aujourd'hui j'étais parti il y a une petite dizaine d'années dans l'optique de pouvoir nourrir tout le monde. Enfin, nourrir tout le monde entre guillemets.

1:18:53 Donc on avait fait c'est pour ça qu'on avait du cochon, qu'on avait du veau, que je découpais du bœuf parce que je voulais vraiment avoir un large choix pour pouvoir nourrir les gens. On s'est mis à faire des patates pendant 3 4 ans 5 ans et on a été obligé d'arrêter parce que à la fin on arrivait les patates en bio, c'est très compliqué à conserver et en plus les gens ne les achètent pas. Ah d'accord. On avait pas du tout le déboucher voulu. Donc on en jetait presque la moitié de la production donc on a carrément arrêté d'en produire. D'accord. Et ouais. Donc du coup là, vous êtes spécialisé vraiment dans les catégories qu'on a décrit. Pour l'instant, on est dans les animaux. Ouais. Ouais. Ouais. Et sachant que le cochon, c'est à voir avec le temps si parce que c'est vrai que j'ai entendu dernièrement que le cochon était très bas. Le prix du cochon en ce moment en conventionnel, il a toujours été très bas. C'est une filière qui est sous perfusion depuis beaucoup trop de temps pour eux.

1:19:48 C'est un travail compliqué qu'il faudrait qu'il soit rémunéré correctement mais il faut de la viande pas chère pour nourrir la France et ils se servent de pour nourrir la France. Mais c'est terrible parce que là ça pour tirer les prix aussi bar et il faut ça va pousser à donner de la mauvaise alimentation la moins cher possible. Enfin tout. Et puis là, on parle en plus de centimes,. C'est même pas de d'euros qu'on parle, c'est de centimes pour sortir les agriculteurs de la des problèmes. Parce que sur le volume qui sont capables de produire les éleveurs de porc, c'est vraiment quelques centimes supplémentaires au kilo que le producteur se que le consommateur se rendra même pas compte qu'il le paye. Mais ils veulent pas les mettre. C'est comme pour le lait. Le lait il nous rajouterait 100 € au 1000 L, c'est que 10 centimes. Et 10 centimes sur une brique de lait, personne le verra passer s'ils font pas 3 au milieu pour pouvoir gar surfaces pour gagner plus. Donc c'est quelques centimes que tout le monde, je pense est prêt à mettre mais que les intermédiaires et les et les transformateurs ne veulent pas repercuter au producteur.

1:20:50 D'accord. [grognement] J'en profite pour afficher un petit peu les messages. Bon, il y a beaucoup de personnes qui ont été sensibilisées. Donc j'espère je croise les doigts que ça va bien fonctionner. Donc écoutez, ça fait quand même 1h20 direct. On a eu beaucoup d'informations. On a fait le tour de votre situation. Alors, j'affiche une dernière fois la cagnotte. J'aurais aimé que qu'elle augmente. Bon, elle a encore un petit peu augmenté. ce soir, ça pas mal fonctionné. Ça pas mal marché quand même elle a bien augmenté. Donc en totalité, voilà, nous sommes sur les 1000 € à peu près avec les promesses de don tout ça qui vont continuer à arriver. Donc je rappelle que n'hésitez pas à me contacter sur mon adresse email pour envoyer un chèque ou le virement bancaire. Je vous donnerai ses coordonnées et nous espérons il faut que nous y arrivons coûte que coûte à remplir cette cagnotte avant le 15 pour être à jour dans notre dans les comment dire on va dire les l'organisation que nous sommes fait.

