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Delphine Volange raconte le procès des "Mao-Mao" contre Brigitte Macron, vu depuis les couloirs du palais de justice
Delphine Volange, qui se présente comme appartenant à "la société du beau sexe", livre un texte littéraire et poétique sur le procès intenté par Brigitte Macron contre des internautes accusés de diffusion de fausses informations. Elle y mêle récit d'audience, dénonciation du pouvoir en place et méditation mystique sur son époque.
Ce dont il est question
Résumé établi depuis l'enregistrementDelphine Volange raconte sa présence, le 27 octobre, au palais de justice de Paris, pour suivre en retransmission le procès intenté par Brigitte Macron contre plusieurs personnes accusées d'avoir tenu des propos insultants ou diffusé des rumeurs à son sujet sur internet. Elle décrit l'ambiance du public, mélange d'ironie et d'inquiétude, et l'apparition des accusés qu'elle juge "dignes mais fragiles". Selon elle, le public n'a pas été autorisé à entrer directement dans la salle d'audience et a dû se contenter des couloirs.
Elle relate le déroulement des audiences, où les prévenus ont été appelés par ordre alphabétique, les personnes les moins connues passant avant les figures les plus médiatisées de l'affaire. Elle y voit un signe, une mise en scène presque orchestrée. Elle décrit les réquisitions des substituts du procureur comme une forme d'acharnement contre des "pauvres pêcheurs", et affirme ressentir une colère physique face à ce qu'elle perçoit comme une injustice.
Le texte s'élargit ensuite à une critique globale du pouvoir qu'elle nomme "l'Empire", "le tyranu" ou "le royaume inférieur". Elle associe le procès à d'autres causes qu'elle évoque comme relevant du même système : la situation des infirmières non vaccinées, les gilets jaunes (qu'elle appelle "gilets dorés") mutilés selon elle sans justice obtenue, les conséquences des vaccins contre le Covid, les défaillances de l'aide sociale à l'enfance, les militants pacifistes sanctionnés pour avoir soutenu les enfants de Gaza. Elle mentionne également un avocat, qu'elle nomme "Reiner", emprisonné selon elle pour avoir dénoncé ces mêmes mécanismes.
Elle évoque enfin son propre rapport à ce qu'elle vit, entre doute personnel (avoir été mise en garde par son père contre ses prises de position sur internet) et conviction mystique d'appartenir à un "peuple de rêveurs et de poètes" capable de transformer, selon ses mots, "la boue en or". Le texte se termine sur une tonalité prophétique, annonçant une "aube" malgré la "nuit" qui pèserait selon elle sur le pays.
Points abordés
- Delphine Volange a assisté à la retransmission du procès intenté par Brigitte Macron le 27 octobre au palais de justice de Paris.
- Elle décrit un public empêché d'entrer dans la salle d'audience et cantonné aux couloirs.
- Elle estime que l'ordre alphabétique de passage des accusés relève d'une mise en scène orchestrée.
- Elle qualifie les réquisitions du parquet d'acharnement disproportionné contre des accusés qu'elle présente comme des gens ordinaires.
- Elle relie ce procès à d'autres causes : infirmières non vaccinées, gilets jaunes, effets des vaccins, défaillances de l'aide sociale à l'enfance, militants pro-palestiniens sanctionnés.
- Elle évoque un avocat nommé Reiner, emprisonné selon elle pour avoir dénoncé ces mécanismes.
- Elle critique ce qu'elle appelle les projets de régulation d'internet portés par le pouvoir, qu'elle assimile à un "ministère de la vérité".
- Elle se définit, avec d'autres, comme appartenant à un peuple de "rêveurs et de poètes" capable de transformer les épreuves en sens.
Ce résumé est établi à partir de la transcription intégrale de l'entretien, puis relu par la rédaction avant publication. Il ne remplace pas l'écoute : les nuances, les hésitations et les réserves de l'invité sont dans l'enregistrement.
