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Jacob Cohen raconte son parcours sioniste au Maroc et sa théorie des « sayanim », agents dormants du Mossad
Ancien membre d'un mouvement sioniste clandestin au Maroc, Jacob Cohen est devenu l'un des critiques les plus virulents du sionisme et d'Israël. Il expose, pour Tribune Libre, sa théorie sur les « sayanim », ces juifs de la diaspora qui, selon lui, mettraient leurs compétences au service du Mossad.
Ce dont il est question
Résumé établi depuis l'enregistrementJacob Cohen relate sa jeunesse dans un quartier juif fermé du Maroc, le mellah, où il a rejoint à 16-17 ans un mouvement sioniste clandestin après avoir été approché par une voisine. Il décrit une cérémonie d'engagement mise en scène (yeux bandés, revolver, drapeau d'Israël) et son adhésion rapide à l'idéologie des kibboutzim, qu'il présente comme le creuset de la classe dirigeante sioniste des années 1950-1960. Il raconte avoir côtoyé, lors de réunions à Casablanca, des personnes qu'il identifie a posteriori comme des agents du Mossad circulant sous fausse identité.
Il explique ensuite comment son projet de départ en kibboutz a été bloqué par le Mossad lui-même : alors qu'il souhaitait finalement aller étudier à l'université en Israël, la direction du mouvement, selon lui liée aux services israéliens, lui aurait mis un veto pour éviter que d'autres jeunes ne suivent son exemple et renoncent au kibboutz. Cet épisode marque, dit-il, le point de départ de ses interrogations sur le sionisme, qu'il qualifie d'idéologie exigeant une soumission totale de ses adeptes, capable selon lui d'aller jusqu'à l'élimination de ses propres coreligionnaires, citant à l'appui l'assassinat en 1924 d'un notable juif hollandais, Jacob de Anne, opposé à l'entreprise sioniste.
Arrivé en France en 1987, Jacob Cohen dit avoir découvert l'existence des « sayanim », un réseau qu'il évalue à 40 000 ou 50 000 personnes dévouées dans le monde occidental, adossé selon lui à une organisation qu'il nomme le B'nai B'rith regroupant 500 000 membres. Il affirme que ce réseau serait mobilisé secteur par secteur (médias, banques, cinéma, réseaux sociaux, industrie) pour servir les intérêts d'Israël, citant en exemples des figures médiatiques françaises, un ancien vice-président de la Réserve fédérale américaine, ou encore le film hollywoodien Exodus (1961) qu'il présente comme un outil de formatage des opinions occidentales.
Il évoque enfin le cas de l'espion américain Jonathan Pollard comme illustration de ce qu'il appelle la « double allégeance », et affirme que ce phénomène expliquerait, selon lui, le silence des médias et des analystes sur ces questions, par crainte d'accusations d'antisémitisme, citant le cas du musicien Stéphane Blé dont la carrière aurait été détruite en raison de positions pro-palestiniennes. Il termine sur une réflexion personnelle, revendiquant son identité juive tout en estimant que le monde juif était majoritairement antisioniste jusqu'en 1948, et se dit peu optimiste sur l'avenir de l'État d'Israël, qu'il juge fondé selon lui sur la force et la conquête.
Points abordés
- Jacob Cohen a adhéré à 16-17 ans à un mouvement sioniste clandestin au Maroc, avec une cérémonie d'engagement mise en scène.
- Il affirme avoir côtoyé à Casablanca des personnes qu'il identifie après coup comme des agents du Mossad opérant sous fausse identité.
- Selon lui, le Mossad l'aurait empêché d'aller étudier en Israël pour éviter un effet d'entraînement sur d'autres jeunes du mouvement.
- Il présente le sionisme comme une idéologie exigeant une soumission totale, citant l'assassinat en 1924 d'un opposant juif au sionisme, Jacob de Anne.
- Il expose sa théorie des « sayanim », qu'il évalue à 40 000-50 000 personnes dans le monde occidental, agissant selon lui au service du Mossad dans les médias, la banque, le cinéma et les réseaux sociaux.
- Il cite le film Exodus (1961) comme exemple, selon lui, de formatage des opinions occidentales en faveur du récit sioniste.
- Il évoque le cas de l'espion Jonathan Pollard pour illustrer ce qu'il appelle la double allégeance de certains juifs envers Israël.
