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Entretien Société

Marion Saint-Michel : comment repérer la perversion dans la société

Psychologue clinicienne et diplômée de sciences politiques, Marion Saint-Michel a écrit un livre sur la gouvernance perverse observée à tous les niveaux de la société, du couple à la politique. Elle y relie perversion, matérialisme et totalitarisme, et propose des repères pour identifier ces mécanismes dans la vie quotidienne.

SR Stéphanie Reynaud 8 avril 2025 · 1 h 25 · 16 919 vues

Ce dont il est question

Résumé établi depuis l'enregistrement

Marion Saint-Michel explique avoir écrit son livre entre fin 2023 et mi-2024, dans un contexte de frustration personnelle liée à la crise du Covid, sans avoir de connaissance préalable des réseaux sociaux ni de la « complosphère ». Elle dit s'être fiée à son instinct et à son sentiment d'incohérence face aux discours officiels, jusqu'à reconnaître dans ces mécanismes une organisation qu'elle connaît professionnellement : la perversion. Elle évoque aussi la souffrance observée chez ses patients, notamment les personnes âgées, et la mort de jeunes gens comme motivation pour écrire.

Elle définit la perversion comme la faculté de retourner les choses en leur contraire, en présentant d'abord une chose sous un jour favorable avant qu'elle ne se révèle être son opposé. Le pervers, selon elle, ment et pratique l'inversion accusatoire, accusant les autres de ce qu'il fait lui-même. Elle relie ce fonctionnement au matérialisme, philosophie selon laquelle tout serait explicable par la matière, qu'elle juge responsable de dérives comme l'assimilation entre intelligence artificielle et intelligence humaine, ou les projets de chimérisation de l'humain.

Pour elle, la perversion est un outil du totalitarisme, qui vise à imposer une doxa jusque dans l'intimité des personnes, au service d'intérêts privés. Elle cite plusieurs mécanismes d'ingénierie sociale : le politiquement correct, la novlangue qui appauvrit le vocabulaire et inverse le sens des mots, ou les termes utilisés pour disqualifier tout débat (« complotiste », « extrême droite »). Elle prend l'exemple des ZFE, présentées comme écologiques mais qui selon elle visent surtout à réduire l'espace vital des populations et leur liberté de déplacement.

Elle aborde aussi la rupture anthropologique que représente, selon elle, la gestion de la mort pendant la crise Covid, l'impossibilité de dire adieu aux mourants, et plus largement un mouvement de déshumanisation qui passe par la destruction des identités et des repères (nationaux, sexuels, familiaux). Elle évoque la question du transgenrisme chez les jeunes, qu'elle relie à une instrumentalisation par certains réseaux, en citant le travail de Caroline Eliacheff et Céline Masson.

Pour finir, elle insiste sur la nécessité d'une solidarité humaine plutôt que d'une révolte individuelle ou violente, qu'elle juge contre-productive car elle nourrirait la répression. Elle appelle à des gestes quotidiens de résistance et à la bienveillance envers ceux qui n'ont pas encore pris conscience de la situation, évoquant la honte comme frein principal à la prise de conscience. Elle conclut sur l'idée que la spiritualité, quelle qu'elle soit, donne à la fois de la force et le sens des limites, contrairement aux dirigeants qu'elle décrit comme n'appartenant plus à rien.

Points abordés

  • La perversion est définie comme la faculté de retourner les choses en leur contraire, en se présentant d'abord sous un jour favorable
  • Le pervers pratique l'inversion accusatoire, accusant les autres de ce qu'il fait lui-même
  • Le matérialisme, philosophie selon laquelle tout vient de la matière, serait la base qui permet d'assimiler intelligence artificielle et intelligence humaine
  • La perversion serait un outil du totalitarisme, utilisé pour imposer un contrôle croissant au nom du bien des populations
  • La novlangue appauvrit le vocabulaire et inverse le sens des mots, ce qui réduirait la capacité de penser
  • Les termes comme « complotiste » ou « extrême droite » serviraient à disqualifier tout débat sans discuter les arguments
  • La gestion de la mort pendant la crise Covid constitue selon elle une rupture anthropologique grave
  • La destruction des identités (nationale, sexuelle, familiale) participerait d'un mouvement de déshumanisation
  • La honte de reconnaître avoir été trompé freinerait la prise de conscience collective
  • La spiritualité, quelle qu'elle soit, donnerait à la fois de la force et le sens des limites

Ce résumé est établi à partir de la transcription intégrale de l'entretien, puis relu par la rédaction avant publication. Il ne remplace pas l'écoute : les nuances, les hésitations et les réserves de l'invité sont dans l'enregistrement.

« L'argument le plus fort du pervers, c'est au nom du bien, au nom de votre bien. »
Marion Saint-Michel 19:16 écouter le passage
« On ne peut pas dîner avec le diable même avec une longue cuillère. »
Marion Saint-Michel 36:14 écouter le passage
« Il s'agit en fait de pouvoir reconnaître qu'on a été trompé, et on a été trompé pendant longtemps. »
Marion Saint-Michel 1:05:21 écouter le passage
« Il n'y a aucun moyen de se sortir d'une période totalitaire tout seul en individu. Le seul moyen, c'est l'appartenance. »
Marion Saint-Michel 1:13:55 écouter le passage

Sujets

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Transcription intégrale

15 816 mots

Établie à partir des sous-titres de la vidéo, sans relecture. Les hésitations et les répétitions de la machine ont été retirées, rien d'autre. Cliquez un horaire pour entendre le passage.

0:08 Bonjour Marion Saint-Michel, je suis ravie de vous accueillir sur Tribune Libre. Bonjour Stéphanie, très heureuse d'être là. Vous êtes psychologue clinicienne, diplômée de sciences politiques. Vous avez écrit un livre qui traite de la gouvernance perverse dans tous les domaines possibles. Ce qui m'a frappé, c'est la première citation qu'on trouve dans ce livre qui est magnifique de Nietzsche "La force d'un esprit se mesure à la dose de vérité qu'il est capable de supporter." Donc ça démarre en fanfare. D'abord, est-ce que vous pouvez me dire quelle a été cette nécessité, on va dire absolu qui vous a poussé à écrire un tel livre? Alors, le mot de nécessité absolue est tout à fait bien trouvé, me convient parfaitement. Je l'ai d'abord écrit parce que j'avais effectivement besoin de l'écrire. je l'ai écrit entre fin 2023 et mi-2024 disons à peu près.

1:04 Et bon je pense que comme beaucoup de des personnes qui vont nous écouter, j'étais avant ça dans une immense frustration et une grande douleur notamment d'avoir beaucoup de mal à être entendu, à prévenir les personnes, mon entourage, ma famille, quelquefois mes patients quand il me semblait que c'était nécessaire de le faire. Le sentiment de vivre dans un monde qui devient fou d'un instant à l'autre. Sachant que je n'avais absolument pas personnellement de background sur tout ce qu'on pourrait appeler la complosphère ou en tout cas qui ne sont pas du tout d'ailleurs bien sûr dans le complot ou alors ils sont dans le repérage de complot. Je n'avais pas de connaissance des réseaux sociaux. Je n'étais pas sur les réseaux sociaux même si je me suis toujours beaucoup intéressée à la politique, au sens noble du terme. Donc je n'avais pas beaucoup d'éléments pour comprendre ce qui se passait, à part mon bon vieil instinct que je ne cesse de recommander chez chacun et le sentiment bien sûr de tout ce qui ne n'était pas crédible, n'était pas cohérent. Jusqu'à ce que tout ça me rappelle, on y reviendra certainement, une organisation bien connue qui s'appelle la perversion. Et là, je me suis dit, il faut que je branche tous mes canaux. professionnel en même temps parce que nous sommes certainement là-dedans. Donc, il y a déjà eu pour répondre à votre question effectivement une nécessité personnelle. il y a eu aussi vraiment quelque chose qui m'a beaucoup touché, c'est la souffrance des personnes. J'ai été très sensible à la souffrance. C'est un petit peu normal peut-être dans mon métier, mais pas seulement. notamment la souffrance des personnes âgées. Alors, je sais qu'on parle beaucoup et on a raison d'en parler de la souffrance des enfants.

2:40 C'est un fait et heureusement, ça été très bien relayé, y compris par certaines de mes collègues. Je pense bien sûr à Marie Estè Dupont qui a fait un travail remarquable. Heureusement qu'elle était là. On a sur le moment un peu moins parlé des personnes âgées sans doute et puis bien entendu tous ces gens qu'on a commencé à voir mourir, ces jeunes gens he des gens des jeunes gens de 15 ans, je pense au petit Maxime Beltrra, mais il y en a eu plein d'autres que je regardais régulièrement en photo sur mon téléphone et je me disais "Mais comment pouvons-nous laisser faire une chose pareille? Qu'est-ce qu'il est possible de faire Donc la sensibilité à la souffrance bien sûr que je rencontrais m'a conduite aussi à me dire qu'est-ce que je peux faire? Il faut que je fasse quelque chose mais quoi? Alors là encore comme moi je n'étais pas doué pour les réseaux sociaux, je n'étais sur aucun réseau social, y compris pas sur Facebook, bah j'ai commencé à écrire. Je me suis dit il faut laisser une trace. Ce sera peut-être une trace pour mes enfants, mes petits-enfants. ce sera peut-être jamais lu par personne, mais c'est pas grave. il faut laisser une trace de ce qui se passe. Et j'ai commencé comme ça. Voilà, tout simplement. Les pervers ont le vent en poue. Mais attention, ce mot peut-être galvodé. Qu'est-ce qu'un pervers? Il y a plusieurs catégories, j'imagine. Et qu'est-ce que la perversion? Alors, bien sûr, c'est un vaste sujet, mais on va essayer d'être efficace.

4:00 La perversion d'une manière générale, si on revient toujours sur l'étymologie, c'est l'art, si j'ose dire, en tout cas, la faculté de retourner les choses en leur contraire. Donc une personne perverse, c'est une personne qui va avoir tendance à retourner les choses à l'inverse de ce qu'elles sont censées être, mais bien entendu pas dans le sens du mal jusqu'au bien, dans le sens de dévoyer, d'abîmer, de salir, de détruire en présentant en général les choses d'abord bien entendu sous un jour favorable parce qu'on intrape pas les mouches avec du vinaigre. Donc en commençant par présenter les choses sur un jour favorable avec des objectifs positifs et puis progressivement si vous y êtes, si vous faites attention à ça et surtout si vous connaissez la perversion, si vous avez déjà été au contact de la perversion, vous allez constater qu'il y a un moment de décrochement un peu comme en aviation où d'un seul coup on va pas tout à fait dans la même direction et les choses commencent même à être le contraire de ce qui est affiché. ça c'est pratiquement la définition technique de la perversion. c'est vous commencez à partir dans une direction toute droite et bien entendu qui est présentée comme utile, intéressante pour tout le monde, favorable et cetera et puis d'un seul coup vous rendez compte que les résultats de cette chose-là, le discours qui va avec vont dans une direction complètement différente. Voilà, ça c'est la définition la plus technique. Après le pervers dans la société et bien ça va se repérer parce que c'est quelqu'un qui va évidemment mentir mais qui va aussi accuser les autres de ce qu'il pratique lui-même. C'est ce qu'on appelle l'inversion accusatoire. C'est une chose extrêmement importante. Et il va pratiquer assez spontanément ou bien de manière plus professionnelle. Là dans la crise que nous avons connu, nous avons connu la manière professionnelle. Mais

5:50 de manière spontanée, il va pratiquer toutes les techniques d'ingénierie sociale, c'est-à-dire tout ce qui vise à rendre les gens confus, à créer de la dissonance, à créer de l'impossibilité de réfléchir. Alors, de mon point de vue, finalement, avec le recul et en ayant du coup pris le temps de réfléchir à tout ça, il y a belle lurette que nous étions dans la perversion. alors ça vient peut-être de l'âge que j'aime. Moi, j'ai repéré mais apparemment d'autres l'ont repéré aussi. Au moins depuis 40 ans, nous étions sur le plan social et politique dans énormément de choses perverses, notamment au niveau du discours, au niveau par exemple de ce qu'on a appelé le politiquement correct,. Donc qu'est-ce qu'on a le droit de voir et qu'est-ce qu'on a pas le droit de voir? par exemple, normalement vous voyez ce que vous voyez et il y a deux choses différentes. Vous voyez ce que vous voyez et après vous avez le droit de chercher à en penser quelque chose de positif ou quelque chose de malsin. Mais c'est très important d'avoir ces deux temps différents. C'est ce qui rend intelligent et c'est ce qui permet de penser le monde. Si on vous dit "Ah non, vous ne voyez pas ce que vous voyez". Il est bien évident que vous allez encore moins le penser,. Par exemple, on vous dit "Je sais pas ce ce qui est à ma gauche là, ça n'est pas un Bouddha, c'est un éléphant rose." Et bien alors, si c'est un éléphant rose, comment allez-vous penser ce qu'est Bouddha? À quoi il peut servir?

