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Michel Fize : un nouveau 17 octobre peut-il rejouer les gilets jaunes ?

À un mois de la date du 17 octobre annoncée par des mouvements de contestation, la sociologue Stéphanie Reynaud reçoit Michel Fize, sociologue, ex-chercheur au CNRS et auteur de « Septembre Noir » et « Insoumettez-vous ! ». Il revient sur l'héritage des gilets jaunes de 2018 et analyse les conditions d'un éventuel nouveau mouvement social.

SR Stéphanie Reynaud 17 septembre 2026 · 1 h 09 · 9 885 vues

Ce dont il est question

Résumé établi depuis l'enregistrement

Reçu le 17 septembre 2026 sur Tribune Libre, à la suite d'un malentendu de date avec la mobilisation annoncée pour le 17 octobre, le sociologue Michel Fize revient sur l'épisode des gilets jaunes de 2018. Il rappelle que ce mouvement, né d'une vidéo du mécanicien narbonnais Ghislain Coutard, a duré selon lui un an et demi, jusqu'à la crise du Covid, et qu'il lui a permis de sortir de son créneau de spécialiste de l'adolescence au CNRS pour devenir un sociologue généraliste, notamment grâce à son passage sur RT France. Il considère que ce mouvement, construit sur une démocratie directe et horizontale, n'était pas un simple mouvement social mais une forme de « jaquerie », qui aurait pu basculer vers l'insurrection si une figure légitime avait su transformer la colère en projet politique.

Interrogé sur les conditions d'un nouveau mouvement, Michel Fize distingue trois critères nécessaires à une dynamique révolutionnaire : le vouloir, la capacité d'organisation et l'adresse dans la conduite de l'action. Il décrit un schéma en quatre étapes, des actions catégorielles (pêcheurs, agriculteurs) à l'agrégation puis à la convergence des luttes, jusqu'à une éventuelle situation révolutionnaire marquée par la prise du pouvoir. Il identifie deux freins majeurs à ce processus : la résignation, qui pousse les Français à s'adapter (réduction des achats, retour au potager), et l'aliénation à la consommation et aux loisirs, qu'il associe au fonctionnement du capitalisme.

Sur la question d'un éventuel pilotage du mouvement pour perturber l'élection présidentielle de 2027, Michel Fize retourne la question en se demandant « à qui profiterait le chaos ». Il évoque l'hypothèse, qu'il présente comme telle, qu'Emmanuel Macron puisse être tenté de déclencher l'état d'urgence ou l'article 16 de la Constitution si la situation se dégradait, ce dernier mécanisme lui semblant trop peu évoqué par les médias mainstream. Il relève aussi une petite phrase de Jordan Bardella (« Marine Le Pen présidera et je gouvernerai ») qu'il interprète comme un possible signe de tension dans l'hypothèse d'un ticket RN en 2027.

Michel Fize plaide pour une réforme des institutions associant démocratie représentative et démocratie directe, via le référendum d'initiative citoyenne, le mandat impératif et une procédure révocatoire qui pourrait s'appliquer jusqu'au président de la République. Il critique la démocratie participative, qu'il juge être un simple instrument de légitimation de la démocratie représentative plutôt qu'une alternative réelle. Il revient aussi sur l'origine du terme « gueux », évoqué avec Jean-François Gros bien avant Alexandre Jardin, et distingue les « gueux économiques » des « gueux intellectuels », ces derniers étant ceux écartés de la parole médiatique.

En conclusion, Michel Fize évoque la paupérisation croissante des classes moyennes, qu'il relie à la montée des dividendes versés aux actionnaires (61 milliards en France selon une étude citée) et à l'endettement public. Il estime que la France se rapproche d'une configuration à deux blocs, très riches et très pauvres, contraire à l'idéal d'une société de classe moyenne porté selon lui par Valéry Giscard d'Estaing. Il dit néanmoins croire en une forme d'intelligence citoyenne et collective, visible selon lui dans la vitalité du milieu associatif et dans certaines expérimentations de démocratie locale.

Points abordés

  • Le mouvement des gilets jaunes de 2018 a duré en réalité un an et demi, jusqu'à la crise du Covid.
  • Selon Michel Fize, l'absence de légitimité pour transformer le mouvement social en mouvement politique a été l'élément qui lui a été fatal.
  • Il qualifie le mouvement de 2018 de « jaquerie » plutôt que de mouvement social classique.
  • Il distingue trois conditions à une révolution : le vouloir, les capacités d'organisation et l'adresse dans l'action.
  • Il envisage que le chaos social puisse profiter au pouvoir en place, notamment via le déclenchement de l'article 16 ou de l'état d'urgence.
  • Il décrit un schéma en quatre étapes : actions catégorielles, agrégation, convergence des luttes, puis révolution.
  • Il identifie la résignation et l'aliénation à la consommation comme des freins au processus révolutionnaire.
  • Il estime que la démocratie participative n'est qu'un instrument au service de la démocratie représentative, et plaide pour le mandat impératif et une procédure révocatoire.
  • Selon lui, les classes moyennes s'appauvrissent et la France tend vers une société à deux blocs, riches et pauvres, comme au 19e siècle.

Ce résumé est établi à partir de la transcription intégrale de l'entretien, puis relu par la rédaction avant publication. Il ne remplace pas l'écoute : les nuances, les hésitations et les réserves de l'invité sont dans l'enregistrement.

« Marine Le Pen présidera et je gouvernerai. »
Michel Fize (citant Jordan Bardella) 24:19 écouter le passage
« La prise du pouvoir, c'est la prise du pouvoir. On est en situation révolutionnaire quand on est à ce stade-là. »
Michel Fize 41:20 écouter le passage
« Il est parfaitement possible qu'à certains moments la moins mauvaise solution soit la révolution. »
Michel Fize (citant Raymond Aron) 45:14 écouter le passage
« On se retrouve dans la situation du capitalisme sauvage du 19e siècle avec deux blocs, les très riches et les très pauvres. »
Michel Fize 1:06:37 écouter le passage

Sujets

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Transcription intégrale

9 444 mots

Établie à partir des sous-titres de la vidéo, sans relecture. Les hésitations et les répétitions de la machine ont été retirées, rien d'autre. Cliquez un horaire pour entendre le passage.

0:00 j'espère qu'il y aura un petit peu de monde avec nous, c'est pas certain mais parce que nous avons en face des matinales très bien installées dans celle de nos amis de GPTV. nous devions faire un direct le 17 octobre et il y a eu un malent-entendu qui est de mon fait, j'avais compris le 17 septembre. Donc je reçois au déboté Michel Fiz qui ne s'y attendait pas ce matin, donc le 17 septembre, un mois jour pour jour après avant la date annoncée du 17 octobre. Alors, c'est une date, on ne sait pas ce que ça va donner. C'est annoncé longtemps à l'avance, ça ne semble pas très spontané, donc nous allons discuter de cela. Je vais simplement rappeler que le 17 est un chiffre important pour les gilets jaunes puisque le fameux épisode des gilets jaunes numéro 1 a commencé le 17 novembre 2018 à l'initiative notamment d'un mécanicien de Narbon qui s'appelle Giselin Coutard et qui avait posté le 24 octobre 2018 une vidéo appelant les mécontents à mettre sur leur tableau de bord un gilet jaune.

