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Laurent Michelon : la guerre Iran-Israël vue de Chine, un jeu qui profite aux États-Unis et fragilise leurs alliés asiatiques
Consultant installé en Chine depuis 25 ans, Laurent Michelon analyse depuis Bangkok les suites du conflit entre Israël, les États-Unis et l'Iran. Il y voit un Donald Trump sous influence de lobbies, une Chine qui joue la carte de la neutralité diplomatique, et un rapprochement accéléré entre Pékin et ses voisins asiatiques.
Ce dont il est question
Résumé établi depuis l'enregistrementLaurent Michelon, consultant vivant en Chine depuis 25 ans et spécialisé dans l'accompagnement de sociétés chinoises sur le marché européen, revient sur la crise entre Israël, les États-Unis et l'Iran. Il refuse la lecture qui ferait de Donald Trump un « fin stratège » façon joueur de poker, thèse qu'il attribue aux milieux qu'il qualifie de Qanon. Il estime au contraire que Trump est otage de plusieurs groupes de pression, lobby israélien et complexe militaro-industriel en tête, ce qui expliquerait selon lui les changements de ton entre son premier et son second mandat, et le fait, selon Michelon, que Trump ne rédige pas lui-même sa communication.
Sur le fond du conflit, il considère que les États-Unis n'ont rien à perdre dans cette crise puisqu'ils sont eux-mêmes producteurs de pétrole et peuvent se positionner en fournisseurs alternatifs face à une éventuelle fermeture du détroit d'Ormuz. Il analyse la déstabilisation comme un moyen de freiner le développement du Sud global et de la Chine en particulier, cette dernière important environ 20 % de son pétrole et de son gaz des pays du Golfe selon lui. Il évoque aussi, en la présentant comme une intention israélienne déjà exprimée publiquement, l'idée d'une extension vers un « grand Israël » qui concernerait à terme la Turquie puis le Pakistan.
Concernant la Chine, il décrit une diplomatie active mais prudente : plus de 25 appels du ministre chinois des Affaires étrangères aux différents acteurs de la région, un retrait volontaire de Pékin d'un plan de cessez-le-feu proposé avec le Pakistan pour ne pas qu'il soit rejeté par Washington, et une position de neutralité qui, selon lui, ne l'empêche pas de considérer Israël comme l'agresseur. Il balaie par ailleurs des rumeurs circulant sur les réseaux sociaux selon lesquelles la Chine aurait menacé Israël en cas d'usage de l'arme nucléaire, les attribuant à des acteurs sans lien avec le gouvernement chinois.
Il détaille ensuite comment l'agressivité commerciale et militaire de l'administration Trump aurait, selon lui, rapproché la Chine de voisins auparavant méfiants : Inde, Corée du Sud, Singapour, Philippines. Il évoque aussi la visite en Chine de la présidente du Kuomintang, parti d'opposition taïwanais, qu'il relie à une possible recomposition politique à Taïwan après 2028. Il termine l'entretien en réaffirmant, comme il dit l'avoir déjà fait à plusieurs reprises, qu'il n'existe pas de système de crédit social national en Chine ni de monnaie numérique obligatoire, contrairement à une idée reçue qu'il juge répandue en Occident, et invite les auditeurs à s'y rendre pour le constater.
Points abordés
- Selon Laurent Michelon, Donald Trump serait sous l'influence de lobbies, notamment le lobby israélien et le complexe militaro-industriel.
- Il rejette la thèse d'un Trump « stratège » ou « joueur de poker », rappelant qu'il a mis en faillite deux casinos.
- Les États-Unis, producteurs de pétrole, n'auraient selon lui rien à perdre dans la crise du détroit d'Ormuz et pourraient se positionner comme fournisseurs alternatifs.
- L'objectif de la déstabilisation régionale serait, selon lui, de freiner le développement de la Chine et du Sud global.
- La Chine aurait adopté une diplomatie active mais neutre, tout en désignant l'agression comme israélo-américaine.
