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Éoliennes en Bretagne : un ingénieur démonte les arguments techniques du projet Bretagne Sud

Christian Pons, habitant de Carnac et membre de l'association Piem, revient sur les projets de parcs éoliens en mer au large du Morbihan. Fort de son expérience dans les automatismes industriels, il propose une analyse technique visant à contester le bien-fondé économique, écologique et technique de ces installations.

SR Stéphanie Reynaud 21 décembre 2025 · 2 h 06 · 1 797 vues

Ce dont il est question

Résumé établi depuis l'enregistrement

Christian Pons présente son parcours dans les automatismes industriels, qui l'a amené à côtoyer les secteurs de l'électricité, du pétrole et du gaz. Il se définit non comme un expert mais comme un militant associatif, membre de Piem (Préserver l'Identité de nos côtes bretonnes contre l'Éolien en Mer), engagé dans la lutte contre le projet Bretagne Sud. Il déplore l'absence de débat contradictoire et le manque d'information de la population, les décisions relevant selon lui du préfet maritime et de la préfecture de région plutôt que des communes.

L'essentiel de l'entretien est consacré à des explications techniques : la différence entre puissance (kilowatt) et énergie (kilowattheure), la notion de facteur de charge, et le caractère intermittent de l'éolien. Il illustre son propos par l'exemple du 12 décembre où, selon lui, la production éolienne n'a représenté que 2 % de l'électricité produite en France un jour sans vent. Il avance que le facteur de charge de l'éolien en mer, à partir de données sur le parc de Saint-Nazaire, ne dépasserait pas 30 %, loin des annonces de 70 % parfois citées.

Il aborde la comparaison internationale des mix électriques, soulignant que la France produirait une électricité très décarbonée (92 à 95 %) grâce au nucléaire, contrairement à l'Allemagne, qui aurait remplacé ses centrales nucléaires par des centrales à charbon et au lignite en complément de l'éolien et du solaire. Il évoque aussi l'épisode du blackout ibérique du 28 avril, qu'il attribue à une possible instabilité du réseau liée à une surproduction intermittente, et revient sur l'explosion des gazoducs Nord Stream, qu'il attribue à un commando ukrainien plutôt qu'à la Russie.

Sur le projet Bretagne Sud lui-même, il détaille les caractéristiques techniques : consortium Pennavel (belgo-allemand et suisse), puissance de 250 MW pour le premier parc et 500 MW pour le second, éoliennes flottantes ancrées par chaînes, câbles sous-marins à 225 000 volts. Il s'inquiète de l'impact environnemental du raclage des fonds marins par les chaînes d'ancrage et du caractère non recyclable des pales en matériaux composites. Il conclut en expliquant pourquoi la priorité d'accès au réseau accordée aux énergies renouvelables complique la gestion du parc nucléaire, contraint de varier sa puissance plus rapidement que prévu, et pourquoi des centrales à gaz sont maintenues en réserve pour compenser les à-coups de production intermittente.

Points abordés

  • Le facteur de charge de l'éolien en mer avoisinerait 30 %, contre des annonces parfois de 70 %.
  • La confusion entre kilowatt (puissance) et kilowattheure (énergie) fausserait, selon lui, la communication sur les bénéfices de l'éolien.
  • L'électricité ne se stockant pas, la production doit égaler la consommation à chaque instant, ce qui pose problème avec des sources intermittentes.
  • La priorité d'accès au réseau accordée aux renouvelables obligerait le nucléaire à varier sa puissance plus vite que ce pour quoi il a été conçu, provoquant une usure prématurée.
  • L'Allemagne, après avoir arrêté ses centrales nucléaires, compléterait son mix par des centrales à charbon et au lignite, ce qui la rendrait beaucoup plus carbonée que la France.
  • Les pales d'éoliennes, faites de matériaux composites (balsa, résine, fibre de carbone), seraient pratiquement impossibles à recycler ou à incinérer.
  • L'ancrage des éoliennes flottantes par chaînes provoquerait un raclage permanent des fonds marins, comparable à un chalutage continu.
  • Le projet Bretagne Sud aurait été mené sans consultation réelle des communes ni de la population locale.
  • L'explosion des gazoducs Nord Stream en 2022 serait, selon lui, l'œuvre d'un commando ukrainien plutôt que de la Russie.

Ce résumé est établi à partir de la transcription intégrale de l'entretien, puis relu par la rédaction avant publication. Il ne remplace pas l'écoute : les nuances, les hésitations et les réserves de l'invité sont dans l'enregistrement.

« Ces énergies intermittentes euh elles sont très bien sur le volume mais quand on en a besoin, elles sont pas obligatoirement disponible. »
Christian Pons 0:00 écouter le passage
« 90 GW, que donne le ce jour-là ? Que donne le l'éolien ? donne le solaire. On est en janvier en février. Le solaire, ben c'est pas là qu'il est le plus favorable. »
Christian Pons 34:10 écouter le passage
« Aujourd'hui, il y a des éoliennes de 20 MW qui tournent. Beaucoup en Chine, un peu moins chez nous. »
Christian Pons 1:16:32 écouter le passage
« Non, pas politique, idéologique. Je vais plus loin que ça. C'est pas politique, c'est idéologique et financier. »
Christian Pons 1:50:08 écouter le passage

Sujets

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Extraits courts de cet entretien

Transcription intégrale

23 019 mots

Établie à partir des sous-titres de la vidéo, sans relecture. Les hésitations et les répétitions de la machine ont été retirées, rien d'autre. Cliquez un horaire pour entendre le passage.

0:00 Ces énergies intermittentes elles sont très bien sur le volume mais quand on en a besoin, elles sont pas obligatoirement disponible. Bonjour Christian Ponce, je suis ravi de vous accueillir sur Tribune Libre. Vous vivez en Bretagne à Carnac exactement. Vous êtes originaire du sud mais vous êtes amoureux de la Bretagne depuis des années. Vous avez une expertise technique. Nous allons parler de l'hérésie des éoliennes qui vont être développées en Bretagne. Voilà, le parc éolien est appelé à être développé de plus en plus que ce soit sur terre ou en mer. vous voulez nous apporter des éclairages techniques pour nous expliquer un peu ce en quoi tout cela est discutable, en tout cas les décisions politiques. Je vous laisse la parole et je vous laisse d'abord vous présenter. Qu'avez-vous fait comme parcours? Est-ce que vous pouvez nous en dire plus? Bien sûr. Oui. Bonjour Stéphanie, bonjour à tous les auditeurs et spectateurs.

1:00 bien moi ma carrière professionnel c'est elle s'est passée dans les automatismes industriels, dans toutes les activités industrielles, dans tous les secteurs d'activité, y compris l'énergie puisque j'ai fait de l'électricité, j'ai fait de du pétrole, j'ai fait du gaz à l'international ou en France. tout ça dans les domaines de l'automatisme. Donc c'est vrai que j'ai déjà eu à toucher dans ma carrière professionnelle ces environnements technique qui concerne l'énergie. Mais là ce que vous appelez une expertise, j'irai pas jusque là. Je dirais que je me suis un petit peu consacré au à cette lutte contre les éoliennes et sur un aspect tout à fait particulier qui est le point de vue technique. Donc je m'occupe pas trop des aspects juridiques, des aspects financiers un petit peu, mais des aspects écologiques. Je ne m'en occupe pas trop non plus. Il y a plein de gens qui s'en occupent aussi. Moi, je me suis un peu focalisé uniquement sur l'aspect technique qui va faire l'objet de cette présentation aujourd'hui.

1:59 Vous appartenez à une association, vous pourriez nous la présenter? Oui. Alors le il y a plusieurs associations qui sont en lutte contre le projet qui s'appelle Bretagne Sud. Il y a une association qui s'appelle Gardien du Norge, une autre qui s'appelle Pierb puis d'autres associations qui sont un peu spécifiques sur les îles en particulier. Les îs sont toujours un petit peu part. Donc on travaille dans le même sens mais pas obligatoirement ensemble. C'est dommage. D'ailleurs à ce sujet, on envisage de créer un collectif. On espère que toutes les associations pour prendre du pauvre vont se relier dans ce collectif. Donc moi personnellement, je suis de d'une association qui s'appelle Pième qui revendique le respect de l'identité de nos côtes de Bretagne. Ça veut dire quoi? Alors Piem préserver l'identité et j'ai un petit trou pour le B.

3:01 et éolienne en mer et j'ai un petit trou pour le Bretonne où ça n'a rien à voir. Voilà entité préserver d'identité bretonne contre les éoliennes en mer. Parfait. Une association très active. Alors là, oui, depuis quelques mois, il y a une montée en puissance de l'activité. on commence à faire des réunions pour mobiliser les communes parce que paradoxalement ce projet qui était quand même un projet extrêmement important et qui est lancé maintenant depuis la P d'offre a été attribué à une société il y a 2 ans. il y a seulement 1 an ou même 6 mois, les gens n'étaient pas au courant. même sur place donc les gens qui sont en face de Bellîille sur les communes de Herden ou de Pouarnel, ils en avaient pas entendu parler. Et encore la semaine dernière, j'ai vu une personne qui habite à Carnac qui est un carnaquois qui a plein d'activités associatives dans la commune et qui n'était pas au courant de ce projet.

4:03 Et puis en discutant, il m'a dit "Oui, j'ai vaguement entendu parler mais bon, on a l'impression qu'il y a une espèce d'omerta et que moi, il y a de gens qui sont au courant de ce qui se passe mais on se porte. Alors nous on est en train de se battre contre ça et on voudrait que les communes demandent l'organisation de débats contradictoire parce que pour l'instant il n'y en a pas eu. La population n'est pas tenue au courant, les communes ne sont pas tenues au courant. Tout ça ça s'est fait en dehors du classique de des communes et des autorités locales. Pourquoi? Parce que comme c'est en mer, c'est en fait le préfet maritime et la préfecture de région qui s'en occupe. Donc c'est directement le ministère, la préfecture maritime et le préfet de région qui gère ça. Et les maires sont complètement mis à l'écart. Ils n'ont pas eu leur mot à dire sur les dossiers. On va rentrer dans la technique. Vous êtes venu avec un diaporama pour expliquer un peu tout ça et essayer de vulgariser pour essayer notamment de d'apporter vos arguments qui permettent de démontrer que selon vous il n'y a pas réellement de bien fondé à développer ce parc éolien. La rentabilité n'est pas démontrée en fait.

5:09 Non, il y a pas de bien fondé et même j'irai plus loin. Je cherche quels peuvent être les moindres avantages qu'on puisse trouver un projet pareil. Moi personnellement, je n'en trouve pas. Que ce soit sur l'aspect économique, écologique, financier ou technique, je n'en vois pas. Et pour la partie technique, je vais développer. Pourquoi? Les seuls avantages, vous présumez qu'ils sont pour les lobbyes, les personnes qui vivent de l'éolien finalement pour le contractant qui a gagné cet appel d'offre. J'y reviendrai dessus. Donc c'est une un consortium belgoallemand et la partie allemande comme ils sont en train de battre de l'aile a été en partie repris par une par des suisses. Donc en fait c'est un consortium belgo allemand suisse qui va prendre de l'argent français pour installer une matéri chinois et qui s'appelle comment ce consortium? Alors ce consortium il s'appelle Pavel. Donc Pénavel c'est un nom breton en Pine c'est la tête ou c'est la pointe et avel c'est le vent.

6:04 Donc c'est ils ont pris un joli nombre pour nous défigurer. Très bien. C'est futé comme on dit. Alors voici le diaporama. Nous commençons par les aspects techniques. Alors là voici un magnifique parc éolien en mer. Voilà pour l'aspect esthétique. Chacun se fera son avis. Je sais pas si vous voulez commenter cette image. Et bien écoutez oui je vais présenter un petit peu comment ce comment j'ai envisagé ce cet exposé. pourquoi? Pourquoi? Alors cet exposé, il va être un petit peu il va y avoir des chiffres. Je vais essayer de clarifier tout ça, mais le but c'est de un peu contrecarrer certains arguments qui sont donnés par les proéoliens qui vous disent par exemple, c'est l'argument classique que l'on voit sur chaque fois qu'il y a un champ éolien qui va être installé, c'est de dire voilà, ce champ, il va pouvoir alimenter 440000 personnes, c'est-à-dire la moitié du département ou tout le département et cetera. Et donc ces gens-là à chaque fois qu'il parlent de chiffres, ils donnent des volumes, ils donnent des volumes globaux. Et là, je voudrais prouver dans cette dans cet exposé que en fait, il faut pas parler de cette façon-là. Ça ne sert à rien de parler de chiffres globaux parce que ce qui est important, c'est d'avoir de l'électricité quand on en a besoin. Et quand on en a pas besoin, c'est pas la peine d'en produire inutilement. Et on verra quelles sont les conséquences d'une production trop abondante des d'énergie. Et cette conséquence, elle est purement financière et on est de plus en plus sensible à cette à ces conséquences. Donc c'est vraiment cet aspect de quantifier et de globaliser tout en disant mais c'est 440000 personnes qui sont ça ne veut rien dire ces chiffresl ça ne veut rien dire parce que ce sont des moyennes bien sûr et vous mettez également en garde le grand public contre la confusion que nous faisons tous régulièrement entre le kilow et le

7:54 kilow. Vous pourrez nous expliquer ça de manière très claire? Oui oui, on va revenir dessus et je ferai une analogie qui va permettre de ça. Voilà pourquoi parce que effectivement jongler entre les deux c'est facile parce que c'est le même terme, il y a le W qui apparaît mais ça ne correspond pas du tout à la même chose et quelquefois c'est un petit peu de l'abus de langage de jongler entre ces deux unités mais je vais expliquer tout ça. Ça je reviendrai en détail. Très bien. Nous allons revenir dessus. Alors, pourquoi cette carte? Que signifie-t-elle? Alors, cette carte en fait, je commence mon exposé, je voudrais un petit peu parler du poids des mots. Je pense qu'il est important de parler du poids des mots parce que on a des mots qui reviennent régulièrement et ils sont importants. On parle d'éolienne. Éolienne, c'est joli. Ça nous rappelle, ce beau barbu de l'antiquité qui souffle avec ses sa belle barbe. Tout ça, tout ça, c'est joli, c'est charmant. Le vrai terme technique, c'est aérogénérateur.

8:55 Alors, c'est vrai, c'est un peu moins sexy aérogénérateur mais c'est le vrai terme. Et donc souvent, on a les discours éoliens, vous allez on va aborder d'autres points où on s'aperçoit que les mots ont leur importance. Par exemple, ils vont vous parler de ferme éolienne. Là aussi, c'est bucolique la ferme éolienne. Vous voyez les petites poulettes qui viennent manger dans les mains de Martine à la ferme. C'est on revient sur nos vieux livres de notre enfance. Oui, d'accord. Mais enfin, moi j'appelle plutôt ça une zone industrielle. Quand on met des métalliques de 300 m d'eau, c'est pas une ferme, ça ressemble plus à une zone industrielle. Donc les mots en leur importance, c'est vrai que parler de ferme, c'est quelque chose d'agréable. parler de zone industrielle, c'est déjà beaucoup moins agréable. Et il y a pas que ça, on peut aborder d'autres mots. quand on nous dit énergie renouvelable, c'est beau, c'est on on ne sollicite pas la nature au-delà de du raisonnable. C'est très beau l'énergie renouvelable. Oui, mais dans la réalité, ces énergies renouvelables, que ce soit l'éolien ou que ce soit le solaire, elle se caractérise non pas par le respect renouvelable, mais surtout par le respect de l'intermittence.

10:08 L'inconvénient de ces énergies, c'est qu'elles ne sont pas disponibles quand on en a besoin et elles sont tropantes quand on en a pas besoin. C'est ça qui fait leurs caractéristiques et qui pose problèmes sur le réseau. C'est pas le fait qu'elles soit renouvelable. C'est gentil qu'elles soit renouvelable mais elles sont très gênantes sur le réseau quand c'est intermittance. Vous avez une énergie renouvelable qui elle est beaucoup plus je dirais entre guillemets pas parfaite mais au moins pratique c'est énergie hydraulique parce que si vous avez un barrage alors je parle pas de l'énergie hydraulique au fil de l'eau mais si vous avez un barrage quand vous avez besoin d'eau, vous ouvrez laavande d'électricité vous ouvrez la vanne l'eau descend et l'électricité est produite. Quand vous n'avez plus besoin, vous arrêtez le barrage. C'est renouvelable et ce n'est pas intermittent. C'est pratique. Le solaire, bien la nuit, il y en a pas. Et le vent certains jours il y en a pas. Je reviendrai sur l'exemple d'avant d'avantiers seulement de samedi. Il y a eu une crise de vent où l'éolien n'a pas dépassé 1 % à 2 % de toute la journée de la production électrique. Je reviendrai sur un tableau précis là-dessus.