1:04 jaune qui attire l'œil bien sûr, un signal visuel très fort. Le prix du carburant était à environ 1,50 € pour la France qui se lève tôt, pour les laborieux, ceux qui comptent l'argent à la fin du mois, le prix, le coût du carburant, c'est quelque chose qui a des répercussions importantes sur le budget familial, en tout cas le budget personnel, c'est certain. [grognement] Et donc les gilets jaunes est un mouvement qui a été très vite disloqué hélas, qui a vu apparaître de nombreux leaders avec certainement des égos parfois irréconciliables. Ce mouvement s'est disloqué, il a été massacré par la police du gouvernement en place et il a été extrêmement dénigré par les masses médias qu'on appelle également les médias mainstream. ce matin, je tenais à faire intervenir Michel Fil, sociologue de métier, pour parler de ce mouvement qui lui tient à cœur et qu'il a beaucoup étudié. Michel, vous en avez beaucoup parlé de ce mouvement, vous l'avez beaucoup observé. D'abord, bonjour à vous en ce jeudi 17 septembre et non pas 17 octobre. Bienvenue sur Tribune Libre.

2:14 Bonjour et puis nous allons relever la concurrence. Après tout, il faut commencer il faut commencer un jour,. Donc voilà. Alors effectivement je suis je suis redevable au gilets jaunes de m'avoir fait quitter mon créneau qui était devenu presque un peu un enfermement dans le cadre du CNRS, l'adolescence. Alors, non pas que je renie tout ce que j'ai fait en ce domaine, je suis quand même encore un peu attentif à ce qui s'y passe, mais ça m'a permis d'élargir et de devenir un peu un sociologue généraliste. Et tout ça grâce, je dirais à l'action conjointe et des gilets jaunes et de RT France qui a choisi à l'époque de me faire intervenir régulièrement donc en fait chaque samedi pour aborder sous l'angle sociologique ce phénomène. Voilà. Et donc ça duré 1 an et demi parce que le mouvement des jaunes a quand même duré pratiquement jusqu'à jusqu'à la crise du Covid. Alors évidemment beaucoup moins visible à partir de la fin de 2019 parce qu'il y a eu un relais avec la grève des chemineaux, la grande grève des chemineaux de 2019 he qui est venu s'ajouter, se superposer un peu au m desg jaunes. Voilà, mais ça pas été un mouvement ponctuel réduit dans le temps, puisque je bon, j'ai j'en ai parlé pendant un an et demi à RT France d'abord comme invité puis comme chroniqueur dans les derniers mois jusqu'à la fermeture de de la chaîne.

4:00 Voilà. Alors évidemment aujourd'hui et c'est votre question, est-ce que on va repartir sur un nouveau un nouveau mouvement? Alors, d'abord, moi je pense qu'il faut écarter les fausses querelles,. Dire exemple que on a longtemps, on s'est pris longtemps en avance pour annoncer une date lointaine, mais encore une fois parce que le but est d'organiser un grand événement, donc un grand événement fédérateur le 17 octobre. Donc pour qu'il soit véritablement fédérateur et qui est pour qu'il y ait une agrégation à cette journée, bah il faut s'y prendre à l'avance comme tout grand événement. si vous faites un colloquein vous ne vous y prenez pas la semaine d'avant pour la tenue du colloc. Donc quelques jours supplémentaires. Voilà.

4:58 Donc c'est un élément d'information qui s'ajoute aux actions en cours, bah dont nous parlions hier à propos de la présentation du livre Insoumettez-vous,. Donc effectivement, on a des éléments indiquant que déjà il se passe quelque chose et qu'il pourrait se passer encore quelque chose dans les journées, dans les semaines et dans les mois qui vont venir. Pour parler du passé, selon vous, quel l'élément majeur qui a été fatal à l'épisode 1 des gilets jaunes? Qu'est-ce qui leur a manqué pour aller jusqu'au bout pour pouvoir faire pression et prendre le pouvoir sur le gouvernement? Alors, en préparant cette émission, tout à l'heure, je me suis replongé un peu dans mes notes et je me suis dit effectivement, il y a eu ce blocage devant les portes de l'Élysée.

5:55 Oui. De portes de l'Élysée. Alors, la question est de savoir s'il y avait une volonté peut-être inconsciente de prise du pouvoir chez certains éléments des gilets jaunes qui, comme vous l'avez rappelé, était était très dispersé. Voilà, très dispersé parce que par définition c'était un mouvement qui était construit sur le principe de la démocratie directe, horizontale, donc sans organisation. On l'a beaucoup reproché effectivement, mais c'était le sens même de ce mouvement. Alors très gênant pour les médias traditionnels qui ont inventé des leaders qui sont devenus des leaders médiatiques,. Vous en avez cité quelques-uns, Jérôme Rodriguez, Priscilla Ludovski, Jacquin Mourau, voilà, on pourrait Éric Drou. voilà.

6:51 Donc effectivement le mouvement il était dans cette horizontalité voilà qui était évidemment un gage de grande démocratie puisque on écartait la verticalité mais dans un monde qui est construit et qui fonctionne toujours sur le principe de la verticalité. Donc à un moment donné, personne n'a été en capacité parce que manquant de légitimité pour dire bon et bien maintenant on passe d'un mouvement social à un mouvement politique parce que je pense que on en était pas très loin. Vous savez dans la sociologie, il y a aussi des concepts auxquels on fait référence et en me souvenant au plateau de télévision sur lesquels on invitait un certain nombre de sociologues hors RT France he je pense à Jean-François Amadie par exemple sur BFM TV. sa grille d'analyse, c'était le mouvement social,. Ce qu'avait d'ailleurs fait d'autres sociologues d'autres sociolog avant lui. Mais c'était pas un mouvement social de mon point de vue,. Et dans le livre que j'avais publié en 2019, dont je parlais aussi hier, une insurrection populaire, je parlais bien d'insurrection, c'està-dire c'était un mouvement, c'était bon, peut-être pour prendre un terme ancien, une jaquerie.

8:14 Oui. Voilà. Alors, une jaquerie qui aurait pu se transformer en mouvement véritablement politique, et insurrectionnel. Alors, il est évident que aussi il y avait un autre frein [raclement de gorge] qui avait posé les gilets jaunes eux-mêmes, à savoir pas de violence. Bon, même si il y en a eu avec les débordements des Black Blocks par exemple et puis de l'autre côté par bon ce qu'il faut bien appeler les violences policières. Il y a des violences policières comme il y a des violences familiales. Voilà. Donc c'est pas un mot qu'on doit s'interdire qu'on doit s'interdire d'utiliser. Alors évidemment, ça donnait pas l'impression d'une dynamique qui aurait pu se transformer en dynamique révolutionnaire,. bon alors évidemment après coup, on peut dire bah c'est une occasion ratée parce que effectivement je pense que en poussant le bouchon un peu plus loin, peut-être que l'Élysée était prenable comme la Bastille quelques siècles auparavant. Voilà.

9:33 Alors maintenant la question va de savoir si va être de savoir si on va repartir sur un même scénario ou un scénario plus plus radical ou pas. Alors, j'avais préparé un petit tableau. alors, d'abord en rappelant peut-être une petite chose sur le métier de sociologue, que j'ai un petit peu que j'ai oublié hier, c'est-à-dire on peut nous aussi parler de bonnes ou mauvaises décisions. Donc, ça nous est pas interdit. Mais le repère, c'est l'efficacité sociale. Hm. dans la justice parce qu'on peut être efficace en étant terriblement injuste. Voilà. Donc nous notre grille d'analyse c'est d'observer les événements en fonction de l'efficacité que porte tel ou tel choix. par exemple si la révolution débloquait toutes ces situations de blocage actuel politique économique, et bien après coup, le sociologue pourrait dire c'est une bonne décision.

