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Violences intrafamiliales et confinements : ce que la justice et l'école ont fait subir aux victimes et aux enfants
Aux Rencontres citoyennes internationales de Vierzon, plusieurs intervenants se sont succédé pour évoquer les violences intrafamiliales et les conséquences de la crise sanitaire sur les enfants. Médecin, avocate, éducateur, psychologues et associatifs livrent des constats convergents sur les défaillances des institutions censées protéger les familles.
Ce dont il est question
Résumé établi depuis l'enregistrementLa première partie de l'entretien restitue la fin d'une intervention médicale (le docteur Coulon) sur une enquête concernant les violences faites aux femmes : les organismes d'aide restent mal connus, y compris le conseil départemental, et la connaissance de ces dispositifs régresserait dans le temps malgré les campagnes de sensibilisation. Le numéro 3919 est cité comme une avancée du Grenelle des violences conjugales, bien qu'imparfaite (absence de réponse après 18h en 2020). L'intervenant estime que la question des violences reste colossale et appelle, selon lui, à un changement de fonctionnement de la société.
Flore Lelâche, avocate au barreau de Versailles, prend ensuite la parole pour dénoncer ce qu'elle appelle la violence du traitement judiciaire des violences intrafamiliales. Elle décrit un empilement de lois répressives non accompagné de moyens suffisants pour la justice et le travail social, ce qui conduirait selon elle à des placements d'enfants massifs et à la fragilisation des familles. Elle relie une partie de l'augmentation des violences intrafamiliales aux confinements du Covid-19, citant notamment une intervention de Jacques Attali sur le caractère « subversif » du repas familial. Elle détaille ensuite les évolutions légales récentes (allongement des délais de prescription, création de pôles spécialisés, retrait de l'autorité parentale en cas de suspicion de violence sexuelle) avant de les confronter à un témoignage très dur d'une femme, Elisa, dont les enfants ont été placés à la suite d'un signalement, malgré son statut de victime initiale. Pour Flore Lelâche, ce cas illustre un système où l'aide sociale à l'enfance et les tribunaux fonctionneraient comme un « rouleau compresseur » détruisant les familles, avec un fonctionnement à huis clos et des rapports de force favorisant, selon elle, les auteurs de violence dotés de réseaux ou de compétences relationnelles (elle évoque les « pervers narcissiques »). Elle propose en conclusion une approche qu'elle nomme « justice éclairée », orientée vers l'apaisement des victimes et le travail sur la posture des parents plutôt que sur la seule confrontation judiciaire.
Lors des échanges avec le public, un éducateur spécialisé confirme un manque de moyens dans la protection de l'enfance et évoque des dérives (délégué du procureur mis en cause, juge sanctionné). Un représentant associatif, Xavier Colin, avance que le problème ne serait pas un manque de moyens mais un manque de volonté, citant la loi de 2019 contre les violences éducatives ordinaires et évoquant selon lui un « lobby du placement et de l'adoption ».
La deuxième partie de l'entretien change de sujet et porte sur les effets de la crise sanitaire sur les enfants. Joël, animateur périscolaire, témoigne du port du masque prolongé (jusqu'à 11 heures par jour pour certains enfants), des protocoles changeants et de la distanciation imposée entre classes, tout en s'étonnant de la facilité d'adaptation des enfants. Cécile Méchain, pédopsychologue à l'origine des « doctotons », analyse les apprentissages « hors programme » qu'auraient faits les enfants durant cette période : une socialisation par l'isolement, la valorisation du divertissement au détriment de la santé ou de la liberté, et l'acceptation de protocoles jugés déshumanisants. Elle appelle à un travail de « désapprentissage » par l'expérimentation corporelle et la parole. Yann Charrier, psychologue du travail, développe une lecture des protocoles sanitaires comme relevant, selon lui, de techniques de modification comportementale proches de méthodes de torture psychologique (isolation sensorielle), et évoque l'existence d'unités de « nudge » gouvernementales. Il établit un parallèle avec le programme d'éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (EVRAS) et avec le traitement médiatique de l'écoanxiété, qu'il interprète comme des mécanismes similaires d'ingénierie sociale.
Enfin, un message vidéo de Karina Terky, psychologue clinicienne, propose une lecture clinique du traumatisme collectif vécu par les enfants pendant les confinements (dissociation, dissonance cognitive, injonctions paradoxales) et relie, selon elle, cette problématique aux questions de genre et de sexualité posées aux enfants, qu'elle juge prématurées au regard de leur développement psychique. Elle appelle à restaurer la confiance, le dialogue intergénérationnel et les repères identificatoires pour permettre aux enfants de sortir du traumatisme. La session se conclut par une discussion sur les ressorts psychologiques qui poussent certains à obéir aux injonctions et d'autres à résister, avec des hypothèses sur la normalisation, les valeurs transmises et les mécanismes de défense psychique.
Points abordés
- Les organismes d'aide aux victimes de violences intrafamiliales restent mal connus du public, selon une étude présentée en introduction.
- Une avocate estime que les lois répressives se sont multipliées sans que les moyens de la justice et du travail social suivent, ce qui fragiliserait les familles.
- Un témoignage de victime est présenté pour illustrer des placements d'enfants jugés abusifs, décidés selon l'avocate sans examen suffisant des preuves.
- Un intervenant associatif avance que les dysfonctionnements de la protection de l'enfance relèveraient d'un manque de volonté plutôt que d'un manque de moyens, et évoque un « lobby du placement et de l'adoption ».
- Un animateur périscolaire témoigne des protocoles sanitaires appliqués aux enfants dès 6 ans (port du masque prolongé, distanciation entre classes) entre 2020 et 2022.
- Une pédopsychologue estime que les enfants ont fait, pendant la crise sanitaire, des apprentissages informels négatifs sur la socialisation, la priorité au divertissement et l'acceptation de protocoles déshumanisants.
- Un psychologue du travail établit un parallèle entre les protocoles sanitaires et des méthodes de torture psychologique documentées, et évoque l'existence d'unités gouvernementales de modification comportementale (« nudge units »).
- Une psychologue clinicienne analyse, dans une intervention vidéo, les confinements et les questions de genre comme des sources de traumatisme psychique chez les enfants.
Ce résumé est établi à partir de la transcription intégrale de l'entretien, puis relu par la rédaction avant publication. Il ne remplace pas l'écoute : les nuances, les hésitations et les réserves de l'invité sont dans l'enregistrement.
« c'est pas le traitement des violences intrafamilial par la justice, c'est la violence du traitement des violences intrafamiliales par la justice. »
« je suis passée du statut de victime au statut d'accusé. »
« les protocoles n'ont jamais été sanitaires. Pour moi, ils ont toujours été psychologiques. »
« Un enfant est un enfant, un adulte est un adulte. »
Sujets
Transcription intégrale
21 149 mots
Établie à partir des sous-titres de la vidéo, sans relecture. Les hésitations et les répétitions de la machine ont été retirées, rien d'autre. Cliquez un horaire pour entendre le passage.
0:00 Et donc on peut se dire est-ce que l'information qui a été faite a diffusé un peu? Est-ce que la parole s un peu libérée? J'en suis pas sûr. Et est-ce qu'il y a eu plus de victimes peut-être effectivement compte tenu des études nationales? Diapo suivante. Les principal types de violence sont toujours les mêmes. C'est verbal, physique et et psychologique. Il y a quand même un certain nombre de femmes qui ont eu le courage de reconnaître qu'elle avait été victime de violence sexuelle. Et vraiment ça aussi ça m'étonnit et c'est une forme de courage, faut le reconnaître vraiment ou même au sein d'un cabinet de consultation de médecine générale. Alors là, c'est la même chose récurrente. En fait, vous apercevez que les organismes sont pas connus. le conseil départemental qui est quand même un organiste normalement qui devrait être connu. Vous voyez bien déjà, il est très peu connu. Et quant aux autres, les autres associations qui aident dans le réseau, vous voyez que la connaissance elle est totalement insuffisante. Alors sans pour l'aide demandéventuellement, bah il y a pas de ça peut paraître logique, c'est d'abord les proches puis ensuite la police. Le corps médical vient en troisème et je pense qu'il y a un biais de recrutement parce qu'en fait le questionnaire était donné au cours de la consultation. Donc du coup en attendant à dire oui le médecin est là, peut-être que j'aurais je lui aurais demandé. Donc je pense qu'il est un peu bisé et je pense que ça correspond pas du tout au niveau de recours auprès du médecin. La pause suivante, c'est ce que je vous ai dit tout à l'heure. En fait, vous apercevez que la progression de la connaissance de l'aide ou de l'information en fait, elle a pas été faite et ça sera encore pire avec le grenel de la déviance intamiliale. Diapo suivante. En fait, vous apercevez qu'en 3 ans c'est passé de 15 % à 11 %. C'estàd que ça s'efface dans la mémoire collective malgré les rappels qu'on peut que l'on peut faire tous les ans. Il y a suivante sans une certaine logique, la plupart des gens pensent que les difficultés peuvent les difficultés sociales pardon peuvent effectivement participer tout
1:50 comme diapo suivante le fait qu'on est dans une société il faut bien le reconnaître encore dominé par le patriarcal. Ce qui revient dans les réponses, c'est la même chose. Ce que je vous ai dit, c'est manque d'information, de sensibilisation face à ces questions dans l'éducation nationale, dans l'écoleités, dans les entreprises, même dans les secteurs scolaires en particulier, à l'école, au collège, au lycée, ça revient de manière récurrente concernant la manière de prévenir ces violences. En fait, souvent les gens nous disent, les patientes nous disaient qu'il y a une meilleure écoute des forces de l'ordre. Vraiment, ça revient de manière régulière. Développer les lieux de placement d'urgence, il y en a pas assez et ça c'est récurrent aussi. et développer l'accompagnement des auteurs de violence enin de diminuer le risque de récidive. Ça aussi c'est régulièrement. Dia suivante. Le Grenel. Bon, depuis le Grenel, il est quand même une des avancées, il est bon de le dire. par exemple le numéro de 3919, sachez qu'il était pas 24/ 24 au moment de 2020 et qu'on a envoyé les femmes faites le 3919, vous aurez une réponse.
2:47 Bah non, à partir de 18h, il y a plus de réponse. Ça c'était bien 244, c'était quand même bien. mais comme le rappelle l'observateur des violences faites aux femmes, la question demeure colossale, pardon, bien au-delà des époques et pose la question pour certains et ce qui est mon cas d'un changement de fonctionnement de notre société. Je pense que tant qu'on ne changera pas les racines de fonctionnement de notre société, cette question sera toujours récurrente. Je vous remercie et j'ai pas sonné, c'est bien. [applaudissements] Voilà. Alors oui, plus facile. Attends, je mets mon chronomètre. C'est parti.
3:42 Bonjour. moi ce que donc je suis Flore Lela, je suis avocate et médiatrice et facilitatrice relationnelle. et je travaille au barreau de Versailles. Le titre que j'aurais envie de mettre, c'est pas le traitement des violences intrafamilial par la justice, c'est la violence du traitement des violences in intrafamiliales par la justice. parce que ce qu'on va en préparant cet exposé, ce que j'ai pu constater, c'est que les violences augmente, la les lois répressives augmentent mais les moyens de la justice, de la police sociau diminuent. Donc en fait, on va avoir des actions répressives coup de point pour l'exemple et on va risquer aussi de faire ça va fragiliser la famille et on va institutionnaliser le placement des enfants qui vont se retrouver dans des zones de non droit où les parents n'ont plus du tout accès à leurs enfants.
4:56 Donc pour moi, c'est le sous-titre la violence du traitement des violences intrafamiliales. Donc j'aurai deux parties, trois parties. La définition, le contexte et les textes de loi. La deuxième c'est les lois à l'épreuve de la pratique et le 3, c'est des initiatives et des pistes d'espoir. Donc d'abord la définition des violences intrafamiliales. Et bien comme l'a dit le docteur Coulon, elles peuvent prendre différentes formes, elles peuvent être sexuelles parce que dans la sexualité les même si là on est en train de retirer le devoir conjugal comme une obligation dans la loi et dans le code civil, normalement le devoir conjugal était une obligation.
5:53 et bien là des fois les actes sexuels ne sont pas toujours librement consenti physiques, donc les coûts qui se voient, mais il y a aussi toute forme de violence psychologique, de dénigrement, d'humiliation. Et il y a aussi les violences économiques, c'est-à-dire comment est-ce que une femme et on a vu le docteur Coulon l'a montré, c'est 30 % d'hommes qui sont victimes de violence familiale. Mais les 70 autres % c'est des femmes et derrière ça, il y a les enfants aussi. Donc ce qui ressort aussi pour moi de ce qu'a montré le docteur Coulon, c'est que les gens ne sont pas toujours conscients qu'ils vivent des violences familiales. C'est pour ça que on n'en parle pas parce qu'on ne sait pas. Si on nous montre pas un autre exemple, si on nous dit pas il existe une autre façon de faire, et bien les gens ne sont pas conscients qu'ils sont victimes.
6:56 Et souvent ce qui fait réagir des mères et qui partent de la maison, c'est quand elles voit que on s'attaque à leurs enfants et alors là, elle veut pas qu'on touche à leurs enfants et donc là, elles bougent mais elles ont subi beaucoup sans savoir qu'elles étaient victimes de violence. Alors le Covid, la crise Covid. Donc là, je vous passe un extrait d'une vidéo de Jacques Athalie. Vous dites que le repas c'est quelque chose de subversif. Pourquoi c'est extrêmement subversif? J'ai mis du temps à comprendre ça, c'est que le repas dans notre société, c'est un moment où on ne travaille pas, où on n'achète rien et on ne produit rien et où on parle entre nous de choses qui peuvent être critiques de la société. Donc c'est un moment extrêmement dangereux pour le capitalisme pour il y a un mot un peu général mais pour toute forme de société organisée. C'est un moment très dangereux mais c'est un moment qui est hors de la discipline sociale. Donc c'est pourquoi dès la fin du 19e siècle la société capitaliste américaine a tout fait pour tuer le repas pour qu'on mange vite pour qu'on dépense très peu d'argent en mangeant pour garder de l'argent pour acheter une chose et qu'on soit peut-être le moins possible autour de la table. ce soit le moins possible autour de la table où la durée des repas qui s'est effondré et que on passe l'essentiel du temps à faire autre chose, à travailler, à produire et à consommer d'autres choses que de la nourriture. Donc on a rendu la nourriture à la fin du 19e siècle fade. On a inventé le cornflex en disant que le cornflex c'était quelque chose qui allait permettre de limiter les guidaux. Pas de gens savent que le cornflex c'est un truc fait pour diminuer la pulsion sexuelle. On l' ça été inventé pour ça les cornflex les céréales.
8:40 Ouais ça été inventé pour ça explicitement. Ensuite, comment c'était un peu trop dur, on a inventé un truc pour mettre avec, c'était le ketchup et ce mélange là a donné toute la nourriture industrielle du 20e siècle et a entraîné le fait que comme tout ça c'est pas très c'est agréable à passer. Je sais pas si je peux revenir en arrière. Voilà. Donc je vous ai mis cet extrait qui m'a hanté depuis des mois et des années. C'est-à-dire que Jacques Atalie lui-même explique que les repas familiaux sont subversifs parce que on n'est pas en train de consommer, on n'est pas en train d'acheter, on n'est pas en train de produire, on est en train de parler et peut-être de parler de choses sociétales qui pourraient déranger la société ou ceux qui veulent la contrôler. Et d'ailleurs, on voit le résultat, c'est-à-dire que depuis les confinements, les jeunes ont pris l'habitude de manger vite, de manger en regardant des téléréalités, de d'être beaucoup moins disposé à vivre un repas de famille traditionnelle.
