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Steve Moreau : \"Le gros problème global, c'est le manque de conscience\"
Steve Moreau, réalisateur et auteur, publie aux éditions L'Harmattan un recueil de poèmes intitulé "Pourquoi est-ce que personne ne crie ?". Il y développe une vision du monde marquée par la défiance envers les institutions, les médias et ce qu'il appelle l'endormissement collectif.
Ce dont il est question
Résumé établi depuis l'enregistrementSteve Moreau explique avoir longtemps hésité avant de se lancer dans la poésie, se sentant illégitime faute d'études, avant d'écrire d'une traite une cinquantaine de poèmes dont 40 ont été retenus pour le livre "Pourquoi est-ce que personne ne crie ?", publié chez L'Harmattan. Il dit apprécier la liberté d'expression que lui laisse cette maison d'édition, dans un contexte où, selon lui, s'exprimer librement en France devient de plus en plus difficile.
Le titre du livre renvoie selon lui moins à ceux qui crient qu'à ceux qui dorment, c'est-à-dire les personnes sans conscience. Il estime qu'entre 60 et 70% de la population mondiale vivrait sans se poser de questions sur le sens de son existence, ce qui freinerait selon lui l'évolution de ceux qui cherchent à développer leur conscience. Il inscrit cette réflexion dans le cadre de ce qu'il appelle une guerre spirituelle, distincte des clivages politiques classiques qu'il juge être une mise en scène destinée à diviser les citoyens.
Interrogé sur l'actualité, il évoque la proposition d'interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, qu'il interprète comme une mesure de contrôle des adultes plutôt que de protection des enfants. Il relie cette question à une évolution plus large vers un crédit social, qu'il fait remonter au permis à points, puis au pass sanitaire et à la généralisation du paiement numérique. Il évoque aussi les révélations autour du dossier Epstein, qu'il juge insuffisamment relayées par les médias qu'il qualifie de subventionnés.
Il revient sur la dédicace du livre à Daniel, un ami proche mort d'un cancer après avoir reçu, selon lui, trois doses de vaccin contre le Covid, alors qu'il se portait bien auparavant. Il évoque aussi son rapport à l'esthétique, exprimé notamment dans le poème "Mes yeux souffrent", et son inquiétude face à ce qu'il perçoit comme une laideur croissante de l'espace urbain et une standardisation généralisée des objets et des comportements.
Il conclut sur l'importance, selon lui, de savoir dire non et de ne pas devenir ce qu'il appelle une "pute sociale", c'est-à-dire quelqu'un qui sacrifie ses valeurs pour la réussite sociale. Il relie cette exigence à l'éducation qu'il tente de transmettre à ses enfants, centrée sur la force intérieure et la capacité à s'écouter soi-même, dans un monde qu'il juge marqué par le mensonge permanent, à l'image selon lui du cinéma.
Points abordés
- Il s'est lancé dans la poésie après des années d'hésitation, malgré l'absence d'études selon lui
- Il distingue les gens "endormis", qu'il estime représenter 60 à 70% de la population mondiale, de ceux qui ont une conscience développée
- Il considère que nous vivons une guerre spirituelle plutôt qu'une guerre de religion ou d'argent
- Il voit dans la volonté d'interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans une mesure visant les adultes plus que les enfants
- Il relie le permis à points, le pass sanitaire et le paiement numérique à l'installation progressive d'un crédit social
- Il estime que le Covid a été un déclencheur de réveil des consciences pour des millions de personnes
- Il dédie son livre à Daniel, un ami mort selon lui des suites de la vaccination contre le Covid
- Il critique la laideur croissante de l'espace urbain et la standardisation des objets du quotidien
- Il dénonce le rôle du cinéma et des médias comme outils de propagande et de divertissement anesthésiant
- Il revendique le droit de dire non face à ce qui va contre ses valeurs, pour ne pas devenir ce qu'il appelle une "pute sociale"
Ce résumé est établi à partir de la transcription intégrale de l'entretien, puis relu par la rédaction avant publication. Il ne remplace pas l'écoute : les nuances, les hésitations et les réserves de l'invité sont dans l'enregistrement.
« Ils sont tellement nombreux qu'ils empêchent une grande partie d'autres êtres humains d'évoluer. »
« Ça a été, je pense la clé de contact. Ça a été la clé de contact pour des millions de gens. »
« Le fait de dire je refuse de devenir ce que je ne veux pas devenir est essentiel dans une vie et il est essentiel pour ton âme. »
« La France est un grand pays qu'ils ont dégueulassé, qu'ils ont sali, mais ils n'auront pas la force pour la détruire. »
Sujets
Transcription intégrale
11 520 mots
Établie à partir des sous-titres de la vidéo, sans relecture. Les hésitations et les répétitions de la machine ont été retirées, rien d'autre. Cliquez un horaire pour entendre le passage.
0:00 Donc effectivement, ce poème est important pour moi parce que le fait de dire "Je refuse de devenir ce que je ne veux pas devenir" est essentiel dans une vie et il est essentiel pour ton âme. Bonjour Steve Morau, bienvenue sur Tribune Libre. Bonjour. Tu vas bien? On va se tutoyer bien sûr. Ouais, très bien. À force. Ouais. Voilà. Vivent les artistes libres, les créateurs inspirés par notre époque. Je te reçois pour un nouveau livre qui s'appelle Pourquoi est-ce que personne ne crie? Voilà. Pourquoi? Mais c'est une grande question très actuelle. D'abord, pourquoi écrire de la poésie?
0:56 Écoute, c'est moi je réfléchis pas vraiment à l'avance à ce que je vais faire. pourquoi je me suis mis à écrire la poésie. D'abord, ça fait des années que j'avais envie et j'osais pas. Je me sentais pas légitime. Hm. Je sais pas pourquoi parce que c'est totalement stupide. Mais étant donné que je suis un garçon qui a pas fait d'études, qui fait des fautes d'orthographe, qui fait des fautes de grammaire et j'ai quand même écrit 10 bouquins qui ont été publiés. donc sur la poésie, j'avais un petit peu de mal à me lancer et puis à un moment donné, je me suis dit mais je suis complètement stupide en fait, j'en ai rien à sirer quoi. Donc je me suis lancé et c'est incroyable parce que c'est venu d'une traite quoi. C'est j'en ai j'ai écrit 50 poèmes. J'ai j'en ai, je crois que dans le livre, il y en a 40 et je pensais pas du tout que ça allait être publié, que c'était publiable et je suis très heureux que ça soit publié parce que ça me ça me touche beaucoup en fait. Donc je remercie vraiment mon éditeur parce que je m'y attendais pas du tout. L'armatan. L'armat. Ouais. C'est l'armatan qui me suit depuis mes début et qui me laisse une grande liberté de d'expression qui me m'embête pas vraiment qui me voilà. Donc c'est vrai que je suis très content d'avoir cette liberté quoi parce que c'est quand même ça le plus important. Alors, c'est sûr qu' après en terme de visibilité, c'est toujours plus compliqué parce qu'il y a des maisons d'édition qui ont plus de moyens que d'autres pour donner de la visibilité aux auteurs. Mais écoute, ça c'est assez secondaire. Ce qui est important, c'est que tu puisses t'exprimer librement. et comme ça devient de plus en plus dur en France de s'exprimer librement, je trouve que c'est un cadeau de la vie.
2:28 On est d'accord. Le titre est intrigant et assez beau. Pourquoi personne ne crie? Pourquoi personne ne crie finalement? Vous avez la réponse. Est-ce que quand on crie aujourd'hui, on risque de perdre un œil? Bah tout à fait, mais en fait c'est plutôt un titre généraliste parce qu'il y a plein de gens qui crient. Donc ce qui m'amusait, c'était pas à travers mes poèmes qui sont plutôt des poèmes liés à la société dans lequelle nous vivons pour faire réagir, je trouve queil faut s'adresser à ceux qui ne crient pas mais surtout à ceux qui dorment. Parce que comme je l'écris dans un poème, les gens ont le droit de dormir. C'est pas un problème. Chacun a son rythme, chacun a son chemin de vie. Mais quand on a un taré ou des tarés qui ont le pied sur l'accélérateur, qui sont en train d'envoyer le bus dans le ravin, on a le devoir de réveiller ceux qui dorment parce que nous on est dans le même bus. Dormir, ça veut dire quoi? Vous pourriez donner une définition actuelle? Ouais, dormir c'est pour moi, c'est quelqu'un qui n'a pas de conscience.