11:09 Bien sûr, l'hydraulique est me pos très efficace comparé à l'éolien. C'est ça. Alors l'hydraulique est effectivement beaucoup plus intéressant. Le problème de l'hydraulique, c'est qu'il est relativement limité par notre configuration géographique, par nos fleuves, nos montagnes, nos rivières en montagne. Et donc une grosse partie de ce qui peut être fait en hydraulique est déjà équipé. Et aujourd'hui, l'hydraulique est attaquée par la Commission européenne qui voudrait que alors apparemment le combat était au moins perdu dans l'immédiat qui voulait que les barrages hydrauliques soient privatisés. Les barrage hydraulique qui appartient à la SNCF qui même historiquement à EDF aujourd'hui pardon mais qui historiquement appartenait à SNCF. C'était les barrages qui hydrauliques avaient été construits pour électrifier les réseaux de SNCF en particulier dans les Pyrénées mass centrales. Après la guerre, ils ont été récupérés par SNCF qui est géré et la Commission européenne voudrait qu'on privatise ses barrages, c'est-à-dire qu'on vende ses barrages à je sais pas NG total énergie et cetera. Et là aussi, on reviendra là-dessus. C'est un problème de multiplier les producteurs parce que l'énergie vu qu'elle l'énergie électrique vu qu'elle ne se stock pas il faut qu'à un moment donné tous les producteurs soient d'accord pour mettre la bonne quantité sur le réseau qui correspond exactement à la quantité dont on a besoin parce qu'il faut pas qu'il y ait 1 g de plus ou 1 g de moins.

12:29 L'énergie électrique ne se stockant pas, on y reviendra dessus. Il faut qu'à chaque instant l'équivalent de ce qui est consommé soit produit sans retard, sans délai. Cette carte, les couleurs de cette carte correspondent à quoi? Alors, cette carte, c'est une carte qui vient d'un site qui s'appelle uh je vous dirai exactement le site, je uh je vous dirai exactement le site, je uh je vous dirai exactement le site, je mettrai en fin, c'est une carte en lien je mettrai en lien. C'est une carte qui permet de voir en temps réel, c'est-à-dire en instantané, les échanges internationaux d'énergie. Hm. Alors, il y a deux choses. Il y a les échanges qui sont montrés et la couleur correspond à la qualité entre guillemets de l'énergie électrique produite. C'est-à-dire que plus on est noir, plus cette énergie est carbonée. Plus on est vert, plus cette énergie est propre entre guillemets. Et là, on que la France a une énergie très décarbonée. Voilà. Alors, si vous regardez les énergies très décarbonées, je dirais des pays consistants parce que vous avez au Centrafrique là des pays qui apparaissent mais enfin ils n'ont pas des productions très significatives. Donc dans les grands pays vous avez quand même beaucoup de pays que vous regardez vers les États-Unis, vers la Chine, vers l'Inde ou vers la Russie, vous apercevez que ces pays sont jaunes, ils sont marrons voir noirs. le la Pologne par exemple est très noire et nous on est très vert et dans les pays qui sont très verts, vous avez essentiellement les pays scandinaves et nous. Si vous regardez le Canada, il y a une province du Canada qui est verte, tout le reste c'est ouvert, clair ou marron. Donc au monde, nous sommes avec les scandinaves qui sont quand même beaucoup moins importants en quantité produite. Nous sommes parmi les plus vertueux. Alors pour donner un chiffre peu importe l'unité, disons que nous on produit

14:19 grosso modo entre 20 et 40 g de CO2 au kW. La Suède et la Norvège, pourquoi? Parce qu'ils sont essentiellement à base d'hydroélectricité. Ils produisent entre 20 et 25 voire 30, c'est-à-dire à peu près dans nos ordres grandeur. Si vous prenez l'Allemagne, vous voyez, elle est entre le une espèce de marron clair là, elle est en général autour de 300 g, c'est-à-dire grosso modo 10 fois plus que nous et la Pologne est autour de 600 g, c'est-à-dire 20 fois plus que nous. Donc d'ailleurs, c'est étonnant parce que l'Allemagne, on dit toujours que ils sont très sensibles aux questions écologiques et finalement ils ont une électricité beaucoup moins décarbonée. Bien sûr. Alors non, justement le problème de l'Allemagne, c'est qu'ils ont arrêté leur centrales nucléaire il y a même pendant quelques années et donc ils ont remplacé les centrales nucléaires par un parc d'éolien et de solaires. Mais le problème c'est que l'éolien et le solaire et bien quand il y en a pas, regardez aujourd'hui, moi je sais pas comment chez vous c'est mais à Carnac du soleil il y en a pas beaucoup.

15:17 Donc qu'est-ce qu'on fait pendant ce temps-là? Si on a pas de centrale nucléaire et qu'on a pas de soleil ou qu'on a pas de vent, et bien on démarre des centrales au charbon ou des centrales au limites ou des centrales au gaz. C'est comme ça que l'Allemagne fait son mix énergétique sans nucléaire avec du dit renouvelable donc que j'appelle de l'intermittent plus le complément puisque ce n'est pas pilotable l'intermittent. Le complément se fait avec des centrales thermiques conventionnelles. Essentiellement celle qui coûte le moins cher en Allemagne, c'est celle au limite. Alors le lin pour donner un ordre d'idée, c'est quelque chose qui se situe, c'est un mauvais charbon qui se situe un peu entre la tourbe et le charbon. Donc c'est un charbon qui est de très mauvaise qualité, qui contient beaucoup d'impureté, du soufre, des des silices, de l'argile et cetera et qui est extrêmement polluant et en terme de car de CO2 et en terme de particules fines. Très mauvais pour les poumons, les fameux poumons. Sachant que en plus cette pollution particules fines, bien elle n'est pas stabilisée sur l'Allemagne. Les vents font que souvent à Paris quand on a les indicateurs de pollution à Paris qui s'activent, bien c'est souvent un vent d'est un vent destagne qui nous ramène les fumées de la rour de ces centrales olinides et qui nous pollue chez nous.

16:33 Merci le voisin allemand. [rires] Voilà, c'est tout. Et je peux passer à la diapo suivante. donc là-dessus, quand on va sur ce site, donc on voit en temps réel et si on zoome sur les pays, on voit les flèches de d'importation ou d'exportation. Et on s'aperçoit que pratiquement à 90 % du temps, la France est exportatrice pratiquement vers tous ses voisins, que ce soit l'Angleterre par des câbles sous-marins, l'Espagne, l'Allemagne, la Suisse, l'Italie. Pratiquement 80 % du temps un exportateur. Et pour donner une petite idée, j'y reviendrai là aussi. L'an dernier, la France a exporté 20 % de ce qu'elle a produit en électricité, c'est-à-dire 1/5 de l'électricité produite en France a été exporté vers nos voisins, en particulier l'Allemagne qui est très demandeuse pour la raison que j'ai expliqué précédemment. Et nous allons donc expliquer plus tard pourquoi les Français qui n'ont rien demandé payent des factures d'électricité aussi élevé.

17:28 Exactement. Pourquoi on applique à la France des solutions qui sont à l'origine prévues pour l'Allemagne, mais nous n'avons pas du tout les mêmes conditions et donc les solutions qui sont peut-être bonnes pour l'Allemagne sont pas bonnes pour la France. Hm hm. On va en reparler. ce globe, vous pourriez nous dire voilà émission mondiale de carbone. Alors la Chine n'est pas un très bon élève mais c'est l'usine du monde. C'est peut-être pour ça. Bien sûr, bien sûr. Alors tout ça c'était pour expliquer le là aussi toujours dans les mots l'énergie verte et l'énergie décarbonée. Et bien l'énergie verte et l'énergie décarbonée, on l'a vu dans la page précédente. Nous sommes déjà au point de vue électricité. Je parle pas énergie globalement là je parle électricité uniquement. Notre électricité est décarbonée à entre 92 et 95 % en permanence. Ça varie un petit peu suivant que on va démarrer en complément une unité de gaz ou une unité de de fi pour faire une compensation.

18:29 Mais grosso modo, en permanence au moins 90 % de notre électricité est déjà complètement décarbonée. Ce n'est pas le cas des de beaucoup d'autres pays, en particulier de la Chine. Et évidemment, la Chine, comme c'est effectivement l'usine du monde et que cette usine, elle utilise beaucoup d'énergie et c la Chine pollue beaucoup. Alors, la Chine fait d'énormes efforts et elle est aujourd'hui un très gros producteur d'énergie électrique à base de d'éolien et de solaire. Grosso modo, la Chine doit représenter en production électrique renouvelable la somme de tout ce que l'Europe et les États-Unis doivent faire en énergie renouvelable. Ils sont supérieurs à tout au à la somme de l'Europe et de et des États-Unis en énergie renouvelable. Donc ce qu'ils font déjà aujourd'hui est colossal, mais ils sont aussi un très gros consommateur et cela ne suffit pas. Et toujours pareil, la Chine aujourd'hui construit construisait peut-être plus le cas cette année, mais construisait globalement une centrale thermique par semaine. Alors ça veut pas dire que cette centrale thermique fonctionne en permanence. C'est toujours pareil. C'est une centrale thermique qui est prévue pour démarrer quand il n'y a pas ou de soleil ou pas de vent. Mais n'empêche que c'est du thermique. Donc si on mélange l'ensemble, globalement la Chine produit 26 % de la pollution si on considère que le CO2 est une pollution de du disons de la production de CO2 mondial de carbone.

20:04 Comment expliquer que la Russie qui est le plus grand pays en terme de territoire de surface mais pas en terme de nombre d'habitants he je crois qu'ils sont autour de 130 millions, 140 millions. comment ça se fait qu'ils sont seulement à 3,7 %? Vous auriez des explications? Mais vous en avez donné une partie. La Russie représente 2 % de la population mondiale, 15 % des terres immergées et 30 % des ressources minières et minérales globalement. mais la Russie n'est pas un gros industriel. Le gros industriel c'est la Chine, un peu moins l'Inde, mais la Russie est un gros producteur de matière première, est un industriel à usage intérieur, mais ce n'est pas un industriel international. La Russie n'a jamais été un gros exportateur d'industrie sur armement, mais n'a jamais été un gros exportateur industriel par rapport à la Chine ou par rapport à l'Inde. Donc c'est l'explication, une faible population.

20:59 Grosso modo, la Russie c'est entre le c'est pratiquement que le tiers de la Communité européenne, la moitié des États-Unis et le presque le 10e de 10 pas loin du 10e de un peu plus du 10e de la Chine quoi. Donc c'est ça l'explication. C'est un pays autosuffisant en terme de d'énergie. Oui oui. Globalement aujourd'hui la Russie essaie d'être autosuffisante dans tous les domaines et on lu on lui a facilité la tâche en particulier avec les sanctions puisque la Russie est un très gros importateur de produits agricoles français en particulier et que maintenant vu les sanctions on n'exporte plus vers la Russie bah du coup elle produit elle-même et donc là où elle était consommatrice et importatrice de produits français elle devient concurrente. Très bien. Alors, pourquoi cette photo?

21:55 Ah, alors là, oui, on est allé un petit peu vite, il y avait deux points mais bon, allons-y. Aborder peut-être avant, dites-moi. Oui, je voulais l'aborder. Alors, on va aborder sur cette photo. On va arriver sur cette photo. Je voulais parler de On peut avancer, on peut aller sur le sur ce qu'on voit. Ce que je voulais c'était fixer justement quelques données. Tout à l'heure, on parlait des kilow et des kilwhes. Donc pour que les gens ne soit pas perdus. Alors les physiciens et les ingénieurs absentez-vous pendant 5 ou 10 minutes, prenez un café et revenez parce que vous allez avoir peur. Et je vais simplifier les choses et je pas que ça vous fasse dresser les cheveux sur la tête. Donc on va commencer déjà par les unités par les grandeurs. Alors on va parler de grandeurs qui quelquefois sont extrêmement importantes. Donc on va utiliser des multiples. Alors je vais juste rappeler le kilo, ça veut dire multiplier par 1000.

22:52 le giga le méga le méga multiplié par 1 million, le giga par 1 milliard et le terra par milieux milliards. Oui. Donc 10^ 3 10^ 6 10^ 9 10^ 12 on va jongler parce que quand on 30 plus à chaque fois je rajoute 30 c'est ça on multiplie par 1000 chaque fois. Pourquoi? Parce que quand on va parler de production annuelle pour un pays comme la France et bien tout de suite on va parler en giga même en terra. Même un parc éolien comme celui de Saint- Naaser par exemple, il produit plus d'un terra de kilwh annuel. Donc on va parler un terra de water annuel. Donc on va parler de très grandes unités. Donc je rappelle kil m gig terra. Ensuite les unités. On va faire un petit point sur les unités. Alors, on va parler juste de quatre unités. La première unité, les volts.

23:49 Les volts, c'est la tension. La tension, c'est ce que l'on a chez nous. Globalement, on a du 220 240 V. Mais il n'y a pas que ces tensions là. la tension, elle varie de quelques volts sur une pile à quelques milliers voire millions de volt sur dizaines centaines de millions, milliers de voltions de volts. C'est une ligne de tension. Nous par exemple en France, on utilise des lignes de tension qui sont à 400000 V ou à 225000 V. Les Canada qui a un pays qui est plus grand en surface pour que il y ait moins de pertes sur ligne passe à 1 million de vols. Et nous on est dans une situation où le parc éolien qui est prévu va être raccordé au réseau très haute tension de la France. Le réseau à 220 m 5000 V. Et il faut imaginer que 225000 V, c'est qu' a quand même une tension extrêmement dangereuse. Pourquoi? Parce que si on approche de deux fils qui ont un écart de tension de 200000 V sur les approches trop entre les deux va y avoir un arc électrique.

24:53 Et pour pas qu'il y ait un arc électrique, ce qui se passe sur une ligne autotension et c'est ce qu'explique montre cette photo, c'est que vous avez entre le fil qui est en bas et le poteau qui tient les espèces d'anneaux que vous voyez qu'on appelle des isolateurs et bien il y a plusieurs mètres pour éviter qu'un arc électrique se produise. Donc vous avez chaque isolateur. Chaque isolateur si vous voulez avoir une ordre d'idée, il isole 20000 V. Et donc quand on a une ligne à 400000 V, vous avez une vingtaine d'isolateurs qui sont les uns der au-dessus des autres. Et vous voyez la taille d'un homme à côté et bien il monte à l'échelle sur cesolateurs. Ça donne une idée de la tension et du risque cette tension. Pourquoi il faut quand même penser à au risque cette tension? Et bien c'est que le fil électrique qui va les fils puisqu'il y en a trois qui vont emener le courant de cette de ce parc éolien en mer vers la terre va passer sous les rues d'Ardevin, le petit village qui est en vis-à-vis des côtes à 1,50 de profondeur.

25:54 Alors c'est un cas d'isolé et cetera, tout ce qu'on veut mais on a quand même du 225000 V qui passe à 1,50 de profondeur. C'est intéressant de d'en parler. Alors, si on veut imaginer pour le néophy ce que c'est que la tension, si on fait l'analogie avec un réseau d'eau, c'est un petit peu la pression dans le réseau d'eau. C'est le terme technique pour parler de tension, c'est différence de potentiel. Et la différence de potentiel, c'est la hauteur de colonne d'eau qui donne la pression sur un réseau d'eau. C'est assez analogique. Donc le la tension bien c'est cette espèce de pression que l'on a robinet. Je vais parler de maintenant d'une autre grandeur qui est le courant. Le courant qu'on appelle l'intensité en terme technique qui se mesure en ampère. Le symbole c'est A. quelle est sa caractéristique? on va directement ce qui nous intéresse. Le courant multiplié par tension, ça va nous donner la puissance. Donc quand on veut avoir une puissance donnée, soit on augmente le courant si on augmente la tension, soit on augmente le l'intensité, les la tension les dans les deux cas qu'on augmente l'un ou qu'on augmente l'autre, on augmente la puissance. L'inconvénient, c'est qu'il faut savoir que le courant, c'est ce qui produit les pertes. Sur une ligne, il y a des pertes. Il y a plusieurs types de pertes. Mais une perte importante qu'on a perte qu'on appelle la perte par effet joule, grosso modo, c'est l'échauffement des lignes. Un échauffement des lignes, il est dû par le courant qui passe dans la ligne et plus exactement par le carré du courant. Donc si vous multipliez le courant par 2, vous multipliez les pertes par 4. Donc on a intérêt à limiter le courant.