« Les instigateurs de cet épisode étaient bien les mêmes. Les violeurs récidivistes de Justicia, la déesse aux yeux bandés. »
« Cette blonde épouse, soit-disant persécutée, qui traînait en justice des gens sans histoire, avait pour ainsi dire élevé un garçonnet plus jeune que son propre fils dont elle avait fait son mari. »
« Mais c'est mal nous connaître, parce que nous sommes un peuple de rêveurs et de poètes. »
« Bien que la nuit fasse peser sur nous son lourd manteau, l'aube viendra. »
Sujets
Transcription intégrale
2 582 mots
Établie à partir des sous-titres de la vidéo, sans relecture. Les hésitations et les répétitions de la machine ont été retirées, rien d'autre. Cliquez un horaire pour entendre le passage.
0:01 Je suis Delphine Volange et j'appartiens à la société du beau sexe. Le 27 octobre dernier au palais de justice de Paris, après une longue attente, nous fûmes quelques-uns à visionner dans une salle annexe la retransmission du procès intenté par la blonde moitié du petit empereur à quelques malfaiteurs, prises en flagrant délit d'insolence sur la toile mondiale, la grande chambre des murmurs, le flux échevelé des rumeurs et des songes. Plus tôt dans la journée, avant l'ouverture des audiences, régnait dans la foule minuscule du public où j'étais, une espèce de gaieté inquiète, un track incrédule et mêlé d'ironie face à l'officialité des lieux et à l'essin grouillant des journaleux venus jeter l'eau probre sur toute cette fripouille. Quand apparurent les policemines, l'esprit revêche et joyeux des manifestations de ces cinq dernières années souffla discrètement parmi nous.
0:56 Puis s'en vin les accusés et l'irréalité drôatique céda soudain le pas à la vulnérabilité anxieuse des êtres que nous étions venus soutenir dans cette galère et dont l'apparition digne mais fragile jurait presque avec les simulacres de cette mise en scène. Nous autres ne fumentes donc pas autorisés d'abord à entrer dans la salle d'audience mais les couloirs du palais bruissèrent de nos contestations bavardes et de l'espèce de fébrilité que nous éprouvions à nous trouver là. dans les coulisses exactement de cette intrigue. D'un air entendu, nous chuchotions entre nous que cet épisode judiciaire synthétiserait un jour dans l'histoire de notre pays les détractements du règne de l'indessence sous lequel nous vivons. Et c'est cette prophétie qui nous un lieu de réconfort. En attendant, j'observais notre effervescence et les visages de tous qu'il me semblait reconnaître intimement. Et je perçus un instant que cette séquence de l'espace-temps rejoignait bien des épisodes semblables dans l'histoire de la justice des hommes et que nos âmes nous assigné ici un rôle familier dans l'éternel combat entre l'Empire et nous.
2:08 Les audiences commençaient. Le procureur ayant opté pour un passage des prévenus à la barre par ordre alphabétique, il s'avéra que tous les accusés sans notoriété, ces anonymes des réseaux, ces pauvres bougres du grand desdal des ondes et des échos perdues passèrent un à un sur le grill à la file avant les trois figures les plus fameuses de ce procès, comme si une main artificieuse avait choisi tous leurs noms à dessins. Et ce détail me fit entrevoir dans un frisson les manigances de la pire étrangeté dans l'ombre déjà épaisse de cette affaire. Parmi les millions de personnes subjuguées à travers le monde par l'intense parfum de mystère qui colle à la peau de la blonde épouse du tyranu parmi cette foule jobde ou railleuse ceux qui se tenaient là devant nous ces hommes simples et ahuris menacés d'infamie au peloton d'exécution avait rafelé la mise à la loterie de l'infortune qui les avait désigné eux parmi des myiades dans le labyrinthe planétaire et il devaient séance tenant se justifier d'un soi-disant forfait dont nous le public étions peu ou prou tous coupables ne serait-ce qu'en pensé et je vis bientôt les dames magistrates traduire ces pauvres pêcheurs au tribunal de la pénitence et s'acharner sur le défaut de scrupule morale qui caractérisait leur méfet à l'encontre de la blonde épouse la créature sensitive et meurtrie délicate et désarmée celle-el la même qui les avait conduits Manu military en garde à vue. et jetés à la vindicte du peuple de France pour ce qu'il convient d'appeler d'évidence un crime de l'aise majesté envers la patronne.