3:27 Voilà, c'est tout simplement ça. Je pense que le gros problème global dans lequel nous vivons, c'est le manque de conscience de la majorité des êtres humains. Je fais partie des gens qui pensent et il y a absolument aucune prétention de ma part. C'est juste une un ressenti. Mon ressenti est que sur la planète Terre, nous sommes actuellement à peu près 8 milliards après les chiffres, mais je pense que le chiffre est faux. et entre pour moi 60 et 70 % de la population mondiale est ce qu'on appelle une coquille vide. C'est-à-dire qu'on est avec des gens, des êtres humains qui mangent, qui dorment, qui baisent, qui vont au travail, qui consomment, qui vont au cinéma, au théâtre quand ils ont les moyens, qui voilà qui vivent leur vie tout simplement et il y a pas de mal à ça. Mais le problème, c'est qu'ils sont tellement nombreux qu'ils empêchent une grande partie d'autres êtres humains d'évoluer. Et on voit bien, nous sommes dans une société, dans un système où tout est fait à l'envers, tout est vu à l'envers pour que les êtres humains n'évoluent pas. Je dou cette médiocrité, cette idiocratie dans lequelle nous vivons. Et je pense que tous ces êtres humains qui sont incarnés, on va dire c'est 60 % 70 % qui ne font que vivre mais qui ne se posent pas plus de questions et qui se demandent pas pourquoi ils sont sur terre, qu'est-ce qu'ils ont à faire sur terre, c'est quoi leur mission, est-ce qu'ils ont une mission? Si la vie c'est juste manger, dormir, baiser, se reproduire et pour moi, je pense qu'il y a il y a un problème et mais ça me concerne moi. C'està-dire je vois ça comme un problème et je pense que ces êtres humains ne se rendent pas compte de cet endormissement, ils ne se rendent pas compte de ce manque de conscience parce que quand on a une conscience bah on a envie que on aille vers le haut, on a envie d' se dépasser, on a envie de et se dépasser, je parle pas de se dépasser socialement, ça rien à
5:18 voir avec tout ça. C'est juste avec soi-même et avec le collectif, avec la collectivité dans lequelle nous vivons. Et je pense que c'est un souci et que pour les autres, ceux qui ont une conscience ou qui ont envie de développer leur conscience ou qui ont envie d'aller de monter les comment on appelle ça? les degrés ou les les niveaux de conscience et ceux-là sont retenus vers le bas par ces 60 ou 66 % et donc ça te demande un effort supplémentaire et un effort considérable pour lutter contre tout ça. Vous faites allusion au tube digestif dont parle Nicolas Vidal. Ah je sais pas que Nicolas Vidal parlait de ça. Non je suis pas au courant. Les moutruches ou les tubes digestifs. Mais il y a de ça malheureusement. C'est et c'est vrai que la toute la complexité actuelle du combat dans lequel nous sommes parce que il faut pas se leurer. Tout le monde nous parle de l'argent de Oui, il y a un problème d' mais c'est un c'est une on est dans une guerre spirituelle. Nous sommes dans une vraie guerre spirituelle. Nous sommes pas dans une guerre de religion, nous sommes dans une guerre spirituelle. Et cette guerre spirituelle, elle est sur tous les plans de conscience. Et c'est là qu'il faut travailler. Et c'est là où la les zones d'ombre ou les ombres travaillent activement. On le voit bien la manière dont sont gérés les pays. On voit bien le comportement de des hommes d'état et de tous les laquettes et les collabos qui les entourent.
6:37 C'est-à-dire le but du jeu, c'est de nous maintenir dans une zone d'ombre avec une chappe sur Je ne sais pas si les gens se rendent compte mais je pense qu'il y a une grande partie de la population quand même qui se rend compte que nous sommes actuellement dans un pays la France qui a une chape au-dessus de la tête. C'est-à-dire qu'on sent bien que l'énergie est négative, l'énergie est anxiogène et qu'il faut lutter contre cette énergie parce que ces gens ont installé cette énergie pour nous maintenir dans des instincts bas et dans des instincts de peur, des instincts d'angoisse. Donc faut vraiment se battre contre ça et il faut absolument être dans la joie, dans la gaieté, dans l'envie parce qu'ils essayent de nous tuer tout ça pour nous maintenir dans un dans un système bien sûr à la base et au final de contrôle et de peur. Mais il fautincre tout ça parce que sinon on est foutu. Vous dites ces personnes qui dorment n'ont pas de conscience. Dans la conscience, vous mettez évidemment, j'imagine la conscience politique entre autres types de conscience. Est-ce qu'on peut dire que tout est politique et que notamment l'art est politique?
7:36 Alors, on peut dire que tout est politique, mais moi je rebasserai pas ça sur la politique, qu'on soit de droite, de gauche, extrême droite, tout ça, c'est des conneries. Enfin, je veux dire, c'est tout un cinéma. C'est faut savoir qu'on vit dans un théâtre. Ils ont tout ils ont inventé un théâtre dans lequel nous vivons, dans lequel nous évoluons et ils nous mettent dans des case et ils nous mettent toi tu vas jouer tel rôle, toi tu vas jouer tel rôle et cetera. Et ce théâtre permet de maintenir une illusion de société et une illusion de liberté qu'on a pas en fait. donc moi je baseraiis pas ça sur la politique parce que pour moi la politique effectivement tu as raison, tout est politique. Qu'on le veuille ou non ou qu'on soit dans la politique ou non tout est politique puisqu'on est tous impactés par la politique. Mais moi, je vois le niveau de conscience, je vois ça d'une manière beaucoup plus spirituelle mais surtout d'une manière beaucoup plus philosophique. C'est notre conscience à nous. C'est qui nous sommes, avec qui nous voulons vivre, comment nous voulons vivre. C'est toutes ces questions sont extrêmement importantes et là il y a pas de droite de gauche de Ah oui, l'autre jour je me suis pris la tête avec un technicien parce qu'il me disait oui, il faut voter à gauche machin. Je dis mais tu as pas compris que tout ça c'est des conneries. Tu as pas compris à 60 ans que tout ça c'est du cinéma. pendant que tu es en train de dire ça, ils ont gagné parce qu'ils te divisent, parce qu'ils te disent que tu dois voilà, tu dois être dans ta position, ta position de petit mec de gauche ou ta position de petit mec de droite ou ta position d'extrême droite puis derrière tu as les médias qui participent à tout ce jeu et pendant ce temps-là, tout le monde est séparé, tout est dilapidé comme ça et paré pardon et du coup on se retrouve, on se bat pas pour les bonnes questions et eux gagnent du temps et eux avancent.
9:11 C'est ce que Louis Fouchet appelle la chismogenèse. C'est le fait de diviser les gens effectivement avec des clivages pro antix pro antial gauche et cetera. Mais aujourd'hui la politique est-ce que c'est pas plutôt libre versus soumis et souverain sur son corps ou son pays versus mondialiste? Bah, il y a plein de réponses dans ta question mais Oui oui, tuas tu as plein de réponses. moi j'essaie de quand je vois la complexité du monde dans lequel nous vivons parce que nous sommes dans un monde extrêmement complexe et personne a la solution et c'est et c'est très compliqué. Mais moi, j'essaie toujours de me rattacher à une position de citoyen simplement. Et qu'est-ce qui constate le citoyen? Il constate que tout se dégrade autour de lui. Le citoyen, il constate qu'il a moins en moins de liberté, qui sont de plus en train de te contrôler, qui te mettent des taxes sur la gueule de tous les côtés, qui sont en train de t'enfermer, qui sont en train de décider de ce que tu dois penser, de ce que tu dois dire, de ce que tu dois pas dire, à quoi tu dois avoir accès, à quoi tu ne dois pas avoir accès. Donc à un moment donné, ton niveau de conscience, il est obligé de te dire les faits sont là.