- Il estime que la critique d'Israël est freinée par la crainte d'accusations d'antisémitisme, citant le cas du musicien Stéphane Blé.
- Il affirme que le monde juif était majoritairement antisioniste jusqu'en 1948 et se dit pessimiste sur l'avenir de l'État d'Israël.
Ce résumé est établi à partir de la transcription intégrale de l'entretien, puis relu par la rédaction avant publication. Il ne remplace pas l'écoute : les nuances, les hésitations et les réserves de l'invité sont dans l'enregistrement.
« Ils sont capables même de tuer leur propres correligionnaire. »
« Nous avons 500000 membres. Il existe une franc-maçonnerie juive mondiale qui s'appelle le Bybrid. »
« Leur mission essentielle, c'est la défense d'Israël à tout prix. »
« Le monde juif a été antisioniste jusqu'en 1948. »
Sujets
Transcription intégrale
4 376 mots
Établie à partir des sous-titres de la vidéo, sans relecture. Les hésitations et les répétitions de la machine ont été retirées, rien d'autre. Cliquez un horaire pour entendre le passage.
0:09 Bonjour Jacob Cohen. Bonjour Stéphanie. Je suis ravie de vous accueillir sur Tribune Libre. C'est un plaisir. J'ai découvert le votre chaîne et ça me fait vraiment un plaisir de d'y participer. Merci beaucoup. Je suis ravie de vous accueillir et nous allons parler d'abord de votre jeunesse. Vous avez fait Science Po? Oui. Vous avez grandi au Maroc. Oui. Ce beau pays qui est dans votre cœur. Oui. Et après Science Po ou peut-être avant, je ne sais pas, vous allez nous expliquer ça. Je crois que vous avez fait partie d'un mouvement sioniste. Ah bien avant. Bien avant. Bien avant. Ah oui, vous pouvez nous en parler? Oui, bien sûr. Merci. Mais en fait, j'étais encore au à la fin du collège début du lycée, donc j'avais 16 17 ans. Et une voisine vous savez, je vivais dans un quartier juif qu'on appelait le MA au Maroc. la plupart des juifs, sauf à Casablanca où où il y avait des juifs qui vivaient dans le les villes européennes et cetera. Je vivais dans un quartier assez fermé. on était presque 18000 habitants.
1:14 Elle m'a dit "Est-ce que tu veux faire partie d'un mouvement sioniste clandestin?" Alors moi évidemment que ce clan le clandestin m'a excité parce que je à l'époque j'étais malheureusement je on éétait pas assez développé intellectuellement ni assez riche pour s'acheter des livres et donc je lisais surtout des romans des polars que j'achetais au plus et donc évidemment mon esprit vagabondé dans les bruisseur de là-bas enfin OS 117 pour ceux qui connaissent c'était l'époque et donc j'ai dit oui bien sûr et j'avais rien de je savais qu'à l'époque c'était donc 1959 comme ça 60 je savais qu'à l'époque les juifs il y avait un grand remuménage dans les méas dans les getau juifs parce que les sionistes étaient là ils voulaient les faire partir. Hm.
2:15 Et donc ça partait pas encore beaucoup. Ils avaient du mal à faire partir les les juifs. Et moi, sans faire le lien, j'ai dit bien sûr, d'accord. Sans rien connaît du sionisme. Mais comme donc j'ai accepté, on m'a soi-disant, on a fait une petite enquête et puis on m'a reçu un soir, on m'a bandé les yeux. Il y avait un revolver posé sur le le une espèce de tapis. avec les bandes bleues signifiant le drapeau d'Israël en me disant je jure que de garder secret et cetera que si je trahissais on pouvait voilà le revolver on pouvait me descendre et cetera on a joué vraiment le grand le grand jeu avec moi et donc en fait le travail consistait enfin le le l'adhésion consistait à participer à des réunions et moi je prends en général les choses à cœur.
3:14 Et donc j'ai pris tout de suite les choses à cœur. Je commençais à participer à lire et cetera et tout de suite enfin très en très peu de temps, j'ai adhéré à l'idéologie qu'on me donnait. En fait, c'était pas c'est des sionistes un peu spéciaux, c'està-dire c'était les vrais pionniers sionistes des années 20 30 40 qui avait construit le sionisme dans lesquiboutin, c'est-à-dire dans ces fameux fan si on peut appeler utiliser ce terme là, des centres où il y avait 50 100 200 personnes qui vivaient qui se partageaient tout. dont les tâches étaient réparties le samedi soir dans une assemblée générale très démocratique et donc ça c'était l'idéal parce que c'était vraiment les pionniers on les appelait et je me suis rendu compte que la classe dirigeante sioniste de l'époque enfin des années 50 60 provenait de Sikiboutim donc qui était considéré comme la fine fleur du sionisme.
