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Éolien, nucléaire, prix négatifs : un ingénieur décortique les chiffres de l'électricité française
Christian Pons revient sur les données de production électrique en France pour interroger l'efficacité réelle de l'éolien, notamment en mer. Il s'appuie sur les statistiques de RTE pour comparer le parc installé et la production effective, et détaille le projet de parc éolien flottant en Bretagne Sud, au large de Belle-Île.
Ce dont il est question
Résumé établi depuis l'enregistrementChristian Pons reprend les données de RTE pour montrer, selon lui, l'écart entre la puissance installée du parc éolien et solaire (équivalente à environ 47 réacteurs nucléaires) et sa production réelle lors des pics de consommation. Il cite l'exemple du 14 janvier 2025 à 8h45, jour de grand froid, où l'éolien ne produisait que 3 % de sa capacité, ou encore le 13 décembre où la production tombait à 1 %, soit 550 MW, moins de la moitié d'un réacteur nucléaire. Il explique ce phénomène par les anticyclones, qui selon lui s'étendent sur une grande partie de l'Europe de l'Ouest et suppriment le vent partout simultanément, contredisant l'idée qu'il y aurait toujours du vent quelque part sur le continent.
Il détaille ensuite les conséquences économiques de cette intermittence : lors des périodes de forte production éolienne et solaire combinée à une faible consommation (comme le mois de mai), les prix de l'électricité sur le marché spot deviennent négatifs, jusqu'à -110 euros le MW selon un exemple qu'il donne pour le 20 mai 2025. Il affirme que la France a exporté de l'électricité à un prix moyen de 58 euros le MW en 2025 alors qu'elle rachète certains contrats éoliens ou solaires à 140, 180 ou 200 euros le MW, ce qui constituerait selon lui une opération déficitaire. Il évoque aussi le fait que les grands parcs déconnectés du réseau en cas de surproduction reçoivent une indemnisation dont le montant est, selon la Commission de régulation de l'énergie interrogée par lui, resté confidentiel.
Une large partie de l'entretien est consacrée au projet de parc éolien flottant de Bretagne Sud, au large de Belle-Île, avec des éoliennes annoncées à 380 mètres de hauteur. Christian Pons décrit les barges en béton de 100 mètres de long ancrées par des chaînes qui, selon lui, racleraient en permanence des fonds rocheux abritant une zone de pêche de langoustines, et empêcheraient toute activité de pêche future. Il s'inquiète aussi de l'effet des basses fréquences émises par les éoliennes sur les mammifères marins, de l'impact du câble sous-marin de 225 000 volts sur l'environnement électromagnétique côtier, et du problème du recyclage des pales, en partie fabriquées en bois de balsa importé d'Amazonie et du Mexique.
Il termine en expliquant que le doublement du prix de l'électricité en France sur quinze à vingt ans ne serait pas dû au coût de production du nucléaire, resté stable selon lui, mais aux taxes destinées à financer le raccordement des milliers de parcs éoliens dispersés sur le territoire et les tarifs d'achat garantis, plus élevés que le prix de marché. Il annonce plusieurs mobilisations locales contre le projet, notamment le 14 février à Kiberon, à l'initiative de communautés de communes bretonnes, et invite les auditeurs à rejoindre des associations comme Gardiens du Large, Peuple des Dunes ou Gens de Bretagne.
Points abordés
- La puissance installée en éolien et solaire équivaudrait à environ 47 réacteurs nucléaires, mais leur production chuterait fortement lors des pics de consommation.
- Lors d'un anticyclone, le vent serait absent sur une grande partie de l'Europe de l'Ouest simultanément, ce qui contredirait l'idée d'une complémentarité géographique entre parcs éoliens.
- Les surproductions d'énergies intermittentes provoqueraient des prix de marché négatifs, jusqu'à -110 euros le MW selon un exemple cité.
- La France exporterait de l'électricité à un prix inférieur à son coût d'achat des contrats éoliens et solaires, ce qui représenterait une opération financièrement déficitaire selon l'invité.
- Le montant des indemnisations versées aux parcs déconnectés en cas de surproduction resterait confidentiel selon la Commission de régulation de l'énergie.
- Le projet de parc éolien flottant en Bretagne Sud prévoirait des éoliennes de 380 mètres de haut ancrées par des chaînes sur des fonds rocheux, avec un impact prévu sur la pêche locale.
- Les basses fréquences émises par les éoliennes en mer pourraient perturber les mammifères marins utilisant ces fréquences pour s'orienter.
- Le recyclage des pales, en partie composées de bois de balsa importé, poserait un problème environnemental non résolu.
- Le doublement du prix de l'électricité en France serait lié aux coûts de raccordement des parcs éoliens et aux tarifs d'achat garantis, plutôt qu'à une hausse du coût de production nucléaire.
- Des mobilisations locales sont organisées en Bretagne contre le projet, notamment le 14 février à Kiberon.
Ce résumé est établi à partir de la transcription intégrale de l'entretien, puis relu par la rédaction avant publication. Il ne remplace pas l'écoute : les nuances, les hésitations et les réserves de l'invité sont dans l'enregistrement.
« Le cours instantané d'électricité en Allemagne est à -110 €. En Angleterre, il est à +11. En France, il est à -111. »
« On vend à 58 € des trucs qu'on achète à 190. C'est de la folie. »
« C'est-à-dire qu'on sait pas si cette énergie est rachetée, cette indemnité est donnée comme si le parc produisait à 100 %, 50 %, 20 %, on ne sait pas. C'est confidentiel. »
« On a un truc qui nous pollue, qui coûte cher, qui sert à rien et quand il produit, ça rapporte même pas de l'argent. »
Sujets
Extraits courts de cet entretien
Transcription intégrale
15 757 mots
Établie à partir des sous-titres de la vidéo, sans relecture. Les hésitations et les répétitions de la machine ont été retirées, rien d'autre. Cliquez un horaire pour entendre le passage.
0:00 Là, ce sont des rigoloser. Nous, on parle de 380 m. Le projet initialement, il était à 280 m, puis après on nous a parlé de 300 m, 340 m et maintenant on nous parle de 380 m, 200 m de plus que celle-ci, 80 m de plus que la tour Effel. c'est gigantesque. Bienvenue Christian Ponce dans cette partie 2 scandale des éoliennes. Nous parlions donc de la désindustrialisation de la France et nous voici sur un Camemberamber bleu avec des différentes nuances de bleu. Est-ce que vous pourriez nous dire à quoi il correspond? Il parle de l'année 2023 mais nous allons parler aussi de 2025. Je vous laisse la parole. Bienvenue sur Tribune Libre.
0:58 Bonjour. Bonjour Stéphanie. Bonjour à tous les auditeurs et spectateurs. Oui, alors ce Camemberber, il est effectivement un petit peu ancien. J'ai pas trouvé le même pour 2025 parce qu'il est pas encore sorti ni 2024 mais ça change pas grand-chose. Les données restent à peu près dans les mêmes proportions. Pourquoi il est intéressant ce Camemberamber à deux titres déjà on parle de réindustrialisation s'aperçoit que la partie la consommation de l'énergie du de l'électricité d à l'énergie est faible 26 % un pays comme l'Allemagne c'est beaucoup plus important évidemment et l'autre point qui est important c'est de voir la partie résidentielle qui représente un peu moins de 40 % 39 qui serait plutôt aujourd'hui je pense 38 d'après les chiffres que j'ai cru voir. Hm. Cette partie résidentielle est intéressante parce que quand les promoteurs d'un parc éolien parlent, par exemple Saint-Lazer, ils disent ça représente la consommation de la moitié des résidents de la Loire Atlantique.
1:56 Oui, mais quand il parle de cette façon-là, il parle que de la partie résidentielle de l'électricité. C'estàd que ce sont des résidents qui habitent chez eux mais ne travaillent pas ni dans le tertiaire, ni dans l'industrie, ni dans le transport, ni dans l'agriculteur parce qu'il manque un petit morceau deagriculture là-dessus sur ce camer, il est pas tout à fait exact. Il y a aussi 4 % du agriculture. Je sais pas pourquoi ça apparaît pas sur ce commentaire. donc en fait quand ils disent que ça s'adresse à 400000 personnes ou 700000 personnes suivant les parcs, ce n'est qu'en fait sur 40 % de la consommation réelle d'un territoire. Donc c'est encore une fois des chiffres qui sont vrais mais un peu fallacieux. C'est la façon de montrer les chiffres qui est un petit peu inexacte. Hm. Alors la répartition, on en avait déjà parlé précédemment. Vous pourriez nous faire un rappel sur ces chiffres et ces pourcentages? Oui, je crois qu'il faut souvent faire un rappel là-dessus parce que c'est important de bien voir en particulier le Camemberber, c'est quand même plus parlant. Moi, je me sers souvent de ce Camemberamber et je le mets en relation avec la production à l'instant donné. Ce qu'il est intéressant de voir, c'est la proportion du parc installé par rapport à la proportion de production à un moment où on a besoin d'électricité. Alors, si on regarde la partie rose dans le Camemberber, donc entre midi et 5h, là la partie rose c'est le nucléaire, la partie noire c'est le solaire, c'est le l'éolien, pardon, la partie jaune, le solaire, la partie rouge thermique gaz, pétrole gaz, car fou, charbon et la partie rou bleue c'est l'hydraulique.
3:32 Si on compare les énergies dites renouvelables, c'est-à-dire intermittentes en réalité, c'est-à-dire qu'on fait la somme du camember noir plus du camember jaune, on s'aperçoit que c'est quelque chose qui est assez proche du camember rose, du nucléaire. Pas tout à fait. Si vous regardez les chiffres, le nucléaire représente 62 Go d'installé et le total solaire plus éolien représente 50 Go. Alors, une autre façon de parler, c'est de ramener ça en réacteur. Les 62 Go du nucléaire sont produits par 56 réacteurs aujourd'hui. Ce qui fait une moyenne par réacteur un peu supérieure à à 1 Go 1 à peu près. Et si on fait cette même proportion pour l'éolien pour les 50 Go représentés par l'éolien, et bien ça représente à peu près 47 réacteurs. Donc le nucléaire a 56 réacteurs installés et l'ensemble du solaire plus éolien représente l'équivalent de la puissance d'à peu près 46 47 réacteurs. Je pense que quand on parle en réacteur, c'est plus parlant que parler en giga, en terra ou c'est pas très ce sont pas des unités qui sont très parlantes. Et donc on s'aperçoit donc que on a une proportion qui est tout à fait identique mais qui est quand même très proche. Et quand on verra les mêmes camamber en production en particulier quand il fait très froid, mais on va s'apercevoir que le camemberber rose va augmenter, que le camemberamember jaune va disparaître en particulier le matin quand il fait encore nuit et que le camemberamember noir de l'éolien quelquefois il est pas très épais. Et donc c'est là qu'on peut dire qu'est-ce qui est utile? Est-ce que c'est utile d'avoir quelque chose qui est très puissant en installation mais qui ne produit pas quand on en a besoin et ça on va le voir sur les jour de pointe quand on analysisera ces chiffres. Hm.
5:23 L'éolien en mer. Donc ça c'est une préoccupation c'est une de vos préoccupations principales. Alors l'évolution de la production d'électricité par filière en France entre 2019 et 2024. on peut rapidement rappeler comment enfin comment chaque filière a évolué sur cette période. Alors les grosses variations que l'on voit sur cette période, c'est en particulier le la partie basse, la partie importante, la partie orangée là qui montre une chute dans l'année 2022. si vous souvenez, c'est l'année où on a eu la fameuse le fameux problème de réacteur qui était à l'arrêt à cause de corrosion sous contrainte. petite historique sur ça, la moitié plus de la moitié des réacteurs a dû être révisé. Quelle est la raison de cette révision? bien c'est queen fait quelques années avant, en particulier sous le mandat de François Hollande, il a été dit que l'on allait abandonner le nucléaire et c'est d'ailleurs ce qu'a fait le président actuel dans son premier mandat quand il a fermé ce faisenail. C'était le début du de l'abandon du nucléaire tel que les avaient tel que l'avait fait les Allemands il y a une quinzaine d'années.