10:21 Qu'on soit de droite, de gauche, de toutes ces conneries, les faites sont là. on les fesses sont en train de te montrer tous les jours que tout ça se dégrade autour de toi. Mais la bonne nouvelle, la bonne nouvelle c'est que depuis le Covid, depuis toute l'arnaque du Covid, ça réveillé des millions de gens, voire même des milliards de gens. Donc si tu veux, avant il y avait une espèce de tout le monde arrivait plus ou moins à s'en sortir parce qu'ils arrivaient à cacher leur jeux et ils arrivaient à nous maintenir dans des situations où tout le monde arrivait à s'en sortir plus ou moins. Tu vois, tant que tu donnes un petit peu à bouffer à tout le monde, tout le monde tu donnes un peu d'acédique, tu donnes un petit peu de RSA, tu donnes un petit peu de subvention aux artistes, tu donnes un petit peu voilà, tu continues de diviser mais d'une façon gentillette, tu vois. Mais depuis là, depuis tout a changé parce que tout est en train de se durcir. Donc là, comme tout est en train de se durcir et qu'ils sont en train de durcir parce qu'ils voi qu' perdent le monopole du récit, et les choses sont en train de changer d'une manière considérable.
11:18 Selon toi, le Covid c'était la psychop de trop. Ça été, je pense la clé de contact. Ouais, ça été la clé de contact pour des millions de gens. Et puis il y a, tu sais, c'est comme les gens qui font des hypnoses d'un seul coup pour te sortir de l'hypnose, il y a un claquement de doigt et j'ai le Covid, ça été un claquement de doigt pour des millions de gens et je trouve que tout ça est une bonne nouvelle, même si le passage est extrêmement compliqué. Avant d'en revenir au livre, justement, j'en profite pour te poser la question qui est d'actualité. Qu'est-ce que tu penses de cette volonté d'interdire les réseaux sociaux au moins de 15 ans? Toi qui est papa? Moi je suis papa mais je suis mort de rire parce que ça rien à voir avec les gosses. H on est dirigé les trois/4 des mecs, ils ont pas de gosse, ils sont ils adorent les gosses. Alors ils adorent les gosses pour quand il faut réagir sur tout ça. Mais par contre sur la pédophilie, il se passe pas grand-chose. sur le leéducation, il y en a qui vendent leur bien sûr, mais l'éducation, elle est en train de se casser la gueule de tous les côtés les mecs là. bah là il y a personne pour réagir ou faire un peu de poudre ne parle un pimpin. Non, tout ça c'est en fait c'est pas du tout adressé aux gamins cette histoire c'est adressé aux adultes. C'est-à-dire que petit à petit on rentre dans nos vies pour nous contrôler encore une fois de plus en plus mais parce que tout simplement la bonne nouvelle dans tout ça mais bien sûr qu'il y a des excès pour les enfants. Bien sûr que moi je suis papa et que ma gamine et que mon gamin avec ma femme on fait attention au réseau. On fait attention mais bien sûr c'est aux parents de mais c'est aux parents de gérer l'éducation de leur gosse. pas l'état de s'insumer dans ton dans l'éducation de tes enfants. En plus, on est dirigé par les tris/4 des mecs, ils ont pas de gamin. Mais comment tu peux ils te Mais c'est mourir de riz en fait tout ça? Mais on le voit bien. En plus, ça arrive au moment où on voit que des révélations arrivent de tous les côtés et qui maîtrisent plus du tout le contrôle de l'information. Donc comme les médias sont en train de perdre le pouvoir, il faut bien trouver des contrepouvoirs. H
13:09 non, mais tout ça est d'une un ridicule absolu. Mais ils n'y arriveront pas. C'est impossible. Est-ce que c'est la clé d'entrée du Crédit Social selon toi? Bah la clé d'entrée du Crédit social, elle a démarré il y a déjà très longtemps. Elle a commencé avec le permis de conduire. Ça c'était le premier la première fois qu'on avait quand même des points contre contre un papier. après, il y a eu le Covid, c'est qu'ils l'ont commencé, ils l'ont en plus c'est pas c'est des faits. C'est Davos le dit. on a ça été une comment dirais-je une to une psy hop pour justement voir jusqu'où on pouvait aller sur le contrôle des populations mondiales. Et c'est d'abord ce qu'il le dit. dans leur communiqué de presse, dans le dans leur résumé. Donc, on la vente pas. Et ensuite le pass sanitaire et le pass vaccinal ont commencé à installer dans la tête des gens le contrôle et le crédit social. Et là-dessus, qu'est-ce qui s'est rajouté? Comme il y avait une soi-disant une épidémie, il fallait pas toucher l'argent, fallait pas toucher les choses. Donc, on a développé l'argent numérique à travers le paiement du téléphone et toutes ces choses-là. Et petit à petit, bah il y a de moins en moins de gens qui payent avec de du cash. Heureusement, il paraît que c'est pas si vrai que ça et qu'il y a de plus en plus de gens qui sont en train de se remettre aux espèces et heureusement. Et petit à petit, on est en train de te conditionner à te dire attention, au début, il fallait pas toucher l'argent parce que tu pouvais choper le Covid, donc hop, grâce au téléphone, au numérique maintenant terminé, on est en train de te résoudre ton problème et petite et après on te fait croire c'est pour la sécurité, pour lutter contre le narcotrafic mais tu es mort de rire parce que les narcotrafiquants, ils ont toujours 20 ans d'avance sur les états concernant le le concernant comment contourner les réglementations et comment contourner les problèmes pour pas se faire goer. Donc tout ça est absolument une arnaque pour absolument nous contrôler de A à Z. le crédit social est en train de s'installer en tu vas à la poste, on te demande ton identité numérique. Il faut absolument que les gens se réveillent là-dessus parce que il y a des gens qui sont réveillés, pas de
14:59 problème. Mais que la majorité se réveille, qu'ils arrêtent d'acheter un pain au chocolat avec un téléphone portable parce qu'ils ne savent même pas dans quoi ils sont en train de mettre le doigt dans l'engrenage. Ils savent même ils se rendent même pas compte de ce qui va leur arriver dans 10 ans. Parce que on aura beau passer pour des connards de tous les noms qu'on veut qu'on nous traite à longueur de journée, le jour où il y aura plus d'espèces, on aura plus aucune liberté sur absolument rien. C'est clair. Si les gens comprennent pas ça, on peut plus rien faire pour eux. C'est terminé. Donc les gouvernements créent de nouvelles normes graduellement. Mais totalement. Là là ce qui se passe c'est que effectivement comme il y a quand même un réveil global mondial, ce réveil global il il c'est comme un tsunami, tu sais, au début il est lent puis d'un seul coup il va être de plus en plus rapide et de plus en plus gros. Donc on est dans la phase où il se développe. Voilà, eux vont 10 fois plus vite que nous parce que si tu veux entre pourri, ça fait très longtemps qu'ils sont associés qu'ils ont ils peuvent pas se lâcher. Donc comme ils peuvent pas se lâcher, ils sont tous soudés et il faut qu'ils soudent parce qu'ils se disent s'il y en a un qui tombe, moi je vais tomber avec.
15:58 Donc les mecs, ils ont c'est des Ferrari là, ils vont vite mais comme ils vont de plus en plus vite, ils font de plus en plus d'erreurs. Et comme ils font de plus en plus d'erreurs, ces erreurs se voient de plus en plus. Aujourd'hui, de ne pas voir ce qui est en train de se mettre en place, je veux dire, tu vis sur une autre planète, quoi. Bah, les dossiers Epstein qui sortent et qui sont quand même extrêmement parlants, enfin je veux dire, il faut aller vraiment se renseigner,. J'invite tout le monde à aller voir ce qu'il y a dedans. Ce sont des mails,. ils sont pas tellement relayés par les médias subventionnés, finalement. non, parce que je pense que c'est cette affaire Einstein est bon, ça fait des années qu'on le sait, c'est une bombe atomique. C'est-à-dire que je pense que si il y a quoi 3 millions de documents on parle si tout sortait vraiment, si tous les noms sortaient vraiment, je pense que l'échiquier mondial il tombe. Donc là, on se retrouve avec un tsunami mondial monstrueux. Quels vont être les impacts sur toutes les sur tous les peuples, sur tous les gens et cetera? Je ne le sais pas. Je suis pas devin, je peux pas deviner ce qui va se passer. Mais c'est une très bonne nouvelle que tout ça sorte. Maintenant, la deuxième bonne nouvelle, c'est qu'il faut absolument que tous les gens qui sont concernés par ces atrocités, qui ont fait des atrocité sur des enfants, c'est impardonnable.