10:47 C'est une bonne décision parce qu'elle est efficace. Voilà. De même, par exemple, si l'enfermement, cette espèce de magie que qui est pour les Français l'emprisonnement, bah si c'était efficace on dirait oui, il faut construire des places de prison et cetera. Mais le constat est malheureusement imparable. La prison est inefficace, ça ne sert à rien. Ça veut dire qu'il y a beaucoup de récidives, beaucoup de récidives, un taux de récidive important. Alors voilà, ça sert à ça, ça sert à effectivement constater, créer de la récidive et puis peut-être former des petits délinquants à des missions plus importantes à venir à devenir voilà. Donc voyez une bonne décision du point de vue politique, c'est une décision qui produit de l'efficacité dans la justice. Cette justice dont j'ai beaucoup parlé hier qui est pour moi un peu, je dirais mon phare dans la vie. Voilà, je pense que la valeur peut-être qui a conditionné tout ce que j'ai fait depuis que je travaille et depuis même que j'étudie, c'est le sentiment de justice. Voilà. Voilà. Et quand ce sentiment de justice est altéré ou anilé, attaqué, et bien évidemment, j'ai un peu tendance à vouloir monter au créneau ne fus que par l'analyse.

12:23 vous parliez de Bastille tout à l'heure. la Révolution française a été faite par les bourgeois, non pas par la base, par le peuple. Est-ce qu'on peut vraiment imaginer qu'un jour une révolution sera faite par le peuple, par lescendant, par les guux réellement? Alors, il est vrai que quand on regarde un peu l'historique des révolutions, elles ont toujours été le produit de minorité active, donc de minorités instruites et qui ont des moyens aussi matériels. Oui, bien sûr,. Bon, par exemple, la révolution russe doit évidemment beaucoup à Marx indirectement et l'énine évidemment qui en a été le porte au drapeau, le penseur, le penseur et l'acteur à la fois, voilà, qui a progressivement fédéré à lui, entraîné à lui he une masse puisque'encore une fois par rapport à une des conditions de la révolution. je l'ai pas dit non plus hier, c'est la quantité. Bon, c'est certain qu'à un moment donné, quand on passe d'une minorité à une majorité, les choses changent. Prenons l'exemple de M68, bon que j'ai vécu aussi comme lycéen, mes 68, ça été lancé par une poignée d'étudiants à Anterre dans laquelle figurait Con Bendit. Voilà.

14:00 Mais c'était Dan le Rouge, on l'appelait Dani le Rouge. Dany le Rouge, voilà parce que c'était anarchiste, libertaire, marxiste un petit peu tout ça. Donc au grand temps des de la floraison des idéologies. Voilà. Et ensuite, évidemment, ils ont rallié progressivement un nombre plus important, de jeunes, bon, jusqu'à produire ces grands mouvements qu'on a qu'on a vu dans les rues de Paris en principe, enfin principalement et dans d'autres grandes villes de France évidemment. Voilà. Donc lesgux, pour reprendre l'expression de mon ami Jean-François Gros qui il en a dessiner déjà les contours d'une République, c'est-à-dire une République nouvelle qui pourrait fonctionner différemment,. d'une manière plus citoyenne à base d'ailleurs du grand slogan et de la grande idée des gilets jaunes qui était la démocratie directe incarnée par le référendum d'initiative citoyenne je crois est d'ailleurs une idée qui fédère beaucoup et au-delà des clivages d'éclivage traditionnel parce qu'on sent bien que quelque part notre démocratie est fatiguée et qu'il faut évidemment lui redonner un second souffle et lui permettre de continuer à avancer parce que il faut quand même rappeler que malgré les débo de la démocratie et toutes les critiques qu'on peut lui adresser, comme diraient les enfants, la démocratie c'est peut-être plus mieux [grognement] que d'autres régimes. Il faut d'ailleurs rappeler que la démocratie ne couvre que 7 % des États de la planète. seulement 7

15:51 % sont démocrates. Donc tout le reste c'est des monarchies, des dictatures plus ou moins autoritaire. Donc je continue de penser que la démocratie est un privilège mais que la démocratie est une construction permanente,. Elle passe par quoi pour vous la démocratie? Par des référendums assez réguliers, par des votations, par le fait d'écrire les lois? Oui, bien sûr. Je pense que la cofabrication de la loi n'est pas une idée sagrenue. Alors, il s'agit probablement, ça je l'avais évoqué dans un vieux livre, excusez-moi de me citer encore, l'individualisme démocratique que j'avais publié en 2010 chez un éditeur qui a disparu qui s'app les éditions de l'œuvre. On peut le trouver encore sur Amazon. Je crois qu'il doit y avoir encore quelques exemplaires d'occasion où j'ai abordé cette question de la démocratie sous tous ces aspects. Alors, je l'ai refait régulièrement dans tous les livres qui ont suivi. Bon, voilà, c'était ça. C'était mon premier ma première incursion sur ce terrain, j'allais dire de la politologie.

17:07 Alors, je pense qu'aujourd'hui il s'agit pas non plus d'être dans le binaire, c'est-à-dire démocratie représentative ou démocratie alors on dit participative, ce qui est d'ailleurs une supercherie. Car là, si on veut parler les choses en terme de manipulation, çaen est une parce que la démocratie participative, c'est un pilier de la démocratie représentative pour mieux se faire accepter. Voilà. Donc c'est une branche presque une route secours de la démocratie participative. Mais les gens aujourd'hui, ils veulent pas participer, ils veulent décider. Ils veulent décider ou au moins codécider. C'était d'ailleurs tout le sens de de l'initiative de Segolen Royal en 2007 avec ses désirs d'avenir qui était évidemment déjà une première fabrication d'une démocratie. j'allais dire j'avais dit et écrit participative active.

18:15 Très joli terme, néologisme magnifique. Finalement, la seule chose qui peut sauver une démocratie représentative, c'est le mandat impératif. Alors, c'est le mandat impératif,. C'est une procédure révocatoire. Hm.? Je pense qu'on pourrait même imaginer une procédure révocatoire globale englobant tous les élus, y compris le premier élu de France, le président de la République, notamment alors ce qui supposerait d'ailleurs de rétablir ce que monsieur Sarkozy avait aboli, c'est la haute trahison, le crime de haute trahison avec une cour une haute cour de justice chargée de l'appliquer. Bon, on n' pas le droit, je pense, de se soustraire à ces obligations et hier, j'évoqué cette responsabilité financière. Après tout, il pourrait y avoir aussi une haute trahison économique,. Haute trahison économique et financière,. La haute trahison, c'est pas forcément de livrer le pays à des forces étrangères,. Ça peut-être tout simplement tout simplement cela. Alors l'idée c'est que en fait je crois qu'il faut arriver à un mariage de cette démocratie représentative et de cette démocratie directe ou citoyenne. Il faut trouver un entre deux he où on aurait des morceaux de la présentation traditionnelle mais qui n'est pas contrairement à ce que disent y compris certains auteurs et intellectuels, la seule façon de démocratie concevable,. Vous rappelez en Grèce, on avait inventévidemment sur des territoires plus

20:06 petits une démocratie directe et pas une démocratie représentative ou avec des représentants élus pour de courtes durées. Voilà une autre réforme. On pourrait imaginer des mandats beaucoup plus courts, que ceux que l'on a aujourd'hui avec aussi un nombre d'élus notamment parlementaires moins importants. On a peut-être pas besoin de 300 sénateurs et de 577 députés. Tout ça été mis d'ailleurs sur la table à des moments à des moments donnés. Voilà. Donc on retombe sur ce que je continue de penser comme l'élément clé pour débloquer la situation. Alors, sans évoquer évidemment une action de grande ampleur dans la rue, c'est la transformation des institutions politiques.