6:45 Et donc quand on a dit à EDF, bon on va abandonner le parcours nucléaire café EDF et bien c'est un petit peu comme vous si vous avez une vieille voiture que vous allez mettre à la casse dans 3 mois, vous allez pas faire la bidange et changer la les pneus aujourd'hui. Donc qu'est-ce qu'ils ont fait? Ils ont fait l'entretien indispensable pour la sécurité, mais tout l'entretien, je dirais pour la maintenance longue durée a été négligé voire abandonné et les équipes ont été supprimées. Et donc, qu'est-ce qui s'est passé? C'est que quand on a dit non, maintenant on va pas abandonner le nucléaire, on va le maintenir et au contraire on va le prolonger. Mais on s'est retrouvé avec un trou dans la maintenance qu'il a fallu résorber. qui se trouve dans maintenance. Ça c'est en 22 qu'on a vu le cette l'explosion de ce problème et qui a mis pratiquement un an voire un an et demi pour être résolu puisqu'il a même fallu embaucher des soudeurs puisqu'on avait plus la compétence sur place, on avait perdu cette compétence, on avait ces gens-là avaient été orientés vers d'autres métiers et d'un seul coup et il a fallu trouver un grand nombre de soudeurs disponibles et compétents et on est même allé les chercher à l'étranger parce qu'on avait plus sur place cette formation en nombre suffisant, ce personnel en nombre suffisant et donc après ça s'est résolu et maintenant on s'aperçoit que en 2025 on était à peu près à la production que l'on avait en 2023.
8:10 Voilà le l'indice. Ensuite il y a ce qui est intéressant c'est le la deuxième ligne du haut. Alors c'est peut-être pas facile à voir sur l'écran. C'est ce qu'on appelle la part décarbonée. Et on s'aperçoit que la part décarbonée effectivement en 2022 quand il y avait moins de nucléaires, elle est tombé à 87 %. Pourquoi? parce qu'il a fallu compenser ce nucléaire par d'autres choses en particulier du thermique. On voit que la partie rose rouge pardon du thermique est un petit peu plus importante que les années précédentes. Mais par contre dès que les choses sont redevenues normales mais on s'aperçoit que en 2023 en particulier on est passé à 92 % et en 2024 on est passé à 95 % c'est-à-dire que 95 % de notre électricité sur l'é est déjà décarbonée. Donc le nucléaire qui a comme avantage d'être une énergie décarbonée, mais oui, c'est bien mais on est déjà décarboné donc on ne pourra pas faire beaucoup plus vert que vert.
9:07 Voilà et ça c'est ce que rappelle aussi l'association de d'Alexandre Jardin LGE et tous les gens qui travaillent avec lui. On est quand même une des économies les plus décarbonées. Donc il faut bien le rappeler. Voilà, c'est important. Alors attention, je ne dis pas économie décarbonée, je dis électricité des carboné parce que le reste l'électricité ne représente que 1/4 consommant d'eau de l'énergie consommée en France. Il y a tout le reste de l'énergie, en particulier le transport, le chauffage au gaz ou le chauffage au fioules. il y a quand même beaucoup d'autres énergies. L'industrie aussi au fourneau à coque par exemple, c'est ce n'est pas de l'énergie décarbonée. Là, je parle bien moi en électricité, pas en énergie. Très bien. C'est bon de préciser et de nuancer. Je rappelle ce qu'on avait dit dans la première partie de l'interview, c'est que la France est le pays dans les pays à forte production électrique et est déjà le pays de loin le plus décarboné. J'avais donné des chiffres. Grosso modo en moyenne on produit entre 40 et 60 g par kW d'électricité produite 40 à 60 g de CO2 par kW d'électricité produite.
10:21 L'Allemagne est en moyenne autour de 300. La Pologne est autour de 600. La Pologne est un gros producteur puisqu'elle exporte vers l'Allemagne. Elle a de l'électricité pas cher parce qu'elle a du charbon pas cher, du limite pas cher et elle exporte vers l'Allemagne. Le Danemark qui est très en pointe dans les énergies en particulier éolienne, le Danemark produit 200 g de CO2 en moyenne sur l'année. Pourquoi? Parce que quand il y a pas d'éolien bien il importe il fait tourner des centrales à gaz, il importe d'Allemagne, il importe de Pologne et donc il dégrade complètement sa balance. Seul je rappelle là aussi seul en Europe les pays scandinaves, parce queils ont énormément d'hydraulique, seuls les pays scandinaves font un tout petit peu mieux, à peu près comme nous, un tout petit peu mieux que nous, disons. Hm. Vous on rappelle que l'hydraulique est beaucoup plus efficace que l'éolien. Oui, l'hydraulique c'est le l'idéal ce serait d'avoir tout un hydraulique, c'est la meilleure énergie, c'est c'est propre, c'est recyclable. Encore que aujourd'hui, il y a des débats sur les barrages qui empêchent les poissons de passer. Donc, il faut faire des échelles à poisson pour que les poissons puissent monter et cetera. Et certains écologistes en grande folie ont fait démolir des barrages. On a démolli des barrages hydrauliques en France justement pour des problèmes de d'alluvion parce que les barrages bloquent les la descente des alluvions dans les rivières, empêche les poissons de monter de descendre facilement les cours d'eau. Donc il y a eu des barrages qui ont été démontés en France, mais effectivement l'énergie hydraulique est parmi celle qui est la plus intéressante, je dirais, parce qu'effectivement, elle est gratuite. Ce sont des installations qui durent très longtemps. Un marage, ça dure plus de 100 ans. Je rappelle qu'une éolienne à terre, c'est en moyenne 15 20 ans.
12:08 Paraît-il qu'en mer, ce sera 30 ans. Ça me paraît miraculeux, mais bon, c'est ce qui est annoncé. une installation nucléaire, c'est 80 ans et là, on est dans au-delà du siècle. Très bien. Rappelons le pic de consommation de l'année dernière, le 14 janvier à 8h45. l'éolien ne nous a pas beaucoup aidé à ce moment-là, cette heure-là précise. Oui. Et oui. À 8h45 et bien on voit que le solaire n'est le soleil ne s'est pas encore levé. Donc le solaire ne produit pas. Et l'éolien ce jour-là, l'éolien, il est à 3 %. 3 %. 3 % à ce moment-là. Dans la journée, il a un petit peu augmenté en fin d'après-midi. Dans la nuit était un tout petit peu supérieur, mais enfin globalement, il a jamais dépassé 5 %. Pourquoi? Qu'est-ce qui se passe? Alors, déjà ce jour du 14 janvier, c'est un jour de pointe. H grosso modo, on a une dizaine de journées par an, 10 entre 10 et 15 jours disons par an où le la production est un peu critique par rapport à la consommation. C'est-à-dire qu'on est en tension on met tous les moyens que l'on a en œuvre et on arrive à peu près à l'équilibre avec la consommation ces jours-là. Donc c'est ces jours-là qu'il faut dimensionner un réseau. C'est ces sées jours-là. Si on arrive à passer ces jours-là, le reste de l'année, on le passera très facilement. Et qu'est-ce qui se passe? bien c'est que ces jours-là, ces jours qui sont des jours de grand froid, en général on a un anticyclone. Et un anticyclone la caractéristique qui a c'est que dans notre sur notre continent en Europe, l'anticyclone 1, c'est une absence ou une un très faible niveau de vent et deux, il s'étend sur une grande partie de l'Europe de l'Ouest. Quand on a un anticyclone sur la France, cet anticyclone, il s'arrête pas, c'est pas un nuage de Ternoby, il s'arrête pas aux
13:59 frontières. l'anticyclone, il va couvrir aussi l'Angleterre, il va aussi couvrir les le Bénéxe, la l'Allemagne, le Danemark et même une partie de la Pologne. Et donc l'argument qui est de dire quand il y a pas de vent ici, il y en a ailleurs, c'est pas vrai. On le voit bien sur cet écran-là. Quand on a une période anticyclonique, je n'ai à part le climat méditerranéen qui lui est différent. En général, quand on a un petit cyclone sur 3/4 de la France, le climat méditerranéen est encore est différent et lui peut éventuellement produire du vent. Et dans les 3 % qu'on a là, c'est très probablement en grande partie les éoliens du sud de la France qui produisent ces 3 %. Donc quand on a un anticyclone, c'est pas vrai. C'est pas parce que en France on n pas de vent qu'en Allemagne il y en a. Ce n'est pas vrai. Il y en a nulle part. Alors, camember H le fameux camemberamember dont je parlais tout à l'heure. Donc, vous avez en proportion sur le camember de gauche le parc installé avec le rose et le jaune plus noir qui sont à peu près équivalents. Et en production, miracle, ce jour de pointe, qu'est-ce qu'on s'aperçoit? Bien, on s'aperçoit que heureusement qu'on a le camember rose qui lui a remplacé le camember jaune et noir qui ont disparu, à savoir le nucléaire.
15:14 Voilà. Donc là, on voit l'intérêt de ces énergies renouvelables. Quand on en a besoin, elles sont absentes. Là, je crois que ce camember, il est la chose la plus parlante qui puisse y avoir piqué les le problème du redouve. Absolument. Et là, c'est une diapo avec des camberes sur toute l'année, je pense. He alors là, c'est non, c'est le 13 décembre. 13 décembre à 17. C'est donc il y a un mois et demi,. Donc là, c'est pas un jour de pointe. Donc on n'est pas dans une situation de tension, on n'est pas dans une situation critique, mais par contre dans une situation caricaturale. C'est le soir, il y a ce jour-là, toute la journée, il n'y a pas eu de vente toute la journée. Et on s'aperçoit que là carrément c'est l'épaisseur du trait quoi. Maintenant l'éolien, je crois que c'est ça été la journée la moins venteuse de l'année ce jour-là. À ce moment-là, on s'aperçoit que l'éolien représente 1 % de la production. Vous avez le chiffre dans le tableau, 550 MW.
16:17 550 MW, il faut toujours leur amener pour avoir des ordresidé, des ordres grand, faut lej le ramener à une puissance de réacteur nucléaire. 550 MW, c'est inférieur à la moitié d'un réacteur nucléaire. Voilà où on en est. Donc on a l'équivalent en installé de jeu disais tout à l'heure 46 47 réacteurs nucléaires installés en renouvelable et à ce moment-là on a l'équivalent de production d'un demi-réacteur. Voilà l'efficacité du système. Effectivement, est-ce que ça vaut la peine de défigurer les paysages et la nature, d'abîmer la nature pour si peu de d'efficacité, de résultats? Et à quel prix? À quel prix? comme vous dites. Alors, c'est une période qui s'étend du 10 mai 2025 au 11 mai, le lendemain 2025. Que se passe-t-il ces deux jours entre ces deux jours-là?