17:05 C'est tous ces gens-là doivent être jugés et mis en prison et doivent être destitués de tout ce qu'ils ont. C'est pas possible. Quand on touche aux enfants, c'est une horreur absolue. Pour en revenir à ton livre, pourquoi personne ne crie qui est ce Daniel à qui il est dédicacé? Daniel, c'était mon meilleur ami qui est mort il y a 3 ans d'un cancer, moi je peux le dire, il est mort du vaccin puisque enfin du vaccin, la thérapie génique de merde là puisque il allait très bien et puis que une fois qu'il a fait ses trois doses, bah il est parti en un an. Donc et que moi j'ai suivi l'affaire de A Z que je le connaissais depuis 15 ans. Donc je connaissais tous ces anécdents médicaux. Je savais qu'il avait déjà eu un cancer. C'est un ami proche de moi que j'aimais vraiment beaucoup. On a eu on a fait beaucoup d'aventures cinématographiques ensemble. On avait une vraie passion du cinéma ensemble. C'était un monsieur qui respectait les gens, qui aimait les gens, qui a été un excellent directeur de production et il est il adorait les poètes. Il adorait Pasolini, il adorait tous ces gens-là, Tarkovski, tout ça. Donc il y avait c'était vraiment un monsieur élitiste dans le cinéma. Et quand j'ai écrit mon premier livre de poème, je me suis dit je peux que le dédier à lui parce que il aurait été tellement content et fier que j'écrive ce livre.
18:23 Voilà. Après, on éétait pas d'accord sur plein de sujets. lui croyait en la médecine moderne dure comme faire, moi j'y crois pas beaucoup. on avait des points de diversion comme ça sur des sujets, mais ça n'empêchait pas que on s'appréciait. Et c'est là la richesse de l'homme et c'est là la richesse de l'humanité, c'est de ne pas être d'accord, mais de pouvoir se respecter, de se comprendre et d'essayer de comprendre l'autre et pourquoi il voit les choses comme ça. Et en fonut, souvent c'est lié à une éducation, souvent c'est lié à un parcours de vie, souvent c'est lié à des peurs, souvent c'est lié à plein plein de choses. Donc on est tous différents. Faut pas oublier que on se bat tous contre quelque chose. Quand je dis ça, c'est qu'on a tous des problèmes à résoudre, soit des des trabas, soit des donc chaque être humain sur terre est là pour apprendre et il faut qu'on arrive à comprendre l'autre sans forcément le traiter de tous les noms quand on n'est pas d'accord avec lui. D'ailleurs, ces débats contradictoires ont quand même disparu des médias subventionnés.
19:22 Ah bah aujourd'hui, on est dans un pays où si tu es pas d'accord avec ce que dit le gouvernement ou tu es pas d'accord avec ce qui se dit dans les médias, tu n'as plus le droit d'exister. Ce qui est complètement hallucinant. Et rien que ça devrait réveiller tout le monde. Bah non, ça ça réveille pas tout le monde. Au contraire, la majorité se dit "Bah, je vais dire comme ce que disent les médias et je vais dire comme ce que dit le gouvernement. Comme ça, je rentre bien dans le moule, je ferme ma gueule, je me soumets à tout ce qui se dit et je n'ai pas de problème dans ma vie." Or, le problème c'est que quand on règle pas les problèmes immédiatement dans sa vie, les problèmes reviennent dans ta vie que tu le veuilles ou non. Et on peut avoir une carrière comme ça. Ah, on peut avoir des belles carrières même. Pourquoi personne ne crie? C'est un ensemble de poèmes avec des verres très courts. Ça claque comme les talons d'une femme sur le bitume d'un état totalitaire. Est-ce qu'on peut dire ça? Ah bah c'est un beau compliment. Oui. Moi, j'ai j'essaie que les à mon humble niveau, ce qui me plaît, c'est de d'être sans filtre. J'essaie d'être vrai quoi. C'està-dire que j'essaie de dire les choses telles qu'elles sont, d'employer des phrases simples, des mots simples.
20:26 J'ai envie que les mots mordde pour essayer de faire réagir. Voilà, c'est tout simple. Ma façon d'agir en tant que citoyen, c'est de faire des films, d'écrire des livres, qui soient vu, qui soi lu, pas vu, pas lu. Je fais mon rôle. Mon rôle, il est là. Moi, je j'essaie d'informer de comme je peux autour de moi. voilà, j'essaie de de d'agir dans mon comportement de tous les jours aussi dans la vie. C'est ça être citoyen et c'est ça pour moi. En éveil, être en conscience. tu l'as payé cher dans le milieu du cinéma où tu as eu une belle carrière sans forcément être un réalisateur ultra connu. On est d'accord, tu as une belle carrière avec ce qu'on appelle des grands noms du cinéma, mais finalement avoir des positions comme ça à contre-courant, ça se paye. Je sais pas si on le paye. J'en sais rien. Payer puis payer quoi. C'est si tu bases ta vie sur la réussite financière, si tu bases ta vie sur la réussite sociale, qu'est-ce que les autres pensent de moi? Comment les autres me voient? Moi, c'est des sujets qui ne m'intéressent absolument pas parce que ce que les gens pensent de toi, tu n'as aucune prise là-dessus.
21:33 Donc ça n'a aucun intérêt. Moi, j'essaie d'avoir un intérêt sur ce que j'arrive à maîtriser, ce que j'arrive à à faire. Je suis j'essaie d'être un homme d'action. j'essaie de mettre en place des choses, de faire des choses, quel que soit le résultat, quel que soit l'impact qu'elles vont avoir. Finalement, ça c'est secondaire. Mais moi, par rapport à mon chemin de vie, mon chemin de vie me guide vers ça, vers ça, vers ça, vers ça. Et j'essaie d'évoluer comme ça avec des rencontres qui arrivent sur ce chemin de vie. Elles sont bonnes ou elles sont mauvaises, mais elles te construisent. Et c'est ça qui m'importe en fait. Enfin, je te dirais même que là, je tourne un documentaire depuis un an et demi, je suis dans la joie totale de faire ce documentaire. Est-ce qu'il va plaire? Est-ce qu'il va être aimé? Est-ce qu'il va être vu ou pas? Je te dirais que finalement c'est secondaire. Alors bien sûr, on pour qu'on continue, on a besoin d'argent. Donc cet argent pour pouvoir remettre dans un film et cetera, mais c'est pas ma priorité. Donc j'ai réussi, j'ai cette chance d'être détaché de ça, d'être détaché du regard qu'on les autres sur moi, de ce qu'ils pensent de moi, est-ce qu'il m'aiment ou pas. En fait, ça n'a aucun impact sur moi. Donc moi, je fais, j'avance et c'est la seule chose qui m'importe. Tu veux dire deux mots sur ton film sur les Pixies justement qui te tient à cœur et que tu réalises?
22:53 Bah non, j'ai pas trop envie d'en parler pour le moment parce que j'ai presque à la fin du tournage et puis ça ça c'est un c'est beaucoup plus long que je l'avais imaginé. C'est choses rares. Je me trompe rarement sur la durée des tournages mais là je suis dans les chou totals mais c'est un tel bonheur. J'ai pas envie que ça s'arrête. Donc voilà. Derrière toi, il y a la fusée de Tintin. On a marché sur la lune. Bon, je ne commenterai pas ça bien sûr, c'est complotiste d'en parler, mais tu es resté un grand enfant aussi. C'est important évidemment. Tu as la fois un grand enfant avec une imagination assez riche. Bon, ça c'est un peu tarte à la crème que de dire ça. Tu es aussi un esthète. Et il y a un poème qui s'appelle "Mes yeux souffrent". L'esthète que tu es souffre dans cette époque? Ah bah totalement. Bah oui, mais oui, parce que ils ont réussi à faire accepter l'inacceptable dans la l'horreur. C'est-à-dire que si tu regardes attentivement les villes dans lesquelles tu vis, moi je me déplace beaucoup en tournage, en province et autres et bon, on a pas nous on habite Paris, on est à Paris mais tu le vois bien qu'ils sont en train de tout détruire. Enfin, je veux dire, tu vois la gueule des gares, ça devient inhumain les mecs. Tu peux même plus t'asseoir correctement parce que tout est fait pour qu'il y ait pas un SDF qui s'allonge sur un banc. Tu regardes, tout est en gris, tout est noir, tout est triste. Donc tout ce mobilier urbain mis en place, on voit bien que ça participe aussi. Il y a moins en moins de couleurs. Tu regardes les bagnoles dans la rue, tu as de plus en plus de voitures grises, noires, blanches. Donc tu as de moins en moins de couleurs, tu as de moins en moins de couleurs qui se répandent. Et effectivement, moi j'ai je suis fait de la beaucoup de photos en argentique et je vois bien en promenant avec mon Laica à longueur de temps, je vois bien l'horreur qui est en train de s'installer en France et ça n'a pas l'air de choquer les gens. Les trois/4 des gens n' rien à sirer. C'est-à-dire que tu vois, tu regardes attends et alors end parce que nous on habite Paris
24:43 et encore de ce côté-là, on est encore gâté. C'estàd qu'on est dans une ville qui est encore très belle parce que les monuments anciens sont très beaux. Je parlerai pas des monuments modernes, je te parle des monuments anciens sont très beaux. Osman, il a fait quand même un boulot colossal et heureusement, on encore on a encore ça. Mais si tu regarde globalement tous les nouveaux écoquartiers, je veux dire mais qui a envie de vivre là-dedans? Ça ressemble à rien. Tous tout se ressemble. Alors peut-être qu'à l'intérieur c'est confortable mais confortable pendant combien de temps? 10 ans? 15 ans? Est-ce que ça va pas tomber en ruine dans 15 ans? Parce qu'on voit bien, je vois bien moi dans les endroits où je connais des gens qui habitent tout est en train de tomber en Lambau. Donc en fait on est dans une société où tout de plus en plus de choses sont l'IDE. Et je suis le premier malheureux à le dire puisque moi j'aime les belles choses, j'aime les belles les gens s'habillent quand même de plus en plus mal. Si tu regardes bien dans la rue et je te dis on habite Paris, moi je vois quand même encore des femmes qui s'habillent bien, des hommes qui s'habillent bien mais globalement on voit bien qu'il y a un laisser aller de plus en plus global. Mais ça s'est voulu. Moi, je lutte même contre mes gamins pour pas qu'il mettent qu'ils aillent à l'école en survêre, tu vois.