21:03 Oui. De quelle façon? parce que 2027, donc si on arrive à 2027 sans qu'il ne se passe rien de particulier, et bien ça ne changera rien. Ça ne changera rien parce que on va retrouver évidemment les blocs politiques. Je rappelle que la 5e République a pu fonctionner parce qu'il y avait ce que l'on a appelé le fait majoritaire, c'est-à-dire distinction d'une opposition, d'une majorité, d'une droite et d'une gauche, pouvant alterner, y compris partiellement par le biais de la cohabitation qui est finalement un système qui a globalement plutôt bien fonctionné. Mais maintenant, nous avons trois quatre blocs, à l'Assemblée nationale et je vois pas pourquoi en 2027 on reviendrait à un système de deux blocs,. ces blocs multiples sont aujourd'hui un acquis,. Sont aujourd'hui un acquis. Voilà. Donc, mais sont-ils efficaces dans le système de d'équilibre et d'opposition?

22:14 [grognement] Non, bien sûr, puisque on s'est réjoui d'être sorti d'une démocratie présidentielle pour retrouver une démocratie parlementaire, mais une démocratie parlementaire impuissante. Impuissante,. Donc effectivement, on est passé d'une situation qui était compliquée à une situation qui reste tout aussi compliquée. Alors, sans évoquer qu'il peut y avoir des difficultés auxquelles auquel on ne pense pas actuellement. On parle beaucoup du rassemblement national peut en parler et en dire en dire deux trois mots on part sur le principe d'une sorte de ticket à l'américaine. Marine Le Pen présidente et Jordan Bardella premier ministre. Bon, ce qui supposerait une entente partielle alors totale, ce serait évidemment mieux, mais ça supposerait que le 2 mai 2007 ou dans les 2027 ou dans les quelques jours qui vont suivre, Martine Marine Le Pen confirme le choix de Jordan Bardella au poste de premier ministre, voyez. Et là, je redeviens sociologue. Bah, c'est une hypothèse.

23:33 C'est une hypothèse qu'elle choisisse quelqu'un d'autre,. Qu'elle choisiss ou que l'on est, parce qu'encore une fois, le pouvoir évidemment quand on regarde Maiavel, le pouvoir ne se partage pas. Il peut pas y avoir deux têtes au sommet de l'État,. La fameuse diarchie dont les constitutionnalistes nous ont beaucoup parlé depuis de depuis 50 ans. Or, il y a une petite phrase de Jordan Bardella qui a été oublié et dont ne parle pas d'ailleurs les médias mainstream. Il a dit quand même, je crois que c'était à la flèche dans une réunion avec Marine Le Pen, il a dit quelque chose de très fort. Marine Le Pen présidera et je gouvernerai. C'est pas une déclaration de guerre ça. Ça rappelle, vous savez ce qu'on dit de la Grande-Bretagne, la reine où le roi préside là règne pour la pour l'Angleterre mais ne gouverne pas. C'est le premier ministre qui gouverne.

24:44 Voilà. Donc est-ce que c'est pas l'idée déjà un peu sous-jacente de bah Marine Le Pen, elle inaugurera les crises en thème comme on disait sur la 4e République,. Elle ira faire son show à l'international au nom du domaine réservé qui existe pour les les chefs d'état de la 5e République. Voilà. Alors, je mets pas de l'huile sur le feuin. mais bon, j'évoque évidemment, il faut pas choisir les déclarations des uns ou des autres qui vous arrangent,. De même, de même, j'ai beaucoup parlé depuis plusieurs années de l'article 16, je vous mets au défi de trouver un seul média mainstream qui en est parlé. Oui, justement, un seul. un seul Pascal Pro sur ces news, lui a parlé de l'article 16 à un certain moment. Voilà. Mais c'est à bout. C'est à bout. Voilà. Alors parce que ça fait peur. Parce que ça fait peur. Mais encore une fois, est-ce qu'on doit retenir une information ou une hypothèse parce que ça fait peur?

25:54 Non, pas du tout. En sociologue? Non. Justement en parlant de l'article 16, ça tombe à point nommé avec ma question suivante. C'est-ce qu'on peut imaginer quand même évidemment on n'est pas saut au point de penser que c'est forcément un mouvement spontané? Est-ce qu'on peut imaginer que ce mouvement a été préparé ou sera piloté en tout cas minima pour venir perturber les élections de d'avril mai 2027? Alors pensant que vous alliez me poser la question, évidemment elle est imparable. J'ai préparévidemment un peu la réponse. Alors, je reviens au aux trois critères que j'évoqué dans Insoumettez-vous hier, à savoir le vouloir. Pour une révolution, il faut le vouloir.

26:50 Oui, il faut décapaciter le pouvoir. Donc voilà, il faut décapaciter des aptitudes,. Il faut une réflexion. il faut un sens de l'organisation, ce qui nous ramène au 3e d'ailleurs à la 3e condition, une adresse dans la conduite de l'action. Alors le vouloir avant d'être axé sur le téléguidage, le vouloir il peut-être mu par un moteur qui s'appelle la colère,. La colère. Alors la colère, elle peut évidemment faire l'objet de beaucoup d'attention. Voilà. Encore une fois, décider quand on est pêcheur ou agriculteur un tel mouvement en étant conseillé par des organisations politiques ou syndicales, où est le mal? Il y en a pas,.

27:51 Alors, on va dire "Ah oui, mais le conseil c'est de la manipulation." Alors, si à chaque fois qu'on donne un conseil, on est un manipulateur, c'est la mort des conseilleurs. C'est pas forcément une manipulation, ça peut l'être mais ça ne l'est pas dans tous les cas. Voilà. Donc ce que je veux dire ça et d'autre part l'idée du téléguidage me renvoie moi à quand même une mauvaise idée, celle d'un peuple imbécile qui ne serait pas capable de trouver lui-même les raisons, les motivations de ses actions qui aurait besoin qu'on lui dise "Ah allez les gars, il faut y aller il faut vous mettre en colère maintenant parce que quand même bon ça va plus. Il faut dégager dégager ce pouvoir. Alors moi je suis de ceux qui considèrent que le peuple n'est pas par définition une sorte de de sous-institution illétréit qui ne penserait pas qui n'aurait pas qui serait un culte ignorant.

28:58 Voilà. Alors maintenant, dans le cortège des hypothèses qu'il y ait sous-jacente des actions manipulatrices, oui, bien sûr que c'est une c'est une option. Alors, moi je reviens plutôt non pas en amont, mais je vais en aval. J'en aval. Et vous allez voir que on retrouve un peu finalement le même résultat sous la forme de la question à qui profite le crime question. Donc à qui profiterait le chaos? À qui profiterait le chaos? Voilà. Alors le chaos, il peut-être amplifié par de mauvaises décisions,. Et on revient à ce que je crois être quand même moi une caractéristique d'Emmanuel Macron. et pour reprendre une expression enfantine, il est pas peut-être pas si fastoche que ça.