17:12 Alors, le mois de mai, il est assez caractéristique. Chaque année, c'est un mois qui est relativement venteux et où les journées s'allongent pas mal. il y a du vent, donc ça chasse les nuages et le solaire est efficace. Donc le mois de mai, c'est vraiment un mois pour les énergies intermittentes qui est un mois d'efficacité. Ça produit beaucoup aussi bien en solaire qu'en éolien. Le résultat c'est que le problème aussi du mois de mai, il faut quand même pas oublier, c'est qu'on a le 1er mai, on a le 8 mai, on a souvent le pont d'ascension, le lundi de pentecôte et c'est un mois où il y a beaucoup de congés qui sont pris parce qu'on fait des ponts. Donc c'est un mois de faible de forte production d'intermittent mais de très faible consommation. Et donc si on a des intermittents qui produisent beaucoup, comme ils sont prioritaires sur le réseau, on les fait rentrer sur le réseau. Mais comme on en a pas besoin, le résultat c'est que financièrement le coût de l'électricité s'effondre et on a ces jours-là des coûts de l'électricité avec des pointes évidemment quand le solaire devient très abondant, c'est-à-dire grosso modo entre midi et 2h, on a des pointes où on a des prix instantanés sur ce qu'on appelle le marché spot de l'électricité qui descendent jusqu'à mo- 100 €. Très instantanément, vous avez des tarifs qui descendent dans - 100 €. C'est comme si on vous donnait de l'argent pour enfin c'est on EDF donne de l'argent pour qu'on prenne son électricité. Je vous rassure sur votre facture c'est pas le cas. Vous passez pas on vous donne pas de l'argent pour que vous allumiez votre télévision. C'est pas comme ça que ça marche.
18:52 Donc ces prix spots aujourd'hui ces prix négatifs aujourd'hui deviennent très problématiques. Sur l'année sur le premier semestre de l'année 2025, on a eu 300 heures de d'électricité à prix négatif, ce qui représente 6 à 7 % du temps. Et ces prix négatifs bien ils sont assez comment dirais-je assez difficiles à comprendre. Pourquoi? Si je regarde par exemple dans la même période, j'avais regardé une journée, j'avais étudié vers le 20 mai, je crois que c'était, j'avais regardé en instantané les d'ailleurs, on peut le regarder sur cet écran. On s'aperçoit que ce jour au moment de la barre verte verticale, on s'aperçoit que le cours de l'électricité en Allemagne, le cours instantané d'électricité en Allemagne est à - 110 €. En Angleterre, il est à + 11. En France, il est à - 111.
19:51 qu'est-ce qui se passe entre la France et l'Allemagne? Bon, on a à peu près la stabilité du cours, mais par exemple entre la France et l'Angleterre, on n'est pas du tout stabilisé. Nous, on est à - 100, l'Angleterre est à + 11. Donc, ce jour-là, en général, c'est l'Angleterre qui va importer. Mais ce que je n'arrive pas bien à déterminer, c'est à quelle cour se fait le l'échange. Nous, on est à - 100, les anglais sont à + 11. À quel cours se fait l'échange? C'est un petit peu comme si vous aviez un marché boursier avec une action qui à un endroit est à - 100 prononcer les exemples et de l'autre côté est à - 11. À quelle à quelle course se fait l'échange? Alors aujourd'hui le marché d'électricité c'est un marché boursier. Vous avez du trading avec des achats qui sont fait à 6 ans à l'avance, 1 an à l'avance, un mois à l'avance, un jour à l'avance et 5 minutes à l'avance. Donc ce sont des opérateurs qui achètent des blocs d'électricité. Ce sont tous ces opérateurs qui vendent de l'électricité mais qui ne produisent rien. Vous avez 60 opérateurs en France qui vous font des tarifs mirifiques pour vous vendre de l'électricité, mais c'est pas eux qui le produisent. En fait, ils achètent des blocs d'électricité jusqu'au 31 décembre 2025 et EDF était obligé de vendre 25 % de sa production à perte à 42 € le MW. Alors que au mieux EDF produit à 45 €. C'est plutôt entre 45 et 55 voire 60 quand il y a beaucoup de thermique qui se met en place.
21:24 Donc on obie GDF à vendre de l'énergie, de l'électricité à à perte pour que ces gens-là puissent vous la revendre vous avec des contrats mirifiques et faire une petite marge au passage. Donc il y a cet aspect de la multiplicité des producteurs de la de ces de ce trading qui se fait sur les marchés et en plus vous avez dans chaque pays plusieurs indicateurs, plusieurs indexes de prix dont le prix sport et alors j'avais trouvé un jour un petit peu plus intéressant qui était vers la fin du mois où on avait la France qui était à peu près à zéro donc ni positif ni négatif, les anglais qui importaient à 40 % et tous les autres pays limitrophes de la France qui exporta parce que ils étaient négatifs, l'Espagne, l'Italie, la Suisse, l'Allemagne et le Bénélux et eux qui étaient grosso modo entre moins - 20 et - 50. Donc nous on est à zéro. Les anglais sont on est on importe de pays qui sont en entre - 20 et - 50 et on exporte vers les anglais qui sont + 40. À quel taux se fait l'échange à l'import avec les pays continentaux et à l'export vers l'Angleterre? Je ne sais pas et je n'arrive pas à comprendre comment ça fonctionne.
22:46 Ah, vous savez pas les méthodes de calcul en fait. et je n'arrive pas à trouver comment ça fonctionne. Je regarde, bon j'ai plusieurs personnes qui sont en train de d'essayer de m'aider là-dessus de chercher, mais pour l'instant, j'ai pas de réponse. Bon, je fais un petit aparté sur les informations qui ont été données tout à fait au début de l'année quand on a eu un grand coco qui a dit l'an dernier en 2025, donc nous avons exporté 20 % de notre production, c'est-à-dire à peu près l'équivalent de je rendis un peu de 90 TW. Et on a dit avec ça, on a rentré 5 milliards d'euros de vente. Bon très bien. Les chiffres sont parfaitement exactas. C'est écrit chez RTE. alors moi je prends ma calculette ou je fais ça un peu au pifométrique. 90 TW 5 milliards. Je fais un petit calcul 58 €.
23:42 58 €. Je rappelle que le prix de production de l'EDF, c'est globalement entre 45 et 55 et ça peut aller jusqu'à 60. Mais ça c'est le prix de production sans tenir compte aux intermittents. Si on regarde l'intermittent de par exemple du parc éolien de Brest qui est racheté au prix du contrat à 180 € indexé avec indexation aujourd'hui c'est un MW qui est racheté par EDF. par RTE plutôt à 200 €. le pack de Saint-Aser, c'est 140 €. Donc on rachète d'un côté de l'électricité à 180 €. Cette électricité dégrade, déséquilibre le marché en rendant les cours négatifs. Et de l'autre côté, en moyenne sur l'année, on vend à 58 €. je pense que là si vous avez une entreprise que vous achetez à 192 et que vous revendez à à 88 à 58, ça va pas longtemps.
24:44 Donc on est en train de se vanter d'avoir vendu 5 milliards d'électricité à perte. C'est ça. C'est de l'électricité qu'on a vendu à perte. Nous faisons donc des cadeaux. Qui a intérêt à faire ça? Ah aujourd'hui, on va nous dire que c'est des il faut être solidaire avec l'Europe. Les Allemands ayant besoin de beaucoup d'énergie et en étant en manque d'énergie, il faut par solidarité européenne et par amour du couple franco-allemand, il faut les aider. Il y a peut-être de ça. Hm. Je sais pas honnêtement on est dans un pays mais c'est ubuesque quoi. On a de l'électricité que qu'on achète hors de prix. pire le solaire, les premiers contrats solaires étaient des contrats à 300 € du MW. Les contrats actuels solaires sont globalement 200 € MW. On oublie de le dire, on parle toujours du prix de l'éolien, mais les solaires est très cher. L'éolien a tendance à descendre. Le parc de Bretagne Sud est au contrat à 86 € et le solaire est à 200 €. Donc ce ces énergies déséquilibrent le réseau produisent ell provoquent des prix négatifs. On est obligé d'exporter à prix négatif dans ces cas-là et résultat de l'année, on vend à 58 € des trucs qu'on achète à 190. C'est de la folie.
26:04 Donc en cas de surproduction, on est déficit, on est perdant. Alors financièrement, oui, mais ça devrait financièrement, oui, mais ça devrait être l'inverse logiquement. C'est c'est un truc de fou. Alors, l'année dernière ou il y a 2 ans, il y a eu une décision qui a été prise pour limiter l'impact le déséquilibre produit par ces énergies intermittentes. Il a été demandé pour les grands parcs, pas les petits parcs, mais pour les grands parcs, de ne pas produire quand on était en sur en surproduction d'énergie ou sous consommation d'un côté, sous production de l'autre. On leur a demandé de ne pas produire. Donc effectivement, ils ont dit "OK, il y a très bien, on va pas produire, on met les éoliennes en drapeau, c'est-à-dire que les pesles ne tournent pas, on déconnecte les panneaux sola et mais on a un contrat, on a un contrat, on a un contrat avec une un prix de vente qui est garanti. Donc nous, on veut bien ne pas produire mais il va falloir nous indemniter nous indemniser." Donc effectivement, c'est ce qui se passe quand ces parcs sont déconnectés pour ne pas accroître les déséquilibres sur le réseau, et bien on les indemnise en leur donnant une part Mais alors là, il y a un autre petit problème, c'est que cette part-là, on sait pas de combien elle est.
27:23 Il a été demandé à la commission de régulation de l'énergie tout à fait officiellement et elle a répondu par écrit que le prix de compensation, je dirais de quand il y a une perte de production d à une déconnexion de ces énergies là, c'était quelque chose de confidentiel. C'estàd qu'on sait pas si cette énergie est rachetée, cette indemnité est donnée comme si le parc h produis à 100 %, 50 % 20 %, on ne sait pas. C'est confidentiel, c'est quand même extraordinaire sur notre argent parce que c'est quand même l'argent de nos factures qui sert à ça. On ne sait pas dire à combien on indemnise ces gens-là quand on leur demande ne pas continuer à mettre le bazar sur le réseau. Mystère, cherche à comprendre. Le 26 janvier de l'année dernière à 20h30, l'éolien a été un tout petit peu plus intéressant, peut-on dire? Oui. Oui. Oui. L'éolien Oui, il était là, il était à 26 %. Voilà.
28:21 Donc un jour où l'éolien produit beaucoup, le solaire peu. Donc ce jour-là, l'éolien est à 26 %. ces sé jours où d'un seul coup il y a du vent qui se lève et donc il faut injecter sur le réseau ces 26 % qui arrivent et qui vont produire qui vont étant prioritaire qui vont entraîner la diminution de production des autres énergies, en particulier pour nous du nucléaire. Mais le problème c'est que le nucléaire c'est une grosse machine qui fonctionne lentement, qui a été conçue pour des faibles variations et lentes surtout. une centrale nucléaire. Alors les plus anciennes sont moins facilement pilotables. Les nouvelles, les dernières construites sont un peu plus facilement pilotables. Mais grosso modo, si on veut se donner un ordre d'idée, la part pilotable d'une centrale nucléaire, c'est entre 80 et 100 %. On ne sait pas trop descendre au dessous de 80 %. Après, on arrête carrément la tranche. Alors, c'est ces variations quand les centrales ont été conçues, elles ont été conçu pour être à peu près de l'ordre de 5 % à l'heure.
29:30 C'est-à-dire que en théorie pour passer de 100 à 80 ou de 80 à 100, il faudrait 4h. les constructeurs ont dit fonctionnement normal, rampe de 5 %. Bon, exceptionnellement, on peut aller à 10 % mais c'est pas bien mais on peut le faire. Au-delà, c'est quand on est en sécurité qu'il faut faire ce qu'on tomber ce qu'on a l'expression dans le nucléaire, c'est faire tomber les barres sont des barres de barium qui viennent de tomber au cœur du des centrales et qui absorbent les neutrons émis par la réaction et qui donc neutralisent la réaction nucléaire. Et donc ça c'est comme ça qu'on arrête une centrale nucléaire. Voilà. C'est 5 % exceptionnellement 20 %. Et donc aujourd'hui et bien cette exception elle devient la règle. C'est-à-dire qu'aujourd'hui en on fonctionne à 10 %. Mais c'était pas prévu pour être comme ça en permanence. Et ce fonctionnement à 10 % provoque des problème mécanique. Pourquoi? parce que la variation trop rapide de la centrale nucléaire du réacteur nucléaire, pas de la centrale du réacteur nucléaire fait que l'on va avoir des variations de pression, des variations de température qui sont trop brusques et ces variations provoquent ce qu'on une usure par fatigue des matériaux. En particulier, les corrosions sont contraintes sont partiellement d à ces problèmes-là. Donc on fatigue, on use notre parc en par des variations excessives.
