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Jacob Cohen : la servitude volontaire, la fiction comme liberté et le complotisme comme arme de défense
Pour la sortie du "Printemps des complotistes", l'écrivain Jacob Cohen revient sur ce recueil de dialogues qui met en scène des idées opposées. Ancien franc-maçon passé par une loge judéo-sioniste, il développe ses vues sur la soumission des peuples, le sionisme et l'accusation de complotisme.
Ce dont il est question
Résumé établi depuis l'enregistrementJacob Cohen présente son livre "Le printemps des complotistes" comme une compilation de tableaux dialogués, nés selon lui du hasard plutôt que d'un projet construit. Il y voit un moyen de faire revivre le débat contradictoire et la voix dissidente, à travers des personnages qui peuvent aller au bout de leurs idées, y compris les plus radicales, sans que l'auteur ait à les assumer directement. Il revendique une admiration pour les provocateurs et les auteurs sans concession, citant Céline pour son talent formel tout en évoquant les reproches qui lui sont faits.
Une partie centrale de l'entretien porte sur ce qu'il appelle la soumission volontaire des peuples à leurs dirigeants. Il estime que les électeurs, y compris informés des tromperies passées, continuent de reconduire des systèmes qu'ils savent défaillants, comme selon lui l'élection de François Mitterrand malgré des avertissements connus à l'époque. Il avance l'idée que le peuple chercherait inconsciemment un maître plutôt qu'un dirigeant bienveillant, prenant l'exemple de Jean Lassalle qu'il juge trop consensuel pour être élu face à des figures plus autoritaires.
Jacob Cohen retrace son parcours personnel : passage par la franc-maçonnerie au Grand Orient de France, puis infiltration volontaire d'une loge judéo-sioniste créée en 2002, qui lui a servi de matériau pour son livre. Il évoque son enfance au Maroc, le départ massif des juifs marocains vers Israël qu'il qualifie de piège organisé par les mouvements sionistes visant des populations peu instruites, et le récit de sa tante arrivée en Israël sans avoir mesuré les réalités du lieu où elle s'installait. Il affirme que sa propre famille a vécu cette expérience et que le projet sioniste aurait eu pour but, selon lui, d'empêcher toute constitution d'un État palestinien, y voyant dans les accords d'Oslo une manœuvre plutôt qu'une réelle volonté de paix.
Sur la fin de l'entretien, il développe sa lecture du terme "complotisme", qu'il présente comme un outil servant à protéger la pensée dominante et à empêcher tout débat critique, notamment sur des sujets comme le Covid, le climat ou Israël. Il établit un lien entre cette accusation et celle d'antisémitisme, évoquant le rôle des réseaux qu'il nomme les "sayanim" et l'influence de grandes fortunes américaines dans les médias. Il conclut sur un plaidoyer pour l'autonomie individuelle et intellectuelle, invitant à se nourrir de penseurs sans s'y soumettre, et à cultiver la lecture, la musique ou la solitude comme ressources personnelles plutôt que l'adhésion inconditionnelle à un parti ou une idéologie.
Points abordés
- Le livre est né du hasard, sans projet initial de recueil de dialogues.
- L'auteur revendique la fiction comme espace de liberté permettant d'exprimer des idées extrêmes par personnages interposés.
- Il estime que les peuples se soumettent volontairement au pouvoir même quand ils en connaissent les tromperies.
- Il avance que le départ des juifs marocains vers Israël a résulté d'un piège organisé visant les populations les moins instruites.
- Selon lui, le projet sioniste visait dès l'origine à empêcher la création d'un État palestinien.
- Il présente son passage par une loge judéo-sioniste comme un poste d'observation ayant nourri son livre.
- Il définit le complotisme comme une arme servant à protéger la pensée dominante et à interdire le débat.
- Il relie l'accusation d'antisémitisme à un mécanisme similaire de protection contre la critique.
- Il évoque l'existence d'un réseau qu'il nomme les « sayanim », lié selon lui au Mossad.
- Il défend l'autonomie individuelle contre l'adhésion inconditionnelle à un parti ou une idéologie.
Ce résumé est établi à partir de la transcription intégrale de l'entretien, puis relu par la rédaction avant publication. Il ne remplace pas l'écoute : les nuances, les hésitations et les réserves de l'invité sont dans l'enregistrement.
« Le peuple inconsciemment il veut un maître, un maître qui manie le fouet. »
« Les sionistes ont décidé qu'il n'y aura jamais un état palestinien. Jamais. »
« L'accusation de complotisme sert justement à défendre la pensée dominante. »
« Il faut être libre. Il faut se renforcer intellectuellement, spirituellement. »
Sujets
Transcription intégrale
11 814 mots
Établie à partir des sous-titres de la vidéo, sans relecture. Les hésitations et les répétitions de la machine ont été retirées, rien d'autre. Cliquez un horaire pour entendre le passage.
0:00 cette organisation secrète qui obéissant aux instructions du Mossad qu'on appelle les say qui sont des milliers qui sont bien infiltrés dans la société des gens qualifiés souvent voilà qualifiés et qui se sentaient avoir le pouvoir d'imposer leur point de vue. Imposer leur point de vue pas de manière légale libre [raclement de gorge] publique. Non le pouvoir de vous faire terre. [musique] Bonjour Jacob Cohen. Bonjour Stéphanie. Je suis ravi de vous accueillir. On peut se dire tu Oui, bien sûr.
0:57 Je suis ravi de t'accueillir sur Tribune Libre pour la sortie du printemps des complotistes. moi aussi, ça me fait très plaisir d'être sur Tribune Libre avec toi Stéphanie. C'est un plaisir partager le printemps des complotistes avant peut-être leur été, on ne sait pas. Mais bon, on sait qu'ils ont connu un long hiver. [rires] L'automne. L'automne. L'automne. Exactement. Moi, j'aimerais bien que ça soit le tonne le prochain. Alors, faire à suivre comme on dit ce livre je dirais moi personnellement que c'est une compilation de tableaux dont certains sont dialogués. Ce sont des tableaux qui permettent de mettre en scène des protagonistes parfois aux idées extrêmement différentes. Ça remet à l'honneur le débat d'idée, le débat contradictoire, la conversation, l'ajoute verbale, la voix divergente acceptable, la voix dissidente remise enfin à l'honneur et qui peut enfin s'exprimer. Ma première question, elle est simple. Qu'est-ce qui vous a motivé pour écrire un tel livre? Le hasard.
2:00 Le hasard, le hasard de l'inspiration en fait, c'est vraiment le voilà au départ, il y a des livres il y a des livres qu'on pense pas pouvoir écrire. Par exemple, je me souviens j'avais fait [rires] un roman où je me mettais dans la peau d'une jeune fille de 16 ans marocaine. Au départ, c'était le hasard parce que si je m'étais dit je vais faire ça, je me serais dit non, c'est pas possible, il y a trop d'obstacles dedans. l'ingénu à l'institut du monde arabe mais celui-là c'est vraiment c'est le hasard c'està-dire je voulais un livre où je pourrais exprimer mes idées et mais je voulais une espèce de peau pourri de truc un peu la première c'était une pièce dialoguée qui était élection péjacon et donc et je pensais intercaler des parodies de reportage des parodies de correspondance, mais finalement j'ai écrit les le la pièce radiophonique et puis je trouvais pas. Donc j'ai je me suis dit tiens, je vais faire un dialogue en attendant puis j'ai cherché quelque chose à mettre entre les deux et je ne trouvais pas. Peut-être que je cherchais pas beaucoup non plus,.
3:17 [rires] Et donc finalement au bout de quatre ou cinq dialogues, je me suis dit bon, ça va être des dialogues. Mais c'était vraiment l'inspiration. Voilà. Hm. Et je lui en reconnaissant d'ailleurs. Oui, parce qu'il inspire le prochain roman, je crois. Oui, c'est très bien. D'ailleurs, le hasard, tu dis le hasard, mais le hasard c'est Dieu qui voyage incognito, disait Albert Einstein. C'est possible enfin mais bon je compte pas beaucoup là-dessus, mais je sais que il y a quelque chose, peut-être pas de divin, mais moi que je considère qui ne relève pas du naturel, du surnaturel. Voilà. Il y a certainement quelque chose de surnaturel qui échappe à l'humain, qui échappe à la rationalité humaine et donc je crois l'avoir expérimenté aussi c'estàd des rencontres comme ça, des flashes et je me dis à quelque chose. Voilà.