30:04 Je vais prendre des erreurs, des erreurs qui peuvent être commises. peuvent aggraver la situation quand évidemment le gouvernement actuel dit on va continuer les actions ciblées jusqu'au 31 décembre 2026 et qu'on annonce he j'avais noté je crois 15 centimes de réduction pour les agriculteurs, quelques centimes aussi pour les pêcheurs. Et les pêcheurs comme les agriculteurs, comme tous ceux qui roulent au gasoil sont aujourd'hui à des prix de gasoil qui sont à plus de 240 dans certains lieux. On est même à 2,99. Donc la barre dite symbolique des 3 € elle n'est elle voilà. Or, j'écouté ce matin un représentant des pêcheurs qui disait "Mais nous, il nous faut 1 L de gazoile à 80 centimes."

31:02 Ouais. Pour nous en sortir. Donc si effectivement on fait baisser le prix du litre de 10, 15 centimes, 20 centimes, ce sera pas suffisant. Donc tout ça, c'est peut-être des petites flamèches, des petites flamèches. Alors, par soit incompréhension de la gravité de la situation, qui est aussi qui est aussi une hypothèse avec l'idée que bon, on va calmer les esprits par des petites des petites annonces et des petits efforts. Voilà. Donc si le chaos s'amplifiait éléguider téléguider peut-être récupérer peut-être aussi récupérer peut-être le mouvement est spontané et sera récupéré puisque le pouvoir a tous les outils pour pouvoir le récupérer et le maté avec les 100ors et les LBD.

32:06 Voilà. Mais ceci étant récupéré parce qu'on l'a beaucoup dit à propos des partis politiques en 2018-29 puisque ils étaient à la traî n'étaient pas invités à à à cette à cette action d'ampleur des gilets jaunes. Donc là on voit bien que le positionnement est un petit peu difficile mais c'est là où on retrouve et je le rappelle l'intelligence populaire. Si le peuple là en manifestation ne veut pas des partis politiques et apparemment c'est quand même toujours un peu le cas, bah les partis politiques seront sur le chemin de traverse. Donc l'idée que ce soit la France insoumise ou le Rassemblement national he va récupérer un mouvement qui est un mouvement qui exprime une dynamique citoyenne de démocratie horizontale,. C'est pas gagné. Alors je termine sur le chaos. Il est évident qu'un chaos qui serait majeur, et alors on verra comment évidemment ces mouvements peuvent s'amplifier.

33:22 Et je reviens à la question, à qui profite le crime? À qui profite le chaos? le président de la République. H surtout si dans sa tête il y avait cette idée de ne pas vouloir partir,. Et j'avais dit sur un autre plateau d'une autre chaîne, peut-être que l'idée je ne veux pas partir pourrait être remplacée ou complétée par Mais vous voyez mes chers compatriotes, je ne peux pas partir dans la situation où nous sommes. Je ne peux pas partir. Donc qu'est-ce que je fais? Et je déclenche la loi d'urgence. Alors, d'ailleurs l'état d'urgence qui est plus facile à mettre en œuvre depuis le vote de la loi, je crois sécurité militaire, enfin je sais pas comment elle s'appelle exactement, je me souviens plus. sécurité nationale. Voilà, sécurité nationale. Mais il y a aussi de toute façon l'article 16 dont je rappelle qu'il est d'un déclenchement enfantin. Enfantin, il suffit de le vouloir. Là, il y a pas de condition, sauf de consulter donc encore une fois les présidents des assemblées, le premier ministre, le conseil constitutionnel et hop en avant.

34:32 Est-ce que c'est pas illimité, indéterminé? Est-ce que c'est finalement pas un des principes de Nicolas Maavel que de laisser s'installer le chaos ou de semer le chaos pour confisquer le pouvoir? Oui. Alors, c'est une ruse bien utilisée par les dirigeants du monde entier. Bien sûr. Alors, évidemment, on va pas faire un cours de philosophie sur pouvoir et moral, mais il y aurait beaucoup à dire, ou capitalisme et moral. Bon, les deux ne marchent pas avec la morale,. Les deux sont par définition immorales. Donc quand j'entendais l'autre jour des représentantes voulant sanctionner le mensonge en politique, je trouvais que c'était d'une naïveté d'une naïveté même pas du niveau de CM1 ou de CM2,. de mensonge en politique et j'avais dit d'ailleurs dans un tweet, je crois relisé Maiavel je crois que c'est Marine Tondelier qui avait lancé cette idée reprise par Rachel Garido, je crois. Voilà. Bon, c'est gentil, c'est sympathique voilà mais bon c'est pas connaître encore une fois les les ressorts politiques ou c'est faussement naïf justement.

35:49 Voilà. Alors, j'avais fait mon petit tableau fait mon petit tableau. Alors, évidemment, bon, on le ver, il passe à l'envers avec la visio. Je suis navré, on le voit à l'envers. Il est très joli. Vous pourriez nous le lire. Voilà. Alors, j'avais mis d'abord bon en haut qu'est-ce qui où en sommes-nous aujourd'hui? Nous en sommes à des actions catégorielles. Hm. C'est-à-dire de pêcheur catégorie pêcheurs. Ce sont les pêcheurs actuellement. Frontignan 7. Après fausse surmer. On annonce d'ailleurs Nice. Alors Nice, ce sera peut-être un peu différent parce que bon le port c'est pas uniquement des pêcheurs. Il y a toutes sortes de personnel sur les ports. Bon et j'entendais ce matin qu'il y avait une annonce de blocage peut-être de la circulation des bateaux pas seulement commerciaux mais également touristiques,. Voyez?

36:48 Donc là, il y a quand même une alors est-ce qu'on dirait une contagion, au sens très étymologique du terme,. Donc fausse, frontignan 7, Nice. Voilà. Bon, mais c'est une action de pêcheur de pêcheurs. Voilà. Alors, évidemment, les plus proches par rapport aux préoccupations au niveau catégorial, ce sont les agriculteurs. Bon, qui souvent on l'avait vu, je crois même déjà au mois de mai dernier, les deux font un peu la paire si l'on peut dire, sans péjoratif, sans que ça soit péjoratif dans ma bouche. Voilà. Bon, plus tous ceux dont on rappelait que les plus touchés sont ceux qui ne touchent pas les actions ciblées,. Parce que évidemment quand on est en campagne, quand on est infirmière libérale, on est aussi touché qu'un marin qu'un marin pêcheur parce qu'on a beaucoup de kilomètres à faire et que et qu'on n'est pas aidé. Donc les actions ciblées catégorielles modestes ne vont peut-être pas suffire à désarmer ce qui est la deuxième étape qui est l'agrégation d'action.

38:11 Alors agrégation plus exactement sous forme de justapposition. On pourrait venir à côté des actions de pêcheurs, des actions d'agriculteurs. Voilà. Bon, plus d'autres corporations car je répète ce que je disais déjà en 68. Aujourd'hui, en France toutes les catégories professionnel sont sinistrées. Oui, je n'en connais pas une qui ne le soit pas à un degré ou à un autre. Alors, ensuite, à part peut-être trader. Oui, bah peut-être trader, voilà. Mais même les haut fonctionnaires sont plus sur ce piédestal, sur lequel on les a longtemps placés puisque bon, quelqu'un disait récemment sur un plateau, ils sont concurrencés par l'IA. L'IA va progressivement faire ce que les haut fonctionnaires faisaient. Donc on aura peut-être plus besoin de haut fonctionnaires. Ça rejoint votre question d'hier parmi les les professions qui pourraient disparaître et d'ailleurs qui démocratiquement serait peut-être utile en disparaissant les haut fonctionnaires le pour l'instant ceux qui sont en poste sont protégés ils vont pas disparaître ils seront peut-être pas trop remplacés c'est ça l'idée.