7:11 Quelles sont ses références? Voyez, vous ne pouvez pas penser. Alors, au début vous dites "Oh bah, je sais bien que c'est pas un éléphant rose. Bon, on me demande de dire que c'est un éléphant rose. Quelle drôle d'idée. voilà, vous dites simplement ça, mais au bout d'un certain temps, vous-même pouvez considérer que c'est un éléphant rose. Ça vous paraît peut-être excessif, mais il y a un tas d'études extrêmement intéressantes qui ont été fait là-dessus. Donc, il y a une expérience qui est intéressante qui a été fait à ce propos. On prend des gens dans un amphi. Donc il y a un seul jeune homme bien sûr qui est l'objet de l'expérience et on a donné à tout le monde un classeur de couleur verte et lui a un classeur de couleur verte également comme tout le monde. Et à un moment donné le professeur va dire tout simplement et bien ouvrez votre classeur rouge et l'ensemble de l'ampille va ouvrir le classeur vert mais qui est censé être de couleur rouge. Et le jeune homme au départ regarde crédule et se dit "Mais moi j'ai pas on n pas un classeur de cette couleur là. Ça ne convient pas. Ça n'est pas l'idée. Et puis on se rend compte, je vous fais la chose un petit peu rapidement, mais que au bout de deux ou trois demandes de la même sorte, en fait, il va d'une certaine manière plier et il ne va pas comprendre ce qui se passe, mais il va se dire bah c'est moi qui ne comprend pas." Et donc il va faire comme tout le monde. Il va ouver ouvrir le classeur qui est censé être de couleur verte.

8:33 Voilà. Donc on se rend compte qu'il y a effectivement un conformisme humain dont on ne sait pas exactement c'est certainement quelque chose de l'ordre de l'instinct graire et que finalement on peut amener les gens à se comporter de manière assez folle finalement de manière contreintuitive par rapport à leur propre perception. Voilà. Donc ça c'est une chose qu'il est importante d'expérience de qui mesure le degré de conformisme des individus. C'est ça. Je pense que c'est ça. Oui. Donc ça ça mesure la force de la pression du groupe social. La force de la pression du groupe social. Tout à fait. Vous parlez dans votre livre très intéressant des liens entre la perversion et le matérialisme ou l'hypermatérialisme qui caractérise nos sociétés. Vous pourriez nous en dire deux mots? Alors le matérialisme c'est vraiment effectivement on pourrait dire le la base philosophique qui permet qu'on nous soit qu'on en soit arrivé là. il y a beaucoup de dimensions au matérialisme.

9:34 Souvent, on conçoit le matérialisme uniquement comme une primauté de la matière, mais en fait c'est avant tout une philosophie et c'est effectivement la philosophie de la matière est première en toute chose. par exemple dans le domaine qui met précieux, ça signifie que les productions du cerveau, l'intelligence, la conscience sont censés naître du cerveau. Donc de cerveau qui est quelque chose d'extrêmement matériel qui est bien entendu de la chair humaine. Et on a longtemps considéré, c'est ce qu'on apprenait. Moi, c'est ce que j'apprenais quand j'étais étudiante en psychologie. C'est vrai qu'il y a déjà un certain temps, mais quand même on considérait et beaucoup de gens considèrent encore que la conscience n'est du cerveau. Donc par exemple, à notre mort, le cerveau s'éteint et la conscience disparaît. Aujourd'hui, on a de plus en plus d'expériences qui démontrent et notamment ce qu'on appelle les expériences de mort imminente, que c'est au contraire quand le cerveau s'éteint que certaines zones de conscience s'allument.

10:32 Donc le côté matérialiste qui nous indique tout vient de la matière et que tout est explicable par la matière. Là, on voit bien que ça dysfonctionne. Il nous manque quelque chose, il nous manque un élément pour comprendre ça. Donc le gros inconvénient du matérialisme, c'est bien sûr qu'il a donné dans notre société une prédominance à tout ce qui était bien sûr l'argent, la production de choses matérielles, mais c'est aussi et peut-être encore plus le fait qu'il pensent que tout est explicable par la matière. C'est je pense que c'est ce qui nous permet aujourd'hui d'arriver au fait que l'on puisse imaginer que l'intelligence artificielle puisse remplacer l'intelligence humaine. Ce qui est de mon point de vue et du point de vue de beaucoup d'autres pure folie. C'est une autre intelligence qui a sa valeur, qui a son intérêt mais la dimension de créativité et surtout la connexion justement à l'intelligence de l'univers qu'on peut appeler de différentes manières. Philippe Guimand parle de ça par exemple de manière extrêmement intéressante. donc le principe même que l'on puisse et qu'il puisse y avoir une équivalence entre cette intelligence- làà et l'intelligence humaine, c'est pure folie, ça ne tient pas debout, mais c'est possible dans une vision purement matérialiste de l'existence et de l'être humain. On nous entraîne dans cette dérive purement matérialiste depuis de nombreuses décades pour pas dire de nombreux siècles. On pourrait probablement dater ça au moins des lumières, peut-être même un petit peu avant de la Renaissance probablement.

12:06 Bien entendu, c'est lié aussi à l'abandon de la spiritualité en Occident. Je dirais pas seulement de la religion. Bon là en l'occurrence chez nous c'était la religion chrétienne bien sûr, mais c'est l'éloignement de plus en plus important de toute spiritualité possible. Et donc l'esprit est conditionné en fait à la matière et comme l'esprit ne saurait être conditionné par la matière, en fait l'esprit disparaît et la matière gère tout. Et ça c'est d'une certaine manière on pourrait dire diabolique. Si on rentre dans un vocabulaire un peu impressionnant peut-être. Mais pourquoi? parce que ça divise l'homme. L'homme est très intimement esprit et matière bien entendu. Et quand on commence à diviser les choses et bien on obtient malheureusement ce que l'on a obtenu par exemple avec la crise Covid mais aussi avec toutes les dérives que nous avons actuellement notamment celle de la de l'intelligence artificielle. Plus exactement, je ne critique en aucune manière l'intelligence artificielle en tant que telle. Je critique bien entendu le fait de la mettre sur un plan d'égalité, avec l'intelligence humaine, avec l'être humain. Et puis on a plein d'autres dossiers, si j'ose dire, d'autres sujets qui sont liés à ça également. bien entendu, tout ce qui est de l'ordre des naissances par utérus artificiel, tout ce qui est de l'ordre de la chimérisation de l'humain, de l'éventualité de nous mettre des puces dans le cerveau. Alors, il y aurait débat possiblement sur une puce pouvant améliorer certaines dimensions effectivement pour des personnes handicapées ou autres bien entendu, mais on voit bien qu'il y a des réflexions sur autre chose qui consisterait à à remplacer l'intelligence humaine, voire les souvenirs humains, voir pourquoi pas l'âme humaine pendant qu'on y est, par un fonctionnement d'intelligence artificielle. Là, on est, de mon point de vue de psy, dans un pur délire et un délire extrêmement

13:57 dangereux. Est-ce qu'on peut dire que perversion, matérialisme et totalitarisme forment un trio solide? J'espère que non. Alors, je sais pas si c'est un trio. Il y a bien sûr des liens entre chaque dimension. Ce serait peut-être un petit peu long de les évoquer ici, mais je j'explique dans le livre effectivement qu'il y a un lien entre perversion et totalitarisme. En tout cas, que la perversion est un outil du totalitarisme. C'est pour ça que j'ai voulu prendre le problème sous cet angle, c'est que j'ai quand même constaté que par mon métier tout simplement, la perversion existe dans à différents niveaux de notre vie humaine. Elle existe bien sûr dans les relations interindividuelles, malheureusement parfois au niveau marital, familial. filiale, amical. elle existe évidemment dans les institutions, dans les entreprises. J'en parle beaucoup.

14:52 C'est ce qui nous a conduit notamment à l'épidémie de burnout que nous avons depuis 5 à 10 ans aujourd'hui qui explose littéralement. Et donc, ce sont les mêmes mécanismes qui sont à l'œuvre, qu'on les rencontre sur le plan personnel, sur le plan de l'entreprise donc professionnelle ou bien sûr sur le plan politique. Il y a donc une continuité en tout cas dans les outils utilisés. C'est pour ça que ça m'a semblé intéressant de d'en parler. Bien sûr, cette perversion c'est un outil donc elle vise un certains objectifs. Elle peut-être utilisée pour différents objectifs. en l'occurrence tel que nous l'avons vécu, tel que nous le vivons depuis 5 ans, il est bien clair qu'elle se dirige, qu'elle nous qu'elle mène, elle essaie de mener la population vers une forme de totalitarisme. qu'on appelle totalitarisme, ce qui vous impose une doxa, un mode de vie et même un système de croyance jusque dans votre intimité la plus personnelle dans votre intimité, dans ce que vous pensez, dans ce que vous êtes profondément, dans vos pensées, dans vos croyances et cetera.

15:54 Donc tout se résume au bout du compte à une chose qui vous est imposée de l'extérieur et qui doit remplir tous les espaces de votre vie. nous entrons là-dedans pour un certain nombre de raisons que d'autres ont très bien traité. Je renvoie bien sûr au travail remarquable d'Arienne Bilran sur ce sujet. J'en parle un petit peu dans mon livre, mais ce n'est pas le la matrice principale de mon livre. Et bien entendu, ce totalitarisme, de mon point de vue d'ailleurs, n'est qu'une étape aussi. C'est-à-dire que je le je le totalitarisme également n'est pas une raison en soi. En général, il a aussi un objectif. Je pense que l'objectif de ce totalitarisme, c'est de maintenir effectivement les foules, les masses, les populations de les contenir dans un contrôle de plus en plus puissant dans l'intérêt d'un certain nombre d'intérêts privés dont je ne suis évidemment pas la seule à parler. Je renvoie aux travaux magnifiques de Valérie Bugot, de Pierre Hillard et de beaucoup d'autres personnes. Et donc c'est un totalitarisme parce que le totalitarisme également c'est pratique pour ça. C'est que ça vous contient une population qui est de plus en plus standardisée, de plus en plus ignorante, maintenue dans l'ignorance avec des outils d'ingénierie sociale. C'est-à-dire elle se pense informée bien entendu. Elle est même parfois surinformée mais elle n'a pas les informations essentielles. elle n'a pas les informations qui lui permettent de comprendre comment elle est manœuvrée, comment elle est manipulée,. Donc tout le monde est content. Ça c'est la grande thèse de Bernz dont je parle un peu dans le livre bien sûr qui était de dire "La meilleure façon de garder les gens sous un jou, un contrôle autoritaire, c'est de leur imposer des choses mais en toute discrétion.

