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Jean-Jacques Crèvecoeur : reconquérir son intégrité et sa souveraineté face au totalitarisme
Formateur et conférencier depuis 37 ans, Jean-Jacques Crèvecoeur explique comment il définit l'intégrité individuelle sur cinq plans (physique, énergétique, émotionnel, mental, spirituel) et pourquoi il la considère comme préalable à toute souveraineté collective. L'entretien aborde aussi bien les rôles parentaux, le féminisme, la crise du Covid que sa rencontre avec la psychiatre Elisabeth Kübler-Ross.
Ce dont il est question
Résumé établi depuis l'enregistrementJean-Jacques Crèvecoeur retrace sa carrière de formateur et conférencier, débutée en 1989 après avoir découvert les phénomènes de manipulation à travers ses propres difficultés conjugales. Il explique avoir cherché pendant six mois un concept capable de résumer l'ensemble de son travail, transdisciplinaire par nature, et être arrivé à la notion d'« intégrité souveraine ». Selon lui, l'intégrité se décline en cinq dimensions, physique, énergétique, émotionnelle, mentale et spirituelle, et la souveraineté individuelle découle naturellement du travail de protection de ces cinq plans.
Il développe ensuite une lecture des rôles parentaux inspirée des archétypes psychologiques : la mère apporterait la sécurité par la fusion et la présence, le père arracherait l'enfant à cette fusion pour le tourner vers le monde, en enseignant des limites et en accordant de la reconnaissance. Il affirme que la société contemporaine est devenue « maternante » plutôt que paternelle, les pères ayant selon lui perdu leur légitimité à poser des limites. Il relie cette absence de rites de passage à un prolongement de l'adolescence dans les sociétés industrialisées, contrairement aux peuples premiers où, selon lui, l'adolescence n'existe pas.
Interrogé sur le féminisme, il estime que l'accès des femmes au vote ou à un compte bancaire sans autorisation était légitime, mais que le mouvement aurait ensuite dérivé vers une confusion entre indépendance et autonomie, et vers ce qu'il nomme un « terrorisme antimasculin ». Il avance également que l'entrée massive des femmes sur le marché du travail aurait été une manœuvre d'ingénierie sociale visant à affaiblir la cellule familiale. Il tient un raisonnement similaire sur la place de la mouvance LGBT dans les médias et la sphère politique, qu'il juge récupérée à des fins qu'il qualifie d'agenda, tout en se défendant de toute homophobie.
Sur la crise Covid, il revient sur son choix de ne pas se faire vacciner et raconte avoir encouragé sa mère, restée au Québec, à résister aux sollicitations répétées pour la convaincre de se faire injecter. Il évoque aussi des soignants ayant selon lui simulé des injections pour ne pas nuire à leurs patients tout en gardant leur emploi, et le cas des 18 000 professionnels de santé québécois ayant refusé l'injection, réintégrés faute de personnel suffisant. Il défend l'idée que la souveraineté collective ne peut s'obtenir sans la reconquête préalable de la souveraineté individuelle, et appelle à recréer des liens de solidarité de proximité pour faire face à ce qu'il présente comme un projet de gouvernance mondiale totalitaire.
L'entretien se conclut sur l'influence qu'a eue sur lui la psychiatre Elisabeth Kübler-Ross, rencontrée lors d'une conférence à Bruxelles en 1984. Il raconte l'histoire d'une patiente mourante réconciliée avec son fils avant de décéder, et explique avoir depuis lors adopté la pratique de « boucler ses affaires non terminées » sans attendre la fin de sa vie, en allant chercher le dialogue avec des proches dont il s'était éloigné.
Points abordés
- L'intégrité se décompose selon lui en cinq plans : physique, énergétique, émotionnel, mental et spirituel.
- La souveraineté individuelle serait la conséquence naturelle de la protection de cette intégrité.
- Devenir adulte suppose de couper le lien de dépendance avec les figures parentales et d'autorité, en passant par les stades de dépendance, contre-dépendance, indépendance puis interdépendance.
- La société contemporaine serait devenue « maternante », les pères ayant perdu la légitimité de poser des limites.
- Le féminisme aurait dérivé, selon lui, vers une confusion entre indépendance et autonomie et vers un déséquilibre entre masculin et féminin.
- La mouvance LGBT et l'idéologie du genre relèveraient, selon lui, d'une instrumentalisation à des fins d'ingénierie sociale.
- Face aux mesures sanitaires du Covid, il défend la désobéissance individuelle et collective comme moyen de faire reculer un système qu'il qualifie de totalitaire.
- La numérisation de l'identité, de l'argent et des contacts représenterait une menace pour la capacité de contestation des individus.
- Sa rencontre avec la psychiatre Elisabeth Kübler-Ross en 1984 l'a conduit à pratiquer le règlement de ses « affaires non terminées » tout au long de sa vie.
Ce résumé est établi à partir de la transcription intégrale de l'entretien, puis relu par la rédaction avant publication. Il ne remplace pas l'écoute : les nuances, les hésitations et les réserves de l'invité sont dans l'enregistrement.
« Le jour où 100 % de notre vie sera numérisée, nous n'aurons plus aucun pouvoir de contestation et de retrouver notre intégrité et notre souveraineté. »
« Nous ne pourrons plus, ou en tout cas très rarement, dire que nous sommes des victimes innocentes. »
« La souveraineté collective ne pourra être obtenue qu'à partir du moment où les individus retrouvent la souveraineté individuelle. »
« N'attendez pas la veille de votre mort pour commencer à faire le tour de vos unfinished business. »
Sujets
Transcription intégrale
15 118 mots
Établie à partir des sous-titres de la vidéo, sans relecture. Les hésitations et les répétitions de la machine ont été retirées, rien d'autre. Cliquez un horaire pour entendre le passage.
0:00 notre identité est en train d'être numérisée, notre argent est en train d'être numérisé, nos contacts sont en train d'être numérisés et je ne sais plus qui disait ça, je crois que c'est David qui disait "Le jour où 100 % de notre vie sera numérisée, nous n'aurons plus aucun pouvoir de contestation et de retrouver notre intégrité et notre souveraineté. [musique] Bonjour Jean-Jacques Crèvecœur. Je suis ravie de vous accueillir sur Tribune Libre. Et bien bonjour Stéphanie et heureux de vous retrouver sur Tribune Libre justement le canal des voix libre justement.
0:59 vous êtes depuis un certain nombre d'années conférencier, formateur transversal, un homme qui s'intéresse à tout. Oui, transdisciplinaire. Et ça fait 37 ans effectivement que j'ai pour métier ma passion. C'était la définition que Stendal donnait de la vocation. Il disait la vocation c'est avoir pour métier sa passion et j'ai ce grand privilège effectivement depuis 37 ans maintenant de gagner ma vie en étant formateur et en étant conférencier et auteur de livres aussi. [grognement] Vous êtes papa, mari et puis un homme aussi qui évolue dans un monde complexe. H un de vos sujets de prédilection, ça devrait tous nous occuper d'ailleurs, c'est reprendre le pouvoir finalement. Reprendre le pouvoir sur sa propre vie. Ouais. Oui. et je dirais que si je regarde en arrière mes 37 ans de carrière, ça toujours été au cœur de ma démarche parce que d'abord, j'ai découvert les phénomènes de pouvoir et de manipulation grâce à des difficultés conjugales. Je ne sais plus si j'en avais parlé la fois dernière.
2:08 donc je vais pas réaborder cela, mais c'est quand même ça qui a fait que je me suis spécialiser et je suis devenu d'ailleurs dans les années 90, je suis devenu un des spécialistes, un des premiers spécialistes francophones sur les phénomènes de manipulation et de pouvoir, sur les jeux de pouvoir et dès que j'ai commencé ma carrière de formateur C'est-à-dire en 1989, je n'ai eu de cesse finalement à apprendre aux gens, à repérer tous les indices qui nous fait dire qui nous font dire que nous sommes manipulés et manipulables par toute une série de choses de la vie quotidienne. Donc en fait ce qui me paraît important aussi de rappeler, c'est que on peut être dans un jeu de pouvoir avec des personnes qui ont les meilleures intentions vis-à-vis de nous.
3:09 Et ça c'est vraiment quelque chose qui est paradoxal parce que quand on parle de jeu de pouvoir, très souvent on pense aux gens qui ont la volonté consciente de nous manipuler et de faire de nous des marionnettes et cetera. Alors que la plupart des circonstances de la vie relationnelle, c'est ce sont des circonstances où on a les meilleures intentions du monde,. C'est Malot qui disait enfin je crois que c'est Malot qui disait les chemins de l'enfer sont pavés de bonnes intentions dans les couples, dans les familles, entre amis, dans les associations, dans les entreprises. Très souvent, on a d'excellentes intentions et en même temps, on met en place ce que j'ai appelé finalement des jeux de pouvoir, des jeux des phénomènes de manipulation, des phénomènes d'influence qui font que si ça se répète trop souvent et bien on en arrive à détruire, à détériorer la qualité de nos relations. Donc oui, depuis le TBAR, j'ai toujours eu comme baseline, comme phrase que je mettais sur mon papier à lettre à l'époque où il y avait encore du papier à lettre.
4:16 Maintenant, j'ai plus de papier à lettre puisque tout est électronique. il y avait toujours "Reprenez le pouvoir sur votre propre vie." Donc depuis 37 ans, je raconte la même chose. vos conférences servent aussi à fournir des outils, des outils pour trouver des solution face à ces enjeux de pouvoir, que ce soit dans la vie privée ou la vie sociale. Vous proposez aux personnes qui vous écoutent de mettre en place des stratégies d'autodéfense pour protéger bah leur propre intégrité, leur ce qu'on appelle leur souveraineté. Oui. Et ça touche à tous les domaines de la vie et de la société finalement. D'abord, est-ce qu'on peut redéfinir ensemble ce qui est à la fois l'intégrité? et sa petite sœur ou sa grande sœur, la souveraineté. Oui, absolument. et ce sont effectivement des termes qui me sont revenus en conscience ces derniers temps parce que depuis 1 an, je me suis posé la question "Mais finalement, si je regarde toute ma carrière, comment est-ce que je pourrais résumer [raclement de gorge] tout ce que j'ai fait?" Parce que certaines personnes m'ont dit "Mais Jean-Jacques, c'est très bien quand on t'écoute, quand on te connaît, on se rend compte que tu as un discours qui est tout à fait pertinent lorsque tu abordes l'aspect des relations, mais tu as aussi un discours tout à fait pertinent lorsque tu abordes la santé intégrale et comment prendre soin de sa santé et comment rester en équilibre. Tu es pertinent aussi quand tu abordes la question de la mission de vie. Comment est-ce qu'on trouve sa raison d'être sur terre? tu as été assez pertinent pendant la crise Covid pour alerter les gens sur les phénomènes d'ingénierie sociale, mais des gens qui ne te connaissent pas ne peuvent pas imaginer que tu sois pertinent dans autant de sujets et autant de domaines différents.