4:25 Hm. Et j'ai tellement adhéré à l'idéologie et cetera que j'étais devenu le responsable de mes et j'arrivais même, on me demandait même de faire des conférences même avant le B. Et donc mon destin était tout tracé. Je devais partir dans un kibout à la fin de la terminale. Bon et donc à l'époque je côtoyais, j'étais tellement enfin intégré dans le milieu qu'on m'invitait de participer à des réunions à Casablanca où je côtoyais des gens qui étaient qui venaient d'Israël avec un faux passeport de faux pour des fausses pièces d'identité. Alors, il y a un qui se faisait passer pour belge. À l'époque, on prononçait pas le mot Mossade. Le Mossade. Mais en fait, j'ai appris après que c'était des gens du Mossade.
5:21 Et donc plus ou moins à l'époque, je connaissais pas le terme de Sayan et de Sayanis dont je parlerai plus tard. Mais il y avait deux types de gens d'infiltrés. Il y avait ceux les agents du Mossade, ils avaient une certaine prestance, un grand mystère autour de on savait pas où ils habitaient et cetera. comment il se déplacé. Et puis il y avait des marocains, des juifs marocains. Je me souviens d'un Mario qui était de la zone de Tanger qui est parti un an là-bas, on l'a formé et est revenu au Maroc pour encadrer parce que nous on avait pas à faire directement aux agents du Mossad. Voilà, on avait à faire à Mario, mais moi, il m'est arrivé de rencontrer les ces gens du Mossade parce que j'étais un peu considéré comme un responsable et cetera et pour des raisons, je devais partir à au kibot mais je ne suis pas parti.
6:29 Voilà, j'ai comment dit? serait trop long à expliquer. Mais en fait, pour le dire en deux mots, à l'époque, j'aurais pu je pourrais pu aller à l'université en Israël. On me donnait une bourse et j'étais dispensé de l'armée. Ça c'était un privilège extraordinaire. Et Israël'a fait en 64, à partir de 64 pour attirer les jeunes diplômés parce qu'en fait ceux qui sont partis en Israël c'était vraiment les laissés pour compte, les ignorants, les pauvres, les artisans, enfin ceux qui n'étaient presque rien. Mais ceux qui avaient fait des études, ils allaient en France et donc parce que ils ont compris qu'Israël était un une comment dire un cul de sac pour eux. Bon et donc ils ont créé ce système et moi je j'ai fini enfin bon pour faire cours et mon père s'opposait totalement à ce que j'aille au kibo parce que pour lui le kibou ce sont les sionistes. Les sionistes sont des renégants des mécréants qui ne sont pas juifs pour lui. Et donc il était pas question pour lui que j'aille là et donc il a fait en sorte que j'aille à l'université.
7:48 Mais le dilemme pour le ce qui est comique d'ailleurs enfin quand j'y pense c'est que c'est le Mossad qui m'a empêché d'aller en Israël. Pourquoi? parce que je suis allé voir l'agent juive qui prenait la les candidatures et je leurais dit voilà j'ai le bac mais je dois partir en Israël avec un mouvement sioniste. Entre parenthèses il y en avait quatre à McNouv marxiste. Donc j'ai appris l'international en hébreu à 17 ans. C'est c'était déjà j'ai appris la lutte des classes et cetera. Donc j'ai pas perdu mon temps, c'était romanesque. Et donc quand Mario a appris que je voulais à l'université, ils sont dit si Jacob fait ça, tous ceux qui sont au mouvement, ils vont dire "Ah nous aussi on va pas aller au Kibou et cetera."