27:32 J'ai une question à vous poser de profane. Le courant et le débit, c'est la même chose. Alors le courant, si vous mettez dans l'analogie que je le fais avec le robinet, et bien ce sera un petit peu c'est pas tout à fait ça, mais ce sera un petit peu la vitesse. Si c'est à peu près ça, c'est la vitesse à laquelle l'on sort du robinet. D'accord. Donc c'est le débit. C'est le débit. Allons-y pour le débit. Allons-y à peu près. Donc c'est pour donner une idée. D'accord. Oui. Oui. Allons-y pour le débit. C'est l'analogie et plus le courant est élevé, plus il y a une déperdition d'énergie et au carré. Donc si vous multipliez le courant par 2, vous multipliez les pertes par 4. Donc on a intérêt à avoir un courant le plus faible possible mais pour la même quantité si on diminue le courant mais on augmente la tension. Voilà pourquoi on augmentation exponentielle pardon à 225000 V 400000 V. Alors, chez vous, vous êtes grosso modo le réseau français, c'est donc deux grosses très hautes tensions qui sont à 400000 et à 225000 V. C'est un réseau qui maille le territoire. Ensuite, vous avez des transformateurs qui transformment cette tension en moyenne de tension, 63000 V ou 15000 V ou 5000 V. Et après, on arrive chez vous en monophasé 200 240 V ou triphasé suivant qu'on a un fil ou qu'on a trois fils en 400 V.

28:51 Donc on augmente la tension pour diminuer le courant pour limiter les pertes. Et la puissance et bien qu'est-ce que c'est que la puissance? La puissance d'une installation c'est le produit du courant par la tension. Je il y a quelques petites bricoles quand on est en triphasé mais bon on a fait abstraction. Donc laatension la puissance, si je reviens à mon analogie sur le réseau, c'est un petit peu comme la puissance que vous avez sur l'eau. Si vous mettez un carcher, vous avez une puissance qui est caractérisée par une forte pression mais un petit débit. Si vous mettez votre chasse d'eau, vous avez aussi une puissance qui elle, c'est l'inverse et est caractérisée par une toute petite pression mais un très fort débit. Mais vous voyez dans les deux cas où on a une pression, dans un cas j'augmente la pression, c'est le carcher. Dans l'autre cas, j'augmente le débit, c'est la chasse d'eau. Mais à la limite, j'ai la même énergie dans la même puissance dans les deux cas. Et quand on augmente la puissance, on a une déperdition énorme d'énergie. ça dépend si on l'augmente par le courant ou par la tension. La puissance, c'est ce qui est la partie, je dirais utile. La puissance, c'est la puissance de votre voiture, c'est la puissance de votre radiateur, c'est la puissance d'une éolienne. La puissance, c'est la caractéristique qui donne la quantité d'énergie qui va être délivrée à un instant donné. Donc c'est vraiment la caractéristique principale, mais la puissance c'est le produit du courant par la tension et donc on peut jouer sur l'un ou sur l'autre suivant ce que l'on veut obtenir. Donc nous la puissance est un extrêmement important parce que tout est donné en fait en puissance.

30:19 Une éolienne, on va vous parler d'éolienne de 6 MW ou de 20 MW. Quand vous pouvez parler de moteur électrique de un cheval ou un cheval et demi ou de deux chevaux ou de on peut le convertir 1 kW, ça revient au même de 1 kW ou de 2 kW et cetera. La puissance c'est vraiment la partie qui va donner le travail que peut fournir un outil. D'accord. Une machine. Donc kilw égale puissance. Voilà le W, le kilw, le mW, tout ça, ce sont des puissances. Il faut bien comprendre que la puissance c'est quelque chose qui est instantané. la puissance de votre voiture au maximum c'est de 110 chevaux par exemple mais suivant que vous accélérez que vous êtes en compte que vous n'êtes pas en compte que vous avez frein moteur la puissance va varier. Donc la puissance c'est quelque chose dont le maximum sur votre voiture c'est par exemple 115 kW mais c'est quelque chose qui est variable et qui est essentiellement instantané. Donc une éolienne de 20 MW c'est pas parce qu'elle fait 20 MW de puissance dite nominale qu'elle produit 20 MW. S'il y a pas de vent, elle produit zéro. à la moitié de sa charge utile en vent, elle produira que 10 MW.

31:26 Donc 20 MW, c'est dans les meilleurs cas de figure avec les meilleures conditions possibles. C'est ça. Dans le cas Optimum pour lequel elle a été définie, construite et optimisée. Très bien. Le kilow, c'est autre chose. Alors, le kilow, si on revient, le kilow, en fait, c'est la quantité de kilw produit pendant 1 heure et que l'on cumule. Si vous produisez, si vous consommez par exemple chez vous avec un radiateur électrique de 1 kWh pendant 1 he vous avez consommé 1 kWh. Si vous mettez votre radiateur pendant 5h, vous en consommé 5 kWh. Si vous mettez 1 kil radiateur de 2 kW pendant 5h, vous aurez consommé 10 kWh. Donc le kilw, le kilwh pardon, c'est la quantité. C'est une quantité. C'est pas une puissance instantanée comme on avait sur la voiture. C'est la quantité. C'est-à-dire si on revient à notre réseau d'eau, c'est l'eau que vous avez dans votre baignoire. C'est la quantité d'eau que vous avez dans votre baignoire. Donc le débit, on l'a vu dans le robinet et là on a la quantité d'eau.

32:27 Oui. Soit le débit et ce qui n'est pas la même chose que la quantité d'eau obtenue. Et donc souvent cette confusion entre kilw et kilwh a certaines conséquences dont vous vouliez parler justement. Oui. Oui. Oui. Alors c'est là c'est là qu'on rentre vraiment dans le vif du sujet. quand on vous dit telle installation éolienne par exemple a produit 1 TW d'énergie. Oui d'accord, elle a produit 1 TW d'énergie mais est-ce qu'elle a produit ce terrah en continu? Non, elle l'a produit quand le vent était favorable. Et est-ce qu'à ce moment-là, on a besoin d'électricité? Pas obligatoirement. Donc raisonner en volume de cette façon-là, c'est toujours biaiser parce que c'est partir du principe que si moi je conduis, je n'ai pas de vent et je produis pas d'électricité, il y en a un autre qui va venir me remplacer. Mais c'est bien ça le problème. C'est exactement le problème qu'on a techniquement, c'est que ces énergies intermittentes elles sont très bien sur le volume, mais quand on en a besoin, elles sont pas obligatoirement disponibles. C'est tout le problème. Donc pour raisonner réellement, il faut dire bien voilà tel jour, il y a une pointe de consommation parce qu'il fait très froid que donnent l'éolien? Et là on parle pas en water, on parle en wat en instantané. J'ai besoin de fournir grosso modo la France dans les jours de pointe, c'est-à-dire quand il fait très froid, une dizaine de jours par an entre janvier, février, arrive à des consommations instantanées de 90 autour un petit peu moins de 90 GW, pas des gigaw, on est bien d'accord, c'est de la puissance de l'énergie instantanée.

34:10 Donc 90 GW, que donne le ce jour-là? Que donne le l'éolien? donne le solaire. On est en janvier en février. Le solaire, c'est pas là qu'il est le plus favorable. S'il fait très froid, c'est très souvent qu'on a un anticyclone. Un anticyclone, une des caractéristiques, c'est qu'il est soit il fait froid, soit il fait chaud. Mais comme son nom les dit anticyclone, il y a pas de cyclone, il y a pas de vent. Un anticyclone se caractérise par un phénomène météorologique peu venteux. Ouais. Et là aussi, il y a un argument qui est de dire "Oui, mais si j'ai pas de vent ici à Saint-Nazer ou à Saint-Briux, il y en a ailleurs." C'est pas tout à fait vrai parce qu'on s'aperçoit que quand il y a un anticyclone, c'est un phénomène météorologique qui est vaste et qui est généralement à l'échelle d'un continent. Et donc quand on a un anticyclone, bien c'est toute l'Europe de l'Ouest qui va par exemple être sous anticyclone. Et quand il y a pas de vent dans le nord de dans la manche ou dans le nord pas de caléolienne de ce coin-là, et bien en général il y en a pas non plus du côté de Saint- Nazer et peut-être même pas en Provence. Alors, c'est vrai qu'apron arrive un petit peu en limite souvent de ces zones anticycloniques, mais tout à l'heure, je citais le cas de d'avantière, donc samedi 12 décembre, on a eu un phénomène de très calme en un phénomène très calme en vent où dans la journée, le maximum de d'éoliens a été de 2 % de la production énergétique, c'est-à-dire quelque chose de ridicule. Sachant que le parc éolien installé représente à peu près une on 20 % du parc installé de production de production électrique. Donc on installe 20 %, il produit 2 %. C'est pas très pratique quand on Non, effectivement c'est peu

36:00 souple finalement d'utilisation, c'est peu adaptable à la consommation. Si votre voiture vous dit bon mais aujourd'hui désolé mais je peux pas fonctionner. [rires] Exactement. Vous en avez besoin mais tant pis, vous attendrez. Vous êtes malade et vous allez aux urgences vous attendrez un petit peu. C'est ça. En tout cas, c'est très clair les explications, j'ai trouvé. Je vous remercie. Alors le facteur de charge. Qu'est-ce que le facteur de charge? Alors là, c'est un élément extrêmement important. C'est un peu lié à ce qu'on a dit précédemment. Le facteur de charge, c'est le ratio qu'il y a entre une installation éolienne pour ce qui nous concerne qui produirait en permanence, je dis bien en permanence de manière optimale, c'est-à-dire une installation qui aurait mettons que l'éolienne soit développé pour un vent optimal de 80 km/h. Cette installation, si elle produisait pendant 1 an avec un an un vent de 80 k sans aucun arrêt, elle aura [rires] un facteur de charge de 100 %.

37:01 D'accord. D'accord. Si elle ne produit qu'un jour sur de elle aura un facteur de charge 50 %. Oui. Et si le vent pas de 80 km/h, mais mettons de 40 km/h, c'est pas linéaire, mais enfin peu importe, elle aura un facteur aussi de 50 %. Et si produit conjure sur de avec un vent de 40 km/h, elle aura un facteur de charge de 25 %. Donc le facteur de charge, c'est ceux qui caractérisent alors le terme n'est pas vrai mais je dirais un petit peu entre guillemets le rendement. Le terme n'est pas adapté mais ça donne une J'aurais dit son efficacité mais je sais pas si son efficacité le terme est plus exact de parler d'efficacité. Alors pourquoi c'est important? Parce que ce facteur de charge et bien il est lié justement à la présence devant ou l'absence devant. Et ce facteur de charge sur une éolienne à terre, il est pour les éoliennes très bien placés, pour les éoliennes moins bien passé, évidemment, il va varier, mais globalement, il varie entre 20 et 30 voire 35 %. Des évolutions technologiques font que le rendement d'une éolienne s'améliore petit à petit, mais globalement en terre la moyenne de l'éolien en terre c'est plutôt entre 20 25 peut-être 28 % mais c'est à peu près ces ordres de grandeur. Il y a un c'est pas plus c'est pas énorme.

38:16 Donc globalement, si on disait par exemple, j'ai oublié de passer en mot d'avion, évidemment, je le fais tout de suite, c'est un sombreon. [rires] Donc globalement, qu'est-ce que ça veut dire? Ça veut dire que si vous avez un facteur de charge de 25 % h le parc qui est donné par exemple pour je sais pas moi, on va dire 100 GW de production, si on ramenait à leur moyenne comme il habitud de faire, c'est pas un parc de 100 MW, c'est un parc de 25 MW qu'on aurait ou en raisonnant autrement. Si on voulait avec un facteur de charge de 25 % produire en permanence 100, et bien il faudrait mettre quatre parqus de sang pour arriver avec un taux de 25 % à avoir un résultat de 100. C'est extrêmement important. Alors si on parle de l'éolien offshore, un des gros arguments, c'est de dire l'éolien en mer est beaucoup plus efficace parce que le vent est plus régulier et plus il y a plus souvent du vent. Il y a il est un plus régulier, plus souvent, plus fréquent, plus cuissant et plus régulier.

39:21 Régulier sauf quand il y a des tempêtes, évidemment. Al ça, sachant que quand on dépasse 90 km/h, en général, on arrête les éoliennes parce que ça devient dangereux pour elle. Donc quand il y a les tempêtes, ça marche pas. un phénomène de surchauffe possible d'emballement? Oui. De les pases qui tourneraiit trop vite et donc alors en deux mots, la limite de vitesse de rotation d'une éolienne, c'est la vitesse linéaire en extrémité de pâle. Donc vous avez une éolienne qui tourne, mettons si elle fait mettons si elle fait 100 m de diamètre, son sa périphérie c'est 300 m. Donc si elle fait un tour par seconde, on arrive à 300 m par seconde et 330 m par seconde, c'est la vitesse du son. Et si on passe la vitesse du son, il va y avoir des phénomènes vibratoires et on va casser les pâles. Donc la limite c'est la vitesse cinétique à l'extrémité des pâles qui doit être inférieure à la vitesse du son. Sinon après, on a des phénomènes mécaniquement destructeurs.

40:18 D'accord. Donc l'argument de dire en mer, c'est plus régulier. Bon, soit on nous annonce des taux de 30 40 50 on dit on arrive jusqu'à 70 %. Alors le recul en France n'est pas très important au lien en mer. Les premiers parcs, ils ont quelques années maintenant. Mais je suis allé voir le parc qui est le plus près de celui que l'on a que l'on nous propose en Budus, c'est celui de Saint-Lazer. Alors, j'ai essayé de voir sur le site de du consortium qui gère Saint-Lazer, de voir quel était le facteur de charge. J'ai pas trouvé ce site. Par contre, en cherchant, j'ai trouvé une note qui dit "L'an dernier, donc en 2024, le parc de Saint-Lazer a produit 1,4 TWh. Moi je dis bon ok qu' ne tiennent moi je sais combien il y a d'éoliennes à Saint-Lazer. Je sais quelle est leur puissance unitaire.

41:14 Je sais combien il y a d'heures dans la journée combien de jours par an. et je multiplie tout ça et j'arrive à la puissance maximum du parc s'il produit en permanence dans les meilleures conditions. On est à peu près un peu, j'ai le calcul qui est peut-être qui apparaît peut-être sur un tableau plus loin, on verra qui appar donc le calcul si vous multipliez donc 80 lien de 6 MW par 24 he par 361 jours, vous arrivez à 4 TWh et là on nous annonce 1,4 c'est-à-dire qu'on nous annonce un taux de 30 %. Pas beaucoup plus que l'éolien à terre. Non, c'est-à-dire que grosso modo sa laser, ça fonctionne au tiers de ce que ça pourrait faire. Après, on nous dit que c'est miraculeux. Non, je suis désolé, 30 % c'est pas miraculeux. On m'annoncerait des taux de 70 %, je voudrais bien admettre mais 30 % c'est pas miraculeux. C'est un peu comme la balance bénéfice risque en médecine, c'est-ce que ça vaut la peine de d'abîmer le littoral pour une efficacité aussi enfin relativement faible, surtout quand ça coûte aussi cher en plus.

42:15 On y reviendra. Donc le taux n'est pas énorme et on verra plus loin, il y a un transparent qui montre queen fait il y a trois parcs qui sont comparés, c'est le parc de Saint-Brieux, le parc de Fécan et le parc de Saint-Lazer. Et bien on s'aperçoit que quand il y en a un qui démarre, les autres démarrent et quand il y en a un qui s'arrête, les autres s'arrêtent. Il fonctionnent grosso modo, même étant à plusieurs centaines de kilomètres des autres, il fonctionne simultanément. Donc l'histoire de dire le vent quand il y en a pas ici, il y en a ailleurs, c'est pas très vrai. Alors il y en a peut-être pas en Bretagne, il a peut-être en Grèce mais on fait pas transiter les l'électricité sur des dizaines de milliers de kilomètres parce que ça coûte cher. J'ai expliqué tout à l'heure les pertes. D'ailleurs, vous vouliez faire un détour par cet événement qui a eu lieu assez récemment, le Blackout en Espagne, au Portugal et en Andor. Pour vous, c'est très significatif et vous vouliez le commenter et dire que éventuellement c'est des choses qui pourraient arriver en France. Bien sûr, bien sûr. Alors, la photo, je crois qu'elle est explicite.

43:14 C'est une photo satellitaire de l'Europe. Et on voit un trou noir. Un trou noir, qu'est-ce que c'est? C'est l'Espagne le 28 avril. Ce jour-là, qu'est-ce qui s'est passé? Et après, on tiens, on va commencer par les conséquences. N'oubliez pas qu'aujourd'hui, si vous n'avez pas d'électricité, votre carte bancaire ne va plus fonctionner. Vous allez dire, vous allez payer en liquide. Oui, mais le tirochestre ne va même plus s'ouvrir pour vous rendre la monnaie. Votre téléphone vous pouvez plus recharger. Votre voiture si vous avez eu la chance de la charger ça va mais si elle n'est pas chargée, on n'est pas démarré. Et là, vous pouvez pas aller chercher un jerican de 20 L de d'essence pour la recharger. Donc ça quand même des implir dans les hôpitaux par exemple. Il y a des gens qui vont mourir dans les hôpitaux. Il est évident que toutes les boucles, les réseaux sociaux et ce qui nous permet de vivre aujourd'hui, je le mets entre guillemets, c'est l'humour va s'arrêter. aujourd'hui l'électricité, n'oubliez pas que si vous avez un poil à pelé donc qui brûle du bois, s'il y a pas un courant électrique pour faire tourner le moteur qui alimente en pelé votre même votre poil ne fonctionnera pas. Une pompe à chaleur ne fonctionnera pas. Un brûleur à gaz ne fonctionnera pas parce que il est alimenté par électricité. Il faut imaginer aujourd'hui la dépendance électrique que nous avons dans notre société. Elle est quasi totale. Si on enlève la voiture que et le vélo, elle est quasi totale. C'est phénoménal.