30:57 Il y a pas que ça. j'avais déjà je crois expliqué dans la première partie. on se sert du gaz comme variable d'ajustement le temps que le nucléaire prenne le relais des variations capricieuses du temps. Hm. Donc en permanence on a du gaz qui tourne. Je dirais pour caricaturer, on met les centrales à gaz à 50 %. Ce qui permet si d'un seul coup il y a un appel d'énergie, on a besoin de plus produire d'énergie, on monte de 50 à 100 %. Si d'un seul coup il y a un apport dû à un coup de soleil ou un coup de vent un excès d'énergie produite, on peut descendre de 50 à 0 %. Et ça ça peut se faire très rapidement. Une centrale à gaz, il lui faut 2 à 3 minutes pour passer de 0 à 100 %, de 100 % à 0 %. Mais le problème c'est que le gaz oui, il coûte cher. Donc on essaie de d'agir au minimum avec ça mais on n pas le choix, on fait avec. Deuxème point sur lequel on deuxième paramètre sur lequel on peut agir, c'est l'hydraulique. Alors pas tout l'hydraulique, seulement l'hydraulique d'altitude. L'hydraulique qui est dans des barrages qui servent de réserve et dont on ouvre les vannes quand on a besoin d'électricité. L'hydraulique tel Donzermo qui est un hydraulique sur un fleuve au fil de l'eau. Lui en permanence ou les hydrauliques du même type qui sont sur le rein, c'est de l'hydraulique au fil de l'eau. eux on essaie de tirer le maximum d'énergie en permanence en fonction de la quantité d'eau qu'il y a dans le fleuve.
32:23 Donc les barrages de notre montagne, on s'en sert pour palier là aussi le besoin instantané qu'on peut avoir si de l'éolien ou du solaire s'arrête. C'est-à-dire qu'on ouvre les ventes. Le problème c'est que les barrages de haute montagne, ils n'ont pas été faits pour ça. Ils ont été faits pour produire les fameux jours de pointe dont je parlais tout à l'heure, les moments où l'énergie est extrêmement chère. ces barrages, ils ont d'assez grandes capacités hydraulique, mais c'est complètement négligeable par rapport à une production annuelle. Ce sont des barrages, si on les faisait turbiner à plein débit, on les viderait en quelques semaines pour les grands, en peut-être un mois. Mais ils sont pas du tout fait pour ça. Eux, ils sont faits pour turbiner à plein régime quand l'énergie est très précieuse, qu'elle est très chère, qu'elle est très rare. Et d'un seul coup, ces barrages là, alors barrage là aussi, c'est un peu comme les turbines à gaz, ça démarre très rapidement. Vous avez une un robinet, une vanne qui est en haut du barrage.
33:24 Vous ouvrez la vanne le temps que l'eau descende 200, 300, 500 mm, 2000 plus bas et la turbine se met en marche quasi instantanément. Donc un barrage, on peut le démarrer ou on peut l'arrêter en quelques minutes, c'est très comparable au gaz. Mais ce n'est pas du tout fait pour ça. À l'origine ces barrages, c'étaient eux qui produisaient au moment où l'énergie était la plus rare. Et on gaspille de l'eau dans ces barrages pour palier l'intermittence de du solaire et de l'éolien au détriment de la grande valeur ajoutée des jours de pointe de l'électricité des jours de pointe. Et ça c'est très mauvais. Et donc on a là aussi on peut sur certains sites de RTE, on peut regarder le niveau des barrages. Donc on s'aperçoit que en ce moment même on a des barrages qui sont relativement vidés. Ils sont à 50 60 % de leur capacité alors qu'on va arriver dans les jours de grand froid. Généralement c'est entre 15 janvier et 15 février. Et on a déjà la moitié de la capacité de barrage qui a été amputé. Et ça c'est très grave ça.
34:27 Voilà. En somme, on use notre parc nucléaire pour des énergies qui sont très peu efficaces, très peu souples, très dépendante de conditions météorologiques. Donc finalement, tout ça n'est pas très cohérent ni très futé. Finalement, on nucléaire et on vit de nos marrages. Hm. Alors, la vertigineuse intermittence du parc éolien en mer de Saint-Nazer. Et oui, vous battez pour On n'est pas loin. Voilà, ça c'est un article de presse et cet article de presse, je suis allé chercher les données. Alors, ce sont les données de je dirais de l'inauguration du parc de Saint-Anzer. C'est la les 15 premiers jours où le parc a été mis en service. Donc, premier jour, hop, on voit des points, ça monte, ça descend et hop, au bout de 2 jours, qu'est-ce qu'on s'aperçoit? On s'aperçoit qu'on tombe quasiment à zéro. H voyez la pointe tout à fait vers le bas.
35:24 Et puis 24 he plus tard la même chose. Et puis 24 he plus tard la même chose. Alors je rappelle que l'éolien c'est intermittent et en plus c'est cyclique. H l'éolien il a des périodes il a eu des périodes journalières en particulier le matin quand le jour se lève. Il y a des phénomènes que chez météorologue on appelle les inversions de température qui font qu'en général le matin 2h avant le lever du soleil et jusqu'à 1h après sont levés et bien il y a des vents faibles pas toujours nul mais quelquefois faible. Oh c'est certes s'il y a une tempête les vents vont pas faiblir mais en temps normal en régime normal on a des chutes de vent. On en a d'autres des périodes. On a des périodes annuelles avec une il y a un déficit de vent très régulièrement à l'automne. Le septembre est une septembre octobre sont une période très peu venteuse. La grande période venteuse alors c'est assez bien parce que septembre octobre c'est pas une période où on a besoin de trop d'électricité et la période venteuse elle va être en janvier-février. Donc en moyenne, on a du vent quand il sur des mois où on a besoin de beaucoup d'extricité, sauf s'il fait très froid qu' un anticyclone.
36:34 Donc c'est un peu ce qu'on voyait sur le transparent de tout à l'heure où le 14 janvier on manque d'électricité et l'éolien produit 3 % et 2 semaines plus tard, le 26 janvier, on se retrouve avec 26 % de production éolienne qui est utile parce qu'on est en janvier mais qui n'est pas indispensable parce que c'est pas un jour de pointe. C'est pas là qu'on en a besoin beaucoup. Et donc ça continue, vous voyez, tous les jours, on a eu pratiquement deux journées où on dit pratiquement rien là. Et puis d'un seul coup, vous voyez, hop, cette montée en flèche en quelques heures, on passe de 0 % allez 5 % de production à 40 % de production, puis ça redescend un peu puis là d'un coup, on monte pratiquement à 100 %. Et ça en quelques heures. C'est ça qui est catastrophique. Ce sont ces pointes et vous voyez que ce sont en permanence des pointes extrêmement rapides. Donc on monte, on fait une pointe, hop, on redescend puis on va faire un petit plateau, on remonte, on redescend. C'est ça qui est terrible. C'est ça qui est terrible.
37:30 On a des oscillations très fortes effectivement et ça semble être un outil relativement capricieux. Mais le les caprices du temps d'am nature, on ne la domine pas. Absolument. Alors, production trimestrielle d'électricitéolienne au filtre 2020 et 2025. Oui. Voilà. Donc, ce sont cinq amenés qui sont mises en parallèle. Donc, j'ai un petit peu anticipé, c'est ce que je disais juste précédemment. On voit le trou de du mois de septembre làà la le point bas de chacune de ces courbes et on s'aperçoit que c'est chaque année c'est la même chose. Vous voyez, vous avez vraiment la périodicité, le tout en septembre puis ça remonte et globalement on a le le sommet en fin de 4e trimestre. C'est-à-dire que pour Noël, on a beaucoup de vent et ça redescend un petit peu en janvier. Et vous voyez bien cette périodicité, elle est annuelle.
38:26 Comme je parlais de la période des cités journalière, vous avez une périodité annuelle. Mais d'une année sur l'autre, les quantités de vents sont variable. Vous avez des années venteuses, des années moins venteuses. Et en particulier, je crois que c'est 2024 qui a été une année très faiblement venteuse qui a fait de gros problèmes en Allemagne. Ils ont je sais plus comment le terme qu'ils emploient pour ça, mais ils avaient une famille devant. C'était plus ou moins la traduction de ce qu'ils ont appelé je sais plus comment en allemand. une famille de 9 ans où cette année-là, globalement au long de tout au long de l'année, il y a eu un déficit moyen devant. Hm. Je vais essayer de trouver la traduction je suis pas sûr que ce soit fidèle et il faut traduire. Vunger. Voilà. V Hunger, c'est très voilà, c'était l'expression qu'ils ont employé. C'est eux qui ont inventé ce terme là. Ils sont aperçus qu'ils ont eu une année très catastrophique pour eux parce que n'ayant plus de nucléaire, n'ayant et étant basé sur la priorité de l'éolien et du solaire, et il a fallu qu'il remettent en service encore plus de centrales au chambon, de centrales au gaz et central au limid que ce qu'il faisait.
39:39 Alors, ils ont il y a 15 jours, les Allemands ont décidé d'installer 12 GW supplémentaires de centrale thermique. Ils y reviennent. Ils ont pas le choix. H il ont pas le choix. Ils s'en perçoit. Ils ne veulent pas être trop dépendants des autres. Ça ça les gêne beaucoup de d'avoir une très forte dépendance et donc ils y reviennent. Alors petite aparté là aussi globalement dans le monde les Chinois sont les plus gros producteurs d'éolien et de solaires. À eux seuls ils produisent autant que tous les autres réunis. Donc ils font plus de 50 %. La part du solaire et de l'éolien augmente partout dans le monde. Mais quelque chose que l'on ne sait pas là, je parle pas en électricité, je parle sur bilan global de toutes les énergies. La part du non renouvelable, c'est-à-dire du charbon, gaz, pétrole augmente encore plus vite. Aujourd'hui, on est encore dans une situation où malgré l'augmentation que l'on veut faire partout, l'accélération de l'éolien et cetera, on s'aperçoit que dans le monde entier, nous on peut faire du zel, mais les Indiens, les Chinois, les l'Indonésie qui est le premier product, je crois que ça doit être le premier exportateur de charbon, il continue à à produire de plus en plus de charbon et à consommer de plus en plus de charbon. Et les Chinois, bien qu'étant très impliqués dedans, puisquilent plus de 50 % de la production mondial d'intermittent, et bien leur augmentation de thermique conventionnel est encore plus importante que l'augmentation d'intermittent.