1:21:54 Donc nous avons 15 jours, c'est le premier jour aujourd'hui, nous avons 15 jours pour remplir cette cagnotte. Et l'enjeu qui est très important, je le rappelle encore ici, c'est la procédure de sauvegarde qui pourra être qui pourra sauter, qui pourra être clôturée et à partir de là, il retrouvera une vie décente. Donc ils pourront se permettre de faire des crédits, d'avoir un rapport normal avec les banques. Ce qui fait que s'ils ont besoin de financement pour l'entreprise, ils pourront jouer sur ça, ils pourront avoir des découverts. Et si demain ils ont la capacité de se construire une maison et de sortir de ce logement pour cinq personnes quand même un couple avec trois enfants, et bien ça sera ils auront cette possibilité. Tant qu'ils sont dans cette procédure de sauvegarde, ils sont complètement bloqués. Et si cette procédure de sauvegarde ne saute pas, là c'est la liquidation. Donc c'est une entreprise qui ferme. Je dis clairement, on peut pas faire plus simple que ça. Donc s'il n'a pas la somme et surtout que c'est la dernière année, la dernière année. Donc là les 9 premières années ont été payées, c'était sur 10 ans, on arrive sur la 10e année. S'il n'a pas la totalité de la somme pour le régler que il puisse sortir de cette procédure et bien malheureusement son entreprise devrait se retrouver en liquidation et tout le effort tout le travail qui était fait aujourd'hui bah serait réduit en néant. Voilà un petit peu la situation et voilà pourquoi nous avons décidé de prendre en chance cette cagnotte et de faire le maximum pour la soutenir et on va tout faire.

1:23:15 Voilà, on va tout faire pour qu'elle soit complète parce que si on y arrivera pas, ça sera un échec pour nous et ça sera surtout une catastrophe pour vous. Et ça à ça voilà, on va se battre, on va tout faire. Moi, j'ai des contacts, je vais essayer de contacter les maximum de personnes autour de moi qui peuvent soutenir cette cagnotte. Et je vous propose à tous les abonnés, tous ceux qui sont présents ce soir donc de partager la cagnotte au maximum autour de vous, de partager l'info et d'inciter des personnes même dans votre entourage, dans votre vie de tous les jours, votre voisin vous tape à la porte dit voilà, il y a un agriculteur qui risque de perdre si cette procédure n'est pas clôturée. Il peut potentiellement perdre son exploitation. Donc il faudrait participer si vous pouvez donner un petit quelque chose à partir de 10 € c'est même pas un McDo 10 € donc c'est pas grand-chose et ça permettra de sauver une ferme de plus parce que je dis de plus parce qu'on nous avons commencé depuis janvier, ça fait des mois que nous procédons et là vous êtes je sais pas le 7e 8e ou 9e peut-être agriculteur que nous avons aidé. Nous avons réussi à tous les aider jusqu'au but, sauf le précédent du mois dernier parce qu'il fallait une cagnotte énorme de 50000 €. Donc on a atteint 20 22500 € ce le mois dernier. Donc on reprendra sa cagnotte en fait en juillet parce que il y avait un petit peu l'obligation aujourd'hui de s'occuper de votre cagnotte qui est très importante à cause des délais de la procédure de sauvegarde. Et en plus il y a un deè deuxième agriculteur, une petite cagnotte qui succédera à la vôtre et donc ça fera deux petites cagnottes d'agriculteur pour ce mois-ci et normalement si tout va bien on devrait arriver à les compléter. Donc c'est vraiment voilà, là je fais vraiment appel à vous tous parce que cette cagnotte est importante dans ce sens où il y a le risque qu'une ferme disparaisse, une nouvelle ferme

1:25:05 supplémentaire disparaisse si on ne réunit pas les fonds pour stopper cette procédure de sauvegarde qui est sur la fin, c'est la dernière annuité, après c'est terminé, il retrouve un mode de vie normal, il n'aura plus qu'à travailler pour espérer rester à l'équilibre et survivre. Bon, j'espère pas que vous faisiez appel à nous, mais si un jour vous avez une grosse difficulté, comme ça arrive à certains, si voilà si on peut vous aider, on y réfléchira, on essaiera de faire le maximum. Et en fait, vous êtes des milliers aujourd'hui, je vous dis des dizaines de personnes qui nous contactent de temps en temps qui nous disent voilà tel problème, on a ces difficultés en fait c'est une activité vraiment en grande difficulté aujourd'hui. Donc voilà, on fait le maximum, on fait ce qu'on peut. J'espère que pour vous franchement pour moi ça devrait très bien marcher. Donc j'espère que ça va vraiment bien marcher. Je compte sur vous tous. On va faire le maximum moi-même de je sais pas demain ou après-demain, je pourrais vous reverser les fonds typiques que je dois recevoir. J'attends de qu'il me tombe et ça ça pourra traverser. Ça sera directement sur le compte bancaire, ça sera par virement et tout sera noté. Et en f total, il faut atteindre avant le 15 le 10000 € pour cette cagnotte.