8:47 parce que bon, j'avais une réputation voilà bon sulfureuse. Oui. Et donc ils ont voilà pour faire cours quand je suis retourné à l'arm juive h pour les derniers trucs, ils m'ont dit "Écoutez Jacob, vous êtes dans le mouvement, vous savez comment ça se passe, on va vous parler franchement." Voilà les dirigeants ceux qui dirigent ceux qui l'agent juive dépend du Mossade. C'estàd elle a dit voilà le mouvement sioniste ce sont des genants du Mossade et donc eux il eux contrôlent tout donc ils ont mis un véto bourse à l'université et donc je suis pas allé et donc le Mosade m'a empêché d'aller en Israël et de devenir Israélien. Enfin voilà en fait et c'est là si vous voulez l'origine de mes interrogations sur les sionis en Israël. Je me suis dit mais comment ils peuvent agir comme ça? et je me suis rendu compte à quel point j'étais j'ai j'avais été manipulé parce que j'ai fait partir des jeunes de 16 17 ans et ça m'a fait mal au cœur parce que c'est des jeunes qui évidemment quand on est adolescent quand on a 16 17 ans on réfléchit pas on a envie de vivre l'aventure soit soitdig aventure mais en fait on arrive là-bas et on devient un pauvre enfin un ouvrier un soldat quelconque, la chair à canon.
10:24 Voilà, un pion le jeu du pionnier. Et c'est ce que j'ai compris et c'est après que j'ai étayé le comment dire ma critique, l'analyse du sionisme, la critique et cetera et que j'ai compris une chose, c'est que un c'est vrai que c'était sont des gens capables de tout pour arriver à leur fin. Ça c'est une des devises du souvenir au la fin justifie les moyens. Ils sont capables même de tuer leur propres correligionnaire. Je vais vous citer un exemple. En 1924, il y avait un notable juif d'origine hollandaise qui s'appelait Jacob de Anne. Bon et qui voulait c'était une personnalité à l'époque qui était en train en 1924 pour aller à Londres. Il fallait s'organiser et cetera. prenez pas l'avion comme aujourd'hui. Donc il était en train de monter une mission de juif qui habitent en Palestine pour aller à Londres et leur dire "Écoutez, on vit très bien avec les Arabes, il y a pas de raison de susciter, d'encourager le moioniste parce qu'il crée la division et ça va faire le des la violence, les tensions, la guerre."
11:43 Mais avant qu'il parte, il a été assassiné par les sionistes. Et en 1961, il y a eu une émission à la télévision israélienne où les assassins étaient venus là pour dire "Nous sommes très heureux d'avoir fait ça parce que c'était pour le sionisme." Et en fait le sionisme est une idéologie, il faut faut vraiment enfin capter ça. C'est une idéologie qui demande à ses membres. C'est pour ça d'ailleurs les gens s'étonnent de cette violence excessive où on peut tout faire parce que quand on est si oniste, on est capable de faire tout ça parce que c'est une idéologie qui demande la soumission totale, l'obligné totale et je suis donc j'ai gardé cette critique après j'ai fait science pa mais comment dire j'ai j'étais même un peu déjà ma critique s'exprimait sur Israël et cetera. Bon, je passe sur quelques épisodes de et bon, ma vie s'est poursuivie un peu au Canada, en Allemagne, je retourné au Maroc mais jusque-là, je n'étais pas encore j'avais pris mes j'avais des idées d'extrême gauche, mais je n'étais pas un militant.
12:55 Voilà, je ne militais nulle part. Et pour vous dire à quel point je n'étais pas militant lorsque j'étais maître assistant à la fac de Casablanca, vous savez, il y a il y a un ancien étudiant à moi qui m'a découvert il y a quelques années. Il a dit comment Jacob Cohen il est antioniste. Mais moi j'ai connu à la facou. J'ai adoré cet adjectif et c'est vrai d'ailleurs quand j'étais au Maroc, c'est vrai que la vie est belle au Maroc surtout à l'époque enfin bon la vie était d'une douceur extraordinaire. C'est une atmosphère coloniale. Voilà, je jouais au tennis le matin, j'avais une bonne qui me préparait de bons petits repas miti. Enfin, c'était la belle vie. Voilà. Et donc j'avais pas vraiment et puis en plus c'était le règne de Hassan 2. Il voyait mieux ne pas trop être se montrer militant ou engagé dans une dans un combat politique et cetera. Donc la tendance à l'époque était laisser bon on laisse faire et cetera.