4:15 d'ailleurs à propos de Dieu, tu es plutôt Woody Allen quand il dit "Si Dieu existe, j'espère qu'il a de bonnes excuses ou il faudra qu'il rende des comptes." Voilà. Oui. Oui. Ah oui, ça j'ai trouvé ça super. Oui, mais ça reste valable aujourd'hui. Ah, tout à fait. Non, mais c'est-à-dire en fait, bon, ça va à l'encontre, les philosophes vous diront ou les religieux vous diront "Mais justement, c'est ça le truc, c'est que vous avez le choix de faire du bien ou le mal. Et donc, vous serez ou récompensé ou puni." Donc, Dieu vous donne le choix. Oui. Sauf que on disons Dieu n'a pas fait beaucoup d'efforts pour faire de l'humain quelqu'un de raisonnable, de logique. l'humain est vraiment [gémissement] bon, j'irais pas jusqu'à dire quelques mots. Gross, il en a fait un être imparfait peut-être pour qu'il vive une expérience terrestre et qui trop imparfait. C'estàd que l'humain pour moi en tout cas j'espère l'avoir un petit peu laissé entendre dans certains dialogues, il est irrécupérable.
5:20 C'est-à-dire que il a beau recevoir des coups sur la tête, par exemple les élections, par exemple les déceptions politiques et cetera, il y a rien à faire, il y retourne et la guerre il fait des guerres puis après il dit c'est pas bien la guerre et cetera. Vous savez, tu sais que la Première Guerre mondiale, elle a été tellement atroce qu'il avait surnommé la der des der. Oui. Donc ils ont dit "Ça y est, c'est fini, c'est terrible." Mais malheureusement l'homme il est comme ça et il est irrécupérable. Pour moi, c'est plus Voltaire que Rousseau. Ah peut-être, je sais pas. C'està-dire qu'en fait je suis plutôt séien. Voilà. Peut-être séien. Voilà. Donc ça c'est fort parce [rires] que juif et sienen ça va pas forcément plus. Ah moi je suis un grand sini [raclement de gorge] ou Ah oui moi bah toute façon mais sans provocation aucune. Ah moi j'adore les provocateurs. Je l'aime aussi parce qu'il est un provocateur et qu'il faut provoquer et que personne ne doit être à l'abri de la provocation.
6:21 Il y a aucune raison qu'on mette certains par rapport à d'autres. Il n'y a aucune raison. Voilà. Moi je suis [rires] si s'il y a une vraie liberté bah qu'elle s'applique à tout le monde. Voilà. Donc tu dis il faut oser l'audace, la provocation pipi là des formules extraordinaires. Oui. [soupir] Faciline c'est on pur une phrase c'est pas possible c'est on a tellement envie de retenir tout c'est gen une phrase dit enfin il a des combinais il trouve des combinaisons fabuleuses. Il était très talentueux après certains lui en veulent pour certains de ses propos. Mais bah comme tu dis la vraie liberté c'est ça pour moi je lui en veux pas enfin je veux dire il y a l'excès [raclement de gorge] est aussi non les l'excès est toléré dans certains domaines et par rapport à à certains aussi en fait l'excès c'est une sorte de ça dépend de du temps, ça dépend de la période c'est en fonction voilà il y a des périodes il a des c'est il y a des périodes où on a tapé beaucoup sur les juifs au 19e siècle il y avait même à partie antisémite et cetera et puis après on est retombé dans une comment dire dans une prudence extrême.
7:39 Mais moi je trouve que c'est très bien quand c'est la liberté puis quand il y a du talent. je vais te dire une chose. Le canard enchaîné il est connu pour ses idées. Oui. En 1938 il avait fait un critique positif du de Bagatel pour un massacre. Donc ça veut dire qu'il a retenu le talent et la critique mortelle. Voilà. Et il s'est pas arrêté au parce que il a touché tel ou tel. Voilà. D'accord. donc toi tu es plutôt même compatible avec des intellectuels comme Alain Soral. Ah tout à fait. Oui. Avec tout au contraire. Moi, c'est plutôt un moment donné de ma vie, peut-être il y a un moment déjà, j'ai été tenté par les idées extrémiste, c'est-à-dire je j'aime les gens, enfin [rires] j'ai aimé les idéologies ou les personnages ou les romans qui allaient au bout de leur conviction, de leurs idées sans se retenir sans être disons se retenir par des principes moraux ou des prudences verbales et cetera.
8:51 J'aime les les gens engagés parce que radicaux ou radicaux engagés et ceux qui trouvent des formules mortelles certes qui tuent et mais [raclement de gorge] elles ont de la valeur elles ont qui tuent au sens intellectuel ou physique intellectuel bien sûr car tu es un intellectuel [rires] je préfère le préciser donc finalement ce livre qui pour moi est un ensemble de tableaux comme si on est allé à une exposition et on découvre des protagonistes qui sont en plein débat bas d'idées qui parfois se frottent ne sont pas d'accord ce qui est compliqué aujourd'hui depuis notamment l'épisode Covid. Ce livre est un exutoire pour toi et pour le lecteur? [souffle coupé] Alors un exutoire oui, on peut le dire. je j'ai l'impression que j'avais pas mal de d'idées et que je ne réussissais pas à les exprimer. Je j'ai l'impression que je me suis je suis jamais arrivé. C'est un accouchement.
9:46 Voilà. à les mettre en valeur ou à les mettre à plat ou les offrir et les dialogues m'ont offert cette possibilité et en même temps de le dire avec franchise et en poussant jusqu'à l'extrême sans enfin bon, c'est pas que j'ai peur de m'y engager personnellement. Hm. Mais disons il y a cette liberté. La fiction donne une grande liberté. à l'auteur. Donc il peut toujours se réfugier derrière le personnage pour leur faire dire ce qu'il veut. Et oui. H et on peut toujours dire c'est pas moi, c'est lui. C'est le personnage qui l'a dit comme un comédien. Et effectivement ça m'a permis d'aborder pas mal d'idées qui me trotent dans la tête et que j'aurais pas pu exprimer autrement. par exemple le genre que quand le jeune cadre qu'on va transformer en chasseur de GPA. Bon et mais en passant par le comment dire la rubrique homo et cetera, je j'aurais jamais eu l'idée de d'en parler dans une vidéo ou dans un texte parce que Oui.
11:02 Voilà. Donc sont des choses qui m'ont permis de d'aborder des sujets sur lesquels j'ai des idées personnelles. En général, mes idées c'est plutôt de me moquer de ce qui se passe. Voilà. Donc parce queil se passe quand même des choses, enfin le conformisme et h et donc ça permet de le faire j'espère avec un peu de déigion et d'humour. Voilà, ça te permet d'aller hors des sentiers battus et voilà. Parce que je pense que l'humain il faut le prendre comme ça parce qu'il est tellement pathétique mais on en parlera peut-être que voilà il est tellement pathétique que un peu de déigion ça fait du mal Tu pourrais être le cousin de Woody Allen finalement je pourrais oui ou tout à fait sauf peut-être j'espère ne pas avoir un vieilli comme lui. Oui, voilà. Sur plan ses relations familiales effectivement. Donc on peut résumer, c'est un livre qui traite de la chismogenèse sous toutes ses formes, c'est-à-dire bah les débat sur les communautés religieuses, sur les croyances, les croyances mais pas seulement en Dieu dans les informations, c'est aussi les appartences politiques. H pour toi, c'est un livre politique également. c'estàd la dimension politique a bon moi je suis un politique c'est vrai tout est politique finalement oui mais il y a je crois qu'il y a trois au moins trois dialogues sur 12 qui parlent uniquement de politique c'estàdire oui les partis politiqu il y en a même quatre la politique pure on va dire voilà la politique pure ou la politique politicienne voilà il y a quatre dialogues. Alors moi, il y a une chose qui m'intrigue de plus en plus. Hm.
12:46 Ouais. Ouais, bien sûr. C'est la servitude volontaire, la soumission des peuples à un pouvoir et ça fait de siècles que ça dure et la même farce continue sous d'autres formes. Non, sous la même forme à peu près. C'està-dire que en fait et pourtant Dieu sait si on les a averti c'estàd moi je ne suis que le continuateur avec moins de talent mais par exemple je donne un exemple Octave Merbau en 1860 70 et celui qui a écrit le journal d'une femme de chambre qui a fait la pièce de théâtre les affaires sont les affaires et qui a dénigré qui a massacré le phénomène électoral donc déjà à l'époque. Et oui et donc c'est vieux et pour on a averti les gens, on leur a dit tout le mal qu'on pouvait penser de ce système représentatif.
13:43 Oui. Qui est une façon de se laisser déposséder de son pouvoir personnel, de sa souveraineté. Oui. Mais le fait c'est que en fait l'homme croit qu'il a cette liberté de choisir. En fait il ne l'a pas. C'estd c'est une illusion. C'est une illusion. Mais c'est pas la pratique qu'on le sait. C'est pas parce que l'homme aurait pu choisir s'il avait été intelligent, lucide, raisonnable, cohérent, [grognement] courageux, sûr, il aurait pu dire "Cette classe politique ne m'intéresse pas, allez hop du balais." Et seulement il le fait pas. Pourquoi? Parce que il est soumis, il est c'est un esclave dans dans la mentalité, dans la tête. C'est la nature qui l'a fait comme ça. C'estàdire la nature a fait la majorité de l'humain de l'espèce humaine dans une société. Ah, c'est un constat que je fais. Je sais pas, j'ai pas fait d'études d'anthropologie ou je sais pas quoi. Qui a fait que une grande majorité d'une société humaine, elle est servie, elle accepte le pouvoir, elle accepte la domination, elle se soumet. Bien qu'elle sache que c'est dégueulasse les gens qu'elle va élire, ils vont la tromper mais elle le fait quand même.