- La guerre aurait rapproché la Chine de voisins jusque-là méfiants : Inde, Corée du Sud, Singapour, Philippines.
- Une visite du Kuomintang en Chine cette semaine préparerait, selon lui, l'après-2028 à Taïwan.
- Il n'existerait pas, selon Michelon, de crédit social national ni de monnaie numérique obligatoire en Chine, contrairement à une idée répandue en Occident.
Ce résumé est établi à partir de la transcription intégrale de l'entretien, puis relu par la rédaction avant publication. Il ne remplace pas l'écoute : les nuances, les hésitations et les réserves de l'invité sont dans l'enregistrement.
« C'est pas quelqu'un qui est fou, même s'il est âgé et on pourrait, il y a des gens qui commencent déjà à parler de sénilité. »
« Non, il a rien sauvé du tout. »
« C'est l'Iran qui est agressé et c'est Israël qui est l'agresseur. »
« Il n'y a aucun crédit social intégré au niveau national chinois. »
Sujets
Transcription intégrale
8 942 mots
Établie à partir des sous-titres de la vidéo, sans relecture. Les hésitations et les répétitions de la machine ont été retirées, rien d'autre. Cliquez un horaire pour entendre le passage.
0:01 Bonjour Laurent Michelon, nous sommes en direct sur Tribune libre. C'est bien ça. Vous on peut se dire tu bien sûr on peut tutoyer Oui, on toit. Tu es où actuellement? Là, je suis à Bangkok en Thaïlande. En Thaïlande. D'accord. Tu es installé en Chine depuis plus de 20 ans. Tu es entrepreneur là-bas? Oui. 25. Cette année, c'est la 25e année en Chine. Et effectivement, alors d'abord, j'étais dans la diplomatie culturelle française. Ensuite, j'ai travaillé pour des sociétés de communication, des groupes de communication français, américains. Puis ensuite, je me suis lancé à mon compte il y a environ, c'était en 2000 2007 2008. D'accord. Et là, je suis donc consultant. Je suis consultant pour pardon consultant. Tu es consultant. Voilà, je suis consultant pour des sociétés. Alors, pendant quelques années, ça été pour les sociétés françaises qui souhaitaient s'implanter en Chine. Et depuis 7 8 ans, c'est plus dans le sens les sociétés chinoises qui essayent d'entrer sur le marché européen.
1:04 Très bien. Tu as étudié les langues orientales? Exactement. J'ai fait chinois au LZO à une époque où c'était pas du tout à la mode et on nous regardait un petit peu comme des gens étranges. Tout le monde étudiait le japonais à l'époque. Là je parle c'était le début et le milieu des années 90. Et puis benah, il se trouve que ça été un choix, on va dire plutôt porteur. Très bien. on va en revenir directement à l'actualité un peu brûlante. Alors, dans différents milieux, on se déchire autour de la question du comportement et des déclarations de Donald Trump. moi, je tiens à préciser que cette chaîne n'est ni trumpolâtre ni trumpophobe. bon, c'est une chaîne qui cherche à comprendre. Personnellement, je vais être très honnête, je ne suis pas très sensible aux arguments Qanon, mais je ne laisse la porte fermée à rien du tout.
2:01 Ça me semble un peu caricatural comme argument. Maintenant, on va rechercher la vérité. Quel est ton point de vue à toi justement? Tu as le droit vraiment d'être pas du tout en accord avec moi ce que je pense intimement. Quel est ton point de vue sur ce qui s'est passé ces derniers temps entre Trump et l'Iran? Alors premièrement, moi effectivement, j'apprécie le positionnement de ta chaîne puisque c'est ni trumpolâtre ni trumpophobe parce que déjà moi ça me gêne un petit peu en tant que français de voir comment les Français se déchirent sur finalement ce qui est normalement de la politique étrangère et que Donald Trump jusqu'à jusqu'à nouvel ordre il est pas président de la France. Alors, je trouve que les Français ont cette tendance depuis quelques années à prendre très à cœur tout ce qui se passe aux États-Unis. Et moi, ça me dérange un petit peu parce que ça me j'ai l'impression que c'est un marqueur un petit peu de de la colonisation mentale de la France qui s'est accéléré. Ça n'existait pas. Je dire il y a 10 ans, les Français n'étaient absolument pas au courant de la vie politique aux États-Unis et maintenant enfin on voit que tout le monde prend position sur ces questions-là et finalement on se rend compte que bah la décision n'est plus en France. En fait, tout le monde est en train d'essayer de se caler avec ou contre Donald Trump. Mais je trouve ça un petit peu dommage. Après sur ce qui s'est passé récemment avec l'Iran, c'est ce que je disais sur mes réseaux sociaux.