14:02 Et donc je suis arrivé en France en 87 et c'est là où je commençais à m'intéresser beaucoup au fait sionist à la communauté juive et cetera et j'ai découvert très vite l'existence des say et ça c'est un comment une chose un élément qui est fantastique pour et incontournable pour comprendre la puissance d'Israël. Vous saz les gens aujourd'hui ils s'expliquent mais comment ça se fait que les médias ne bougent pas que tel organisme telle institutions ne bouge pas et cetera parce que le et c'est là où il faut reconnaître aussi moi je le reconnais des qualités exceptionnelles. Le génie du mal certes, mais ils ont des qualités exceptionnelles. Et d'ailleurs, j'ai souvent invité les gens enfin les à à les étudier et à prendre exemple sur eux. Voilà.
15:01 Donc en 59 ils ont créé le chef du Mossad s'est dit "Nous avons 500000 membres. Il existe une franc-maçonnerie juive mondiale qui s'appelle le Bybrid qui comprend 500000 membre 1 demi million mais 1 demi million le haut du panier des communautés juives. Toutes les compétences. Ah oui, toutes les compétences. Et donc on va leur demander bon sur pas 500000 mais on a besoin par exemple des gens dans les médias. On va prendre ceux qui sont dans les médias genre par exemple en France Yvon Levaille enfin pour ceux qui ont un petit peu de mémoire le mari de d'An Saintcler voilà Anne Saintcler Jean-Pierre Cabache et cetera et on va leur dire le Israël a besoin de vous voilà est-ce que vous voulez vous engager à nos côtés il bien sûr il disait oui enfin en général et donc ils ont dans les médias ils ont fait en sorte qu'aucune voix arabe ne s'exprime que seule la voix israélienne s'exprime et cetera d'ailleurs. Et donc ils ont formaté la télévision, France Culture, France interre et cetera de manière à éviter éliminer toute expression arabe palestinienne. Et ce formatage qu'on voit aujourd'hui, c'est le résultat de 60 années de travail, de harcèlement et cetera.
16:25 Et donc il faut comprendre bon les sayanim existent par exemple dans la banque et on connaît la puissance des banques aux États-Unis. Pour vous donner une idée, par exemple le en 2000 le vice-président de la réserve fédérale, c'était un juif et qui a été nommé président de la Banque d'Israël. Donc vous imaginez un peu ce qu'il peut donner comme information et cetera. Mais imaginez 500 banquiers comme ça qui sont dans le monde de la banque partout dans les paradis fiscaux et cetera, dans les banques, les assurances. comment ou bien par exemple aujourd'hui dans les réseaux sociaux par exemple Facebook qu' a rencontré Netaniaou plusieurs fois donc imaginez ce type travailler pour Israël travailler avec Netanero et cetera donc donner des renseignements au Mossad le cinéma par exemple les is le l'Amérique a produit enfin Hollywood a produit un film en 1961 qui s'appelle Exodus un film extraordinaire vraiment Paul Newman mais toute une génération d'occidentaux ont été formaté ont accepté le storyting sioniste l'ont intégré l'ont intériorisé donc c'est ça le travail des saanis et c'est ce qu'on appelle le soft power voilà le divertissement qui envoie des messages et qui formate mais sur tous les plan que ça soit qu'on la banque le cinéma l'industrie par exemple Israël avait besoin met à créer une entreprise de Beepers. Voilà.
18:09 Mais pour le Mossad, c'est un jeu d'enfant. Pourquoi? Parce qu'il a des agents dans toutes les chambres de commerce et d'industrie de tous les pays occidentaux. Donc il peut dire à à je sais pas moi par exemple un Mossad c'est enfin c'est le président de publicis c'est un agent du Mossade enfin c'est un sayan et donc il peut lui dire trouvez-moi des voilà des industriels qui peuvent donc en fait c'est ça le c'est un pouvoir extraordinaire d'influence de d'unité d'unité et de comment dire de diriger la politique dans un tel sens et cetera Et malheureusement en fait le je me suis rendu compte moi dans les années 90 j'ai découvert les grâce à deux livres que je cite je vais vous les citer comme ça si quelqu'un s'intéresse d'abord un israélien qui a fait le mossade qui a été un agent du Mossade qui s'appelle Victor Osovski qui a raconté son expérience et ici des cas concrets de Sayananim en France qui ont aidé le à éliminer la filière nucléaire irakienne. Bon, j'ai pas le temps d'entrer dans les détails.