6:03 il faudrait que tu trouves une façon de résumer tout ce que tu fais de façon transdisciplinaire en un terme. et j'ai cherché ce terme pendant pratiquement 6 mois pour arriver finalement à cette notion de d'intégrité souveraine. Parce que je travaille avec les gens pour leur apprendre à prendre soin de leurs besoins, que je leur apprenne à prendre soin de leurs relations, que je leur apprenne à découvrir leur raison d'erte sur terre, que je leur apprenne à être acteur de leur santé ou que je leur apprenne à détecter les manœuvres d'ingénierie sociale. Finalement, ça revient toujours à apprendre aux personnes à protéger leur intégrité et protéger leur intégrité sur tous les plans. Et ça aussi, ce sont des réflexions qui me sont venues ces dernières années où je me disais mais finalement c'est quoi l'intégrité d'un être humain? Et j'en suis arrivé à la conclusion que l'intégrité, ça recouvre cinq dimensions de l'être humain. l'intégrité sur le plan physique, sur le plan physiologique, c'est-à-dire comment est-ce que je protège toutes les agressions dont mon corps physique, physiologique peut être l'objet, que ce soit des agressions à travers les médicaments, à travers tous les je dirais tous les polluants qui se trouvent dans l'alimentation, que ce soit les ondes dans lesquelles nous baignons, que ce soit la manière dont on cuisine les aliments et cetera. avec les fours à micro-ondes et cetera. Ça, ce sont des agressions sur le plan physique. Comment est-ce qu'on fait pour protéger cette intégrité sur le plan physique? Il y a aussi l'intégrité sur le plan énergétique. je dirais que le côténergétique, c'est tout
7:55 ce qui peut nous mettre par terre. Alors la piètre qualité de l'alimentation contribue à ça. Les ondes dans lesquelles nous baillons, ça contribue également à ça. Mais ça peut être aussi l'environnement sonore dans lequel nous sommes ou la fréquentation de certaines personnes toxiques ou la fréquentation de certains médias toxiques, la fréquentation de certaines musiques toxiques. Il y a des musiques qui nous flanquent complètement par terre. Le docteur Emoto d'ailleurs l'avait montré avec la cristallisation de l'eau où lorsqu'on fait écouter à l'eau du Mozart ou du Bethoven et cetera, l'eau se cristallise de façon merveilleuse. Mais quand on écoute du heavy metal ou du hard rock, l'eau est complètement déstructurée. Donc en fait et comme nous sommes composés de 60 à 70 % d'eau, bah évidemment les molécules qui nous composent qui constituent quand même 99 % du nombre de molécules totales de notre corps, et bien ces molécules vont être influencées par la musique que nous écoutons. Donc ça pour moi ça c'est protéger l'intégrité sur le plan énergétique. Il y a l'intégrité sur le plan émotionnel bien entendu.
9:13 Comment est-ce que nous pouvons réapprendre à vivre en bonne intelligence avec nos émotions? Parce que notre éducation et notre société nous apprend très souvent à lutter contre les émotions, à réprimer nos émotions, à faire en sorte que on soit toujours top shape comme on dit au Québec. C'est d'ailleurs très marrant. Au au Québec, on est des grands défenseurs de la langue française, mais en même temps, on reprend pas mal de d'expressions de la langue anglaise. Bon voilà, mais ça c'est un des paradoxes du Québec. Donc vivre en bonne intelligence avec nos émotions, c'est reconnaître que nos émotions ne sont pas là pour nous ennuyer, pour nous perturber, mais nos émotions sont là pour nous avertir que un déséquilibre a eu lieu au niveau de notre être. Alors, ça peut être sur le plan physique, ça peut être sur le plan psychologique, ça peut être sur le plan spirituel et que nous n'avons pas à rejeter les émotions. Intégrité sur le plan intellectuel, sur le plan mental.
10:19 et là, je dirais que c'est important de regarder justement comment nous nourrissons notre mental, quelles sont les lectures que nous avons, quels sont les médias que nous suivons, quels sont les personnes que nous fréquentons. et l'intégrité aussi sur le plan spirituel. Je pense que c'est une dimension qu'il ne font pas oublier parce que on a beaucoup aujourd'hui de pseudo spiritualité que ce soit à travers les religions traditionnelles qui sont des instruments de soumission des instruments de contrôle des populations beaucoup plus que des des instruments de libération des êtres comme l'avait enseigné au départ des gens comme Bouddha, comme Jésus et d'autres. autre, mais il y a aussi toutes les pseudospiritualités qui nous font croire depuis le développement du mouvement new age et du mouvement du développement personnel qui nous enseigne un certain nombre de choses qui sont des emprisonnements et des prisons beaucoup plus subtiles. Donc pour moi, c'est ça, désolé d'avoir fait une définition un peu grande, mais pour moi c'est ça, respecter et apprendre à protéger notre intégrité. Et à partir du moment où nous sommes capables de protéger notre intégrité sur ces cinq plans physique, énergétique, émotionnel, mental et spirituel, c'est là que nous allons naturellement récupérer [raclement de gorge] et reconquérir notre souveraineté.
11:56 Et finalement, la souveraineté est la conséquence naturelle de tout ce travail de vigilance que nous avons à faire chacun et chacune au quotidien pour arriver à cette souveraineté. Vous dites qu'à l'origine, il faut apprendre à combattre ce que ce qu'on appelle l'impuissance acquise. Oui. on a tous des figures même ou des figures, je sais pas, cinématographiques, sociales très puissantes. Les dieux, les maîtres, les figures paternelles, les petits-pères des peuples, les sauveurs, les messies. Comment s'en libérer finalement? Comment passer du stade de l'enfance à celui de l'adulte? Alors, ça c'est une très bonne question parce que j'ai très souvent dit dans mes conférences que il y a des gens qui arrivent à 60 70 80 ans et qui ne sont toujours pas adultes.
12:52 Il y a énormément de personnes qui manquent de maturité sur le plan psycho-émotionnel et sur le plan relationnel. Et pour moi, la manière dont je peux définir d'abord la notion d'adulte, c'est quelqu'un qui a coupé ses liens avec ses parents. Alors, ça peut être ses parents géniteurs, donc ses parents biologiques ou ceux en tout cas qui ont élevé cet être humain, mais ce sont aussi toutes les personnes que vous venez de citer, que ce soi les dirigeants, que ce soit le patron d'entreprise et cetera. Et pour moi, un adulte, c'est quelqu'un qui va à un moment donné couper le lien avec toutes ces figures paternel et maternelle qui agissent un peu comme des exosquelettes. Bon dans les dans certains films de science-fiction, on voit certains héros qui rentrent dans des robots qui sont immenses et qui vont répéter les mouvements qui sont faits par le petit être humain qui est au milieu de tout ça et qui manœuvre cet exosquelette. Et bien un exosquelette effectivement c'est quelque chose qui nous rend dépendant, qui ne nous donne pas justement la possibilité de nous reposer sur notre propre structure intérieure, sur notre propre colonne vertébrale et ce qui veut dire aussi que pour devenir adulte, nous avons la l'obligation de faire notre crise d'adolescence.
14:32 Et c'est très drôle ce que je suis en train de dire parce que évidemment la crise d'adolescence est très souvent considérée comme quelque chose de négatif. Personnellement, lorsque mes filles ont commencé à faire leur crise d'adolescence les unes après les autres, j'ai accueilli ça avec énormément de gratitude et énormément de joie parce que je me disais "Bon là c'est bien, elles sont en train de devenir adultes." Alors, évidemment, elles m'en ont fait voir de toutes les couleurs, comme tous les adolescents qui vivent leur crise d'adolescence, mais en même temps, intérieurement, en tant que père, je me suis dit "OK, pour qu'elles puissent vivre leur crise d'adolescence jusqu'au bout, il faut que je sois là, que je sois présent comme un peu le punching ball sur lequel elles vont trouver leur force, mais c'est à travers ce processus qu'on appelle en psychologie de contredépendance qu'elles vont pouvoir accéder au stade suivant qui est le stade de l'indépendance.
15:35 Et ce stade de l'indépendance, c'est un stade où l'enfant ou l'adolescent ou le jeune adulte va couper les liens avec les parents. Très souvent d'ailleurs, c'est un stade le stade d'indépendance qui est le troisème stade. Le premier stade c'est le stade de dépendance. On est complètement dépendant de papa maman, du professeur, du patron d'entreprise et cetera. Puis le deuxième stade, c'est le stade de contredépendance. C'est un stade de révolte, c'est un stade d'opposition. Mais c'est intéressant parce que on entend que c'est quand même la contreépendance. Donc on est encore dépendant de l'autre pour exister mais en opposition à lui. Et si le processus peut aller jusqu'au bout, c'est là où on va rentrer dans l'indépendance. Donc là, on n'est plus dépendant de la figure d'autorité. On n'est pas on a passé un stade, mais cette indépendance va être une situation d'isolement. Et c'est aussi quelque chose comme cela qu'il faut accepter. ma plus jeune fille au moment de ma séparation avec leur mère, ma plus jeune fille qui est restée vivre avec sa maman alors que les deux autres sont venus avec moi au Québec et la maman est restée en Belgique, et bien ma plus jeune fille ne m'a pas parlé pendant 5 ans.
16:59 Et pendant 5 ans, à aucun moment, je ne lui ai fait le moindre reproche. Je ne lui ai fait la moindre réflexion sur son silence. Je j'appelais régulièrement pour lui souhaiter bon anniversaire, joyeux Noël, joyeux PAC, bonne année et cetera pour me réjouir de ses résultats scolaires et cetera. Mais je savais que c'était un stade par lequel elle devait passer pour pouvoir justement entrer dans la 4è et dernière phase qui est l'interdépendance. Et l'interdépendance, c'est une fois que j'ai été jusqu'au bout de mon chemin d'indépendance et d'isolement, je n'ai plus besoin de l'autre. C'est-à-dire, je sors de la dépendance, je n'ai plus besoin de l'autre pour exister, mais je choisis de rentrer en relation avec l'autre, pas par besoin, mais tout simplement parce que je veux construire une relation d'égal à égal. Et je suis très heureux de dire aujourd'hui que avec mes trois filles, j'ai des relations d'adulte adultes. Ce ne sont plus des relations de dépendance ou de contreedépendance ou d'indépendance.
18:13 Non, ce sont des relations d'interdépendance et je pense que c'est vraiment ça qui est la base pour moi de la conquête de la souveraineté et de la protection de l'intégrité. Parce que tant qu'on est dépendant de nos exosquelettes, c'est-à-dire de nos figures d'autorité extérieure, nous n'allons pas avoir ni la force psychique, ni l'envie, ni le courage de reconquérir ce qui fait finalement notre intégrité, notre liberté et notre souveraineté. Le paris d'une vie, c'est d'éviter de passer d'une tutelle à l'autre. finalement. Oui, c'est exactement ça. j'ai toujours plaisanté avec mon papa qui était instituteur et qui disait " finalement, la plupart des enseignants n'ont jamais quitté l'école." Et donc beaucoup d'enseignants que ce soit à l'école primaire, secondaire, universitaire et cetera sont des personnes qui ont toujours été dans le cocon protecteur de l'institution scolaire et certains d'entre eux n'ont jamais vécu autre chose que la réalité de la scolarité. Et d'ailleurs, certaines universités, on les surnomme l'alma.