17:36 C'est-à-dire il faut qu'ils croient qu'ils sont totalement libres. Et aujourd'hui, tant que les personnes pensent qu'elles sont libres, bah je voudrais pas être un peu trivial, mais de choisir leur programme sur Netflix, de consommer ce dont elles ont besoin. Elles sont encore libres d'aller voyager dans tel ou tel pays, ce qui risque, en tout cas le projet existe de réduire ça considérablement. Mais toutes ces petites libertés du quotidien vous donnent une impression de liberté. En fait, fondamentalement, vous ne remarquez pas à quel point on vous impose vos comportements, vos idées jusqu'à vos pensées les plus intimes, jusqu'au fait de vous faire ou pas injecter un produit, jusqu'au fait d'avoir le droit ou pas de vous déplacer bientôt. On prend l'exemple actuel des ZFE qui est un exemple magnifique,. Je salue le travail absolument remarquable, je trouve d'Alexandre Jardin et de toutes les personnes derrière lui, les motards en colère, enfin toutes ces personnes qui se mobilisent, les forins et puis peut-être aussi maintenant des députés, des sénateurs de la nation. il serait temps, ce serait bien parce que ce programme là, il est aussi totalement dans cette logique. Il s'agit de réduire l'espace vital de la population, d'éviter qu'elle ne se déplace, d'éviter cette liberté de déplacement qui est dangereuse pour plein de raisons et surtout qui contre qui contrarie qui rend difficile le contrôle de la population. Donc vous voyez qu'à un moment donné, on se rend compte quand on commence à étudier tous ces systèmes-là que il s'agit même pas seulement d'un triangle comme vous l'évoquiez. En fait tout est lié, tout s'emboîte et tout sert à quelque chose dans ce système. Encore faut-il se demander à quoi qu'il faut repérer parce que l'argument le plus fort du pervers, c'est au nom du bien, au nom de votre bien. Bien sûr, c'est ça l'arnaque. Tout à fait. C'est la principale arnaque et là en ce moment on a cette arnaque-là dans plein de

19:27 domaines. Par exemple limiter vos déplacements parce que c'est bon pour la planète parce que attention au bilan carbone même Thierry Breton a même envisagé donc commissaire européen et je pense que ça reviendra tôt ou tard sur le tapis de légiférer là-dessus. C'est-à-dire que des personnes qu'il n'y ait plus de doute possible sur la réalité du réchauffement climatique, de la nuisance de de du carbone et de l'absol l'absolue nécessité pour l'avenir de la population de limiter le bilan carbone. Or, vous avez tout un tas de ça ça n'est pas ma spécialité bien sûr, mais vous avez tout un tas d'experts qui nous expliquent que c'est pratiquement le contraire. et même sans être expert en réchauffement climatique ou climatologue, on apprend, je crois me souvenir dans les toutes petites classes que effectivement le meilleur réducteur de bilan de carbone, ça reste les arbres, les arbres et la végétation puisqu'il capte le gaz carbonique et qui nous rejette de l'oxygène. Donc on est en train là aussi d'essayer de se prendre pour Dieu à la place de Dieu, de considérer qu'on va intervenir sur les mécanisme de de du climat tel qu'il existe de toute éternité. Mais ils savent très bien qu'il nous mentent. Je pense qu'ils savent très bien qu'il nous montent,. C'est pas du tout un problème ça. Bon, mais là, je suis en train de vous dire ça aujourd'hui ouvertement et peut-être que dans 6 mois, j'aurai une grosse amende, voire pire, parce que je parlerai de ce genre de choses. Alors, ça s'appelle la liberté d'expression. Ça s'appelle la liberté de réfléchir, de penser, de s'interroger. On peut effectivement s'interroger. Il y a peut-être quand même des choses qui n'est pas bon de faire pour la planète, ça c'est certain.

21:05 Je pense à tout ce qui est plastique, toutes ces choses-là. Il y a évidemment beaucoup de choses à faire, mais il faut vraiment partir du principe qu'il faudrait interroger tout ce qui nous est présenté parce que tout ce qui nous est présenté comme une obligation dans le bien de la planète 9 fois sur 10, si vous creusez avec les gens qui s'y connaissent vraiment, vous allez trouver à peu près tout l'inverse. Alors, on dirait à quoi ça sert de faire peur aux gens avec des choses comme ça? D'une part, ça sert effectivement à leur faire peur et puis ça sert aussi à les limiter. Le point commun qu'on trouve à toutes ces politiques là qui sont soi-disant pour le bien de la planète et en réalité c'est pas tout à fait ça. Le point commun, c'est qu'il limite l'élan vital de la population. Je parle dans mon livre d'un excellent bouquin qui m'a beaucoup intéressé d'une philosophe qui s'appelle Sophie Chassa et qui parle justement de tout son travail et sur l'élan vital et elle a conçu de deux références de concepts ce qui est bioport et ce qui est biocide. Et il est évident que tout ce qu'il nous disent là sur ces politiques là, c'est bioc. C'est-à-dire que ça tue non seulement biologiquement, mais ça tue l'enthousiasme, l'élan vital notamment de notre jeunesse. On a aujourd'hui des jeunes gens qui disent qu'ils ne feront pas d'enfants pour sauver la planète par écoanxiété. Par échoanxiété. On a créé d'ailleurs de l'éco-anxiété, sachant que les jeunes, et c'est tout à fait normal par définition, sont idéalistes, sont toujours consacrés ou bien commun, veulent absolument aller dans le bon sens pour l'avenir et pour la planète et on leur raconte des choses qui en grande partie, je suis prudente mais en grande partie sont fausses et ils en viennent. Et le point commun quand vous regardez le détail de toutes ces politiques, c'est que le but c'est

22:55 réduire l'élan,. Je pense que l'homme idéal pour ces gens-là dans 50 ans, c'est un être humain qui reste dans son salon avec sa télévision, des programmes Netflix ou autres. Je ne suis pas obsédé par Netflix, mais tout le monde me dit qu'ils sont sur les séries et des choses de ce genre, donc j'y pense nécessairement. de quoi manger à côté les villes des 15 minutes, c'est-à-dire que vous trouvez à peu près tout ce dont vous avez besoin de vital dans votre entourage à 15 minutes à pied. Vous ne prenez la voiture qu'exceptionnellement une fois ou deux de temps en temps, je ne sais pas quel sera le rythme, mais il va certainement aller en se réduisant de plus en plus pour aller voir votre vieille maman. vous irez de moins en moins au bout du monde et il faudra de plus en plus expliquer pourquoi vous voulez aller au bout du monde. c'est le genre de d'avenir qu'il réserve visiblement à la population,. Et ça évidemment ça me paraît ça me paraît inacceptable tout simplement intolérable mais ce sera toujours présenté dans d'une manière positive pour les populations. La prochaine chose en date, c'est probablement bien sûr l'euro numérique, la numérisation de plus en plus complète de la monnaie avec comme intérêt bah ce que tout le monde fait déjà. On va vous dire mais vous risquez plus de perdre votre porte-monnaie, vous ne risquez pas de perdre votre argent, vous sortez votre carte ou vous sortez même votre téléphone et vous pouvez aller partout, vous pouvez payer partout et cetera.

24:19 Oui, sauf que c'est aussi comme ça que pour la moindre raison, on peut vous couper l'accès à vos comptes, ça c'est déjà vu. On peut vous couper l'accès à vos moyens numériques et à ce moment-là, vous ne pouvez plus rien faire. Donc, c'est une société déshumanisée qui vend la mort comme quelque chose de glamour avec plutôt des injonctions mortifères. Oui. alors dans le livre, vous décrivez très bien cette fabrique du consentement, la stratégie du choc, tous ces outils d'ingénierie sociale finalement. Et également ce qui nous empêche de parler de manière assez pernicieuse, ce sont les termes bayons justement qui empêchent tout débat parce que finalement vous diriez aux gens qui sont pas tellement concernés par ça, il y a un signal d'alarme qui est très nette, c'est l'interdiction du débat. Oui. Alors, il y a plusieurs signaux d'alarme bien sûr, il y a des signaux que moi j'ai trouvé extrêmement grossiers parce qu'ils m'ont rappelé d'ailleurs l'URSS de mon enfance, quand on nous citait les titres de la PAVDA et ça faisait rire tout le monde.

25:26 Mais il faut savoir qu'on a eu les mêmes pendant le Covid, c'est-à-dire bah par exemple à la moindre critique, renvoyer les gens au terme de complotiste ou bien d'extrême droite. quel rapport d'ailleurs entre vous dire est-ce que ce vaccin est-ce qu'on en est bien sûr, est-ce que et cetera et en quoi il faut être d'extrême droite pour s'interroger sur l'utilité d'un médicament. Donc c'est tellement énorme,. Bon, c'est tout le principe de la réduction à ditler room, c'est-à-dire qu'on réduit votre discours, non pas au niveau des arguments, en vous opposant des arguments, en discutant avec vous et cetera, mais en vous rendant d'emblé inaudible parce que vous êtes réduit même en faisant le grand écart, c'estàdire qu'on voit pas le rapport en fait finalement, mais il paraît qu'il y en a un. et donc on vous réduit à être soit d'extrême droite, soit complotiste et cetera. Et donc bien entendu, vous êtes discrédité d'emblé. C'est même plus la peine d'essayer de discuter. Vous êtes mis de côté. Ça beaucoup d'intérêt pour ces gens-là parce que ça évite évidemment bah justement les arguments de rentrer dans le vif du sujet. Mais pour moi c'est grossier en fait. J'ai pensé au début quand on a commencé à accuser les personnes de complotisme, j'ai vraiment pensé que c'est ce qui allait aider la population à repérer le la propagande d'une part parce que ça ça va avec la propagande et donc d'une certaine manière à s'en distancier. Bah ça n'a pas été si simple sans doute à cause de la peur, à cause de beaucoup de choses qui ont été instrumentalisées à côté. Bien entendu, la façon dont on utilise des termes de manière totalement inappropriée dont on essaie de vous réduire à quelque chose que l'on ne définit d'ailleurs pas parce que si vous essayez de définir le complotisme, il y a que deux façons d'être complotiste,. Où vous avez repéré des complots réels, en tout cas des choses qui sont en train de s'organiser,. C'est évidemment pas

27:16 un complot au sens d'une dizaine de personnes. C'est beaucoup plus complexe que ça. Et j'essaie de rentrer un petit peu dans le détail de comment ça se met en place dans le livre. Mais donc de deux choses. L'une où vous avez repéré un complot et vous êtes ce qu'on appelle un lanceur d'alerte ou bien vous êtes paranoïque et donc il y a pas de complot. Bon donc pourquoi pas? Une autre façon d'ailleurs de réduire le débat, si vous souvenez de ça, les complotistes au début, les soi-disants complotistes au début de la crise étaient comparés, ils étaient ramenés aux personnes qui pensent que la Terre est plate,. C'est-à-dire que pour définir cette catégorie, ça c'est très intelligent aussi comme façon de faire, mais c'est très connu, ce sont vraiment des techniques de base. Non seulement vous réduisez la personne à à au complotisme, mais le complotisme, vous en faites quelque chose de parfaitement ridicule,. C'est-à-dire vous décrédibiliser et puis bah ce sont des gens donc visiblement qui sont très particuliers, voire qui manquent d'instruction et cetera et ils ont réduit ça donc par exemple aux personnes qui penseraient que la terre est plate. Et de cette manière-là et bien en tant que soit-disant compleit, si vous posez des questions, voilà, si simplement vous avez des doutes sur quelque chose et qu'immédiatement on vous réduit à quelqu'un d'ignorant, qui s'est pas bien renseigné, qui a pas dû faire d'études et cetera, bah si vous êtes pas trèsûr de vous, vous prenez un bon coup au moral et vous commencez par vous taire. Voilà, vous dites "Bah, ces gens-là doivent savoir mieux que moi." Vous réduisez vos doutes, vous dites "Bah après tout, effectivement combien de fois j'ai entendu dans pendant cette crise des amis, des personnes qui m'entouraient me dire "Mais tu sais, moi je suis pas médecin, donc je voilà, je fais ce que le médecin me dit de faire, mais halte au feu! Surtout pas, mais non, bien sûr que non. il y a une loi qui s'appelle la loi Leonetti qui a le

29:07 mérite d'exister encore aujourd'hui bien entendu qui a fait énormément progresser les choses dans ce domaine et qui dit que la personne malade, la personne qui doit avoir un traitement reste seul juge du fait qu'elle prendra ou pas un traitement. Donc bien entendu, le médecin sait des choses que a priori il doit savoir un petit peu plus que nous sur un certain nombre de domaines, mais la décision doit se prendre à deux,. J'en parle aussi beaucoup dans le livre de ça parce que par mon parcours évidemment, j'ai beaucoup suivi de personnes malades, de personnes confrontées à des maladies graves ou chroniques ou autres. Et j'ai eu suffisamment d'exemples démontrant à quel point cette collaboration entre le patient et le médecin est absolument indispensable. Et quand on ne vous la propose pas, ça veut dire qu'il y a un loup. Ça n'est pas correct. Toute la dimension de consentement éclairé, il y a pas eu de consentement du tout et il n'était pas non plus du tout éclairé. Donc ça il faut faire très attention à ça.