1:26:18 Voilà. si vous souhaitez dire un mot de la fin, n'hésitez pas. Je vous donne la parole pour dire ce que vous passe pas, tout ce que vous avez en dire. C'est le moment. Bon, je voulais remercier déjà toutes les personnes qui ont été présentes ce soir, les personnes qui ont déjà donné parce que je savais pas à quoi m'attendre quand on quand je vous ai contacté. Donc pour moi, ça été une grosse première de faire un direct. Ouais. La seule fois où je m'étais mis devant une caméra, c'était pour une réunion, donc c'était compliqué pour moi. Mais finalement, ça se passe très bien. Donc Oui, c'est un peu un échange où on discute, on est presque entre amis. c'est détendu, c'est ça qui est bien. c'est surprenant au début, c'est surprenant au début. Voilà, on s'y fait, on s'y fait et voilà, ça se fait facilement. Dernière petite chose, du coup, on avait réfléchi depuis quand parce qu'on se posait la question depuis quand la ferme existait.

1:27:16 On a posé la question à mon grand-père qui était déjà exploitant et même lui ne se souvient pas. Donc depuis sûrement toujours on est exploitant agricole. Et oui, de père en fils en fait, c'est une exploitation familiale. C'est ça. D'accord. Toujours et ça fait génération qu'on est ici. Donc voilà. Le père de votre père était déjà sur l'exploitation. C'est ça. D'accord. Et précédemment sans doute et en fait vous avez pas remonté jusqu'au passé quoi. Mais après, je pense que ça toujours été comme ça vu le secteur qu'on est du secteur agricole donc ça toujours été comme ça je pense. C'est ça. De transmission dans les familles et c'est un c'est quelque chose qu'on ne veut pas perdre. Voilà. Je comprends pourquoi vous avez le cœur à l'ouvrage, pourquoi vous voulez vous battre parce que voilà, c'est quand même un héritage et perdre ça, ça serait quelque chose de terrible. Je psychologiquement, ça serait compliqué.

1:28:12 Ouais, je comprends très bien. Et vous savez que vous êtes soutenu parce que là, il y a des gens qui sont présents ce soir, mais il y a beaucoup de gens qui ne peuvent pas voir ce soir. Donc, ils vont voir un replay à partir de demain cette vidéo. Donc toute cette soirée que qui que nous avons échangé, elle va être vue, j'espère par le plus grand nombre. Alors, il y a beaucoup de curieux qui se sont dit un nouvel agriculteur, on le connaît pas, on va voir sa tête. Donc, c'est un petit peu l'effet curiosité qui va apporter le plus de monde possible. Donc j'espère partager même le lien de la vidéo au maximum pour que les gens puissent se contacter. Alors là, il y a une très bonne question qui vient d'apparaître. Comment Nicolas a eu le contact de liberté de conscience? Je sais pas si vous êtes pas passé par Sébastien, c'est un ami d'une amie qui a donné mes coordonnées, enfin qui a donné mes coordonnées d'acord. Et moi, j'ai des petits soucis avec les noms. Donc je sais pas qui c'est que j'ai eu au début au téléphone. D'accord. parce que je sais que le votre dossier, il est tombé entre les mains de Jean-Marc et c'est quand voilà et c'est quand Jean-Marc a eu le dossier mais c'est peut-être une abonnée qui a contacté Jean-Marc et qui a donné l'adresse. C'est largement possible comme ça. Voilà. Donc vous voyez maintenant c'est le la communication même je sais pas n'importe où vous habitez si près de chez vous et il y a un agriculteur qui a des difficultés vous pouvez lui parler de la chaîne, vous pouvez lui parler du groupe, vous pouvez parce qu'on est un vous savez on est un groupe d'une dizaine de chaînes associées. Là, moi je tout seul je suis seul à vous parler ce soir vis-à-vis de ma chaîne, mais on a hou neuf autres chaînes associées dont Nicolas Bouvier qui est passé tout à l'heure et d'autres chaînes qui sont toutes reliées entre elles et qui participont pour cet effort. C'est-à-dire que là le live, ils vont les partager sur leur chaîne, ils vont en parler pour que leur abonnés soit au courant de ce qui se passe et on essaie de créer une immense toile d'araignée de tisser des liens entre les