19:45 Donc c'est avec le terme mat, on entend bien qu'effectivement nous sommes dans une institution qui va mater les élèves mais qui va aussi mater les professeurs. Bon mon papa était quelqu'un qui avait un deuxième métier et qui donc avait justement une vie en dehors de l'école et il était il faisait tâche par rapport à ses collègues parce que lui avait un regard extérieur à ce qui se passait en dehors de l'école. et il n'a jamais été véritablement soumis à l'institution. Il a toujours été très rebelle. D'ailleurs, j'ai hérité ça de lui et je lui en suis très reconnaissant. maintenant c'est vrai que quand on regarde de façon plus générale la société, très souvent, je pose la question à mes étudiants en leur disant " d'après vous, la société dans laquelle nous vivons actuellement, est-ce que c'est plus une société paternelle? ou une société maternelle. Beaucoup de gens me disent "Ah il y a une idéologie masculine, il y a l'omniprésence des hommes à des postes de pouvoir, donc c'est une société paternelle. Pour moi, pas du tout. Pour moi, la société telle que nous la vivons aujourd'hui est une société beaucoup plus maternelle, est une société beaucoup plus maternante. Alors, c'est quoi la différence entre une société paternelle et une société maternelle ou l'archétype paternel et l'archétype maternel? Mais l'archétype du père, en fait, le père quand on regarde les archétypes symboliques en psychologie, c'est celui dont le rôle est d'arracher l'enfant à la fusion dans laquelle il se trouve avec la mère et de tourner l'enfant
21:38 vers le monde. Donc en fait le rôle du père c'est vraiment un rôle qui intervient après le rôle de la mer la plupart du temps. Parce que au début de l'existence d'un être humain, l'être humain à la limite le père serait là ou pas, ça change pas grand-chose parce que il a besoin de la mer. Il a besoin de la protection de la mer, il a besoin de la chaleur de la mer, il a besoin de l'amour de la mer, il a besoin de la nourriture bien entendu de la mer, que ce soit à travers l'allaitement ou à travers tout simplement une nourriture extérieure. Et l'enfant va essayer de garder de conserver le plus longtemps possible ce qu'il a vécu pendant 9 mois de gestation, c'est-à-dire cette fusion complète 24h sur 24, 7 jours sur 7 avec la maman. Mais si à un moment donné le père ne joue pas son rôle qui est un rôle ingrat de dire "OK, tu es dans les jupes de maman depuis plusieurs années, maintenant je vais t'arracher à ta fusion, à ton envie de continuer à têter le sein de ta maman et cetera. Je connais des mères qui allaitent leur enfant jusqu'à l'âge de 3 ans, de 4 ans et cetera. Donc il est temps maintenant que je te montre le monde, que je t'enseigne les lois du monde. Et c'est ça aussi qui se trouve dans l'archétype du Père. Le Père est celui donc qui pose des limites, mais c'est aussi celui qui va enseigner les lois.
23:09 c'est il va enseigner comment on s'organise et comment on se débrouille de façon autonome dans le monde. Ce qui me fait dire d'ailleurs que très souvent la mère met l'enfant au monde alors que le père met l'enfant dans le monde. Ça c'est le rôle du père. Et le rôle du père c'est de donner de la reconnaissance. C'est le père qui va dire à l'enfant, "Ma fille, mon fils, je te reconnais comme capable de te débrouiller par toi-même dans ce monde hostile mais dont je t'ai enseigné les lois." C'est vraiment ça l'archétype du père. L'archétype de la mer. Bon, j'en ai déjà un petit peu parlé, c'est un être qui va protéger l'enfant, qui va lui donner de l'amour, qui va lui donner de la sécurité à travers cette proximité. Donc en fait, c'est vraiment intéressant parce que le besoin qui est le plus nourri par la mère, c'est le besoin de sécurité. le besoin qui est plus nourri par le père, c'est le besoin de reconnaissance. parce que j'ai besoin d'être reconnu par le père pour pouvoir faire mes premiers pas dans le monde.
24:22 Quel est le drame aujourd'hui de la société depuis des dizaines d'années? Hm. C'est que les pères sont absents, les pères ont démissionné et les pères ont peur même de ce qu'on pourrait appeler l'autorité paternelle. Et ça été tellement battu en brèche, ça été tellement critiqué dans la culture actuelle que de plus en plus d'hommes sont devenus des omelettes. Je suis désolé de les de le dire comme ça, mais [raclement de gorge] ils ont perdu leur couilles quoi. C'est vraiment et il ne ils vont être une deuxième mère de substitution. On fait pas d'omelettes sans casser des œufs. Exactement. On fait pas d'omelette sans casser les œufs. et [raclement de gorge] c'est à partir du moment où les hommes sont délégitimés Oui. ou délégitimisé.
25:19 Oui. Oui. Non, c'est délégitimé. Perd leur légitimité. Oui. Voilà. Donc on le on leur donne plus la légitimité dans ce rôle et je le répète, c'est un rôle qui est ingrat. c'est violent quelque part parce que si on regarde ce qui se passe dans les sociétés traditionnelles, moi je trouve c'est très inspirant pour comprendre ce qui nous manque dans les sociétés traditionnelles, ce qu'on appelle les peuples premiers, je préfère parler d'ailleurs de peuple premier que de peuple primitif parce qu'en fait ces premiers au sens de bah ils étaient là avant nous. primitif, ça veut dire aussi ils étaient là avant nous, mais ça pris une connotation négative et péjorative. Mais quand on regarde ce qui se passe dans les sociétés premières, dans les peuples premiers, au moment de ce que nous appelons nous les occidentaux le début de l'adolescence, et qu'est-ce qu'on va faire? Il va y avoir des rites initiatiques. Et qui va s'occuper de ça? Ce sont les pères, ce sont les anciens, ce sont les hommes adultes qui eux sont passés eux aussi par le rit initiatique. Ils vont prendre les enfants et ils vont les arracher du clan du village, du clan familial. Parce que dans les sociétés premières, ça c'est aussi quelque chose d'intéressant, c'est que les enfants sont élevés par le village et pas simplement par le couple monoparental ou biparental.
26:44 Ils vont prendre les enfants, ils vont leur comment chasser, comment évidemment repérer les prédateurs, repérer les serpents et cetera. Et puis ils vont les flanquer dans la forêt pendant 2 3 jours et en disant si tu reviens, tu es adulte et si tu ne reviens pas c'est que tu n'as pas été capable de survivre dans ce milieu dans lequel de toute façon nous devons apprendre à survivre si nous voulons perpétuer notre race ou notre espèce ou notre clan et cetera. et et donc nous avons complètement manqué ce côté initiatique dans les sociétés occidentales. Il n'y a plus de rit initiatique, il n'y a plus de passage de où effectivement lorsque je pars dans la forêt, je suis un enfant, lorsque je reviens de la forêt vivant 3 jours plus tard, je suis un adulte. Terminé. Et ce qui veut dire aussi que dans les peuples premiers, et ça ça été observé par plusieurs anthropologues, l'adolescence n'existe pas dans les peuples premiers.
27:53 C'est un c'est une invention des sociétés industrialisées et des sociétés modernes entre guillemets, y compris la post-olescence prolongée. [rires] Alors oui, effectivement mais ça c'est quelque chose de beaucoup plus récent parce que moi je n'avais de cesse à 18 ans de quitter les parents et et de commencer à à découvrir le monde à travers mes études, à travers les engagements que j'ai pris de responsabilité à l'université. et mes filles ont suivi le même chemin puisque elles ont quitté en moyenne à l'âge de 17 ans toutes les trois la maison familiale. Donc c'était très bien comme ça. Mais effectivement, on assiste depuis une vingtaine d'années à un prolongement et une prolongation de cette adolescence où des adultes de enfin des adultes, des êtres humains, je sais pas si on peut les appeler des adultes de 25 30 ans 35 ans continuent à vivre chez papa et maman. Bon, en même temps, à leur décharges, je dirais que les circonstances économiques et et le l'augmentation du coût des loyers, du coût de la vie est telle que je soupçonne certaines personnes de le faire exprès pour que effectivement nous soyons de plus en plus dans une société assistée.
29:25 Ce qui me fait revenir au début de ma réponse pour démontrer que nous sommes dans une société complètement maternante. Parce que il y a juste encore une caractéristique que je n'ai pas évoqué, c'est que dans l'archétype de la mer, on donne à l'enfant tout de suite. Si l'enfant pleure parce qu'il a faim, on va pas lui dire "Bah écoute, c'est pas encore l'heure de la tête, tu attendras qu'il soit l'heure." Non, dans l'archétype maternel, l'enfant a besoin, on répond tout, on répond tout de suite et on répond à tous les besoins. Le père, lui, il va dire "Tu veux une bicyclette?" Bon écoute, tu vas travailler, tu vas rendre des petits services, on va te donner de l'argent, tu vas attendre et quand tu auras réuni tout l'argent dont tu as besoin, et bien tu vas t'acheter une bicyclette. C'est-à-dire qu'en fait le père, c'est celui qui va mettre un délai, qui va mettre une limite pas seulement au niveau géographique, mais il va aussi mettre une limite au niveau du temps. Et j'ai déjà assisté à des dialogues entre papa et la maman. on a déjà acheté les jouets pour la Saint-Nicolas parce que en Belgique, on fait de la Saint- Nicolas, on fait pas la Ouais, on fait de la Noël mais les enfants reçoivent les cadeaux à la Saint-Nicolas. Les enfants ici en France reçoivent des cadeaux à la Noël et donc les cadeaux sont déjà là au début du mois de décembre par exemple. Et la mère qui dit "Écoute chérie, est-ce qu'on pourrait pas déjà donner le le jouet à l'enfant?
31:04 De toute façon, il a 5 ans. Pour lui, qu'est-ce que ça veut dire le 6 décembre, le 25 décembre et cetera? Faisons-lui le plaisir tout de suite. Et le père, s'il joue réellement son rôle de père, va dire non. On attend le jour de la Noël ou le jour de la Saint-Nicolas. C'est l'apprentissage de la frustration. C'est l'apprentissage de la frustration. C'est l'apprentissage aussi. En tout cas, moi c'est comme ça que j'ai étéduqué. je rêvais d'avoir un saxophone. Mes parents m'ont dit "Bon débrouille-toi. Nous, on n pas l'argent pour t'acheter un saxophone. Mes parents n'avaient pas beaucoup d'argent à l'époque. Et j'ai commencé à donner des cours de guitar. J'ai donné des cours de des cours de mathématique et de physique à des enfants ou des des adolescents qui avait 2 3 ans de moins que moi. Et comme j'étais assez doué à l'école, j'ai donné ses cours, j'étais payé pour donner ses cours, je j'amassais, j'accumulais tout l'argent et une fois que j'ai eu tout l'argent, je me suis acheté un saxophone. Même chose pour m'acheter une mobylette. Mes parents voulaient absolument pas que j'ai une mobylette. Moi, j'en voulais une et bien j'ai travaillé pour obtenir cela. Donc c'est ça une société paternelle. et donc ce qu'on voit aujourd'hui dans la société c'est que maintenant on est habitué à réclamer tout de suite maintenant et d'acheter tout à crédit. ça c'est quelque chose qui m'a choqué lorsque je suis arrivé au Québec, c'est que je me suis rendu compte que les Québécois, ce sont des francophones mais qui partagent beaucoup les valeurs des Nord-Américains sans aucun problème.