44:39 Alors la cause aujourd'hui alors c'était le 28 avril, on a 9 mois ou 10 mois qui 9 mois qui sont passés depuis et on nous dit pas vraiment qu'est-ce qui s'est passé. Alors on fait des enquêtes, on commence à savoir que en fait il y a eu des phénomènes de surtension. Hm. On a une instabilité sur le réseau qui a été produite. on pense pour l'instant, mais bon, ils ont des difficultés à nous sortir la version définitive, mais qui semblerait dû non pas à une absence devant ou une absence au soleil, mais au contraire à une un surcoup une surproduction d à à une présence de vent et une présence soleil qui s'est fait par vague. Donc en fait, il y a eu des espèces d'oscillation en plus, en moins, en plus, en moins et un moment ça été en plus. Et comment on réagit en réseau quand on a une sollicitation dans un sens ou dans l'autre? Le réseau, il a plusieurs Je vous ai dit que l'électricité, l'un des gros inconvénients de l'électricité, l'électricité ne se stock pas. Alors, je fais un petit aparté là-dessus.

45:46 Ah oui, bien sûr, faut le dire. Oui, parce que ça c'est extrêmement important. On vous dit, on met les batteries. Alors, premier point, la batterie ne stock pas deité, contrairement à ce que le on pense et oui, en fait la batterie, elle fait une conversion d'électricité en énergie chimique qui est une énergie réversible et qui refait dans l'autre sens puisqu'elle est réversible de l'électricité. Mais pourquoi je dis que ce n'est pas du stockage? Parce que quand on fait une conversion, il y a des pertes. Il y a du rendlement, il y a des pertes, il y a de la chaleur, il y a et cetera, il y a des pertes. Si vous faites un stockage d'une bouteille de gaz dans une bonbonne, vous mettez une bonbonne de gaz en stock, vous revenez 2 ans après, vous avez ce que vous avez mis dedans, vous le retrouvez. Si vous mettez 1 L de de gasoile dans une bouteille, vous revenez 2 ans après, vous retrouvez avec un litre de gasoile. Là, c'est pas le cas. Quand on va mettre 1 L de entre guillemets 1 L d'électricité, déjà on mettra pas 1 L, il y en aura plus que peut-être 09 L ou 08 L parce qu'il y aura une perte de rendement. Et quand on va faire l'opération une analogie avec les piles, les piles qui sont vieilles, qui sont usées et qui coulent, c'est pas tout à fait la même chose. Là, je dirais que c'est une fatigue mécanique et une fatigue, une dégradation du produit qui fait que ce n'est plus performant. Non, la perte c'est je 100 d'électricité, je vais cette électricité, c'est une énergie. que ce soit de l'électricité ou que ce soit une autre énergie, c'est toujours le kilow qui est bon. Donc je prends 100 kW d'électricité que je vais mettre dans une batterie. Je vais de mettre dans cette batterie non pas 100 mais quelque chose autour entre 80 et 90 kW mais pas d'électricité de conversion chimique.

47:33 D'accord. Et ensuite quand je ferai l'opération inverse quand je vais brancher cette batterie sur des moteurs que je vais la faire tourner je ne récupérerai même pas les 92 ou 95 que j'ai réussi à charger mais je n'en récupérerai que 88 ou 90 parce que je les ai pertes aussi dans ce sens-là. Donc quand je charge une batterie, j'ai des pertes. Si vous mettez un chargeur, votre chargeur de téléphone, vous le prenez, il est chaud. Oui. Vous avez remarqué que tous les chargeur, le chargeur de votre PC, votre chargeur de votre téléphone, il est chaud. Quand vous mettez les mains dessus, s'il est chaud, c'est qu'il y a des pertes. Ces pertes et bien elles se prélèvent par rapport à la quantité d'énergie que vous voulez stocker. Et dans l'autre sens, c'est pareil. Quand vous produisez, quand votre batterie se décharge, elle se décharge pas avec un rendement de 100 %, elle se décharge avec un rendement de 92 ou 95 %. Donc vous perdez dans les deux sens. Donc tout ça pour dire que l'énergie, qu'est-ce que c'est que l'électricité? L'électricité, ce sont des électrons qui se déplacent. Si vous arrêtez l'électron, il y a plus d'électricité, elle a disparu. Et on ne sait pas garder les électrons en déplacement. Sauf dans un cas très particulier, c'est juste pour l'anecdote, ce sont les condensateurs. Les condensateurs, c'est le seul stockage d'énergie d'électrique qui existe aujourd'hui. Alors, on envisage des des stockages dans l'avenir par semi-conducteur et cetera.

48:50 Je veux bien enfin c'est du prototype et quand on parle de masse énorme d'énergie où il faudrait stocker pendant plusieurs jours de l'énergie pour faire des creux de manque de vent, on n'est pas dans ces ea-là et sachant que quel que soit le mode de stockage en batterie, ça coûte très cher. Il y a d'autres moyens de stockage. Tant que j'y suis sur le stockage, je vais juste le mentionner pour mémoire. Il y a pas que le stockage par conversion chimique, il y a aussi le stockage mécanique. Stockage mécanique, par exemple, vous prenez une énorme masse de plusieurs dizaines de tonnes par exemple que vous faites tourner. Pour entraîner cette masse en rotation, vous allez fournir de l'énergie. Mais une fois qu'elle est mise en rotation, cette masse si vous arrêtez d'alimenter, elle va continuer à tourner. C'est ce qu'on appelle l'inertie. Oui. Et si vous mettez un générateur sur l'arx de cette masse, vous allez conduire de l'électricité. Donc là aussi on ce n'est pas du stockage de l'électricité, c'est du stockage d'énergie par inertie. Mais vous comprenez bien que cette masse qui va tourner peut-être à plusieurs milliers de tour minute éventuellement, bah oui, enfin si vous arrêtez d'alimenter, au bout d'un moment le frottement et cetera, elle va ralentir. Donc en permanence, vous allez avoir une perte comme sur une batterie.

50:04 Si vous laissez une batterie 6 mois sans l'alimenter, et bien vous retrouverez pas toute énergie, voir restera complètement vide. C'est passe sur une batterie de voiture qui ne sert pas. B quand on veut démarrer, on met un coup du clé de contact, il y a rien qui part. Donc ça su mais l'énergie elle se perd. Cette masse qui tourne toute seule, c'est un rapport avec l'énergie libre? Non non, absolument rien. Non là c'est vraiment une énergie, on transforme une énergie électrique en énergie cinétique. Hm. pour pouvoir la récupérer en cas de besoin. C'est commence à être utilisé pour palier les accoups très rapides sur le réseau. Quand j'ai quelque chose qui démarre très une très grosse puissance qui arrive d'un seul coup ou qui s'en va d'un seul coup, c'est ces masses en mouvement peuvent pendant quelques secondes ou quelques dizaines de secondes assurer des transitoires efficaces. Mais pas sur le long terme. Il est évident que cette masse qu'on a réussi à faire tourner si vous mettez un générateur, elle va pas tourner pendant 3 jours pour vous alimenter un moteur électrique.

51:01 D'accord. Ce que vous appelez le transitoire, c'est une solution très partielle, pardon. C'est une solution mais très partielle vraiment sur le très court terme. D'accord. Ce que vous appelez le transitoire, c'est le fait de face à un acoup d'arrivée d'énergie, c'est la distribuer plus lentement. C'est gérer le la transformer en une autre énergie pour la stocker provisoirement. D'accord. Très bien. Dans les deux sens, en besoin ou en surcapacité. Très bien. Sans transition, quoi que c'est extrêmement lié puisqu'on a une dépendance énergétique importante. Que s'est-il passé le 26 septembre 2022 avec cette histoire de Nordstream selon vous? Alors là cette image est un peu pour illustrer le contexte international de des énergies. Hm.

51:56 Tout à l'heure, j'avais parlé de l'Allemagne qui a abandonné sous la pression de l'hobi écologiste, qui a abandonné le nucléaire à une époque où il bénéficiait d'un gaz russe qui était très bon marché et très facile puisque il y avait des tuyaux qu'on appelle des gaz auuc qui existaient et c'était tellement pratique que en permanence les Allemands augmentaient le nombre de tuyaux. Ils en avaient qui passaient par la Roumanie, d'autres qui passaient par la Pologne, d'autres qui passaient par la mer du Nord. Et après dans les années 2010-215, ils ont décidé de faire deux pipes qui passerait pas par des pays étrangers qui arriveraient directement chez eux parce que le problème de passer à travers l'Ukraine ou à travers la Pologne, si entre les deux il y a quelqu'un qui a envie de fermer le robinet, c'est un petit peu embêtant à l'arrivée. Bien sûr. Donc ils ont dit, on va installer des pipes, on va s'entendre avec la Russie pour faire amener des pipes directement et comme ça on pourra remplacer nos centrale nucléaire par un gaz qui est globalement bon malant très peu cher, relativement peu polluant par rapport aux centrales à charbon puisque le gaz quand il brûle, il fait un peu de CO2 mais il fait aussi beaucoup d'eau. Le gaz est composé de molécules de carbone et d'hydrogène.

53:10 Donc le carbone quand il brûle, il fait du CO2 et l'hydrogène quand il brûle ça fait de l'eau. Donc ça explique pourquoi le gaz c'est moins polluant que notre hydro que notre composé tel que le charbon qui lui ne contient que des atomes de carbone et donc lui ne fait que du CO2. Donc le gaz par rapport du pétrole, de l'essence du gazoile ou tout ce que l'on veut, il a une un rapport entre l'hydrogène et le carbone qui est beaucoup plus riche en hydrogène qui fait qu'il est moins proportionnellement moins polluant ou je dirais pas polluant qu'il aimet moins de CO2 que qu'un hydrocarbure liquide. Donc l'Allemagne est partie sur ce sur cette logique. Entre-temps, les choses internationalement ont changé. les États-Unis n'étaient pas complètement enchantés de voir qu'une puissance économique importante comme l'Allemagne s'approvisionne pas cher avec du gaz russe sans intermédiaire en direct en passant parel.

54:12 Ça peut avoir des conséquences sur ce qui s'est passé ensuite. Et donc l'Allemagne avec le Gazprom, le la société russe qui produit le gaz et des ingénieurs russes et ingéniers allemandes ont construit deux pipes qui s'appellent Nordstream 1 et Nordstream 2 qui traversent la Baltique et qui arrivent en mer du Nord sur les le nord des côtes Allemagnes de d'Allemagne. Ce gazoduc au moment où il é inauguré ou quelques semaines après il a explosé. On sait on a su très vite que c'est un immédiatement on a dit c'est les Russes qui ont fait le coup. Bon il un petit peu petit truc un petit peu bizarre c'est que les Russes c'est leur pipe. Alors pourquoi ils vont saboter leur pipe? Sachant que eux ils ont les robinets à l'entrée. S'ils veulent arrêter la l'alimentation suffit qu'il coupent les robines à l'entrée. Il a pas peut-être besoin de le faire sauter pour arrêter. Donc la logique du système qui voulait que ce soit les russes qui a fait sauter Nordstream.

55:18 Bon elle semblait peut-être en manque de cohérence. Bon aujourd'hui on sait très bien que ce sont pas eux que c'est un commando ukrainien. À mon avis ce commando ukrainien sûr qu'il connaissait la cartographie de ses fonds à cet endroit-là. Il a peut-être bénéficié de renseignement venant d'autres nations, peut-être anglais, peut-être par des le bloc anglosax par d'Angleterre qui sont quand même assez connus pour savoir faire des coups tordus assez efficaces. Oui, puisque maintenant nous sommes obligés d'acheter le gaz aux Américains. Et oui. Alors, c'est pas tout à fait le même gaz. C'est toujours un gaz naturel mais c'est un gaz qui a deux différences par rapport au gaz russe. C'est que un c'est un gaz de chiste, donc fait par fracturation hydraulique. Ah, il paraît qu' fracturation hydraulique c'est pas bon. la fracturation hydraulique en deux mots. on fait un forage à grande profondeur pour arriver dans les zones où ce gaz est mélangé, je dirais dans une espèce d'éponge rocheuse. et on envoie de l'eau sous pression pour casser la roche de manière à créer des canalisations pour que le gaz puisse s'échapper puisqu'il est sous pression mais il va avoir tendance à aller vers l'extérieur qui est en pression plus faible et donc il va tendance à s'échapper et donc la facturation hydraulique se fait en envoyant de l'eau, du sable sous pression et plein de produits chimiques et il paraît que c'est pas bon. Je veux bien l'admettre.

56:42 Il est plus polluant et plus cher ce gaz de chiste, dit-on. Alors pourquoi il est plus polluant? parce que il y a cet aspect de fracturation hydraulique. Pourquoi il est plus cher? Et bien parce que en fait il arrive des États-Unis non pas par gaz auuc. Un gaz auc est-ce que c'est? C'est un tuyau qui supporte de grandes pressions parce que dans un gaz auc bar à 80 barres. Donc faut imaginer que c'est un tuyau qui peut faire dans les 80 cm 1 m20 de diamètre et qui peut faire plusieurs centimètres d'épaisseur d'acier parce qu'il faut Oui, c'est ça. C'est ce qu'on dit d'ailleurs là. qui était un travail de professionnel parce qu'il fait plusieurs centimètres d'épaisseur et on ne sabote pas comme ça un tuyau aussi épais en fait. 60 barres c'est énorme. Il faut imaginer que la bouteille de gaz c'est 13 barres. Là, on est quatre fois supérieur. la pression sur un gaz, c'est quelque chose de phénoménalement puissant,. Donc 60 barres, c'est énorme. Alors, on peut aller au-delà et vous avez le stockage d'hydrogène, par exemple, sur les voitures qui peut se faire à 200 voire à 500 barres aujourd'hui, mais c'est extrêmement dangereux. Donc, pour arriver à maintenir des pressions pareilles, il faut des épaisseurs de tuyau extrêmement importantes et des aciers extrêmement spéciaux. Donc comme ça arrive pas par gazque, il faut trouver un autre moyen.

57:55 Le problème du gaz. Alors petite anecdote encore sur le gaz. Moi j'ai travaillé dans le gaz il y a 30 ans. Quand on faisait un forage pétrolier qu'on tombait sur du gaz, c'était la catastrophe. La catastrophe pour quelle raison? Le gaz ça explose. Oui, c'est dangereux. Hm. de le gaz, ça prend un énorme volume pour avoir l'équivalent de 1 kWh de gaz et 1 kWh de gasoile. Les rapports c'est 200. Là où vous mettez 1 L de mazout, de fioule, de gasoile, de pétrole, de sous, ce que vous voulez, il vous faut mettre 200 L de gaz pour avoir la même énergie, la même quantité d'énergie. En plus, ça pue. C'est corrosif dans le gaz. Il y a pas que du gaz. Il y a pas que le gaz naturel, c'est essentiellement du méthane, mais il a CH4, la formule chimique. Mais il n'y a pas que du gaz, il y a du H2S, du de l'hydrogène sulfureux qui est un gaz extrêmement corrosif, toxique, dangereux.

59:02 Et le gaz ne se stock pas à cause de cet aspect volume. Vous pouvez mettre à côté d'un champ pétrolier, vous pouvez mettre un pétrolier désaffecté par exemple dans lequel vous chargez votre production de d'huile de pétrole d'huile que vous mettez dans ce pétrolier. H et une fois par semaine, vous amenez un autre pétrolier, vous le videez. C'est une des techniques qui est employée. Mais avec le gaz qui est 200 fois plus volumineux, ça ne marche pas. Donc pour arriver à stocker du gaz, il faut le mettre sous pression. Ça c'est une première solution. Mais même sous pression, on gagne pas énormément. Pour gagner beaucoup sur le gaz, il faut le liquéfier. Ouais. Et la liquéfaction, premier point, c'est que pour liquéfier du gaz, il faut le il faut l'apporter à moins 200°, un peu moins de un peu moins que ça encore. Et pour emmener à moins 200°gr, il faut l'énergie, il faut des machines, il faut des compresseurs, il faut des phénomènes de détente et de refroidissement. Donc on perd beaucoup d'énergie. Ensuite, une fois qu'il est liquifié, il faut le stocker dans des cuves qui sont extrêmement calorifugévidemment parce que si vous mettez une cuve qui est à moins 200° à en contact de la température ambiante à moins degrés, il va pas rester longtemps à moin 200°. Votre cas c'est s'il reste pas de - 200°, par une définition, il va se volatiliser, il vont donc il va disparaître. Donc c'est mis dans des cuves qui sont extrêmement bien étanchif enfin calorifugé. Hm.