1:30:02 gens. Et c'est ça, c'est cette solidarité qu'on essaie qui va prendre. Et l'enjeu est énorme, c'est la notre souveraineté alimentaire. En fait, la France a tout perdu. On a perdu l'industrie, on a perdu tout, on a plus rien en France. Il nous reste encore un petit peu l'alimentaire, un petit peu. Donc si on perd ça, c'est terminé. la France, il y a beaucoup de choses à faire sur l'alimentation, mais il faudrait qu'on soit un minimum aidé quand même par les services de l'État et qui nous fasse un tout petit peu plus confiance et qui nous donne les moyens de vivre, juste tout simplement de vivre parce qu'aujourd'hui l'agriculture tout le monde pourrait embaucher au moins un salarié minimum si on avait les moyens de le faire est tous en surcharge de travail, on aurait tous possibilité de faire travailler du monde. On fait déjà travailler beaucoup de personnes indirectement. C'est la chaîne d'alimentation agricole autant au niveau matériel, mécanisation que tout le monde, toutes les quotisans aim ça parce qu'aujourd'hui tout le monde quand ils allaient aimer ça, c'est nous qu'on les paye. C'est l'agriculture qui les paye et on fait travailler quand même beaucoup de monde et ça pourrait être bien mieux si on nous donnait les moyens financiers de faire vivre nos produits tout simplement. On demande pas des aides, on demande rien. Moi personnellement, je demande pas d'aide.

1:31:17 Je demanderai au niveau de l'État certainement plus enfin je demande de l'aide aujourd'hui mais pas d'aide financière de l'État les prime pack et ainsi de suite. Si mes produits était payé le juste prix on aurait pas besoin de tout ça. Donc la seule chose [raclement de gorge] qu'il faudrait c'est que l'argent arrive du bon côté c'est-à-dire que ça soit nos produits qui nous permettent de vivre et non des perfusions d'état de l'Europe pour pouvoir nous maintenir en vie et surtout nous faire terre pour que tout se passe bien pour eux et que tout aille bien dans le meilleur des mondes pour eux. Vous savez, je vais vous dire je vous ai dit hors antenne que j'étais ou peut-être en antenne, je sais plus que j'étais un idéaliste et moi j'ai la prétention de développer quelque chose. C'est-à-dire que faire prendre conscience au public que l'agriculture c'est limite quelque chose de sacré. Et je vous dis que là tous ceux qui sont présents ce soir dans le direct, j'ai 162 personnes, on est monté à 190 personnes tout à l'heure, c'est des gens qui en ont conscience et que si on sera assez intelligent, il suffirait de quelques je donne un exemple, on est 68 millions d'habitants en France. 68 millions, c'est un chiffre gigantesque. Vous prenez ne serait-ce que 100000 personnes, c'est rien. 100000 personnes sur 68 millions d'habitants, c'est rien. 100000 personnes qui ont leur petit billet de 10 € dans la main qui disent "Moi, demain, je veux être actionnaire de l'agriculture française."

1:32:37 C'est-à-dire qu'on va me proposer des aides, des idées, des financements, des choses à faire et si ça m'intéresse, je vais donner mes 10 € et qu'il y a 100000 personnes qui sont prêtes à faire ça tous les mois. Ça engendrerait en fait une sorte de communauté qui serait capable de déverser 1 million d'euros par mois. C'est rien 100000 personnes. C'est ce que j'essaie de créer là. Là je parle de 5000 personnes pour avoir 50000 € par mois mais rendez compte à 100000 personnes qui ont 10 € et je vous dis que j'ai des donateurs qui donnent 500 1000 €. Il y a des gens qui ont vu déjà vu des dons de 2000 €. C'est rare mais ça arrive. Donc il y a des gens qui ont plus que 10 € dans la main. Et en fait si les Français se réveillent et qu' se disent l'État, on veut plus entendre parler de l'État. On s'en fout l'État, on le laisse où il est. Ça m'intéresse pas l'État. Moi ce qui m'intéresse, c'est les agriculteurs. Moi tous les mois, je suis prêt à jeter 10 € pour aider les agriculteurs. Si 100000 personnes font ça, on prend le pouvoir de l'agriculture en France.