32:48 La vie à crédit, c'est la vie à crédit. la moyenne des Québécois ont cinq cartes de crédit personnell et très souvent la dernière carte de crédit rembourse les autres cartes de crédit. C'est-à-dire qu'en fait, c'est un crédit qui rembourse un autre crédit. ce qui est évidemment complètement fou. Je crois que le taux d'endettement actuellement au Québec, c'est aux alentours de 250 %. C'est-à-dire qu'en fait, les gens ont un crédit qui représente 250 % leur salaire mensuel. C'est énorme. Ouais. Et ils ont été à prendre une assurance d'essai. Ça vaut le coup dans ces cas-là. [rires] C'est de l'humour noir. on parlait justement, vous parliez de vos filles. Ouais. on parlait de cette société maternante. Hm. Mais il y a pas si longtemps que ça, les femmes en France de façon factuelle passaient d'une tutelle à l'autre.
33:44 Oui. La tutelle du père à la tutelle du mari. Oui. [raclement de gorge] Est-ce qu'on peut parler du féminisme ensemble? Vous avez eu trois filles, vous les avez toujours. Oui. le féminisme est assez mal vu dans ce qu'on appelle la dissidence, entre guillemets, mais est-ce qu'il est pas finalement confondu régulièrement avec le néoféminisme qui est une forme d'extrémisme? Mais oui, bien sûr. je ne remercierai jamais assez ma maman par exemple d'avoir choisi, et c'est un choix qu'elle a fait de rester à la maison jusqu'à ce que j'ai 12 13 ans et que mon frère est 11 12 ans avant d'aller prendre un travail à l'extérieur. et je suis extrêmement reconnaissant de cela parce que c'est quelque chose qui nous a donné à mon frère et moi une assurance, une stabilité,. Je rappelle que la mère, c'est celle qui donne de la sécurité. Je dirais que si j'ai cette sécurité aujourd'hui qui m'a permis d'être entrepreneur depuis 40 ans, c'est parce que j'ai eu une maman qui était là lorsque je rentrais de l'école, elle était là pour nous accueillir.
34:58 Ça n'a l'air de rien comme cela. Et je sais que la libération de la femme est une manœuvre d'ingénierie sociale. Ça c'est documenté. On sait que à un moment donné les ingénieurs sociaux qui voulaient mettre en esclavage toute la population et qui voulait instaurer ce à quoi nous assistons actuellement, c'est-à-dire un régime de plus en plus totalitaire, savait que une des façons, une des choses qu'il fallait détruire, c'était la protection de la famille et en incitant les femmes à aller travailler à l'extérieur sous prétexte d'être libéré. Ça été un cadeau empoisonné pour les femmes parce que ça ça déconstruit l'enveloppe dont les enfants avaient absolument besoin pour s'épanouir. Parce que tout à l'heure, je parlais du rôle du père qui va arracher l'enfant des jupes de sa mère. Mais [rires] on ne le fait pas lorsque l'enfant a 3 ans ou l'enfant a 6 ans. On va commencer à apprendre à l'enfant à se débrouiller dans la société peut-être à 10 ans, 11 ans, 12 ans pour prendre les transports en commun tout seul ou des choses comme ça. C'est ce sont les premiers actes d'autonomie quand l'enfant reçoit pour la première fois la clé de la maison et va prendre les transports en commun pour aller à l'école ou va prendre son vélo pour se rendre à l'école et cetera. Donc ça veut dire que dans les 10 12 premières années, on a besoin de la présence d'un adulte et de préférence la mère. parce que malgré tout ce qu'on peut dire, la mère n'est pas interchangeable avec le père et le père n'est pas interchangeable avec la mère. biologiquement, mais pas seulement
36:49 biologiquement, mais psychiquement, nous n'avons pas le même rapport à la mère et au père. On peut on pourra danser sur sa tête, on pourra dire tout ce qu'on veut. Ce n'est pas vrai. Donc on a besoin les enfants ont besoin que la mère soit auprès des enfants pendant 10 12 ans avant effectivement de pouvoir commencer à explorer le monde extérieur avec l'aide du père qui va leur les initier. Donc le féminisme effectivement ça été une dérive où on a confondu la liberté et la souveraineté. On peut très bien travailler. Je prends un exemple un peu différent, mais on peut très bien travailler pour un patron sans être dans un rapport de soumission d'enfant à figure paternelle. On peut très bien dans une entreprise être dans un rapport d'égal à égal même s'il y a une hiérarchie. Mais la hiérarchie ne veut pas dire une mise en dépendance, une mise en esclavage ou une mise sous tutelle. en tout cas dans l'entreprise que j'anime puisque j'ai une entreprise avec du personnel, c'est un lieu où j'ai voulu absolument que chacun et chacune de mes collaborateurs collaboratrices me regarde comme un égal. Alors, il est clair, je suis extrêmement clair sur le fait que c'est moi le patron, c'est moi qui tranche en dernier recours, mais je n'ai jamais exclu quelqu'un, je n'ai jamais licencié quelqu'un parce que il me confrontait
38:40 et ça arrive plus souvent qu'à mon tour d'ailleurs que j'ai des collaboratrices ou des collaborateurs qui me disent "Écoute là, Jean-Jacques, dans ta dernière vidéo, tu as complètement déconné sur ce point-là parce que c'est pas ça. Je te rappelle que c'est pas ça que tu veux livrer comme message à ton public. Qu'est-ce que tu as fait là? Ou quand je dis "Ouais, on va faire ça" et cetera et que j'ai quelqu'un dans mon équipe qui me dit "Jean-Jacques, là franchement on n'est pas prêt du tout pour faire ce genre de choses. Tu nous demandes de faire ça pendant les 15 jours. Non on a ça, ça et ça à faire. Donc on est dans des rapports à la fois hiérarchiques parce que c'est moi qui décide. en dernier recours, mais on n'est pas dans un rapport émotionnel de dominant dominé, mais c'est la même chose pour les femmes. Les femmes peuvent très bien vivre une relation conjugale avec leur mari ou avec leur compagnons sans que ce soit une relation déséquilibrée. Et je dirais que c'est ça la grande méprise du féminisme, c'est de croire que être féministe ou être femme ou se libérer comme femme, c'est devenir indépendante. Et là aussi, je veux faire une nuance entre l'autonomie et l'indépendance. L'indépendance, c'est croire que on doit faire tout seul et se débrouiller par soi-même. L'autonomie, c'est la capacité à identifier mes besoins, la capacité à nommer mes besoins et la capacité à chercher dans mon entourage quelle est la personne qui va m'aider à satisfaire mes besoins. C'est très différent.
40:29 c'est-à-dire que je ne vais pas déléguer la responsabilité de veiller à ce que mes besoins soit satisfait. Ça et ça c'est la souveraineté, ça c'est l'intégrité, c'est je suis en permanence responsable de mes besoins. Par contre, pour satisfaire mes besoins, la plupart du temps, je vais faire appel à quelqu'un. Et c'est ça la grande différence entre la liberté ou l'indépendance et l'autonomie. On peut très bien être autonome en étant dans des relations d'interdépendance comme je le disais tout à l'heure. Je vais aller plus loin avec une question au poil à gratter. Est-ce que vous trouvez sain qu'une femme finalement doiv demander devait, c'est plus le cas aujourd'hui devait demander de l'argent à son mari, l'autorisation à son mari pour pouvoir ouvrir un compte en banque ou n'avait pas le droit de vote, même si je sais bien que les élections ont dérivé vers une grande comédie d'ingénierie sociale, ça je ne le ni pas du tout. Oui. Oui.
41:37 Mais finalement moi en tant que femme, je pose la question et la question c'est-ce qu'on a pas placé le curseur à un autre extrême? Est-ce qu'il y a moyen de trouver un juste milieu finalement dans toutes ces questions de féminisme? Oui, ce serait bien que ma femme soit là pour répondre aussi. c'est clair, mais il est évident pour moi que ce n'était pas sain du tout d'être dans un système où la femme devait demander la permission pour ouvrir un compte bancaire ou pour ça fait quand même pas un siècle que les femmes ont le droit de vote,. Ça fait moins d'un siècle et c'est quand même assez infantilisant. Oui, c'est totalement infantilisant. C'est structurellement mettre les femmes dans un statut de sous-citoyenne ou de Oui, c'est ça. de sous-citoyenne. C'est-à-dire d'ailleurs combien de femmes à l'époque de ma jeunesse disaient "Je ne travaille pas" plutôt que dire en fait ma responsabilité c'est la responsabilité d'éduquer les enfants et de prendre soin de la famille.
42:52 Donc oui, on a mis le curseur évidemment beaucoup trop loin maintenant parce que on a basculé dans une forme presque de terrorisme antimasculin qui fait que à nouveau cet équilibre subtil entre le féminin et le masculin C'est la base de la paix dans une société. c'est ce sont les Chinois dans la dans la l'ancienne tradition chinoise qui disait que ce c'est lorsque l'homme et la femme peuvent échanger leur fluide physique que l'homme et la femme trouvent la paix dans leur cœur. Je trouve ça extraordinairement beau et ça m'amène d'ailleurs à une réflexion que je me suis faite depuis très longtemps, c'est que lorsque les années sida sont arrivées, énormément de personnes, pratiquement tout le monde a commencé à utiliser le préservatif pour se protéger d'une d'un virus qui n'a jamais été identifié et qui n'a jamais été isolé.
44:17 Mais bon, ça on va pas aborder ça aujourd'hui, c'est un autre sujet. Mais quelle est la conséquence au niveau de la pacification des rapports entre hommes et femmes? c'est que à partir du moment où la plupart des hommes pénètrent une femme avec un préservatif, ça veut dire que il n'y a plus de possibilité d'échange de fluide, ni les fluides vaginals, ni le fluide du sperme de l'homme. Ce qui veut dire que on a perdu enfin en tout cas si on en croit cette sagesse chinoise, on a perdu cette capacité très subtile au niveau hormonal de retrouver un équilibre entre le masculin et le féminin aussi bien chez l'homme que chez la femme. C'est-à-dire que l'âme, la femme va bénéficier d'une information masculine à travers le fluide, à travers le sperme et l'homme va bénéficier d'une information féminine à travers les sécrétions vaginales de la femme. Et à partir de là, ça va pacifier parce que il y a un équilibre entre le masculin et le féminin. C'est ce que Carl Gustav Jung appelait l'anima chez l'homme et l'animus chez la femme. Mais depuis que nous sommes dans une société où nous n'avons plus cet équilibre des fluides, aussi paradoxal que ça paraisse, la guerre des sexes est de plus en plus intense.
45:44 Et moi, je le vois au Québec en tout cas parce que à ce niveau-là, je pense que les femmes ont quelques années d'avance malheureusement sur les femmes en Europe. Je connais pas les autres continents évidemment, mais les femmes sont devenues mais absolument infernales à l'égard des hommes. Ce d'abord, ce sont les femmes maintenant qui draguent les hommes. Ce sont plus les hommes qui peuvent draguer les femmes. Et si un homme essaie d'approcher une femme pour la séduire et il se fait tout de suite ramasser en disant "Mais c'est quoi ces attitudes de macho et cetera? Mais je ne suis pas celle que tu crois blablabla et cetera. Mais par contre, les femmes quand elles ont envie de coucher avec un homme, elles vont mettre le grappin dessus et de façon parfois extrêmement ferme, pour ne pas dire presque violente. Par ailleurs, les hommes ont perdu complètement la légitimité du rôle que je nommais tout à l'heure, c'est-à-dire ce rôle de poser des limites, de mettre une structure. Ça aussi, ça fait partie de la de l'archétype masculin. C'est la notion de structuration.