39:28 En tout cas, bon ça voyez c'est déjà l'étape bis donc une agrégation, une juge positionition d'action. 3è étape convergence des luttes. H le terme qu'on a beaucoup utilisé. Bon qui a été partiellement réalisé par les gilets jaunes. J'allais presque dire malgré eux. C'était pas ce qu'il recherchait. Mais quand on regarde le profil, dans mon livre, j'avais fait l'étude un peu du profil, il y avait toutes sortes de toutes sortes de gens. Voilà. Et quand on dit, j'entendais encore récemment "Ah bah oui, on va on va mettre on va fouiller dans les poches des retraités. ils ne se lèveront pas, tout ça ne se lève." Mais les gilets jaunes étaient pour partie des retraités. Oui, ils sont aussi capables de descendre dans la rue et d'aller occuper les ronds-points. Je crois pas me tromper même en disant qu'ils étaient probablement beaucoup plus nombreux que les jeunes eux-mêmes dans le cadre de ces mouvements. Donc voilà, c'est la deuxième étape, convergence des luttes.

40:39 Bon, penser ou pas penser et ensuite évidemment on a avec une masse qui a grossit la révolte populaire. qui peut-être une jaquerie donc en restant à caractère plutôt social mais qui peut se transformer en une révolte politique. Et donc on se rapproche de la dernière étape qui est la révolution dont je rappelle que le principe élémentaire et essentiel c'est la prise du pouvoir. C'est la prise du pouvoir. Oui. Donc on est en situation révolutionnaire quand on est dans à ce à ce stade là. Alors, je rappelle les obstacles quand même au déclenchement du processus révolutionnaire classique. 1, la résignation maintenue d'un certain nombre de français,. J'ai noté, j'avais pris cet exemple en écoutant encore les informations ce matin, la résignation. Bon, hier, on parlait évidemment des réductions de trajet des voitures qu'on ne sortait plus,. Voilà. Et sur le plan alimentaire, et bien sur le plan alimentaire en plus de la solution que j'avais évoqué hier à savoir la quête des promotions hm tant que une forme d'adaptation parce que résignation ça veut dire adaptation à des situations contraintes. Et bien, il y avait quelqu'un, un français qui disait limitation des

42:30 achats, on va acheter moins. Autrement dit, en langage populaire, on va se serrer la ceinture. Absolument. Et un troisième ajouté et bien on va se remettre à refaire un potager, l'autonomie alimentaire. Voilà, je connais certain nombre de de Français qui effectivement donc font font ce genre de font ce genre de choses. Voilà. Alors, évidemment, la résignation a un temps, à un moment donné la résignation elle est tellement forte que la colère de son côté aussi est grandissante qu'on peut passer évidemment à une étape supérieure. Il y a un deuxième obstacle que j'ai pas évoqué hier, l'aliénation pour employer un terme à la fois à la fois marxiste mais aussi psycholog psychiatrique et psychiatrique. C'est l'aliénation à la consommation.

43:35 Alors attention, pas la consommation de ces produits alimentaires parce que là c'est une consommation qui est légitime naturellement mais la consommation aux objets futils, aux objets presque inutiles. Je parlais de smartphone on n'est pas obligé de vivre avec un smartphone ou en tout cas avec le dernier smartphone ou de changer de smartphone tous les 6 mois. Voilà, c'est une forme d'aliénation aussi. aux loisirs, aux vacances, aux vacances,. Donc les Français pour un certain nombre d'entre eux, bah songent peut-être dès maintenant à préparer leur séjour à la montagne pour aller faire du ski, que d'aller dans les granges sortir couteaux et bayonnettes. Mais bon, c'est l'accoutumance et ça c'est le propre d'une société capitaliste, de cette immense machine à détruire qui est aussi le capitalisme. Voilà, que de d'anesthésier les volontés contestataires des citoyens. Voilà. Mais encore une fois, ça peut ça peut ne pas suffire à un certain moment. Alors, j'ai quand même aussi, on va peut-être poser, on pourrait peut-être faire un jeu des devinettes, un jeu desinettes, et offrir un cadeau à qui répondrait en trouvant l'auteur de deux citations.

45:10 La première, il est parfaitement possible qu'à certains moments la moins mauvaise solution soit la révolution. Qui a dit ça? Alors là, que la moins mauvaise solution [raclement de gorge] soit la révolution. C'est un écrivain français. Alors, c'est un écrivain français. On va faire on va on va jouer aux grosses tête. N'hésitez pas à répondre dans le chat, s'il vous plaît. Alors, déjà peut-être en indiquant un profil politique, ça peut aider. C'est pas Victor Hugo. Non. [toux] Quelle période? Première moitié du 20e siècle.

46:05 La moitié en fait à peu près la moitié. La moitié un écrivain français connu. Des indices Michel. Oui. Vous n'auriez pas un indice à nous donner? Alors, un indice à vous donner. À vous donner j'ai envie de dire le prénom, le nom de famille. Le nom de famille commence par un a. Bon, personne ne peut trouver. Non, je donne ma langue au chat effectivement parce que spontanément évidemment c'est un propos qui a quand même une coloration marxiste. Oui, tout à fait. On est bien d'accord. Et bien l'auteur de cette phrase qui me paraît d'un grand bon sens c'est Raymond Aaron, un libéral en 1952.

47:05 Non, j'aurais pas pensé à lui effectivement. Alors, une question de rattrapage. [rires] Rien ne se fait par le calme. On ose qu'en révolution. C'est assez violent comme propos. Oui, c'est un auteur étranger. Pas du tout. Nous restons franco-français. Françis période un auteur plus ancien 19e siècle. qui a écrit des grandes sagas? Oh, qui a écrit non qui a écrit plusieurs livres dont un grand un livre majeur à l'extrême fin du 19e siècle. Un livre majeur qui portait sur quoi? des indices Oh sur le progrès sur le progrès technique, le progrès scientifique.

48:09 j'en dis pas plus parce que j'ai déjà j'ai déjà dit un mot qui c'était un roman ou un essai? Non, c'était un essai. Bien qu'il ait fait des il a fait aussi des romans. Il était également philosophe. Oui, historien un peu tout. Un intellectuel en tout cas transversal. Oui. Voilà. Et j'hésite comme pour la première question. Hm. Spontanément, on pense plutôt à un homme de gauche,. Oui, un homme de gauche, on est bien là. Pas du tout. Voilà. pas ma connaissance. Voilà. Et bien cette pensée est d'erneste Renan. Ah non, j'aurais pas non effectivement l'avenir de la science qui était un livre majeur pour l'époque et qui l'a payé en 1890.

49:06 D'accord. Et qui passait plutôt pour un homme de droite. Oui, effectivement. Alors oui, il était philologue, philosophe, épigraphiste et historien français. Il était tout ça à la fois. effectivement, qu'est-ce qu'une nation notamment, il a écrit voilà. OK. Donc c'était on dirait aujourd'hui un souverainiste. Exactement pour Mais ce qui montre encore une fois que l'éclivage entre gauche et droite qui fait que selon que l'on appartient à qu on dirait certaines choses et pas d'autres et viceversa bah tombe. On peut voilà. Alors, ça pose une question majeure. Une question majeure. Je crois qu'on l'a posé on l'a posé déjà hier,. C'est et pour revenir encore une fois à la à la remarque de Raymond Aaron, et je le disais dans la petite vidéo, bah ça permettra de faire un clin d'œil à ma petite chaîne La minute de Michel Fiz,.