1:00:30 Et qui sont sur des bateaux et après ces bateaux ils prennent la mer. En permanence on maintient le froid. Pour la petite histoire, le gaz qui se vaporise parce que il y a toujours un petit peu de gaz qui se vaporise, il sert à fonctionner. Le bateau, il est pas complètement perdu. Donc la vaporisation du gaz pendant le transport sert à alimenter les machines du bateau. En fait, ce sont des moteurs à gaz qui sont sur ces bateaux là souvent. Et donc ce bateau, il va traverser l'Atlantique et puis il va arriver dans un port où un port dit métannier où il va faire l'opération inverse. C'est-à-dire que il va laisser le ce gaz se réchauffer, se détendre et donc alors là lui il va produire énormément de froid. Alors quelquefois c'est réemployé dans il repasse de l'état liquide à l'état gazeux. C'est ça. Il passe de l'état liquide à l'état gazeux en produisant du froid. D'accord. Est-ce que c'est bien c'est un des curs d'activité de d'air liquide un fleuron? Alors Air liquide travaille là-dedans. Oui. Travaille sur tout ce qui est aspect liquéfaction et gazification. Donc les États-Unis liquifient leur gaz, il les mettent dans des des bateaux spécialisés pour faire ce transport et il est gazifié en arrivant.

1:01:42 Alors nous en France la gazification, on a trois sites de gazification. Un qui est près de fosse à Marseille. il y a il y en a deux sur place mais c'est le même site. Un en qui est du côté de DUERK. Et je sais pas s'il y en avait pas un qui était prévu du côté de du Havre. Je crois qu'il y en a un qui est prévu du côté du A ou qui est en service. Donc on a soit trois soit quatre sites. alors techniquement c'est quand même plus simple de le laisser se détendre et de le vaporiser que le comprimer et le liquéfier. Mais donc c'est aussi de l'énergie. Alors, cette énergie peut-être récupérée si vous avez une usine Findus à côté qui fait des congélations, ça les intéressera d'avoir de l'air très froid à - 200 ou - 150°, choses comme ça. C'est pas toujours possible. Je à fosse par exemple à fosse surmer à côté de fosse il y a une aciérie. C'est pas du froid qui a besoin, c'est du chaud. Donc à fosse, il y a beaucoup de pertes sur cette sur ces frigories. C'est l'inverse de la calorie. Il y a beaucoup de pertes sur ces frigos. Donc voilà pourquoi ce gars c'est plus cher un parce que l'exploitation elle est plus délicate avec cette facture liquide. Ça coûte plus cher parce que il faut le liquifier, ça coûte plus cher parce qu'il faut le transporter. C'est plus simple de pousser du gaz dans un tuyau où il y a personne que de mettre des bateaux dans lequels il y a un équipage.

1:03:03 Il y a des délis de route, il y a si le port est encombré, il faut qu'ils attendent à l'extérieur et cetera et cetera que c'est à température très basse. Donc ils font en permanence entretenir ce froid pour pas que ça se voit pourit. Donc tout ça, ça explique le coût du GNL, gaz naturel liquéfié qui est globalement pratiquement deux fois plus cher que du gaz naturel qui arrivait de Russie à l'époque des avant que Noste. Rien ne vaut les gaz auuc. c'est beaucoup plus pratique. Hm. Alors là, nous sommes au large de la Bretagne. Voilà. Là, on va parler maintenant on va parler de notre projet. Hm. Notre projet, c'est un projet qui s'appelle Bretagne Sud. Ce projet Bretagne Sud, il a deux composantes qui sont l'un qui s'appelle alors c'est très original, s'appelle Bretagne Sud 1. Le premier H. C'est celui que vous voyez en bleu.

1:03:59 Alors, j'explique un petit peu. La côte en haut, c'est le sud du Morbillon. Hm. vous avez la grosside que l'on voit dans le tiers du bas. C'est Belle île. Bellî en mer en face. Bî en mer. Laurent vous le dit. Souvenez-vous de la chanson. Oui. juste au nord de Bellîle vous avez la presquille de Kiberon. H un peu sur la droite vous avez Carnac. Un peu sur la gauche, là où la presquille se raccorde au continent, vous avez Pouarnel et Herden. Ensuite sur la gauche à l'est à l'ouest donc de Bell îille tache bleue et vous avez un pointiller. Vous voyez tout le long ce pointiller? Ce pointiller, ce sont les eaux territoriales françaises, les 12000 des eaux territoriales ou 16000, je sais plus. Et donc le premier projet qui s'appelle AO5, AO5 pourquoi appel d'offre numéro 5, ce sont les numérotations des appels d'offre qui sont faits pour l'équipement en éolien maritime de toutes les façades maritimes françaises. Donc dedans, vous avez Féquan, Saint-Brilleux, Saint Nazer, celui qui nous concerne AO 5. Vous avez le golf de Gasconne et vous avez aussi la Méditerranée. Donc c'est toute une série d'Au d'appel d'offre.

1:05:16 Donc celui qui correspond au premier projet de Bretagne Sud, donc Bretagne Sud 1, c'est l'AO 5. Cet AO5, il a été attribué en 2002, donc maintenant il y a 2 ans, à la société dont je ne parlais tout à l'heure, Pénvel, donc une société belgoallemande éventuellement main suisse. Donc ça c'est le premier projet. Hm h en deux mots, j'explique le deuxième projet. Le deuxième projet, c'est la le cercle jaune qui a juste à gauche à l'ouest du premier projet qui est donc hors des eaux territorial français qui est dans les eaux de qu'on appelle des eau la zone économique qui est de 200000 donc mais qui est différente juridiquement au point de vue du droit international des eau territorial donc il est pas dans la même zone et ce parc et bien je dirais c'est le premier multiplié par de on va voir pourquoi j'ai dit multiplié par donc voyez sont à côté L'un, ils sont vraiment l'un à côté de l'autre, ils se touchent. Et vous avez entre la côte et le parc, vous avez une voyez une espèce de fuseau bleu.

1:06:21 C'est le passage des câbles sous-marins qui vont relier le parc au continent. Ah! et qui vont atterrir sur la plage de Killiot pour ceux qui ont passé leurs vacances dans le coil est assez connu dans le secteur à ven ils appellent ça le fuseau de moindre impact pour le raccordement donc ils ont estimé qu'il y aurait un moindre impact pour le l'environnement peut-être alors on n pas compris pourquoi moindre impact parce qu'il est à peu près le même partout j'y reviendrai légèrement dessus parce que c'est pas mon axe de d'étude mais bon vous avez en particulier des coraux de mer froide qui sont des coraux relativement peu communs. Vous avez des frayères pour un certain monde poisson. Vous avez du au mar, vous avez pas mal de choses là. vous avez des passages de mammifères, de foc et de baleine. Donc tout ça, ce sont des choses qui vont être impactées en particulier par les vibrations, les infrasons qu'il y a. Mais je m'attarde pas là-dessus, c'est pas ma spécialité.

1:07:19 Alors, pourquoi de moindre impact? On sait pas. En fait, c'est surtout que c'est celui qui est relativement le plus court pour aller du continent au parc. Et vous voyez le rattachement au parc, il se fait entre les deux parcs. Pourquoi? Parce que la sous-station électrique qui va permettre de concentrer la production de l'ensemble des éoliennes vers un point unique pour aller sur le réseau va se faire sur ce qu'on appelle une soustation qui est une sousstation fixe et qui elle n'est pas flottante à la différence des éoliennes qui elles sont flottantes. Et donc cette sousstation bien pour qu'elle soit mutualisée entre le AO5 par Bretagne Sud et par Bretagne Sud 2 qui s'appelle 9, il est entre les deux. Et ce poste de électrique, c'est un poste qui appartient à RTE, réseau transportélectricité. Donc c'est pas Pavel, c'est pas le futur concessionnaire du parc, c'est RTE qui le vert, c'est-à-dire celui qui gère les lignes de tension en France.

1:08:23 Voilà. Donc on verra plus loin une photo avec la photo d'un câble sous-marin. C'est tout à fait impressionnant. Il faut imaginer que ce câble il va subir des remous, il peut y avoir des ancres, des filets qui passent par là. il est quand même à 200000 V. Donc il faut quand même qu'il soit isolé parce que l'eau de mer, c'est quand même quelque chose qui est un peu conducteur. Donc c'est ce sont des câbles qui sont d'une technologie extrêmement particulière. ça explique pourquoi on nous a annoncé il y a quelques mois que le prix de raccordement des parcs éolien en mer était évalué entre 100 et 150 milliards pour les années qui viennent, pour les 10 ans qui viennent. 100 et 150 milliards. C'est énorme. C'est énorme. C'est pas c'est farmineux. C'est farmineux. Et ce n'est pas la tranchée ou passe le câble qui va coûter cher. Nous le câble, vous voyez tout à fait dans le en haut à droite, vous avez une ligne rouge et une ligne verte. La ligne rouge, c'est la ligne 4400 V, c'est la ligne dont je vous parlais tout à l'heure, très haut attention. Et la ligne verte, c'est la ligne 225000 V.

1:09:28 C'est là que va être raccordé le câble qui vient des éoliennes. Donc, il va être souterrain entre la côte de Plouel et le poste de raccordement qui se situe dans la commune de Plouvinier qui va être souterrain entre les deux. C'est pas la tranchée, c'est même pas une tranchée d'ailleurs. C'est fait par un forage horizontal. C'est pas le coût du forage qui coûte cher là-dedans, c'est le câble. Ce sont des câbles de très haute technologie. H je vous ai parlé tout à l'heure de la tension qui des centaines de milltes. Vous êtes à 1 m de cette de ces 100000 V, vous prenez une décharge électrique. C'est dangereux à même sans contact physique direct. Donc ils sont dans un dans un matériau particulier et une épaisseur extrêmement élevée particulier avec des câbles qui vont coûter très cher. Alors je n'ai pas pu trouver le prix de ces câbles là mais je suis prêt à parier une caisse de champagne que c'est à plus d'euros à plus de 1000 € le mètre. C'est certain. Plusieurs milliers d'euros le mètre pour ceux qui sont en mer. Vous verrez quand vous verrez la photo, vous comprendrez pourquoi.

1:10:26 Et que et quelles peuvent être les conséquences pour l'environnement de du raccordement sous-marin? Et bien on sait pas trop parce que ce sont des choses qui sont mal étudiées aujourd'hui, peu étudié, peu connu. il va y avoir un champ électrique résiduel malgré l'isolation d à ces câbles, il y aura toujours un champ électrique résiduel. est-ce que ce champ électrique, quelle est son importance? Est-ce que c'est quelques volts par mètre, quelques dizaines de voltètre, quelques centaines de volt? On aujourd'hui, on sait pas trop. Ça dépendra du choix qui du câble qui sera fait, de la situation. Donc on sait pas trop. En fait, c'est pareil à terre. Il faut imaginer que le câble qui va faire le raccordement entre la côte et le la ligne les poteaux, je dirais puisque là on passe en aérien qui fait une trentaine de kilomètres va être au souterrain à 1,50 de profondeur. À 20, ça passe sous le boulevard de l'Atlantique sous les trottoirs 1,50 de profondeur. Donc une ligne électrique de 225000 V 1,50 de profondeur, il y a des gens qui sont électrosensibles, ça les rassure pas vraiment.

1:11:30 Je comprends. Je les comprends aussi. Oui, tout à fait. Donc je ne sais pas quelles vont être les conséquences de ça. Aujourd'hui, ce sont des choses qui sont mal connues, très honnêtement mal connues. Vous me disiez sur l'éolien flottant que finalement une éolienne mobile ou flottante, c'est une hérésie pour la faune et la flore locale. Oui. Alors, il y a deux techniques pour faire de l'éolien au chaor. Une technique, c'est la technique du poser. un petit peu comme en terre, je dirais mais au lieu d'être sur un massif de béton à terre grosso modo, on fait une excavation d'une suivant la taille de l'éolienne qui peut aller d'une vingtaine de mètres à 40 m de diamètre dans lequel on coule 600 tonnes de ferraille au milieu de 2000 tonnes de béton pour faire un béton armé qui tiennent bien. J'ai bien dit 2000 tonnes de béton. Voyez, ça fait quand même un certain nombre de citernes de toupies de béton qui arrivent. Et après, il faut le démonter,. je sais pas si vous imaginez un bloc de plusieurs mètres d'épaisseur, de 20 m de diamètre, de 2000 tonnes de béton. ça se à démonter, c'est assz Qu'est-ce qu'on peut recycler dans une éolienne? Pas tout.

1:12:39 Alors, dans une éolienne, on peut recycler alors quand c'est une éolienne en béton, aujourd'hui on sait recycler le béton en faisant du granula pour refaire du béton. Le M parce que c'est de la ferraille ou du béton suivant le cas, ça on peut le faire. La NASAV, c'est-à-dire le l'espèce de gros machin qui est en haut du M qui porte les pâles. Donc la NACEL, grosso modo, mais ce sont les convertisseurs d'énergie qui transforment la rotation en énergie électrique. Ça s'appelle un alternateur. Si on fait de du courant alternatif, ça s'appelle un alternateur. Donc ça c'est recyclable. Il y a quelque chose qui n'est pas recyclable, ce sont les pâles. Pourquoi? parce que les pâles sont faites en matériaux composite. Le but c'est que la pâle, il faut que elle soit très légère. N'oubliez pas que on parle de d'éoliennes qui sont sur des mar de 300 m. Les éoliennes qui nous concernent la boîte en dessus, elles vont faire au minimum les pâles. La pâle va faire au minimum 140 m de long.

1:13:40 C'est-à-dire qu'une pâle va faire un terrain de football et demi. Je sais pas si ça vous dit quelque chose. À la base, là où la pâle est accrochée à la nacelle, il faut imaginer que c'est un truc qui va faire un camion peut passer à l'intérieur quoi. Ça va faire plusieurs mètres de section et la pâle, c'est quelque chose de phénoménal. Vous imaginez qu'un truc qui fait 140 m de long et qui tient que par une extrémité, on va pas le faire en béton. même en acier, on y arrive pas. Donc ça va être fait dans des matériaux qu'on essaie de faire les plus légers possibles et les pour être le plus et néanmoins les plus solides possibles. Donc aujourd'hui, il y a deux grandes familles, je dirais celles qui sont plutôt en à base de carbone, fibre de carbone et celles qui sont plutôt à base de résine. En fait, c'est même pas de la résine, c'est du balza plus de la résine. Le balza, vous savez, c'est le bois qui servait à faire les maquettes parce que c'est un bois qui est très léger. Oui, c'est un bois qui est relativement résistant parce qu'il est assez fibreux et très léger. Mais par contre, c'est un bois qui est pas très commun. C'est un bois qu'on trouve au Mexique essentiellement et en Amazonnie. Mais c'est un bois bon, tant qu'on fait des maquettes pour s'amuser le dimanche, bon, on consomme raisonnement raisonnablement du bois.

1:14:54 quand on commence à faire des dizaines de milliers d'éoliennes de par le monde, le balza, il va poser un problème. Donc aujourd'hui, le Balza va devenir en bois critique. Il est coûteux, pardon, il est coûteux. il devient coûteux. Oui, c'est un bois qui n'était pas très cher. Mais pourquoi il était pas très cher? Parce que quand on fait une maquette, on utilise quelques dizaines de gramou, quelques centaines de gram. Mais là, il va devenir rare, ce qui est rare et cher. Voilà. Et ce balza, c'est du bois. Donc c'est le bois, c'est pas un truc. Il est évident que du bois dans un air marin, il va pas durer longtemps. Donc en fait ce basa, il est noyé dans des résines. Donc c'est un assemblage de résine et de balsa. La résine étant elle-même armée par des fibres qui fait quelque chose qui est résistant. L'inconvénient c'est que du balsa noyé dans de la résine, de la fibre de verre, des fibres de carbone et on peut rien faire. Ce n'est c'est rigoureusement non recyclable. Je vous montrerai une photo à la fin une photo de cimetière d'éolienne bien sûr et la puissance totale évoquée là 250 c'est pas fini parce que les pâles qui sont en carbone elles sont en fibre de carbone mais malgré ça elles ne sont pas on peut même pas les incidérer parce que comme c'est de ce sont des nodotubes de carbone et cetera, si on les brûle ça va créer des micro des particules fines qui sont au-delà même de la particule c'est de la particule ultra fine qui deviennent extrêmement cancérigène et extrêmement toxique. Donc même les en carbone, on peut pas les brûler. Donc là, on atteint le niveau extrême de la folie, quoi. C'est incroyable.