1:33:34 Et il y a une autre chose qui serait intéressante si je peux me permettre, ça serait de développer entre guillemets, je sais pas si les termes seront bons, mais des banques populaires. C'est-à-dire que des banques, moi j'aurais besoin d'un financement sans parler de don mais rien que déjà de financement. On ne trouve pas de financement autre que les banques au jour d'aujourd'hui. Des financements participatif si c'est ça peut du financement participatifement mais qu'on ait des structures ou des choses à qui s'adressait réellement. Moi qui me qui connaissait pas ce genre de chos avant maintenant ça manque parce que je peux pas avoir accès aux banques correctement. Le peu de près que je suis autorisé à faire c'est du leasing pour du matériel. Ça me coûte minimum 10 %. Donc c'est ça aide pas non plus. Donc c'est si s'il arrivait à se monter des choses comme ça pour du prêt d'argent qui soit accessible facilement aux exploitants, ça serait intéressant et ça pourrait aider vraiment beaucoup de personnes. Ce que je peux vous dire ce soir, c'est qu'il y a une évolution dans les mentalités. Les gens sont en train de comprendre qu'on nous empoisonne, que tout ce que nous achetons dans les supermarchés, tout ce qui sort de la grosse industrie là, c'est des produits transformés. C'est des produits encore, je vous raconte pas, j'ai publié des dizaines de vidéos avec des saletés dans la nourriture.

1:34:51 Le je donnais un simple exemple, sinon là, on pourrait repartir pour 2h. Quand vous achetez du sel au supermarché, le sel de mer, la baleine pour ne citer que cette marque qui est hyper connue, que tout le monde achète, tout le monde connaît, dedans, il y a un antiaglomérant dans la baleine. Cet antiaglomérant, il est toxique pour le corps humain. C'est ce qui fait qu'il est hyper fluide, que quand on le verse, ça coule. C'est génial. Mais ça c'est quelque chose de négatif. Mais pour le corps humain, mais pour les lois européennes, le taux est tellement bas que c'est acceptable. Et en fait, on a ça dans le sel, on a ça dans l'huile, on a ça dans le beurre, on a ça dans les yaourts, on a ça dans les produits transformés, on a tout ce qui se trouve dans les supermarchés. Vous avez un produit qui est délétaire pour la santé qui se trouve dedans. Et quand vous faites le plein du chariot que vous remplissez pour de 300 € de course pour les 15 jours qui viennent, tous les jours, vous prenez une petite dose de poison qui est là pour vous détruire la santé. Après, on s'étonne aujourd'hui que il y a des les cas de cancer explosent, que les gens, les santé, les diabètes, les tous ces trucs-là, ça explose parce que ils sont en train de détruire notre alimentation, notre santé avec tout ça. Et le but c'est que c'est en deux temps. Premier temps, il nous tue avec les supermarchés et deuxième temps, il y a Big Pharma qui nous récupère, qui nous fait avaler des péules tous les jours. C'est que de l'économie,. pour nous maintenir dans une santé à peu près dépendante du médicament. Ce qui fait qu'on s'empoisonne avec la nourriture et on se rattrape avec le médicament de Big Pharma. Ça fait un cycle complet, ces gens-là se gagnent des milliards et nous on est végétatif, on vit avec la maladie, on vit vo voilà l'avenir du monde, l'avenir de la France si on suit cette logique. C'est tout de dingue. Et mais c'est pour ça que les gens ont pris conscience et qu'aujourd'hui nous prétendons la plus belle cagnotte, je vais vous le dire, la plus belle cagnotte que nous