3:51 Il est vrai que depuis des années, j'ai croisé bien des gens pour me dire combien allait tout de bon charmante et sans doute ce n'est pas du tout drôle quand on est aussi délicieuse et la d'être ainsi confondu par le peuple insensé avec un marlou. Mais hélas, quand bien même la suspicion générale ne rendrait peut-être pas justice à sa nature, Laura Méphistophélique de son odieux petit époux a déjà trahi aux yeux du monde ce qu'elle ne peut tenir caché plus longtemps au sujet de sa blonde personne, soit le fond brumeux de son âme. Alors que ces dames, les substitut du procureur continuaient à gourmander les grands garçons toutes à la barre, je reconnaissais peu à peu, dans le bien fondé spécieux des accusations, l'esprit de perfidie du pouvoir en place, son infantilisation outrageante et l'injuste cruauté qui me soulevait peu à peu les entrailles. comme le plus docile des prévenus, demandait presque son pardon à la cour pour se sortir de ce cauchemar. On m'entendit gromeler mon indignation sur le banc du fond, mais mes mines exaspérées face à ce supplice ne rendaient pas bien compte de ce qui brûlait dans mes profondeurs et me faisait douleur avec l'ancinence, car une lymphe amère s'épenchait sous ma poitrine et m'asserrait comme dans une vieille plaie.
5:10 Je m'en suis voulu un instant d'être venu une fois encore boire au malheur du monde, de remuer le couteau sous mon sein, d'en souffrir toujours au même endroit, d'offrir mon cœur en pâure au vautour. J'avais tenu pourtant à me rendre ici auprès des vraies victimes de cette affaire, à murmurer sur leur passage les mots de ma sollicitude. Mais après des heures en ce palais, à m'étourdir un peu dans l'agitation de cet événement absurde, à jouer la figurante amusée à l'arrière-scène de ce feuilleton, à me réjouir d'en être pour de bonnes mais aussi d'égoïstes raisons, j'avais manqué peut-être à la vigilance et agi à mon insue d'intelligence avec l'ennemi en assistant au spectacle. Ma nausée me rappelait à l'ordre du réel. Les instigateurs de cet épisode étaient bien les mêmes. Les violeurs récidivistes de Justicia, la déesse aux yeux bandés qui a vu leurs ombres pourtant et saura les poursuivre. Les mêmes ennemis de la rectitude et de la bonté qui avaient en guise de droit ou de loi générale empêchaient les infirmières réfractaires à la chimie des enfers de survivre décemment de notre société, de soigner selon leur vocation.
6:24 les mêmes qui avaient favorisé le martyre infecte des révoltés au gilets dorés et de ceux qui furent mutilés au hasard des rues et n'obtiennent pas justice. Les mêmes qui continuent d'inoculer à tout va malgré les séquelles fatales et tragiques attestés de toutes parts. Les mêmes qui favorisent par défaut les exactions de l'aide sociale au petitdhomme puisque ce système persiste régulièrement dans l'intolérable et bafou l'innocence de ses ouailles malgré toutes les alertes les plus poignantes. même qui voudrai nous emmener à la guerre et cause sans cesse mille torss objects dont l'inventaire est si parfaitement disponible sur les réseaux de la toile. Cette constellation des noirs secrets révélés que le tyranoabois en est obsédé et rêva présent et honément d'abolir en pays de France au nom de la liberté, la liberté même. Et l'avocat Reiner le sait, lui qui fut jeté dans l'ombre du cachot pour avoir défié l'organisation du mal au nom de nous tous et des innombrables qui ont pris le poison et son long calvaire enfoui à l'arrière des jours dénonce l'imposture de notre soi-disant et précaire liberté et plane sur notre insouciance en ces heures d'automne où la lumière si douce parfois embellit la cité pour un instant oublieux distrait des choses inhumaines qui saturent notre espace-temps.