1:16:28 C'est anti-écologique. Totalement anti-écologique. Alors, vous voulez qu'on parle de quoi? De des puissances de notre de puissance totale. Vous vouliez peut-être qu'on peut commenter cette puissance totale qui est mentionnée sur ce schéma. Alors, comment un parc est attribué? Avec quelle caractéristique? Bon, si vous prenez l'appel d'offre tel qu'il est fait, l'appel d'offre, grosso modo, il veut dire " on attend du concessionnaire qu'il installe un parc qui va faire t caractéristique." Donc, il se caractérise par son positionnement, on l'a vu, à 19 km à l'ouest de Belline. Et je dirais qu'électriquement le l'état puisque c'est l'État qui fait petit rappel d'où d'où on arrive pour ces éoliennes. C'est une directive européenne un petit peu comme on parle aujourd'hui des directives pour la fin des voitures thermiques dans les années 2035 ou 2040 qui a décidé dans les années 20105 qu'il fallait que l'on verdisse notre électricité. on a vu que chez nous ça nous concernait pas trop et qu'il fallait qu'on augmente le solaire et le thermique et le l'éolien.

1:17:33 Donc on a pris en France en compte cette directive européenne et on l'a traduite dans ce qu'on appelle les plans pluriannuels de l'énergie. Il y a eu le PPE1, le PPE2 et on est en train de parler du PPE3 qui aurait étélaboré au début de l'année sous le gouvernement Bérou et qui serait en voie d'être promulgué. d'ici la fin de l'année et donc c'est dans ces PPE qu'on dit on va installer tant de méoliennes. Et donc d'où ces appels d'offre à 1 2 3 4 5 pour celui qui nous concerne en premier. Donc cet appel d'offre, il nous dit le parc il va être à tel endroit mais il nous dit pas le parc il va avoir 10 15 20 30 éolien. En fait ce qu'il dit le parc il dit que la puissance installée est de temps de mW maximum et en ce qui nous concerne 250. Je vous disais tout à l'heure l'autre qui est jumeaux qui va être juste à côté le AO 9 le Bretagne sud c'est le double donc le premier c'est 250 le deuxè c'est le double donc 500 le total des deux Bretagnes sud c'est 750 donc le celui qui gagne le marché a le droit d'installer des machines pouvant produire jusqu'à 250 MW en instantané he toujours pareil on parle d'énergie on parle pas de on parle de puissance, on parle de puissance, pas d'énergie.

1:18:54 Voilà. Donc 250 W 250 MW. Après l'utilisate le concessionnaire de ce parc, il les utilise comme il veut. S'il prend des éoliennes qui font 10 MW, mais il va en mettre 25. S'il prend des éoliennes qui font 25 MW, il va en mettre 10. 10 x 25 x 10 250. Vous voyez un petit peu la règle? Tu vois très bien. Donc l'idée, qu'est-ce que c'est l'opérateur? Qu'est-ce qu'il a intérêt à faire? Lui, il a intérêt à minimiser le nombre d'éolienne. Pourquoi? Parce que j'ai moins de moins d'installation et donc de prendre les éoliennes les plus grosses possibles. En plus, plus l'éolienne est grosse, plus elle est grande. Plus elle est grande, plus elle est haute et plus elle est haute, plus elle bénéficie de vent d'altitude. Pourquoi? parce qu'il y a des phénomènes mécaniques qui font que au rat du sol et il y a un frottement du vent du de l'air sur la terre qui ralentit. Donc au sol le vent est moins est plus faible qu'à 1 m de hauteur qu'à 10 m de hauteur, qu'à 100 m de hauteur, qu'à 500 m de hauteur. Donc vous avez un gradient de vitesse qui s'établit entre l'altitude et le sol qui fait que plus on monte plus les vents sont importants. Maintenant si on monte trop, on peut avoir des vents contraires aussi. Si vous allez à 1000 m et à 20 m, vous pouvez avoir un vent qui va pas dans le même sens. Donc là l'éolienne, elle va pas aimer. Si en haut de la p un vent qui va dans nord- sud et dans le bas de la pal le vent qui va sud nord ça va pas aller. Donc il y a aussi des limites à la grandeur des éoliennes.

1:20:25 La grandeur des éoliennes est directement liée à la puissance. Plus on veut une éolienne puissante, plus il faut mettre des pes grandes. Il y a pas de secret, c'est directement lié. Hm. Aujourd'hui, les parcs que vous avez en à terre que vous voyez quand vous allz dans le nord ou quand vous allez suivez les autoroutes du Morvent, globalement, c'est entre 2 et 6 MW. Ce sont des éoliennes qui font entre 80 et 140 m la plupart du temps. Hm. Pour les plus récentes, on va à 180 m. Les parcs les plus anciens sont démontés. On enlève des mars qui font 80 à 100 m. Juste à côté, on recoule une dalle de béton. cette fois-ci, au lieu de 2000 tonnes, on met 4000 tonnes. Et au lieu d'avoir un m de 80 m, on met un de 140 150 m pour mettre les éoliennes plus puissantes. Et comme le parc est attribué en fonction de la puissance, au lieu de mettre 8 éoliennes de 2 MW, on met 4 éoliennes de 4 MW ou deux éoliennes de 8 MW par exemple.

1:21:25 Donc quand un parc est remplacé, renouvelé, remplacé, c'est-à-dire à terre grosso modo au taux de 20 ans, le parc garde la même puissance mais avec moins d'éolienne mais plus grande. C'est-à-dire qu'on les voit de plus loin, elles font plus de bruit et cetera. Tout est proportionnel, il faut pas rêver. Donc aujourd'hui, qu'est-ce qui se passe? c'est que les éoliennes qui existent qui sont classiques, je dirais c'est jusqu'à 10 MW, c'est très classique. Au-delà de 10 MW, c'est déjà des technologies un petit peu plus récentes. On en trouve de 15. Et les 20 MW au moment où Pavel a eu le marché, ces 20 MW n'existaient même pas. Aujourd'hui, il y a des éoliennes de 20 MW qui tournent. Beaucoup en Chine, un peu moins chez nous, puisque c'est eux qui les fabriquent,. Les Allemands se sont un peu désengagés de l'éolien, les Américains complètement. Et donc grosso modo, les Danois se sont désengagés, les Norvégiens aussi. Les Norvégiens fabriquaient pas beaucoup et les Danois avaient une grosse entreprise de fabrication. Donc aujourd'hui, grosso modo, le Danemark et l'Allemagne en Europe se sont pas mal engagés de la fabrication d'éolienne et celui qui se désengage pas et celui qui continue à produire, c'est le Chinois. Et les Chinois ont continué à développer les éoliens de plus en plus puissantes 20 22 5 25 MW.

1:22:41 Donc aujourd'hui Pavel dit qu'il ne sait pas qu'est-ce qu'il va installer. Donc s'il installe des éoliennes comme c'était envisagé au départ de 22,5 MW, pour obtenir 250 MW, il en faut 13. Mais si ça se trouve, il y en aura 10 parce que d'ici là, il sera peut-être passé à 25 MW. Donc ouais, entre 10 et 13 éoliennes suivant le ce celles qui vont acheter. Al est évident aussi que plus elles sont récentes et puissantes, plus elles sont chères aussi. Donc, il y a un compromis qui est calculé par l'opérateur entre le coût le gain qu'il y a à mettre deux ou trois éolien dans moins et le secoup qui est dû à une technologie qui est plus récente, peut-être moins fiable, peut-être plus fragile. La première éolienne de 20 MW qui a été sée, elle a brûlé au bout de mois. Donc, il y a aussi quand même des risques de ce côté-là. Donc, il faut être prudent avec ça. Donc, pour expliquer qu'en fait quand on attribue un parc, onattribue pas des éoliennes, on attribue une puissance.

1:23:44 Et suivant l'éolienne que l'on choisit et bien on peut mettre plus ou moins de suivant le c'est même pas les choisit suivant le type d'altern de pas les d'alternateurs que l'on choisit on va mettre une éolienne qui sera plus ou moins haute pour supporter cette p. Alors pour donner un ordre d'idée quand même les petites éoliennes que vous avez sur le bord des autoroutes à des 2 de 4 MW ce que vous avez en haut du MAC on appelle une nacelle. Hm. Je si vous avez une idée de ce que ça pèse comme ça au point quelques tonnes, un semi-remorque chargé, une quarantaine de tonnes. C'est énorme. C'est énorme. Mais quand vous passez à 20 MW, c'est pas 40 tonnes. Là, vous mettez 10 morc, c'est 500 tonnes du Ah oui, c'est Ah oui, c'est phénoménal. Il faut avoir parce que ici les gens n'ont pas du tout idée de ce que ça représente. Non, ce sont des monstres. Ce sont des monstres. Quand vous allez au bord de la côte chez nous là du côté de de Kiboron ou même de la Trinité ou de Harzon, on voit les éoliennes de Saint-Anzer. Hm.

1:24:51 Éoliennes de Saint-Anaz, ce sont de petites éoliennes 6 MW. On les a vu tout à l'heure d'ailleurs. Oui. Oui. 6 MW celle-ci. Hm. Voilà. 6 MW. Le MA fait 170 m de haut. Nous, on parle de ma de 300 m de haut voire 340 m de haut. C'estàdire que les mains sont deux fois plus haut. C'est Oui, par rapport à ça, ça va être énorme. On les voit, elles sont à 40 km, on les voit d'ici et la nuit, ça fait un sapin de Noël. Là, on parle d'éoliennes qui vont être deux fois plus près, on parle de 20 km qui sont deux fois plus grandes. C'est monstrueux. Il faut imaginer que le mass d'une éolienne à 300 m de haut, il va supporter l'équivalent de 40 de 10 semiemorque chargé. Ça va perturber tout l'écosystème faune, flore, oiseau, poisson, al et cetera. même la marée, même la houle et même la température de l'eau au pied des aoliennes.

1:25:49 Il y a une aette qui est sortie très récemment où on s'aperçoit que dans un champ d'éolienne, la température en surface de l'eau augmente de 0,4°gr en moyenne. On y a une autre enquête qui a été faite par les États-Unis au début de l'année sur les retombées au pied des éoliennes. une éolienne, on a vu, on a parlé de des pâles en résine, mais il faut imaginer que le vent, même si c'est de l'air qui frotte sur ses pâles, il y a un phénomène d'abrasion qui se produit. Il y a une usure. Donc cette usure, c'est quoi? Ce sont des résines, des résines poly polyphénques, des produits chimiques diverses et variés, des nanotubes de carbone, de fibone vert et cetera. Mais aussi le mâ qui est en acier, il y a de la peinture, il y a de l'entirouille les la partie au qui est dans en immergé en mer, c'est comme les bateaux, vous avez fouine contre les contre les crustacés, les algues et tous ces trucs-là. Tout ça, qu'est-ce que c'est?

1:26:49 C'est produit chimique. Et donc cette enquête, elle a montré qu'il y avait 280 composés chimiques que l'on induit par le parc d'éolien au pied des éoliennes, de l'huile hydraulique aussi. tout ça la rotation. Vous imaginez qu'une pâle suivant la puissance du vent en fait s'oriente et quand on la débrille par exemple quand le vent est trop fort, on débrayeille la pâle. C'està-dire qu'on met la pâle dans l'axe du vent. C'est-à-dire qu'elle a prise ni d'un côté ni de l'autre à pâle. Elle est morte quoi. Face au vent. Elle est neutre. Mais tout ça cette orientation vous imaginez qu'il faut orienter de 10 20 30 40°gr une pâle qui fait 140 m de haut de long. La puissance pour arriver avec du vent qui souffle peut-être à 40 ou 60 80 km/h qui souffle sur cette pâle 140 m de l'eau. Vous imaginez la puissance qu'il faut mettre en œuvre pour faire tourner cette pâle sur elle-même pour l'orienter dans le bon et pour faire tourner la nasselle de manière à ce qu'elle soit face au vent.

1:27:46 Tout ça c'est fait avec des le le moteurs mécaniques aujourd'hui les qui ont le plus fort la plus forte densité de puissance. Ce c'est l'hydraulique et donc on a de l'huile hydraulique avec des moteurs hydrauliques des verins hydrauliques qui a qui activent tout ça. Bah c'est hydraulique vous avez des tuyaux, il y a toujours des pertes, il y a toujours des fuites et puis il y a des accidents, il y en a un qui se crève tout ça on le retrouve dans l'eau. Donc la polle est ré comment expliquer on va on y reviendra peut-être comment expliquer que des pays nombreux se sont désengagés de l'éolien et que en France on soit sous le jou de peut-être de lobby. Je ne sais pas comment pourquoi ces décisions politiques ce sont des pressions financières. Alors j'ai beaucoup divergé pour revenir sur votre question présente. Je disais il y a plusieurs technologies pour fixer les éoliennes. Donc je finir rapidement avec ça. Première technologie on la fixe au sol. On met des pieux un ou plusieurs pieux qui sont battus avec des grosses machines qui tapent boum et qui enfoncent des pieds au sol. Ça c'est la première technique. Là c'est pas le choix qui est fait. Pourquoi? parce que le pieux grosso modo jusqu'à 20 30 40 50 m ça va bien. Au-delà de 50 m ça devient un peu embêtant. Nous là on parle au plus près à 70 m mais le problème c'est qu'on est sur le début de la fosse océanique et ça descend très vite. Donc le parcours à au 5 et autour commence à 70 m mais s'enfonce un peu mais le en 9 va être plus profond. Donc le choix qui a été fait, ce sont les éoliennes flottantes. Là, il y a deux technologies de éolienne flottante. il y a alors qu'est-ce que c'est? Ce sont des flotteurs. Alors, soit trois flotteurs en triangle et sur l'un des flotteurs, il y a le M de 300 m avec un nacelle en haut. Donc, je sais pas si vous imaginez un flotteur pour tenir un M de 300 m qui a 500 tonnes de la nacelle au-dessus. Le mal humaine va

1:29:37 faire plusieurs centaines de tonnes. Ce sont des monstres les flotteurs,. Il faut imaginer que ce alors donc soit ce seront trois flotteurs comme je vous disais, soit c'est une espèce de barge qui flotte et qui ferait 80 m par 100 m, c'est-à-dire pratiquement 1 hectare et qui sera un gros flotteur, une espèce de gros bateau qui permettrait d'ancrer cette sem ce m flotteur, il faut quitter un hectare, vous dites un hectare, une des solutions ce serait de faire une barge, une hectare, c'était bien ça. Vous avez dit un hectare, c'est énorme pratiquement 80 m par 100 m. Donc c'est 10000 m² 8000 là en l'occurrence pratiquement c'est une des techniques. Alors on sait pas si on employer cette technique là ou celle qui est plus classique aujourd'hui de trois flotteurs en triangle qui sont solidaires entre eux et sur le sur l'un des trois on met le m de manière à ce que le le couple fait par le vent soit maintenu par les trois flotteurs.

1:30:32 Bon enfin c'est une technique qui est faite. Et donc le problème c'est que ces ces flotteurs bah si on les laisse partir, on va les retrouver à Gibraltar dans quelques mois. Donc il faut les fixer. Et ils sont fixés comment? Là il y a deux techniques de fixation. Grosso modo, ils sont fixés comme un bateau qu'on met vous mettez un pack beau à l'encre. Qu'est-ce qui se passe? Vous faites tomber l'encre au fond de la mer. Et attention parce que c'est pas l'encre qui tient un bateau contrairement à ce qu'on croit, c'est la chaîne qui est au bout de l'encre qui tient le bateau. Donc quand vous lâchez une ancre, vous mettez entre le bateau et l'encre plusieurs centaines de mètres de chaîne. Alors quand je dis une chaîne, c'est pas le cas de notre vélo,. Chaque maillon de chaîne fait 150 kg à peu près. sont des ch et donc vous avez des dizaines voir des centaines de tonnes de chaînes au fond de la mer qui eux font du poids et bloquent le bateau. Donc c'est le choix dans tous les cas de la chaîne. Alors il y a deux solutions. Soit la chaîne au bout il y a une ancre soit on la fixe sur un plot en béton qu'on celle au fond de la mer. On fait un petit plot en béton. Enfin petit tour relatif il va faire quelques mètres de diamètre, quelques mètres de profondeur. C'est du béton on selle la chaîne là-dedans. Et donc chaque plateforme aurait initialement on était parti quand on partait des plateformes 80 par 100 m, on était parti par six ancres par plateforme.