9:54 Pendant la crise Covid, entre mars 2020 et février 2022, nous avons subi trois longues périodes de confinement et de long et d'importantes restrictions aux sortiers et aller dans les lieux publics. Les parents ont été obligés de se mettre en télétravail. Donc, je tiens à vous préciser que la loi sur le télétravail, le télétravail existait déjà avant. Sauf que le 22 mars 2012, il y a une loi qui a dit en cas de circonstances exceptionnelles, notamment de menaces d'épidémie, il pourra être nécessaire de mettre en place le télétravail pour permettre la continuité de l'activité de l'entreprise et garantir la protection des salariés. Donc vous rappelez que la pandémie grippe H1N1 en 2010, c'était juste une répétition de ce qui nous est arrivé en 2020 et dès 2012, ils ont mis en place les le l'obligation du recours au télétravail en cas de pandémie. Et puis on a obligé les parents donc ils étaient en télétravail sur leur ordinateur à assurer la continuité pédagogique. On a fermé les écoles en disant que les enfants étaient la cause de la contagion et on a obligé les parents à devenir instituteur.
11:14 Et moi, j'ai reçu à mon cabinet beaucoup de personnes qui avaient fait briser leur couple parce que il supportait pas si maman était en télétravail que papa faisait des devoirs. Les papas supportaient pas, il criait sur les enfants. Oui, il tapait. Ça ça vraiment mis la zisanie dans les familles et ça été aussi une intrusion de la vie publique, de la vie sociale, de la vie professionnelle dans les cercles de l'intime sans penser sans parler de toutes les caméras et tous les micros qu'il y a sur nos téléphones portables, nos ordinateurs qui permettent de savoir et de d'intruser pour dire même de violer l'espace de l'intimité de la famille. Et donc c'est normal si vous mettez tout le monde en disant tu dois travailler, tu dois être maîtresse, tu dois faire à manger, tu as pas le droit de sortir, tu dois faire une attestation pour tes courses, tout ça. Bah c'est comme si on mettait tous ces gens enfermés les uns sur les autres. Ça bouille parce que tout le monde ne vit pas à la campagne, tout le monde n'a pas un jardin. les gens en ville, ils avaient pas des grandes surfaces.
12:19 Voilà, donc les violences ont vraiment augmenté en 2020. Donc les lois qu'il y a eu depuis 2000 2020 et autour donc notamment autour des grenelles sur les violences familiales, bien il y a eu l'augmentation des délais de prescription. Donc c'est passé de 3 à 6 ans pour les délits contre les violences par conjoint, les agressions sexuelles, le délai de prescription. Donc le délai de prescription c'est le temps que le parquet s'autorise à avoir pour agir et donc la possibilité la durée de temps qu'à une victime pour porter plainte. D'accord? Donc il est passé de 10 ans à 20 ans pour les crimes. Donc le viol c'est un crime. Et on a créé aussi la des les infractions sexuelles incestuelles.
13:22 D'accord. En disant que voilà l'inceste c'est une circonstance aggravante au niveau de des si s'il y a des si c'est dans la famille. Alors il y a eu, comme le disait le docteur Coulon, aussi des lois qui ont voulu renforcer la protection des victimes. on a augmenté la durée des ordonnances de protection des victimes. On a créé des pôles depuis 2024, il y a des pôles dans les chaque juridiction, donc dans les tribunaux judiciaires et dans les cours d'appel, il y a des pôles spécialisés sur les violences intrafamiliales. on a même le législateur a même créé une loi qui permet de enlever l'autorité parentale aux parents suspectés de d'atteinte sexuelle aux enfants. Ce qui veut dire que à contrario, une mère qui ne veut plus que son mari accès ou son ex aès à l'enfant va dire va porter plainte en disant il y a des violences sexuelles qui ont été faites sur mon enfant.
14:42 Et donc le tout de suite on va suspendre l'autorité parentale ce qui veut dire suspendre les droits de cité d'hémergement. Donc ça c'est les textes, les belles lois. Maintenant, comment on fait réellement dans la pratique? Donc, je vais passer sur cette slide qui vous redonne les chiffres évoqués par le docteur Coulon. déjà, il faut savoir aussi que toutes les victimes ne portent pas plainte. Alors pour illustrer cette histoire de violence faite aux femmes, je vais vous donner un faire écouter un témoignage que qui m'a bouleversé, mais qui pour moi illustre vraiment ce à quoi je suis. et je me heurte en tant qu'avocate au quotidien pour accompagner les femmes victimes de violence et leurs enfants.
15:46 Donc cette dame s'appelle Elisa et c'est dans une émission, je crois, du 15 janvier 2026 qui s'appelle coup de point sur les I. moi mon histoire commence le 17 novembre 2023 lors de violence conjugale effectuée par mon mari devant trois de nos enfants. Donc c'était des violences extrêmement voilà compliqué comme le vivent malheureusement beaucoup de femmes et comme je n'aurais jamais pensé le vivre un jour. J'ai eu peur pour mes enfants. Donc le lendemain matin, je suis allée à la gendarmerie. J'ai pas voulu porter plainte à l'époque parce que j'avais peur. J'avais peur pour la carrière de mon mari. J'avais peur pour beaucoup de choses. mais au vu de la violence des faits, c'est le procureur qui apporte plainte à ma place. Sauf que en fait à l'heure actuelle, je me dis que malheureusement dans notre pays on en arrive à se dire que on aurait jamais dû agir comme ça. On aurait jamais dû aller à la garderie parce que je n'aurais pas été à la gendarmerie ce jour-là. J'auraiis toujours mes enfants avec moi aujourd'hui. pourquoi je dis ça? Parce que tout simplement mon mari de l'époque n'a pas supporté le l'heure et demi de garde à vue dans laquelle il a été mis. Il n'a pas supporté que son ego en a pris un coup, que sa carrière en a pris un coup et il a tout retourné contre moi. C'est-à-dire que du jour au lendemain, je suis passée du statut de victime au statut d'accusé.
17:13 à partir du moment où il a été jugé le 8 février 2024, il a tout retourné contre moi en disant que j'étais folle. Donc ce qui s'est passé, c'est qu'en fait il y a une pédiatre qui nous a reçu aux urgences le lundi 26 février 2024. Je suis arrivée angoissée parce que j'avais peur que mon ex-mari soit présent. Et en 5 minutes, je dis bien en 5 minutes, elle a même pas examiné mon fils. Elle nous a même pas écouté. En 5 minutes, elle m'a diagnostiqué le syndrome de Mension carrément. Et elle a fait un signalement au procureur. Le lendemain, le lendemain matin, j'allais à la gendarmerie pour porter plainte pour violence psychologique. Le gendarme qui m'a reçu n'a pas voulu prendre la plainte. Et au bout des 2 heures d'audition, il m'a dit "Je viens de vous auditionner pour le bah justement le signalement qui a été fait la veille." Donc je suis tombée des nu. Il m'a menti puisqu'il m'a dit qu'il y aurait de semaines d'enquête par la Z. Il m'a menti parce que l'après-midi même il est venu, donc ils étaient deux gendarmes, trois assistantes sociales, ils sont venus me prendre mes deux fils mineurs. On était tous en état de sidération. Ils m'ont pris mes enfants du jour au lendemain sans enquête, sans preuve, sans rien du tout. Donc j'ai compris que c une audience en clos.
18:34 J'ai compris pourquoi. Tout simplement parce que la juge en a rien à faire d'épreuves. Elle en a rien à faire de du parent protecteur. Elle a pas regardé elle a regardé aucune des preuves. Elle a placé mes fils pour 9 mois avec coupure de tout. Ils ont été coupés. Ils ont été déscolarisés pendant 2 mois. Mon fils a eu tous ces traitements d'arrêt nous on avait mise en place de médiation. Donc c'està dire on nous écoute donc c'est pas naturel. On peut pas parler naturellement avec nos enfants, on est surveillé pour tout. Donc je suis devenue la méchante puisque tout ce que disait monsieur c'était parole d'évangile et moi je pouvais plus me défendre en fait. Donc je vous ai épargné ça dure un quart d'heure son témoignage. Là vous en avez eu 3 minutes. C'est juste lourd insoutenable.
19:32 En fait, comme j'ai fait des coupures d'extrait, quand elle s'est présentée à la police parce que les enfants étit stressé et ne voulait pas aller voir leur père qui est harcelé, ce qu'elle dit c'est que la veille, elle a appris que après sa condamnation, vous avez entendu, il a fait 1hure et de garde à vu ce monsieur. Donc on imagine que c'est quelqu'un qui a un haut poste puisque elle dit dans l'histoire que elle déménageait régulièrement. Donc elle-même elle était elle pouvait pas avoir d'attache puisqueà chaque fois elle suivait son mari. Elle a eu quatre enfants avec lui. Et donc en fait le au moment où elle a il a été condamné quand même en correctionnel, il a dit à sa famille "Faites des signalements contre ma femme" comme quoi elle s'occupe mal des enfants. Donc il y a eu les signalements et donc quand elle se présente à la gendarmerie pour dire "Mon mari harcèle les enfants, il veut les voir, les enfants ont peur de lui, ils veulent pas le voir parce qu'ils enfants avaient été trop magnétisés par la scène de violence."
20:30 On refuse sa plainte et on l'enquête. On l'enquête a lieu dans le cadre du signalement qui a été déposé quelques jours avant. D'accord. Et comme par hasard, elle va ensuite à l'hôpital, enfin je crois que c'était avec elle est à l'hôpital. Le médecin aussi fait le signalement. Et là, c'est dramatique parce que à partir du moment et c'est pour ça que je vous dis, il y a la théorie et puis a l'horreur de la réalité. C'est-à-dire que si on va à la gendarmerie, si on va à l'hôpital dire "J'ai subi des coups, mes enfants vont pas bien" et bien il y a des gens qui ont un pouvoir, un pouvoir de vie ou de mort sur la famille. D'accord? Et donc suite à ça, donc cette femme ce qu'elle raconte c'est que les enfants, ils ont été placés, ces deux enfants mineurs, que ils faisaient des fugues et que un jour, il y en a un des enfants qui a qui allait être interné en psychiatrie, il a appelé sa mère, il a dit "Au secours!
21:27 secours. Ils ont pris le train, ils ont fait une fugue de leur foyer. Ils ont pris le train, elle les a récupéré, elle a pris la voiture, elle a foncé jusqu'au Portugal. Là, elle a dit "Mes enfants sont en foyer, ils se ils s'en sont échappés, aidez-moi." Il y avait un mandat d'arrêt international contre elle pour enlèvement d'enfants et séquestration. Elle a fait 3 mois de prison. Quand elle est sortie de prison, elle a retrouvé un emploi, elle a retrouvé un domicile. Les gendarmes la surveillé, les enfants ont repris les fugues, sont revenus chez elle, elle est retournée encore 3 mois en prison avec un juge d'instruction qui lui a interdit pendant 1 an d'avoir tout contact avec les enfants. Elle a rien fait à ses enfants, elle est juste victime. Et c'est ça la réalité de notre métier d'avocate. Donc cette dame, elle dit "Je suis suivie par des psychiatres, je suis j'ai des avocats, mais nous avocats, ça prend beaucoup de temps, beaucoup d'énergie et c'est compliqué parce que vous avez entendu tout à l'heure, elle a dit le juge donc là, elle parlait du juge des enfants, c'est une audience à h clos donc déjà c'est pas une audience publique alors que les autres audiences sont publiques, pas en matière familiale, en correctionnel et les autres audiences sont publiques. Mais en matière familiale, c'est la vie intime de la famille. D'accord, c'est pas public mais là c'est un hclos parce que il se passe c'est le pouvoir de l'administration puisque qui est-ce qui gère les enfants placés? C'est l'aide sociale à l'enfance. L'aide sociale à l'enfance c'est le conseil départemental et le conseil départemental il a des accords avec des lieux de placement où il y a des engagements pour un remplissage à 95 %. Et donc il faut bien faire marcher le business. Il faut bien que les associations d'aide aux victimes,
23:18 j'ai rien contre tout ce système. Je dis juste que c'est un c'est une un rouleau compresseur qui va détruire la famille. Et moi j'ai des j'ai des jugements. Donc moi des femmes victimes de violence ou même des hommes, voilà qui se retrouvent avec des femmes qui fuient avec leurs enfants, j'en ai. Et alors quand on se retrouve devant le juge, si on demande une ordonnance de protection, il disent non, en fait il y a un conflit parental aigu et donc c'est l'impact du conflit parental sur les enfants, mais c'est il n'y a pas de justificatif de violence réelle sur les enfants ni sur la mère d'ailleurs. Donc on refuse leur donnance de protection. Moi, j'ai vu une juge dire à ma cliente "Mais madame, vous avez fait un divorce par consentement mutuel?" Alors, c'est que ça va. non, le divorce par consentement mutuel, j'appelle ça le divorce cocotte minute.
24:18 C'est-à-dire c'est le divorce, on se dépêche de se mettre d'accord avec le monstre pour trouver une solution. Sauf que lui, ça été trop vite pour lui. Donc il veut en découdre puisque il sait qu'il a des appuis dans la justice. Et donc il va toujours retourner à l'attaque pour attaquer, humiller, détruire, démolir la mer protectrice. D'accord? Et ça été confirmé. Il y a un rapport de l'ONU qui date de 2000 du 13 avril 2023. rapport sur la violence contre les femmes, les filles, ses causes et ses conséquences et qui dénonce le comportement des membres de l'appareil judiciaire et des professionnels du droit. Elle dit il y a l'ertume des femmes face à des juges qui se montrent compréhensifs à l'égard des pères violents. Sans rentrer dans les clichés, il y a quand même ces types de caractères qu'on appelle les pervers manipulateurs narcissiques. Ils sont aussi séducteurs.
25:21 D'accord. Et donc il passe très bien devant les gendarmes, devant le juge, devant les experts psychologues, devant les services sociaux, ils vont aller raconter n'importe quoi sur madame et tout se retourne contre madame. Et dans ce rapport, il est dit "Les parents ne sont pas traités de la même façon par les tribunaux et les professionnels qui attendent des mères qu'elles soi calme, arrangeante, tout en tolérant les comportements agressifs des pères. Parce que un enfant qui est placé à l'aide sociale et à l'enfance, même s'il est pas dans un foyer, c'est-à-dire il y a juste une assistance éducative en milieu ouvert, d'accord? à son domicile. Mais si l'enfant il est chez la mère, c'est la mère qui va se payer d'avoir des éducateurs qui viennent toutes les semaines à la maison qui vont surveiller ce qui se passe.
26:22 Les violences aux enfants. Donc là, vous avez vu donc j'ai mis comme titre l'engrenage irréversible des signalements parce que une fois qu'il y a eu un signalement qui a été fait et on sait pas comment on va pouvoir en sortir, on sait pas comment on va récupérer ses gosses, on sait pas. Et donc moi, je connais plein de mères qui préfèrent se taire, supporter courber les Chines pour protéger leurs enfants et faire en sorte qu'il ne soi pas qu'il ne soit pas placé. Alors qu'est-ce que c'est là-dessus? Donc oui, j'ai écrit "L'enfant est pensé comme étant en danger dans la famille naturelle et jamais comme un enfant susceptible d'être mis en danger par le système censé le protéger." Et ça c'est très important. C'est-à-dire qu'en fait il y a une jurisprudence récente qui dit "Le droit de correction parentale n'existe pas du 14 janvier 2026." D'accord? Cours de cassation, c'est génial. Ça veut dire qu'un père n'a plus le droit de prendre un gosse et de le pousser contre un mur, lui donner une baffe ou le brusquer et tant mieux.