46:58 Tout ça complètement disparu. C'est pas pour rien que le psychologue Guy Cornau qui est décédé maintenant depuis quelques années avait écrit un livre qui s'appelait père manquant fils manqué qui a été un bestsellaire absolument magnifique. Ça été même je dirais son meilleur livre de tous les livres qu'il a écrit. Père manquant fils manqué. Mais c'est pas par hasard que c'est arrivé au Québec ce livre que ce livre a étécrit au Québec parce que c'est là que les pères sont le plus manquant. Pas parce queils sont plus à l'extérieur pour aller travailler, simplement parce qu'ils n'ont plus le droit d'exercer leur autorité paternelle. Donc je suis complètement d'accord avec votre question. Non seulement le féminisme a été beaucoup trop loin dans le sens où il y a une perte de légitimité au niveau des hommes, mais en plus il y a une perte d'équilibre à travers le port du préservatif. Je suis désolé d'aborder les choses de cette façon-là, mais pour moi la paix dans les cœurs ne se trouve plus ni du côté des hommes, ni du côté des femmes.
48:12 Oui, c'est le préservatif, c'est symbolique mais c'est un symbole fort. Oui, c'est de l'intime mais sans c'est très parlant. justement en parlant de ces hommes déconstruits dont on a beaucoup parlé, [grognement] cette déconstruction mise en avant, même parfois célébré et ce néoféminisme extrêmement mise en avant dans les médias subventionnés. est-ce de d'ingénierie sociale? oui, bien sûr et ça ça fait quelques dizaines d'années maintenant que je suis témoin de d'une je dirais d'une dictature de la mouvance LGBTQ + A I machin, enfin on ne sait plus combien de lettres il y a et cetera. Et l'idéologie du genre aussi. comme j'ai à un moment donné j'ai voulu faire une carrière dans le monde du cinéma, c'est là que je me suis rendu compte qu'il y avait des quotas qui étaient imposés pour toutes les séries télévisées par exemple et pour les films également où il fallait [raclement de gorge] régulièrement mettre des personnes des stéréotypes. Donc voilà, il y a un cahier des charges. Donc il fallait que dans n'importe quelle série, on ait au moins un couple d'homosexuel, qu'on ait au moins un couple de black ou de d'asiatique et cetera. il fallait au moins un couple divorcé, machin et cetera pour que petit à petit, et ça c'est vraiment de l'ingénierie sociale pour que petit à petit les jeunes générations estiment que il est tout à fait normal et naturel d'avoir une multiplicité de couples homosexuels de couples transgenres ou de couples
50:04 mélangés au niveau racial et cetera. Et je ne suis absolument pas raciste, je le dis très clairement. Je ne suis pas transphobe non plus, je ne suis pas homophobe, je ne suis rien de tout ça, mais c'est parti mais au niveau de la culture, à partir du moment où on impose sous prétexte de l'inclusivité et sous prétexte de la tolérance, qu'on impose un modèle à travers les écrans qui est un modèle qui est faussé par rapport aux statistiques. C'est là où ça me pose problème. Donc il y a une manipulation. Voilà. Et je dirais les vrais homosexuels, j'ai des amis homosexuels, hommes et femmes, se plaignent eux de l'utilisation qu'on fait, [rires] de la récupération qui a été faite du mouvement LGBT pour pousser un agenda qui n'a absolument rien à voir avec, je dirais, le respect des différences sur le plan sexuel et cetera et des orientations sexuelles. Et je le répète, j'ai des amis homosexuels hommes. J'ai des amis homosexuels femmes lesbiennes.
51:18 Je n'ai jamais eu aucun problème avec eux. J'ai jamais eu aucun malaise vis-à-vis d'eux. Il y a des couples tranquilles qui ne se reconnaissent pas dans ces caricatures finalement. Mais absolument. Et quand on voit que aujourd'hui toutes ces tout cet agenda qui prend le prétexte de défendre les droits des homosexuel et de la mouvance LGBT et cetera pour pousser un agenda d'éducation à la sexualité et la vie affective au niveau des enfants qui est une véritable atrocité parce que on est en train de provoquer une fracture uration et une effraction de la psychée des enfants en les exposant beaucoup trop tôt à des notions comme la masturbation, la pénétration anale, la pornographie et cetera. Mais foutez-leur la paix quoi.
52:15 C'est vraiment et et c'est là où je suis vraiment interrogatif. Je suis aussi très interrogatif de voir que dans de plus en plus de postes de responsabilité sur le plan politique, on trouve une immense majorité d'homosexuel, d'hommes gay. Qu'est-ce que ça veut dire? Dans le recrutement, ça pose question. Mais ça pose question et je me demande mais qu'est-ce qui se cache derrière? Quel est le modèle de société qu'on est en train d'essayer de nous imposer? Et à partir du moment où la plupart des ministres ont des tendances ou ont des pratiques homosexuelles et à nouveau, je ne condamne absolument pas l'homosexualité, c'est pas mon truc mais voilà. Mais à partir du moment où on a une majorité de ministres qui est dans cette mouvance homosexuelle, je me demande s'il y a encore un équilibre qui peut être pris.
53:12 équilibre entre le féminin et le masculin, le l'équilibre au niveau du bien commun de la société et des citoyens qui eux dans l'immense majorité sont encore hétérosexuels avec des enfants et pas homosexuels sans enfants. Le mouvement LGBT, c'est une instrumentalisation finalement. Oui, oui, oui. C'est je pense enfin j'ai l'impression, je n'ai jamais approfondi cette question, mais j'ai l'impression que au début le mouvement LGBT était un mouvement tout à fait légitime pour faire reconnaître le droit de vivre sa sexualité comme on l'entendait, sans être harcelé, sans être viré de son travail du jour au lendemain lorsque on découvrait que on avait des relations homosexuel ou même carrément mis en prison ou exécuté comme dans certains pays totalites.
54:12 Oui. En France, on a dépénalisé l'homosexualité il y a pas si longtemps finalement. Oui. Et dans un certain nombre de pays musulmans, c'est encore très compliqué pour des homosexuels de vivre leur sexualité. Donc je pense que les mouvements LGBT au départ, bah qui ne s'appelaient pas LGBT d'ailleurs, au départ avait une légitimité de la même façon que le mouvement de libération des femmes dans les années 40 50 avait une totale légitimité pour que les femmes puissent accéder comme elles le voulaient à aux études déjà aux études universitaires, à des à des postes de responsabilité et cetera. Mais à chaque fois, il y a eu une récupération par les ingénieurs sociaux pour pousser le bouchon beaucoup plus loin et pour finalement mettre en place quelque chose qui aurait dû être au service de l'équilibre pour mettre en place quelque chose de plus en plus déséquilibré. Et nous sommes dans une société aujourd'hui qui est de plus en plus déséquilibrée.
55:16 Les hommes ne sont plus des hommes. Les femmes pour réussir ont appris à mimer et à singer finalement la caricature de l'homme. il faut le dire comme quand on a poussé les femmes à fumer la cigarette. exactement et ça c'était un des sales coups de Édouard Bernet et cetera. et maintenant la société est déséquilibrée où on nous impose en permanence des trans qui sont parfois pas agréable du tout à regarder. On on demande à des transgenres d'aller enseigner des choses à des enfants entre 4 ans et 7 ans pour leur dire " vous savez, vous pouvez choisir votre genre et le sexe c'est quelque chose donc le la caractères sexuels sont niés." Je suis désolé mais XX et XY qu'on s'estime homme ou femme ça restera toujours XX et XY.
56:17 Ça peut être perturbant pour un enfant. finalement ce déniel, le réel biologique. Oui. et cetera. Mais pas seulement le dénique, mais le déni tout court. d'ailleurs, une des définitions de la folie en psychologie et en psychothérapie ou en psychopathologie ou en psychiatrie, c'est le la perte de contact avec le réel. Voilà, c'est c'est ça la folie. On rentre dans la folie à partir du moment où on n'est plus en relation, on n'est plus en ancrage avec la réalité, ce que Freud appelait le principe de réalité. Et il y a quelque chose dans les processus thérapeutiques qui sont extrêmement importants. Lorsqu'on est face à quelqu'un qui souffre de pathologie, la première chose qu'on va devoir faire avec cette personne, c'est lui faire reconnaître la réalité,.
57:18 On le voit avec les alcooliques. J'ai accompagné quelques alcooliques dans ma vie. La première étape pour qu'un alcoolique éventuellement puisse avoir des chances de s'en sortir, c'est de reconnaître qu'il est alcoolique. Et et ce qui est désespérant et au début, moi je comprenais pas comment faire avec un un chef d'entreprise qui était alcoolique et c'était sa femme qui était cirectrice qui m'avait demandé d'accompagner son mari parce qu'elle n'en sortait pas. Et au début, j'étais complètement perdu moi aussi parce que cet homme disait "Oui, j'aime bien boire un petit verre de temps en temps." Mais sa femme me disait "Non, non, c'est une bouteille de whisky qui passe au complet sur une soirée. C'est pas un petit verre de temps en temps, c'est de l'alcoolisme caractérisé." et ça été extrêmement long pour que cette personne, ce monsieur reconnaisse pour la première fois, je pense que j'ai un problème avec l'alcool. Il n'avait pas encore dit je suis alcoolique. Il avait juste dit ouais à la réflexion, je pense que finalement je dois avoir un petit problème avec l'alcool. Bon et c'est là qu'on peut commencer un processus de guérison.
58:38 Ce qui fait que ni est la réalité biologique, ni est la réalité physique tout simplement. Et nous sommes dans une société qui est de plus en plus déséquilibrée. Pourquoi? Parce que elle est de plus en plus virtualisée. Moi, j'apprécie beaucoup d'avoir pris l'avion depuis le Canada et de vous rencontrer Stéphanie parce que Oui, on peut se connaître, vous m'avez vu sur les réseaux sociaux des dizaines de fois. avant qu'on se rend compte, mais le fait de s'être serré la main, le fait d'avoir fait connaissance avant de d'enregistrer la vidéo et cetera, ça fait toute une différence. Et ça, on ne pourra jamais remplacer les contacts réels. Et et s'il y a une chose que j'ai essayé de faire pendant la crise Covid, c'était de dire aux gens retourner les uns vers les autres, recréer un tissu relationnel, social vivant, nourrissant au niveau de votre rue, au niveau de votre quartier, au niveau essayer de vous repérer les uns les autres, vous qui partagez la même vision du monde, la même vision de la société, mais recréer un tissu social.
59:54 Parce que sinon on va crever là. C'est en tant qu'humanité, nous sommes pour l'instant un oiseau pour le chat. Le chat étant le l'élite mondiale multimilliardaire qui essaie de de ponctionner et finalement de siphonner toute la richesse que nous créons à travers notre travail,. C'est vraiment du vampirisme effectivement. Et je dirais que si nous ne voulons pas tomber dans je dirais cette fin d'humanité, cet effondrement de l'humanité, nous avons une priorité à avoir, c'est de reparler à nos voisins et nos voisines. Ça tout con ça, mais c'est ça nous toucher. Oui, aussi nous toucher, nous dire bonjour. c'est pas pour rien que pendant le Covid c'est quelque chose qui a échappé à beaucoup de monde. On nous parlait de distanciation sociale.