14:51 Et depuis 50 ans, on a une preuve flagrante en France. de Piter de cette obstination dans la dépendance spirituelle intellectuel et à chaque fois ils se disent "Oh là là, on s'est fait avoir mais et en 2027 je vous fais le pari qu'on y ira un clone de Macron et qu'on le regrettera 6 mois après." Et ça c'est un phénomène qui me fascine et j'ai tenté de le cerner. Voilà, en faisant parler des personnages et cetera et enfin voilà mais sans sans me faire d'illusion bien sûr ce serait comme une femme battue qui pourrait pas quitter son mari maltraitant c'est la même chose. Et puis on peut même imaginer que si une partie du peuple se réveille sur la fraude électorale ou les élection piège à con comme tu dis, on peut imaginer que il y a aussi moyen de truquer les élections. Ça c'est le deuxième piège.
15:55 Oui. Oui. Mais en général, on les truque pas. Il y a même pas besoin. On a même pas besoin. Il y a des gens très intelligents vraiment. C'està-dire ou enfin une intelligence extraordinaire mais qui vont accepter de voter Macron par exemple et si et que lorsqu'il ne voteront pas Macron, ils vont voter Édouard Philippe ou Gabriel Atal alors que parce qu'ils diront que c'est le moins pire des choix si on leur met quelqu'un parce qu'il leur faut un maître [rires] et un maître du système. Ils peuvent pas imaginer voter pour quelqu'un qui va bouleverser le système. Par exemple, je vais je citer un exemple concret. dans un dialogue, vous donnez au peuple le peuple français, il peut faire la différence entre Jean Lassal et Macron. Oui. C'estàd si vous demandez aux gens qui est le plus honnête, qui est le moins lié à au capitalisme international et cetera toutes les qualités humaines vont aller vers Jean Lassanal mais il sera pas élu. Pourquoi? Parce que le peuple inconsciemment il veut un maître, un maître qui manie le fouet. un fouet symbolique.
17:00 Oui. Oui. Jean Laassol il est trop gentil. [raclement de gorge] Jeanil pas d'or est un oncle bienveillant et c'est pas ça qu'ils veulent les gens. Et fait bien sûr, ils vont pas le dire. Non mais et moi je suis allé jusqu'à une fois traiter le rapport électoral de d'un rapport SM. Ça d ma jour c'est ça évidemment c'est symbolique. Hm mais il y a il y a de ça parce [rires] que comment expliquer par exemple revenons à à Mitteran. Méron pendant 5 ans, pendant de 83 à 88, il a inversé le système, il a introduit tout ce qu'on vit aujourd'hui, il a lancé mais oui mais les gens le savaient. [rires] Il suffit de regarder les vidéos de Coluche et de des proches de l'époque.
17:57 Il tapai sur les socialistes, on peut pas s'imaginer. Oui. Et ces gens-là et la gauche, c'était autre chose à l'époque dans les années 80, c'était des gens costaud. Il y avait 15 % de communiste. H donc les gens connaissaient le traître, le traître qui allait qui les menait vers cette sociétélà et pourtant ils ont voté pour lui alors qu'ils avaient le choix. Ils auraient pu voter pour un autre au premier tour. Et non. Et donc et rationnellement, on peut se taper la tête contre le mur, on trouve on trouvera pas de solution. Moi, j'aimerais que des gens, je sais pas moi, des neurologues ou des psychiatres parce que ça relève pas de la rationalité, ça relève de quelque chose d'autre. Moi je pense que c'est plutôt enfin mais j'ai pas les comment dire j'ai jamais fait de recherche particulières pour le démontrer mais ça relèverait plutôt vous savez dans la nature toutes les espèces dans toutes les espèces il y a ce phénomène du chef de chez les humains. Il y a tout là où il y a une société humaine, il y a toujours une élite qui s'est manifestée.
19:09 Quel qu'elle soit, c'est pas la question n'est pas là. Et quand il y a un renversement, renverse une élite par une autre et le peuple suit. Bon, jusque jusqu'en 1830 à peu près, il n'avait pas le choix parce que bon, il y avait un monard qui était mais Tocville [raclement de gorge] céit un fervant partisan du suffrage universel. En 1830, il écrivait ça, on lui disait en fait, tu t'imagines si on donnait le but le droit d'autre aux gens, ils vont nous balayer. Il leur disait ne vous en faites pas, ils vont voter comme on leur dira de faire. il a compris bien sûr et la réalité lui a donné raison. Et donc on moi ce que à la limite ce que je trouve presque pathétique c'est que dans là maintenant on rentre dans une année électorale. Oui. Et tout le monde fait comme si c'était comme s'il y avait un suspense extraordinaire alors qu'il y a rien.
20:09 Non. Et on va élire un clone de Macron. Oui, il le cherche d'ailleurs. Il cherche quel est le meilleur candidat? On va l'ire. n'importe qui, on peut faire la liste. Les c ou six, c'est le même. Donc, mais tout le monde joue le jeu, tout le monde fait semblant. Personne ne dit le roi est nu. Alors que le roi est nu. On devrait dire aux gens e réveillez-vous, nous faites pas avoir 1 an, un an de [raclement de gorge] d'énergie à dépenser pour pas grand-chose. Voilà. Moi, à la limite, moi ça m'amuse. C'est au fond, j'ai fini par m'en amuser. Voilà. prendre du recul, il vaut mieux. Bon marché disait sinon on s'énerve. Je préfère je j'ai oublié le formulation exacte mais il vaut mieux que je que j'en ris plutôt que d'arriver à en pleurer parce que c'est vrai que c'est dramatique mais il vaut mieux en rire parce que finalement bon au fond c'est la grande comédie humaine.
21:04 Voilà la comédie humaine. En parlant de comédie humaine, tu es donc passé par la franc-maçonnerie. Ce n'est un sucret pour personne. [grognement] d'ailleurs, ton premier grand succès, c'est le printemps d'essayime. sur Il y a une phrase intéressante dans ton livre, tu dis enfin un de tes personnages, pas toi bien sûr, tu dis "Pouranes, tous les franc-maçons sont pareils. Moi, j'ai pas jamais mis les pieds dans une loge mais je suis persuadée que c'est vrai que tous les franc-maçons ne sont pas pareils en fait. Pas du tout. Non, c'est impossible que tout le monde soit pareil. les obédiences. Bien sûr. Par exemple, quand on dit les francs-maçons sont pour l'euthanasie, pas tous, c'est pas vrai. Il y a que le Grand Orient qui est pour l'euthanasie, mais les autres ils ne sont pas ils ont même par exemple la grande George France, c'est une obédience où il est interdit de parler de sujets profanes pendant les tenues. Et oui, donc il y a concourent et d'autres petites obédiences mais enfin c'est pas la peine de les citer où on parle par exemple de tout dealer de d'envortement et cetera. On en fait des sujets de discussion à la grande loge.
22:18 On ne et d'ailleurs la Grande Loge impose la croyance à un être suprême. Oui, c'est ce que tu dis. Tu dis à la Grande Loge de France, c'est costume sombre, chemise blanche et exit la fantaisie et croyance obligatoire en un créateur. Tu dis à l'inverse au Grand Orient, c'est les copains fétards d'abord et exit la spiritualité. Voilà. Donc en fait c'est vraiment c'est de monde, ça n'a rien à voir. Ah oui. Et moi si j'avais connu, moi je suis allé au Grand Orient, mais si j'avais connu la Grande Loge, bon peut-être j'aurais pas eu les mêmes expériences et cetera. Tu aimais faire la fête peut-être à l'époque, tu aimais la faire la fête. J'avais aucune idée mais seulement le grand il acceptait les candidatures spontanées. D'accord. Sans recommandation, sans parrainage. Voilà. Alors qu'en principe pour entrer en franc-maçonnerie, il faut être parrainé. [rires] Mais le Grand Orient à l'époque, il avait déjà ouvert, il veut avoir le nombre. Donc il acceptait les gens qui faisaient une candidature spontané. Tu confirmes que il y a une influence très forte de certaines obédiences sur la classe politique française. Alors je pense que cette influence elle a beaucoup politique elle a beaucoup baissétait très forte même avant la 2e guerre mondiale était très forte dans les années 50 et 60 et petit à petit j'ai pas cette impression que par contre ils ont une influence au niveau des idées sociétales.