1:36:41 avons monté, c'était Christopher, 43000 €. Et nous avons réussi à monter des cagnotes et à faire un don de 43000 € un éleveur de d'ovin qui s'était fait voler justement ces encore notre cas différent. Il s'était fait voler des dizaines et des centaines jusqu'à ce que ça lui coûte un préjudice. Donc il fallait remplacer le bah le manque à gagner plus le matériel pour protéger tout ça pour plus que ça rearrive. Ça coûté un budget. On a atteint des sommes comme ça parce que les gens ont pris conscience qu'aujourd'hui il fallait sauver l'agriculture parce que c'est le la santé de chacun de nous qui est en jeu. Moi si je me bats aujourd'hui que je suis là à faire ce direct avec vous, c'est parce que j'ai conscience de ça. Si tous les abonnés sont là, c'est parce qu'ils ont conscience de ça. Et s'ils vous font don, c'est parce qu'ils espèrent et ne plus manger ses fromages, retrouver les fromages près de chez eux parce que vous êtes localisé quelque part, vous pourrez pas servir toute la France. Mais des gens comme vous, il y en a un petit peu partout dans la France et le but c'est d'aider tout le maximum d'agriculteurs un petit peu dispersés dans la France et que tout le monde puisse trouver son fromage, puisse trouver du bon pain, puisse trouver enfin tout et n'importe quoi. La la base d'une alimentation saine. C'est notre combat d'aujourd'hui.

1:37:55 Donc voilà, c'est un enjeu important. Comme je vous ai dit, c'est idéaliste mais je pense que si les Français se réveillent, qui se mettent à la tâche, je pense que c'est possible. Je pense que demain on peut réunir 100000 personnes qui sont capables de donner 10 € par mois. Sachant que moi je donne beaucoup plus. Moi 10 € pour moi c'est minimum 200 € que je donne tous les mois. Si c'est pas 500 600 dès que j'ai dès j'ai l'argent qui rentre, je fais mes calculs et j'essaie de donner le maximum. C'est ce qui fait la notoriété de du mouvement que nous faisons. Donc si beaucoup de gens percutent ça, ça rendre compte. Si on a un potentiel pareil, même si dans un an ou deux vous revenez, vous dites "Il m'arrive un pépin tard, j'ai un trou de 20000 € je vais pas m'en sortir." Mais si on brasse 1 million d'euros par mois, mais c'est pas un problème. C'est ça, [rires] c'est ça le calcul. Et bien sûr, ce que vous avez dit, peut-être fort une sorte de banque citoyenne de quelque chose qui peut pourrait permettre des prêts, des facilités de paiement, des choses comme ça, ça sera développé. Mais là, il faudrait que j'en parle avec Jean-Marc, notre associé justement qui s'occupe de tout ce qui est financier, tout ça. Si ce genre de projet est faisable, si c'est si ça peut être créé par un, je sais pas, une association, quelque chose comme ça, je sais pas, il faudrait réfléchir mais ça serait une très bonne idée. Oui, moi je pense ça aiderait beaucoup de monde et en plus ça aiderait surtout les exploitants à passer le cap parce que là un don, c'est un don mais c'est quand même on se sent quand même redevable de quelque chose. Alors qu'un prêt, on le rembourse. Il y a des intérêts, tout le monde c'est quand même plus logique dans la façon de faire et ça permet aussi aux personnes qui ont prêté l'argent, peut-être que pour ell c'est un don, mais ça permet de aider quelqu'un d'autre derrière une fois que la somme est remboursée.

1:39:30 D'accord. Mais vous savez aujourd'hui en terme de redevabilité, les gens ils vous demandent qu'une chose, c'est de continuer à exercer le plus longtemps possible. C'est tout ce que les gens vous demandent, c'est pas comme ça que je le vois. Oui, mais tout ce qui se passe aujourd'hui là la je vous l'ai dit la cagnotte, mais je vous le dis, je sais exactement de quoi je parle. Voilà, elle est à 733 € aujourd'hui. Vous avez pris 733 dans la journée 1000 € avec l'échec et tout ça qui est même plus de 1000 € peut-être parce que les gens savent ce que vous produisez et veulent que vous continuez à le produire. Il faut que vous continuez à servir la population. le projet c'est ça, c'est pas plus bête que ça. Donc quelque part, c'est votre engagement à vous battre pour l'avenir, qui fait que qui fera la réussite de ce projet tout simplement. Voilà. [rires] Donc et écoutez, on a fait le tour, on vous a beaucoup retenu 1h40, je pensais pas qu'on durait autant. Je me suis dit si on arrive 1h et demi, ça sera déjà très bien.