30:07 Parmi les outils qui rendent les populations un peu folles et déboussolées, il y a la novel langue chère à notre ami Orwell qui permet peut-être entre autres de déplacer cette fameuse fenêtre d'Overton. Hm. C'est-à-dire tout ce qui est rendu acceptable aux yeux de la population. Est-ce que vous pouvez nous en dire deux trois mots? Oui. Alors la novelue, il y a énormément à dire je consacre un chapitre mais il y aurait évidemment beaucoup à dire. C'est le ça fait surtout partie d'une évolution globale, on pourrait dire un petit peu générale, qui consiste en deux choses. Réduire le vocabulaire d'une manière générale. Donc on voit bien le lien par exemple avec l'éducation des enfants, avec l'importance de la lecture. J'insiste beaucoup là-dessus aussi dans le livre parce que il faut absolument que nos enfants lisent parce qu'il faut qu'ils accroissent leur vocabulaire et qu'il voient aussi le vocabulaire dans son utilisation littéraire parce que un mot utilisé de manière séparée n'a aucun sens. En fait, la richesse de la littérature, la richesse, ce que la littérature nous livre de capacité cognitives, émotionnell, d'ouverture au monde, de compréhension du monde, c'est quelque chose d'absolument fondamental.

31:21 Et on voit bien que tout ce qui a été réduit au niveau de l'éducation ramène les enfants à des notions extrêmement basiques où les mots n'ont pas de valeur en soi. Ils ne connaissent plus l'étymologie. On fait très peu de latin aujourd'hui. On fait très on ne fait pratiquement plus de grecs. Donc quand les personnes quand les enfants ou les jeunes, pas tous, Dieu soit loué, mais aujourd'hui on tend vers ça, beaucoup de mots en fait ne sont pas compris. On peut leur donner l'utilisation qu'on veut,. Donc dans la novelue, il y a à la fois une réduction du nombre de mots utilisés, mais il y a aussi une déformation en fait de la façon dont ces mots sont utilisés. on leur fait dire autre chose que ce qu'ils disent. Bah, on vient d'en donner un exemple avec le complotisme. On pourrait trouver beaucoup d'exemples, j'en cite quelques-uns, mais c'est surtout ça un petit peu l'intérêt, c'est de en fait on réduit l'intelligence des gens parce que pour penser, il faut avoir des mots, il faut comprendre le sens des mots, il faut même connaître leur étymologie. Il faut pouvoir dire "Mais ce mot-là n'est pas utilisé de bonne manière par cette personne." Ça ne veut pas dire ça. Ça n'est pas correct. Et donc ça évite beaucoup de propagande puisqu'on ne peut pas étirer le mot, on peut pas l'emmener ailleurs que là où il est. Le mot a une existence, il a une essence en quelque sorte. Donc tout le principe de la novel langue.

32:42 Alors Orwell évidemment a basé beaucoup son travail là-dessus avec des choses caricaturales mais qui sont ce qu'on nous a servi cette fois-ci. L'esclavage c'est la liberté. Le silence c'est la parole. Bon ça c'est une inversion complète mais on peut y arriver. on peut arriver à rendre une concept, une pensée à peu près inverse de ce qu'elle était au départ,. Ça rejoint un peu ce qu'on disait tout à l'heure sur les expériences de conditionnement humain et cetera. Donc voilà, la novel langue, je sais pas si je vous en dis assez ou s'il y aurait d'autres choses à en dire. Il y a il y a des livres entiers qui ont été consacrés là-dessus. C'est une chose importante, mais il faut surtout repérer l'importance de retrouver le sens profond des mots. Et pour ça, il faut lire, il faut parler, il faut discuter, il faut échanger, mais il faut lire beaucoup pour les enfants,. Ça c'est extrêmement important. Une pensée complexe et nuancée par exemple pour pouvoir penser, il faut connaître le sens des mots. Vous pouvez arriver à ne plus pouvoir penser parce que votre vocabulaire est trop appouvri.

33:46 Et d'ailleurs, on a vu pendant cette période Covid des néologismes. Oui, bien sûr. Ça fait partie des outils d'ingénierie sociale. Oui, ça fait partie des outils, bien sûr. Mais tout le discours politique aujourd'hui est un réducteur absolument considérable. Une question importante qui nous a tous un peu titillé, on va dire ça comme ça. Pourquoi des personnes ont vu arriver ce système pervers et d'autres ne l'ont pas vu, ils n'arrivent pas à le discerner? On va dire ça comme ça? Alors, c'est une question extrêmement précieuse et intéressante dont je ne suis pas sûr qu'on puisse vraiment faire le tour. Néanmoins, il y a quand même des quelques éléments. pour connaître la perversion, pour la reconnaître d'une manière générale ainsi que la propagande d'ailleurs ou des choses de ce genre, il est important la plupart du temps d'y avoir été confronté. Alors, il y a cet élément-là.

34:44 Pour beaucoup de personnes, quand je discute avec un certain nombre de personnes qui comme nos auditeurs aujourd'hui certainement effectivement ont vu assez rapidement certaines choses, ont compris assez rapidement certaines choses, on trouve des points communs et dans ces points communs, il y a notamment le fait d'avoir été confronté d'une manière ou d'une autre un jour ou l'autre à la perversion. Ça peut-être avoir épousé un pervers narcissique, ça peut-être avoir subi du harcèlement au travail, avoir connu un burnout qui est une expérience extrêmement douloureuse mais qui peut aussi avoir une dimension initiatique même si on ne la recherche pas pour ça bien entendu. donc il y a effectivement cette expérience de la perversion qui vous permet après de la reconnaître parce que la souffrance est énorme et qu'en général les dégâts sont considérables. Pourquoi les dégâts sont-ils souvent considérables? Parce que il est très difficile un être humain normal de penser à quel point la perversion est noire. Voyez, on a toujours une petite tendance à ramener la personne ou la chose perverse à quelque chose d'un peu moins grave que cela est. Donc, on a tendance à diminuer la nuisance, la gravité de des conséquences de ce qui sera proposé.

35:59 Une personne normale ne peut pas imaginer qu'on puisse vouloir faire autant de mal d'une manière générale, sauf quelqu'un qui l'a vécu et qui quelquefois est passé pas loin de la folie ou de la dépression ou de choses extrêmement douloureuses. Et cette personne là sait qu'on ne peut pas dîner avec le diable même avec une longue cuillère. Quoi qu'on dise cette cet adage qui a un certain charme qui dit on ne peut pas pour dîner avec le diable, il faut une longue cuillère. À la vérité, je pense qu'il vaut mieux éviter de dîner avec le diable. Vous voulez dire par là que le pervers est incurable et qu'il pense pas comme nous d'une manière tellement différente qu'on ne peut même pas comprendre comment ça se passe dans son cerveau. Alors ce que vous dites m'amène à une chose une précision extrêmement importante. la perversion n'est pas une maladie h quand vous dites est-ce que le pervers est incurable? Bon, d'abord, moi je suis toujours très prudente avec ça parce que les miracles, ça existe, les conversions, ça existe.

37:00 Mais personnellement, j'en ai pas beaucoup vu en tout cas autour de moi par rapport à ça parce que la perversion n'est pas une maladie c'est un dévoiement. Alors, comment ça se construit? On a un certain nombre d'éléments, mais on ne sait pas tout. On sait aujourd'hui qu'il y a probablement des dimensions inées, peut-être génétiques. On travaille de plus en neuroscience sur bien entendu les types de neurotransmetteurs qui existent ou pas chez des personnes. On se rend compte par exemple que certaines personnes ne réagissent pas quand on leur montre des images de souffrance physique extrême sur des êtres particulièrement innocents comme les animaux ou comme les bébés. Si on nous montre ça à vous et moi et à 95 % même peut-être un peu plus de la population, nous allons vraiment envoyer des signaux y compris électriques au niveau du cerveau et nous allons sécréter des substances qui montrent à quel point nous sommes stressés, nous sommes dans la souffrance, dans la douleur, dans l'empathie par rapport à ce qu'on nous montre. C'est une base de la constitution de l'être humain.

38:03 L'empathie, l'empathie et l'identification. C'est comme ça que nous croissons et que nous développons. On constate qu'il n'y a des personnes qui n'ont pas ce mode réactionnel. alors pour certains c'est on creuse encore on cherche pourquoi. Il y a peut-être des choses qu'on ne sait pas encore. Pour d'autres, il y a évidemment ce qui est le plus courant souvent en psychologie, des événements de vie, des gens qui ont été particulièrement maltraités, certains rapports aux figures d'attachement bien sûr des troubles de l'attachement mais extrêmes, des violences dans l'enfance. Enfin bon c'est pour ça malheureusement probablement que ce système perverse en prend beaucoup aux enfants aussi parce qu'on sait qu'évidemment le mal qui est fait aux enfants ou même le bien qui ne leur est pas fait he je je vais jusque là non seulement le mal sûr qui leur est fait je pense à tout ce qui est ces terribles manœuvres de pédocriminalité et autres mais même le bien qui ne l'aurait pas fait le manque d'amour le manque de prise en compte le manque d'écoute a des conséquences sur l'adulte. Alors, il ne faut rien dramatiser. Il y a la notion de résilience existe. Il y a des êtres qui ont vécu des choses absolument terribles. Voir le ce magnifique travail sur les survivantes,. Toutes ces personnes qui ont témoigné, je pense que beaucoup d'entre nous n'auraient pas survécu à ce qu'elles ont vécu. Et pour beaucoup d'entre elles, ce sont visiblement aujourd'hui de très belles personnes qui ont des réserves et des dimensions spirituelles tout à fait étonnantes qui les en sans doute aidé d'ailleurs. Donc, il n'y a rien de systématique. Il ne faut pas faire de catastrophisme, mais c'est évidemment très grave ce que l'on peut faire à un enfant par rapport à par rapport à ça. vous disiez autre chose qui est très important, ce système totalitaire qui avance peu à peu, étape par étape, catégorie de population par catégorie de population.