23:48 Mais les gens confondent le en maçonnerie, ça veut dire on se crée. C'est pas parce qu'on est franc-maçon que si on part en on va en justice, on va avoir des privilèges. C'est pas vrai. C'est pas vrai. Ça dépend à quel degré on se situe pas. Non non. À l'intérieur de la maçonnerie et là je l'ai appris à mes dépends. H pour quand j'ai publié mon premier roman qui s'appelle nos commissaire. Hm. J'avais eu des contacts à l'époque, j'étais déjà maître et j'avais quelques contacts et on m'a mis des contacts très intéressants dans les médias et je suis pas arrivé à percer et bon c'est pas la peine de raconter en détail mais je suis pas arrivé. Ça m'a fait réfléchir. Mais pourquoi moi je pensais que voilà on arrive avec Ah oui bien sûr les portes souffrent c'est pas vrai du tout [rires] au à l'intérieur du grand orient il faut se créer des des comment dire des liens des allégances.
24:53 C'est tout un travail. Il y a des gens, il y a des gens qui sont faits pour par exemple, il y a des gens qui rentrent et puis après ils commencent à aller à telle réunion, telle réunion, c'est savoir résuter. Voilà, résouter. Voilà, si on ne rése pas, 80 90 % de 90 % des francs-maçons ne résoudent pas. Ce qui les intéresse c'est la routine. C'est une routine de deux fois par mois. Ils vont font semblant de s'intéresser aux travaux, à la discours et à la planche et puis après ils font surtout un repas les agent, c'est ça qui les intéresse puis c'est tout. Par contre, il minorité mais là ça résoute. Et si j'avais [raclement de gorge] pour avoir pour entrer dans c il aurait fallu que je rentre avant et que je développe des contacts et cetera. Et donc c'est pas parce que on est franc-maçon que les portes s'ouvrent. C'est pas vrai. Moi, j'ai C'est plus complexe que ça. H C'est une c'est un paramètre mais ça ne suffit pas.
25:50 Voilà, il faut le travailler. Voilà. Et moi, je l'ai vraiment appris à mes dépends que si j'ai échoué à avoir par exemple des contacts avec pour avec des éditeurs à faire connaître mes livres et cetera, j'ai échoué totalement lamentablement. Pourtant, j'étais déjà formation depuis 10 ans et j'avais des [rires] contacts. J'ai j'avais même un contact au conseil de l'ordre comme le gouvernement. Donc mais et ça se suffit pas. Il faut résuter, il faut développer, il faut inviter à déjeuner. Les franc-maçons aim les repas, c'est comme ça. Voilà. il faut inviter à déjeuner. Il faut rentrer dans le jeu. Voilà. Il faut régaler. Voilà. Tu disais que tu as pu être mis sur la touche mais peut-être parce que tu abordes des sujets un petit peu clivant, un peu sensible.
26:45 Francmaçonnerie. Alors franc-maçonnerie et sionisme surtout. Ah non, à l'époque j'étais pas du tout dans ces sujetsl. Non, j'avais mes idées. Oui. Mais je les exprimais pas. D'accord. Donc ça n'a c'est pas ça qui a bloqué parqu Non, pas du tout. à l'époque il y avait pas de réseaux sociaux et donc et je n'étais membre d'aucune association enfin avant de la mononnerie et donc je n'ai pas j'avais pas les moyens de m'exprimer d'exprimer mes idées à tel de telle sorte que lorsque la loge judéoioniste a été créée en 2002, ils sont venus me voir en me disant "Mon frère Jacob, on va créer une loge pour défendre Israël et cetera. Ils connaissait pas mes idées. H donc ils sont mal tombés. Voilà, ils sont mal tombés. Donc j'ai pu pénétrer cette loge pour voir ce qui se passait et en faire un élément central de mon livre le printemps des ais.
27:40 Oui, ça été un poste d'observation fabuleux. Voilà. Mais inconnu, incognito parce qu'à l'époque personne et moi en général je n'aimais pas trop dévoiler mes batteries. Voilà. Quand j'ai affaire à des à des juifs H je suis discret. Je suis discret. Donc voilà. Mais tu as rencontré des juifs qui pensent comme toi sur ces sujets-là, j'imagine. Pas du tout. non, plutôt j'ai plutôt rencontré des juifs qui étaient sionistes ou indifférents. Voilà. mais plutôt ou sist ou indifférent. Mais j'ai je n'ai rencontré aucun qui partageait vraiment mes idées. Mais à l'époque, mes idées étaient tout à fait personnelles. C'estàdire, tu sais les idées, tant qu'elles reste dans la tête, elle se développe pas beaucoup. Hm. C'est à partir du moment où je commençais à les écrire à travers des romans, à travers des récits, à travers des vidéos qu'elles ont pris de la consistance, de la profondeur de de du corps.
28:40 Voilà. Donc en fait mes idées étaient là comme ça presque d'une façon nébuleuse embryonneur. embryonneur mais [raclement de gorge] il aurait fallu les creuser. Voilà. Et par exemple ce que je suis reconnaissant à ces dialogues parce que elles m'ont permis sur dans certains domaines de creuser les le truc pour approfondir. Hm. D'accord. Et ensuite quand les réseaux sociaux sont apparus, tu es rentré dans l'arène. Voilà. Voilà. Bien sûr. Et à ce moment-là, ça m'a beaucoup aidé aussi. Bien sûr. Ça t'a aidé. Ça fermé des portes aussi. Mais de toutes les façons ces portes là m'étaient fermé de toutes les façons. Enfin, je veux dire personne ne m'a jamais invité sur europe pour savoir ce que pensa Jacob Cohen [rires] de la maçonnerie ou je sais pas quoi ou du sionisme aucun média. J'ai publié j'ai publié le les nomes du commissaire par exemple mon premier roman. C'est un roman un peu sulfureux quand même. C'està dire sulfureux c'est qu'il allait à l'encontre des idées reçues. C'est quoi les idées reçues?
29:42 Que les juif au Maroc n'avaient aucun problème. Tout se passait bien. Sauf que comme disait les nines, les faits sont ttuus. 99 et demi % des juifs sont partis. Je répète 99 et demi %. Or quand une minorité s'en va à ce rythme là, est-ce qu'il y a un problème? Il y a un problème et tu en parles très bien avec beaucoup de talent dans le dernier chapitre. J'en ai parlé. dans les n commissairire, j'ai montré comment la classe d'affaires fascy fait partir les juifs mais et pour ça je n'étais pas du tout comment dire je partageais pas la doxa officielle. Je vais lire un petit passage. Effectivement page 146 c'est voilà il faut arriver à l'écrire. C'est au moins c'est direct c'est franc. J'ai été embrigadé à Mecnes dans une organisation sioniste comme des milliers de juifs à travers le pays. Le but des sionistes était de déraciner les juifs du Maroc, les emmener là-bas pour peupler le désert et se sacrifier pour leur défense.
30:41 Oui. Donc c'était de la chair à canon finalement pour les sionistes et ce projet de grand Israël. Oui, tout en les méprisant parce que non seulement on [raclement de gorge] les avait amené pour ça, mais on les méprisait parce queon les considérait comme des arabes, ce qui est l'insulte suprême pour les sionistes de l'époque. Et tu as connu enfin tu connais par ta famille l'histoire de la parteille dans Israël également. Oui, mais tu dis que toute ta parentée est partie s'installer en Israël. Ah oui, toute la parentée. Ouou. Et tu parce qu'il n'avait pas les moyens parce que oui à l'époque j'allais souvent parce que la partie des juifs qui est parti en Israël c'est la partie qui n'était pas instruite, qui n'était pas diplômée, qui savait ni lire ni écrire, qui n'avait pas un métier de bureau et cetera. Voilà. Donc qui a cru en ce grand rêve d'Israël? Non, pas du tout. Ils ont été menés comme des moutons à l'abattoir. Ils savaient pas, ils savaient pas. Ils étaient complètement à côté de la plaque.
31:37 C'était des gens qui vivaient dans la mentalité du Moyen-Âge. Alors que les juifs qui avaient des diplômes qui étaient qui parlaient le français et cetera, ils sont partis au Canada, ils sont partis en France, ils sont pas tombés dans le piège siste. C'est un piège, tu dis? Ah oui, c'était un piège. Ou j'ai découvert par la suite que c'était un piège. Bien sûr. Et à l'heure actuelle, c'est toujours un piège. Ça toujours été un piège. Bien sûr. Et ça le sera toujours. C'est-à-dire pas vraiment parce que à l'époque on s'adresse le piège s'adresse à des gens qui sont naïfs ou on instruit où il n'y a voilà juif qui sait ni écrit comme moi, un juif marocain qui sait ni écrit, il connaît rien de l'histoire de la géographie et bon je vais passer sur des anecdotes qui montrent à quel point ils se font foutus de leur gueule mais elles sont amusantes. C'est vrai si ce n'était si triste.
32:34 Mais par exemple, voilà, on voulait emmener des juifs du Maroc, on les on voulait les emmener dans le désert, dans des endroits des donc ma tante par voilà la sœur de ma mère voilà un exemple concret, elle arrive en Israël [raclement de gorge] et on lui dit "Où est-ce que tu veux habiter?" Elle dit "Haifa." Pourquoi Raifa? Parce qu'il y a toute ma famille là. Khafa c'est une grande ville. Lui dit a pas de problème. Il déroule une carte d'Israël. Mais la pauvre tante, elle n'a jamais vu une carte de géographie. Elle a jamais vu. Pour il lui dit, regardea, regarde, c'est à côté. C'est à 30 km, regarde, c'est à côté. 5 minutes, tu fais 5 minutes à pied tous les jours pour aller prendre le thé chez ta sœur. Alors, elle signe. Fallait signer parce que fois que tu as signé, tu as un appartement qui est là-bas. Si tu veux habiter en ville, il y a pas de problème. Tu as de l'argent.