27:44 Sauf que un père qui fait ça parce que son gosse il a fumé du cheat ou parce que il est rentré trop tard et que le père il a peur ou je sais pas quoi, on va lui enlever l'autorité parentale, on va lui retirer ses droits de visite et h d'ébergement, on va obliger la mère à quitter le père parce qu'on va dire "Mais vous rendez compte, votre mari il est violent, faut pas que ça recommence." D'accord? Et l'enfant et bien il appartient à la société maintenant. Donc l'enfant il rentre dans les engrenages de l'aide sociale à l'enfance. du département et là on voit un juge 2h par an et le reste du temps c'est les intermittents des services de l'aide sociale à l'enfance qui vont s'occuper de l'enfant. La dame elle raconte des fois son fils, il faisait des fugues, il marchait pendant des kilomètres et pour aller retrouver sa maman, elle disait mais elle appelait les services et le foyer disait il est où? Oh il est parti faire un tour au parc. Mais ils savent pas où il est. J'étais parent d'élèves.
28:42 Il y avait des élèves qui étaient absents, qui vivaient en foyer et les éducateurs n'en avaient rien à faire. Ne savaient pas où étaient les gosses. La dame, elle raconte que son fils de 14 ans là maintenant, il vend de la drogue et s'est fait violer dans la rue. D'accord. Tout ça parce que on protège la mère, on protège soi-disant les enfants. Donc comme je le disais en conclusion il y a des belles textes, il y a de la belle politique. Je pense que ce qu'ils veulent c'est faire une répression violente pour des exemples. il y a pas de moyen pour la justice de toute façon. c'est vrai qu'on forme les gendarmes, les policiers à mieux accueillir les victimes et cetera, mais comme je l'ai dit, c'est des rapports de force. Donc celui qui tape si il a son réseau et bien il sera toujours protégé.
29:46 Et le résultat c'est que on fait exploser la cellule familiale. Donc c'est vraiment une problématique très paradoxale. Donc les initiatives, donc j'ai pas eu le temps de faire des recherches au niveau national, je peux vous parler d'initiative au niveau des Yvelines. Donc il y a des associations de victimes, des maisons des femmes, des microcrèches. Ce qui est important pour sortir de l'isolement, c'est d'accueillir les victimes dans ce qu'elles vivent, de les croire, d'en parler. Le phénomène Mou a permis, moi j'accueille à mon cabinet des gens qui sont venus me dire " quand j'ai vu qu'il y avait des gens qui avaient le courage de parler de ce qu'elles avaient vécu, elle parlait même des violences qu'elle avait reçu enfant de la part de sa propre mère." Vous voyez, il y a plein de documentaires, il y a plein de médias indépendants, il y a Pierre Barnerias qui a fait tant de beaux films et notamment cette série qui s'appelle C'est notre petit secret.
30:50 Et puis moi en tant qu'avocate, ça fait 30 ans que je me battais contre des moulins avant et c'est épuisant. Et j'ai décidé de prendre d'inverser le processus. et d'aider mes clients à s'apaiser, de sortir du triangle de Kartpan, de ne plus être la victime d'un bourreau, à chercher des sauveurs, de se rassembler, de s'apaiser dans son corps, de se détendre, de se sentir cru, vu, entendu. Oui, ce que vous avez vécu, c'est grave. Oui, ce que vous avez vécu, c'est douloureux. et comment vous apaiser. Donc, j'appelle ça la justice éclairée. C'est pour mettre la lumière de la conscience dans ce que je suis en train de vivre et comment je peux me remettre au centre de mon histoire et arrêter de subir ma vie.
31:50 Comment je me remets au centre de mon dossier et j'arrête de la me laisser brincballer d'un côté de l'autre. Comment je me réapproprie? Je me recentre et je me je m'apaise. Et j'anime aussi un atelier de parentalitéclairée pour aider les parents à comprendre que ce qu'il aim en réactivité chez leur enfant, c'est des parts de leur enfance qui n'est pas encore apaisé, qui ne sont pas encore guéries. Et donc je veux créer de la communication parce que une des choses qui manque aussi, c'est qu'on s'occupe des victimes mais les agresseurs ont eux-mêmes été victimes. Je veux dire c'est des cercles vicieux. Donc il faut mettre les gens en prison, mettre les gens à l'écart, ça ne règle pas le problème. Donc comment est-ce qu'on va pouvoir dire à une personne vous avez fait ça mais vous n'êtes pas que ça? parce que la société nous pousse à aller mal, nous pousse à sortir notre violence et on n pas d'espace d'expression de notre violence. C'est pour ça que j'ai dit la violence du traitement des violences intrafamiliales. Regardez toute la violence qu'on bazarde à nos enfants sur les petits écrans, sur leur téléphone, sur tout et donc est-ce qu'il y a des espaces où on peut s'exprimer? Est-ce qu'il y a des espaces où on peut accueillir les émotions? Donc je pense il y a beaucoup de choses qui sont faites pour les femmes, mais je pense qu'il faut aussi qu'on éduque les hommes parce que ce sont les femmes qui éveillent les hommes, qui initient les hommes. Et donc je pense qu'il faut aussi arrêter de voir les hommes comme des monstres et leur parler avec douceur et dire d'accord là vous avez eu un excès de colère mais est-ce que vous pouvez vous poser? Est-ce que vous pouvez voir, vous êtes un bon papa et redevenir l'homme que vous avez
33:43 envie d'être? Vous voyez? C'est-à-dire que je crois que c'est vraiment un problème de société et un problème de communication et d'éveil à à une plus de bienveillance déjà par envers soi-même. Quand on est méchant avec les autres, c'est qu'on n'est pas gentil avec soi-même non plus. Merci. [applaudissements] Merci à maître Leel Lâche pour cette conférence. Vous allez avoir 15 minutes d'échange avec maître Lelâche si vous souhaitez lui poser des questions. Donc nous allons demander à Jérôme et à Yannick de venir prendre les micros pour le public et vous allez donc lever la main. vous, on vous demande vraiment des questions, pas monologue, pas voilà, ça nous est déjà arrivé donc on a un temps compté. Merci de respecter ce temps et bonne question à mettre le lâche.
35:01 Bonjour maître. Le métro le micro fonctionne pardon. alors, j'espère qu'il y a personne d'armé dans la salle parce que je suis éducateur spécialisé, thérapeute familial, je travaille en protection d'enfance depuis plus de 20 ans. Dispositif trève aussi si ça vous parle. Non. Dispositif d'éviction des auteurs de violence conjugale. Ah ouais, d'accord. je travaille aussi dans les lieux rencontres par enfant, ce soit auprès des juges d'affaires familiales et puis à les placement des enfants. Je travaille aussi enfin je fais beaucoup de missions, je travaille avec le parquet des mineurs. je fais des investigations judiciaires et je travaille enfin voilà dans plein de choses en réparation pénale au tribunal pour enfants. J'entends bien toutes les souffrances et je vous prie de croire que les trailleurs sociaux souffrent de ce qui se passe dans la protection de l'enfance.
35:56 H on est en grande souffrance, il y a un manque de moyens terrible, on est d'accord. la protection des victimes des violences familiales ça été une grande cause nationale et c'est souvent mis en avant par nos pouvoirs publics. Sauf que la mission trêve elle a il y a plus de financement et donc il y a plein de services qui ont fermé. C'est ça. Donc il y a aussi un cinéma et des discours politiques qui sont là pour vous dire "Vous inquiétez pas, l'État et les collectivités publiques sont là pour votre bien. Votez pour nous, vous allez voir, ça va bien se passer. on vous aime, on va vous aider, ça va bien se passer. Sauf que on est bien d'accord que le système il est pas là pour vous aider et surtout pas les politiques. Et donc du coup ma question à moi, c'est que quand je vois le témoignage de la dame vous expliquer toutes les souffrances qu'elle a traversé, je m'adresse à vous maître parce que je pense que dès le départ dans ce dans cette situation là, il y a manqué un avocat. Il y a manqué quelqu'un qui lui a donné des bons conseils. Il y a manqué quelqu'un qui a pu la protéger. Elle s'est retrouvée toute seule face au système. Qu'est-ce que vous en pensez?
37:01 Oui. Alors bien sûr, en même temps, le réflexe d'une victime, surtout qu'elle dit que elle s'y attendait pas. c'est c'est arrivé comme ça au bout de 20 ans de mariage. il a manqué un avocat, mais il faut un avocat qui a du discernement aussi parce que un avocat classique va dire aller porter plainte à la gendarmerie. C'est-à-dire je pense pas qu'il a manqué parce que moi j'ai défendu des dossiers, vous voyez. J'ai un dossier c'est pas des violences familiales mais ça fait 20 ans que j'attends pour plaider mon dossier au prudom. Quand il y a des réseaux, il y a des réseaux. D'accord. Mais je suis d'accord avec vous. Et donc l'accompagnement pour moi, le meilleur accompagnement, c'est de dire "On s'apaise. Qu'est-ce que ça vient réveiller en vous?" La petite histoire, c'est que cette dame elle a elle s'est fait violenter en mars 2023 et en mai 2023, elle sortait son livre sur 20 ans pour me sortir des témoins de Jéhovah. D'accord. C'està-dire que en fait en quoi s'est venu réveiller que finalement elle ouvre les yeux qu'elle avait retrouvé un sauveur qui l'a mise encore sous emprise.
38:01 Ah oui. Donc c'est ça que j'appelle la justice éclairée. C'est-à-dire comment est-ce qu'on vit des cycles jusqu'à ce qu'on sorte du "Ah, il y a un super sauveur qui est venu me sortir de ma grande victimisation et maintenant hop le sauveur redevient bourreau." Et c'est pour ça que je vais mettre les gens au centre du triangle de Kman. Je m'occupe de ma vie. Alors parce que un avocat ce qu'elle a fait c'était normal. On a envie de dire allez aller voir l'hôpital parce que vos enfants vont mal et cetera. moi en tant qu'avocate j'aide les gens en disant attention, c'est risqué. Vous voyez attention, il faut réfléchir. On trouve une stratégie. Peut-être que j'aurais dit "Bah, d'abord vous divorcez et puis on divorce vite." parce qu'au début, elle dit "Je suis allé à la gendarmerie mais j'ai fait une main courante." Moi, il faut savoir qu'en tant qu'avocate, j'ai un dossier comme ça, une dame qui s'était fait écraser les côtes par son mari, je l'ai défendu.
38:56 Elle a sortie de l'audience correctionnelle, il l'a regardé dans les yeux, il a eu plus le droit de lui parler. Il lui a dit "Ton avocat, t'ira devant le conseil de l'ordre." Et ça pas loupé. Hm. Vous voyez? Oui, non, on est en donc un avocat n'aurait pas pu donner d'autres conseils. Le système fonctionne comme ça. Et puis on peut en plus tomber sur un avocat en essayant de trouver le meilleur avocat qui va pas être spécialiste du droit de la famille, qui va pas être spécialiste. voilà. Et donc du coup, ça peut être compliqué. En je vous dirais pas dans c'est une question de financement aussi. Ça coûte très cher. Ça coûte extrêmement cher. La justice aujourd'hui c'est du business. Ai un dossier à l'aide juridictionnel, une correctionnelle c'est 8 unités de valeur, ça fait 240 €. Oui, tout à fait. Un divorce, c'est 30 unités de valeur 3 fois c'est 600 €. Comment vous voyez? C'est-à-dire ça nécessite aussi un budget. Or, les gens qui vont au presser, soit ils sont chefs d'entreprise, ils font passer ça en note de frais d'avocat, soit ils ont des potes et cetera. Et je suis contente, monsieur, j'ai rien contre les services de l'aide socio la enfance. Je vous remercie d'intervenir.
39:54 Ah mais moi je jeentends que vous êtes en souffrance. Ah oui et puis je j'ai des choses à dire contre les services de protection de l'enfance parce que il y a des vous voyez aussi sur nos foyers de l'enfance on a des gars qui attendent sur les trottoirs les jeunes filles pour les mettre dans la rue et qu'elles se retrouvent dans la prostitution. Des jeunes filles qui sont censées être protégées par nos structures d'hébergement et c'est une catastrophe parce que voilà il y a un vrai business donc il y a une impuissance aussi de la part de même des travailleurs sociaux. Vous inquiétez pas, on n'est pas en train de se s'engueuler. [rires] Non, je suis bien d'accord avec vous. Je suis bien d'accord avec vous et je voudrais pas monopoliser le micro mais juste un petit exemple. Je vous dirai pas de quel ressort du tribunal. Je dépend, mais on a on a des on a un juge qui a été mis en cause pour un juge d'instruction qui a été qui est à Dijon qui a été mis en cause pour vendre de sa propre Olivier quelque chose. D'accord. dans le tribunal où je travaille, j'ai aussi un délégué du procureur qui proposait des avances sexuelles au maires des mises en causes mineures pour effacer leur dossier. Donc des pourritures, il y en a partout. Bah oui, on est bien d'accord. Et je crois qu'ils sont même au plus haut niveau de l'État puisque si je comprends bien aujourd'hui normalement la première dame pardon la femme de du président de la République est censée être passée par la casse prison vu qu'elle s'est tapé un mineur.
41:14 Tout à fait. Merci beaucoup pour ce témoignage et cet échange très émouvant même. [rires] Monsieur On va citer le juge. C'était Olivier B. Voilà. Voilà, on a Olivier Bayi qui a pas été franchement sanctionné alors qu'il avait des fantasmes incestueux sur sa fille et qui participait à des à des partouses. Ça c'est dit. Alors, je me présente, je suis Xavier Colè, je suis président d'aventurine. Je suis également président du collectif élargi de défense de l'individu et des familles qui se bat contre les placements abusifs et on est souvent en porte à faux avec la Zu tout simplement. notre principe et notre crédau, c'est qu'il s'agit pas d'un manque de moyens mais d'un manque de volonté. Donc voilà. Alors, on a parlé des lois qui s'appliquent à la protection de l'enfance.
42:10 Seulement, il y a une loi dont on n pas parlé et qui me paraît importante qui est une loi antifamidaliste et qui est la loi qui est passée justement en 2019, 1 an avant tout ce qu'on a subi, qui s'appelle la loi contre les violences éducatives ordinaires. Dans le préambule de cette loi, il est précisé que les 3/4 des parents les 3/4 des parents commettent des violences éducatives ordinaires. Ça veut dire que les trois/4 des parents pourraient se retrouver sous le coût d'une information préoccupante et d'avoir ensuite leurs enfants placés, les rencontrer lors de visites médiatisées et voir leurs enfants s'enfoncer car un enfant placé est un enfant qui n'a pas d'avenir. Et ça c'est évident. On a parlé des viols d'enfants, on a parlé de la prostitution des enfants. Ce qui se passe en France se passe de la même façon en Suisse, aux États-Unis, au Canada, en Allemagne, au Danemark pour les pays sur lesquels on a eu l'occasion d'intervenir. Il y en a eu d'autres. C'est-à-dire qu'on a une perception de la famille comme porteuse de violence et que aujourd'hui effectivement l'abolition du droit de correction va dans le sens où on va trouver tous les prétextes y compris des violences psychologiques.
43:46 Car aujourd'hui, enlever le portable à son enfant est devenu une violence. Aujourd'hui, vérifier les fréquentations de ces enfants sont aussi une violence. Les enfants le savent et les parents ont peur d'exercer leur prérogativ éducative car celles-ci sont souvent considérées comme des violences. Et ça c'est un problème. Je considère effectivement qu'il y a un mouvement qui avait été porté par une certaine Michel Créof auprès du Conseil national de la protection de l'enfance. qui est allé dans ce sens et en même temps, je ne suis pas complotiste, quoique je remarque également qu'il est très facile pour un enfant placé de se retrouver dans une situation où les parents sont en difficulté pour le rencontrer et que cet enfant placé va faire l'objet d'un certificat de délaissement par une personne de la cet enfant pour ensuite alimenter le vivier des enfants à placer. Donc il y a un lobby du placement des enfants adoptés.