25:43 tu regardes les gamines, moi je les regarde dans la rue, elles sont habillées avec des Je sais puisque j'ai une gamine de 15 ans. Donc, elles veulent des blousons noirs ou des jeans gris, des des pompes, c'est plus des chaussures, c'est des chaussons. on a à laisser, moi je le vois en tant qu'artiste, en tant que photographe à mon niveau. Oui, on a un vrai souci. On a un vrai souci. Regarde les bagnoles, la plupart des bagnoles qui sortent aujourd'hui se ressemblent toutes. Mais tout ça c'est lié à quoi? C'est lié à des études de marché. Donc on fait des études de marché et ces études de marché elles disent quoi? Pour pouvoir exister aujourd'hui ou pour pouvoir penser que ça va se vendre, il faut que tout se ressemble. Et tout se ressemble. Et du coup, comme il y a plus d'originalité, qu'on n'écoute plus des artistes, qu'on n'écoute plus des gens visionnaires, et on se retrouve dans une société où tout est à l'identique. Et le fait de nous habituer peu à peu à la Lide d'ur, est-ce une manière un peu détournée de nous déprimer?
26:38 Mais totalement. Mais tout ça est voulu. Enfin, je te l'avais déjà dit d'ailleurs, c'est un puzzle géant. Chaque pièce correspond à quelque chose qu'ils installent et malheureusement, comment faire réagir les gens à ça? Comment leur faire voir ça? C'est ça le plus difficile parce que il y a un moment donné, tu ne le vois même plus. Tu sors plus de chez toi. Tu là aussi tout est installé pour que tu ne sortes plus de chez toi. On te livre. Tu aimes faire voir le beau. Tu es chef opérateur pour le cinéma. C'est un des postes les plus importants sur un plateau. C'est ce qu'on appelle la photographie. Donc tu es sensible à au moindre détail. Tu as l'œil affuté, tu es sensible au beau et puis le visuel c'est la forme et c'est le fond aussi. Oui. Alors moi je suis pas chef opérateur de cinéma puisque pour être chef opérateur de cinéma, faut avoir beaucoup de talent et moi j'ai pas du tout ce talent. Donc moi je suis chef opérateur sur des documentaires, des choses comme ça en plus de mon de mes métiers de monteur, de réalisateur de voilà moi je fais plein de choses. Sur tes projets à toi.
27:42 Moi je suis chef opérateur sur mes projets. Je prends aussi des chefs opérateurs. Mais moi je fais pas de cinéma le chef opérateur dans cinéma. H non, plus c'est pas du tout mon métier. Mais oui, non, moi je suis totalement là-dedans. Pourquoi j'aime les beaux quartiers? Pourquoi j'aime les belles choses, les beaux objets et tout? C'est parce que je ça respire une âme, ça ça dégage quelque chose. Il y a eu des artistes qui ont créé ça. Regarde l'architecture. Mais sans déconner quoi. Mais les architectes aujourd'hui, il faudrait les les obliger à vivre dans quoi il dans quoi ils construisent, dans quoi ils conçoivent. Alors, je suis d'accord. Ils ont des normes, ils ont des problèmes écolog des normes écologiques, des normes économiques, des normes. Enfin aujourd'hui, tu deviens cingler tellement il y a de normes pour faire les choses. Donc je comprends la complexité du problème dans lequel nous sommes. Mais quand même, on est en train de perdre la beauté, on est en train de perdre le beau alors peut-être que je suis un vieux ringard qui aime les films d'Ichcock avec Raskelli habillé avec des belles robes ou que Mais ça manque. Ça me manque. Moi ça me manque.
28:44 Mais ça pas l'air de choquer les gens. Non, c'est non c'est je sais pas écoute. Et je le vois aussi dans le choix des succès photographique cinématographique et autres. Il y a pas beaucoup de beau. Tu vas à la FIAC? Non, il y a longtemps que je vais plus là-dedans. Tout ça c'est il y a longtemps que j'y vais plus dans tous ces trucs. Et il y a un poème qui s'intitule "Où est la sortie de secours?" Je te pose la question. Bah la sortie de secours pour moi, elle est avec soi-même. Faut pas bien sûr, on fait un constat sociétal, on fait un constat de parce qu'on est tous la société, c'est nous qui la construisons la société ou qui la déconstruison. Mais moi, je pense que la liberté, la joie de vivre, les envies, toutes ces choses-là sont en soi. Donc on l'a ou on l'a pas, on le développe, on le développe pas. Ou on a envie de le développer ou pas de le développer. C'est sûr que quand je fais un constat comme ça, je regarde, je dis les gens, ils vont me dire "Mais ce mec est assez négatif, mais pas du tout.
29:47 Moi, je me sers du négatif pour le rendre positif." C'est ça qui m'intéresse. C'est-à-dire que je fais partie des gens qui pensent que l'avenir va être extrêmement positive. Mais le passage, il est compliqué. Le passage, il est très dur. Mais c'est normal parce que moi pendant des années, j'ai cru qu'on allait pouvoir échapper à une sorte d'effondrement, si on peut l'appeler comme ça parce que c'est un nom assez global mais on a on n pas le choix de passer par cette étape pour justement réveiller les consciences et justement réveiller les gens et justement prendre conscience de ce qu'on veut ou de ce qu'on ne veut pas. Voilà. Donc on est obligé de passer par cette étape. Moi j'ai pendant longtemps, j'ai cru qu'on allait y échapper. Non, on y échappera pas. On y est. C'est un moteur créatif pour moi. C'est un moteur Oui, c'est un moteur créatif. Bah la preuve, regarde, j'ai écris ce livre de poème qui parle quand même beaucoup de ses sujets. c'est un moteur humain, c'est un moteur collectif, c'est un moteur à tous les niveaux pour moi. Ouais. Ouais. Bien sûr.