33:31 Donc elle a signé, ils ont eu ils ont arnaqué des milliers de juifs marocains comme ça pour les envoyer dans des endroits désertiques parce qu'en fait il y a rien autour finalement. Ça été la désillusion complète. Ah oui mais elle est arrivée, elle m'a raconté, il n'y avait même pas les appartements n'avaient pas encore de porté de fenêtres. Elle a com elle a posé ses affaires, elle a pleuré. les pleurs du deuil, c'est-à-dire enfin à la manière marocaine, en se griffant les jouant c'est comme si c'était un deuil. Enfin, je veux dire, elle s'est rendu compte mais c'était trop tard. Voilà. Oui, la désillusion, la déception. Ah oui, oui. Mais il fallait vivre. Voilà, fallait continuer à vivre. D'accord. Donc ça ça été riche d'enseignement pour toi et tu t'es dit "Non, je n'irai pas là-bas." [rires] Non mais il m'a suffi de la première fois que je suis allé en Israël en Sentu pour voir visiter ma famille, la société m'a dégoûté. C'était pas du tout la société qui aurait pu. En plus à l'époque, j'étais à Paris puis je vois une société militarisée, agressive primaire, enfin pas du tout poli et tout. Je dis mais c'est quoi cette sociétélà?
34:42 À Paris, c'était la douceur de vivre. Ah oui, mais j'étais étudiant en comparant Ouais. J'étais étudié en 67 68 69. Ah oui, d'accord. belle vie. Ah oui, c'est sûr. Je des armes, enfin bon. Puis les c'est très brutal. Les rapports humains étaient déjà à l'époque très entre eux très Il y avait déjà cet appartil que tu dénonces par rapport entre juif et arabes. Non, à l'époque je connaissais pas encore le problème arabe. Ah d'accord. J'ai découvert par la suite mais la partite que je dénonçais c'était entre les juifs hashkenas les sionistes d'origine et les juifs ahamb oui bien sû qui ont su à tel par exemple c'est le complexe colonisé décrit par Albert Mimi c'est quoi le complexe colonisé moi je l'ai vécu en tant que maghrébain sous domination française Il y a le seigneur français et pour moi le français dans les années 50, il me paraissait comme le grand seigneur pétri de toutes les qualités.
35:54 C'estàd c'est une forme de soumission volontaire là aussi. Bien sûr ça le complique. Je connais c'estàd que le colonisateur te fait comprendre que ta culture n'est rien, que tu es une voilà et que moi le colonisateur je suis le roi et pendant jusqu'à 20 ans 22 ans, j'ai pour moi c'était ça ça le complexe colonisé. Et donc et pour moi le français était ils étaient tous considérait tous comme des ils étaient tous beau riche, il jouit au tennis et cetera. Ouais. [rires] Et oui, c'est ça le complexe et ma culture ne valait rien. C'estàdire j'avais honte de d'écouter de la musique arabe. D'accord. Tu mettais le colon sur un piédestal dire comme ça. Voilà. Voilà. Mais ça le complexe du colonisé d'abimi. Ça il a la peau dure et effectivement il existe encore dans les foules même en France. Oui, les Français qui admirent l'oncle Sam par exemple. Oui, c'est [rires] comparable bien sûr. Mais à partir de moment par exemple quand on a ce soft power du cinéma américain Oui.
36:56 rien qu'à travers ces films, moi j'ai vécu ça. Les les grandes stars de l'époque Garry Cooper bien sûr. Faut dire qu'ils [rires] ont une industrie puissante. Ils savent fabriquer de la ils savent y faire. Ah, ils savent très bien le faire. Ça, on peut pas leur enlever ça. Oui. Non, il méchant. Tu dis aussi que la solution à deux états, c'est une énorme arnaque. Ah oui, c'est Tu peux expliquer pourquoi? Parce que en en une phrase, les sionistes ont décidé qu'il n'y aura jamais un état palestinien. Jamais. Donc dès 47, ils sont arrangés. avant même avant eu le plan de partage dès 47 ils ont envoyé une délégation Jordanie à l'époque s'appelait la transjordanie ils ont rencontré la transordanie à l'époque. Le nom officiel de la Jordanie c'était la transordanie.
37:51 La transjordanie. Donc c'est la Jordanie trans. Voilà qui est la trans enfin bon. Ouais ça fait un drôle d'effet comme nom mais je vois. D'accord. Donc il envoyé une délégation en Trordanie qui a rencontré le roi Bella. Hm. Elle lui a dit écoute, nous on va créer l'état juif et toi tu vas prendre la partie qui est qui de qui doit revenir à à la à l'état aux Palestini et tu nous donnes quelques villes. Voilà. Donc sont arrangés. Donc dès le départ le but fondamental du sionisme c'est d'empêcher tout nationalisme palestinien de s'exprimer. Voilà. Donc ils ont essayé pourquoi il y a eu les accords de C'est ça l'intelligence. oui oui bien sûr parce que un autre pays il aurait dit moi je suis colonialiste je tape jusqu'à ce qu'il non pas du tout ils ont dit ils ont eu cette idée de génie les accords d'au on va venez on va vous donner l'illusion de commercer avec vous d'avoir un état palestinien dans je sais pas combien d'années et malheureusement Arafat bon j'ai pas le temps de développer il est tombé dans le panneau.
38:57 Oui il affat il a voulu il est tombé volontairement dans le panneau. On lui a pas monté mais malheureusement il voulait retourner sous les projecteurs. C'est quelqu'un qui était perdu exilé en Tunisie. Il n'était rien. H et Rabine avait dit "On va sortir Arafat de son trou et il va faire ce qu'on voudra qu'il que nous voulions". C'était une bonne marionnette. Voilà, il a joué la marionnette. H mais les sionistes n'ont jamais eu l'intention. Jamais. Donc c'est une arnaque. Pourquoi? parce que elle a permis de donner au monde entier l'illusion qu'Israël acceptait une solution politique et cetera. Mais on a vécu évidemment entretenu par des Macron, par tout le monde, mais on cette illusion qui a permis pendant 20 ans à Israël de se développer tranquillement, de signer des accords commerciaux avec l'Europe, par exemple, plainte n'avait pas de relation diplomatique avec Israël. Elle les a établis après les accords d'Oslo par exemple parce que il passait ce pays on a dit mais la plupart des pays savent que c'est une arnaque mais ils veulent [raclement de gorge] pas le dire ça permis de le normaliser ses relations avec l'étrangers voilà ça permis de normaliser des relations avec certains pays et de se donner une bonne imag et ça ça et une légitimité ça n'a duré qu'un temps mais c'est quand même 20 ans de gagner c'est [rires] Voilà, c'est fort parce que tu ça tu et tu en parles avec la communauté juive librement. Est-ce que tu peux justement avoir un débat d'idée là-dessus serein?
40:39 Non, quand je parle avec des compatriotes, ils me prennent pour un fou, un vrai, c'est-à-dire quelqu'un qui devrait aller se faire soigner. Ah oui, vraiment. Non, réellement. à part peut-être vas-y. Oui, peut-être avec des intellectuels comme Michel Shiboni. Ah oui, non, ça pas de problème. Vous êtes rare. Oui, mais les gens disons du peuple, si on peut appeler ça comme ça et que ce soit de ma famille ou par exemple des gens que de ma ville natale, donc que je que j'ai rencontré quelquefois ici à Paris et cetera ou là-bas au Maron, ils me prennent pour un cinglet parce qu'il faut être fou. pour avoir de telles idées. Voilà. Tu es en lien avec d'autres intellectuels tels que Michel Siboni? Pas vraiment. Pas beaucoup. Non. Vous êtes pas nombreux. Vous auriez pu vous réunir et Oui. faire porter vos voix respectives.
41:35 Oui, c'est une façon aussi. Mais peut-être moi je suis un solitaire. Voilà. Je réfléchis solitairement. un auteur. Disons que je suis mal enfin je suis mal je dirais pas ça mais disons même quand je rentre dans un groupe je reste plutôt un peu vers l'extérieur voilà je reste un peu en observateur [souffle coupé] disons même chez les franc-maçons, j'étais un petit peu ça aussi. Voilà. Est-ce que tu dis je ne suis pas croyant? Oui. Est-ce que ça, tu penses que c'est ça qui t'a permis d'avoir ce un tel recul sur ta communauté religieuse entre guillemets en fait? non. Le déclic Pourquoi je suis pas croyant au départ j'avais [rires] un père très religieux et qui me soumettait à la tortue relieuse [raclement de gorge] et à un moment donné j'en avais marre. Ça y est bien sûr je subissais au Maroc l'autorité pat l'autorité paternelle était était terrible.