7:44 Car nous vivons aussi sous une autorité la même qui punit avec une sauvagerie hors la loi des militants pacifistes venus s'indigner du sort insoutenable des enfants d'Orient dont le spectacle dévore chaque jour notre dignité de vivre. On dit beaucoup que la plétor extrême des turpitudes et des aberrations qui menacent nos âmes de surdose et nous fait mal au ner est un tour de plus du malin et que pour conjurer tant de maléfice, il nous faut détourner les yeux de ses laideurs et ne plus penser qu'à s'émerveiller afin que la belle beauté se révèle dans le champ fluide du réel selon les lois supranaturelles de la création. ne plus considérer ni la furie ni le vacarme et s'en allait semer dans son jardin des fruits de paradis pour le monde nouveau. Je crois en ce prodige. Mais le bon Dieu a voulu que j'habite en plein Paris à l'applom d'un passage ancien arpenté par Balzac et Vido et je me trouve ici depuis toujours dans les entrelas inévitables de l'humaine comédie, ce grand théâtre à la dérive où toutes les histoires s'emmêlent et s'entrelacent.
8:52 Et je me souvenais, petite fille, avoir consenti avant que de naître à toutes les circonstances de mon destin. Si bien que tout ce qui nous arrive de plus insolite depuis 5 ans me semble surgir des profondeurs du temps et de ma vie même, par laquelle sont passés bien des protagonistes du pouvoir impérial. Paris est si petit et tout ce qui advient à présent de plus improbable dans cette fable provisoire et de plus redoutable ne fait que dévoiler après coup au revers de toute la beauté l'épineuse forêt de brume et de faux semblants où nous tous avons avancé depuis toujours à notre insu avec candur parmi l'opacité et les démons cachés et les recoins obscurs aussi de nos propres cœurs. la forêt dangereuse qui nous environne et dont nous avons déjà triomphé. J'en atteste puisque nous voilà aujourd'hui droits et clairs face aux adversités et nos âmes savent bien maintenant leur valeur comme nos cœurs sont fiers, compatissants et plein d'honneur.
9:57 Depuis quelques jours au royaume inférieur, les choses prennent un diable de tour et l'ombre de ce procès'abat sur notre pays avec une violence serpentine qui embobine le plus grand nombre et dont les tentacules sournoises s'engouffrent désormais partout pour nous circonvenir, nous inquiéter et nous dissuader d'oser dire ce que nous pensons. Ceux qui nous moquent ou nous tiennent encore pour les fous d'une secte éprise de fantasme en sont à se réjouir qu'on abolisse ou presque sur la toile le flux des informations honnêtes et des réseaux émancipés mises au rebut par le tyrano dans ses prédications fièvreuses. D'ailleurs, l'auteur adoré de mes jours m'exhorta hier à cesser mes braves sur les internet car j'allais résolument déplaire à la cohorte des gens sensés dont il est honorable de se faire aimer. Mais mon père chéri ignore aussi, comme tant d'autres qu'on assassine, qu'on suicide, qu'on accule et qu'on voudrait nous humilier pour servir les sombres dessins que lui ne saurait enfin reconnaître sans catastropher les fondations mêmes de son bel esprit.
11:07 Ainsi, cette blonde épouse, soit-disant persécutée, qui traînait en justice des gens sans histoire, avait pour ainsi dire élevé un garçonnet plus jeune que son propre fils dont elle avait fait son mari et qui, sous sa gouverne toute féminine, nous tourmente, nous harcèle et nous vampir depuis des lustres par l'effet d'un scandale obsène. Ce duo de charme, amateur de mauvais goût, ce couple de suorneur éleva en gloire sa propre intimité. et l'exalta en couverture de toutes les gazettes du pays dans une affectation constante de sensibilité et tout un théâtre de phars et de trucs de boniments et d'impudicité. Par extraordinaire, cette romance française dégouline à travers le lit du flux mondial qui démultiplie sur les ondes son écho burlesque et vénéneux comme un emblème diforme de l'Empire du mensonge. Et la chambre des murmures à travers la planète fait partout éclater ce tonner incongru, propre à ébranler peut-être les murs de la matrice.