41:18 Et nous, on veut faire du zè alors qu'on est déjà pratiquement décarboné en particulier pour l'électricité. des carbon effectivement et on représente par rapport à la Chine pas grand-chose en terme de nous on par rapport au monde on est à 07 % de gaz effet ser à l'échelle mondiale. Donc nous bon on peut jouer les goldorac ou les atlas mais on va pas y arriver quand même. Nous tout seul ce graphique compare Féquence Saint-Nazer et Saint-Brieux et c'est très semblable. On peut dire que ça se ressemble énormément. Vous voulez mettre en exergue le fait que les comportements de l'éolien d'une ville à l'autre sont similairire. Exactement. Exactement. Quand on vous dit quand il y a pas de vent ici, il y en a ailleurs, il faut aller chercher très loin ailleurs et l'électricité certes ça se transporte l'électricité mais il y a quand même des pertes sur qu'est-ce qu'on voit sur ce transparent sur ce cette vue? Et oui, on voit qu'effectivement si on regarde de loin tout ça c'est complètement simultané. En fait, on s'aperçoit, si on regarde dans le détail que le bleu va arriver un petit peu avant, c'est-à-dire Saint-Lazer va arriver un petit peu avant. Pourquoi? Parce qu'on a des vents dominants qui sont plutôt sud-ouest et donc c'est Saint- Nazer qui va être touché en premier. Mais 1 heure plus tard, c'est Saint-Brilleux et c'est féquent. Donc c'est ce que je disais tout à l'heure, les phénomènes climatiques sont pas des phénomènes religionaux, sont pas des phénomènes nationaux, ce sont des phénomènes continentaux. quand il y a du vent en Bretagne 1h à Saint-Nazer, 1hure après il y en a à Saint-Brilleux, 2h après il y en a à Fécan, 4h après il y en a à Dunkerk et 6h après il y en a en Allemagne.
43:01 Donc ça c'est pour cet argument. cet argument c'est je pense que beaucoup de gens disent ça parce que en toute bonne conscience en disant oui il y a pas de vent ici en ailleurs effectivement ça paraît intuitif mais dans les chiffres ce n'est pas vrai c'est pas du tout comme ça que ça se passe. C'est beaucoup plus lié. Les parcs éoliens sont tous liés entre eux. Au moins, si on enlève les parcs méditerranéens, tous les parcs du centre et du nord et de l'ouest de l'Europe sont liés. Je répète, je mets une exception sur le climat méditerranéen, mais transporter sur des milliers de kilomètres, effectivement, peut-être qu'il y a pas de vent en Bretagne et qu'il y en a dans le Moyen-Orient ou en Guiné Bissau, mais on ne transporte pas de fortes quantités existe de grande distance parce que ça coûte cher, parce qu'il y a des pertes et que les lignes ne sont surtout pas faites pour ça. Aujourd'hui, c'est un des problèmes que remonte la Bruxelles, la instances à Communauté européenne qui voudrait prendre le leadership sur la production et le transport de l'électricité en Europe pour remplacer les politiques nationales. Et il voudrait bien avoir ça en main.
44:13 oui, parce que comme ça l'Allemagne serait contente de bénéficier et d'être un peu prioritaire sur le réseau de tous ces pays et environnement en particulier de la France. Donc j'espère que nos politiques vont se battre et essayer de défendre cette part de souveraineté que nous avons encore, j'espère pour longtemps. Alors voici la beauté, je plaisante de l'éolien en mer. Bon, ça diffigure quand même le paysage, la vue. Qu'est-ce que vous en dites? Vous avez des remarques là-dessus d'ailleurs? Oh, juste une petite remarque, là, on voit deux éléments de l'éolien mer. Alors, une éolienne fixe, ce sont les éoliennes qui sont aujourd'hui en mer en France. Le parc de Bretagne Sud qui va nous être offert en face de Bellîle, ce sont des éoliennes flottantes. Donc, c'est pas du tout la même technologie. et à côté de cette éolienne, sur la gauche, on voit ce qu'on appelle la station fixe. H la station fixe, c'est la station qui reçoit l'électricité des éoliennes et qui l'a converti pour être compatible avec le réseau global de très haut tension en France. C'està-dire chez nous, ce sera du les éoliennes vont produire en général en 65 66000 V et cette station va convertir ce 66000 V en 225000 V. Donc sur l'instant, vous allez trouver des transformateurs, des appareils de protection style disjoncteur, des sectionneurs pour ouvrir ou fermer la ligne. éventuellement dans certains cas, ils mettent ce qu'on appelle des batteries de condensateur qui permettent de rehausser de d'améliorer la qualité d'électricité en améliorant ce qu'appellent les électriciens le cosinus fin. Je rentre pas dans les détails.
45:54 Cosus. Le cosinus fin, c'est le déphasage entre la tension et le courant. en fait ce déphasage, si les deux sont en phase, c'est un système qui est purement réactif, le rendement électrique est à 100 %. Et si vous dépasser le courant par rapport à la tension, vous avez une perte de rendement qui s'appelle le cosinus phi. Et donc si vous étiez à un déphasage de 50 %, vous perdez 50 % de l'énergie en perte pure. Est-ce que vous avez des remarques des réactives? C'est ce qu'on appelle de l'énergie réactive. de l'énergie réactive, c'est de l'énergie perdue en pure perte. Produite en pure perte. Énergie réactive. Hm. Produite en pure perte. D'accord. Oui. C'est ou consommé produit ou consommer. Enfin, c'est de l'énergie entièrement perdue entièement perdue qu'on ne peut pas récupérer, stocker. c'est donc pour compenser les cas, mais il faut pas trop rentrer détail parce ça devient très technique.
46:53 Pour compenser l'écart entre le courant et la tension, on met des batteries de condensateur qui redressent le cosinus qui améliore la qualité de l'électricité, le rendement de l'électricité pour limiter, ça devient trop complexe, trop pour limiter les pertes. C'est ça. vous avez des remarques sur le côté paysage défiguré? B le paysage défiguré il est pas très défiguré. Ce sont de toutes petites éoliennes ça. Là on parle d'éoliennes qui font 200 m, 180 m. Oui, mais on les voit elles sont nombreuses. Oui, mais nous en Bretagne Sud là, ce sont des rigoloser. Nous, on parle de 380 m projet initialement il était à 280 m puis après on nous a parlé de 300 m, 340 m et maintenant on nous parle de 380 m, 200 m de plus que celle-ci, 80 m plus que la tour Effel. c'est gigantesque. Alors quand on quand les le l'État puisque c'est lui qui est au départ le promoteur de ces parcs, quand les études ont été faites, quand les consultations ont été faites avec ce qu'on appelle le CNDP, le comité national de du débat public, il y avait des gens qui disaient " voyez, ça va être négligeable.
48:07 les éoliennes, vous imaginez une allumette que vous mettez en bout de bras et puis vous voyez cette allumette, ce sera à peu près la même quand vous serez sur la côte, ce sera à peu près la même chose des éoliennes. Bon, les gens qui sont du côté de Guérande, c'est pas une allimette he qui voit, c'est un gros sierge qui voit en fond, mais c'est un petit par rapport à celui que nous on va avoir. Et nous, je rappelle que ce sont des éoliennes flottantes. Donc la différence c'est que celle-ci sur la partie fixe bah il peut y avoir des crustacés qui vont se fixer éventuellement. Donc ça peut avoir un certain apport pour quelques pour la faune marine et voir la flore marine. Nous, vu que ce sont des éoliennes flottantes, ça va bouger sans arrêt, ça va être ancré par des chaînes qui vont bouger en fonction du des courants, des marais, de la houle, du vent. Donc tout ça va bouger et donc ça va racler le fond. Nous, c'est le contraire, on va désertifier ce fond.
49:05 D'autre part, nous elles sont fixées comme elles sont pas fixées au sol, elles sont sur des flotteur. Ce sont d'énormes barges qui vont être construites en béton creux. C'est un espèce de gros flotteur en béton creux qui va faire entre 8 et 10000 tonnes, qui fait 100 m de long. Il faut imaginer que ce flotteur, il doit compenser l'effet de couple qui est donné par le vent sur quelque chose qui va être à presque 400 m de hauteur. Donc vous avez un couple énorme qui est dû à la poussée du vent sur cette sur le rotort de l'éolienne qu'il faut compenser en bas par une barge qui est extrêmement lourde pour pas que l'ensemble se renverse. Hm. Cette barge fait 100 m de long. Il y aura à terme des deux parcs 38 barges de ce genre. Donc vous avez 38 blocs de 100 m de long qui vont flotter sur la mer qui vont faire un briselame.
50:01 Les Américains quand ils ont fait le débarquement le 6 juin à à l'écart des côtes, ils avaient coulé des bateaux pour faire des épaves pour casser la houle. Et bien voilà, c'est ce qu'on est en train de faire en face de hub de sport nautique de réputation nationale et internationale que ce soit à Kiboron, à Pounel ou à on a ce qu'on appelle la côte sauvage parmi les côtes les plus réputées en France pour tous les pornautiques de glisse de surf et tout ça. Que va-t-il rester deou? À ma connaissance, aucune enquête n'a été faite, aucune modélisation n'a été faite. Je pense que c'est pas très facile à modéliser ce genre de problème, mais à ma connaissance, c'est comme c'est assez difficile, bien rien n'a été fait comme ça. C'est simple. Comme ça, c'est simple. ça reste un problème qu'on ne soulève pas pour ne pas gêner des intérêts financiers, j'imagine. Oui, il y a pas le vent c'est pareil. Le vent c'est un écoulement lamellaire. ce sont le vent au sol et le vent en altitude est différent. Le vent au sol est moins rapide que plus on monte, plus le vent est rapide. Pourquoi? Parce qu'il y a un phénomène de freinage dû par le frottement sur le sol. Mais globalement le vent, bon je parle pas quand il y a une tempête ou quand il y a une tornade ou chose comme ça, mais le vent normalement c'est quelque chose qui est lamélière sur des couches parallèles qui se déplacent à peu près à la même vitesse. Dès que vous mettez une éolienne, vous allez avoir un effet turbulent. Les pâles à l'arrière de la de l'éolienne provoquent un effet de turbulence sur ce vent. Et sur une petite éolienne à terre de genre 2 4 ou 6 MW, on voit la trace de cette de cet écoulement qui devient turbulent au lieu d'être lamellaire jusqu'à 50 km. Je parle de petites éoliennes de 2 4 ou 6 MW. Là, on parle de 25 MW.
51:47 Qu'est-ce que Qu'est-ce qui va rester comme vent? L'énergie qui est prise, c'est une énergie qui est prise au détriment du rent. Donc fatalement derrière les mégaw qui vont être mW produit électriquement, c'est des mW qui sont enlevés à la force du vent. Mais il y a pas que cette force qui est diminué, il y a aussi la forme du vent qui devient turbulent au lieu d'être lamellaire. Qu'est-ce que ça va donner sur le vent pour les voileux qui sont en aval entre ce parc et la côte? À ma connaissance, là non plus, il y a pas eu de d'étude de fête en particulier pour ce parc. Donc ce sera la surprise. Donc ça bouleverse complètement l'écosystème régional, on peut dire. Oui, bien sûr. Et la faune et la flore situé autour d'une éolienne flottante, ça peut être dramatique aussi en terme de conséquences. Alors l'éolienne flottante telle qu'elle va être faite sur le parc de Bretagne Sud, c'est une première en France. C'est la première éolienne flottante. Ensuite, elle a une deuxième particularité, c'est que toutes les éoliennes que l'on a en particulier, tous les champs de la mer du Nord entre les îles ferro, le la Norvège, le Danemarque, l'Allemagne, les îles britanniques et même la manche pour nous sont des éoliennes qui sont posées mais sur sable. Il y a quelques flottantes mais globalement la plupart sont posées mais elles sont posées sur des fonds sableux. Ici en Bretagne, les fonds sur lesquels elles seront posées, ce ne sont pas des fonds sablonneux, ce sont des fonds rocheux.