39:53 La seule façon finalement de le contrer, c'est d'être solidaire et que la population entière ou en tout cas une majorité de personnes soit solidaire entre elles puisque finalement c'est comme un rouleau compresseur qui va avancer écraser une catégorie de population puis une autre. Et si vous dites "Moi, je suis un grand bourgeois, je suis à l'abri de cela h les ADFE, les DPE, tout ça, ça ne me concerne pas. vous avez un message envoyé au grands bourgeois par exemple ou autre aux gens qui se croient vraiment à l'abri. Vous dites d'abord c'est eux mais ensuite ce sera vous. Il faut en prendre conscience tout de suite avant qu'il ne soit trop tard. Vous voudriez développer ce point c'est le principe même du système totalitaire. Quand vous regardez on a eu quand même droit au 20e siècle à deux ou trois expériences particulièrement puissantes. Je cite là encore dans le livre et c'est vraiment une référence importante le très beau travail de Vera Charave qui est donc une personne qui a survécu au camp et qui a d'une part elle-même ressenti à quel point il y avait des points communs entre ce qu'elle avait vu se développer dans sa propre vie il y a 80 ans de cela maintenant ou presque et ce qui se mettait en place actuellement c'estàd que des personnes qui ont vécu des systèmes totalitires nous alertent sur le fait que Les choses se présentent de la même manière avec en tout cas de grandes similarités dans la progression des choses et dans les systèmes totalites.

41:19 Ça ça beaucoup de conséquences ce qu'on est en train de dire là parce que le dans le rien n'échappe à un système totalitaire mais bien sûr il est obligé de progresser par petit pas. Alors le petit pas classique très lâche d'ailleurs accessoirement mais que l'on comprend sur le plan stratégique c'est de s'en prendre d'abord au plus faible. Donc on a ça par exemple en ce moment avec les feux. Et puis si c'était passé facilement et bien entendu, on sait que ça nous mène vers les villes de 15 minutes vers une restriction globale pour toute la population des déplacements. On s'en prend au plus puissant en dernier souvent parce que leur capacité de nuisance est plus importante. Mais de toute façon, à un moment donné tout le monde est réduit à ce totalitarisme là. Une fois que les choses sont en place, une fois par exemple qu'un système très contrôlé numériquement serait en place, quelle que soit votre richesse, si ce n'est pas vous qui avez le bouton, si vous n'êtes pas derrière le système de contrôle, vous ne vous en pâtissez autant que les autres. Donc, il faut comprendre la logique de ce qu'est le totalitarisme pour vous rendre compte qu'à un moment donné, nul n'y échappe.

42:29 Je crains aussi que ces expériences par ailleurs magnifiques qui existent en ce moment de personnes qui créent des villages, qui créent des expériences en province et cetera, c'est formidable comme modèle possible de ce que devra être la société de demain. Mais il faut mener ça de front avec une véritable lutte contre le totalitarisme. Si le totalitarisme arrivait à ses fins, ces systèmes là ne seront pas plus acceptés que d'autres. Et c'est pour ça que les réaction individualiste me semble. Alors après, je partage ça avec nos auditeurs et toutes les personnes qui pourraient avoir d'autres arguments qui diraient le contraire. C'est vraiment plutôt lancer une réflexion. C'est comment on va se débarrasser de ça. En tant que psy, je suis obligée de penser qu'on d'abord qu' on ne peut s'en débarrasser qu'avec un travail sur soi-même déjà de chacun. ça ça me paraît être l'évidence, un travail de compréhension de ce qui se met en place. Et c'est pour ça que j'ai voulu écrire ce livre aussi pour aider les gens à avoir des repères précis sur comment ça se met en place et qu'est-ce que la perversion pour la repérer dans sa vie quotidienne car il est possible d'intervenir sur la perversion à tout niveau de notre vie.

43:38 Et là, j'ai envie de d'envoyer un petit message presque personnel à à mes futurs lecteurs et à nos auditeurs. nous avons vécu beaucoup d'impuissance souvent pendant ces 5 années. Beaucoup de personnes ont pu s'en sentir démunies, parfois même se sont déprimés et on peut le comprendre et j'aimerais vraiment leur dire que ces personnes-là, au contraire sont extrêmement importantes. elles sont un peu la lumière de cette époque, d'une certaine manière. Je j'aime bien citer quelquefois la Bible qui dit "Vous êtes le cel de la terre,." Matthieu 5:13 et puis juste derrière, "Vous êtes la lumière du monde." Les personnes qui se sont rendues compte de ce qui se passait et toutes celles qui ont compris et qui vivent donc depuis 5 ans aussi toutes les difficultés d'avoir compris. je pense qu'il faut vraiment leur dire à quel point elles sont importantes et à quel point peut-être l'avenir de notre société, de notre humanité même dépend de leur éveil, dépend du fait qu'elles aient vu, qu'elles aient compris et qu'elles aient tenté d'informer et qu'elles continuent à faire quelque chose contre ce système.

44:43 Alors, ce système, on ne peut pas l'abattre à une seule personne bien entendu, mais on peut par exemple dans la vie quotidienne, il y a des toutes petites choses à faire qui sont d'une puissance incroyable. Par exemple, dénoncer un harcèlement, refuser de se soumettre à une mesure inadéquate, à une mesure injuste, à une mesure qui n'a pas de sens. Alors déjà là, vous prenez un petit risque à chacun d'estimer son risque et je ne je ne l'induis pas non plus, je ne demande pas aux personnes d'être héroïque. Mais d'ailleurs, l'héroïsme, c'est souvent ce que vous faites spontanément sans vous être posé la question,. Sinon peut-être vous y seriez pas allé. Mais je veux dire par là qu'il y a des choses extrêmement simples à faire. Ne pas mettre son enfant à l'école quand on lui demande de porter un masque ou de faire des choses qui ne conviennent pas. Aujourd'hui, par exemple, avec ce système d'ras qui est en train de se mettre en place dans les écoles, tout ce que les parents font pour dénoncer ce système et ne pas mettre leurs enfants à l'école et convaincre, ne serait-ce que une, deux ou trois mamans des choses vraiment négatives que leur enfant risque de vivre, toutes ces choses-là, ça l'air peut-être d'être pas grand-chose.

45:53 fondamental si toute la population ou si une majorité de la population il y a 5 ans avait pris conscience de ce qui nous était proposé et avait simplement dit non en majorité il ne se serait jamais passé tout ça alors je veux pas non plus culpabiliser c'est pas le but parce que j'explique au contraire dans le livre toutes les bonnes raisons de ne pas avoir vu. Donc il n'y a vraiment personne à culpabiliser. C'est pas du tout le sujet, mais il y a peut-être des gens à convaincre. Il y a peut-être de c'est aussi le but un peu de donner aux gens les moyens de faire connaître à leur entourage, de comprendre eux-mêmes et ensuite de faire connaître à leur entourage ce qui se passe quand ce type de système se met en œuvre très concrètement. Et ce ne sont pas les grandes révolutions. Les grandes révolutions sont dangereuses. Il faut savoir et j'en parle dans le livre que je fais toute une analyse un peu longue mais je pense qu'elle est précieuse du livre Le Grand Reset, donc sous un angle psychologique et sous l'angle du discours, où effectivement Clou Fab et la personne qui l'a écrit avec lui dit très clairement qu'ils s'attendent paraît-il à des mouvements violents, à des mouvements et cetera dont ils ne s'y attendent pas, ils les induisent. Donc une révolte extrêmement violente, des mouvements de rue, on l'a vu avec les gilets jaunes. D'une certaine manière, tout ça, ça fait le lit du système aussi. Ça fait le lit du système pervers parce que ça permet la répression et ça permet d'augmenter le contrôle. Donc, nous ne pouvons pas rentrer là-dedans. La meilleure façon de résister ou de détourner ceux qui cherchent à nous détourner eux-mêmes, ce système pervers, ce sont des petits noms partout, des petits grains de sable dans le système, des refus, des ne pas participer, ne pas faire et cetera. je n'appelle pas non plus à l'illégalité

47:43 bien entendu sur ces ondes, mais à chacun de définir en son âme et conscience comment il peut être utile et bien se souvenir que c'est ce qu'il y a de plus important à faire aujourd'hui, notre propre transformation personnelle. Donc comprendre mais aussi prendre soin de nous. Les personnes qui ont compris depuis 5 ans ont beaucoup souffert. Donc j'en parle dans le livre, il faut se réparer, il faut se restaurer, il faut refaire des forces, il faut pas rester seul. il y a plein aujourd'hui il y a plein d'associations, il y a plein de médias indépendants, il y a plein de façons de travailler ensemble et de rejoindre des personnes qui elles-mêmes souhaitent travailler à tout ça. Donc il ne faut pas rester seul, il faut s'unir et il faut prendre soin de soi et se rendre compte que c'est par les toutes petites choses,. Quand on dit "Vous êtes le sel de la terre". J'ai toujours beaucoup aimé cette phrase parce que le sel c'est presque rien. Qu'est-ce qui se passe s'il y a pas de sel? On se rend pas compte sur le moment. Vous avez raison de vous derrière la caméra, vous faites "Oh là là!" Mais si oui, le sel c'est toute la saveur des choses,. C'est aussi ce qui permettait de bien sûr de conserver les aliments.

48:46 Enfin, c'est extrêmement précieux alors que d'une certaine manière ça fait pas de mine,. Bah, c'est exactement ça aussi qu'il faut faire. Il faut que nous restions le sel de notre époque, la lumière de cette époque, que nous éclairions de plus en plus et que nous ne perdons pas confiance, que nous ne perdions pas confiance et que nous prenions soin de nous. C'est extrêmement important. Vous décrivez un système totalitaire qui s'en prend aux deux extrémités de la vie, l'enfance et la vieillesse. Une des raisons qui vous a poussé à à écrire ce livre, ça été le fait que pendant cette crise, le rituel de la mort, l'accompagnement h des vivants vers la mort et puis l'après a été totalement bafoué. Est-ce que vous pouvez nous en dire deux mots? Oui. Alors, ça c'est une rupture anthropologique gravissime. je renvoie aux personnes qui voudraient voir ça vraiment dans le détail à l'excellent ouvrage de Marie de Hzel qui s'appelait Laadieu Interdit et qu'elle a en plus publié très tôt fin 2020. Donc elle a réagi très rapidement et elle dit des choses absolument merveilleuses. Mais pour en dire quelques mots ensemble ce qui fait alors une chose importante d'ailleurs, je suis en train de penser que je n'ai pas dit sur la perversion, c'est que une façon aussi de bien repérer la perversion, un de ces premiers objectifs, c'est la déshumanisation de la personne et de la société en général qui a pour corollaire la désubjectivation, c'est-à-dire faire de l'être humain un objet comme un autre.

50:18 Ça, on en a des traces un peu partout. Excusez-moi, je fais une petite digression, mais ça me paraît important. On en a des traces même dans justement ces fameux feuilletons que tous nos jeunes regardent. ces séries, c'est plus des feuilletons maintenant, pardon, ce sont des séries et dans lesquelles vous voyez souvent au début ça commence par un cadavre qui en général est totalement démembré, se retrouve dans des positions absolument incroyables, affreusement inhumaine, affreusement désacralisante,. Et donc tout ça, je pense que ce n'est pas non plus le fait du hasard. Cette présentation de l'être humain vise effectivement à désacraliser l'humain, donc à le déshumaniser et à le traiter comme un objet au bout du compte, comme un objet comme un autre. cette dimensionlà est importante à souligner par rapport à votre question, sauf que j'ai un peu oublié la question du coup. Mais ce rituel de la mort qui a été totalement saccagé, ça vous a choqué en fait? Oui, mais ça je pense que ça choquénormément de gens. Ça d'abord choqué avant toutes les personnes qui l'ont vécu bien entendu parce que c'est totalement inhumain, c'est impossible.