1:00:58 Non, c'était pas une distanciation sociale, c'était une distanciation physique qu'on nous demandait de respecter. Mais le fait d'avoir choisi le vocabulaire distanciation sociale, ça inscrivait dans l'inconscient des gens que ils allaient se distancier socialement, c'est-à-dire qu'ils allaient couper les relations. Parce que je suis assis à 2,50 de vous Stéphanie, mais je ne suis pas en distance sociale, je suis en distance physique. Et donc les salopards, on va le dire comme ça, qui à la télévision nous ont répété à l'envie que nous devions respecter six pieds de distance au Québec ou aux États-Unis ou 1 m 1,50 en Europe, puisqu'on n pas les mêmes façons de mesurer les l'espace. Pourquoi est-ce qu'ils nous ont dit que c'était une distanciation sociale? Mais c'était fait exprès. C'était pour justement ancrer dans notre existence que nous allions être de plus en plus seuls dans notre vie. Et quand nous sommes de plus en plus seuls, nous sommes des proies extrêmement faciles pour les prédateurs.
1:02:07 Et c'est ça qui est en train de se passer. Donc l'énorme déséquilibre que nous vivons entre le masculin, le féminin, le les différentes cultures, les différentes races et cetera entre les enfants et les parents qui ne sont plus là, les parents ont démissionné pour mettre leurs enfants devant des écrans et cetera. Tout ça, ça procède je dirais du même plan, du même agenda, c'est de faire en sorte que à un moment donné nous disparaissions tout simplement de la même façon que notre identité est en train d'être numérisée, notre argent est en train d'être numérisé, nos contacts sont en train d'être numérisés. Et je ne sais plus qui disait ça, je crois que c'est David qui disait "Le jour où 100 % de notre vie sera numérisée, nous n'aurons plus aucun pouvoir de contestation et de retrouver notre intégrité et notre souveraineté."
1:03:05 Donc c'est pour ça aussi que il y a un enjeu fondamental face à ce projet de gouvernement unique mondial et de totalitarisme, de régime totalitaire mondial, c'est de freiner et de faire échouer la plupart des initiatives qui tendent à numériser nos existences. Donc ce qui me fait plaisir, c'est que en Angleterre par exemple qui est quand même une population assez manipulée par son propre gouvernement, l'utilisation de l'argent cash est en hausse permanente depuis quelques années, depuis 2022. Ça ça me fait plaisir. C'est bon signe. C'est bon signe. Ça veut dire que là il y a il y a un message qui a été entendu qui est on veut pas de système de crédit social à la chinoise. Nous voulons garder une un contrôle sur nos moyens de survie.
1:04:12 Sinon, c'est extrêmement facile le jour où la monnaie sera complètement dématérialisée de dire telle personne dissidente, on va simplement pousser sur un bouton et cette personne au lieu d'avoir 10000 € ou 5000 € sur son compte aura 0 €. et ce sera la fin de l'existence de cette personne. C'est ça que je vois aujourd'hui. Chaque personne peut individuellement contribuer à lutter contre ce mouvement de fond. Oui. Oui. Et et je dirais que c'est ça la bonne nouvelle en même temps et ça je l'explique depuis que j'explique les phénomènes de pouvoir et je raconte très souvent la fable du corbeau et du renard. Parce que le renard s'amène proche du corbeau. Il voit que le corbeau a un beau fromage dans son bec et le renard va mettre en place ce que j'appelle dans mon approche qui est la dynamique relationnelle systémique.
1:05:14 Il va mettre en place une tentative de jeu de pouvoir. Il va commencer à utiliser la flatterie, la séduction, la séduction et cetera. Mais ça, si on arrête la fable à cet endroit-là, ce n'est qu'une tentative de jeu de pouvoir. Quand est-ce que nous allons assister à jeu de pouvoir? C'est le jour où au moment où le corbeau va se laisser séduire, va se laisser attraper par cette tentative de jeu de pouvoir, va ouvrir un large bec et va laisser tomber son fromage. Et donc ça veut dire quoi? Ça veut dire que le corbeau quelque part n'est pas une victime innocente du jeu de pouvoir entre le renard et le corbeau. Il est victime complice. Donc il y a une espèce de complicité circulaire entre le corbeau et le renard. Et le corbeau donc va donner au renard le pouvoir d'avoir du pouvoir sur lui. Et bien c'est la même chose dans toutes les situations entre hommes et femme par exemple.
1:06:22 L'homme va être sous le pouvoir de la femme si il donne à la femme le pouvoir d'avoir du pouvoir sur lui ou la femme va être sous le sous l'emprise de l'homme si elle donne inconsciemment et involontairement le pouvoir à l'homme d'avoir du pouvoir sur elle. C'est-à-dire qu'en fait, ça c'est la mauvaise nouvelle, mais il y a une bonne nouvelle à travers ça. La mauvaise nouvelle, c'est que nous ne pourrons plus ou en tout cas nous ne pourrons plus que très rarement dire que nous sommes des victimes innocentes. Les seuls endroits où nous pouvons dire que nous sommes des victimes sans être complice, c'est lorsque il y a une force brutale qui nous est imposée ou une loi à laquelle on ne peut pas échapper. Voilà lorsque les gilets jaunes ont manifesté et qui se sont fait canard par les forces de police, je dirais que là on peut pas dire que les gilets jaunes étaient des victimes qui étaient complices de ce qu'elles subissait parce que là il y avait une l'usage d'une force contraignante ou d'une force physique.
1:07:30 Mais pour toutes les autres situations, la bonne nouvelle, la mauvaise nouvelle, c'est qu'on peut plus se plaindre d'être victime. La bonne nouvelle, c'est que c'est nous qui donnons le pouvoir à l'autre d'avoir du pouvoir sur nous,. C'est ce que Étienne de la Boessie appelait la servitude volontaire. C'est exactement ça,. J'ai rien inventé à ce niveau-là. Ne pas poser ses limites, c'est presque consentir. Oui, absolument. Ne pas dire non, c'est donner à l'autre le pouvoir de continuer à abuser de moi. Alors, de nouveau, si je suis un enfant que je suis abusé, c'est clair que un enfant n'a pas la force psychique et la force physique pour repousser un pédo criminel. Ça c'est clair. Mais si je suis adulte, d'où l'importance de devenir adulte. Donc d'où l'importance d'avoir fait sa crise d'adolescence et cetera et de devenir réellement adulte. Parce que c'est pas parce qu'on a 40 ans, comme je l'ai dit tout à l'heure, qu'on est adulte. Mais si je suis adulte, ne pas dire non lorsque quelque chose est inacceptable, c'est quelque chose où je me rends complice de ce que je vais subir.
1:08:40 C'est ce qu'on appelle une complicité passive. C'est une complicité passive. Moi, j'appelle ça une complicité circulaire parce que je dirais la théorie qui est là derrière, c'est l'analyse systémique,. C'est de c'est de se rendre compte que en fait chaque élément du système va interagir sur l'autre élément. Et en faisant comme cela chacun va amplifier le jeu de l'autre de façon totalement involontaire et inconsciente. Ça fait penser d'ailleurs au fameux triangle de Kpman d'une certaine façon. Oui, effectivement, le triangle de Kartman où on peut jouer le rôle successivement de sauveur, de victime ou de persécuteur, ça c'est clair. Mais je dirais que c'est encore plus simple que le triangle de Kartman. C'est simplement de se rendre compte que chaque fois que je ne protège pas mon intégrité, chaque fois que je ne prends pas soin de mes besoins fondamentaux, et bien je suis en train de laisser courir une partie de mon pouvoir. Je suis en train de déléguer le pouvoir à l'autre. Alors, je vais prendre un exemple tout bête, mais si je dis par exemple, allez, admettons que je je ne suis pas satisfait de ma vie conjugal et j'ai ressassé ça depuis des semaines et des semaines en disant il faudrait que je parle quand même à ma conjointe, à ma femme et cetera. Et puis un soir, allez, je dis je prends mon courage à demain et je dis à ma femme, "Chérie, tu ne trouves pas qu'on devrait se parler, toi et moi, de ce qui se passe entre nous En disant ça, je suis en train de lui donner le pouvoir de décider si oui ou non c'est important de parler parce que je lui dis "Tu ne trouves pas qu'on devrait se parler?" Et si elle me dit
1:10:31 "Mais non, pourquoi tu trouves que ça va pas bien Bah non, je trouve que ça va pas très bien. Bah écoute, si ça va pas bien, tu as un psi donc tu pourrais en parler quoi. C'est enfin voilà, je donne un exemple qui était peut-être un peu caricatural mais mais tous les jours c'est le genre de chos que l'on vit. Je suis rentré dans un taxi il y a de tr jours pour me rendre à une interview et le taxi avait mis la radio avec les informations du matin. Moi, j'écoute pas la radio. J'écoute pas la télévision justement pour me protéger au niveau de mon intégritémotionnelle, mentale et spirituelle. Qu'est-ce que j'ai fait? J'ai demandé au chauffeur de taxi d'éteindre sa radio ou de nous mettre de la musique. Il dit "Ah oui, vous ne voulez pas être tenu au courant?" Je dis "Si, je veux être tenu au courant mais pas de cette façon-là." Voilà. Donc c'est là aussi que on a quotidiennement des occasions de reprendre le pouvoir sur notre vie en faisant en posant des gestes aussi banals que ceux-là.
1:11:44 c'est ce qu'on appelle l'affirmation de soi aussi. Oui, c'est l'affirmation de soi. Ça c'est quand on est émetteur du message, c'est poser ses limites quand on est récepteur du message. Donc en fait, il y a les deux effectivement. et donc pour reprendre l'histoire de la vaccination qui nous a été entre guillemets recommandé, sauf pour certaines professions où c'était imposé et bien je dirais que l'immense majorité de la population a été se faire injecter contre le Covid alors qu'en réalité il y avait pas d'obligation sauf pour certaines professions bien particulières ou alors il y avait une obligation consumériste. Mais c'est ça. Mais donc c'est pas une obligation imposée. C'est si tu veux continuer à aller au restaurant ma chérie, si tu veux continuer à aller dans les magasins, si tu veux continuer à voyager et cetera, et va te faire vacciner sinon tu n'auras pas le droit de d'avoir une vie normale entre guillemets.
1:12:56 C'est plus pernicieux finalement. c'est beaucoup plus pernicieux et c'est là où ils ont réussi leur coût. Là où en 2009 avec la grippe H1, ils avaient complètement raté leur coup. Mais et j'ai eu ma maman au téléphone très régulièrement pendant l'année 2021. Enfin bon, je l'ai souvent au téléphone et elle me disait "Jean-jaces, est-ce que tu es sûr de ce que tu racontes dans tes émissions?" Et je lui dit "Mais pourquoi maman Elle me dit "Mais parce que on me téléphone plusieurs fois par semaine pour me venir me chercher en taxi gratuitement pour aller au centre de vaccination." Et elle dit "Et j'ai tellement envie de retourner au cinéma. donc ma maman est veuve depuis quelques années, j'ai tellement envie de retourner au restaurant et je ne peux pas qu'elle me dit." Et et alors je lui disais "Mais maman, ça ne durera pas éternellement. Prends patience, s'il te plaît. Oui, mais j'ai envie de voyager, j'ai dû annuler ma dernière croisière et cetera. J'ai dit prends patience, ça ne durera pas éternellement.