44:54 Adoptés, c'est ce que je voulais dire. Merci maître. Il y a un lobby du placement et un lobby de l'adoption. Je sais pas si on m'entend là. Est-ce que vous avez une question particulière à poser madame le Je j'aurais tendance à continuer. J'ai plein de choses à dire sur le sujet. J'espère qu'on aura l'occasion de se voir. Voilà. Peut-être qu'après vous pourrez échanger mais si on veut laisser aussi la place à la parole pour c'est pour ça que je vais vous poser la question qui est un petit peu la question de monsieur également. Ça ressemble. J'ai rencontré pas mal d'avocats dans ce genre de situation. Ceci m'ont dit et c'est la question que je vous pose. Est-ce que vous ne sentez pas complètement impuissante dans le cadre de procédures pour lesquelles vous arrivez? Vous êtes face au fait accompli. Qu'est-ce que vous pouvez faire pour les parents si ce n'est leur demander de reconnaître quelque chose pour essayer d'avoir un petit peu de liberté et de retrouver leurs enfants? C'est quoi reconnaître quelque chose? Bah, si vous voulez, le principe c'est que le parent doit reconnaître qu'il est pas dans le déni. La maman doit reconnaître qu'elle a fait peut-être un petit peu d'aliénation parentale pour travailler sur sa entre guillemets pathologie afin d'avoir la mensuétude du juge. En réalité, est-ce que vous considérez que vous pouvez apporter quelque chose aux parents dont les enfants sont placés? C'est ça la question. Alors, alors oui, ce que j'apporte aux parents dont les enfants sont placés, d'abord, c'est s'il y a un appel, on va aller lire ce qu'il y a sur le jugement du juge des enfants. parce que c'est en général très factuel. On reproche des choses très précises aux parents et à ce moment-là, je vais aider les parents à transformer les choses. dans un jugement, il disait par exemple que la mère enchaîné les enfants et ne veillait pas sa contraception. Donc là, je dis bon bah vous prenez rendez-vous chez un gynéco, vous avez déjà quatre enfants qui sont placés, on va arrêter les dégâts là.
46:41 Voilà que le père était alcoolique mais quand il avait fait une cure, maman lui mettait lui faisait du bœuf bourguignon et du coque au vin. Donc j'ai dit madame vous avez changé votre façon de cuisiner que madame s'occupait pas d'elle. Donc je lu dit vous revenez la fois suivante, vous devenez coquette. Je veux dire voilà. Et donc on est arrivé dans devant le juge, enfin à la cour d'appel et on a rendu les enfants aux parents. C'est-à-dire que des fois quand les enfants sont placés, il y a des choses très précises qui sont reprochés. On peut aussi avoir une grille de lecture et en tant qu'avocat être utile. Mais comme disait une cliente, il y a le juridique. Donc ça c'est nous en tant qu'avocat. Et en il faut savoir aussi que au niveau juridique, le placement c'est normalement une mesure d'exception et une mesure provisoire qui s'éternise. Donc nous notre rôle c'est de faire du droit et de faire du droit au juge des enfants. Mais il y a aussi le relationnel. Et donc c'est là que j'interviens avec l'atelier parentalitéclairée, la justice éclairée, c'est que je vais dire aux gens, vous allez voir votre enfant pendant 1 heure par mois devant trois éducateurs, on va s'entraîner.
47:40 Au lieu d'être juste comme une chienne enragée à qui on a volé ses petits chots et d'avoir envie de mordre les éducateurs, comment vous allez vous recentrer sur la relation avec votre enfant? Donc, on peut vraiment préparer les enfants à réussir entre guillemets leurs entretiens, les visites médiatisées, les entretiens avec les gens qui font faire des rapports. Il y a une dame, elle était, elle me dit donc une qualité j'apprécie en moi, elle me dit c'est mon agressivité parce que comme ça je me sens forte. Et puis je l'ai écouté, écoutécouté. Elle me dit "Oui, parce que je me sens tellement vulnérable face à cette situation." Et après au bout de d'une demi-heure de discours, elle me dit "Oh, finalement je pourrais y aller avec le déni avec les services sociaux, je pourrais les regarder avec un calme mépris." J'ai dit "Bah essayons le calme mépris la prochaine fois." Et donc là, tout doucement, au lieu d'être agressive, elle est devenue calme et méprisante, mais en tout cas calme. Donc les gens disent "Bon madame est plus prête à travailler, à collaborer avec les services sociaux et donc on va lui faire un rapport favorable. Elle va avoir le droit de revoir l'enfant."
48:42 Moi ce que je veux c'est que ma c'est remonter le dossier pour justement pas aller vers l'adoption. Donc pour moi c'est travailler sur la posture du parent. Merci. Je pense que la réponse est claire. Effectivement ça semble la voix la plus juste. Merci beaucoup pour cet échange question. On n pas pu en faire beaucoup. Désolé je suis à votre disposition si vous voulez. Je suis là tout le weekend. Voilà, n'hésitez pas si vraiment vous souhaitez communiquer ensemble pour pouvoir continuer les conversations. Merci. Nous allons maintenant aborder un autre sujet important qui est [musique] qui est donc la souffrance des enfants et sur ce point en particulier lié à la crise sanitaire. Donc nous allons demander, nous avons quatre interventions deux en présentiel. Il s'agit de Cécile Méchac que je vais inviter à monter sur scène de qui est donc pédopsychologue.
49:54 pour ceux qui la connaissent, c'est elle qui pendant la crise sanitaire a initié les doctotons et a organisé 3 années de suite les universités d'été qui sont résistantes, rigolantes et rassemblantes en septembre dernier. Nous avons également Yann Charier qui est psychologue et auteur du livre Le très petit guide de survie à la à la guerre de à la guerre psychologique de 5e génération. et vous aurez deux vidéos puisque les personnes n'ont malheureusement pas pu être présentes mais tenait à participer. Joël qui est un animateur périscolaire qui va vous faire part de son expérience durant la crise sanitaire et les protocoles et également de la psychologue clinicienne Karina Terky.
50:55 Voilà. Bonjour. Bonjour. Je m'appelle Joël. Je travaille en accueil périscolaire auprès d'enfants de 6 à 11 ans. Je remercie l'association Cher à tout cœur et les rencontres citoyennes internationales de me laisser la parole aujourd'hui pour évoquer ce que j'ai vécu au travail pendant une période bien précise. C'était entre le premier confinement donc à partir de mai 2020 et jusqu'à la fin du passe vaccinal en mars 2022. Il y a un moment qui m'a profondément marqué au travail, c'est vers fin octobre et début novembre 2020. Et durant les vacances de la Toussin, c'est là que les enfants à partir de 6 ans ont dû mettre pour la première fois le masque sur le visage. Et je me rappelle leur avoir dit lorsque je suis arrivé au travail que je suis tellement désolé qu'on vous fasse subir ça. Et j'ai un enfant qui m'a répondu "Mais Joël, c'est pas de ta faute." Mais dans ma tête, je me suis dit bah si quelque part tu es aussi de ma faute, mais c'est vrai que je sais pas comment faire pour empêcher tout ça.
52:06 Ensuite, il y a les mois qui passent et je suis étonné par la facilité par la facilité d'adaptation des enfants par rapport à à toutes ces règles. Ils ont vraiment obéi, obéi à tout ça, obéi à ce qu'on leur demandait à l'école ou ailleurs. Et je me rappelle d'une enfant qui fréquentait pas l'accueil périscolaire, qui était dans l'école et qui me lorsqu'elle me voyait avec le masque sous le nez, elle me reprenait et elle me disait de oui, de mettre le masque sur le nez. voilà. Voilà. plus à la télé, on voilà, on pouvait entendre notamment que les enfants qui avaient le masque à l'école. Donc ça faisait que 6h ou 7h de masque dans la journée, 3h30 le matin, 3h ou 3h30 l'après-midi. Mais il faut savoir qu'un enfant qui fréquente un périscolaire, la plage horaire peut être bien plus importante.
53:05 Il y a des enfants qui fréquentent l'accueil périscolaire à partir de 7h30 le matin, qui viennent à l'accueil du midi entre midi et 14h et qui reviennent au périolaires le soir après 16h jusqu'à des fois 18h30. Donc si vous prenez donc de 7h à 18h30, ça peut faire 11h de masque pour un enfant, ce qui est dès l'âge de 6 ans pour ceux don pour ceux qui fréquentent l'école et l'accueil périscolaire en l'intégralité. Et donc de novembre 2020 jusqu'à mars 2022, ça fait presque 1 an et demi de masque sur le visage pour les enfants dès l'âge de 6 ans. J'ai évoqué les protocoles sanitaires, les protocoles dit protocoles sanitaires qui nous ont été transmis par le ministère de l'éducation nationale de la jeunesse et des sports.
54:05 C'était dès 2020, ça concer c'était pour les écoles, P scolaire, lieu de restauration cantine, on a reçu différents protocoles qui ont qui au fur et à mesure du temps qui passe était plus strict au niveau des règles. Puis ça se relâchait, puis ça pouvait à nouveau devenir plus strict. On avait quatre niveaux d'alerte, ça allait, c'était par couleur, le plus bas, le niveau vert, puis le niveau jaune, orange, rouge. Et donc il fallait dès le niveau jaune il fallait maintenir une distanciation physique entre les élèves de groupes différents. Alors, dans les protocoles, il était stipulé qu'un groupe pouvait être les enfants d'une seule classe et c'est ce qui a été retenu là où je travaille. Donc à la cantine, on avait 90 enfants qui fréquentaient l'accueil le midi. On avait une dizaine de classe.
55:03 Donc ça voulait dire qu'il y avait 10 groupes différents avec 9 10 enfants. Voilà. Donc un enfant qui avait un copain d'une autre classe et tout simplement il pouvait pas jouer avec lui durant ces temps-là. D'ailleurs, il y a voilà, j'ai une anecdote c'est durant l'accueil du soir. L'accueil du soir, donc c'était donc après 16h jusqu'à 18h30, on avait seulement voilà, on avait seulement 20 enfants au périscolaire. J'avais notamment un garçon de CE2 qui était le seul de sa classe et donc bah lui il aurait tout simplement voilà, il aurait pas le droit de jouer avec personne distance d'un m voir d' 1,50 avec les autres enfants mais étant le seul de sa classe invité à jouer avec personne.
56:00 J'avais également deux autres enfants de CP, l'une qui partait vers 17h, qui était recherchée par les parents à vers 17h là et l'autre, sa copine était recherchée vers 18h30. Donc voilà, pareil cet enfant pendant cette pendant 1 heure et dem bah elle aurait envie aurait pas le droit de voilà aurait le droit de jouer avec personne quoi. Voilà parce que le protocole était comme ça qu'il fallait une distanciation entre les enfants. Je vais revenir à la restauration scolaire. Donc le protocole notamment de l'année scolaire 2021-2022 nous demandait à ce que les enfants ne soient ne soit pas assis en face à face ni côte à côte avec une invitation à les faire manger en quincon stipulant dans le protocole lorsque c'est matériellement possible et c'était matériellement possible là où je travaille. Donc voilà les enfants se sont retrouvés en manger en quincon.
57:03 le niveau d'alerte lorsqu'il l'augmentait donc au-delà du niveau vert du niveau jaune niveau orange et cetera, il y avait des fois on se posait la question comment on devait interpréter le protocole et voilà donc le protocole a été interprété et on nous a demandé par exemple de ne plus mettre les carav d'eau à table car les enfants peuvent se servir au niveau des carav d'eau. C'était nous les adultes qui servions l'eau pour les enfants. Carav ont été enlevés et se poser également et je pense que c'est le l'événement qui pour moi était le psychologiquement le plus dur à vivre, c'était lorsque la réflexion se posait autour de du fait de remettre que les enfants devaient remettre le masque entre chaque plat, entre l'entrée, entre le plat de résistance, le fromage et le dessert.
58:02 Là, ça devenait Ouais, ça devenait ça devenait très compliqué. Voilà. Sinon, au niveau de d'autres anecdotes que j'ai pu relever, voilà, beaucoup de personnes ont certainement vu dans les cours d'école, le marquage au sol avec les ronds dans la cour, des plots qui séparaient le couloir en deux dans les écoles, des cerceaux, des flèches pour indiquer les directions où aller. Donc voilà, on a aussi dépu ça, là où je travaille. Il y a également eu deux campagnes de tests à l'hiver pour les enfants dont l'une n'avait rien donné à l'époque. La deuxième, il y a eu il me semble des il y a eu des tas contact.
59:00 ce qui m'a marqué. Donc ça c'est vraiment à la en mars 2022, donc à la fin de tout ça, je voilà, tout le monde a très vite oublié ce qui s'est passé. En tout cas, c'est le sentiment que j'ai. Voilà, enseignant, parents, mes collègues. Voilà, on voilà, c'est comme si on reprenait maintenant une vie normale et tout ce qu'on a subi pendant près de Ouais. pendant près de 2 ans voilà, c'était balayé et puis maintenant tout va bien, on passe à autre chose. Et voilà, j'ai voilà pour en revenir aux enfants, j'ai je suis voilà, j'ai vraiment été marqué Ouais. par leur facilité d'adaptation. ils sont adaptés tellement vite et sans raller, il y a eu très peu d'enfants qui sont voilà qui ont fait des remarques par rapport à tout ça. voilà, j'ai même un parent qui relevait le fait ah bah ils se sont vraiment voilà qu'est-ce que ça été. il disait ouais qu'est-ce que qu'est-ce qu' se sont bien adaptés à tout ça dans le sens dans le sens positif et voilà moi dans ma tête je me disais mais ouais enfin c'est terrible de c'est terrible de pouvoir avoir ce genre de réflexion que moi si j'avais pu leur enlever le masque dès le début je l'aurais fait mais je pouvais pas le faire j'étais seul j'ai j'étais seul face à tout ça j'ai essayé de faire démarrer des réflexions lors des
1:00:50 réunions et cetera, mais je me j'étais pas entendu. J'étais pas entendu et voilà, j'ai fait comme j'ai pu durant ce temps-là. J'espère que ce genre de période n'arrivera plus. Mais j'ai bien peur qu'on doit qu'on devra faire face à bon d'autres moments. Je remercie encore. Merci cher à tout cœur, merci les rencontres citoyennes internationales et voilà à bientôt. Bonne journée à tous. test si je peux le faire un petit Ça marche.
1:02:12 Alors, j'ai très peu de voix. Je vais faire tout ce que je peux pour que vous m'entendiez. J'espère que ça ira. Merci d'être là. Moi, je vais essayer du moins de vous parler des apprentissages que les enfants ont fait à l'école mais qui étaient pas dans le programme scolaire. Donc, pendant toute cette période dont on vient de parler là, les enfants ont appris des choses qu'il n'auraient pas dû apprendre. En tout cas, c'était pas dans les programmes mais ils les ont apprises quand même. Alors, je vais avoir un petit préambule. Je vais vous parler du rôle premier de l'école. Le premier rôle de l'école, c'est quoi? Puis ensuite, je vais parler un peu de comment nous apprenons et puis des étapes de l'apprentissage. C'est important parce qu'on y reviendra à la fin. Des étapes de l'apprentissage.
1:03:07 Le premier rôle de l'école, l'étonnament, c'est la socialisation. C'est là qu'on apprend aux enfants les codes qui vont leur permettre de d'interagir en société. Vous savez l'inverse de ce qu'on a fait là avec les cerceaux, les mises à l'écart, les éloignements. C'est à ça que ça sert l'école. Ouais, il y a des choses qu'il faut pas dire parce que je veux dire le témoignage que vous venez d'entendre, vous comprenez à quoi je veux en venir en disant en vous montrant ça. Le premier rôle de l'école, c'est la socialisation. C'est un je pas trop je vais essayer de pas trop parler parce que j'ai pas beaucoup de temps et pas de voix mais c'est vraiment non, je vais passer autre chose parce que sinon je vais parler trop longtemps. [rires] Alors, comment nous apprenons? On a plusieurs manières d'apprendre et la première manière, enfin une des premières manières, je crois même que c'est la première manière, c'est l'imitation.