51:21 alors si ça s'est fait pendant les grandes pendant le Moyen-Âge, les grandes pestes et cetera, effectivement on embarquait les gens et on les mettait immédiatement dans des grandes fosses avec de la chaud. Mais il est bien clair aujourd'hui, je pense pour tout le monde, en tout cas pour nos auditeurs, peut-être pas pour tout le monde dans la société que nous n'avions pas à faire à la peste du tout. Mais absolument pas. Voà, je renvoie bien sûr à tous les travaux notamment de Jean-Dominique Michel dans ces deux livres qui a magnifiquement résumé tout ce qui s'est passé mais aussi Pierre Chaillot. Bon, les choses maintenant les faits sont établies nous n'avions pas la peste du tout. Donc tout ce qui a été mis en place là aussi je pense était également une façon de déshumaniser. Ça déshumanisé aussi les soignants parce que les soignants qui ont été confrontés à ça ont été affreusement meurtris. On les a conduit à faire des choses qui sont exactement l'inverse de ce pourquoi ils ont choisi ce métier, à savoir accompagner la vie jusqu'au bout et accompagner les accompagnants qui viennent voir leur malade ou la personne qui va partir,. Donc ça été bien entendu déshumanisant pour les soignants et puis le fait de ne pas pouvoir dire adieu à la personne, ce qu'on appelle l'adieu au visage dans en psychologie souvent on parle de ça.

52:35 Revoir le visage de la personne aimée, être là dans les derniers instants, savoir comment elle est partie, avoir un témoignage de comment elle est partie, est-ce qu'elle a souffert? Est-ce qu'elle n'a pas souffert, quelles ont été ces dernières paroles, ces dernières mais c'est fondamental. Il n'y a pas d'exemple à ma connaissance, à part peut-être les pestes au Moyen-Âge. d'ailleurs, je crois que Marie Deel dit la même chose. Il n'y a pas d'exemple dans une société, dans une culture quelle qu'elle soit que l'on empêche comme ça le les accompagnants, la famille mais même la société d'accompagner les personnes en fin de vie,. Alors, ça été vrai pour les personnes en fin de vie, ça été vrai pour les personnes malades qui se sont retrouvées tout seul. Ça été vrai évidemment pour les personnes âgées dans les ÉPADES puisqu'on a interdit aux familles de venir les voir. Je ne vous parle pas des personnes qui avaient perdu un peu conscience des choses les personnes maladie neurodégénérative dont bien entendu le seul lien à l'existence maintenant après ce sont bien sûr les gestes, ce sont tenir une main, prendre un bras, des choses extrêmement simples comme ça.

53:42 Donc ce qui a été fait là est vraiment on a dépassé tout rapport anthropologique humain avec cette notion de garder l'humanité dans cette dimension sacrée d'accompagnement d'un passage comme la naissance. Pareil pour la naissance. D'ailleurs, j'ai pas noté ça, mais les femmes qui ont accouché seul sans leur mari avec un masque sur le visage, voilà, c'est absolument Et les morts qu'on a mis dans un sac plastique. Et les morts qu'on a mis dans un sac plastique. Oui, tout à fait,. Sans revoir leur visage, sans les accompagner. Ce système totalitaire affirme que la perte d'identité, c'est le progrès. La perte de l'identité, c'est également une forme de déshumanisation. Oui. Pourquoi vous parlez de perte d'identité? Par contre, effectivement, la destruction de l'identité, la destruction de l'identité nationale, un genre féminin. Ah oui, d'accord. Oui, oui, tout à fait. Hm.

54:41 Alors oui, la destruction de la l'identité, la destruction des racines, la destruction de l'origine, la destruction. Tout à fait effectivement, c'est un petit qui fait partie de cette ce mouvement de déshumanisation. Bah, bien entendu, bien entendu. les repères humains, ils ne sont pas très nombreux anthropologiquement. Il y a effectivement il y a quoi? Il y a effectivement dans quel sexe vous naissez quelles sont vos origines parentales, vos familles, quelles sont vos origines en terme de lieu, de vie et cetera. Donc si vous voulez faire qu'une population soit extrêmement contrôlable, il faut d'une certaine manière éradiquer progressivement toutes ces tous ces ancrages et toutes ces solidarités spontanées. À partir de là, effectivement, vous avez des individus isolés avec des repères changeants et d'ailleurs, on les encourage à en changer. dans par exemple le wisme, ce qui est frappant c'est que il y a un discours qui consiste à dire aujourd'hui vous pouvez vous sentir femme mais demain vous pouvez vous ressentir homme. En fait, vous sentez ce que vous êtes aujourd'hui pour dire jusqu'où on a conduit les choses.

55:54 Donc non seulement les repères n'existent plus, en tout cas on propose parce que bien entendu ils existent toujours, on propose de ne plus les de les de les détruire, mais on propose également de ne rien remplacer, c'est-à-dire de remplacer par du mouvant. Aujourd'hui, vous pouvez être d'un côté, demain vous pouvez être de l'autre. Aujourd'hui, vous pouvez vous sentir plutôt français. Demain, on vous invitera à vous sentir plutôt d'une certaine région dans une globalité qui serait une Union européenne par exemple et dans Union européenne qui serait un élément régional d'une globalité qui serait un gouvernement mondial. Donc vous aurez toujours un petit peu d'appartenance parce que ça va quand même être difficile de vous déraciner complètement. Mais on va tout faire pour que cette appartenance soit dilué. Donc oui, bien sûr, ça fait partie du travail. Le il faut voir derrière ça, j'en parle bien sûr dans le livre, je ne suis bien entendu pas du tout la seule à en parler. Je me suis moi-même inspiré de toutes les personnes qui travaillent depuis des années là-dessus.

56:50 mais que toutes ces choses-là wokisme, ingérinerie sociale et cetera ne sont pas apparus comme ça d'un seul coup par hasard. Quand vous commencez à à vous intéresser à toutes ces choses-là, vous voyez qu'en fait tout est relié et tout converge vers le fait de créer un individu le plus ignorant possible, le moins relié possible à des solidarités, à des ancrages, à d'autres personnes, un électron libre. Donc, on cultive une fausse liberté qui consiste à pouvoir toujours tout choisir. Consommer, consommer bien sûr, consommer mal, même de préférence. Tout en là encore en vous rappelant, il y a une chose par exemple sur laquelle je m'interroge toujours. On vous dit surtout consommez bien cinq fruits et légumes par jour. Aujourd'hui, vous constatez que les fruits et légumes sont de plus en plus abîmés par les pesticides. Et moi, j'en suis, je les sais tellement pervers que j'en suis un peu demandé est-ce qu'il nous conseille de manger des fruits et légumes? parce qu'ils savent que quelque part ils sont de plus en plus pollués et que vous avez des gens aujourd'hui qui reviennent, je ne suis pas sûr que ce soit bon, mais à d'autres types de disons de de régime et effectivement aujourd'hui, je pense qu'on ne peut plus rien prendre pour argent comptant. À quoi ça sert? Il faut se poser la question derrière cette proposition qui sert-elle et que sert-elle en dernier ressort au bout du compte? Il faut se poser la question pour tout.

58:13 D'ailleurs, je reviens au terme billon. Dans la lutte contre le wokisme, il y a un terme bayon bien pratique, c'est homophobe. Hm. Oui, parce que si on considère effectivement que c'est toujours une tentative là aussi de confusion, une tentative de considérer que si vous posez des questions sur un sujet, c'est que votre choix est déjà fait. D'ailleurs, c'est souvent le cas des gens qui nous gouvernent. Leur choix est déjà fait. Donc quand ils nous proposent quelque chose, là nous on peut s'en servir. C'est en général qu'ils ont un choix derrière qui est censé nous amener quelque part. Mais c'est pas le cas de la personne normale moyenne. quand vous avez affaire à une personne transgenre, effectivement c'est extrêmement important de vous poser la question surtout si c'est un enfant de que signifie dans son évolution psychologique et dans son évolution tout court le fait de se sentir appartenir plutôt à l'autre sexe? Cette question du transgenrisme n'existait quasiment pas dans nos cabinets il y a encore une vingtaine d'années. C'était rarissime. Ça s'est mis à pousser à se développer énormément parce que quand on cherche l'origine des choses et là je renvoie au très beau livre aussi de Caroline Elche Chef et de Céline Masson sur la fabrique de l'enfant tran. Les malheureux se sont fait persécuter en conférence et accuser bien sûr d'homophobie. Alors que tout ce qu'elles essayaient de dire c'est que les enfants, les jeunes gens sont instrumentalisés par des réseaux sociaux qui leur dit que c'est le neck plus ultra que de pouvoir éventuellement changer de genre d'une certaine manière.

59:56 Quand on connaît la mobilité, la fluidité de la psychée humaine d'un adolescent à ce moment-là qui en général se pose encore tout un tas de questions sur son orientation sexuelle et sur son identité sexuelle, les deux choses n'étant évidemment pas les mêmes. Bien sûr, la question de l'identité est beaucoup plus essentielle et importante. Et à ce moment-là, vous rentrez dans des systèmes d'identification à d'autres jeunes gens qui se posent la question, à qui ont conduit à se poser la question. Quand vous voyez que derrière ces réseaux, il y a des gens qu'on connaît bien en Europe comme par exemple les Sorau, compagnies et d'autres personnes du même Acabi, vous voyez bien que tout ça est instrumentalisé. D'où le thème de fabrique de l'enfant tran Vous voyez bien qu'on pousse une certaine jeunesse à faire des changements qui ne sont pas dans son intérêt la plupart en tout cas pour les enfants. Bien entendu, ça n'est pas dans leur intérêt. On ne leur dit pas évidemment quelles sont les souffrances énormes des opérations qui vont avec. On ne dit rien de tout ça. Et le plus terrible c'est que et ça ça fait 40 ans que ça dure. Les parents sont culpabilisés'ils ne se précipite pas aussi pour donner raison à leurs enfants de changer de sexe comme s'ils étaient là aussi comme s'ils manquaient de tolérance comme s'ils étaient étroits d'esprit alors qu'ils sont juste dans leur rôle de parent d'essayer de protéger leurs enfants. 85 % des enfants qui ont demandé une transition de genre quelques années après, parfois même quelques mois, le regrette. 85 %. Donc oui, bravo aux parents qui tiennent leur posture de parents en disant "Mon fils ou ma fille, tu es trop jeune. Peut-être que tu voilà, peut-être tu décideras ça effectivement plus tard dans ton âge adulte pour plein de raisons et cetera. Mais fais attention à toi quoi. Et peut-être va faire un travail thérapeutique. Sauf que aujourd'hui

1:01:47 là aussi ils ont fait un terrible amalgame. On a plus de droit théoriquement. Je sais pas si la loi est passée ou pas mais je sais qu'il y a des pays dans lesquels elle est passée où vous n'avez pas le droit de travailler avec un jeune pour remettre en question son désir de changement de genre. Or, de vous à moi, dans la plupart du temps, s'il y a un vrai travail psychologique de fait, l'enfant ne va pas changer de genre, la plupart du temps. Non pas que vous allez le conditionner à ne pas en changer, mais vous allez travailler sur toute autre chose. Vous allez découvrir de toutes autres problématiques qui sont des problématiques de son âge. Effectivement, de recherche d'identité, de parfois d'attirance homosexuelle, qu'il peut conf de refus aussi de tout ce qui est associé par exemple au sexe féminin. Les femmes étant de nouveau extrêmement maltraité dans notre société, quoi qu'en dise un certain féminisme, on retourne à une barbarie, dans la façon de traiter les femmes qui est extrêmement inquiétante. Beaucoup de jeunes filles ne veulent pas se retrouver dans ce risque là. Il y a plein de choses à aller explorer, mais vous n'avez plus le droit de les explorer parce que ça intéresse cette société perverse que vous alliez directement vers le changement de genre avec tout l'argent que ça rapporte à un certain nombre de gens et aussi malheureusement toute cette déstructuration psychique, psychologique. C'est vies gâchées peut-être pas pour toutes. J'espère qu'il y a des vies qui ne sont pas gâchées et des choix qui sont il y a des gens qui témoignent de choix qui leuront convenus mais en tout cas pas dans l'enfance. Voilà, il faut protéger les enfants de ça.