42:42 puissante enfimaginait pas par exemple [souffle coupé] même à 15 16 ans 17 ans dir à mon père ça va faut-moi la paix quoi. Enfin pas possible on était soumis assez longtemps oui. Non c'est la [rires] c'est la mentalité jusqu'à 18 19 20 ans. C'est la mentalité patriarcale enfin du de l'ancien temps. H par exemple au Maroc on embrassait la main du père comme on embrasse la main du rabin tous les vendredis soirs. un signe de respect, de soumission et cetera. Et donc ça ça venait pas à l'idée de de dire fiche-moi la paix, mais en moi-même, je me disais dès que je pourrais, je serai indépendant, je jetterai tout ça par le voilà la synagogue, shabbat, toutes les grandes fêtes religieuses, tu les faites plus en fait. Ah oui non c'est voilà je et donc ça été au début au départ c'était ça donc c'était une réaction de Roger parce que à cause du père et cetera et après ça c'est devenu une conviction personnelle après chacun a ses convictions. Voilà.
43:50 Mais le fait que tu sois pas pratiquant justement ça te permet peut-être en tant qu'intellectuel de pouvoir avoir ce regarde. Poil à gratter. Ah, c'est pas nécessairement parce que par exemple, il y a un religieux qui s'appelle Yakovkin. Oui. Qui avait écrit qui a écrit le la Torah contre le sionisme, quelque chose comme ça. J'ai rencontré d'ailleurs au Maroc et à Paris aussi. C'est quelqu'un qui est religieux, il porte à qui pas et tout et il se base en fait, il se fondent sur les textes religieux pour combattre le sionisme. D'accord. Religieux et antisioniste. Ça c'est intéressant. les institutions religieuses étaient à 95 % antisionistes jusqu'à 1948. C'est là où on fait beaucoup de confusion parce que moi j'ai vu au Maroc on était où c'était des religieux quand les sionistes sont venus s'installer dans le quartier juif au MA on les a considéré comme des mécréants.
44:51 Il nous disait attention il faut faire attention à ces gens-là et cetera. Pourquoi? Parce qu'il n'était pas religieux. Et donc c'était un élément important dans leur j'allais dire Veltanchaung [rires] en français ça veut dire la vision du monde. Voilà la velta c'est je crois que c'est un mot qu' que on peut utiliser en français entre guillemets. C'està dire parce que c'est la vision du monde. Voilà c'est un mot qui est passé dans le enfin je dirais pas dans le langage courant. Non, parce qu'onentend pas tous les jours quand même, faut être honnête. [rires] Mais disons qu'il m'arrive d'utiliser comme [raclement de gorge] ça parce que c'est un mot qui est quand même qui est assez précis. Voilà. C'estàdire sa vision du monde. Voilà. Oui. il faut sa conception politique pour pas le traduire pour ne pas perdre son essence. Voilà. Donc il y a beaucoup de enfin moi je le rends compte des fois dans les les gens les penseurs l'utilisent comme ça. Voilà.
45:54 Et ma dernière question, elle est pour la gratter oui et non, mais beaucoup de liens ont ététablis ces dernières années à tort ou à raison entre complotisme et antisémitisme. Qu'est-ce que tu en penses? Le [raclement de gorge] bah raison, c'està-dire en fait le complotisme, il sert à quoi? Enfin, je veux dire la l'accusation de complotisme. Hm. Elle sert justement à défendre la pensée dominante. D'accord? Voilà. La pensée dominante, c'est-à-dire la pensée que défend l'état profond. Voilà. Par exemple, l'État profond n'avait pas intérêt à ce qu'en 1963, les gens disent qu'en a été assassiné par la CIA et le Mussol. Donc, on a inventé le compti pour lutter contre cette idée, pour l'étouffer. Voilà. H. Maintenant, comme l'antisémitisme est devenu l'arme préférée du lobou et du système actuel, c'estàdire tout ce qui touche à l'antimit, c'est comme si on touche à quelque chose au sacré sacré. D'ailleurs, tout ce qui relève de près ou de loin ou de très loin à l'antémitude, par exemple l'ion ou bien par exemple une fois, je crois que c'était Jean-Marie Le Pen qui avait utilisé le terme fourné dans une phrase, il a été attaqué en justice alors que fournit voilà. Mais donc le complotisme aujourd'hui, il répond juste ou bien par exemple lorsqu'il y a eu la fameuse plandémie, il fallait c'était la plandémie était le l'arme du de l'état profond. D'accord. H et donc le complotisme est venu défendre
47:46 contre cette l'idéologie contre toute intrusion critique. Donc on sort le gros bâton qui est le complotisme. Alors quand il y a eu le film il y a eu un film en 2022 ou 23 qui s'appelle [grognement] Holdup. Voilà Holdup. Ah oui, il a été traité de d'antisémite alors qu'il y avait absolument rien d'antisém café libération le lendemain. Ouais. il avait dit complotiste. Oui. Donc en fait c'est un terme qui sert à défendre ce que l'État [rires] cherche à défendre le plus, ce qui paraî ce qui lui paraît le plus sacré ou le plus intouchable. Et là, il sort vraiment la grande le c'est la bombe atomique ou la bombe nucléaire de qui pour empêcher toute critique. Et on l'a vu avec par exemple le avec le Covid et les suites, dès qu'on touchait à quelque chose, hop complotisme. Et le complotisme, c'est l'arme absolue qui défend le le l'objet le plus précieux de la société auquel considère comme le plus sensible ou qui doit être le plus protégé. Et aujourd'hui, bon, à part le Covid et cetera, bon c'est le climat, l'Europe et l'émitute.
49:05 Finalement, c'est un mot qui empêche tout débat. Dès qu'on sort la carte complotiste ou antisémite, ça paralyse. Voilà. celui qui reçoit cette accusation finalement. Bah oui, dès qu'on sort le mot, on a plus besoin de d'expliquer. On a plus besoin. Il y a même pas de débat. Par exemple, ils disent pour refuser un débat. Pourquoi il refuse un débat? Par exemple sur le comment il s'appelle? En celui qui est passé en jugement pour les pour son négationnisme. Vincent Roard par exemple. Rénoir. Vincent. Oui, tout à fait. de fois il dit un débat non on discute pas même un débat on veut pas donc en fait même un débat dans lequel il aurait tort mais justement qui serait l'occasion de lui prouver que je ne sais pas s'il a tort ou raison mais qui pourrait prouver qu'il a tort ou lui mettre les le nez dans ses contradictions par exemple débat voilà il y a pas de débat possible donc en fait c'est entouré de toutes sortes de protections et donc c'est ça qui fait en sorte que la défense d'Israël elle du la communauté et cetera, elle rentre dans cette perspective même aux États-Unis d'ailleurs aux États-Unis qui sont connus pour avoir la l'article un article pour la liberté de parole ils vont le modifier ou l'ont modifié just le premier amendement de la constitution américain ils vont le modifier pour protéger le les juifs et Israël [rires] mais parce que c'est dans l'air du C'est pas il n'a pas une valeur absolue dans 10 ans.
50:45 Enfin, je pense que même dans quelques années, le peuple juif, je sais pas s'il est juif pour vivre normalement aux États-Unis tellement il y a il y a un rat de martiraélien et un petit peu antisémite qui est en train de déferler sur l'Amérique et on connaît leur extrémisme, leur jusqu'au boutisme. Et donc, article 1 ou pas voilà, les sionistes vont trinquer, les juifs aussi. On peut pas bayonner une bouche finalement. H pire c'est de bouche et de faire monter. Oui, bien sûr. En fait, cette ce livre est vraiment un hymne au débat et à l'amour de la liberté de parole, de pensée dans un cadre légal. Bien sûr, il est pas question de tolérer les insultes, les le racisme débridé et cetera de façon légale. Oui, je crois que je me suis jamais enfin j'ai pas essayé de me retenir lorsqu'il y a un dialogue, c'estàd les protagonistes vont au fond de leurs pensées. Voilà.
51:46 Oui. Libre et donc il y a pas de voilà, j'ai pas je les ai pas limité. Et ils parviennent à débattre jusqu'au bout en plus. Tout à fait. Bah oui, ce qui est plus compliqué aujourd'hui, ces dernières années, on l'a observé. Ah non, mais de toute façon, dans la réalité, ça m'étonnerait qu'on puisse arriver à les débats aussi ouverts. Il y a eu des périodes où c'était possible. Par exemple, je sais pas si les gens se souviennent, il y avait une émission qui s'appelait le droit de savoir. Je crois que c'était le droit de savoir. Droit de réponse. Droit non. Michel Polac. Voilà. à Michel Polac droit de savoir. Non, je crois que c'est droit de réponse mais je crois où les gens finissaient en fumée dans la fumée de cigarette et les gens se tapaient dessus. Mais c'était un cirque, c'était mais c'était il y avait la joyeuseté et le bonheur de débattre. Les gens se parlaient, il y avait pas de sujet tabou. Non du tout. Et ici par exemple aujourd'hui c'est impossible de faire là plus dans les grands médias. En tout cas, ce que dit ce que disait Coluche sur les homosexuels, sur les juifs et cetera, des proches par exemple quand il dit on me dit il commence un sketch en disant on me dit qu'il y a des juifs dans la salle.