30:47 Dans le livre, tu dis "J'ai voulu être ce jeune homme." Quel jeune homme? Bah, j'ai voulu être ce jeune homme. oui, c'est un c'est un joli texte ça. J'ai voulu être ce jeune homme quand on arrive à 20 ans dans la vie, on a envie de changer le monde, on a envie de on croit dans les gens, on croit dans la collectivité, on croit que les gens de 50 ans ou de 40 ans sont des gens qui vous veulent du bien, qui ont voulu qu' voulu construire la société, qui ont été là pour des bonnes raisons. Et puis en vieillissant, on découvre que c'est pas reluisant du tout la plupart des êtres humains. C'est-à-dire que beaucoup se sont couchés pour accepter l'humiliation. Beaucoup ont décidé de se taire. Beaucoup ont décidé de se cacher. Et quand on prend conscience de tout ça, et je dis ça, il y a aucun ça n'a rien à voir avec le statut social, ça n'a rien à voir avec les valeurs matérielles et cetera. Parce que ça, on le constate dans toutes les couches de la population. On le constate aussi bien chez les gens très riches, chez les artistes qui ont réussi, chez les Il y a plein d'artistes qui ont réussi qui sont richissimes, qui sont très connus mondialement et qui se couchent comme des merdes, qui sont complètement sous le sous au service du système. Et quand je dis au service du système, c'est d'un système qui est pas forcément reluisant parce qu'il y a des systèmes bien sûr, on évolue tous dans des systèmes,. Mais oui, il y a des artistes qui ont complètement joué le jeu de bah justement d'endormir les populations à travers le divertissement.
32:16 On leur a donné un rôle, on leur a dit "OK, toi pour toi c'est open bar, tu as besoin de combien? 50 100 millions de dollars pour faire des films. Pas de problème mais voilà la mission, tu m'endors tout le monde. Alors je caricature mais je pense qu'il y a quand même de ça. Le cinéma c'est ce qu'on appelle le soft power. Si on y met autant d'argent, c'est que ça doit avoir vraiment une influence sur les cerveaux. Bah totalement. Le cinéma, faut pas oublier que ça été une propagande pendant des décennies. bah la propagande des cowboys sur les Indiens, je veux dire cigarette la cigarette. Enfin, tous ces médecins dans les années 60 qui les mecs, c'est cool. Les acteurs qui jouaient qui étaient payés pour dire que la cigarette c'est génial. On disait même que pour les femmes enceintes, on a les mêmes aujourd'hui qui disent "C'est génial les vaccins, allez-y les gars sans aucun problème." Les mecs qui connaissent que dalle. Donc tu vas aller écouter un mec qui connaît que Dall qui va venir te donner une leçon sur ta santé. Bah non en fait. Donc tu vois oui tout le monde a participé enfin tout le monde une grande partie a toujours participé à la propagande.
33:13 Après on a eu la propagande téléviselle, la propagande médiatique. Faut jamais oublier que la télévision il y a des choses incroyables. Mais globalement tu regardes quoi? Tu regardes un programme, on te programme. Faut pas oublier que quand on était une chaîne, ça enchaîne. Une chaîne, ça enchaîne. Et quand on était jeune, on regardait la messe du 20h. Tu te souviens de ça? On nous disait il faut regarder la messe du 20h. Tout est dit dans dans ces éléments de langage. La télévision, c'est la tion, c'est hypnotique. La tel vision, la télévision. Oui. Voilà. Donc tu vois, il faut tous ces mots et quand tu vois la novel langue qui est en train d'être développée par les gens qui sont actuellement qu'on au pouvoir, on voit bien comment tout est téléguidé dans les mots. Ils ont des conseils en ingénierie sociale comme des cabinets assez puissants comme Makins où il y a quand même des gens qui savent. Bah je pense que tout ça c'est juste même en plus la enfin pour moi là la c'est même les gens qui ont vraiment le pouvoir de toute façon ou les vrais qui donnent les vraies directives, ils sont dans l'ombre, ils sont pas on en parle pas de ces gens-là. H il y a aussi autre chose qui t'énerve, c'est comme dit un titre d'un des poèmes du livre, ça t'énerve quand ça pleurniche sec.
34:29 Ah oui, parce que on est dans un monde qui pleurniche. Ça pleurniche de tous les côtés. C'est Oui, j'ai fait un poème là-dessus. Ça ça pleurniche chez le commerçant du coin, ça pleurniche à droite à gauche, ça pleurniche et là ça commente sur les moi je regarde beaucoup les réseaux à droite à gauche, ça commente. Alors ça commmente le commentaire du commentaire et puis tout le monde perd son temps là-dedans puis ça commente encore parce que l'autre a dit ça alors l'autre et puis au final qu'est-ce qui se passe vraiment? Rien. Donc c'est une façon de divertir les gens. tout le monde pleurniche mais il y a un moment donné si vous voulez arrêter de pleurnicher, bah va falloir malheureusement sortir les doigts du cul, quoi. Et si on sort les doigts du cul, bah va falloir passer par des moments indélicats dans nos vies à toutes et à tous. Mais je veux dire, s'il y a pas un réveil global, une mise en action globale, je veux dire les autres, ils vont continuer à nous, tu sais, actuellement, on a la tête sur le bitume, puis c'est des mocassins gland qui nous écrasent la gueule sur le bitume puis un jour, ça sera plus des mocassins glands, mais ça sera trop tard des bottes. Donc je pense que et c'est pour ça que moi j'ai énormément de respect pour tous les gens qui agissent.
35:36 Qu'on soit d'accord avec eux, pas d'accord, qu'il fassent bien, mal, tout le monde est mal à droit. On est dans une période où c'est très compliqué mais on a des gens qui sont vivants. C'est ça la problématique, c'est qu'il nous faut des gens vivants, des gens qui ont envie de vivre, des gens qui ont envie que la vie ne devienne pas ce que eux ont décidé pour nous, les au pouvoir là. Donc c'est ces gens-là qu'il faut continuer de défendre, qu'il faut continuer de soutenir, qu'il faut continuer d'aider et je pense que oui oui, on a une période charnière, c'est à la fois passionnant parce que nous vivons historiquement quelque chose d'incroyable. Moi je honnêtement de mon vivant, je pensais pas vivre ça. Donc on vit un changement civilisationnel dingue. Si ça va dans le sens de ce qu'ils ont décidé, l'humanité est foutue. C'est terminé, c'est plié. Donc on sera enchaîné à à tout un système comme le décrivait très bien Orel, mais je pense que même Orwell finalement il était soft. et ça aussi ça du mal à ancrer dans l'esprit des gens. Les malheureusement la France qui est un pays merveilleux et qui est pour moi un grand pays qu'ils ont dégueulassé, qu'ils ont sali, qui sont en train de ruiner, qui sont en train de pourrir mais ils n'auront pas la force pour détruire la France. Ils ne sont pas assez forts pour détruire la France.
36:50 Moi, j'en suis convaincu. La France est plus forte que ça parce que la France, c'est une c'est un phare dans l'humanité. Et je le dis pas parce que je suis français, j'en ai rien à de ça. Ça m'intéresse pas. Moi, je suis citoyen du monde. Je suis pas citoyen français. Je suis Suisse et français. J'adore la Suisse et j'adore la France. Donc, je suis très fier d'être suisse et français. Mais je suis citoyen du monde avant tout. Je suis pas français et suisse. Donc, ils n'arriveront pas à la détruire. Moi, j'en suis convaincu. Elle va prendre un une claque dans sa gueule. Elle est déjà en train de la prendre, ça c'est certain. Mais un truc monstrueux. On est en train de vivre un truc monstrueux. mais ils vont pas y arriver. Donc mon espoir, il est là. Après effectivement, il faut absolument que l'on arrive à faire accepter à la majorité des gens qui ne veulent pas l'accepter que les gouvernements que nous avons actuellement au pouvoir nous veulent du mal. Ils nous veulent pas du bien. Enfin, je veux dire, tuas tu as 150 exemples aujourd'hui comme quoi ils nous veulent pas du bien. Mais comme on a jamais été en dictature en France, personne n'arrive à se dire la France va rentrer en dictature. Personne parce que ça peut pas rentrer dans notre logiciel.
37:52 Mais un citoyen qui a été en dictature, lui il sent, il voit les prémisses arriver. Tu vois, c'est pour ça qu'on en revient à sa pleurniche sec parce que nous on pleurniche. On est là, il neige, ça pleurniche, il fait beau, ça pleurniche, il fait froid, ça pleurniche. On est tout le temps en train de pleurnicher. Mais les problèmes, ils on est plus dans la pleurnicherie. On a plus le luxe d'être négatif, tu vois. Il faut là passer à autre chose, à un autre stade. Faire pleurnicher, c'est une façon de détourner des vrais problèmes. Ah mais totalement. Mais les médias font quoi globalement? Pas tous les médias bien sûr, mais globalement les médias font quoi? Ils t'occupent dans la plurnicherie. Il t'occupe par l'émotionnel. Oh, un bus écrasé il y a 15 morts. une semaine là-dessus, on t'occupe. Pendant ce temps-là, les autres, ils font passer les lois sur la programmation militaire sans que tu sois au courant. Ils font passer plein de plein de bah, on réduit les asdiques aux gens, on enlève le RSA à certains endroits, personne n'en parle, tac tac, ça passe et on t'occupe. Tout est un cinéma, tout est un théâtre, tout est une scène de théâtre et chacun doit jouer son rôle.