1:04:09 Et je vais vous montrer une petite vidéo, elle est très courte. Donc là vraiment soyez attentif à ce que vous allez voir. J'espère que ça va fonctionner. Papa, dis papa. Voilà, j'ai fini ma conférence. [rires] Alors, c'est pas vrai, j'ai pas fini. Mais ça dit tout, je veux dire là vraiment ça dit tout ça. et on voit le petit bébé là qui cherche, il entend le bébé, la petite fille ou peu importe. La petite fille entend le son mais elle cherche ce qu'elle doit faire et elle le repère quand le son grand frère baisse son masque, c'est l'imitation.
1:05:06 Alors la répétition donc on refait on refait on apprend et l'expérimentation pour les enfants c'est très important et vous verrez que mes collègues en parleront après moi. Je sais que Karina Terki va en parler. L'expérimentation, c'est par le corps. C'est ce que les enfants apprennent de manière kinesthésique. Donc c'est tout ce qui passe par le corps. Vous imaginez par le corps, 7 he de masque sur le visage. Il y a eu des écoles où on a donné des jetons de respiration aux enfants. Il faut le savoir quoi. Ils avaient trois jetons de respiration par jour et ils devaient demander l'autorisation pour pouvoir baisser leurs masques et respirer. Ce qu'ils ont vécu par le corps est d'une violence inouie. Je vais faire juste une mini digression. Quand les enfants sont scotchés à leur écran et qu'ils voi des images, des images, des images, des paroles, des paroles, des paroles, leur corps n'expérimente rien. Par contre, ils enregistrent, ils sont hypnotisés. Et c'est à nous, à vous parents, grands-parents, parents marines de les sortir de là et de leur expliquer ce qui est en train de leur arriver. C'est important. C'est une parenthèse, c'était pas prévu mais il faut absolument que je vous le dise. C'est vraiment majeur. C'est pas seulement limiter le temps d'écran, c'est expliquer ce qui se passe.
1:06:29 Alors, les étapes de l'apprentissage, c'est assez intéressant à connaître. La première étape, c'est je ne sais pas que je ne sais pas. Donc, aussi longtemps que vous n'imaginez pas l'étendue de ce que vous ne savez pas, mais vous ne savez pas que vous ne savez pas. C'est à partir du moment où vous savez que vous ne savez pas que vous êtes prêt à apprendre. Aussi longtemps que vous êtes dans la première phase, vous n'êtes pas prêt à apprendre. Et on dit qu'on va mettre en place des activités qu'on appelle heuristiqu, donc des activités de découverte pour que vous passiez vous apprenant du de la première étape à la deuxième et ça c'est le rôle du pédagogue ou de l'endragogue. Donc la première, je ne sais pas que je ne sais pas. Donc je suis pas prêt à apprendre. La deuxième, je sais que je ne sais pas, je suis prêt à prendre. Ensuite, la troisème étape, c'est "Je sais que je sais." Ça, c'est quand vous avez terminé une formation et vous pouvez dire "Ah oui, tel formateur a parlé de ça ou c'est dans tel bouquin, je viens de le lire." Là, vous savez que vous savez, d'accord? Vous êtes en compétence consciente.
1:07:35 Et puis la 4è, c'est quand vous avez exercé ce que vous avez appris, tellement exercé que vous ne savez plus ce que vous savez. C'est l'expertise. Vous l'avez tellement mis en œuvre que vous mon père était boulanger. Si je lui si on lui avait demandé par surprise comment fais-tu le pain? Je pense qu'il aurait oublié la moitié des indications à donner parce queil a fait pendant 30 ans. Donc il y réfléchissait plus. Et là notre rôle aussi et le rôle avec les enfants, c'est d'aller leur demander d'expliciter ce qu'ils ont fait pour que ça revienne à leur mémoire ce qui s'est passé. Quand Joël dit ils ont accepté, c'est que et nous même adultes, on est passé à autre chose. Mais non, si on allait gratouiller un petit peu, ça reviendrait. Croyez-moi, ça n'est pas ça n'a pas disparu ce qu'on a vécu. Donc ça, c'est important de faire revenir à la mémoire. Et pour illustrer un peu mon propos avant de passer au slide suivant, vous savez dans les entreprises quelquefois les anciens forment les nouveaux.
1:08:36 Je vais user de un tout petit peu de vulgarité mais pas beaucoup. Mais il y a les anciens qui disent "Ce jeune con, il veut rien apprendre et les jeunes qui disent "Ce vieux con, il veut rien m'apprendre, il veut rien me donner." Et en fait le jeune con, je met guillemets, en est au stade 1. Donc je ne sais pas que je ne sais pas. Et le vieux con entre guillemets en est au stade 4. Je ne sais plus ce que je sais. Et donc quand on veut demander quand on demande à des formateurs en entreprise, des experts d'un sujet de former des nouveaux, il faut les aider. Vous comprenez à faire cette rencontre, à passer de l'étape 2, de 1 à 2 pour l'apprenant et de 2 à de 4 à 3 pour celui qui le formateur en fait. Et ça c'est quelque chose que souvent on oublie de faire en entreprise et c'est pour ça que souvent ça marche pas. Donc ça c'était le préambule, d'accord? La manière dont on apprend, l'imitation et cetera. Les étapes de l'apprentissage, c'est important. On va y revenir après.
1:09:35 Alors, pour moi, les enfants ont fait trois apprentissages majeurs à l'école. Il y en a eu d'autres, mais j'en ai vraiment ici pour aujourd'hui. J'en ai identifié trois. en terme de socialisation, il y a eu un gros apprentissage puisque c'est le rôle de l'école, ça tombe bien. En terme de priorité, il y a eu un gros apprentissage et en terme d'humanité, il y a eu un énorme apprentissage. Et si on ne fait rien, on va avoir un gros problème. Donc la première le premier apprentissage que j'ai identifié et qui est en plus une injonction paradoxale, les psychologues pourront vous en parler. Pour être socialisé, il faut être associal, il faut pas être sociable. Si vous voulez pouvoir rentrer dans la société, vous devez accepter d'être isolé de la société. Vous pouvez pas répondre à cette à cette injonction. Vous pouvez pas en même temps être sociable et en même temps, comme dirait l'autre, être en dehors de la société, c'est infaisable.
1:10:36 Donc il y a un double problème. Il y a un problème psychologique qui est pas vraiment mon domaine. Et puis il y a le problème qui m'intéresse moi. Donc c'est l'apprentissage que l'enfant a fait. Si je veux être faire pleinement partie de la société, il faut pas trop que je m'approche des autres. Et je sais que dans les familles, il y a des problèmes. Même des enfants qui veulent plus faire de bisous à leurs parents, leurs grands-parents, leur marines parin. Il y a il y a cette question là. Il y a beaucoup d'enfants qui l'ont bien assimilé. Ça c'est un apprentissage et c'était pas dans le programme. Un deuxème apprentissage. Alors ça cette affiche là, je sais pas si vous pouvez lire les mots d'où vous êtes ou est-ce que vous voyez pour me protéger du virus? Est-ce que vous le voyez? Non. Vous avez tout regardé? Oui. Bah il y est pas. Donc le vaccin, je le fais. pas pour me protéger du virus. C'était pas la question. C'est marqué là. C'est une affiche du gouvernement ça. La question n'était pas de se protéger du virus.
1:11:42 Vous allez voir où je vais en venir. La vaccination, je l'a fait aussi pour aller à la partie vaccination partie. Là, c'était génial. On s'est bien amusé, on a pu sortir. Moi, j'ai des voisins qui m'ont dit "On a fait la le la vaccination parce qu'on a été obligé." Donc je lui je leur ai dit "Mais quoi votre vos employeurs vous ont obligé? Il me dit "Non" et je vous jure que c'est vrai, on m'a offert des on nous a offert des places pour aller voir tel chanteur à tel endroit. On l'aime pas trop mais comme on nous les a offertes, on a fait le vaccin. Je vous jure que c'est vrai. Ils ont réussi à sortir des affiches comme ça. Oui, le vaccin peut avoir des effets désirables. Donc on a fait la cette injection pour aller pour prendre du plaisir, pour faire la fête, pour s'amuser, pour voilà pour prendre du plaisir. Et donc l'apprentissage là que les enfants ont fait selon moi, c'est que le divertissement est plus important que la sécurité ou la liberté ou la santé.
1:12:45 C'est plus important le divertissement. D'ailleurs, beaucoup de gamins ont été vraiment même des adultes ont été pris par ça. Ouais, mais bon, moi j'aime bien le handball. Maman, si je peux pas le handball, je me suicide. Je c'est une réalité. C'est quelque chose que on a entendu ça. Donc le l'enfant, surtout les enfants, ils n'ont pas vraiment cette capacité à se projeter. Vous voyez déjà nous visiblement on est très limité mais alors les enfants encore plus, ils vont pas se projeter, ils vont pas se dire "Bon allez, dans 3 mois c'est fini." D'accord? Un enfant lui vole ce qu'il a de plus cher. En plus, c'est kinesthésique le sport tout ça. Donc c'est vraiment là qu'il apprend. Donc on lui vole ce qu'il a de plus cher. C'est clair que pour lui c'est pour la vie. C'est un drame. Donc eux ont été vraiment pris par ça. Donc c'est une chose qu'ils ont apprise. Le divertissement est plus important que l'humanité ou la santé ou la liberté ou la sécurité. L'humanité on va y venir maintenant.
1:13:48 Ça, ce sont les mains d'un enfant d'un petit enfant brûlé au 2e degré par le gel hydroalcoolique. Mais le protocole disait qu'il fallait mettre du geloalcoolique tous les jours, plusieurs fois par jour sur les mains des enfants. Donc ça ne s'arrêtait pas. Ça évidemment on en a parlé. Joël en a parlé dans son témoignage. Les distanciations dans l'école. C'est ça que je voulais dire tout à l'heure. Les masques dans l'école. Mais l'école, c'est l'endroit un des endroits les plus vivants qu'on peut trouver, un des endroits les plus mobiles, changeant, vivant, étonnant qu'on puisse trouver comment et là je sais, je vais me mettre quelques personnes à dos, mais comment les enseignants ont-ils pu accepter de mettre en œuvre des protocoles dans un endroit comme celui-là? Ça pour moi c'est une inconnue.
1:14:53 Alors je fais attention, je dis des enseignants parce que je sais que tous l'ont pas fait. Ça vraiment j'y tiens. Je sais, j'ai des amis enseignants qui vraiment qui sont ici, certains d'entre eux et qui n'ont pas accepté, qui ont eu plein de problèmes d'ailleurs. Mais comment c'est possible? Et alors c'est pas tout. Les parents ne pouvaient rien y faire. Je sais pas si vous avez connu François Champard, François Champard à papa qui a essayé de comment dire de protéger son enfant à l'école. Il avait une il pouvait pas mettre de masque la saleté en papier là pseudo papier. Donc il a obtenu qu'il mette un masque en plexie. Il avait obtenu au moins ça et pendant une récrée, le masque a cassé et donc ils l'ont obligé à mettre un masque papier alors qu'il avait une contre-indicatione. Le papa a réagi, s'est retrouvé au tribunal devant un juge interdiction d'approcher l'école et j'ai vu tous ces mailes. Il n'y avait aucune menace dans ces mailes. Aucune.
1:15:51 Donc ce que les enfants ont appris là, c'est que les protocoles annihilent toute humanité. Si vous avez un protocole, faites ce que vous voulez. Vous pouvez torturer les gamins, leur brûler les mains, les empêcher de respirer. Vous pouvez faire ce que vous voulez. Vous avez un protocole, allez-y, c'est la fête. Et ça, les enfants l'ont bien intégré. Donc là, on a un apprentissage à faire à l'envers. C'est urgent. Et pour que les enfants fassent cet apprentissage, il faut que tous on le fassent parce que les adultes ont aussi intégré ça, l'obligation de mettre en œuvre le protocole. Un protocole normalement, enfin en tout cas dans l'acception actuelle, c'est fait pour réagir efficacement dans une situation d'urgence. D'accord? Vous êtes en situation d'urgence, vous allez lire le protocole qui est collé quelque part et vous savez comment réagir. Du coup, vous avez pas besoin de réfléchir. C'est pratique. Ouais. Bah, sauf que là du coup, personne n'a réfléchi et ça surtout là, je vous le demande vraiment, ne vous laissez pas faire par ça. Vous avez un cerveau, restez connecté à votre humanité, c'est majeur et surtout avec les petits quoi.
1:17:02 Pour moi, ça c'est un des apprentissages les plus graves celui-làin. Et d'autant plus qu'ils ont vu que les parents étaient impuissants par rapport au protocole. Donc c'est très grave celui-là. On peut en faire des petits robots là, comment on veut? mes collègues vont en parler après, mais vraiment c'est très grave. Alors, peut-on désapprendre? Parce que là, en plus, ça fait 4 ans là, donc il y a déjà un petit bout de temps. J'espère que beaucoup d'enfants ont des appris. J'arrive à la fin. Donc je vous rappelle qu'il y a des étapes de l'apprentissage. Donc pour réussir aider les enfants à pardon à désapprendre, il faut leur permettre d'expérimenter des choses. Montrez-leur comment on fait pour dire non quand il y a un protocole. Faites-leur vivre. Montrez-leur comment on fait pour prendre mamie papi dans les bras. Comment on fait pour être câlin, pour faire des hugs? C'est ils ont besoin de voir et de ressentir ça. Pas que voir, de ressentir. Ils ont ça passe par le corps.
1:18:08 Et alors aussi, je le disais tout à l'heure, l'explicitation, c'est-à-dire ramener à la conscience. Donc ramener ce qui s'est passé à la conscience. Je sais qu'on préférait plus jamais parler de tout ça, mais ramener un petit peu, essayer de d'entendre ce que l'enfant a vécu, en parler avec lui, désamorcer des éléments qui ont été intégrés. C'est quelque chose que vous pouvez faire, tout le monde peut le faire. Et donc comment organiser des petites fêtes entre amis où on va partager un repas? m'a mis dans les bras, je dis déjà tout à l'heure, des groupes d'amis favoriser les rencontres entre amis, le sport. Je pense que j'ai aussi mis l'importance du sport. Je sais pas si vous le savez mais chez nous, enfin ça vous le savez pas, je vais vous l'apprendre mais chez dans ma maison, on est amoureux du judo et ils ont réussi à faire du judo à 2 m de distance,. Oui,. Donc c'est le seul moment où mon mari s'est arrêté de faire du judo. Il a dit mais là quand même non. Donc voilà, c'est effectivement on peut désapprendre par l'expérimentation en parlant et en demandant aux enfants de s'exprimer sur ce qui a été vécu. Et aussi surtout les adultes, vous aussi prenez conscience de ça, de ce que les enfants ont appris et de ce que aussi vous avez intégré par rapport au protocole notamment parce que ça vraiment c'est un piège. C'est vraiment un piège le partage. On a empêché les enfants de partager à l'école. Ils les ont empêché de partager.
1:19:38 Je vous remercie beaucoup pour votre attention. J'ai terminé [applaudissements] tout ça. Allez, je sais pas si tu préfères. J'ai pris ça parce que j'en Bonjour. Bonjour. Bonjour. voilà, je m'appelle Yan Charier, je suis psychologue du travail des organisations et donc je vous propose de regarder cette situation. et du point de vue de la psychologie sociale, de la psychologie comportementale et de la psychologie organisationnelle.