3:24 Oui. mon analyse de la question, c'est que Donald Trump est un otage de plusieurs groupes de pression aux États-Unis. Donc, on va évidemment avoir le lobby israélien dont tout le monde parle aux États-Unis de toute de façon beaucoup plus décontractée qu'en France. également le lobby militaire industriel et d'autres d'autres acteurs qui sont autour de lui et qui moi je trouve la je dirais le point qui me conforte dans cette opinion, c'est que je suivais ce que Donald Trump disait dans son lors de son premier mandat quand il était président les années 2017-28 et puis aujourd'hui on voit que sur ses réseaux sociaux le temps et la manière de communiquer a complètement changé. Alors, on sait que d'abord Donald Trump 2.0 a pris des a accepté des sommes énormes de donateurs américains notamment de la veuve de Sheldon Adelson donc un des plus grands donateurs à Israël. Il a pris 100 millions de dollars US de donation de la veuve de Sheldon Edon alors qu'on se rappelle plus lors de son premier mandat, il avait fait une déclaration, c'était soit devant l'IPAC, soit devant la laad ou enfin un de ses lobby il avait dit à la à la communauté juive américaine, il a dit "Moi, je n'ai pas besoin de votre argent, je suis assez riche pour faire de la politique sans accepter de dons de quelque lobby que ce soit."
4:59 Donc comme il a accepté de 100 millions pour sa son deuxème mandat, on imagine bien que il y a des conditions qui ont été attachées à c à cet argent. personne ne donne autant d'argent sans aucune condition et on le voit dans sa manière de communiquer, il est alors des gens disent qu'il est fou, des gens qui disent qu'il est vulgaire, des choses comme ça. Moi ce que je pense c'est que c'est pas lui qui écrit ses tweets. c'est qu' c'est il y a un cabinet de communication, il y a enfin il y a quelqu'un il y a que une équipe autour de lui qui écrit pour lui et ça fait que ça donne l'impression que ni sur la communication ni sur les sur la politique étrangère, il n'a vraiment les levis entre les mains. plutôt un communicateur de première ligne et on le voit puisque ce sont des décisions qui sont prises et puis ensuite une un pas en arrière et puis on refait une décision et puis on revient en arrière. Ce qui a donné lieu d'ailleurs à un acronyme aux États-Unis qui s'appelle Taco Trump always chicken out. Ça veut dire ça veut dire que le Trump fait toujours marche arrière au bout d'un moment. Et bien ça je pense que ça n'est pas le fait de Donald Trump. C'est pas quelqu'un qui est fou, même s'il est âgé et on pourrait il y a des gens qui commencent déjà à parler de sénilité et de de problèmes mentaux. Mais moi je pense pas à ça. J'aime pas la psychiatrisation, la psychologie psychologisation de des des acteurs écontique.
6:17 Je pense que c'est quelqu'un qui est tiraillé, qui est déchiré en fait entre plusieurs groupes de press autour de lui avec je pense d'énormes pressions également sur sa famille. C'est François qui relayait dans un tweet le fait qu'il faisait quand même des séjours en hôpitaux. Donc il est il soulevait la question quand même de son état de santé mental. Bon bah ça c'est une parenthèse mais on peut ne pas exp ça peut être mental ou physique de tirer une conclusion que c'est mental. Je trouve là aussi propension en France à à toujours appeler l'adversaire un fou ou un ou un extrémiste. Donald Trump a 80 ans on entend parler beaucoup de ses de son de sa on va dire sa mauvaise qualité de vie notamment nutritive. Donc on peut imaginer que c'est quelqu'un qui a des problèmes de santé, de diabète, je sais pas pourquoi. Et ça expliquerait des séjours en hôpital sans qu'on ait pour autant besoin de dire que c'est des hôpital un hôpital psychiatrique.