52:58 Oui. Bah aujourd'hui le grand sacrifié qu'on aime ou pas son humour, c'est Dieu donner finalement et ils le poursuivent à coup de décret et finalement ils auraient mieux fait de le laisser s'exprimer tranquillement. Mais non, parce que nous sommes passés dans une société où ceux qui détiennent le pouvoir ne veulent pas qu'il ait cette brèche. Par exemple Conforisson au début, il a commencé à parler les gens bagage Forisson le négationniste. Forisson au départ il s'intéressait pas aux juifs ni au chambangan. Forisson était un prof d'université spécialisée. Hm. dans l'authentification des textes. Ah oui, d'accord. C'est sa spécialité. Hm. Et donc il a il est arrivé, je sais pas comment je me souviens plus comment il avait raconté. est arrivé au texte sur les chambinges et il s'est dit ça me paraît bizarre quand même. Bon et donc il a écrit un article sur deux pages pour le monde hm en 119 je crois comme un bon et le monde l'a publié sans souci bien sûr parce que bah parce que c'était l'époque où le débat était ouvert. Hm. C'est-à-dire nous étions une société où qui acceptait le débat mais à partir du moment pourquoi le débat était fermé tout un quelques mois après parce que une certaine communauté qui n'a pas envie que son totem d'immunité soit ébranlé Oui. a dit, "Si on commence à si on rentre dans est-ce que c'est vrai ou pas et cetera, ça risque de on va perdre notre totem
54:51 d'immunité." Et donc ça été un réflexe de d'autodéfense. Oui, mais du suprémisme à la limite. C'est même pas d'autodéfense. Parce qu'à la limite s'ils étaient attaqués vraiment tout le monde te donne l'autodéfense. Tu veux te défendre, défends-toi si tu es vraiment attaqué. Voilà. Non. OK, ils sont sentis attaqués par les articles. [raclement de gorge] défendez-vous. H voilà. Mais comme ils ont le pouvoir, un certain pouvoir, donc ils ont réussi. Pas oublier une chose, c'est que on est en 1980, les sayanismes existent depuis 1959. D'accord. Donc depuis 21 ans, la communauté juive s'est organisée entre autres avec des cette organisation secrète qui obéissant aux instructions du Mossad qu'on appelle les say qui sont des milliers qui sont bien infiltrés dans la [rires] société. des gens qualifiés souvent, voilà, on qualifié et qui se sentaient avoir le pouvoir d'imposer leur point de vue.
55:54 H imposer leur point de vue pas de manière légale, libre, publique. Non, nous avons le pouvoir de vous faire terre. Voilà, on veut pas. H Et donc, ils ont inventé enfin ils ont poussé à la loi GO. C'està-dire ce sujet n'a pas lieu d'être. Voilà. Point bar. C'est ça la différence. Tu aurais pu devenir d'heure la loi Yad récemment. Pareil parce que Oui. Mais et donc à partir du moment pourquoi ça se passe aux États-Unis aussi? Parce que c'est là-bas la communauté est très forte. Hm. C'està-dire elle fait même pas 1 % de la population en je sais pas combien 2 % mais elle est suffisamment bien elle a suffisamment infiltré les tout toutes les instances de pouvoir comme en France.
56:50 Mais par exemple Trump a eu des gros messèes juifs disait [rires] oui ou bien sûr et il est pas le seul d'ailleurs. Ouais. pour les campagnes politiques, je précise. Et puis ils le font ouvertement là-bas. C'estàdire, par exemple, vous avez la famille Adelson, non Alison, je crois. Ceux qui ont il y a le père et le fils qui ont oracle qui possèdent oracle. Ah oui, d'accord. Il sont à peu près, je crois, la 4e 5e fortune mondiale. Mais ils l'ont dit carrément au mois d'octobre l'année dernière, ils ont racheté TikTok Amérique pour la purgée de toutes les vidéos sur Gaza. Sur Gaza? Oui, bien sûr. Donc alors, TikTok pratique une censure puissante. Moi, j'en ai subi une très récemment. C'est c'est puissant. Ouais. Oui. Bon, ils ont racheté Paramount H. Ils ont racheté deux chaînes de télévision, enfin de d'information si bien et une autre, mais ouvertement, ils ont dit voilà pour faire passer le discours dominant israélien. Dominant. D'accord.
57:55 Donc en fait et c'est une manière d'acheter l'opinion publique. Oui. Et donc en fait là on revient si tu veux le complotisme fait partie il rentre dans ce schéma. Oui. C'est des gens qui sont capables de dénoncer ça. Voilà. Où il y a une domination h ils sont capables de dénoncer ça et donc c'est pour ça qu'on les on les confond aussi avec les antisémites. C'est une manière de les faire terre. Ouais. Moi par quand j'ai publié quand le printemps des années est sorti, ma page Wikipédia a été enfin quelqu'un l'a dit le livre de Jacob est un livre je sais plus antisémite ou je sais pas quoi. Enfin le truc habituel. Tu as été sali tu es Oui. Oui. par comment il s'appelle? Celui [raclement de gorge] une celui qui enfin le grand celui qui checker. Oui le grand Julien Pain ou Tristan France. Voilà. Non un [raclement de gorge] autre. Bon Rudy R voilà voilà il m'a eu tout de suite enfin très vite il m'a s ta page.
58:57 Il a fait du character assassination et il a toujours et il a il m'a toujours comment dire caractérisé ainsi. Voilà. Et donc en fait pas pourquoi? Parce que aujourd'hui ils peuvent le faire, ils ont le pouvoir. Oui. dans les années 30, il n'aurait pas pu faire fermer la gueule à Céine. Oui. Voilà. Donc aujourd'hui, c'est nous sommes dans une période où ils ont le pouvoir donc mais rien n'est éternel. Voilà. Voilà. Voilà. Il faut leur dire petit clin d'œil. Et oui, mais en général la sagesse n'est pas le la chose la mieux partagée. Surtout quand on quand on est quand on a le pouvoir, on est insensible au aux paroles de sagesse et de modération parce qu'on se croit tout permis et on croit que ça va durer éternellement et on ne résiste pas à la tentation d'en abuser.
59:53 Voilà. Et donc on refuse tout compromis qui pourrait sauver. et on connaît le schéma. [grognement] Donc on peut recommander ce livre. Qu'est-ce que tu dirais pour conclure aux auditeurs pour qu'il cour acheter ce livre qui est plein à la fois de sagesse, d'humour? Facci bon ça c'est ton c'est finalement ton qualificatif le plus personnel et le plus idéal. Oui j'ai un temps un petit peu assez sarcastique un peu mordant. Donc là-dedans, on peut retrouver de la liberté d'expression. C'est un bol d'air pur. Ouais. Voilà. D'air frais, d'air pour sortir un peu de un peu d'angoisse, un peu de l'enfermement idéologique. Et j'ai l'impression que maintenant les enfin beaucoup ressemblent une espèce de d'impasse, voilà, d'impass intellectuel, d'impse spirituel. On sait pas comment sortir et cetera.
1:00:56 Moi, j'ai l'impression que à travers mes dialogues, parce que je reconnais, moi je suis individualiste, c'est-à-dire je pense que l'individu ne se sort que par lui-même. Voilà. Bien sûr, il peut le faire avec d'autres, il aura l'occasion, enfin s'il est en groupe et cetera, tu le responsabilises. Mais le vrai salut, il vient de soi. Voilà. Donc c'est pour ça que je dis j'essae dans ces dialogues que ce soit en politique que ce soit par exemple le cousse du vendredi ou si Dieu existe et cetera. J'essaie de montrer enfin où j'essaie d'indiquer que l'individu cherche plutôt il doit ou devrait chercher enfin il trouve son salut en lui-même. Voilà et il peut le faire. c'està-dire [raclement de gorge] l'individu peut bénéficier de certains apports spirituel intellectuel juste moi un exemple qui me vient à l'esprit et j'aimerais enfin le donner comme conseil. J'aime pas les conseils mais suggestion moi j'ai découvert la musique classique à presque à l'âge de 30 ans parce que bon je venais du m là avec c'est qui écouté la vie classique et cetera enfin bon bref et puis je pour moi ça été découverte extraordinaire mais la musique classique comme je dirais par exemple la bonne littérature aussi elle apporte à l'individu énormément de choses c'estàdire une espèce d'apaisement de moment de réflexion de l'inspiration et ça lui donne une force et donc il
1:02:48 serait dommage que on a cette richesse le B classique ou la bonne littérature, on a cette richesse qui est disponible gratuitement, elle est là [raclement de gorge] et c'est dommage de ne pas en profiter parce que c'est ça qui donne cette force à l'individu. Donc l'individu se renforce avec ça. On lui donne des possibilités. Il y a les vitamines habituelles mais les vitamines de l'esprit, de la joie, de voilà se balader dans un parc en écoutant les oiseaux et le silence. ça moi j'ai certaines idées que je n'ose pas exprimer ici mais bon mais c'est pas grave. Mais donc [rires] c'est un peu le pour moi l'individu même s'il est entouré à la famille et cetera, il est livré à lui-même,. C'est-à-dire et quelle que soit sa position, il doit chercher sans à se renforcer, à se à s'équilibrer, à trouver ces moments d'évasion. Voilà.