53:16 Donc sur ces fonds rocheux, il y a une vie qui est retiement différente de celle des fond sablon et en particulier alors moi je suis pas pêcheur, je suis pas très connaisseur de ces domaines là, mais ce serait actuellement c'est une zone de pêche de langustine. Il y a des araignées, il y a un certain nombre de crustacés qui vivent ces fonds là parce que ce sont des fonds rocheux. Et donc les chaînes qui vont être posées, puisque je rappelle ce que j'avais déjà dit, c'est que ce sont des éoliennes donc qui sont posées sur ces barges flottante dont je parlais à l'instant. Et ces barges sont globalement c'est un grand triangle très allongé et à chaque angle du triangle, vous avez deux chaînes qui vont se poser au sol et être solidaire d'une ancre ou d'un bloc de béton. C'est pas encore définitivement arrêté, mais ces chaînes, c'est elles qui vont bouger en permanence chaque fois que la barge va bouger. Et donc ces chaînes vont racler le fond en permanence. C'est ce que les gens de appellent un ragage quand on rate un fond de cette manière-là, c'est comme si vous aviez un chalu qui passait en permanence sur le fond. Par contre, les chalus ne passeront plus. Les pêcheurs pourront plus pêcher parce que justement sur ce fond, on va avoir l'ensemble des câbles qui vont passer et l'ensemble des ancres. Donc, il est évident qu'on peut pas passer un chalu, on peut pas venir encrer un bateau dans ces zones-là au risque d'arracher le les câbles. Je rappelle ce que j'avais dit dans la première partie, c'est que les câbles, en particulier le câble qui rejoint le poste fixe qu'on voit sur la gauche de la vue qui rejoint ce poste fixe à la Terre, c'est un câble qui est posé au fond de la mer et qui est en rocher.
54:54 qu'on pose des rochers dessus pour le protéger pour pas qu'il soit déplacé par les courants pour pas qu'une ancre risque de venir l'abîmer ou le déplacer. Donc c'est un enrochage qui est fait mais est évident que s'il y a un enrochage le but c'est de protéger le câble, c'est pas de faire passer des filets. Donc toute cette zone ancre plus câble électrique empêche toute possibilité de pêche pour les pêcheurs. Et actuellement c'est une zone de pêche importante ça. Hm. Alors, les pâles gigantesques et ce sont les câbles là qui vont être reliés au à la Terre. Voilà, donc ça c'est une vue qui est prise sur les sites officiels. Alors, c'est pas tout à fait comme ça que ça se passe parce que tout à fait à gauche, on voit une éolienne avec les lignes d'encre. C'est pas comme ça que ce sont les lignes d'ancre. Je rappelle, on le verra plus tard sur une vue, les lignes d'encre, ce sont des chaînes qui sont posées sur le fond mais qui sont posées sur plusieurs au minimum plusieurs dizaines de mètres mais en général plusieurs centaines de mètres. Donc ça c'est pas quelque chose qui tombe directement sur un plot comme on le voit là. C'est quelque chose qui est au sol. C'est le poids de la chaîne en fait qui tient l'ensemble comme un bateau. C'est exactement pareil quand vous avez un pétrolier qui se met à l'encre. C'est une chaîne qui racle le fond qui le maintient. C'est pas l'encre qui le maintient, c'est la chaîne.
56:15 De là, on voit partir un câble qu'on voit passer sous la mer. Alors, en fait, ça c'est pas très vrai parce que le câble, il sera posé sur le fond de la mer. Il est pas souterrain, il est pas dans une tranchée, enterré dans une tranchée. Donc ce que l'on voit sous le fond de la mer, c'est pas tout à fait exas. Ce sera poser ce fond d'amè. Ensuite, ce câble, il remonte, c'est la station fixe. C'est ce que j'expliquais tout à l'heure. On part en 66000 V sur l'éolienne, on arrive sur la station fixe et là, on va transformer cette électricité, la retravailler éventuellement en 225000 V. Et là, on va repartir à nouveau poser sur fond. Toujours pareil, c'est pas de l'enterrer pour arriver jusqu'à la berge à ce qu'on appelle l'atterrage. Et au niveau de l'atterrage, on va avoir une un changement de câble, c'est-à-dire que le câble marin va être raccordé au câble terrestre qui est un câble un petit peu moins cher, un petit peu moins sophistiqué. Donc on change de câble à ce niveau-là en faisant une espèce de boîte de raccordement un petit peu en arrière de la plage d'ev. la plage dite de terrillé et ensuite on part cette fois-ci là c'est vraiment en souterrain à partir de là on part en souterrain sur 25 km pour rejoindre la ligne très haute tension 225000 V au niveau de la commune de Puvinet autour du câble sous-marin posé donc sur le sol sous-marin, il y a des ondes, il y a une bonification possible de l'environnement.
57:50 Alors, au niveau des câbles, au niveau des câbles, il y a un champ électrique qui est toujours bien électrique, pas champ magnétique, un champ électrique qui était mis à la fréquence 50 Hz puisque là on est en 50 Hz. ces câbles sont des câbles qui sont très isolés. Évidemment, il faut pas qu'il y a qu' puisse y avoir un phénomène de court circuit entre l'eau qui est un élément conducteur et le câble. Mais la qualité de l'isolement, on ne sait pas ce que cette ce niveau d'isolement va permettre de faire. Est-ce qu'il va rester comme champ résiduel, comme champ électrique résiduel? Ça, ce sont des choses que l'on ne sait pas. En particulier quand on va être à terre et qu'on va passer sous le boulevard de l'Atlantique à Airdeen, on va passer sous les trottoirs. Aujourd'hui, RTE a fait déplacer les réseaux actuels, c'est-à-dire le réseau d'eau, le réseau d'électricité, le réseau de téléphonie.
58:48 Ils av ils avent passé tous ces réseaux sur sous un trottoir de manière à ce que l'autre trottoir soit libre pour le passage du câble 225000 V. Ce câble va être à 1,50 de profondeur. On ne sait pas aujourd'hui, je là aussi je n'ai pas trouvé d'enquête qui disent un câble de ce type-là fabriqué par je sais pas quel constructeur qui a cette qualité d'isolation donnée et posé à 1,50 profondeur. Quel sera le champ électrique résiduel qui va être à proximité de ce câble à au sol à 50 cm du sol à un mètre du sol? Je ne sais pas. On ne sait pas. C'est alors certaines personnes sont assez inquiètes. Il voit des gens qui sont électrosensibles, qui ont des difficultés quand ils sont prêts d'entraîner. Alors c'est pas du tout les mêmes fréquences mais on ne sait pas et il y a pas beaucoup d'études dans ce domaine. Alors il y a pas pardon j'ai dit il n'y a pas que ça les éoliennes. Il n'y a pas que le les champs électriques. Il y a aussi tous les phénomènes vibratoires. C'est un mécanisme qui bouge, qui tourne et il y a ce qu'on appelle des infrasons, c'est-à-dire des sons que l'oreille humaine n'est pas capable d'entendre parce qu'elle est inférieure. Ce sont des fréquences qui sont inférieures à la perception auditive de l'homme qui je crois que le début de la perception doit être 300 Hz ou 400 Hz quelque chose comme ça pour les basses fréquences. Là, on est en fréquence plus basse et en particulier, on a des fréquences comprises entre 20 et 40 Hz que l'on connaît parce que les éoliens la terre ont aussi ce problème de basse fréquence.
1:00:23 Et ces basses fréquences ont un impact sur la nature parce que ce sont les mammifères marins, donc les foces, les baleines aussi parce qu'il y a des baleines qui peuvent passer dans ce secteurlà communique et entre elles et se localisent par des basses fréquences justement. Donc ces basses fréquences, là aussi, on sait pas qu'est-ce que ça va quels vont être les l'impact sur les systèmes auditifs, le système acoustique des FOC qui sont assez nombreux dans le coin. On les voit jusque sur la plage. Vous avez de temps en temps un FOC qui se met sur un caillou en train de déguster un beau poisson. C'est ce sont des spectacles qui sont assez à courant chez nous. Alors, que vont donner ces basses fréquences sur leur système auditif et leur système de c'est leur guidage, c'est le eux, c'est leur GPS, ils se servent de ces fréquences là comme GPS pour on ne sait pas là aussi. Et d'ailleurs le câble sous-marin, son gainage avec le temps peut-il être usé, endommagé, abîmé?
1:01:23 Alors le gainage, on verra plus tard. Il y a je j'ai une photo où on montre le ce type de câble. Le câble sous-marin, c'est en fait une grosse gaine qui fait à peu près 6080 cm de diamètre dans lequel trois autres gaines correspondent aux trois phases du courant triphasé 225000 V. donc ces trois gaines là passent à l'intérieur et l'ensemble est comblé par un diélectrique, c'est-à-dire un isolant qui empêche le que les câbles arc, c'est-à-dire qu'il y a une étincelle qui un poste à souder qui se crée entre les deux câbles ou entre le câble et la gaine de cette de ce gros câble ou avec l'eau. Alors donc il y a une première partie qui est la protection électrique des câbles entre eux. C'est ce qui se passe à l'intérieur de la gaine. Et ensuite cette grosse gaine 60 ou 80 cm, c'est une protection mécanique en fait, une protection mécanique contre les la corrosion marine puisque c'est on est un milieu salin, donc c'est extrêmement corrigif contre l'abrasion du courant qui transportent des sables des des morceaux de coquillage et cetera. Donc, il y a tout un phénomène abrasif contre un élément accidentel qui pourrait tomber dessus. style un chalu qui vient d'effrotter, une ancre qui vient d'effrotter ou des corps morts qui en fon en fond de l'océan vont bouger en fonction des tempête. Vous avez une épave avec des morceaux d'épave qui se cassent, les courants vont bouger ces morceaux d'écaves. Et donc il faut protéger cette gaine d'où l'enrochage qui va participer à la protection de la gaine.
1:03:06 Donc il y a un enrochage pour les grosses agressions mécaniques épave dont je parle tout à l'heure. Et ensuite cette gaine elle est en matériau inoxydable de très haute performance pour tenir le plus longtemps possible dans un milieu extrêmement agressif. Oui, justement ce qu'on vit en mer, c'est que une ancre par exemple qui est en acier ordinaire qui est pas inoxydable, le métal perd 1 mm par c'est énorme. Donc bien évident que la gaine, il faut pas qu'elle subisse cette éion et cette oxydation de dernier de m par an. Donc ce seront des acides inoxydables de très hautees résistances, de très haut de gamme. D'où le prix de ce câble que j'estime, j'ai pas trouvé trop de fourchettes. Chat GPT me dit m'a donné des fourchettes entre 2000 et 5000 €. Moi, j'estime que ces câbles seront à 5000 et voir plus du mètre. Du mètre.
1:04:04 Je 5000 € du m c'est du très haut. C'est de la très haute technologie. Combien de mètres à peu près au total? On a 25, on a 40 km en mer et 25 km à terre. Donc 40 km entre je rappelle le poste fixe, il est en fait situé un petit peu, il est côté océan par rapport au premier appel d'offre. Pourquoi? Parce que il va être situé entre les deux parcs qui sont contigus. Donc le poste fixe va être entre le parc Bretagne Sud 1 et le Bretagne Sud 2. Donc c'est vrai que par rapport à Bretagne Sud 1, il est au plus loin. Donc ça fait une quarantaine de kilomètres de Donc ça représente une petite fortune. Ah oui, le milliard et demi l'atterrage offert par RTE au concessionnaire Bénavel aujourd'hui, l'atterrage est offert et coûte 1 milliard et demi. Sur ce milliard et demi, il y a une partie de BTP pour le pour la pose du câble. Ça c'est complètement négligeable. Les points les éléments importants de ce milliard et demi, c'est le câble, le poste fixe. Souvenez là ce qu'on voyait sur la première revue, cette espèce de grosse plateforme, ça ressemble à une plateforme pétrolière he c'est tout à fait exactement la même chose. C'est un truc qui était à peu près à 40 60 m de d'altitude par rapport au flot et qui fait une quarantaine de mètres de haut, 60 ou 82, c'est quand même un gros truc. Une plateforme comme ça, ça pèse entre 5 et 10000.