1:14:00 Mais ils essayent de jouer avec nos ner et ils essayent de jouer avec notre impatience pour justement obtenir quelque chose qui ne nous a jamais été imposé formellement. Et heureusement, elle a tenu le coup. Et aujourd'hui, elle me bénit et elle me remercie énormément parce que elle a vu dans son entourage plus de 50 % de ses amis et amis du même âge qu'elle sont morts ou qui ont perdu complètement la carte quoi. Il y a des gens qui sont devenus Alzheimers, qui sont qui ont fait des AVC, il y a des gens qui sont devenus parkinsoniens et cetera. Il y a des gens qui sont tombés extrêmement rapidement. dans une séminité. c'est vraiment et quand elle a vu que son entourage amical qui s'était fait vacciner tombait comme des mouches, elle m'a remercié en disant "Mais j'ai bien fait de tenir de tenir bon."
1:15:02 Elle a évité ce vieillissement accéléré. Absolument. Mais ça c'est une illustration extrêmement claire du fait que ce qui nous est fortement recommandé n'est pas obligatoire. Et même si c'est quelque chose qui est obligatoire, on peut-être regarder comment est-ce qu'on peut échapper à l'obligation. Moi, je connais plein de gens qui ont fait des faux certificats. Il y a et merci beaucoup à eux, il y a énormément d'infirmières, il y a énormément de médecins qui ont fait des faux passes sanitaires, qui ont fait des faux des fausses attestations de vaccination, mais qui ont vacciné la serviette ou la plante qui se trouvait juste à côté de la personne pour justement ne pas nuire parce qu'ils avaient compris dans le système dans lequel ils étaient que ils étaient dans un système où entre guillemets on les forçait à vacciner mais comme ils étaient pas ils n'étaient pas d'accord, ils sont restés en poste et ils ont [rires] ils ont vider les seringues à côté du bras du patient et merci à eux parce que c'est aussi comme ça que l'on fait reculer un système totalitaire.
1:16:17 Après pour ceux qui n'ont pas eu accès par leur réseau à FA pass, c'est vrai qu'il y a le scandale absolu des suspendus. Oui. qu'on peut saluer ici. Absolument. et qui ont été privés de tout leur droit, ce qui est inédit dans l'histoire de France. Absolument. C'est c'est tout à fait honteux, je dirais, ce qui s'est passé et scandaleux. il y a une petite anecdote au niveau du Québec puisque bon, moi j'ai vécu toute cette crise depuis le Québec. éid pay mais moi j'étais là et j'ai pas pu bouger pendant un an et demi parce que évidemment j'ai refusé le test PCR, j'ai refusé la vaccination et cetera. Donc j'étais coincé et à un moment donné il y a eu la même je dirait la même injonction où on disait aux soignants qu'il devait se faire injecter pour continuer à travailler dans le système de santé et je ne sais plus combien il y en avait.
1:17:17 Je crois qu'il y a 18000 professionnels de santé qui ont refusé d'aller se faire injecter ce qui est quand même beaucoup à l'échelle du Québec. On est quand même que 8 millions et demi d'habitants pour un pays 4 x et demi plus grand en terme de superficie par rapport à la France. mais il y a beaucoup d'espacces vides où voilà, c'est très sous-peuplé [raclement de gorge] et ça posé problème au ministère de la santé parce que 18000 travailleurs de la santé qui refusent l'injection et à qui on avait dit à partir du 1er octobre je crois 2021 vous ne pourrez plus aller travailler. En fait ils se sont rendus compte en qu'ils étaient en sous-effectif au niveau du personnel. Donc du coup, le ministre de la santé a fait la chose qu'il n'aurait jamais dû faire. Il a dit "Bon, allez, je vous donne encore un mois pour vous décider alleer vous faire injecter." Évidemment, ça voulait dire quoi? Ça voulait dire "Vous avez gagné." Et donc un mois plus tard, il y avait quasiment personne qui a été se faire injecter et ils ont été réintégrés dans le système de santé parce que tout simplement on ne pouvait pas s'en passer. Donc là, de nouveau, je reviens à cette notion de solidarité, cette notion d'entraide. Mais si tous les commerçants des commerces jugés non essentiels avait dit "Allez-vous faire voir, on reste ouvert."
1:18:51 Il y a pas assez de policiers sur le territoire pour aller, je dirais, enfermer tout le monde. Il y a pas assez de place dans les prisons. Il aurait fallu faire bloc. Il aurait fallu faire bloc. Et moi, c'est ce que j'avais j'ai essayé de faire dans mon village, dans mon village qui est un village assez touristique au Québec à une centaine de kilomètres de Montréal, j'ai été trouvé la plupart des restaurateurs en leur disant "Restez ouvert!" Et ils ont eu peur. Oui, mais tu comprends? "Mais non, je Oui, oui, justement, je comprends. C'est vous qui ne comprenez pas." et j'étais mais furieux d'autant plus que ce que je voyais au Québec, il y a des commerces qui sont contrôlés par le gouvernement et un des commerces c'est l'alcool. Donc en fait, il y a ce qu'on appelle la SAQ, la société des alcool des alcools du Québec. Donc en fait, quasiment tous les alcools sont importés et vendus par des magasins qui sont des magasins qui appartiennent au gouvernement. C'est pas un commerce privé. Et l'autre commerce qui appartient au gouvernement, c'est le commerce de de drogue. donc comment est-ce qu'on appelle ça? Parce que moi je consomme pas ce genre de chose. Non non. Donc du cannabis.
1:20:15 Oui le cannabis. Voilà le cannabis. Bon, au Québec, on appelle ça du pote,. C'est pour ça que je me souvenais plus le nom, mais c'est le cannabis avec le CBD, le CBD et cetera. Les antidouleurs et cetera. Et bien ça été dépénalisé et ça été légalisé beaucoup plus avant que ça ne l'it dans certains pays européens. Mais c'est un commerce qui est gouvernemental. Ces deux commerces là ont été jugés essentiels, c'est-à-dire qu'ils n'ont jamais fermé pendant la crise Covid. Mais à côté de ça, des massothérapeutes, des ostéopathes, des homéopathes et cetera, des les spas, les centres de bien-être et cetera, tout ça ça été fermé. Les salles de sport ont été fermées soi-disant parce que c'était des commerces non essentiels. Mais si on est dans une pandémie justement, laissons ouvert tous les centres où les gens peuvent se faire du bien.
1:21:14 Et bien, il y a eu aucune solidarité et c'est là notre faiblesse, c'est notre division. Je ne sais plus si c'était Marc Orel ou un autre dictateur romain dans la Rome antique qui disait divider out impérate divise afin de de dominer afin de pouvoir régner de régner h et c'est exactement ça qui s'est passé. Nous sommes de plus en plus dans une société d'individualisme, une société où nous sommes atomisés les uns par rapport aux autres. Et le féminisme, je reviens là-dessus, fait partie aussi de l'individualisme où il y a de plus en plus il y a de moins en moins de solidarité entre les hommes et les femmes, par exemple. Mais tout tous ces liens qui se sont distendus ou qui se sont cassés entre les générations, entre les races, entre les hommes et les femmes, entre les homosexuels et les hétérosexuels et cetera, tout ça ça fait le lit du totalitarisme.
1:22:17 Et c'est là où nous devons vraiment recréer des liens de solidarité, d'entraide et faire en sorte que s'il y a une descente de police qui arrive à telle maison, tous les voisins débarquent pour impressionner ou pour intimider la police qui est en train d'essayer de fermer telle ou telle maison ou tel commerce. Même chose au niveau des églises. Toutes les églises au Québec ont été interdites de fonctionner. Pourquoi est-ce que les fidèles qui fréquentaient les églises ne se sont pas réunis pour défendre [raclement de gorge] l'intégrité de leur foi et et de leur pratique religieuse? Pour moi, c'est ça. C'est pour ça que j'avais créé à un moment donné un site de rencontre qui s'appelait Solidarita, dans lequel j'ai investi énormément d'argent et c'était totalement gratuit pour que les gens puissent se repérer entre dans de la même famille entre guillemets, c'est-à-dire entre complotistes ou entre personnes qui avaient compris le jeu dans lequel on se trouvait. Et je suis très heureux d'avoir rendu service à à peu près 100000 personnes, mais j'aurais bien voulu que ça aide des millions de personnes. Bon voilà, mais au moins, on a fait en sorte qu'il y ait 100000 personnes qui puissent se rencontrer géographiquement et retrouver des liens de solidarité et tant mieux.
1:23:39 Finalement, ce travail d'insoumission, ça demande de savoir quitter son statut de victime et de ne pas se complaire dedans. Oui, absolument. le travail de toute une vie pour certaines personnes. Mais vous avez tout à fait raison de poser cette question de cette façon-là parce que j'ai entendu énormément de gens y compris ici en France qui disent voilà on va faire le Frexit, on va reprendre notre autonomie par rapport à l'Europe, il faut qu'on redevienne souverain et cetera. Oui, mais ce qu'ils oublient de dire, c'est que la souveraineté collective ne pourra être obtenue qu'à partir du moment où les individus retrouvent le souveraineté individuelle. Et ça, c'est un passage absolument obligé. On ne peut pas éviter le fait de retrouver nos squelettes intérieurs, notre structure intérieur en tant qu'individu pour être capable de dire non le jour où il faudra dire non.
1:24:45 Et je félicite vraiment tous ceux qui ont osé non. J'ai connu des commerces au Québec, très peu, mais j'en ai connu qui sont restés ouverts toutes pendant toute la crise et pendant toute la période où on avait décrété que leur commerce était un commerce non essentiel. Ils ont eu plusieurs amendes qu'ils n'ont pas payé. Hm. et ils ont été jusqu'en cours. et finalement certains procès n'ont pas encore eu lieu et d'autres ont eu lieu et pratiquement dans tous les cas les amantes ont été abandonnées parce qu'ils ont été capables avec leur avocat de démontrer le côté anticonstitutionnel des interdictions de d'avoir un commerce. Ça fait partie des je dirais des privilèges ou des droits fondamentaux dans une société, c'est de pouvoir circuler librement, c'est de pouvoir faire commerce librement et un certain nombre de choses comme ça.
1:25:53 Donc il y a eu des gens qui ont eu ce courage de dire non, mais ce courage, il ne venait pas de la masse, il venait de leur intériorité, de leur structure intérieure, de leur capacité à être devenu adulte. Je dirais que beaucoup de personnes qui ont dit non dans le contexte du Covid ou qui disent non aujourd'hui à d'autres mesures, ce sont des gens qui sont devenus adultes tout simplement et qui ont appris à se reposer sur eux et à s'encrer dans leur propre valeur plutôt que de continuer à être je dirais sécurisé par les voies du troupeau. C'est c'est ça. Moi, je suis une véritable catastrophe pour l'industrie pharmaceutique puisque ça va faire l'année prochaine, ça fera 40 ans que je n'ai plus pris une aspirine, un antibiotique, un antidouleur et cetera. Je ne suis plus consommateur de rien du tout sur le plan pharmaceutique depuis pratiquement 40 ans. J'ai 65 ans, je n'en ai pas l'air, je suis en excellente santé, ça je pense que j'en ai l'air et et j'ai bien l'intention de continuer à être en bonne santé jusqu'à ma mort.