1:31:59 L'encre, elle a un plus un avantage, c'est que l'encre effectivement elle assure une certaine souplesse. Pourquoi? Il faut assurer la souplesse pour la montée des maré pour la houle qui fait en permanence les vagues. Pour le vent qui va incliner l'éolienne donc en permanence il va y avoir une sollicitation de la barge qui va monter qui va descendre qui va s'orienter qui va osciler et cetera et donc la chaîne elle assure le cette l'amortissement je dirais entre la partie fixe qui est au fond de l'ancre je dirais et la partie mobile. Mais si ça bouge la chaîne qu'est-ce qui va se passer au fond de la mer? Et bien on va raccler le fond de la mer en permanence, on va arracher des choses. Vous allez avoir, c'est comme si vous aviez un chalu qui passa en permanence au fond de mer. Chaque fois que la l'éolienne est en mer, par définition, ça va bouger en permanence et bien la chaîne, elle va bouger en permanence. Donc elle va créer des dégâts. il y aura plus un seul coquillage qui va s'encrer dans la zone de l'éolienne. C'est physiquement impossible.

1:32:56 H h physiquement. Donc s'il y a pas de coquillage, les poissons vont pas rester par là non plus parce que tout ça l'écosystème marin c'est un ensemble. Ce sont c'est des aes, des poissons, des mammifères. C'est ce qu'on appelle une chaîne alimentaire entre autres. Ce qu'on appelle une chaîne alimentaire. S'il y a des échelons qui disparaît, c'est l'ensemble des échelons qui va disparaître. H donc le raclage dû à cet ancrage, le raclage va être phénoménal. Hm. Qu'on l'on soit avec une ancre ou qu'on soit avec le plot de fixation, ça ne change rien. Le raclage sera le même. Donc finalement, on va abîmer la nature au nom d'une énergie soi-disant verte. Donc finalement on déshabille Pierre pour habiller Paul. Enfin c'est comme une balance risque qui n'a pas de sens. Ça va même au-delà de ça. Ça va même au-delà de ça. Moi je pose une question très simple. Hm. c'est plus caricatural avec le soleil. Il fait nuit. Le soleil ne produit pas.

1:33:52 Non mais on a quand même de l'électricité. Oui. Bien d'accord. Le jour arrive, le soleil se lève, les l'éolien le solaire se met à produire de l'électricité. Qu'est-ce qu'on fait? Et on va diminuer d'autres centrales à terre. Qu'est-ce qu'on gagne en faisant ça? Qu'est-ce qu'on gagne? une centrale si on prend nous en France on est à 75 80 % des d'énergie électronucléaires. Quand vous ralentissez le sentant nucléaire, le personnel qui est sur place, vous arrêtez de le payer, vous ralentissez le salaire du personnel. Non, vous êtes obligé de Oui. L'amortissement si elle tourne ou si elle tourne pas, il est différent. B non, l'amortissement, la maintenance, le personnel, tout ça, ça bouge pas. Donc les frais fixes sont strictement les mêmes. Oui, comme leur nom l'indique, ils sont fixes par définition. Et si vous prenez le combustible, le nucléaire en plus c'est que le combustible quand il est dans le dans le cœur du réacteur h qu'on s'en serve ou qu'on s'en serve pas, excuse un peu. Je dirais que si on s'en sert à à plein pot, on va le changer tous les 18 à 24 mois. Si on monte en descend, on monte en dessin, au lieu d'être 18 24 mois, ce sera 22 mois. Mais c'est pas significativement différent parce que le combustible nucléaire, il intervient pour 5 %. 5 % du coût revient du nucléaire.

1:35:21 Donc quand vous arrêtez du globalement une installation qui est en terre, qu'est-ce que vous économisez? Rien. Rien. Donc on construit des choses qui vont nous coûter très cher à installer qui ont un facteur de charge de 25 %. Donc mettre quatre fois plus pour avoir ce que l'on veut qui n'ont pas d'une qui ne sont pas d'une durée de vie éternelle. Le nucléaire les central nucléaires c'est 80 ans. Une éolienne à terre c'est 20 ans. Là on nous adorse en mer 30 ans. Bon moi je veux bien voir mais enfin mer avec la houle les forces du courant et tout je ne sais pas comment en mer ça peut durer plus longtemps qu' terre mais bon il nous garantissent 30 ans soit. Mais n'empêche qu'il faut changer trois fois l'éolienne pendant que une centrale nucléaire ne vit qu'une fois. Donc tout ça ne sert que quelques intérêts d'une petite poignée finalement, mais pas du pas de la population française en tout cas. Voilà. Alors quand on nous dit oui mais le nucléaire ça coûte cher et on compare le kilw ou le mW installé de nucléaire par rapport à c'est complètement faux de raisonner comme ça. Il faut comparer un réseau kilow qui d'un côté est utile et disponible sur une nucléaire en permanence par rapport à un kilow qui a un facteur de charge et qui est renouvelé tous les 30 ans. C'est pas la même chose.

1:36:38 H donc et qui ne produit en plus pas quand on en a besoin. Ça c'est la cerise de ce sont pas du tout souple. Le diagramme là actuel, la courbe nous prouve que la consommation d'électricité en 202425 a quand même reculé. Est-ce que c'est intéressant? Oui. Expliqué par quoi? par les factures qui sont salées. Ah, il y a plusieurs phénomènes. Alors, historiquement, la consommation d'électrique électrique, elle s'est envolé dans les années 80, je dirais et grosso modo de 80 jusqu'à 2000, on a une croissance. Et là, sur la courbe, on voit la fin de cette croissance arriver avec un sommet en 2012. En 2012, vous avez eu deux records qui ont été battus. Vous avez eu un record de production annuelle d'énergie en terw.

1:37:33 C'est le 477 qui apparaît sur la courbe. Là, le 3è point en partant de la gauche h c'est le record historique en France et tous les autres pays ont une courbe qui est à peu près similaire. Ça change pas ça change pas énormément. D'accord. Et vous avez un deuxième record qui a eu lieu ce jour-là, ce cette année-là, c'est le mi-janvier. Il y a eu le record de production instantanée, c'est-à-dire cette fois-ci on parle en puissance et on est on a été à 102 GW. Aujourd'hui, en 2025, le record journalier a eu lieu le 16 janvier, c'est 89 GW. Donc vous voyez entre 89 et 102, on a que ce soit en instantané ou que ce soit en volume, ce qu'on voit sur la courbe, on consomme moins. Pourquoi on consomme moins? Il y a plusieurs raisons. Une première raison, c'est que un certain nombre d'équipements ont un meilleur rendement. Ça s'améliore. L'électronique aujourd'hui consomme moins que l'électronique d' 20 ou 30 ans. vous avez les sur les l'électroménagé, vous avez les vertes à à+ et puis on passe enage en jaune, en rouge et cetera. Bon mais aujourd'hui tout l'électroménager monte vers le vers les le vert à plus. Pourquoi? parce qu'il a un rendement qui est meilleur, les réfrigérateurs sont mieux isolés et cetera. C'est une autre raison. Mais il y a aussi une autre raison qu'on oublie. Vous souvenez ce qui s'est passé chez Brand cette semaine?

1:39:01 Chez Brant? Oui. Brant. Oui. Des licenciements. c'est pas licenciement. Ils ont carrément mis la pied sous le paillasson. La sous le sous la porte. Alors il y a 10 ans, l'industrie en France représentait 20 % du PIB. Cette année, on va passer sous le seuil des 10 %. Mais oui, mais qui c'est qui consomme? C'est l'industrie qui consommait. Oui. Aujourd'hui, aujourd'hui la consommation industrielle s'effondre. Donc c'est dû à la désindustrialisation de la France en partie. En partie. Alors, c'est un peu le cercle vicieux parce que on se retrouve avec une énergie qui coûte de plus en plus cher. Donc, comme coûte de plus en plus cher et bien on se désindustrialise de plus en plus. Souvenez-vous ce qui s'est passé il y a 2 3 ans avec les boulangers qui avaient un prix d'électricité qui avait explosé. Mais là c'est pas la même raison. Là c'est une première raison. Donc on a vu des raisons techniques. Donc on voit en 2012 un record et puis globalement on se stabilise. Grosso modo bah c'est ce qu'on a besoin quoi.

1:40:00 On a besoin de quelque chose autour des 470 MW et puis d'un seul coup on a le Covid qui arrive. Vous allez continuer à manger, continuer à vivre à respirer. Les usines se sont arrêtés. Donc on a un trou tout à fait. Problème c'est que quand le Covid s'est arrêté et bien il y en a beaucoup qui n'ont pas redémarré. Mais oui, on voit bien en 2020 un creux de courbe. Et oui, mais en 2021 quand le Covid est se termine et 2022, on s'aperçoit qu'on redémarre pas avec les conditions initiales. Mais qu'est-ce que c'est? Ce sont tous ceux qui ont fermé. Ouais. les boulangers qui n'ont pas pu tenir des petites entreprises, les PME qui étaient un gros consommateur d'énergie, les agriculteurs qui avaient des chambres froides qui ne peuvent plus utiliser pour conserver leur pommes parce qu'une chambre froide sans consommer énergie et cetera. Donc on a une grosse perte avec ça. Le deuxème point, le deuxème point c'est vous parler des prix. oui, il y a aussi les prix. les prix alors les prix c'est quelque chose de je l'ai découvert récemment, je n'imaginais pas que le prix pas le prix de la facture je parle du prix sur le réseau, du prix des des wattes qui passent sur le réseau. C'est quelque chose d'une complexité inouie.

1:41:16 C'est opaque. Alors, vous avez plusieurs marchés. Vous avez ce qu'on appelle des le marché européen de énergie, mais vous avez en dehors de ces marchés, vous avez des bourses. plus loin, je cite leur nom, je maintiens même pas le leur nom. Il y a des bourses qui sont nationales, des bourses qui sont internationales européennes, des bourses qui sont internationales. Ces bourses, sur ces bourses, il y a des traders. Vous avez des achats à terme, vous il y a de l'électricité, il y a des contrats d'électricité qui s'achètent 6 ans à l'avance. Vous avez des contrats à 1 an, vous avez des contrats à 3 mois, vous avez des contrats à 1 jour et vous avez des contrats à 5 minutes. Et ce sont ces contrats à 5 minutes qui sont les ajustements de dernière minute quand il y a un coup de bour, il faut mettre plus ou faut mettre moins sur le réseau. Et ce sont ces ajustements qui font le justement ce prix marginal. C'est de la spéculation.

1:42:11 Alors, c'est pas vraiment de la spéculation parce que çaen est un petit peu sur le contrat à long terme. Oui, sur le contrat à court terme, vu que l'énergie se stock pas, on peut pas par une spéculation. On peut pas dire "J'achète un stock d'énergie et je le revendrai quand il aura augmenté." la spéculation, c'est plutôt dans j'achète un global d'énergie et j'espère qu'au moment où je le mettrai sur le marché parce que j'ai un client qui l'utilise, j'espère qu'il sera plus cher que ce que j'ai acheté. C'est plutôt comme ça qu' c'est une spécialisation dans ce sens-là. Mais ces gens-là savent très bien le faire,. Vous faites pas de soucis. pour la petite histoire, n'oublions pas qu'en France, vous avez une trentaine de fournisseurs d'électricité. Sous ces 30 fournisseurs d'électricité, seul trois en produisent, c'est-à-dire EDF, Total Gaz, Total Energie et NJ, ancien gaz de France. Ce sont les trois qui fabriquent de l'électricité. Les autres, ce sont des traders. Ils achètent des blocs d'électricité qui revendent au détail et certains vous fait vous font même croire qu'ils vendent de l'électricité verte.

1:43:07 Oui, moi je suis désolé, un électron quand il sur le réseau, un électron c'est un électron. Je sais pas s'il vient d'un champ solaire ou s'il vient du centrale nucléaire. Ça c'est du marketing en fait. L'électron. Je sais pas où il va l'électron. Vous savez pas où il va? C'est le même. Oui. Donc quand on me dit en fait c'est du marketing. C'est ça. C'est un peu mensongé, osons le dire. C'est totalement du marketing. Alors, ce sont des gens qui encore une fois raison de ce volume. Et voilà, cette année, j'ai acheté tant d'énergie verte parce que EDF m'a promis que ça venait de champ éolien ou de champ solaire et j'ai vendu ces cette énergie au volume. Mais jeudi dernier, samedi dernier là, quand on avait 1 % de production de d'intermittent, est-ce que leurs clients étaient alimentaires à 1 %? J'en doute. Ce serait marrant si ces gens-là leur disaient aujourd'hui à 1 % de d'intermittent vous votre tuyau et on réduit le robinet à l'entrée à 1 % de passage.

1:44:05 Ce serait marrant. C'est pas comme ça que ça marche parce que effectivement il raison toujours sur volume. Il disent cette année j'ai vendu 14 terw d'énergie verte. Oui mais à certains moments elle était pas verte pas plus que les autres. samedi derni particulier, elle est verte sur le papier dans les publicités dans les 4 par 3. Et alors pour finir sur le prix, le plus important c'est le marché européen de l'électricité. Le marché européen de l'électricité c'est encore une des des des découvertes de l'Europe. Il faut tout uniformiser. Il faut que tout le monde marche au même pas. Donc l'idée c'était de dire on va faire un marché européen d'électricité pour qu'on s'écharge d'électricité. Mais ça, il y avait pas besoin d'attendre. il y a longtemps qu'on échange l'électricité et c'est l'intérêt de tout le monde de changer l'électricité parce que en particulier dans l'Ouest les pointes de consommation n'ont pas lieu au même moment. Les Allemands se lèvent plutôt que nous parce qu'ils sont plus à l'est que nous. Donc les pointes de consommation si eux ils ont une pointe de consommation quand chez nous il est 5h du matin, on peut leur fournir de l'électricité parce qu'à cette heure-là on en a on en consomme pas beaucoup. Oui.

1:45:16 Par contre 2h plus tard à Brest, on va se lever et là les Allemands, ils ont commencé à partir, ils sont sous la route, ils ont pas la pointe de consommation du matin quand on se lève. Donc vous voyez, on a intérêt à s'échanger, c'est point sur quelques heures. Donc ça toujours existé. Mais autrefois, c'était un marché qui se faisait, je dirais entre guillemets de gré à gré. on s'entendait sur un prix commun et on essayait de que personne ne soit perdant, ça se faisait comme ça. Aujourd'hui, ça se fait avec un marché où au départ la plupart des pays européens y étaient. Et très rapidement, les espagnols se sont aperçus que ils sont très différents des Allemands. En particulier, les Espagnols ont avait à l'époque peu du nucléaire, en toujours moins que les Allemands et ils avaient déjà à l'avance par rapport aux Allemands beaucoup plus de d'éoliens et de et de solaires. Et comme le mastodonte en consommation en Europe, c'est l'Allemagne, le prix du marché européen qu'on a c'est ce qu'on appelle le marché spot, je me souviens plus la signification des lettres de spot, mais c'est ce qu'on appelle le prix spot, fait que avec ce que j'expliquais tout à l'heure, c'est le coût marginal, c'est quand la l'Allemagne démarre sa dernière chaudière en injectant du GNL qui vient de du New Jersey ou je ne sais où, du Tennessee ou je ne sais où, que on va fixer le prix du kilow.

1:46:36 Et c'est entre autres ce coût là, ce coût marginal qui fait augmenter globalement le prix spot. Alors, vous allez me dire sur ma facture, moi je suis pas en pris spot parce que quand le prispot passe en négatif, ce qui a été le cas 8 % du temps au premier semestre cette année, quand le prix spot passe en négatif, ma facture elle passe pas en négatif. Hélas. Alors il y a pas que ça donc sur la facture. La facture en fait nous on achète à un prix fixe que le cours du marché de l'électricité soit élevé ou soit faible. Mais nous sur notre facture, si vous regardez facture, vous aurez deux lignes tout à fait en bas qui s'appelle l'une la CTE, contribution transfor de l'électricité et l'autre qui s'appelait CS TP qui a changé de nom, je ne sais plus comment elle s'appelle maintenant et qui édite contribution sur l'assise d'électricité et cetera. Enfin, globalement, ce sont deux taxes qui sont faites pour payer les coûts d à tous ces raccordements éoliens et solaires. Pourquoi le parc le la cavalerie lourde en France pour l'électricité, c'est le nucléaire? Le nucléaire aujourd'hui, c'est 56 réacteurs.

1:47:53 Donc 56 réacteurs, 56 turbines qui produisent l'énergie. Mais ces 56 réacteurs, ils sont pas répartis n'importe comment. En France, ils sont repartis sur 16 sites. C'est-à-dire que certains sites ont de 3 4 5 6 réacteurs. C'est le cas de gravine. Mais pour RTE qui est le transporteur, vous souvenez le fil 400000 V en rouge et le fil en vert à 225000 V. Et il a un fil de 400000 V qui va de site en site et qui fait 16 sites. Donc 16 points de raccordement. Quand vous installez une éolienne en haut des Sven au nord de Nî ou au nord deè ou au nord de Montpellier ou au fin fond de la Creuse bah oui mais il y a pas la ligne 400000 V qui passe là il va bien falloir s'y raccorder en France vous avez 2500 parcs à terre ça veut dire qu'il faut 2500 points de raccordement donc de côté vous avez 16 gros points de raccordement et de l'autre côté, vous mettez 2500 points de raccordement quelquefois à 20 30 40 50 km et c'est pas gratuit ces lignes, c'est un coût.