1:05:33 Vous dites offert mais en fait il y a il n'y a jamais rien qui est offert. Ah non, c'est nous qui p c'est oui c'est Nicolas qui payé de toute façon c'est toujours pareil. Nicolas va payer Oui. Donc c'est ce milliard et demi, c'est en grande partie le câble. Deuxièmement la plateforme pétrolière. Parti Oui. Oui. Je sais pas dire la proportion mais c'est en très grande partie de câble. En deè deuxè poste, ce sera le poste fixe en mer et 3è poste, le poste fixe en terre à terre à Plouvier, là où le câble va sortir de terre, va arriver là sur un autre une autre série d'appareils style disjoncteur sectionneur et va rejoindre la ligne autotention qui pour le réseau national. Et c'est pas du tout l'installation, c'est pas du tout le génie civil, c'est pas du tout le creusement des trous pour faire passer les câbles. C'est pas ça qui coûte cher. Ce qui coûte cher, c'est le câble. En parlant de câble, vous pouvez commenter rapidement le schéma que nous voyons à l'écran. Qu'est-ce que vous vouliez dire avec?
1:06:31 Voilà. Alors là, ce sont pas les câbles, ce sont les chaînes d'ancre. C'est pour donner une image plus réaliste par rapport à la vue précédente qui est la vue du site officiel. En fait, les ancres, voyez, c'est plutôt quelque chose qui est qui traîne sur le fond et c'est le poids de l'encre, le poids de la chaîne d'encre qui maintient l'ensemble. Donc c'est pas quelque chose qui, comme on le voyait sur la vue précédente, est tendu pratiquement entre le la surface de l'eau et le plot qui est en fond de l'océan. C'est beaucoup plus quelque chose qui frotte sur le sang, qui fait du poids en frottant sur le fond de l'océan. Voilà. Donc en fait c'est pas trois. Moi là j'en ai dessiné trois mais en fait ce sont six chaînes d'encre deux par pointe du triangle de flotteur. D'accord. Et c'est ce qui retient et donc rajouter en plus le câble électrique qui va partir au milieu de tout ça mais qui lui est beaucoup plus petit à côté le câble électrique ce qui est gros ce sont les chaînes. Les maillons de chaînes sont les chaînes les maillons font 80 cm ou 1 m quoi. Chaque maillon va faire plusieurs centaines de Donc vous dites qu'il y en a six par éolienne flottante.
1:07:36 C'est énorme. D'accord. Les pâles non recyclables. Très important. Et bien voilà, un joli cimetière de pâle. Alors les pâes c'est un problème. On a aujourd'hui en particulier en Allemagne qui ont été les premiers à avoir de grande quantité d'éoliennes installées. Ces éoliennes arrivent en fin de vie là depuis quelques années. On se retrouve avec je crois que les Allemands ont dû démonter déjà 8000 éoliennes, quelque chose comme ça. Je rappelle qu'il y a trois pâles par éolienne. donc ça fait beaucoup de pâles. Alors les Américains eux systématiquement quand ils démontent les éoliennes, ils en démontent pas mal aussi. Eux ils les enterrent. Je cherche pas à comprendre. Ils font un trou, ils mettent les pes dedans, ils écrasent tout ça et puis mettent de la terre par-dessus. nous, on sait pas trop. Des fois on les enterre, des fois on essaie de les brûler, on s'aperçoit que c'est pas génial à brûler parce qu'il y a des mélanges de relativement toxique. Oui, parce que c'est un mélange de bois de bois léger, de balsa. Donc c'est une déforestation de l'Amazonnie et du Mexique qui sont les deux gros producteurs de Balza. quand on faisait du balza pour faire des maquettes de son petit avion, de son petit bateau, ça bouffait un petit peu de bois mais pas beaucoup. quand on met des pes d'éoliennes de je rappelle 140 m de long minimum pour le sud, là on a consomme beaucoup plus de bois. Donc là on est en pleine déforestation de du Balza. Le Balza va devenir un bois stratégique si on continue comme ça. Et ce bois de Balza, il est évidemment le bois c'est un bois qui est relativement résistant mais extrêmement léger. C'est sa principale qualité pour les pes d'éolienne mais qui est extrêmement fragile. Donc il est évident qu'on peut pas faire du bois de balsa comme ça. Donc il est recouvert de de résines. Et donc ces résines ce sont des polymères qui
1:09:28 quand on brûle ça fait beaucoup de de particules fines, beaucoup de composés toxiques et donc c'est pas même à brûler, c'est pas facile. il y a d'autres techniques he il y a d'autres techniques. On peut ne pas utiliser du balza, on pourrait utiliser des fibres de verre, des fibres de carbone, des choses comme ça. ça coûte un petit peu plus cher. Aujourd'hui, le balza coûte moins cher. Donc c'est question de rapport coût rapport financier en fait de il font qu'on choisit l'un ou l'autre. Mais globalement qu'on fasse de la fibre de verre, de la fibre carbone ou du balza, en rober dans tous les cas en robé des résides, on ne sait pas quoi faire quand on les enterre. Ce n'est pas biodégradable évidemment. Ah ça ça je vous garantis que dans 100000 ans ils y seront ils auront pas bougé beaucoup. Ou là le câble impressionnant. Voilà c'est lui dont je parlais tout à l'heure. Donc vous avez voilà vous avez donc la grosse gaine.
1:10:27 Vous voyez que pour manipuler cette gaine on voit une 2 3 4 5 6 7 8 pelles mécaniques qui sont des c'est pas des petites pelles mécaniques,. Ce sont des 15 tonnes à vue de nez ces pelles là. Donc c'est de la grosse pelle mécanique. Vous voyez que c'est un gros bébé quand même le câble. Donc vous voyez les personnes qui sont sur la gauche de la vue, ça vous donne à peu près l'échelle du câble. Vous voyez 60 cm à peu près d'échelle du câble. Et à l'intérieur de cette grosse gaine, vous voyez les trois petites gaines toutes relatives, une dizaine de centimètres à l'intérieur qui sont les trois fils électriques qui vont passer dans ce câble. Et donc la partie mécanique, la protection mécanique, c'est la grosse gaine qui est tout. Donc il va, je sais pas, on voit pas trop l'épaisseur, mais enfin il faut imaginer que c'est quelque chose qui va faire plusieurs centimètres d'épaisseur,. C'est quand même du quelque chose qui doit durer dans le temps et subir d'énormes contraintes. Donc c'est quelque chose qui va être épais. Et donc tout ce qui est entre les câbles, cette espèce de machin marron là, ce sont les isolants, ce sont les isolants électriques pour pas qu'il y ait un arc électrique qui se produise entre les câbles et entre le câble et la ces isolants, c'est quel en quelle matière?
1:11:37 Oh, ce sont des là aussi, ce sont des en général, ce sont des polyéthydènes réticulés, je crois. D'accord. Impressionnant. En tout cas, quand on voit à taille d'homme, ça donne une échelle un peu effectivement de grandeur. Je rappelle ce que j'avais dit, deux câbles électriques de 225000 V à 4 5 m de distance, vous avez un arc électrique qui se produit spontanément dans à l'air libre. Ouis. Donc là, ils sont à 10 cm l'un de l'autre. Vous imaginez l'isolation qu'il faut assurer entre les deux? Ou quelque chose de performant. Effectivement. Alors, les prispots, il y a un pic fin 2022 ou début oui, début 2023 ou oui bien c'est donc là là on va parler un peu de sous. Alors c'est là on rentre dans la partie compliquée du système. Alors effectivement en 2000 alors pourquoi il y a une il y a un surcoup à cette période là? c'est que entre 2022 2023, c'est la période hivernale. Donc c'est là qu'on a besoin de tout coût d'électricité. Et je rappelle ce qu'on disait tout à l'heure au début de cette deuxième partie, c'est qu'en 2022, on a eu le fameux problème des corrosions sous contrainte où on était en déficit de production nucléaire et globalement même à l'échelle de l'Europe, c'est pas néjable ce que nous produisons en nucléaire puisque quand même la France est un gros c'est pas le gros producteur, l'Allemagne produit plus parce qu'elle a beaucoup plus d'industrie, mais c'est quand même un énorme producteur en Europe. le deuxème après l'Allemagne ce manque d'énergie nucléaire du CD c'est des faux corrosions sous contrainte on fait monter les prix au moment justement où il faisait très froid.
1:13:25 Voilà un peu l'explication. Donc je vous rappelle qu'à cette époque là c'était la une de tous les journaux d'information sur les boulangers qui étaient en train de tous mettre la clé sous le paillasson parce que l'électricité dans ce coup avait explosé. Alors, sur les tarifs particuliers, on a des contrats qui ne sont pas des contrats indexés, mais sur tous les tarifs professionnels qui sont des contrats indexés, les agriculteurs qui ont des chambres froides pour maintenir leurs fruits et légumes, les boulangers qui ont des fou électriques pour qui sont donc de gros consommateurs à leur échelle en proportion de leurs chiffres d'affaires qui sont de gros consommateurs d'énergie. Pour eux, ça été la catastrophe. Je vous rappelle que à cette époque-là, ça faisait quand même la une des journaux de toutes les petites entreprises, les PME, les artisans, les boulangers et les agriculteurs qui faisaient faillite à cause du prix de l'électricité parce qu'ils étaient pas sur des prix fixes comme nos barê particulier, ils étaient sur prix indexés.
1:14:25 Et donc ils ont pris cette pointe en plein cœur. Après ça s'est restabilisé, vous voyez après en 2024 tout se restabilise. Là on était encore dans les périodes Covid après l'industrie a un petit peu redémarré et tout mais on savait on savait revenir dans des prix raisonnables. Pourquoi? Parce qu'on savait produire de l'énergie en quantité. On a eu cette pointe mais des pointes il y en a pas en Allemagne, on s'aperçoit que là aussi eux nous on a une grosse pointe queon peut expliquer comme ça mais les Allemands eux ils en ont plusieurs. Bah ils en ont plusieurs parce que là eux ils sont ils étaient plus tributaires que nous du de la nature et donc eux ont subi plusieurs variations. Bon, on était sur mes pointes à 1200. Là, on est sur plusieurs pointes qui sont un petit peu inférieures, mais beaucoup plus nombreuses et globalement beaucoup plus importantes dans le temps.
1:15:27 Le prix de l'électricité tarifase EDF. Alors, on s'aperçoit que l'électricité et si on regarde nos factures, on s'aperçoit que globalement en entre 15 et 20 ans, le coût d'électricité a doublé en France. Alors, c'est un peu paradoxal parce que le coût à la production, j'enlève tout ce qui est intermittent, on reste sur le la brosse cavalerie, c'est-à-dire le nucléaire hydraulique plus le thermique en compte. Ce coût n'a absolument pas bougé. nos centrales, toutes les centrales confondu sont amorties depuis déjà 10 20 30 ans. on est juste en coup de ce sont on a juste des coups de fonctionnement aujourd'hui. si on accepte le gaz que l'on importe, le gaz le fi enfin le thermique gaz fiel charbon que l'on importe qui peuvent subir des de petites variations. Pourquoi j'ai dit petites variations? Non pas qu'elles soient petites dans l'absolu, mais elles sont petites par rapport à ce qu'elles représentent par rapport au coût de production. une centrale, ce n'est pas que le gaz qu'elle brûle, c'est aussi l'amortissement de la centrale, le personnel qui travaille dedans, la maintenance qui est faite, les pièces qu'on remplace et cetera. Donc tout ça, ça intervient dans le coût. Donc sur une centrale thermique, le combustible doit représenter, je sais pas, peut-être 40 ou 50 % quelque chose comme ça. Sur le nucléaire, le combustible représente moins de 5 %. Le sur le nucléaire, c'est l'épaisseur du trait, le combustible.