19:22 Et puis Gordon Thomas, lui c'est un spécialiste des services secrets britanniques qui a interviewé tous les chefs du Mossad depuis Meam en 1962. C'est lui qui est lui a dit que son prédécesseur en 59 avait créé le corps des sayanim. Et aujourd'hui, moi j'estime qu'il y a entre 40000 et 50000 sayanim dans le monde, enfin dans le monde occidental, c'est-à-dire des gens dévoués et il y a 450000 qui attendent leur tour si le Mossad veut bien leur proposer de faire quoi que ce soit pour eux. Voilà, c'est un honneur. Ah oui, c'est un honneur. Je veux dire parce que c'est ces juifs du hybrid leur principal préoccupation, leur le enfin leur mission essentielle, leur repiétion, c'est la défense d'Israël à tout prix. Ils se posent pas des questions. C'est pour ça d'ailleurs par on leur dites qu'il y a pas de famille Gaza. Et donc tous ils viennent, il a la télé, ils disent "C'est pas vrai et cetera." il crient, il hurle parce que on leur a dit de dire ça. Voilà, ce sont des gens totalement pris par le par le système et donc pour eux, il faut défendre Israël à tout pris quelques indépendamment des mensonges, des manipulations et cetera. Voilà le problème bien doux pour moi quand j'ai découvert les sayanim dans les années 90, je me disais bon d'abord ça me donner une vision extraordinaire de la politique de Moyen-Orient, les interventions et cetera parce que je sais qui est derrière et je me dis mais comment ça se fait que les gens ne n'en parlent pas? Moi qui suis un petit citoyen de rien du tout.
21:08 H je découvre ça et je me dis mais c'est fantastique comment ça se fait que les gens n'en parlent pas et puis aussi j'étais franc-maçon à l'époque et au grand orient les sayanimes m' ont ouvert une loge judéo-sioniste pour aider Israël et je me disais comment ça se fait qu'il n'en parle pas et puis j'ai eu la comment dire la réponse en 2010 quand j'ai publié le printemp des sayin Et c'est là où je me rends où je me suis rendu compte que les gens avaient la trouille de le dire de dire il y a des synanismes. Pourquoi? parce que ça comment dire il y avait on pouvait faire un rapprochement avec le protocole des sages du Sion c'estàd le complot juif al ça rien à voir là c'est du factuel ils existent et cetera bon et donc la comment dire ils ont tellement réussi leur coup que parce que bon il y a une espèce de terrorisme intellectuel et politique c'est-à-dire attention si vous parlez mal d'Israël vous êtes antisémite la choa attention et donc les gens sont tétanisés ils ont la trouille et ouais et puis ils ont des moyens de de rétorsion d'elle par exemple bon je vais citer juste un exemple Stéphane Blé il a il était pro palestinien on a détruit sa vie c'est-à-dire c'est quelqu'un génie de la musique soit du piano et compositeur on a détruit sa vie Donc on a détruit des la vie d'universitaire et cetera. Donc les gens ont la trouille. Voilà. Et il continue à avoir la trouille.
22:59 C'està dire que à part quelques exemples vraiment rares, la plupart des analystes qui font qui parlent d'Israël MoOrient et cetera évitent soigneusement de dire qu'en France il y a 4000 à 5000 juifs français entre guillemets dont la patrie de cœur Israël et qui sont pris à tout même contre les intérêts français. par exemple en cassant la centrale nucléaire iraakienne, ils ont joué contre les intérêts français en aidant Israël à détourner l'embargo des comment dire imposé par de Gaul sur les armements. Vous savez les vedettes de Cherbourg, les sayanimes ont joué un rôle important aussi pour les faire partir clandestinement. il ils sont capables de jouer. C'est d'ailleurs on revient à une à une vieille comment dire accusation antisémite la double allégance. C'est-à-dire longtemps très longtemps, on a toujours dit que les juifs ne pouvaient pas être avoir une patrie et comment dire se consacrer à cette patrie. Pourquoi?