1:03:15 Donc vous constatez une régression psychique collective accompagné en parallèle d'un changement de l'esprit des lois. Alors c'est bien ça bah le l'esprit des lois, je sais pas à quoi vous faites allusion exactement, mais les lois tentent de d'accompagner une régression psychique collective. C'est ça cette régression psychique collective, d'ailleurs, je ne suis pas sûre qu'elle soit en aussi bonne voie que ce qu'ils espèrent parce que je pense que vous avez remarqué, al c'est peut-être mon excès d'optimisme parce que je suis aussi une personne assez optimiste, mais que à force d'être excessif, vous dévoilez, les intentions se dévoilent. Je remarque que ces personnes prennent de moins en moins de précautions dans les politiques qu'il décident. C'est de plus en plus grossier ce qui se mett en place. Et donc de plus en plus de personnes tout de même vont se poser des questions, voir même vont trouver des réponses. Et la régression psychique, alors elle a été très nette. La régression psychique, elle s'explique aussi beaucoup par le manement de la peur, de la peur, de l'anxiété. Bon, j'y consacre évidemment pas mal de temps dans le livre parce que il faut savoir que quand vous êtes quand on vous terrorise, quand on vous fait peur, votre vous cessez de fonctionner au niveau du cortex et vous mettez à à un niveau extrêmement instinctif de votre tron cérébral et vous ne réfléchissez plus vraiment. En tout cas, un certain nombre de personnes ne réfléchissent plus à ce moment-là. vous êtes sidéré par la peur et vous en revenez à des à des mécanismes extrêmement basiques d'une certaine manière. Donc à ce moment-là, vous êtes en pleine régression mais ça ne dure pas. Alors ce qui se passe aujourd'hui qui est très complexe, je trouve c'est que pourquoi il y a pas plus de gens qui se réveillent, on pourrait dire qui se rendent compte des choses. Alors de

1:05:05 mon point de vue, c'est pas à cause de la régression psychique collective. Je pense que c'est beaucoup plus à cause d'une quelque chose qui serait de l'ordre de la honte. La honte, vous savez, ça un effet psychologique absolument considérable. bah pourquoi la honte? Parce que il s'agit en fait de pouvoir reconnaître qu'on a été trompé et on a été trompé pendant longtemps et depuis longtemps et ça continue. c'est il faut énormément de courage pour affronter cette honte. On l'a tous affronté, je pense, les personnes qui ont accepté de voir les choses,. On pourrait considérer comme étant un petit peu plus éveillé ou un peu plus, je ne sais pas quel mot il faudra employer. Mais on a tous à un moment donné, on se dit "Mais c'est pas possible que je me sois moi-même fait avoir de la sorte, peut-être pas à cette période, mais 10 ans avant, 20 ans avant et cetera, quand on avait pas l'éclairage qui permettait de comprendre ces choses-là. Donc pour ces personnes ça demande énormément de courage de pouvoir reconnaître à quel point elles ont été trompées. N'oublions pas qu'elles ont été trompées jusqu'au point de d'avoir peut-être dû totalement contrainte faire une injection d'un produit pour leurs propres enfants. Je remarque d'ailleurs avec beaucoup de j'avais presque envie de dire de gratitude que si les Français se sont apparemment pas mal fait injecter bien que moins que ce que l'on nous a dit, ils n'ont en revanche pas conduit leurs enfants au même endroit majoritairement. Par rapport, si on compare avec un pays comme le Portugal ou l'Espagne par exemple, les enfants français ont été assez peu vaccinés pour reprendre le terme officiel qu'il faut quand même nommer de temps en temps. alors même que les Français ont évidemment été majoritairement vaccinés comme par tout en Europe. Donc il faut aussi prendre conscience que totalement involontairement et parce que

1:06:55 vous avez été manipulé, vous avez peut-être mis votre enfant en danger ou vous auriez pu le mettre en danger. C'est absolument, je dirais pas insurpassable, mais là encore, si les personnes éveillées veulent être utiles à ceux qui n'ont qui ont du mal à à accéder à ce que nous savons, je pense que ça n'est absolument pas en les brutalisant. Voyez, ça n'est absolument pas en les culpabilisant, en leur disant qu'ils ont rien vu, qu'ils auraient dû voir. Pas du tout. Nous avons tous été à un moment donné aussi tétanisés et aussi peu j'allais dire aussi peu conscient le mot anglais me venait aussi peu conscient de ce qui se passait. Nous l'avons tous été. Donc pour maintenant accompagner des personnes qui vont devoir dans les parce que ça continue bien sûr tout ça qui vont devoir peut-être se réveiller et nous rejoindre. il y infiniment d'humilité de bienveillance d'humanité. Nous sommes tous dans le même bateau. Nous avons tous été dans le même bateau. Alors voyez, à la fois tout à l'heure, je disais nous sommes un petit peu le sel de la terre et la lumière du monde.

1:08:09 Oui, mais la lumière, elle doit être humble,. D'abord, pour les personnes qui ont une spiritualité, il y a aussi beaucoup d'humilité à avoir et beaucoup de gratitude. Parce que si on a, comme on le disait tout à l'heure, si on s'est rendu compte de quelque chose, c'est probablement soit qu'on avait été initié par la vie, soit qu'on avait été initié par des parents, par une éducation, peut-être aussi par une foi, parce que la spiritualité rend libre quelle qu'elle soit qu'il s'agit du christianisme, du bouddhisme. Vous voyez qu'il est aussi une référence importante pour moi puisque je pratique la méditation de pleine conscience et par ailleurs, je suis plutôt orienté à titre personnel vers effectivement une foi chrétienne, mais quelle que soit la spiritualité, la spiritualité vous rend libre parce qu'elle vous met dans un rapport au monde dans lequel vous avez toute votre place. En même temps, vous n'avez que votre place. Vous ne pouvez pas devenir calife à la place du calife. Vous ne pouvez pas devenir créateur à la place du créateur. Vous savez que ça n'existe pas ça. Ça, c'est ce qu'on appelle une tentation. C'est diabolique,. C'est la tentation du Christ.

1:09:07 C'est bah ren Dieu ton père et je te donnerai le monde entier. bah non, évidemment Christ n'a pas renié parce qu'il a bien vu qu'il y avait une arnaque là aussi il avait une grosse arnaque. Donc c'est vraiment le rôle maintenant des personnes comme nos auditeurs aujourd'hui je pense. C'est vraiment important de se dire il y a une solidarité humaine, on en parlait tout à l'heure, je suis pas sûr d'avoir été au bout du propos d'ailleurs, il y a une solidarité à développer. Si à un moment donné on a été un peu plus avancé sur ce cheminlà que d'autres personnes, on a pu à d'autres moments et on sera peut-être à d'autres moments plus en arrière, plus en retrait. Donc au bout du compte ces considérations là, on s'en fiche. Ce qu'il faut maintenant, c'est qu'un maximum de gens retrouvent leur souveraineté personnelle et que nous retrouvions collectivement notre souveraineté collective. Ça c'est pas une masse à faire, ça dépasse un peu mes compétences. Moi, je m'occupe plutôt de la partie plus personnelle, mais bon, ça nous empêche pas de d'essayer d'imaginer et d'en parler avec d'autres. Bien sûr, pour reprendre l'image bien connue de la grenouille qui est trempée dans l'eau, dans sa petite casserole avec une eau d'abord froide puis tiède, puis de plus en plus chaude. Lentement, mais sûrement, la grenouille va cuire sans s'en rendre compte.

1:10:26 Comment peut-on faire comprendre à ces petites grenouilles qu'il y a un projet à l'œuvre certainement sans être brutal puisque la brutalité n'est pas une solution dans ce type de communication? Vous auriez des outils à donner aux personnes qui veulent pouvoir éveiller peu à peu, même à 10 % des êtres chers ou des êtres proches? Oui, je crois qu'il faut inlassablement tout de même continuer à montrer le réel,. Il faut quand même être factuel. Je me souviens dans mon expérience à moi d'un jeune homme à qui j'expliquais à un moment donné pourquoi le consentement, les droits minimum des personnes avaient été bafoué. Il n'en avait pas du tout conscience et à un moment donné j'ai senti dans son regard une sorte de vacillement. Le problème sur lequel je vais du coup revenir et enchaîner, c'est qu'il m'a aussitôt dit "Mais si j'acquaisse à ce que tu es en train de m'expliquer, moi je vais faire une dépression." C'est-à-dire que ce à quoi nous sommes confrontés, ça rejoint un peu ce qu'on disait précédemment, mais c'est tout un ensemble de mécanismes de défense de personnes qui si elle voit la réalité telle qu'elle est, il faut bien reconnaître dans un premier temps, ça nous a quand même tous un peu déprimé. C'est il faut quand même être objectif. Le problème c'est que comme le dit là encore le Nouveau Testament mais aussi Charles Gav dont je recommande aussi l'excellent livre il y a que la vérité qui nous rende libre c'està-dire il n'y a aucun moyen de prendre de bonnes décisions pour soi-même pour sa famille pour les gens que nous aimons, pour notre pays bien sûr il y a aucun moyen de prendre de bonnes décisions en n'acceptant pas de voir la vérité jusqu'au bout. Mais c'est très compliqué. Beaucoup de gens seront dans le déni, beaucoup de gens se rendent bien compte que s passe un certain cap, et bien ils ne pourront peut-être plus revenir en arrière.

1:12:14 D'ailleurs, ils ont raison, ils ne pourront pas revenir en arrière. Ça c'est vrai. C'est-à-dire qu'ils seront amenés à dire bah qu'est-ce que je fais maintenant? Voilà. Et ça il y a beaucoup de personnes qui ne le souhaitent pas, qui pensent qu'ils peuvent rester dans un fonctionnement individualiste. bah c'est un petit peu les vous savez les les petits singes des là aussi des Vietnamiens. C'est je ne veux pas voir parce que il y a vraiment danger à voir. C'est quand même vraiment un problème. Donc que pouvons-nous faire? Et il faut tenir compte de ça. Il faut tenir compte aussi que dans la préparation de là où nous en sommes aujourd'hui, il y a eu une dépolitisation méthodique des citoyens depuis une quarantaine d'années. Ça, je j'y ai personnellement bien assisté. Il y a quelqu'un d'autre aussi qui a écrit un excellent bouquin pratiquement sur ce sujet-là, c'est Marcel Gauchet dans un livre qui s'appelle Comprendre le malheur français et il décrit effectivement alors ce qui s'est passé en France par rapport à ça et comment le alors j'ose même pas parler de patriotisme mais pas au sens voyez guerrier du terme au sens de tenir à notre environnement citoyen humain et cetera comment tout ça été méthodiquement détricoté comment on a fini mais un peu comme la religion ou la spiritualité et cetera par le présenter comme quelque chose de parfaitement désuet, de totalement contraire aux intérêts de l'individu alors que c'est absolument faux. En fait, l'intérêt de l'individu, c'est de faire partie d'un corps social. Il n'y a pas et surtout face à une adversité comme le totalitarisme, il n'y a aucun moyen de se sortir de d'une période totalitaire tout seul en individu. Le seul moyen, c'est l'appartenance. C'est l'appartenance.