1:16:58 donc on s'aperçoit que nos factures augmentent. On s'aperçoit sur ce graphique que le coût augmente alors que le coût réel à la production, le coût vrai à la production, lui n'a pas bougé. qu'est-ce qui se passe entre les deux? Entre les deux, bien on a un certain nombre de d'éléments qui sont durs ou qui ont changé de nom. Ça s'est appelé contribution au à la distribution d'électricité CSP. Enfin, il y a eu toute une série de noms qui sont en fait des petits masques pour masquer que quand on installe 2500 parcs éoliens à terre en France sur grosso modo sur une vingtaine d'années et bien il faut aussi installer 2500 points de raccordement 2500 lignes électriques pour ramener cette électricité vers le réseau principal dont je parlais tout à l'heure de 125000 ou 400000 V mais quand vous êtes je sais pas moi sur un sommet des Sven ou au milieu de la Creuse que vous avez un parc éolien qui est à je sais pas dans la Creuse qui peut être à 80 km 100 km du réseau de 125000 V mais il va falloir construire des lignes électriques mais pas qu'une hm h plusieurs milliers sur des dizaines voir des cent des dizaines de kilomètres ça c'est énorme. Je rappelle que le parc français nucléaire c'est 56 réacteurs mais 16 centrales. On appelle une centrale le l'ensemble de plusieurs réacteurs.
1:18:20 Certaines centrales ont deux, d'autres 3, 4 réacteurs. Mais j'ai six réacteurs mais j'ai un seul point raccordement. Donc en France le nucléaire il est raccordé à aux lignes très haute tension 400000 V en 16 points. Cette ligne intelligemment elle suit elle est construite puisqu'elle a été construite en même temps que le parc nucléaire. Cette ligne suit le la répartition du de centrales nucléaires en France. Donc 16 points qui sont à proximité immédiate des réseaux très haut tension. Et là on parle de 2500 points de raccordement qui peuvent être à plusieurs dizaines de kilomètres. Donc le coût n'est pas du tout le même. Et bien ce coût que l'on offre au prestata et bien c'est lui que l'on voit apparaître sur la facture. Mais il y a pas que lui. Parce que quand on offre au prestata le coût du raccordement, on a aussi des coûts d'achat garanti. Quand on achète le MWAW solaire pour le premier parc en particulier à 300 € le MW alors qu'on produit à entre 45 et 55 et bien cet écart de prix il faut le payer. Bien c'est cette courbe que vous voyez là. Et ce sont des décisions politiques sans que le peuple soit consulté.
1:19:30 Bien sûr. Alors pas que politique, le démarrage, je rappelle c'est des décisions de la commission de Bruxelles qui dans les années 2000 commence à dire il faut mettre le paquet sur le renouvelable et qui ensuite a durci le ton années 2010 et les différents pays d'Europe ont emboîé le pas sous pression de Bruxelles et sous pression de lobby qui ont été intelligemment placés lieu stratégique pour au cours des ans dire attendez on n pas le choix il faut passerut faut passer à l'intermittent c'est ce qui va nous sauver on a pas le choix c'est ça qu'il faut faire et donc ce lobby, il a beaucoup travaillé et il a eu des succès puisquea aujourd'hui c'est rentré dans la tête des gens que pour sauver notre avenir, il faut que notre électricité soit faite à partir des éoliens. Alors, on oublie beaucoup tout le reste qui n'est pas électrique.
1:20:36 Maintenant, il vient en nous disant il va falloir transformer les façons de consommer pour passer de plus en plus à l'électrique. Bon, je fais quand même remarquer que faire de la chaleur, je parle pas de pompe à chaleur, mais un radiateur électrique, faire de la chaleur avec de l'électricité qui est une énergie extrêmement noble, c'est pas le plus intelligent surtout si cette électricité à un moment elle a été faite par du fiou. Autant brûler le fil directement pour faire de la chaleur sur place. Il y a quand même des rendements sur l'ensemble de la chaîne de production, la chaîne de distribution qui sont pas très pas intelligents. Donc aujourd'hui la politique c'est de dire on veut décarboner toutes les énergies donc faut convertir une partie à à l'électrique. On en reparlera quand on parlera de l'avenir de la production de la consommation de l'électricité. Donc pour l'instant on parle des prix. Les prix ils ont augmenté, ils ont globalement doublé. Alors ça se voit aussi quand on compare de pays à pays. Autrefois quand on parle quand on parlait il y a une vingtaine ou une trentaine d'années avec les Allemands, ils étaient effarés du prix que non qu'on payé par rapport ce que eux payent puisque payaient trois fois globalement trois à quatre fois plus cher que nous l'électricité.
1:21:47 Oui. Lescart c'est extrêmement réduit. Hm. nous on a pas beaucoup augmenté mais nous on a beaucoup augmenté. Nous on les a rattrapé. cette facture qui a doublé est-ce aussi à des taxes? Oui, mais c'est ces taxes, ce sont justement les taxes dont je parle qui sont les taxes pour payer le raccordement et pour payer le les subventions au solaires. Ce sont des taxes. Donc son c'est ces taxes financent ce que vous venez de décrire très clairement. Il y en a une, je vais en parler anecdotiquement mais pas m'entir dessus. Il y en a il y a une de ces taxes qui est fait pour payer la retraite des anciens fonctionnaires de l'EDF. Enfin, un truc comme ça. Ils ont passé ça sur une taxe. Bon, c'est pas la plus importante mais il y a un truc bizarre avec ce truclà. Bon, on a réussi à nous faire passer ça sous forme de taxe. Mais bon, ça reste anecdotique. Anecdotique mais tout de même. Et bien, on va faire une petite conclusion. Je vous laisse le mot de la fin cher Christian Pense.
1:22:48 Mais le mot de la fin c'est que je vais dire quand on a un parc éolien ou un parc solaire qui est injecté sur le réseau, qu'est-ce qu'on gagne? Est-ce qu'on gagne de l'argent? Mais on arrête de faire tourner où on diminue le fonctionnement du central nucléaire. Mais les gens qui sont dans centr nucléaire ont continué à les payer. L'amortissement d'entend continu à payer. Le carburant, on a vu que ça coûtait presque rien. De toute façon, que la centrale fonctionne à plein pot, qu'elle fonctionne pas, le carburant s'use pratiquement le combustible nucléaire s'use à peu près de la même façon, un petit peu moins mais c'est relativement négligable. Donc, on a un truc qui nous pollue qui coûte cher, qui sert à rien et quand il produit, ça rapporte même pas de l'argent. En quoi sert-il?
1:23:45 C'est la question. Je pense qu'il y a quand même des gens à qui ça doit servir. Forcément. Forcément. Financièrement, sinon ça ne passerait pas en force de la sorte. On peut vous contacter Christian Ponce. Oui. L'adresse suivante snop91@orange.fr. Snop c'est bon à l'envers. qui peut vous contacter pour quel gens peuvent être évident que si 500 personnes me posent des questions auxquelles il faut répondre pendant un quart d'heure, je n'y arriverai pas. Mais ponctuellement, s'il y a une question un peu pointue sur quelque chose que j'ai mal expliqué et que les gens veulent mieux comprendre, je peux répondre. Et je peux aussi mettre à disposition, j'ai fait un petit document là qui fait une cinquantaine de pages qui reprend toutes les vues de cette vidéo avec les courbes et surtout les sources parce que tous les éléments que je donne dans son document sont tous sourcés et ce sont pas des sources bidons. J'essaye pour 80 % des documents, ce sont des sources RTE, c'est-à-dire on peut pas faire plus officiel en France sur l'énergie. Donc tout est sourcé et donc si quelqu'un veut avoir ces documents, bien je les mets gracieusement à disposition. il faut qu'il serve. Alors, ce sont des documents, c'est ce sont des documents qui sont complètement personnels. C'est une recherche 100 % personnelle. Je suis pas allé voir sur notre site les arguments qu'ils ont fait. je connais leurs arguments, mais je me reconstruis mon argumentaire de manière à être différente des autres. Si c'est pour recopier ce qu'on font quelque fois aujourd'hui les journalistes, ça se recopie entre eux en sources primaire, secondaire, c'est quoi non ça va. non, moi j'ai recréé je suis anal je suis allé analyser ce qui se passe 14 janvier 2025 sur les courbes
1:25:37 de RTE et je le commente à ma façon. Alors bon après ça peut être critiqué, chacun peut voir une autre façon de voir. C'est celle que j'ai faite et que je mets à disposition. Très bien. J'ai tenu à ne pas repartir sur d'autres éléments déjà existants parce qu'il y a des dizaines de gens qui font des argumentaires, qui font des vidéos, qui font des livres et cetera. J'ai voulu faire un truc complètement différent et personnel. Et pour terminer, vous avez des manifestations, il y a beaucoup de mobilisations en Bretagne. Vous voudriez en parler pour conclure? Oui. oui, oui. Alors, en ce moment on en a fait déjà plusieurs. On a fait une quinzaine de jours une journée sur la plage de Kerillio, là où le câble va atterrir. Hm. Le télégramme de Brest a annoncé une présidence entre 1000 et 1500 personnes. Hm. je pense que c'est assez réaliste. Wouest-France nous a un petit peu plus, je pense qu'ils sont pas venus à la bonne heure. West-Fance, ils ont annoncé 300 personnes, 350 personnes. Je pense qu'ils sont pas venus à la bonne heure.
1:26:34 ça c'était le passé. Maintenant, l'avenir là, il va y avoir une mobilisation qui est en train de monter en puissance, une mobilisation de des associations, des maires des collectivités teles que les les collectifs de commune, le département. alors les prochaines dates, nous ici à Carnac, on va faire une réunion dans une salle qui nous est prêtée par la mairie une journée complète, mercredi 11 où on fera des vidéos, des questions-réponses, des présentations des plusieurs associations seront présentes, présenteront chacune leur heure argumentaire. 11 février 2026. 11 février à la mairie de Carnac toute la journée. 11 février 2026. Et cette manifestation, il y en aura une autre d'ailleurs à Carnac qui aura lieu le vendredi 13 en fin d'après-midi en début de soirée. Et ces manifestations là, hier on était sur un marché, on avait un stand sur un marché de Carnac où on a eu un assez bon succès.
1:27:38 Le but de ces manifestations, c'est de mobiliser pour le 14 février à Kiberon. sur la grande plage de Kiberon. Là, c'est une manifestation qui est à à l'initiative des maires de la communauté de commune ACTA, c'est-à-dire Auré Kibon, Terraatlantique. C'est 24 communes plus quatre communes associées de Belline qui vont faire qui sont à l'initiative de cette grande manifestation. Alors là, on pense avoir du monde et donc on travaille pour la mobilisation de ce 14 février. Mais c'est pas tout. derrière Pavel aujourd'hui, c'est-à-dire le consortium qui a eu le montanul 1, Pavel aujourd'hui se dit "Bon la mobilisation voit bien que ça monte, on va faire le Doron, ça va se calmer. Attendons quelques mois, ça va se calmer. Bon, on va voir, on va voir. faut rejoignez nombreux Christian Ponce et toute l'association. l'association vous pouvez rappeler son nom?
1:28:45 Ouais, il y en a plusieurs associations. Vous avez gardien du Large, vous avez Piè, vous avez gens de Bretagne donc aujourd'hui et plus des associations spécifiques dans les îles. Donc moi, je vous dis toutes les associations sont bonnes et si vous adirez à toutes les associations, c'est encore mieux. C'est parfait. Ce sera le mot de la fin. Je vous remercie beaucoup Christian Ponce. Merci à tous et n'hésitez pas à me contacter. Au revoir.
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