24:05 Parce que ils avaient toujours une allégance à part à côté. Voilà. Et là, malheureusement avec ce qui se passe aujourd'hui avec les sayanimes, on a démontré que leur vraie patrie pour beaucoup de juifs en tout cas et leur vraie patrie Israël et ils sont prêts d'ailleurs le plus grand espion américain, celui qui a nuit et d'ailleurs dont on parle pas beaucoupin, il faut vraiment connaître qui connaît Jonathan Pollard. Et c'est le plus grand espion qui a fait tellement de mal. Il a il faut entendre, il faut écouter John Merchaimer en parler et cetera. C'est quelqu'un qui a fourni à Israël les secrets les plus grands, le le décodage, les trucs. Enfin, il a été pris, il a passé, il a été condamné à la et à la prison à perpétuité et il a je pense qu'il a fait 30 ans ou 35 ans avant d'être expulsé vers Israël. Et lui-même l'a dit, il l'a dit tout devoir d'un juif, d'un vrai juif, c'est d'aider Israël par tous les moyens. Donc enfin voilà, j'espère avoir fait le tour de la question.
25:25 Avant de terminer, il y a-t-il des sayanimes en dehors de l'Occident? Très peu. Pourquoi non? Pourquoi? Parce que en dehors de l'Occident, il y a très peu de juifs influents dans les cercles du pouvoir. Par il peut y avoir en Russie par exemple, il a beaucoup de juifs, mais à ce moment là, ce sont des gens qui ont plutôt qui sont ils n'ont pas d'influence dans les médias, ils n'ont pas d'influence dans la politique. Il y aurait peut-être quelques industriels, quelques hommes d'affaires par exemple, mettons un type comme Abramovic par exemple, un oligarque. Voilà. D'ailleurs, il y a il est parti vivre en Israël Abramovic. Il est donc voilà. ce moment-là, mais ils n'ont pas d' par exemple, ils ne contrôlent pas le cinéma comme aux États-Unis, ni en France par exemple et cetera. Donc, il y a des pans entiers qui leur échappent. Par contre, alors qu'en Occident, ils sont pratiquement dans tous les secteurs de sensibles de la société. Voilà. J'ai envie de vous taquiner, de vous dire attention, ce que vous dites est antisémite. Mais justement, c'est l'occasion de dire une chose qui est importante, qui vous tenait à cœur, que vous m'avez dit hors caméra. Vous m'avez dit moi je suis juif, je suis né juif et il est pas question que je renis ma judéité, mon judaïsme.
26:39 Oui. Vous voulez en dire de mots? C'est important pour Oui. Bah écoutez, bon mais sinon ça ça moi je pense une chose, c'est que vous savez, je vais résumer mon ma pensée de la façon suivante. Le monde juif a été antisioniste jusqu'en 1948. Il faut le savoir les d'abord les religieux et moi je me souviens au m là de Mnness les gens les rabins nous disait enfin faites attention ces mécréants parce que ce sont des gens qui qui n'ont rien à voir. Yovkin a écrit un livre fantastique. C'est un prof de originaire de Russie et qui enseigne à Montréal et qui le la Torah contre le sionisme. Voilà. Et donc en fait le mal le malheur du peuple juif c'est d'avoir fini par succomber et d'avoir fait sienne l'idéologie sioniste. Voilà. Et donc et malheureusement aujourd'hui c'est difficile d'être juif. Enfin c'est difficile. Moi je enfin je suis parce que j'étais imbibé de culture juive, de religion juives, de tradition juives et cetera jusqu'à l'âge de 20 ans. Donc je peux pas faire autrement.
27:53 et malheureusement tout ce qui est en il y avait tout ce qui a été humaniste. Vous savez Hana Arent avait averti, elle avait dit que s'il y a un état d'Israël, si les juifs créent leur état, ils vont devenir comme les autres ou peut-être pird, le racisme et cetera. Et malheureusement, on n'a pas voulu l'écouter. Il y a eu quelques milliers de d'illuminés qui ont voulu contre vents et maris contre les volontés du peuple juif contre la volonté des religieux de créer cet état mais cet état basé sur la force la violence la conquête et le résultat est là qui je pense que le peuple juif malheureusement va le payer un jour mais voilà c'est comme ça on garde espoir quand même.
28:48 Vous savez, je suis pas en général, je suis pas toujours optimiste sur l'évolution du monde. Donc enfin, il y aura ce qu'il y aura. Voilà. Je sais pas. Voilà. Fataliste, vous êtes fataliste. En tout cas, un grand merci pour votre confiance. Je vous en prie. Et merci à vous le facux Jacob Cohen. J'ai pas fait beaucoup de fac cette fois. Non, par rapport à d'autres fois. En tout cas, un grand merci. Je vous en prie. Tu plaisir.
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