50:12 Oui. Où où j'ai remis une vidéo hier. Alors, c'est une vidéo parce que finalement jusqu'à présent, on faisait des shorts. Voilà. Donc là, on a fait on a fait une vidéo sur le thème le thème de l'insoumission. voilà. Et donc je la montrer la minute de Michel Fiz, elle est là. [grognement] Voilà. Alors, il y avait en conclusion il y avait en conclusion et grâce voilà ce sont les shorts he tous les shorts bon qui ont été qui ont été faits ces derniers mois et puis il y a une vidéo donc quand on clique sur vidéo on va tomber voilà sur la vidéo unique. Voilà, voilà, il y en aura voilà. Et donc à la fin à la fin à la fin, on parlait avec Jean-François Gros de blocage et de déblocage.

51:15 Voilà. Et j'ai terminé avec le relais qu'il m'a fait, c'est que en disant que finalement le déblocage des situations économique politique passait peut-être par le blocage préalable. Bloquer pour débloquer. [raclement de gorge] D'accord. vous me dites que c'est lui qui a inventé ou qui a mis en tout cas en avant le terme gu Ah oui oui. Alors bien avant que Alexandre Jardin n'en ait l'idée avec la question des ZFE et des voitures donc discriminées pour le coup. Voilà, il a établi une sorte de de manifeste, alors qui est une réflexion de fond, sur les guu dont il m'avait demandé de faire la préface. Donc, j'ai fait une longue préface qui m'a permis de me replonger un peu dans cette histoire d'aigueu qui est un terme qui remonte au 15e 16e siècle qui est utilisé qui est utilisé par beaucoup de personnes.

52:31 Or souvent d'ailleurs pour s'en moquer c'est un terme discriminant mais c'est méprisant péjoratif selon vous. Tout à fait. Tout à fait. qu'Alexandre Jardin se défendait en disant que lui ne l'utilisait pas évidemment de manière méprisante, mais que c'était pour faire comprendre ce que le peuple savait qu'on pensait de lui finalement, que le pouvoir le considérait comme tel. C'est une dénonciation. C'est vrai que le le terme est utilisé non pas par ceux qui le sont, mais par ceux qui le reprochent de l'être, c'est-à-dire le pouvoir. Oui. Pour joie pour reprendre l'expression de de tout à l'heure étant entendu et mais je crois que vous aurez l'occasion d'en parler avec lui,. On est passé à une deuxième catégorie de guu la deuxième catégorie de gu c'est les gu intellectuel c'est-à-dire tous ceux qui n'ont pas droit à la parole qui ne sont pas invités qui sont laissés de côté. Donc ça ça veut dire des journalistes ça veut dire bon des personnes à la limite aussi comme moi, qui ne sont plus les bienvenus dans les médias mainstream. Voilà, c'est une forme de guosité si je me permets cette ce néologisme une sorte voilà d'exclusion c'estd ce sont évidemment les gu sont ceux qui sont destinataires du mépris.

54:03 Absolument. En parlant de mépris, François Hollande nous avait-il pas un petit peu préparé à ces termes méprisants avec les sendant? Bien sûr, bien sûr. Alors, même si dans son cas il est coutumier, on le sait, des plaisanteries,. Alors là, c'était probablement une plaisanterie de mauvais goût,. Bah oui, mais parce que Freud disait "Dans toute boutade, il y a une part de vérité." Oui, oui, oui, oui, oui, oui. C'est peut-être un peu vrai, n'est-ce pas? Oui, il parlait il parlait aussi des actes manqués qui sont toujours comme on sait des actes formidablement réussis. Absolument. Actes manqués qui permettent de dire évidemment ce qu'on ne voudrait pas dire ce qu'on devrait pas dire directement. L'acte manqué c'est un peu l'inconscient qui nous échappe. Oui, tout à fait. Alors, je pense que l'alternative aujourd'hui d'ors et déjà est posée, c'est-à-dire on est en situation de blocage,. Ce que disait d'ailleurs Michel Crosier, un de mes collègues, dans un livre qui s'appelait La société bloquée.

55:09 Hm. C'était de mémoire en 1964. Et bien, je pense que son livre n'a pas pris une ride,. Nous sommes dans une situation de blocage et chacun le sait bien de blocage parce que là sans vouloir voler au secours du pouvoir, il est vrai quand même qu'avec 3500 milliards de dettes, un budget en déficit bon jusqu'à conduire le Premier ministre à figer les augmentations des ministères, sauf celui de la défense, sauf celui de la défense. Bon, ça veut dire que les marges de manœuvre les marges de manœuvre sont réduites évidemment dans un pays qui reste un pays riche et donc marge de manœuvre réduite si on va pas chercher l'argent là où il se trouve.

56:05 Absolument. L'argent qui a notamment été mis dans des camions sans tort et des balles de défense appelé LBD. Est-ce que ces moyens de défense renforcé de l'État ne créent pas encore et toujours plus de blocage? Oui. Alors, encore un instant sur les dividendes, hier une étude a montré que dans la le reversement des dividendes aux actionnaires, la France occupait la deuxème place derrière les États-Unis. Nous avons distribué l'année dernière 61 milliards de dividendes. Vous pensez que c'est de l'argent déconnecté de l'économie réelle? Ah oui, bien sûr. Hm. Bien sûr. Oui, c'était ma question toute simple. Bien sûr avec une réponse toute simple. [rires] Voilà. N'ayons pas peur de la simplificie. Donc encore une fois, ça pose une question évidemment en terme démocratique.

57:03 C'est sûr que le but c'est quand même pour un état de produire de la richesse, mais quand il n'en est pas à ce stade, il faut au moins commencer à redistribuer la richesse existante. Voilà. Mais ça c'est pas de l'idéologie, c'est de l'efficacité politique et économique et de l'efficacité démocratique. Absolument. les gilets jaunes historiques prévient préviennent pardon et mettent en garde. Je parlais juste à l'instant de Centor et de LBD. Nous savons que l'État a renforcé ses moyens de défense. Est-ce que selon vous si ce mouvement était spontané, peu importe qu'il le soit ou pas, a-t-il un avenir et une chance de réussite? Alors c'est vrai que ça c'est quelque chose que m'avait dit des des gilets jaunes au fil de ces dernières années. vrai que le matraquage et la violence dont ils ont été les victime pendant des mois et des mois a découragé un certain nombre d'entre eux de remettre le gilet jaune pour partir dans la rue. Alors, c'est vrai que ils ont continué sous la forme plutôt réflexive, dans le cadre d'assemblée locale, de réunion, pour maintenir encore une fois, j'allais dire la flamme la flamme de la révolte. Mais ça, il est évident que c'est quand même un frein majeur, un frein majeur à la mobilisation à mobilisation, mais qui peut-être aussi j'allais dire une arme à effet

58:55 secondaire pour le pouvoir, car ça peut aussi conduire les citoyens à faire preuve de plus de violence et à sortir de la philosophie qui a animé quand même les gilets jaunes première version si l'on peut dire la paix, la non violence à la gandie. Oui, la désobéissance civile comme on dit. Pour terminer, est-ce que en tant que sociologue vous êtes obligé de faire ce qu'on appelle le pic, le pari de l'intelligence citoyenne ou collective? Mais je pense que l'intelligence citoyenne existe. Existe. Tout à l'heure, j'ai beaucoup parlé de la démocratie participative. Voilà. Mais je l'ai critiqué comme étant présenté comme une autre démocratie alors qu'en réalité ça n'est qu'un cordon salutaire pour la démocratie représentative.