1:49:09 C'est ce qu'on appelle la contribution transport de l'électricité. C'est une des lignes supplémentaires de nos factures et c'est en partie ça qui explique. Il y a 15 ans, le prix de l'électricité en France était deux fois moins cher que celui en Allemagne. Il était à 19 centimes du kilw et l'Allemagne était à peu près à 40. Nous, on est passé à 29 centimes du kW et les Allemands sont à peu près toujours à 40. Alors que notre électricité en coup de revient du le vrai coup de revient celui qui est assorti de nos centrales grosso modo il est toujours à 45 € du MW il n'a pas bougé depuis 30 ans ou depuis 40 ans. Depuis que le parc nucléaire a été amorti grosso modo notre électricité elle a le même prix il y a plus d'amortissant il y a pas eu de nouveaux incid où ils sont faibles. Donc ça ça ne bouge pas. Donc oui tout est fait en débit en dépit du bon sens. Vous diriez c'est un problème de décision politique?

1:50:08 Non, pas politique, idéologique. Je vais plus loin que ça. C'est pas politique, c'est idéologique et financier. Hm. Le politique s'est adapté et le politique a a mis le mouchoir sur ses convictions, sur beaucoup de choses et tous les politiques. Alors aujourd'hui, donc c'est une histoire de corruption peut-être. Je n'ai pas de preuve donc je vais pas le dire mais c'est envisageable. C'est une hypothèse. C'est une hypothèse. Par contre ce que l'on peut affirmer une question de lobbying. Oui sûr. Alors est-ce que le lobbying est allé jusqu'à la corruption? Est-ce qu'il s'est content de faire une pression avec Il faut imaginer la pression aujourd'hui. moi en 1 an les choses ont beaucoup évolué mais il y a 1 an même quand j'allais à Herdein donc en face du futur parc les gens n'étaient pour beaucoup ne savaient même pas qu'il allit avoir un parc.

1:51:07 Hm. Ne le savaient même pas. Et ceux qui le savaient, ils y imaginaient des petites éoliennes si c'est Nazer. Ils imaginaient pas du tout le nombre d'éoliennes qui va y avoir et leur taille. D'ailleurs, la population n'a pas été consultée. La population n'a pas absolument pas été consultée. C'est le ministère, le préfet maritime et le préfet de région. Ce sont les trois organismes qui sont en prise de ce trucl. Les communes ne sont absolument pas concernées, sauf sur un point la partie câble à terre. mais je pourrais y revenir éventuellement. Donc aujourd'hui, on avait des enfin il y a seulement 1 an, on avait des gens qui n'étaient pas du tout conscients du tout. Et quand on a parlé avec les gens ah oui l'argument oui c'est bien l'éolien ça produit de l'énergie qui est pas cher c'est de l'énergie verte. Bon et quand on a quand on essayait de discuter avec eux même si on sentait qu'ils étaient pas vraiment convaincus par le truc, ils subissaient une chape de d'un de d'un politiquement correct, d'un écologiquement correct.

1:52:07 qui fait que oser dire et mettre en cause ce dogme de l'éolien et du solaire, c'était risqué les de passer sous les de ces gens-là. C'était vous avez une les gens qui restaient dans la maîtrise de la parole d'une manière effroyable. Et ça aujourd'hui, j'ai l'impression que c'est en train de se craqueler quand on parle avec les gens, y compris avec les élus municip trucs comme ça. S'ils s'aperçoivent qu'on est dans hop, la parole se dit et ça c'est tabou mais c'est peut-être un tabou qui se fissur c'est un se fure peu à peu avec les évidences et les preuves que ce n'est peut-être pas la panassée. Vous pourriez nous commenter en deux trois mots ce diagramme? Oui, bien sûr. Ça évolué. Oui. Et après la production de éoliennes en France, c'est pas non plus Oui, c'est sur le long terme en 15 ans, il y a on voit une croissance et puis finalement Mais ce qui est intéressant, c'est justement ce que vous êtes en train de voir là.

1:53:16 On globalement, on a une croissance, on a une chute toujours pareil, le Covid là dans le trou. Mais quand on voit 2023, c'est il y a un truc qui est assez intéressant, c'est que en 2024, le parc éolien était globalement 20 % plus important que 2023. Je dis ça, c'est un or de grandeur, je dis pas à la décimale mais il était globalement 20 % plus important et on s'aperçoit qu'il a même moins produit. C'est bizarre ça,. Ouai. Mais tout ça, qu'est-ce que c'est? Mais ce sont les sautes au niveau de dame nature. C'est que dame nature, elle fait pas ce que nous on veut. C'est ça. Alors le vent en fait, il subit des cycles. Le vent la nuit et le jour ça fonctionne pas de la même façon. Pourquoi? Parce que les phénomènes de réchauffement de la terre, des phénomènes de convexion de l'air et cetera font que le souffle du vent la nuit, le jour, il y a des phénomènes cycliques qui se passent. Il y a des phénomènes saisonniers. Il y a une courbe plus loin que l'on verra qui montre queen fait au mois de septembre et il y a moins de vent qu'au mois de février. Or tant mieux parce qu'au mois de février on a besoin d'électricité, on en a moins besoin au mois de septembre mais ça va dans le bon sens je suis d'accord mais c'est saisonnier. Globalement le mois de septembre il y a l'éolien produit deux fois moins qu'au mois de février globalement. Mais ça c'est vrai dans tous les pays. Hm.

1:54:39 C'est saisonnier. Mais c'est aussi annuel. Annuel. H oui, il y a eu cette année en particulier et l'année dernière aussi alors je me souviens plus en allemand comment il nomme le terme, mais ils appellent ça une famille devant. Le mois de février, en particulier en Allemagne et dans toute la mer du Nord, le Danemark est un très gros parc éolien, l'anglais offshore et cetera, il y a eu une famille devant. Il y a eu anormalement moins de vent que d'habitude. Hm. Et 2024 a une a été une année peu venteuse. Pourquoi? parce que notre anticyclone et il nous a un peu plus protégé que les autres années. Donc je me souviens pas s'il a fait plus froid l'hiver et plus chaud l'été. Mais globalement en anticyclone c'est plus de froid quand il fait froid, plus de chaud quand il fait chaud. Mais on a eu moins de vent. Donc là c'est caricatural. On a un parc avec des installations qui augmentent. En particulier, c'est cette année-là en 2024 que le parc Saint-Nazer a été mis en service. Et qu'est-ce qu'on s'aperçoit, c'est que malgré une augmentation de 20 % du parc, on a une production qui a diminué de quelques pourc de 5 %.

1:55:46 H toujours pareil, c'est pas nous qui décidons. Là, c'est le vent qui décide. C'est donc c'est une énergie Oui. On est où on est tributaire de la nature, de ces cycles et cetera. Donc c'est pas forcément ce qu'il y a de plus pratique, on va dire pour l'humain. Alors en soi, ni pour la nature en soit les phénomènes naturels. OK, on pourrait faire avec et on dirait OK, on injecte sur le réseau, on injecte sur réseau. quand ça arrange, arrêtez, c'est pas comme ça que ça se passe. Il y a ce qu'on appelle la priorité de mise sur le réseau. Alors petit détail technique RTE en France, il y a plusieurs producteurs d'électricité. On a parlé des DF, c'est le gros. C'est 90 95 %. On pourrait se contenter de parler d'EDF, le reste c'est du pin mais il y a pas que EDF. NJ, l'ancien gaz de France fabrique aussi de l'électricité. Hm. Parce qu'il a racheté des barrages parce que bon total énergie fabrique aussi de l'électricité parce qu'il a investi dans des parcs solaires, des parcs éoliens.

1:56:46 EDF aussi EDF est le premier producteur de solaires et d'éolien en France. C'est EDF mais c'est pas que le nucléaire EDF, c'est aussi EDF énergie renouvelable qui fait du solaire et du nucléaire. Ils se sont diversifiés. Ils se sont diversifs mais il n'y a pas que il y a aussi des entreprises. Arcell peut faire de l'électricité. Il y a ce qu'on appelle les cogénérations. Quand vous brûlez des ordures, vous faites de la chaleur, mais c'est plus astucieux de faire de l'électricité et de la chaleur. H ce qu'on appelle les rendements diabtiques font que c'est plus rentable de faire à la fois de l'électricité la chaleur que de faire que de l'électricité ou que de la chaleur. Donc toutes les centrales enfin les installations de brûlage d'ordure font souvent de la chaleur et de l'électricité parce que c'est plus rentable. Et vous avez aussi des particuliers qui font l'électricité. Tous les toits qui sont occupés de capteur solaires, ils réinjectent sur le réseau. Oui. Oui. Il revendent à EDF les leur production en électricité.

1:57:42 Pas obligatoirement à EDF. si c'est EDF qui est qui a obligation de rachet. Il ils achètent peut-être l'électricité chez un fournisseur mais la revendent chez un autre. Donc tout ça ça fait une multitude de producteurs. Je vous rappelle que l'électricité ne se stockant pas. Il faut qu'à un instant donné la production soit strictement égale à la consommation. Mais quand vous avez un gros producteur mais une multitude de petits producteurs à côté, il faut bien arriver à mettre tout le monde d'accord. C'est ça. On me dirait bah oui, tu as le droit de produire avec ton panneau solaire mais toi tu as pas le droit. Bah il faudra bien qu'un jour il y en a un qui décide qui produit pas. Et bien pour simplifier la chose, c'est pas EDF parce que la logique ce serait EDF, c'est le plus gros. Non, celui qui régule le marché c'est RTE, c'est le transporteur. H pourquoi? Parce que c'est lui qui a l'accès à tous les producteurs et donc à la limite, c'est lui qui peut ouvrir ou fermer les robinets.

1:58:39 Hm. Et donc RTE, c'est lui qui va décider de mettre une installation l'autre sur le réseau et il applique une règle qui est la priorité d'accès au réseau des renouvelables. C'est-à-dire que quand moi je suis renouvelable, j'ai 1 MW à mettre sur le réseau, je le mets même si les autres sont pas contents et qu'ils sont déjà en surcharge. Je suis prioritaire parce que je suis renouvelable. Donc quand le soleil arrive ou quand le vent se lève, les MW qui arrivent d'un coup, ils sont prioritaires et on ne le refuse pas. C'est aux autres de se débrouiller, de compenser. La difficulté, c'est qu'une centrale nucléaire, c'est une grosse machine. Elles ont été conçues à une époque où on ne parlait pas de ces énergies intermittentes. Et donc une centrale nucléaire, elle a été faite, c'est un gros diesel quoi, c'est un gros tracteur. C'est puissant et ça démarre lentement. Mais ça aussi ça ralentit aussi lentement.

1:59:37 L'ordre d'idée, c'est que le fonctionnement d'une centrale nucléaire c'est une variation de 5 % à l'heure. Vous fabriquez 100 d'électricité un instant donné. La normale, si je veux augmenter, c'est de passer à 105 ou de passer à 90. Ensuite, il y a des limites maximales de variation normales qui sont à 10 %. Et ensuite vous avez les limites extrêmes en cas de sécurité où il faut descendre très vite. Donc celle-là, on en parle pas. Donc aujourd'hui, non, ce n'est pas à 10 % que l'on fait varier central nucléaire. Ce n'est pas à 5 % qu'on fait varier central nucléaire, mais c'est à 10 % à l'heure. Je vous donne des chiffres un peu arrondis, mais c'est globalement par rapport à ce qu'elle devrait fonctionner pour vivre normalement une vie saine et heureuse dans le temps, on les fait fonctionner deux fois plus vite que ce qu'elles espéreraient pour bien vivre. Le résultat c'est que ça crée mécaniquement des chocs thermiques, des chocs mécaniques, une usure prématurée sur les soudures, sur les composants, sur les matériaux et cetera parce que on les fait travailler aux limites maximale de ce qu'elles pour lequel elles sont conçues alors que normalement travailler dans une limite raisonnable de 5 %. Et pourquoi on fait ça? parce qu'on a pas le choix. Parce que quand le soleil se lève dans ce coup, il faut tout ralentir. Et donc les centrales nucléaires, on va les ralentir le plus vite possible. Mais malgré ça, on n'ira pas au-delà des ces 5 % ou 10 % à l'heure. Alors, si quand on avait pas le réseau des intermittents, comment se passait une production? Alors, c'est une c'est un savoir-faire extrêmement particulier.

2:01:16 Les gens chez DF, ce sont des gens qui sont spécialisés dans ce domaine là pour programmer à l'avance la consommation espérée pour mettre en face les ressources de production. Alors, comment ils font? ils ont des bases de données énormes qui tournent. Ils regardent le temps qui est prévu, les weekends parce que le weekend, les industries ne marchent pas. les grèves, ça joue aussi il faut donc vous voyez tous les facteurs qui peuvent intervenir sur la charge de consommation d'électricité, c'est-à-dire le temps, si vous faites des barrecouilles, vous êtes moins à l'intérieur. Si les journées sont plus longues que l'hiver, vous consommerz moins d'électricité. S'il fait plus froid, vous consommerez plus de Voyez l'ensemble des paramètres qui peuvent jouer, donc les paramètres climatiques, des paramètres économiques, des et oui, les grèves, les choses comme ça. Donc tous ces paramètres, il les intégrait et donc une semaine avant, il faisait une prévision et puis il avait il disait "Bah voilà, à telle heure, on prévoit une courbe qui a cette forme." Et si vous avez sur le site qui s'appelle Echo de Mix, c'est E CO2 Mix. c'est un site qui est géré par RTE sur lequel tous les tableaux qu'on verra plus tard, si on a le temps, sont tirés. On montre en instantané la production, par exemple la production par filière du gaz, du thermique, de de du biométhane, de l'éolien, de et cetera. Et on montre aussi la courbe prévisionnelle, c'est-à-dire que si vous êtes à 12h, vous regardez ce qui se passe aujourd'hui, bon, on est 17h40. Si vous regardez ce qui se passe à 17h40, vous avez la courbe prévisionnelle qui montre ce qui est prévu. C'est pas la réalité, mais il va falloir s'adapter entre la courbe et la réalité. Mais tant qu'on était sur des sans intermittents,

2:03:08 EDF savait très bien gérer la consommation, il sait toujours le faire et il savait très bien gérer sa production qu'il adapté à la consommation parce qu'il était en monopole. C'était très simple pour lui. Mais aujourd'hui où un il n'est pas en monopole puisqu'on a NJ, Totalgas et cetera qui interviennent que les particulier inter et surtout que l'intermittent devient prioritaire sur l'accès à réseau, ça devient un casse tête pour EDF parce que EDF ne peut pas à 5 ou 10 minutes près parce que là on parle à 5 ou 10 minutes près prévoir le coup de vent, la rafale qui va arriver, ça devient extrêmement difficile. Et donc pour palier ça, qu'est-ce qu'on fait? Et bien, on garde toujours une marge de réserve. On n'est pas à fond sur le nucléaire. On met toujours une marge de réserve en gaz essentiellement parce que le gaz, ce sont des turbines à gaz. Une turbine à gaz peut monter.

2:04:03 Ce sont en fait des turbines à gaz. Bon, peu importe, on va pas rentrer technique. Mais le principe, c'est qu'une turbine à gaz, elle peut monter à de elle peut démarrer être à 100 % de sa puissance. en moins d'une minute pour faire 0 100 % une centrale du nucléaire mais 10h. Ah oui, vous c'est un diesel. C'est un diesel comparé à une Ferrari. C'est un diesel avec un grand préchauffage en plus. Alors que l'autre une centrale à gaz, ça démarre instantanément. Donc en permanence on garde sur le réseau des centrales à gaz même si on en avait pas besoin en théorie parce qu'elles permettent très rapidement de tomber ou d'augmenter s'il avait s'il y a besoin de faire une urgence. Mais alors, c'est-à-dire des gigaw qui vont arriver en quelques minutes, c'est-à-dire une rafale devant ou un arrêt devant brusque sur deux trois pars éoliennes. Donc c'est ça aussi qui dit que quand on installe de l'éolien ou du solaire, on fait plus de gaz carbonique. Et oui, parce qu'on a toujours ce besoin de compenser les acoups dans le très court terme, dans les très bien. dans les minutes.

2:05:12 Tous ces paramètres doivent être pris en compte. cher Christian Ponce, nous allons nous retrouver dans une deuxème partie de cette émission. Beaucoup plus long que prévu. Voilà, je vous remercie beaucoup. [musique]

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