1:03:56 C'estàdire par exemple on est mal, on ouvre un bon bouquin, on s'assoit quelque part où on écoute une je sais pas une bonne musique, une bonne musique pas du et on je crois qu'on voit les choses différemment. En tout cas, ça apporte un petit quelque chose. Voilà, c'est pas la solution idéale. Et puis on gagne, c'est surtout gagner en relativité. Bon, peut-être aussi moi j'ai un certain âge qui me fait penser qui me fait penser comme ça, mais si je peux faire profiter de cette pensée, quelqu'un qui est plus jeune et qui cherche un petit peu à Mais moi je pense que il faut avoir il faut cultiver son indépendance d'esprit. C'est bien d'écouter des gens des maîtres. Hm. Il y a des maîtres moi je me reconnais comme maître par exemple Celline Bukovski et d'autres mais c'est bien de prendre de la distance et de se dire voilà moi à mon niveau je pense comme ça et trouver quelque chose en soi c'estàd ne pas trop se soumettre à ses maîtres.
1:05:11 Voilà. Bon, moi par exemple, il y a une chose qui m'intrigue entre autres parce [raclement de gorge] que je fais un dialogue dans le nouveau truc, un dialogue sur le nouveau roman qui a en cour Ouais. les la soumission par exemple, je prends un parti politique souverainiste. Bon, je dis pas lequel. Et il y a mettons 20000 300 adhérents qui ont tous presque j'imagine bac + 4 + 5 + 8 et qui sont là pour le décor. Hm. Je suis désolé, moi je le vois comme ça. H ces gens travaillent pour le chef. Ils croient travailler pour une idéologie, c'est pas vrai. Travaille pour le chef. Et donc moi j'ai envie de le def moi en tout cas il y a quelque chose en fait les grran dans mes discours ou dans mes dialogues.
1:06:08 bon je suis c'est vrai que j'ai développé un sentiment d'anarchie assez tu es d'accord avec Simon Veille la philosophe qui dit que appartenir à un parti politique c'est de toute façon toujours une forme d'aliénation. Bien sûr. Donc on nen sort pas en fait. Bien sûr. Et donc tout ton côté solitaire. Finalement, pour être vraiment insoumis, il faut être relativement solitaire. Oui. Oui. Oui. et donc je mais en même temps, je le dis, mais je sais que ce que je dis va peut-être va toucher peut-être quelques personnes, mais c'est toujours ça de gagner. Oui, mais parce que je sais pas [rires] l'humain aussi a besoin de ça. je et pourtant ce sont des gens qui sont costauds sur le plan politique et j' une illustration lorsqu'il y a eu la l'affaire de bon on peut le citer puisque devenu aujourd'hui j'ai vu la nouvelle parquet a supprimé le non lieu à propos de l'affaire d'Acelino François Oui tout à fait donc il y a une crois 2018 tout à fait à l'époque si les gens s'en souviennent moi je m'en souviens très bien pourquoi parce que il y a une tentative de pche au bureau national je sais pas ça s'appelle le bureau national conseil national enfin et c'est là par m gar j'ai appris qu'il y avait un grand économiste là-bas hm qui était je me disais c'est pas possible on a jamais entendu parler de lui au sein de du mouvement.
1:07:55 C'est-à-dire qu'en fait, ce sont des gens qui acceptent d'être là. Hm. Et de ne jamais s'exprimer, même dans leur le domaine où ils sont. Moi, je suis sûr qu'il y a des des gens qui ont des compétences en écologie, en finances et cetera, mais il se la ferment. Voilà. Parce que le parti est incarné fortement par une personne, le président. D'accord. Hm. Et à l'époque, il y a eu quelques je me rappelle d'une phrase de Maong h que 1000 fleurs s'épanouissent. Je sais pas, c'est c'était dans les années 60. Oui. En fait, c'était une invitation de Maoueton à la jeunesse de s'exprimer librement. Enfin bon, pour l'épanouissement personnel, non pour l'épanouissement collectif, c'està-dire pour enrichir le débat que 1000 j'ai oublié le c que 1000 [souffle coupé] fleurs pas, je sais pas quelque chose comme ça. dis-le à ta façon. Bon et donc il y a eu je me souviens c'était en 2018 2019, il y a une dizaine de cadres h de ce parti qui ont fait des vidéos hm et entre autres d'un certain Mathias qui habite une ville de province qui habitait une ville de province je sais plus laquelle et qui avait dit voilà j'ai 35 ans, j'ai donné 8 ans au parti pour rien. C'estàd maintenant je quitte. Donc tout ce que j'ai fait pendant 8 ans, j'ai sacrifié ma carrière professionnelle, ma famille, tout le temps que j'aurais pu consacrer [rires] à autre chose.
1:09:33 J'ai donné au parti et tout ça pour être voilà pour partir sans était désabusés et cetera. Et malheureusement ce qui s'était passé à l'époque, moi j'ai cru qu'il allait y avoir justement ce mouvement, cette régénérescence de la parole, du débat et cetera, que cette dizaine de militants allaient faire des vidéos, lancer des débats, pas du tout. Je sais pas pourquoi. À mon avis, c'est pas qu'ils ont été menacés ou conditionnés ou pas. Non, mais je crois qu'ils n'ont pas eu le l'idée ou peut-être le génie de le faire ou l'inspiration de je sais pas. Ce que tu regrettes également, c'est que le destin de tous ces militants compétents ou peu compétents, peu importe, ou compétent, c'est qu' il tiennent au destin d'une seule personne. Oui.
1:10:28 Un destin même judiciaire d'ailleurs en l'occurrence dans le cas de François en même temps. En même temps, c'està-dire ce sont moi j'ai envie de dire aux gens au lieu de suivre OK une seule personne, un maître, le grand maître. OK. Vous pouvez suivre d'accord vous lui envoyez Moi, je me suis inscrit au patriote par exemple. Hm. Une fois moi je me suis dit tiens je vais les aider comment je vais faire tester. Donc je me suis inscrit au parti j'ai dit bon ça va leur faire un petit en plus et une cotisation mais je suis jamais allé. Ouais non moi il m' jamais parce que j'avais envie de garder ma liberté. Voilà moi je donc ils m'ont il me contacté pour aller faire du tractal [rires] puis après là ils ont terminé ils ont voulu me relancer et oui un jour il disait non ça m'intéresse pas et un moment donné je les ai je lui ai a dit attention là ça devient du harcèlement donc ils ont arrêté h et donc non ce que le message que moi j'ai envie de lancer c'est que apprenez OK vous êtes vous aimez le souv mais il y a Pas de souci. Donnez un chè mais gardez votre autonomie intellectuelle spirituelle du temps. Le temps c'est quelque chose de fabuleux.
1:11:40 Le temps de lire ce que vous avez envie de lire. Voilà n'ayez pas question de vous imposer des trucs et cetera. Et donc bon moi je c'est vrai que je suis très sensible à l'anarchie à la pensée anarchie. D'ailleurs, j'ai fait un dialogue qui s'appelle les anarchies. et qui c'était ni Dieu ni maître et donc moi c'est a une chose que j'aimerais qui passe aussi entre autres h un peu cette idée que chacun doit se prendre un peu en main voilà c'estàdire OK il y a pas de doute il y a des penseurs, moi je suis beaucoup de gens je les regarde et cetera, mais et tu te nourris d'eux mais tu ne te soumets pas, tu n'en perds pas ta personnalité. Et je peux très bien aller voir un autre et des fois on me dit comment tu écoutes par exemple je me souviens dans les années 90 j'avais découvert Radio Courtoisie j'adorais ça tout de suite parce que j'ai aimé beaucoup ce ton par exemple de Beckage ou bien Emmanuel Rattier mais les gens avec qui je parlais mais tu fous tu imagines extrême droite et donc c'est dommage que les gens sont fermes dans des considérations comme ça des étiquettes, voilà, des idéologies alors que bah il faut être libre. Voilà, faut être libre.
1:13:06 C'est ce que tu conseilles à la jeunesse. Voilà, faut être libre. Il faut se renforcer intellectuellement, spirituellement en prenant bien par-ci par là, en développant son jardin secret comme on disait à l'époque, mais ne pas se livrer ni à une voilà garder son autonomie. Voilà, reprendre le pouvoir comme on dit et l'autonomie, c'est un très joli mot. Oui. Oui, j'en veux tout. Oui, merci beaucoup. Merci à toi Jacob. C'est avec un grand plaisir. Ja.
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