1:20:39 Alors, j'ai fait un petit slide qui s'appelle quelques inconséquences de l'ingénierie sociale sur nos enfants. Parce que depuis 2020, la période Covid, ce sont surtout des décisions gouvernementales qui sont qui ont été imposées à nos enfants. Donc, qu'est-ce qui s'est passé? De mon point de vue, ce que je raconte n'engage que moi, je tiens à le préciser. Donc en 2020, qu'est-ce qui s'est passé? On a eu un choc psychologique important. Vous allez tous mourir parce que nous sommes en guerre contre un virus mortel. Donc ça c'est un choc psychologique important. C'est une méthode connue qui va permettre de modifier le comportement. Donc là, on est dans la psychologie comportementale. On va dans la première phase choquer le sujet et dans la deuxième phase le reconditionner et le renormaliser pour modifier beaucoup de choses. Alors, comment on a fait? On a d'abord choqué les sujets puis on les a désorienté. Par exemple, l'illustration, ce sont les protocoles sanitaires à l'école. On peut comprendre que devant une telle grille qui change tous les jours, c'est très difficile de s'y retrouver. On a également modifié les cordes, les codes sociaux et les normes. Par exemple, se dire bonjour, se serrer la main, c'est une norme. Donc, tu en as parlé tout à l'heure des tous les codes sociaux qu'on apprend à l'école et aussi les normes.
1:22:01 Et ça nous a également permis de déplacer la fenêtre d'Overton pour qu'on pour accepter des choses qui ne l'étaient pas avant grâce à de nombreux de nombreuses méthodes, le fléchage au sol, les fiches d'autoautorisation et cetera. Donc qu'est-ce que c'est que ces protocoles? Pour moi, pour moi ces protocoles ne sont pas sanitaires mais ont toujours été psychologiques. En fait l'image que vous voyez sort du cubarque. Donc le méthode de torture psychologique, c'est un manuel américain qui date des années 70. Cette méthode d'isolation sensorielle a étélaborée en laboratoire de psychologie à l'université McGill au Canada à partir de 1951. Quelle est la procédure? C'est on bouge les oreilles, on bande les yeux, on capitonne les mains, on met des chaussures au sujet et on l'empêche de bouger. C'est la méthode de coercition, c'est-à-dire qu'il va être ligoté pour adopter le comportement voulu. Et cette situation pour moi, pour vous, pour n'importe qui est intolérable parce qu'elle détruit le psychisme du sujet en entendant record.
1:23:07 C'està dire que personne peut tenir comme ça 48 he on devient fou mais vraiment fou au au au sens clinique du terme. Ces méthodes ont été utilisées à partir de 2001 à la prison militaire de Guantanamobé à Cuba. Donc on si on regarde la procédure oreille bouchée, yeux bandés, mains capitonnée, distanciation sociale et un masque en papier. Là en l'occurrence il est bleu. La méthode de coercition c'est d'attacher les sujets avec des menottes parce que ce sont des adultes. Bien sûr, il ne se laisserait pas faire. OK? Et on peut voir que il y a plusieurs phases d'intensité dans ce genre de méthode. Ça c'est une photo très célèbre qui s'appelle la torture au masque qui se passe dans la même prison. Et quand on regarde ça, on voit que la procédure, c'est un masque en papier bleu, un masque chirurgical et une distanciation sociale. Ça c'est la procédure. Les menotes, c'est la contrainte, la méthode de coercition pour obliger le sujet à adopter le comportement voulu. Donc moi c'est ce qui me fait dire que les protocoles n'ont jamais été sanitaires. Pour moi, ils ont toujours été psychologiques.
1:24:22 Photo en France en 2021, la procédure curieusement la même. Masque chirurgical bleu, distanciation sociale et pas de menote. Donc on est d'accord que s'il y a pas de menotte, c'est pas de la torture. En fait, moi les méthodes les menotes, je les vois parce que la méthode de coercition n'est pas physicelle et psychologique. Ce n'est pas la procédure, ce sont juste les méthodes de coercition. Ce qui compte, c'est la procédure. La méthode de coerition est psychologique. Il s'agit de la culpabilité entre autres d'être la cause du décès des êtres chers, mais également les punitions, l'exclusion du groupe, les menaces. Et je pense que le public ici connaît bien ce qui s'est passé à l'époque. Donc en fait, on se rend compte que c'est exactement la même chose. En psychologie comportementale, on a une équation de base qui s'appelle R = FPS. C'est-à-dire en gros, ça veut dire quoi? Ça veut dire que même méthode, même résultat. Donc entre ces deux images, je vous invite à me donner à me dire quelle est la différence. Moi, la seule différence que je vois c'est la couleur des habits, la couleur des masques. Pour moi, ce sont les mêmes méthodes qui donneront les mêmes résultats.
1:25:32 Donc là maintenant, je peux de mon point de vue définir ce qu'on a fait à nos enfants. On a fait une expérimentation psychosociale de masse de méthode de torture psychologique de niveau militaire. Ces méthodes ont étélaborées en laboratoire depuis des années pour rappel. Alors, on se pose la question comment se fait-il que tant de personnes aient accepté ça ou même les imposé à leurs enfants? Bien, c'est grâce à un cheval de 3. Et ce cheval de 3, c'est les protocoles. Vous voyez dans un objet boué rassurant parce qu'il est bleu. On a caché au milieu deux icônes. Voyez qu'elles sont ni au début ni à la fin, sont au milieu. Saluer sans se serrer la main et arrêter les embrassades. Donc isolation sensorielle. au niveau physique et évidemment porter un masque. Voilà, ça c'est le cheval de 3. Et là, on peut expliquer de façon beaucoup plus cohérente les symptômes généraux que j'ai pu relever grâce à des professionnels de terrain. Bon, je vais pas vous lire la liste,. Ça va de l'énurésie au traumatisme de guerre en passant par psychose, névrose, automutilation et j'en passe également la régression du langage. On ne peut servir régression du langage. Ça c'est le masque.
1:26:52 Et je passe sur les symptômes de la dépression qui mènent jusqu'au suicide qui touche plus de 60 % des enfants exposés au protocole 4 heures par jour. Ça c'est l'étude Coronat Children Studies 2020 sur plus de plus de 20000 élèves pour 4 heures par jour. Donc toi tu disais que c'était des fois jusqu'à plus de 10 he par jour. Alors, ça c'est pour les symptômes d'une personne, les symptômes cliniques. Mais moi, j'ai pu observer des symptômes de groupe. Par exemple, dans les groupes d'adultes qui respectent les soi-disant protocoles, on observe des difficultés à résoudre les problèmes interpersonnels parce que la communication, c'est quelque chose de très fin et avec un masque sur le visage, bien, on a du mal à interpréter les émotions, les sentiments des autres et cetera. On a également depuis quelques années vu une flambée des du harcèlement scolaire et ça c'est un symptôme de groupe.
1:27:55 En effet, le groupe un groupe humain est basé bien souvent sur l'amour, l'affection, le respect. Si on enlève ça du groupe, le groupe indépendamment de ses membres doit survivre et pour survivre il va se retourner contre quelqu'un pour se souder,. Ça peut être ce que vous voulez. Ça peut être contre un autre élève, ça peut être contre les Russes, ça peut être contre peu importe, ça permet de souder le groupe, de s'en rendre à une tierce personne. Et donc on a modifié le fonctionnement des groupes. Ça c'est quelque chose qu'on apprend. Comment fonctionner un groupe humain à l'école? C'est quelque chose qu'on apprend. Là, on va apprendre à se souder en agressant quelqu'un. Mais également, on a vu une flambée des comportements antisociaux, casser, brûler, taper, voler et cetera. Bien sûr, ça peut évoluer vers la délinquence. Alors, comment ça se fait? depuis depuis bien longtemps, on connaît depuis unicotte les principes de la déprivation.
1:28:53 C'est-à-dire, si on enlève à un enfant quelque chose qui lui faisait du bien, par exemple, un enfant perd sa maman, perd son papa, il va devenir plus agressif. Ça, je pense que tout le monde le sait. Mais c'est également si on enlève ses meilleurs amis, si on lui enlève ce qui est bon dans sa vie qu'il avait avant, il va devenir plus agressif. Et ça, on le sait très bien, on le sait depuis les années 60. Ensuite, on a vu une augmentation des suicides, des tentatives de suicide. Ça c'est le concept d'anomie qui est développé par Durkeim, Emil Durkeim en 1901, un des premiers livre de sociologie qui nous explique que le la premier facteur qui pousse les gens au suicide, c'est ce qu'on appelle l'anomie. Donc c'est l'absence de rapport humain satisfaisant. La première chose qui va me pousser au suicide, c'est d'être seul, de ne de n'avoir pas d'amis, pas de famille ou d'être empêché de empêcher de partager des bons moments avec eux. Donc en fait, on a mis on a fait tout ce qu'on a pu pour mettre les enfants dans une situation où ils allaient être vraiment très mal. C'est comme je vais récupérer mon vieux copain qui vient de se faire plaquer. Je l'amène au bord de la falaise avec une bouteille de whisky et un fling chargé et je lui dis passe une bonne soirée, je reviens demain. Je ne l'ai pas poussé au suicide, je l'ai juste mis dans les meilleures situations pour qu'il puisse passer à l'acte.
1:30:23 Alors ça c'était le Covid mais l'ingénierie sociale, le gouvernement continue et comme si ça ne suffisait pas, on a lancé un deuxième cheval de 3. Donc ce cheval de 3, il ne fonctionne pas de la même façon. Il fonctionne grâce à un triple acquiement. Alors éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle. comment fonctionne un triple acquièement? C'est-à-dire qu'on va concaten trois mots, trois propositions et la troisième passera facilement dans notre cerveau et sous nos défenses psychologiques. Donc le comment ça marche le triple acquiissement? Je donne un exemple trivial, il fait moche dehors, la pluie ça mouille donc on reste à la maison. Faut on peut sentir même s'il pleut, on peut et en plus j'ai pas dit qu'il pleuvait. Je disais juste qu'il fait moche. Donc là, je vais vous forcer à rester à la maison sous prétexte que il y a des nuages dans le ciel. De la même façon, l'éducation affective, c'est bien. L'éducation relationnelle, c'est bien. Donc l'éducation sexuelle, c'est bien. Faux. Pourquoi? parce que ça n'a rien à voir. Alors, je vais peut-être choquer certaines personnes, mais le relationnel, l'affectif et le sexuel, ce sont trois choses différentes. Par exemple, là tout de suite, nous avons une expérience relationnelle, mais après, une fois que tous les intervenants seront passés, il y aura un temps de questions réponse et ça va pas être une partouse. C'est très différent. Vous rigolez mais c'est c'était pas prévu. Moi, j'avais pas prévu ça. de la même façon le l'affectif c'est très bien. depuis moi, je suis arrivé hier soir pour le congrès. j'ai rencontré des gens très chouettes et j'ai eu un truc
1:32:13 dans mon cœur. C'est affectif, c'est très chouette mais on n pas baisé ensemble hier soir. Évidemment, évidemment. Et si vous allez dans une boîte échangiste, vous rendrez compte que il y a beaucoup de sexuels et très peu d'affectifs. Donc là, on concatène, on assemble trois mots qui n'ont rien à voir et pour faire passer le troisème, c'est donc un cheval de 3. Mais ça ne suffit pas. Alors, on continue. Maintenant, on a j'ai vu apparaître un nouveau comment s'appelle un nouveau symptôme récemment. Je pense que vous en avez entendu parler, c'est l'écoanxiété. D'accord? Tous les jours, je vais vous dire que vous allez mourir. Tous les jours, je vais vous dire que vos proches vont décéder à cause du réchauffement climatique. OK? Et ça, on peut le rentrer grâce à ce qu'on appelle les méthodes de storytelling, les méthodes de wording et les éléments de langage.
1:33:09 Ça c'est quelque chose qui est voulu, c'est fait exprès,. La répétition traumatisante du fait de vous dire que en plus quand on est jeune, on absorbe mieux ce genre de choses. Vous allez mourir tous les jours, vous allez mourir, vous allez mourir. À la fin, on devient anxieux. Est-ce que vous trouvez ça surprenant? Et donc, on a eu le storytelling du Covid. On a eu en ce moment le storytelling de la dermatose nodulaire cutanée qui est devenue la dermatose nodulaire contagieuse. Curieusement, le storing de le storyting de la guerre pour toutes les guerres, il faut raconter une belle histoire pour que les gens aillent s'entretuer. Le storyting du climat, là on voit sur la fiche que la carte bleue a des températures supérieures à la carte rouge. Ça, c'est du storytelling. OK. Alors qui est en charge de mettre tout ça au point? Parce que on pourrait croire que ça arrive comme ça. C'est pas fait exprès. Faux.
1:34:06 Là c'est un graphique qui nous explique. C'est un graphique que j'ai trouvé sur le site de l'OCDE. D'accord? Il nous explique que les BI units, donc les unités de modification comportementale, ce sont des unités de psychologue entre généralement ils sont 3 4 jusqu'à 10 12. en 2010, il y en avait à peu près zéro. En 2023, il y en avait à peu près 150. Ça, ce sont des unités qui sont contracté par les gouvernements afin de modifier votre comportement. Messieurs dames, sans que vous le sachiez. On utilise ces unités. Ce sont des unités de nudge. Donc, ce sont des techniques de modification comportementale discrète dont on ne se rend pas compte. Par exemple, quand je vois la moyenne d'âge, je me dis qu'en 20145, probablement beaucoup de gens ont rempli leur fiche d'impôt. Ici, c'était il y a 10 ans. Mais est-ce que quelqu'un s'est rendu compte qu'on les a nuggé, qu'on a utilisé des méthodes pour vous faire remplir ces formulaires d'impôt en ligne? Vous avez rien vu?
1:35:12 Et moi non plus, j'avais rien vu. Pourtant, ça s'est bien passé. Et ici, on a une carte mondiale des unités de nudge. Elles n'y sont pas toutes bien sûr des pays appartenant à l'OCDE. Et vous remarquerez que les pays qui ont souffert du Covid et des protocoles sont à peu près les mêmes pays qui avaient des unités de nudge. Tout ça c'est prévu à l'avance, c'est programmé. Ce sont de grands plans pour moi d'ingénierie sociale qui impliquent de modifier le comportement des citoyens sans que ceci s'en rende compte. Et c'est comme ça qu'on a pu faire passer des méthodes de torture pour des méthodes de soin. Sinon, personne n'aurait accepté. Alors, tout ça pour dire où est-ce qu'on emmène nos enfants. Une fois que je vous aurais traumatisé, que je vous aurais détruit psychologiquement, une fois que vous n'aurez plus aucune chance de survivre à l'apocalypse climatique, bien quel choix vous restera-t-il?
1:36:15 Voilà. Merci. [applaudissements] Je Oui, ça fonctionne. Juste, je vais ajouter une toute petite chose par rapport à ce que Yan vient de dire. Si vous prenez le programme EVRAS, donc vie relationnelle, affective et sexuelle, je sais pas si vous le savez mais sur votre clavier d'ordinateur, vous pouvez faire contrôle et F. Vous appuyez sur contrôle et F en même temps. Et là, ça va vous proposer de mettre un mot et vous pouvez rechercher les mots dans le texte. D'accord? Moi, je l'ai fait avec le programme EVRAS. Donc, j'ai mis relationnel, je l'ai trouvé 40 fois dans le programme. J'ai mis affective, je l'ai trouvé je crois que c'est 60 fois de mémoire, j'ai mis sexuel 602 fois.
1:37:12 Voilà, je pense que ça illustre bien le propos de Yann. OK. Bonjour à tous. Donc je suis désolée de ne pas pouvoir être parmi vous mais malgré tout voilà, je suis ravie de participer à votre événement. la cause des enfants évidemment est très importante pour moi. en deux mots pour me présenter, donc je suis Karina Terky. Je suis psychologue clinicienne et thérapeute MDR. J'ai une pratique dans diverses institutions depuis plusieurs années tout au long de ma carrière et actuellement je suis installée en libéral dans le sud de la France près d'Avignon. Donc je vais vous lire un peu le travail que j'ai fait depuis la crise Covid et je vais faire un constat clinique sur l'impact qu les confinements et le port du masque sur le développement des enfants. Et nous verrons également comment le questionnement sur le genre et la sexualité s'inscrivent dans la même logique et avec les mêmes conséquences.