1:40:29 Mais ça passe vite quand on discute. Voilà, quand on discute et que les bonnes zones, les bonnes idées, les bons sujets avec les gens et que c'est quelque chose qui porte qui peut donner des idées à voilà comme les gens me disent à voir avec Jean-Marc tout ça. Voilà, c'est là il y a des idées que on va discuter, on va essayer de développer de pousser quoi. Mais franchement une banque solidaire, pourquoi pasin pourquoi pas? Mais ça ça serait pas impossible une banque où nous pourrions mettre nos propres économies faire des prêts vraiment je sais pas ça sera à réfléchir. Enfin on va discuter. Il y a beaucoup de gens qui commencent à s'intéresser à tout ça. Enfin on si jamais un jour c'est en route tenez-moi au courant. C'est très bien. de toute façon, quoi qu'il en soit, maintenant on a un contact et même je vous dis même pour vous, si un jour une fois que ça sera fini, qu'on aura réussi à faire la cagnotte et cetera, un petit coup de pub, vous voulez présenter un produit, le nouveau flyer, faire en publicité, dimanche sera endroit, on a Mais n'hésitez pas, moi je le ferai volontiers. Quelle que soit la vidéo que je produis chaque jour, je peux prendre 2 3 minutes pour parler d'un agriculteur, d'un éleveur qui propose ses produits, qui sera à l'endroit, qui fait son marché, qui fait ces choses-là.

1:41:41 mais volontiers, c'est le but de toute la démarche que nous faisons, c'est vous rendre la vie la plus facile possible en trouvant une clientèle, en ayant des clients assidu qui reviendront pour vos produits et pour moi, il y a que comme ça que ça pourra marcher. En espérant que tout fonctionne et que votre projet continue le plus longtemps possible. C'était franch franchement c'est super. Bon en tout cas et écoutez on a passé une assez longue soirée. Je pense qu'on a à peu près fait le tour. Je pense c'est OK pour vous aussi. À moins que vous avez encore quelque chose qu'on a oublié. Non c'est bon, on a pas mal fait de choses. On va pouvoir aller manger. Super. Ah voilà, vous avez pas encore mangé en plus. Donc voilà. Et bien écoutez voilà, vous avez pu rencontrer Nicolas Sapé. Sa cagnotte donc est actualisé depuis aujourd'hui est en progression. Donc on espère que vous allez faire le maximum, qu'elle pourra être remplie par le maximum de personnes qui viendra le soutenir. Je rappelle encore que c'est vraiment pour une procédure de sauvegarde qui peut mettre son entreprise en péril. Donc c'est l'enjeu est vraiment très important.

1:42:51 c'est pour ça qu'il faut réunir ces 10000 €. Si c'est fait le 15, ça serait parfait. Comme ça nous pourrons basculer sur le prochain agriculteur, penser passer à autre chose. Voilà. et avec encore un objectif d'atteint parce qu'à chaque fois qu'on arrive à à atteindre un objectif, pour nous c'est une réussite et c'est une certaine fierté. On s'y applique, on fait le maximum. Donc et bien on vous souhaite une très bonne soirée à tous. Grand merci d'avoir participé à ce live, d'avoir été si nombreux parce que pas loin de 200 personnes, c'est un bon pic. Donc voilà, plaisir d'être venu du coup parce que j'appréhendais un petit peu mais merci bien. Voilà, ça s'est super bien passé finalement. super détendu, vous avez pu découvrir Nicolas et n'hésitez pas dès demain à partager cette émission avec le maximum sur vos réseaux de partout pour que les gens puissent voir que un agriculteur a besoin d'être aidé. Mais là, je parle, c'est une petite somme mais c'est une somme importante donc il le aura pas pour la fin du mois. Donc il a besoin de notre soutien. Donc c'est à nous de le soutenir. Et derrière ça on je partagerai, il y aura le tableau, donc il sera rajouté au tableau et vous pourrez aller sur les marchés ou dans les supermarchés près proches de chez lui qui propose ces produits, vous pourrez justement venir les acheter et goûter ces produits au les cru et non vaccinés. Très important.

1:44:12 Merci. Donc voilà. Donc bonne soirée à tous. Je vous remercie vraiment. Je regarde le nom. D'accord. C'était pas une question. Je vous remercie de votre présence d'avoir participé à ce direct avec autant de commentaires sur le chat. Je vous dis à demain pour ma prochaine vidéo. Portez-vous bien.

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