1:27:03 et de mourir en bonne santé. Mais ça m'a demandévidemment de prendre des risques au départ et de refuser la solution de facilité qui est de prendre une aspirine quand on a mal de tête ou de prendre un antigrip quand on a des symptômes de grippe et cetera. Ça m'a demandé d'apprendre à écouter mon corps. Ça m'a demandé d'apprendre à faire confiance à mon corps. Et ça m'a demandé surtout à oser donner la priorité au processus de réparation naturelle qui se trouve dans mon corps au moment où mon corps me dit qu'il en avait qu'il en a besoin. H et donc je peux avoir je peux être à la veille d'une opération commerciale importante pour mon entreprise. Si je suis malade, j'annule ou je recule de une semaine ou de 15 jours. Je me mets au lit, je ne mange plus rien pendant 2 3 jours. Je transpire comme un cochon.
1:28:01 Je bois de l'eau. Je n'ai aucune activité intellectuelle, aucune activité sexuelle, aucune activité d'aucun ordre et je laisse mon corps se rééquilibrer et ça marche depuis 40 ans. Alors pourquoi ça ne marcherait pas pour d'autres personnes? Ce qui fait que du coup quand on me fait peur en disant "E attention, tu vas attraper quelque chose." Attraper quoi? Je ne peux attraper des microbes entre guillemets que si mon corps est déséquilibré. Mais si je veille en permanence à être équilibré au niveau de ma vie, votre alimentation entre autres, pas seulement ça parce que de nouveau l'équilibre va se trouver sur les cinq plans, sur le plan physique, énergétique, émotionnel, mental et spirituel. Pendant des années, des années, je n'ai fait quasiment aucun sport, mais par contre, j'avais une excellente gestion de mes émotions, ce qui fait que je gardais la fluidité au niveau de mon corps. Et en gardant la fluidité au niveau de mon corps, parce que je n'avais pas de blocage émotionnel, lorsque je montais sur un terrain de tennis juste pendant les vacances, j'étais capable de jouer 2 3 heur par jour sans avoir de courbature. En plus, ce que beaucoup de gens trouvent étonnant en disant "Ouais mais enfin quand tu joues au tennis de façon intense, tu dois avoir des courbatures."
1:29:24 Non, on a des courbatures s'il y a déjà des toxines dans le corps. Mais si de façon régulière et permanente, je veille à l'équilibre de mon corps, y compris sur le plan émotionnel, y compris sur le plan mental, y compris sur le plan spirituel, mon corps physique et énergétique ne peuvent qu'aller bien. Et ça c'est aussi une façon de faire crouler l'industrie pharmaceutique. Et ça c'est à notre portée à chacun. C'est pour ça que j'ai créé l'Académie de la santé intégrale où je forme non seulement des gens qui sont malades mais je forme aussi des gens qui veulent rester en bonne santé et je forme aussi des professionnels de santé. J'ai dans l'académie actuellement, j'ai une douzaine de médecins qui sont venus se former chez moi alors que je ne suis pas médecin. Et certains médecins m'ont dit "Jean-jac, ça fait 35 ans que j'ai une pratique médicale. C'est la première fois que je comprends aussi bien les mécanismes qui font que un corps peut rester en bonne santé. Merci de m'avoir ouvert les yeux." l'ensemble mais il est médecin, il a fait 7 ans d'études et c'est moi, petit physicien qui s'est intéressé à la santé depuis 40 ans. OK, d'accord, mais c'est moi qui lui révèle des choses qui sont fondamentales pour savoir c'est quoi un être humain souverain au niveau de sa santé et qui est capable de respecter sa son intégrité sur le plan physique et énergétique.
1:30:53 C'est ce qu'on appelle la médecine holistique qui n'est pas enseignée dans les écoles. absolument, c'est de la médecine holistique. Moi, la démarche que je propose, c'est je l'appelle la santé intégrale, mais c'est exactement le même esprit, c'est de garder les cinq dimensions de l'être humain en équilibre de façon permanente. Pour finir, je voudrais avec vous rendre hommage à cette psychiatre qui a marqué votre parcours, Ellisabeth Kubler Ross. ça été une révélation quand vous avez assisté la première fois à une de ces conférences. Alors Ellisabeth Kubleros au départ n'était pas psychiatre, elle était juste médecin d'origine Suisse-allemande. Elle a épousé un américain et elle a émigré aux États-Unis. Et donc elle a travaillé en médecine. Alors je sais plus dans quel département si c'était cancérologie ou autre chose. En tout cas c'était de la médecine interne qu'elle faisait. et elle a été scandalisée par le fait que lorsque la médecine chimique, la médecine dite officielle ne pouvait plus rien faire pour un patient, et bien on décrétait que bah on allait on en fait on décrétait on ne décrétait rien mais ce que Ellisabeth Kubleros avait observé c'est que plus personne ne s'occupait de la personne qui était en train de mourir.
1:32:33 Le taux de visite des soignants, des infirmiers, infirmières et même du personnel de nettoyage était divisé par trois à partir du moment où une personne était réputée condamnée. et Elizabeth Kubleros qui s'était engagé comme bénévole au lendemain de la Seconde Guerre mondiale et elle avait été soignée des blessés de guerre en Allemagne, en Pologne et cetera puisque bon, elle parlait l'allemand naturellement c'est là qu'elle a été s'engagée comme bénévole. Elle n'était pas encore médecin à cette époque-là. Elle a eu la compassion pour ces gens qui ont laissé crever véritablement dans leur lit d'hôpital. Et donc elle s'est battu pendant quelques années avec l'establishment médical pour que on lui donne au départ si lits où elle allait pouvoir accompagner psychologiquement, émotionnellement et spirituellement les gens qui étaient en train de passer de l'autre côté du miroir.
1:33:43 Finalement, on lui a accordé ça et c'est là qu'elle s'est rendu compte que effectivement il n'y avait plus rien à faire sur le plan physique, médical, sauf peut-être des médicaments anti-ouleur pour que les gens ne souffrent quand même pas trop dans les derniers jours de leur existence, mais qu'il y avait surtout un accompagnement qui était nécessaire pour, je dirais, les préparer à mourir, les préparer à ce grand passage, à ce grand saut qui est de passer de la vie à très et c'est là que elle a commencé à avoir cet accompagnement psychologique et émotionnel et spirituel. Et c'est là aussi où il s'est rendu compte que la plupart des gens à la veille de mourir exprimaiit un certain nombre de regret et disait "Si c'était à refaire maintenant que je suis à la veille de mourir, je ne me seraiis jamais disputé avec mon fils il y a 30 ans. Lorsqu'il a voulu épouser une noire, je lui ai dit "Ce sera elle ou moi?" Mon fils a dit " ce sera elle." Et je n'ai plus jamais vu mon fils docteur Kubler Ross de grâce essayer de retrouver mon fils.
1:35:00 Voilà comment il s'appelle. Je ne sais pas où il habite mais je crois savoir qu'il est encore aux États-Unis. Et dites-lui que je voudrais boucler mes unfinish business. Je le garde en anglais. Mes affaires non terminées. Elle dit j'aimerais bien lui demander pardon. J'aimerais bien me réconcilier. J'aimerais bien faire la paix avec mon fils que je n'ai plus vu depuis 30 ans. Je ne sais même pas si j'ai des petits enfants, mais je veux le revoir. Et c'est ce qu'Élisabeth Kubleros a fait sur ces heures de libre entre guillemets en dehors de son travail. Et à l'époque, il y avait pas internet. Donc il fallait vraiment faire toute une enquête pour retrouver la trace de quelqu'un, le convaincre par téléphone de prendre le premier avion pour aller rencontrer une mère qui n'avait plus vu depuis 30 ans. Je prends cet exemple là parce que c'est l'exemple qu'elle nous avait donné à la conférence que j'avais suivi en 1984 à Bruxelles.
1:36:00 Et très curieusement, alors que cette femme aurait dû mourir depuis plusieurs jours, elle a tenu jusqu'à l'arrivée de son fils. Là, ils sont tombés dans les bras l'un de l'autre. Elle a demandé pardon à son fils. Ils ont beaucoup pleuré et cetera. Et lorsque Ellisabeth Cubleros reprend le fils pour le remercier et le ramener à la sortie de l'hôpital, Ellisabeth Kubleros nous disait "La plupart du temps, on m'envoyait sur mon pagette, sur mon bip, je sais pas comment on appelle ça en Europe, mais enfin voilà, on voit ce que c'est tout à fait. on me signalait que la patiente venait de décéder quelques minutes après avoir rencontré son fils parce qu'elle avait retrouvé la paix, elle avait bouclé son unfinished business et elle pouvait mourir en paix. C'est quand même extraordinaire,. Ça nous montre aussi que parce que boucler les un finish business pour moi, c'est fondamentalement un besoin spirituel.
1:37:03 C'est même pas un besoin relationnel émotionnel, c'est vraiment un besoin spirituel. C'est de retrouver la paix en soi par rapport à quelque chose qu'on regrette d'avoir fait dans notre vie. Mais ce qui est quand même extraordinaire, c'est de voir à quel point notre âme peut décider le moment de notre mort et peut même prolonger contre toute attente médicale notre vie de plusieurs jours parce qu'on sait que il va y avoir quelque chose d'important qui va se passer sur le plan spirituel avant de mourir. et on a assisté, on était 1000 1200 1500 dans la salle, c'était au palais des congrès à Bruxelles. Et je vous assure que on est tous ressortis de cette conférence, on pleurait, on était tous en pleur, on tellement ému parce que évidemment elle nous a raconté plein d'histoires évidemment.
1:38:01 Et quand je suis sorti de cette conférence en 1984, c'était au mois de mai 84, j'ai dit "Je n'attendrai pas le jour de ma mort ou la veille de ma mort pour boucler mes unfinished business." Et à partir de là, je n'ai eu de cesse quand des choses se passaient mal avec des connaissances, avec des relations professionnelles, avec des amis, avec oui, des amis, des gens de la famille et cetera. C'était de reprendre contact avec eux et de leur dire écoute, je voudrais te voir non pas pour renouer la relation avec toi,. Il est pas question pour moi de bon, OK, il y a quelque chose qui s'est cassé entre nous, s'est cassé. C'est probablement pas réparable, mais j'ai besoin de retrouver la paix à l'intérieur de moi par rapport à ce que j'ai vécu avec toi. Est-ce que tu serais d'accord juste d'écouter ce que j'ai à te dire?
1:38:57 J'attends pas de toi que tu me répondes. J'attends pas de toi que tu me valides. J'attends pas de toi. J'attends rien du tout. J'attends juste que tu me reçoives 1 heure dans un lieu neutre, dans un café, dans un café de la gare par exemple et cetera. et j'en ai fait des kilomètres pour aller retrouver des personnes avec qui des ruptures s'étaient s'étent vécues et où une parole n'avait pas été dite pour boucler les choses. Et ça ça été une pratique d'hygiène spirituelle que j'ai depuis 1984, depuis l'âge de 23 ans et moi je le recommande à tout le monde. N'attendez pas la veille de votre mort pour commencer à faire le tour de vos unfinished business, de vos affaires non terminées. Et n'attendez pas non plus le moment de votre mort pour vous dire si c'était à refaire, j'aurais vécu différemment. Voilà ce que j'avais envie de dire à propos de Ellisabeth Cubleros qui a bouleversé complètement ma vie. Ça c'est clair.
1:39:58 Merci beaucoup Jean-Jacques Trfker. Merci aussi de l'invitation et merci pour vos questions qui m'ont beaucoup inspiré aujourd'hui. Oui. [musique]
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