38:58 Et comme je l'explique dans un dans un poème, pour moi, c'est mon avis, on a 1 % de la population du monde qui dirige le monde. Hm. C'est 1 % paye 3 4 % des gens pour empêcher les 5 %. Donc moi, je pense que je fais partie des 5 % pour empêcher de de réveiller les 90 % qui ne veulent pas voir, pas entendre rien et qui préfèrent vivre dans leur monde qu'on a créé pour eux. Alors, on a créé quoi comme monde? On a créé l'école, on a créé des universités. Si tu travailles bien à l'université, tu auras un job dans une multinationale, une belle boîte qui pourra bien te payer. Donc tu pourras t'offrir une belle voiture, des beaux habits, tu pourras vivre, tu pourras payer tes impôts, tu pourras payer l'éducation de tes enfants. Tout ce système a été mis en place. C'est pas pour rien. On a les femmes, avant on avait les femmes au foyer qui qui participaient à l'éducation des enfants. Puis bon, après, il y a eu le féminisme et puis d'un seul coup, les femmes se sont mises à travailler et tout. Il y a du bien.
40:00 C'est je critique pas ça. Mais en même temps aujourd'hui bah la beaucoup de gens ont du mal à éduquer leurs enfants parce que ils se retrouvent avec ils ont pas assez de revenus à deux pour faire tourner le leur leur vie pour nourrir leurs enfants, pour payer le loyer, tout mais tout ça été mis en place et comme tu as plus le temps, bah tu as plus le temps pour lire, tu as plus le temps pour voir des films qui te font réfléchir. qu'on te divertit, tu dis "Bon bah je vais quand même aller voir le blockbuster du coin parce que le blockbuster du coin, ça va nous détendre la tête de heur et le blockbuster du coin, il était conçu pour t'occuper l'esprit de heure. On te met de la musique partout. Pourquoi on te met de la musique partout? Pour t'empêcher d'être avec toi-même. Pour t'empêcher de réfléchir, pour t'empêcher de comprendre qui tu es. Et on t'occupe constamment l'esprit. On te met des charges de tous les côtés pour que tu sois envahi de problème. Tu vois? Donc en fait même la faute, elle est même pas la faute du citoyen de ne pas vouloir voir, de ne pas vouloir comprendre, de ne pas vouloir en savoir plus parce que le pauvre, il est déjà déjà coule sous les emmerdes mais que ces emmerdes, elles ont été installées par des quoi, qui veulent absolument que tu ne sois pas en accord avec toi et que tu ne sois pas en réflexion avec toi-même.
41:09 Parce que le jour où tu es en accord avec toi, le jour où tu es en réflexion avec toi-même, qu'est-ce qui se passe? Bah, tu vois tout ça. Hm. Tu ne peux plus le voir autrement. Et tu vois bien qu'on t'a sur toutes les lignes du du script. On t'a dit faut faire telles études, faut faire tel boulot, faut faire faut voilà faut gagner temps pour être un héros social pour que tu sois reconnu dans la société. Mais tout ça c'est des conneries absolues. Et si on va plus loin des films géniaux comme I comme Icar qui peuvent amener vraiment le public à réfléchir sur l'instauration graduelle d'un système totalitaire avec la fonction de chaque maillon du système, finalement il y a beaucoup de gens qui ont vu le film et qui ne font absolument pas le lien avec ce qui peut ou ce qui a pu se passer récemment. C'est vrai. C'est vrai. Donc c'est sans issue. Mais c'est vrai. Non, c'est pas sans issue. C'est juste que quand tu as des gens qui sont ouverts d'esprit et avec qui tu peux parler de ces sujets et avec qui tu peux échanger et lui dire "Tu vois, regarde, si tu vois le film I comme Icar, est-ce que tu as pas le sentiment que tu viens de vivre la même chose il y a 5 ans avec le contexte est pas le même? Donc pour eux, c'est pas la même chose.
42:20 oui, mais c'est aussi à toi, à nous, aux gens qui ont envie d'essayer de d'aider les autres à leur faire part de de d'essayer de voir le la chose d'une autre manière. Je te dis pas que c'est facile ou là là, loin de là. Et puis tu sais, il faut pas perdre son temps. Quand il y a des êtres humains qui ne veulent rien entendre, rien voir, tu perds pas ton temps avec eux. Parce que si tu commences à perdre ton temps avec eux, c'est toi qui a un problème. Tu les zppes, tu passes à autre chose. Il faut que tu consacres ton énergie à des gens qui ont envie d'aller dans ton sens et à des gens qui ont envie d'aller vers le meilleur pour le bien de l'humanité, le bien de tout le monde. Mais quand quelqu'un est buté, qui veut rester dans sa position parce qu'il a des peurs, parce qu'il a pas envie de voir, pas envie d'entendre, il faut pas se faire chier, faut vraiment pas s'en occuper. Alors, c'est un peu contradictoire avec ce que j'ai dit un peu avant dans l'interview, mais il faut réussir nous, enfin quand je dis, c'est les êtres humains en général à se dire que il faut aller vers les gens qui tu peux pas aller aider quelqu'un qui a pas envie d'être aidé tu le laisses. Quelqu'un qui a envie de mourir, tu le laisses mourir.
43:22 Quelqu'un qui est qui est pas d'accord, bah tu le laisses, tu passes ton chemin. Toi, va vers ceux qui ont besoin de toi, qui ont besoin d'être soutenu. Dans le livre, tu poses une question intéressante, simple mais vraiment intéressante. le titre d'un des poèmes. Est-ce que tu lui as dit? Oui. C'est quoi la question? Et est-ce que tu lui as dit tout ce que tu avais à lui dire? oui. Oui. Bah c'est ça le ce poème. Il parle de quoi? Il parle de il parle d'un monsieur ou d'une femme ou de ce qui on veut qui est dans un bus, qui a le pied sur l'accélérateur et qui est en train d'emmener tous les gens qui sont dans le bus dans un ravin. C'est comme Andreas Lubic. qui a écrasé tout un avion contre une montagne. oui, si tu veux. Alors, moi je fais partie des gens qui sont dans le bus h et dans le bus, tu as des gens qui voient le danger arriver puisqu'il voi bien que le mec, il est taré au volant et le pied sur l'accélérateur et qui va vers l'horizon et vers le ravin et puis tu as plein de gens dans le bus qui dorment. Voilà. Et c'est et donc la grande question c'est de te dire est-ce que et ça rejoint ce qu'on disait juste avant, tu vois. est-ce que je le réveille ou je le réveille pas?
44:36 Si tu le réveilles pas, tu es responsable de la mort de tout le monde puisque l'autre il nous précipite dans le ravin. Mais si tu le réveilles et qu'il a peur et qu'il voit ce qui est en train d'arriver, qu'est-ce qu'il va avoir envie de faire très souvent? se rendormir. Donc en fait, c'est là où c'est complexe pour moi et je parle de ça parce que moi je vois très bien le ravin arrivé depuis des années. Je vois très bien le taré qu'on a qui a le pied sur l'accélérateur parce que lui il se croit en mission divine de je vais tout détruire et c'est ma mission et je suis là pour ça et on m'a installé ici pour ça moi avec tous mes laquets et mes sbirs. Mais c'est vrai que c'est mais tu vois finalement ce poème il est plus profond que je ne l'imaginais. Oui, c'est ça. C'est il faut réveiller tous les passagers pour que Manu Militari enlève le chauffeur dangereux et qu'on reprenne le contrôle du volant. Ah mais totalement d'accord. oui, mais dans l'autre, tu en aura forcément qui bah qui voudront pas se réveiller parce que c'est trop dur de voir la réalité quoi. Tu sais le on le voit bien, on est regarde dans la rue les trois/4 des gens que tu crois c'est on dirait des mortsvivants. Ils sont animés par rien, par il y a pas d'énergie en eux, il y a pas de Tu vois ce que je veux dire?