1:38:28 Pour se faire, nous allons faire un état des lieux à partir de la clinique du traumatisme à l'aide de nos que je vais illustrer, le choc traumatique avec les fractions, la citération, la dissociation psychique et la dissonance cognitive. Nous allons voir comment ces mécanismes autopérés et opèrent encore sur les enfants. Enfin, en conclusion, nous examinerons les alternatives possibles pour sortir du straumatisme et redonner aux enfants la place qui leur este. Tout a commencé par une histoire étrange. La mort rodait, devrais-je dire, rôe encore, sous la forme d'un virus masculin, puis devenu féminin en l'espace d'un an. Les fractions psychiques causées par le choc de l'annonce d'un danger mortel, imminent et invisible a produit la sidération traumatique.
1:39:33 Le temps vécu futrainé par les confinements, l'atmosphère anxiogène, les litanies de chiffres. Ce fut un moment par définition traumatique car dénué de toute continuité, de toute chronologie, de toute représentation d'un futur probable puisque nous étions sous la menace d'un risque mortel. Le traumatisme fige ainsi le temps dans un présent permanent. Le futur étant inenvisageable et le passé impossible à solliciter. Les parents se sont retrouvé dans l'incapacité de discerner la situation car eux-mêmes figés par l'état de sidération. En effet, en situation de choc traumatique, la défense psychique consiste à se dissocier. C'est-à-dire que l'intensité de la réaction de stress entraîne une coupure émotionnelle.
1:40:30 l'impossibilité de penser, de réfléchir et la paralysie physique. Simultanément se crée des mémoires traumatiques qui contiennent tous les éléments liés au choc. Retenons ceci, le corps et le psychisme restent en état d'alerte avec des symptômes tels que les insomnies, l'agitation, l'anxiété, les pleurs, la tristesse, la colère, l'hypervigilence. Le trauma est autant psychique que corporel. Examinons maintenant les conséquences sur les relations par an. enfants. Nous étions donc en présence de parents dissociés qui se sont retrouvés infantilisés, déresponsabilisé puisque de manière volontaire ou non, ils ont délégué leur rôle de figure assurante à une entité politico-sanitaire.
1:41:32 pris dans une dynamique d'obéissance car eux-mêmes cherchant une réassurance dissocié et donc manipulable, les parents sont devenus, malgré eux de manière perverse les bourreaux de leurs propres enfants. C'est ainsi que la dissonance cognitive s'est installée. L'obéissance aux directives gouvernementales est devenue la règle, mettant les parents en situation de déléguer leur autorité un pouvoir supérieur, quand bien même ce dernier faisait preuve de maltraitance sur leur propre enfant. Je t'aime donc je consens à ta maltraitance. La relation aux enfants fut prise dans une dynamique d'injonction paradoxale. Ce qui a été théorisé en psychologie comme la double contrainte où deux propositions contradictoires cohabitent et tenté de répondre à l'une, c'est désobéir à l'autre.
1:42:31 Ainsi, les enfants se sont retrouvés maltraités par des parents chargés de les protéger et cela a été redoublé par le système scolaire. C'est la dynamique même des enfants abusés par ceux chargés de les aimer et de les protéger. Nous connaissons les dégâts de ces injonctions paradoxales chez l'adulte depuis les recherches en psychopathologie sur la schizophrénie et maître des enfants dans ces situations s'est engendré inévitablement des traumatismes psychiques. Malheureusement, le constat n'a pas tardé. Les pathologies infantiles sont en augmentation de puit avec notamment l'apparition de suicide chez les enfants, les troubles du type phobie, insomnie, trouble obsessionnel compulsif, troubles anxieux avec une possibilité d'évolution à moyen et long terme vers des pathologies telles que la schizophrénie, la perversion et la paranoïa.
1:43:33 Léa ne dort quasiment plus depuis 3 ans. Mon cerveau tourne à toute vitesse. J'ai plein d'images dans la tête. Je fais des cauchemars. C'est confus. C'est comme dans Apocalypse zombie. C'est l'apocalypse et on doit survivre. Quand je me réveille, je vais voir si mon frère et ma sœur sont en vie. Je suis tout le temps sur mes gardes. Elle a pu retourner à l'école il y a quelques semaines et me dit "Dans mon cartable, j'ai toujours de l'argent, de la nourriture et de l'eau parce que le danger est partout. Au moment du port du masque, les enfants ont subi les injonctions paradoxales du type parler bayonné, respirer bayonné. Là aussi, les conséquences ont été immédiatement perceptibles à travers différents troubles touchants le langage, les apprentissages scolaires et la sphère émotionnelle par carence de stimulation.
1:44:30 Le trauma affecte le développement moteur, cognitif, affectif et émotionnel. Simon avait un an au moment du premier confinement en avril 2020. Il arrachait le masque des adultes. À 2 ans, il ne savait dire que deux mots. Des séances d'orthophonie lui ont permis de rattraper ce retard. Nicolas lui faisait son entrée au CP. On devait mettre le masque. C'est maman qui le faisait. Je le mettais comme les copains. C'était dur parce qu'on ne pouvait pas respirer et ça tenait chaud. La formation de l'intelligence au sens développemental passe par l'intégration et l'assimilation de nouvelles connaissances. L'acquisition du langage, du vocabulaire, de la grammaire permet la construction d'une représentation du monde et de se penser soi-même dans le monde. Ce temps d'aturation nécessaire a été supplanté par celui de la présence ou de l'absence d'un agent pathogène modifiant le rythme des enfants, altérant toutes les acquisitions par absence de continuité.
1:45:48 Ce penser dans le monde est devenue impossible pour les enfants, soumis à une temporalité fractionnée, arbitraire, avec des parents dissociés et un système scolaire qui se couvert d'une politique sanitaire est devenu un système autoritaire ne pouvant plus assurer sa fonction éducative garante de la transmission et du développement des savoirs. Lou est en grande section de maternelle au mois de juin 2020. Elle est retournée à l'école car ses parents sont soignants. Pour des raisons d'organisation, elle s'est retrouvée dans une autre classe avec d'autres élèves, une autre institutrice et un autre dortoir. Chaque enfant était seul à sa table, séparé des autres par un tapis sur lequel il devait évoluer avec interdiction de toucher ses camarades.
1:46:46 Elle pensait qu'on l'avait changé d'école et ne voulait plus y retourner. Loup a développé depuis des problèmes de peau et s'approche difficilement des enfants comme des adultes. Sabrina, elle a fait une phobie scolaire qui a duré un an. Le premier confinement a été agréable. Tout le monde était pareil, en communiquait sur les réseaux sociaux. Mais ensuite, j'ai eu la pression d'aller à l'école. C'était anxiogène. Tout le monde ne parlait que de ça. Tout se rattachait à ça. Il fallait avoir des masques. On ne parlait que de ça. Je ne supportais plus de voir tout ce monde. J'avais des crises d'angoisse. J'étais mieux à la maison. Les directives de toutes sortes ont conduit à la mise en œuvre de la maltraitance sur les enfants par la mise à mal systématique des éléments permettant leur structuration psychique.
1:47:42 Les premières les premiers modèles identificatoires sont les parents garantement protecteur permettant un développement harmonieux. Or, nous voici avec des enfants. Dans les premiers étayages, les parents sont fragilisés par défaut de contenance et de structuration. L'image de soi et du schéma corporel ont également subi les effets délétaires de ces carences langagère sensorielle et relationnell. Il en résulte aujourd'hui des troubles phobiques, anxieux et somatoforme chez les enfants. Nous avons ensuite assisté à l'entrée à l'école et dans la société dans son ensemble aux directives à propos du genre et de la sexualité des enfants. Je vous ai dit que le trauma affecte le corps qu'il intègre sans pouvoir le métaboliser.
1:48:39 Pour exemple, imaginez un bébé dans les bras de ses parents en état d'inquiétude. Son corps magasine des sensations, mais son cerveau ne peut le métaboliser car il est immature et en gardera l'empreinte corporelle traumatique. Tous les enfants ont baignés dans cette atmosphère mortifère durant plusieurs années. Si nous reprenons le développement de l'enfant, la question du biologique est fondamentale puisque le corps sexuel qui n'est pas la sexualité assigne le genre. Dignier le biologique, c'est dé castration au sens symbolique, c'est-à-dire refuser en même temps la limite et le cadre dans lequel l'enfant peut se développer et s'épanouir. Parler de changement de sexe et aller parfois jusqu'à le proposer alors que l'enfant en est au stade de la pensée magique, c'est-à-dire que tout est réalisable pour lui. et le confronter à un mensonge qui consisterait à lui faire croire que l'on peut changer le biologique en passant sous silence la mutilation que cela représente et le confronter à un traumatisme de l'ordre du sexuel.
1:49:55 Pourquoi? Parce que parler de sexualité à un enfant, c'est une projection de la sexualité adulte sur un enfant qui n'est pas mature psychiquement et physiologiquement. C'est cela qui fait les fractions traumatiques. La sexualité infantile n'existe pas au sens où l'on voudrait le faire croire qu'à l'organe car l'organe ne fait pas la fonction. Et ce faisant, on confronte un enfant qui en est au stade de la construction de son identité sexuelle à la sexualité d'un adulte. La question se pose de fait lorsqu'un enfant demande un changement de sexe. L'adulte, en acceptant ceci, nit la signation biologique de l'enfant, valide la possibilité de changer de sexe et légitime de surcroit les fantasmes d'auto-engendrement par autonomination.
1:50:51 Quel message est adressé à un enfant lorsqu'on entérine ce fantasme? On lui assigne une place hcastration qui le met dans la tout-puissance, c'est-à-dire devenir l'égal d'un dieu ou aller jusqu'à la folie puisque la réalité est niée. Valider ce fantasme, c'est également sortir l'enfant de sa lignée généalogique. Nul besoin d'ancêtre puisque l'enfant est à ce titre conçu et engendré par lui-même. De plus, le changement validé par la langue, tel le pronomel, est bien symptomatique de la confusion dans les dans laquelle les enfants sont plongés et maintenu alors même qu'ils sont en plein apprentissage du langage. La confusion est aggravée d'autant plus lorsque des adultes ayant eux une identité sexuelle établie se transvestissant raconte aux enfants combien c'est agréable.
1:51:53 C'est une effraction de plus opérée sur les enfants. La clinique nous enseigne qu'un développement harmonieux nécessite de se construire dans l'altérité, de s'inscrire dans une lignée et d'en accepter et partager les règles. Ceci permet de se structurer dans un dialogue permanent, parfois conflictuel, où l'adulte rassure et contient. C'est à cette condition que l'enfant peut se projeter dans l'avenir parmi les siens et dans la société. Nous avons fait le constat suivant. Tout au long de la crise sanitaire, les directives gouvernementales ont provoqué la séparation des familles physiquement et psychiquement, empêchant ainsi ce rapport à l'altérité, l'autre devenant potentiellement une nasce mortelle.
1:52:48 Aujourd'hui encore, les traces traumatiques persistent dans de nombreuses familles qui n'ont pu retrouver leur équilibre. Si l'on remémore le sort aux personnes âgées, retenons que ce maillon relationnel important lui aussi a été exclu puisque désormais les générations ne pouvaient plus cohabiter au risque de potentiellement mourir. Lors de l'anniversaire de Simon, parce qu'il a soufflé les deux bouchies de son gâteau sans masque, le grand-père masqué n'a pas voulu manger de gâteau. Voyons qu'au même titre que le masque, la question du genre soulève elle aussi la problématique transgénérationnelle puisqu'elle désarrime les enfants de leur généalogie. Nous pouvons remarquer le même processus à l'œuvre que ce soit dans la crise sanitaire ou la problématique du genre.
1:53:43 Les enfants sont projetés dans une dimension où le temps n'existe pas puisqu'il n'y a plus de passé. Le présent est suspendu et l'avenir totalement absent. C'est la conséquence première du trauma et nous voyons comment les enfants sont maintenus dans cette problématique depuis maintenant plusieurs années. Nous sommes face à une situation sociétale où potentiellement les enfants n'auraient pas d'identité physique, pas d'identité psychique et pas d'inscription dans une ascendance ni dans une descendance. Nous voyons comment chaque enfant et chaque parent a été maltraité durant tout ce temps et nous raconte tous les effets traumatiques des confinements des directives sanitaires et scolaires diverses sur leur psychisme et leur corps. Chacun en a gardé l'empreinte psychique, émotionnelle et physique jusqu'à aujourd'hui. et l'on voit bien la nécessité de réparer ces traumatismes.
1:54:48 Des alternatives existent. Il s'agit de proposer de nouvelles identifications aux enfants. La boussole qui nous oriente est celle de la clinique de la prise en charge du traumatisme, c'est-à-dire qui consiste à en soigner les séqueles. Elle nous enseigne qu'à partir de la réassurance, de la confiance dans la relation, une restauration psychique, émotionnelle et corporelle est possible. Cette possibilité permet à la personne traumatisée de retrouver ses potentialités et sa dynamique existentiel. C'est dans une écoute attentive, bienveillante et rassurante que pourront émerger et se déployer les ressources des enfants. Rappelons une règle fondamentale. Un enfant est un enfant, un adulte est un adulte.
1:55:44 Respecter les enfants, c'est leur permettre de s'inscrire dans le champ des possibles d'un enfant et non pas en l'afflant des fantasmes d'adultes. C'est en veillant à maintenir un environnement affectif, sécurisant et stable que la sortie du trauma est possible. Léa nous dit ceci: "Je veux qu'on me respecte. Je veux que les adultes me respectent." Ils disent des choses mais ne le font pas ceux-même. Elle a ainsi trouvé un intérêt particulier pour la Corée, sa nourriture, sa culture musicale. Ce sont des gens respectueux, dit-elle. Rassurer les enfants, les respecter, c'est leur proposer des repères et des modèles identificatoires propres à leur stade développemental avec une temporalité et une rythmicité propre. Ceci afin de ne pas les projeter dans des problématiques qui ne sont pas les leur risque, nous le savons clairement aujourd'hui, de les traumatiser.
1:56:48 Les enfants nous interrogent sur nos valeurs. Il est important d'y répondre car c'est dans ce dialogue retrouvé que s'instaure et se développe la relation rassurante et structurante qui permettra à l'enfant de s'inscrire dans les principes philosophiques fondamentaux de ce qui fondent notre condition humaine. Ce dialogue va être absolument crucial lorsque des mémoires traumatiques surgiront. L'adulte devra alors rassurer, protéger, accueillir et mettre du sens dans ce que l'enfant exprimera sur ce qui lui est arrivé et ce qu'il ressent. Le dialogue intérieur se fait parfois avec Dieu lorsque les enfants aspirent à trouver des réponses ou en tout cas à poser leurs questions. Ils en appellent à la transcendance, à la spiritualité, parfois à d'autres cultures afin de trouver des réponses à leurs questions existentielles.
1:57:50 Sabrina explique je me suis intéressée à la spiritualité. J'ai lu la Bible, le Coran. Je parlais à Dieu tous les jours. J'ai aussi découvert des styles de musique, des groupes qui avaient le même âge que moi. C'est tout ça qui m'a aidé à retourner à l'école. Notre responsabilité d'adulte et de parents est bien convoquée dans toutes ces dimensions. Il s'agit, que ce soit dans les familles, à l'école ou dans la société plus largement, de réintroduire les références dont les enfants ont besoin pour s'inscrire dans ce qui fera le lien social. Léa et Sabrina nous le disent, elles veulent être comme les autres. Il s'agit également de réhabiliter la langue comme premier outil relationnel, de lui redonner sa richesse. Celle-ci a été incroyablement mise à mal, l'amenant même à produire de la confusion.