1:13:58 Donc tout ça été détricoté et maintenant là où j'en suis, alors pendant 40 ans comme beaucoup de gens, j'ai pesté contre tout ce qui détricotait le corps social, tout ce qui détricotait l'éducation nationale, tout ce qui détricotait bah tous les systèmes qui nous rendent intelligents avec le sens du bien commun. Le bien commun, ça c'est très important le bien commun. tout le travail aussi de Paul Antoine Martin sur justement ce corps d'élite qui n'est plus un corps d'élite, qui est juste un corps d'élite au sens où je me sers en premier et je laisse les autres mourir comme dégueu, pour reprendre l'excellent terme de d'Alexandre Jardin et pas seulement de lui. Donc on a vu tout ça se détricoter et on se disait mais comment se fait-il que il y ait pas plus de réactions que ça? on arrivrivait pas à avoir des réactions. Aujourd'hui, on a compris pourquoi. C'est ça servait à ça. Ça servait à arriver à là où nous en sommes aujourd'hui. Donc ce qui va être très compliqué, c'est de remobiliser le corps social. Alors remobiliser le corps social, là il y a aussi une chose évidente à démontrer tout de suite, c'est que il y a un corps social qui est mobilisé, ce sont les gens les plus humbles, ce qu'on appelle soi-disant les petites gens qui sont pour la plupart plutôt des grandes gens. Je pense au gilet jaune bien entendu.

1:15:09 mais toutes les personnes là qui sont celles qui sont en train de se battre pour le bon sens les paysans. Alors je parle beaucoup des paysans dans mon livre parce que c'est un sujet qui me touche. Paysan c'est la terre. C'est ce qui a façonné notre France, nos paysages. C'est notre avenir. C'est ils sont notre présent, notre avenir, ils sont tout. Bon ces gens-là savent en fait tout ce qu'on est en train d'essayer d'expliquer avec des mousses avant. Eux ils le savent par simple bon sens. Et donc on peut s'appuyer sur ces forces là. C'est deux aussi que vont venir ces personnes. Malheureusement, les gens qu'on n'arrivera pas à convaincre, je pense ou bien qu'ils seront les derniers à bouger, ce sont j'allais dire les bobos, ce sont les gens qui sont tellement bien installés. Charles Gave, j'aime bien son image aussi, je crois qu'il parle des hommes de la mer ou des hommes des bateaux et des hommes des bois. Alors, les hommes des bateaux, ce sont nos élites. C'est-à-dire au bout du compte qu'elles vivent à Paris, qu'elles vivent en Suisse, en qu'elles vivent à New York, qu'elles vivent et s'il y a plus de France demain, elles seront elles iront vivre ailleurs. Ce sont les apatrides. Ce sont des apatrides de cœur, d'âme et de réalité physique. Donc évidemment, ces gens-là se contrefichent que nous ayons un sol, un terroir, un territoire, des traditions, des enfants même. regarder le nombre de parmi les gouvernants de ces dernières années en Europe, le nombre de gens qui n'ont pas d'enfants. Alors, je ne jette pas la pierre aux gens qui n'ont pas d'enfants, c'est pas du tout le sujet. Mais ça n'est peut-être pas un hasard ou en tout cas ça m'interroge personnellement. Vous aviez pas Urnayenne, celle qui était monsieur Macron n'a pas d'enfant. La chancelière avant dont le nom m'échappe en cet instant précis, Angela Merkel n'avait pas d'enfant. monsieur Scholz qui vient de qui quitte le le pouvoir en Allemagne n'avait pas d'enfant. Bon voilà, c'est une interrogation de ma part ça n'est ça n'est rien d'autre chose. Mais il est bien évident que ces gens des bateaux qui sont même non plutôt aujourd'hui des

1:17:00 gens des avions qu'ils vivent en France ou qu'ils vivent ailleurs, ces gens-là comme disait Jacques Brell, ces gens-là n'en ont rien à faire. C'est pas eux qui vont nous aider. C'est pas eux qui feront la France de demain. Je ne pense pas. J'espère quand même que certains vont suivre. voilà parce que voilà, j'espère qu'ils vont suivre. Pour finir, vous dites que ce sont les région du monde où les personnes sont encore très connectées au sacrés et qui ont une grande spiritualité qui ont à peu près échappé à cette folie. Et pour reprendre la phrase attribuée à tort ou à raison à André Malerot, le 21e siècle sera spirituel ou ne sera pas, pour terminer cette belle interview, vous diriez que ce qui va nous sauver, c'est la spiritualité. Je pense en effet d'abord que ce que nous vivons a une dimension de combat spirituel parce que c'est quand même effectivement d'une certaine manière un combat entre le bien et le mal. Alors voilà encore quelque chose queon nous a présenté pendant très longtemps comme complètement ringar mais on voit aujourd'hui l'intérêt qu'on avait à nous le présenter comme complètement ringard.

1:18:03 On n' pas parlé du relativisme qui est un des petits enfants du matérialisme qu'on évoquait tout à l'heure mais ce petit enfant-là il est extrêmement dangereux et c'est pour ça qu'on nous l'a imposé. Tout équivaut à tout. Tout est possible. Après tout le bien est une valeur relative. Ça c'est très lié au matérialisme effectivement puisqu'il n'est pas tellement possible à évaluer d'une certaine manière s'il n'est pas très concret. Donc le bien, le mal sont des valeurs relatives. Il y a un petit peu de ça dans l'enseignement bouddhiste, mais il faudrait pas mal si c'est pas tout à fait ça ce que disent les bouddhistes, c'est que à un instant donné quelque chose qui pouvait paraître pas très bien peut le devenir. Et inversement, il peut y avoir une certaine labité entre les deux. Bon, je rentre pas trop dans le détail. En plus, c'est pas non plus une spécialité quand même pour moi, mais on a beaucoup insisté sur chacun fait ce qu'il veut. il y a pas beaucoup de mal finalement, il y a juste des différences. bon, il y a des différences qui font peut-être un peu de mal aux autres. Donc là, on va commencer à remettre un tout petit peu. Mais on a vraiment travaillé à une diminution voir une à une disparition progressive des notions de bien et de mal. On y est replongé là la tête la première.

1:19:11 Aujourd'hui, il faut se poser la question à chaque fois quelque chose nous est proposé, est-ce que ça fait le bien des populations ou pas? Où est-ce que ça nous mène? Vers quoi ça va? tout discours politique, toute présentation quelle qu'elle soit, qu'est-ce que ça va produire? Prendre telle position sur tel sujet, qu'est-ce que ça produit? Est-ce que ça produit de l'amour? Est-ce que ça produit un meilleur fonctionnement entre êtres humains? Est-ce que ça produit de la justice, de la confiance, du progrès? où est-ce que ça va produire de la division, du mal-être et cetera. Bon, je pense au grands projets comme la soi-disant aide à mourir et tout ça, tout ça, il faut vraiment réfléchir là-dessus. Donc effectivement ce qu'on remarque aussi, c'est ce que je vous disais tout à l'heure, c'est que toute personne qui a une référence spirituelle quel qu'elle soit a acquiert d'emblé une conscience de sa place dans le monde et des limites de sa place dans le monde. Les deux sont importants. La notion des limites, on pourrait en parler beaucoup puisque la perversion est aussi configurée par le fait qu'elle n'a pas de limite,. Elle ne se met jamais aucune limite.

1:20:17 Regardez, notre président, il a zéro limite. Enfin, c'est pas pour je ne m'acharne pas sur lui. Il n'est jamais qu'un exemple. Il y en a beaucoup d'autres. Mais tout de même, on voit que comme tous les fonctionnements des ce qu'on appelle les états limites, justement, ils n'ont pas de limite,. Un psychopathe n'a aucune limite en dehors de sa jouissance personnelle. Et pourquoi vous disais-je ça? Parce que effectivement, quand vous avez une spiritualité, vous savez où vous êtes sur la terre, vous savez dans quoi vous inscrivez et vous savez qu'il y a un principe qui est au-dessus de vous. Il y a une intelligence cosmique. Alors, on l'appelle de différentes manières. Il y a une intelligence de l'univers où il y a un dieu comme vous voulez, où il y a un Bouddha, où il y a plusieurs dieux selon votre si vous êtes animiste. Mais il existe en tout cas des puissances qui vous sont supérieures et dans lesquelles vous devez tirer votre action, auxquelles vous devez vous soumettre pour que cette action porte des fruits. C'est-à-dire qu'en fait, vous êtes dans une sorte de puissance mais qui n'est pas de la toutepuissance parce qu'elle ne vient pas de vous. Alors là, exite l'intelligence artificielle, parce que la puissance la plus importante, elle ne vient pas seulement de votre tête, elle ne vient pas seulement de votre cerveau et de vos capacités cognitives. Elle vient de votre capacité à vous connecter à la conscience universelle, que vous l'appeliez conscience universelle, que vous l'appeliez Dieu, que vous l'appeliez autrement. Donc dès que vous avez une spiritualité, vous sentez puissant parce que vous découvrez plein de choses,. Par exemple, les capacités de guérison d'un certain nombre de guérisseurs. J'ai moi-même travaillé récemment avec un guérisseur brésilien. C'est extraordinaire, mais cet homme-là est totalement effacé derrière la puissance qu'il met en jeu,. Et il a des résultats formidables. Bref, donc vous savez que tout ce qui est de l'ordre de la guérison aussi, tout ce qui est de l'ordre de vous avez il y a beaucoup de

1:22:07 puissance humaine à partir du moment où vous restez connecté à cette conscience universelle. Donc ça vous donne à la fois du pouvoir mais ça vous donne immédiatement en même temps que vous avez du pouvoir, vous avez tout de suite une limite. Alors le problème des gens qui nous dirigent aujourd'hui et de ces personnes dans lesquelles a dû germer ce ces projets absolument psychopathiques et paranoïques, sont des gens qui visiblement n'appartiennent plus à rien, sont extrêmement puissants mais ne tirent leur pouvoir, pensent-il, que d'eux-mêmes. Pour autant, ils mourront comme nous. Ils auront peut-être des comptes à rendre de l'autre côté. En tout cas, ça ça ne me regarde pas. Mais ils n'ont aucun sens de ça. Ils pensent qu'ils vont pouvoir façonner une société de contrôle qui les protègera de la plebe, dans laquelle ils seront les maîtres et dans lesquelles ils pourront vivre comme ils voudront. C'est de la pure folie. On est ce sont des démons,. Vous pouvez pas penser ça si vous avez une spiritualité quelle qu'elle soit. Donc ça vous donne de la force, ça vous donne du pouvoir, ça vous donne votre place. Vous savez que vous en avez une mais vous savez que vous n'avez pas toute la place. Vous devez respecter les autres. Vous savez que les autres ont autant de valeur que vous. Vous n'êtes qu'un élément parmi d'autres. Un élément très important mais un élément parmi d'autres. Donc voilà pourquoi effectivement je remarque d'ailleurs de manière peut-être que je les remarque plus spécifiquement mais je rencontre beaucoup de personnes dans ce combat là don d don dont vous faites partie. Stéphanie dans toutes les personnes que nous rencontrons, je rencontre beaucoup de personnes qui se disent qui disent avoir une spiritualité quelle qu'elle soit là encore mais qui ont ce cette attache. Alors, il n'y a pour autant pas que ça. Il y a des personnes très humanistes qui ont par exemple foi en l'homme, qui ont une vision de l'homme, les gens qui sont très en contact aussi avec la nature, on parlait des paysans à l'instant. Donc

1:23:57 quand vous savez à quel point vous dépendez de du reste de l'univers, vous dépendez des saisons, vous dépendez de votre terre, vous dépendez de ce qui vous entoure. C'est une forme de spiritualité, me semble-t-il. Et c'est effectivement sur ces personneslà qu'on va pouvoir reconstruire notre nouvelle époque. Donc la guérison, ce serait faire le bien, le bien pour de vrais et remettre ce monde à l'endroit. C'est une très belle formule. faire le bien pour de vrai, c'est-à-dire dans le respect de la vérité, de ce qui est réel,. On peut combattre tout ce qui est irréel et tout ce qui est faux et tout ce qui est mensongé, à l'inverse, toujours les deux polarités et dans le respect bien entendu de ce qui est et de ce qui doit être, c'est-à-dire humain. Un grand merci à vous, Marion Saint-Michel. Merci Stéphanie. Merci beaucoup.

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