1:00:00 Mais on le voit notamment au niveau municipal, c'est une démocratie qui peut fonctionner. C'est une démocratie qui peut-être décisionnaire sur un certain nombre de questions. Donc au niveau local, on a déjà compris la nécessité de marier ces deux démocraties dont je parlais tout à l'heure. Donc il y a une intelligence il y a une intelligence de la réflexion parce que évidemment on a quand même par rapport au siècle antérieur un peuple plus instruit un peuple plus informé et Dieu sait si les réseaux sociaux permettent évidemment de constater combien il y a des réflexions qui partent de de tout côtés. Voilà. Donc et puis je crois que le mariage dont je parlais, ça vise aussi les corps intermédiaires qui sont parfois très critiqués parce que peut-être qu'ils ont aussi à faire leur mé àoupa dans un certain nombre de domaines et à se réinventer,. Peut-être que le fonctionnement mé syndical de demain le lapsus était joli.

1:01:19 Oui. Vous alliez dire médical. C'est un joli lapsus. Oui. Bah je pense que le fonctionnement médical est sans doute aussi à réinventer au chevé d'une République malade. Voilà. Au chev d'une République d'une République malade. Voilà. Mais tout ça pour dire que finalement ce que j'ai souvent dit que en tout cas pour un sociologue, un politologue les mois qui viennent vont être très intéressants. Très intéressants, c'est parce que il peut se passer beaucoup de choses. Hm. Et c'est une époque qui vient à plusieurs inconnus. Oui, c'est bien dit. Tant sur le plan national que sur le plan international. Ce que j'avais d'ailleurs un peu évoqué dans ce livre publié l'année dernière à une époque où je pensais qu'on allait avoir un septembre noir. Oui. en repensant donc le septembre noir de Palestine Jordanie 1970. C'était ça le petit clin d'œil. Il y a pas eu de septembre noir 2025, mais il nous reste encore une douzaine de jours pour voir s'il n'y va pas y avoir octobre qui pourrait être un octobre noir vu du côté du pouvoir s'il va pas y avoir aussi une fin de septembre noir.

1:02:44 Pour finir cette émission en direct, est-ce que vous suivez régulièrement les travaux d'Étienne Choes ateliers constituant avec toutes les personnes de très bonne volonté qui travaillent avec lui autour de ces sujets et qu'est-ce que vous en pensez? Ah je pense qu' fait ça fait partie des de toutes ces réflexions évidemment que le pouvoir considère peut-être comme parallèle ou invisible,. Je pense qu'il y a beaucoup plus d'initiatives positives qu'on ne le pense. Le curseur médiatique étant toujours posé sur le négatif on parlera pas j'ai retrouvé d'ailleurs puisqu'on parlait d'Andrégie d'hier à propos des insoumis. Louis Ferdinand Celline H donc quand il écrivait voyage au bout de la nuit parlait déjà des banlieux insoumises.

1:03:46 Oui. Des banlieux insoumises. Bon et bien je pense que les banlieux c'est aussi un foyer de réflexion, un foyer d'initiative. Il y a même encore quelques années, on disait mais que la réforme de la France viendrait des banlieux contrairement à ce que l'on ce que l'on peut imaginer parce que à côtévidemment des violences dont on parle exclusivement, il y a tout ce cordon associatif. Voilà aussi encore une fois une un pilier très fort et qui est très français he la vitalité du milieu associatif h vous croyez en l'union pardon qui est d'ailleurs lui aussi sinistré la réduction de de des vivres ou voilà des subventions voilà qui se tarissent au fil des ans.

1:04:50 avec aussi cette force du bénévolat français qu'on retrouve un petit peu partout et qui servent de béquille. On parle du domaine alimentaire. Bah oui, qu'est-ce que l'on ferait sans le secours populaire, sans les restos du cœur? Voilà que feraient les étudiants sans pouvoir aller au crous et se payer des repas à 1 € en voyant les queu épouvantables. On se serait cru aux pires époques des démocraties populaires. ça ressemble fort à une tirmandisation de la nation finalement. Et oui, et ça rejoint un petit peu ce que Marx appelait déjà la paupérisation. Oui, ce sera ma toute dernière question. Et vous, est-ce que vous croyez en tant que sociologue en l'union possible entre la banlieu insoumise et la bourgeoisie des villes?

1:05:50 Alors, il faut pas pousser non plus les espoirs au-delà au-delà du raisonnable. Au-delà du raisonnable. Bon, je pense que il y a il y a des connexions. Il y a des connexions évidemment qui ne peuvent pas intéresser les Nantis comme aurait dit Raymond Bar, premier ministre de Valérie Giscardestin. Ceux qui effectivement disposent de milliards et de milliards ne vont pas se sentir concernés par ces situations de misère. Alors là, quand je parlais de la bourgeoisie, je parlais plutôt de la classe moyenne supérieure qui commence à être malmenée par l'inflation notamment. Oui. Et bien, ça c'est quelque chose que j'avais moi détecté dès 2018. C'est ce que je disais. Attention, on est en train de voir les classes moyennes.

1:06:46 Alors à l'époque, c'était les classes moyennes inférieures ou moyennes,. Les classes moyennes qui tombaient Oui. dans la popérisation. Et ce que vous dites est tout à fait révélateur d'une situation qui s'est encore aggravée et qui va toucher les classes moyennes qui pour le coup vont anéantir la grande idée, le grand espoir d'Allergicardestin qui rêvait de transformer la France en une immense classe moyenne. Et bien là pour le coup, on se retrouve dans la situation du capitalisme sauvage du 19e siècle avec deux blocs, les très riches et les très pauvres. Oui. Voilà. Les très riches qui grossissent en nombre h et en capital. Et les très pauvres qui grossissent aussi en nombre, voilà, et en qui baissent par contre en moyen monétaire. Mais c'est une façon de tuer les forces vives d'un pays puisqu'on dit que le dynamisme d'un pays c'est sa classe moyenne.

1:07:52 Tout à fait. Ce qu' avait d'ailleurs très bien compris Alexis Tockville également qui voyait dans l'évolution démocratique une évolution vers l'affirmation des classes moyennes. Oui, les classes moyennes sont l'élément modérateur, l'élémentateur quelquefois moteur moteur souvent. H bon, c'est quand même voilà, c'est indirectement la victoire de la binarité, les riches et les pauvres, c'est très 19e siècle ça. Oui. Oui, on est dans les extrêmes, les excès. [soupir][souffle coupé] On va terminer cette émission sur ces paroles qui restent quand même plein d'espoir. On se retrouvera certainement le 17 octobre si vous voulez et même avant. Et même avant, c'est fort possible. parce que je pense il faudra faire un point régulièrement. Alors pas tous les jours parce que évidemment mais il faut voir comment le mouvement engagé va évoluer.

1:08:53 Absolument. Je pense qu'il va évoluer vers de plus en plus d'engagés qui vivra verra. Je remercie toutes les personnes qui sont intervenues dans le chat pour donner un avis et qui ont suivi cette émission. On se retrouve bientôt très bientôt sur Tribune Libre. Merci à vous Michel Fiz, très bonne journée et à bientôt à tous.

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