1:58:50 Il est plus qu'urgent de réintroduire des références intellectuelles, littéraires, artistiques, culturelles et spirituel sur lesquels l'enfant pourra s'appuyer pour se construire à lui-même, aux autres et ainsi constituer sa propre vision du monde. à l'air du métaverse qui voudrait nous propulser dans une dimension où le corps, le temps, le langage serait anéanti. Ces enfants nous rappellent notre incarnation, notre condition humaine dans sa richesse, sa complexité et sa finitude. Protéger les enfants nécessite également pour les parents d'assumer leur autorité au risque de perdre un pseudo confort qui les exonèrent de toute responsabilité. Être parent, c'est accepter la dimension de sacrifice et de pertinérante à la fonction parentale.
1:59:48 Tes parents ont pris des décisions pour leur enfants. Ils se sont fait confiance. Ils ont écouté leur éthique parentale. Même pris dans le conflit toyauté entre la désobéissance à l'institution, à leurs propres parents et leurs enfants, ils se sont positionnés au bénéfice de leur enfant afin de leur pratiquer amour et protection. Maude dira ainsi: "Mes parents et beaux-parents ne veulent plus voir mes enfants depuis le masque. Les relations avec eux sont devenues difficiles ou agressives. Nous avons décidé de partir à l'étranger. Je ne veux pas que mes enfants souffrent. La décision est difficile à prendre et mes patients passent mais mes enfants passent avant tout." Cette situation concerne la société dans son ensemble. Nous ne pouvons en effet nous dégager de notre responsabilité à l'égard des générations futures. Nous devons soutenir, quoi qu'il en soit et quoi qu'il en coûte, la cause des enfants en leur donnant amour, protection, bienveillance, éducation et respect.
2:00:58 Merci. [applaudissements] Merci pour votre écoute. Nous allons vous proposer 15 minutes d'échange avec les deux intervenants présents et il y a un Cécile. Alors, y a-t-il des questions suite aux interventions des deux participants en présentiel? Donc, n'hésitez pas, ils sont là pour y répondre. Oui. Oui. Bonjour monsieur. Je crois que c'est Yann votre prénom. Qu'est-ce qui vous a donné l'idée de faire ce parallèle entre je dirais l'ingénierie sociale type Guatanobé et les expériences pendant la période Covid?
2:02:03 alors, j'ai comment dire? Pour moi, il était évident que les protocoles disanitaires n'étaient pas très positifs pour le développement mental des enfants. Aussi, j'ai commencé par faire un bestof de tous les symptômes que des professionnels avaient repéré sur le terrain. Donc ça allait de perte du langage, psychose, névrose, psychose parque. Enfin, il y en avait une quantité incroyable. Et pour moi, c'est c'était impossible. la le les parents l'équipe la plus maltraitante du monde n'y arriverait pas. Et moi ce qui m'a le plus choqué, c'est l'apparition de ce qu'on appelle des traumatismes de guerre. Comment est-ce qu'un enfant en France a 8 ans à l'école primaire peut revenir avec des traumatismes de guerre? Pour moi, c'était impossible. Donc j'ai cherché, j'ai cherché et j'ai trouvé ça.
2:02:58 Merci. Quelqu'un d'autre? Une autre question? Ah, c'est tout là-haut. Ah oui, alors pour information, normalement on passe pas les barrières. Donc, on vous l'a pas dit tout à l'heure, c'est pas grave. Mais pour les conférences à venir, merci de rester dans la partie inférieure de la salle. Bonjour messieurs dames, merci de votre intervention. Jean-Permain, je viens de Ran. Oui, simplement, on a quand même en face de nous un rouleau compresseur terrible. On a 80 % des gens qui dorment, qui sont lobotomisés. Je sais pas comment on va y arriver. La plupart des gens qui sont ici, je pense ne dorment pas eux. C'est raison pour ça pour laquelle ils sont là. Mais en tout cas, c'est très puissance qu'on a en face de nous, que ce soit au niveau médical, institutionnel, politique évidemment.
2:04:02 On aurait pu parler de la franc-maçonnerie qui a infiltré tous les toutes les administrations, la justice en particulier, on en a parlé tout à l'heure. Donc ça va être très difficile. Le combat est très difficile. Évidemment, il faut pas savoer vaincu. Il faut combattre, c'est clair. Mais il faut être aussi conscient de ce que nous avons face à nous. Et ce qu'on a face à nous, c'est très puissant. Voilà ce que je voulais dire comme réflexion personnelle. Merci. Oui. Non, c'est pas Oui, j'avais une question en votre qualité de psychologue. Est-ce qu'il est possible que vous nous expliquiez comment mentalement il y a des gens comme ceux qui sont j'imagine dans la salle qui ont tout de suite compris quel était le scénario qui se mettait en place et ceux qui sont tombés on va dire dans le piège qui était tendu. Qu'est-ce qui fait que psychologiquement il y a des gens qui arrivent à avoir ce décodeur un peu naturel et d'autres qui l'ont pas? pour que ça nous aide aussi à comprendre dans notre environnement proche.
2:05:18 Moi par exemple, ça m'a paru naturel, mais je pense qu'il y avait une histoire derrière, j'imagine. et comment d'autres personnes, on narrive pas trop à être sur la même longueur d'onde parce qu'on se dit comment ils sont câblés, on va dire ça un peu vulgairement pour arriver à ne pas comprendre ce qui nous semble naturel. Voilà, c'était psychologiquement comment vous l'expliquez? Alors, merci pour votre excellente question et en même temps, c'est une question qui est très difficile. c'est il y a beaucoup de à mon à mon sens, il y a beaucoup de facteurs qui influencent notre psychisme à vous, à moi et à tous les toutes les personnes dans cette salle. un des facteurs, ça va être à mon à mon avis la normalisation, c'est-à-dire que les normes que nous avons ingéré pendant notre enfance et pour notre vie d'adulte. Par exemple, je suis prêt à parier que dans cette salle, la plupart des personnes ont deux chaussettes de la même couleur.
2:06:14 On n a pas pensé ce matin en s'habillant, mais c'est le cas d'une part. donc ça c'est les normes et d'autre part les processus de défense psychique, les mécanismes de défense conscient et inconscient ne sont pas tous les mêmes pour tout le monde. Voilà, je mais je n'ai pas énormément d'éléments là-dessus. Ce que je peux dire, c'est que l'ingénierie sociale, la normalisation, le lavage de cerveau, c'est une entreprise qui existe depuis au moins les années 50. Donc on est très performant là-dessus et on arrive à renormaliser à modifier les comportements des gens de façon assez concrète. Mais je n'ai pas énormément d'éléments madame. Je suis désolée. D'accord. Je vais me poser la question sur dans j'ai un petit élément par contre. Allez-y. [rires] Excusez-moi mais Oui je pense que dans l'histoire des de nous tous de tout le monde il y a eu un moment où on a remis en question quelque chose.
2:07:15 Voilà. Et je pense que c'est intéressant de savoir que s'est-il passé à ce moment-là. Oui. Donc quand nous tous ici à un moment dans notre vie, on a remis des choses en cause, en doute, je sais pas moi, l'autorité parentale, l'autorité scolaire, ça été accueilli comment à ce moment-là? Et ça pu être soit très violent, soit très ouvert. Et mais dans les deux cas, ça créé quelque chose. Et je pense qu'il y a peut-être toute une série de personnes, la grande majorité, soit n'ont jamais eu de réaction face à l'autorité, même un peu injuste ou peu importe. Soit quand c'est arrivé simplement leur a expliqué que c'était pas à eux de remettre ça en question. et ils ont assimilé ça. C'est une piste, une bonne piste. Ce que j'allais dire aussi, c'est que vous connaissez, je pense tous l'expérience de 1000 g. Oui. Avec l'électricité là, j'ai entendu dire alors je ne sais pas jusqu'où c'est vrai, mais que son plus je veux dire rendu dingue en fait, c'est de ne pas comprendre ce qui s'était passé dans la tête de ceux qui ont dit non. Hm.
2:08:23 Et c'est vrai que c'est une question qu'on se pose tous. Pourquoi nous on a pu dire non? Je pense quand même qu'il y a une piste dans ce que j'ai dit juste avant. Il doit y avoir une piste là. Oui, je rejoins ce que vous dites dans le sens où mon expérience personnelle. J'avais des parents un peu âgés mais mon grand-père a fait la guerre de 14. Mes parents étaient jeunes au moment de la deuxième guerre mondiale. Ils ont beaucoup été frappés par la résistance. Et nous, moi j'habitais en Normandie donc le débarquement tout ça machin. J'ai été beaucoup bercé dans cette idée que il y a des règles qui peuvent être injustes et que dans ce cas-là, il faut pas s'y soumettre et que c'était le fondement de la résistance et que ayant été baignés là-dedans, je pense qu'on est aussi encore une génération qui avont entendu cette histoire par des gens qui l'avaient vécu et qui ont nous ont permis sans doute de ne pas être aperé par cette idée de s'affronter avec la règle dite imposée par les autorités. Il y a une autre dimension aussi, peut-être vous en avez un peu parlé, mais c'est la question des valeurs.
2:09:22 Nous avons tous des valeurs qui nous poussent à agir dans telle ou telle situation. Et elles sont toutes belles ces valeurs. En fait, nos actions, elles sont toutes fondées sur quelque chose de beau quoi, sur des valeurs. Et si la valeur de la majorité des gens par exemple, c'est je sais pas moi, mais vous avez parlé de soumission tout à l'heure ou ça crée un comportement, si c'est l'entraide, la protection des aînés, tout ça c'est sont des belles valeurs. D'ailleurs en Corse là où on aurait pu croire que beaucoup de gens aur auraient dit non à tout ça, c'est une un des endroit de France enfin hors continent qui a été le plus touché par l'obéissance à toutes les injonctions et aux injections aussi parce que le la valeur c'était le lien familial les personnes âgées et ils ont voulu protéger leur leurs parents, leurs grands-parents. Voyez? Donc il y a aussi la question des valeurs qui entre en jeu et qui est énorme. Et c'est d'ailleurs pour ça qu'il y a autant de réactions vives quand on veut aller parler de ça avec des gens qui n'ont rien vu, c'est parce qu'on va toucher à ces valeurs.
2:10:30 Merci. Une dernière question là là. Ah là s'il vous plaît je vais répondre à votre place si ça vous enfin c'est mon opinion en plus de nous. Ouais. posz plutôt une question quand même. Bah, je vais dire que pensez-vous de ce que je pense? j'ai pu observer, je voyage beaucoup, il y a d'une parts je vais souvent en creuse et il y a énormément de gens non vaccinés dans la creuse. et puis des qualités qui sont plus féminines que masculines, c'est la curiosité et le fait d'être protecteur et intuitif. Je sais que dans la région où je vis le plus souvent, 80 % des gens non vaccinés é femmes. Elles ont compris sont peut-être plus intelligentes, elles ont compris plus vite que les hommes. Ce qui d'accord et puis quand on regarde les vrais criminels il s'appelle Macron, Veran en France, il s'appelle Bill Gates, Faicii aux US sont que des sont que des hommes. Il y a Oui. Ah, j'allais dire que c'était que des mecs. Donc voilà. J'ai Qu'est-ce que vous en pensez?
2:11:48 Même Brigitte, [rires] merci pour la question. moi tout de suite, je pense à Agnè Busin. Voilà. Et Ursula bien sûr. une dernière question. Ah je te laisse répondre. Vas-y. Non non, il y a une question là-bas. Il y a une question aussi ici. Ah oui, merci. Bonjour. Je voulais juste savoir si vous aviez une idée du taux de suicide enregistré depuis 2020 par rapport aux années antérieures chez les moins de chez les enfants et adolescents, pardon. Alors je vous prie de m'excuser parce que je n'ai pas amené je connais pas ces chiffres par cœur année par année. Ce que je peux vous dire c'est que j'ai essayé d'éplucher donc le c'est le rapport sur le suicide qui a qui est écrit chaque année qui est édité chaque année en France par S c'est pas SOS suicide je crois SOS amitié je j'ai pu voir qu'il était en augmentation. Toutefois ces rapports à mon sens sont biaisés.
2:13:08 vous si vous consultez ce rapport pour 2020, vous rendez compte qu'il y a que deux agriculteurs qui sont suicidés cette année-là au lieu de deux par jour d'habitude. Donc les vrais chiffres, j'ai eu du mal à les avoir, je ne les ai pas. J'ai eu des échos de l'IHU de Toulouse, il me semble, section pédiatrie où le taux de suicide a été augmenté de il me semble à peu près 400 %. j'ai pu voir les chiffres sur le ce qu'on appelle les automations et c'est pareil, je crois queon a une augmentation de l'ordre de quasiment 100 %. mais je suis navré, je n'ai pas les docusements sur moi, je vais être je suis imprécis. Question. Merci. Une dernière pardon. Rajouter quelque chose? Oui, je voulais dire il y a les chiffres mais il y a l'âge aussi des enfants qui sont passés à l'acte aussi qui est qui a fort baissé. de jamais vu pour certains. C'est vraiment très bon.
2:14:04 Bonjour, bonjour madame, bonjour monsieur. Merci pour vos interventions. Ça fait du bien à tous ceux qui sont dans la salle. une question quel système de défense vous avez pu mettre autour de vous? Est-ce que vos collègues respectifs rentrent dans la même démarche que la vôtre? Est-ce que vous sentez une prise de conscience ou au contraire, on est encore dans l'endormissement, dans la paralysie? Est-ce qu'on peut espérer que les professionnels dans tous les niveaux, que ce soit la psychologie, que ce soit les enseignants, prennent enfin conscience et que ils ont dans leurs mains notre avenir, c'est-à-dire nos enfants. Est-ce que vous sentez une prise de responsabilité ou pas? Non, mais moi non plus, j'ai pas grand chose à dire là-dessus, mais votre question est excellente. Ce que là, ce que j'ai envie de répondre, c'est on a encore du travail à faire nous, nous tous. parce que en effet c'est mais c'est une question essentielle parce que c'est vrai que l'avenir est là et vous avez raison.
2:15:11 Mais c'est très compliqué de réveiller ceux qui dorment toujours. J'ai un ami qui dit déjà depuis longtemps, ils sont perdus. Ils sont perdus. Alors, je sais pas si c'est vrai, mais il y a du réveil un peu, mais c'est en fait je peut-être que tous ces monstres là qui orchestre tout ça, peut-être qu'ils vont se perdre avec la diversité des attaques parce que l'air de rien, la diversité des attaques, ça permet aussi une diversité des groupes qui réagissent. Et c'est pour ça que j'ai voulu faire en septembre la rassemblante. L'université d'été rassemblante parce que je pense et je pensais et je continue à penser que c'est ça qui peut nous sauver en fait, c'est de rassembler les différents groupes qui réagissent aujourd'hui pour que ça étende encore parce que il y a beaucoup de gens qui ont compris une chose, pas l'autre et cetera et c'est en rassemblant les gens qu'on peut-être avoir une force.
2:16:07 Merci beaucoup. Je pense que pour la session des questions c'est terminé pour le temps qui était imparti à ça. Donc suite de l'organisation. Merci beaucoup à vous deux. Applaudissez. Et bien nous vous souhaitons bon appétit et nous vous donnons rendez-vous tout à l'heure pour alors pour une reprise à 13h15. Voilà. Bon appétit à tous. pas être méchant ils sont gentils ça je peux pas être méchant je suis méchant avec les méchants. Merci Marc. Bonjour tout à fait. Ouais, tout à fait.
2:17:03 faut poser. Voilà.
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