12:15 Pendant ce temps ici, le vieux garçonnet en appelle dans une provocation cynique et calculée à la résistance contre les menteur de la toile dans l'espoir de traquer judiciairement les innocents qui le percent à jour et les contradicteurs de ce régime. Et ce faisant, ce personnage qui connaît ses classiques s'amuse vicieusement de l'effroi qui l'inspire, tant son futur ministère de la vérité semble entériner les pires et fameuses prophéties dystopiques lues dans les romans et qui sont la antise des complotiteurs. se fout et perdument à la fin du ronrond permanent des basses manœuvres en cours et j'ai dû forcer ma plume à l'instant pour faire état de ces choses que mon instinct supérieur m'intime souvent d'ignorer souverainement et que je n'ai pu convoquer ici sans une répugnance soudaine. Tant nous sentons parfois que notre attention à ces bouffonnades est à la longue indigne de nous.
13:16 Seulement voilà qu'on tue les plus braves d'entre nous sur la ligne de front. Vraiment, on nous tue ostensiblement dans la forêt dangereuse. Et c'est vilni perpétré par un pouvoir qui n'a pas maudit la dévastation des enfants en terre promise et par ceux même qui nous préparent à la guerre. Toute cette pestilence inédite de la dépravation mondiale agit comme ces filtres noirs versés dans la coupe des initiés qui éprouvent les âmes aguéries et les obligent à traverser une bonne fois tous les mirages de leur peur. D'ailleurs, on entend distinctement des anges mauvais s'amuser de nos stupeurs et guetter dans nos âmes la lassitude, le désarroi et l'impuissance qui font le jeu du malin. Mais c'est mal nous connaître parce que nous sommes un peuple de rêveurs et de poètes. Nous savons que nous rêvons ce délire tragique et baroque, cette sombre frénésie au royaume d'Ambas où notre plan d'existence ouvert au vent violent est devenu poreux aux limbes souterrains et accueille en son sein à côté des éclairs translucides qui irisent nos auras l'éruption de chimères biscorn qui propage la fréquence funeste des abyes ou de présence spectral enragé par leurs propres ténèbres qui nous assaillent parfois dans le noir où nous brillons et nos âmes inspirées tel un rayon radiant traversent ensemble le miroir puisque nous voilà désormais d'un côté et de l'autre les apparences au sein des dimensions chavirées du visible et du subtil.
14:58 Et plus se précipitent les mois et les années, plus nous savons que nous rêvons ce théâtre extravagant sur la scène du monde et de nos vies. Et nous souvenons alors que la poésie de nos âmes lance des sorts prodigieux qui avec de la boue font de l'or et que nos élans d'amour conjurent l'ivresse des démons. Et ce haut secret nous persuade d'envisager sans frémir cette réalité. Alors pour moi, dans le calme impassible où je me tiens parfois, l'étoffreé de la dite réalité se dissou comme la vieille rumeur d'une histoire morte. Et chaque inspiration qui soulève ma poitrine porte le souffle de la vie douce et vivante, celui qui crée l'âme des fleurs et l'expansion à chaque instant de l'univers. Et mes expirations exhalent la tendresse qui vient toujours en contre-point des forces de la nuit et maintient le cours de ce monde dans l'immensité entre les courants nébuleux et les nuées d'étoiles.
16:02 Alors, je demande pardon pour le mal que j'ai pu faire dans l'histoire du temps et des hommes. Et j'aime comme je respire le monde entier. Grâce aux bandits criminels empétrés dans la nuit de leur âme, il me revient toujours au cœur, malgré la fatigue et les tourments que j'ai choisi d'accomplir ici mes magies pour l'amour de l'amour au royaume inférieur et qu'il m'appartient d'accéder maintenant au courage de la liberté, la perle de nos profondeurs, notre humble puissance. Il nous revient désormais de nous déclarer et chaque fois que nous dirons vrai dans la loyauté de notre nature, nos paroles s'envoleront ici leur part du grand ouvrage des âmes claires. L'arche de vérité qui s'érige droit dans l'invisible sur les ruines du monde ancien.
17:00 Bien que la nuit fasse peser sur nous son lourd manteau, l'aube viendra.
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