45:54 C'est même pas c'est toujours pareil, c'est pas être d'accord ou pas d'accord. C'est juste qu'est-ce qui anime les gens? Qu'est-ce qui intérieurement, tu vois? Donc si c'est c'est un être humain, c'est une lumière ou c'est une ombre? Tu as envie d'être lumière ou tu as envie d'être une ombre? Si tu as envie d'être une lumière, il faut que tu ailles vers la lumière, il faut que tu ailles vers les aides de lumière. Il faut que tu essayes de dégager une lumière. Effectivement, on est dans un pays, on est dirigé par des ombres et on le voit bien. Il te parle que de guerre, il que il faut que tu te sers la ceinture, il faut que tu arrêtes de croire à la prospérité, la paix, c'est la guerre. Enfin, je veux dire, écoute la nove langue qu'il y a autour de toi. Mais je sais pas mais comment se fait-il que des gens ne n'entendent pas ça, ne voient pas ça? C'est fou. C'est une hypnose collective dans lequel sont et quand je dis ça, je me sens pas supérieur aux autres, je me sens pas un être exception et pas du tout. Moi, je suis un mec standard voilà qui ne croit plus mais lucide.
46:55 Bah moi, je crois plus à cette pièce de théâtre. Ça fait bien longtemps que je ne crois plus à cette pièce de théâtre. Et heureusement, plein de gens sont de moins en train de croire à cette pièce de théâtre. Mais surtout, arrêtons de d'être régie par l'émotion. Le grand piège et le grand et là où la manipulation médiatique est exceptionnelle en pouvoir, c'est qu'elle réglement 9 informations sur 10 par l'émotion. Et c'est une grave erreur. Une grave erreur parce que quand on tient par l'émotion, on fait ce qu'on veut de toi. Pour finir, il y a un poème dont le titre est assez volontaire. Il s'intitule "Je refuse et c'est non négociable". Est-ce qu'on peut dire que tu es un poète souverain? Je sais pas ce qu'on peut dire. Non, j'en sais rien. En tout cas, moi ce que j'apprends à mes enfants, ce que j'essaie de le apprendre, c'est le nom.
47:54 Il faut savoir dire non. Et j'insiste là-dessus. Je le dis souvent en interview, faut savoir dire non. Quand tu es pas d'accord, tu dis non. Et il y a aucune honte à dire non. Il faut être fort et se dire "Non, ça c'est pas pour moi, ça je suis pas d'accord. Moi effectivement, j'ai refusé dans le cinéma parfois des choses qui auraient pu me faire avancer grandement ma carrière et j'ai dit non parce que c'était loin de mes valeurs, que c'était loin de moi, que je ne voulais pas devenir une sociale. Moi mon rôle effectivement il est mon l'impératif dans ma vie est de ne pas devenir une sociale et c'est je trouve que c'est une chose essentielle avec soi-même. C'est horrible de devenir une sociale. En plus, c'est les mêmes qui crachent sur les vraies les pauvres, tu vois. Tu vois qui disent "Ah, prostitué machin qui l'horreur Ouais mais toi tu en es pas une là à vouloir ton sac machin, à vouloir ton truc machin et que tu es prête à être marié avec un vieux connard parce que tu sais qu'il a du pognon et puis parce que tu sais que tu Non mais on envoie tous les jours des social autour de nous et moi j'envoie dans au niveau des artistes mais c'est malheureusement c'est il y a un vrai lot de social. Alors c'est leur choix je respecte leur choix il y a pas de problème. C'est leur choix c'est leur chemin de vie. C'est leur vie. Ils ont décidé d'axer leur vie comme ça. on parle pas beaucoup de des de tous les sacrifices pour arriver à devenir cette sociale. On ne parle pas beaucoup de tout ce qu'on se passe en off pour devenir une star, une vedette, une quelqu'un de respectable qui passe à la télévision, qui passe dans la presse, dans la radio, tout ça.
49:33 Mais moi, je refuse ça. Donc effectivement, ce poème est important pour moi parce que le fait de dire "Je refuse de devenir ce que je ne veux pas devenir" est essentiel dans une vie et il est essentiel pour ton âme. Si on a une âme, si on croit à la réincarnation, si on croit au monde invisible, si on croit toutes ces choses-là, on peut ne pas y croire, il y a pas de problème. Et puis après, chacun se défend avec les armes qu'il a. C'est-à-dire qu'il y a des gens qui sont dans des situations de vie terribles, il y a des femmes qui sont dans des pays terribles et puis leur seule solution de s'en sortir et c'est de jouer un rôle de social. Et voilà, on est tous à des niveaux différents, on est on vit tous à des degrés différents, mais on vit tous ensemble. Qu'on le veuille ou non, on est tous sur la même planète et après bah chacun fait comme il peut avec ce qu'il a. Une prostituée finalement c'est plus respectable. Bah écoute, une prostituée, moi je je suis Ouais. Ouais. C'est enfin quel terrible métier déjà que c'est terrible pour ces femmes, pour ces hommes, pour Je sais même pas si on peut comprendre tant qu'on a pas été confronté à ça. Je sais même pas.
50:42 Ce que tu dénonces, la sociale, c'est quelqu'un qui se cache derrière un paravant de respectabilité finalement. Ah bah ouais, il y en a plein. Enfin, regarde, tu en as autour de toi. Tu en as plein autour de toi. Mais après, comment leur en comment leur enfin il y a pas leur en vouloir, mais comment tu vois, c'est on est dans un monde où personne n'a raison, personne n'a tort. C'estàd que chacun est est est emprisonné dans des peurs, dans des croyances, dans des dans dans un système. On Moi, je vois, je suis parent, j'élève mes enfants mais c'est extrêmement compliqué d'élever des enfants parce que tu leur apprends des choses, mais est-ce que tu as raison? Tu leur donnes des Ouais. Alors, on va te dire bien tenir à table, être poli dans la rue, enfin tout ça. OK. Mais le fond, qu'est-ce que j'en fais du fond? Qu'est-ce que je leur dis à mes enfants par rapport au monde dans lequel on est, dans lequel on va évoluer, tu vois, de voir tous les pièges plus nous, on habite dans une grande ville, mais il y a des pièges de tous les côtés. Le divertissement, la consommation, le paraître, le paraître, toute l'écologie bidon qu'on te sort pour pouvoir te taxer davantage et qu'on continue à te vendre des produits dont tu as pas besoin. Tu l'autre jour, je suis allé dans un magasin d'reménager, il y avait 20 machines à café. 20 machines à café, tu vois. Mais on est taré, on est chez les fous et tu avais des machines à 50 balles et tu as des machines à 1500 balles et puis on te vend le produit, le filtre machin, le produit mais tu as pas besoin de toutes ces conneries tu vois et tu te dis mais le monde est cinglé, tu rentres dans une parapharmacie mais tu as envie de devenir fou. J'en parlais dans mon livre, un homme lucide il y a il y a 15 ans. Tu rentres là-dedans, on te vend des produits mais les 3/4 des 80 % des produits servent à rien.
52:29 Tu essayes de leur apprendre à trouver finalement le chemin qui leur convient le mieux? Oui, j'essaie surtout qu'il soit fort parce que on est dans un monde extrêmement violent, extrêmement complexe. ext j'essaie de leur apprendre à mes enfants et je pense qu'il faut essayer de faire ça avec tous les gens qu'on croise de leur apprendre peut-être parce que aussi je viens du monde du cinéma. Donc le monde du cinéma, c'est le mensonge 24 images par seconde comme disait Jean-Luc Godard. un film est un mensonge de A à Z. Il est fabriqué et c'est un mensonge et pourtant tu le ressens comme presque une vérité ou quelque chose qui existe. Et c'est ça la magie du cinéma. Et le monde dans lequel on vit, c'est exactement la même chose. Nous vivons dans un mensonge permanent. Est-ce qu'il y a des mensonges bienveillants? Il y a des mensonges bienveillants. Il y a des mensonges malveillants, c'est clair. Ouais. Ouais. Mais il faut je crois surtout il faut croire en soi.
53:35 Mais croire en soi, c'est croire en soi en tant que individu, pas croire en soi socialement en tant qu'individu. C'est ça la plus belle chose en fait durant une vie. Apprendre à s'écouter, à comprendre qui on est, à s'accepter tel qu'on est, à dépasser ses peurs, à à avancer quoi qu'il en coûte. Tu vois, c'est ça qui est intéressant, moi je trouve et c'est ça que j'essaie de partager avec mes enfants. Après, ils en font ce qu'ils voudront. Je te remercie infiniment. Bah merci tribune libre.
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