7:18 Est-ce que tu es sensible aux arguments de ce qu'on appelle les quanoneson, c'est-à-dire que il est un fin stratège hors paire, un bluffeur comme un joueur de poker? Pas du tout. c'est quand même quelqu'un qui est enfin je ne suis ni pour ni contre Donald Trump comme je disais au début, j'en ai vraiment enfin ça m'intéresse assez peu. Je suis obligé de m'y intéresser parce que c'est étant comme c'est le leader du pays le plus agressif dans le monde et qui forcément il a le il a une énorme un énorme pouvoir de nuisance mais il a pas c'est pas un pays qui a un pouvoir d'organisation sur les organisations sur les sur les relations internationales. Enfin le son pouvoir de nuisance fait qu'on est obligé de s'y intéresser. Mais c'est quand même quelqu'un qui à titre personnel, je dire en comme d'affaires avant de faire de la politique, c'est quand même quelqu'un qui a réussi à mettre en faille deux casino. Quand on connaît le business model d'un casino, c'est quand même assez ça demande un certain talent pour rentrer en faillite à deux fois de suite. Donc je pense pas que c'est un grand stratège, je pense pas que c'est un grand bluffeur, je pense pas que c'est un joueur de poker. Et puis de toute façon, les gens avec qui il est en train de se frotter, ce sont bah ce sont des jeux des gens qui jouent à des jeux qui sont plus un peu plus compliqués que le poker. Et voilà. Et je pense que c'est et voilà. Bon, le les Qanon, on les connaît. c'est des gens qui de toute façon ne peuvent plus faire marche arrière. Ils ont tellement idolâtré cette personne que même si cette personne se révélait être une déception, et bien il faut continuer à dire qu'en fait ça fait partie du plan, il faut lui faire confiance. et je pense que même quand Donald Trump aura quitté ses fonctions et il se pourrait qu'il les quitte avant la fin de son mandat, et bien il y aura toujours des explications pour nous dire queen fait il a gagné, que en fait il a réussi à changer.
9:00 Et donc voilà. Donc je enfin c'est des gens qui les quanons sont des gens qui font dans simplement dans le déclaratif. Il y a aucune analyse, il y a aucune preuve derrière ce qu'ils disent. Il faudrait leur faire confiance que Trun joue aux échecs en quatre dimensions et que malgré les revers multiples qu'il a connu et bien en fait ça fait partie d'un plan à long terme que son plan c'est de défaire l'état profond alors qu'on a enfin l'état profond on a aucune preuve qu'il a été défait plutôt le contraire. Donc voilà, je trouve que ça relève pas vraiment de l'analyse sérieuse. Je veux pas donner de nom mais bon bien sûr, c'est pas le but. Han mais je enfin le problème c'est que ça devient une les réactions des gens qui suivent ces personnesl sont des réactions assez sectaires en fait. c'est moment on quitte le domaine de l'analyse, on quitte le domaine de la raison et on en vient vite aux insultes, au réécement et on quitte en fait la sphère du sérieux. D'autant plus que là, bon, apparemment [raclement de gorge] un CC le feu a été signé, mais finalement les conséquences potentiel de cette guerre, c'est que une partie de l'Iran est détruite.
10:08 la Chine peut sortir renforcée de cette guerre, les États-Unis pas forcément renforcés et l'Europe pas spécialement non plus. Donc les conséquences sont extrêmement complexes. On ne peut pas dire Trump a instauré la paix. et a sauvé le Moyen-Orient. Rien n'est moins sûr finalement. Non, il a rien sauvé du tout. Mais ce qui est certain, c'est que les États-Unis sont dans une position où ils ont rien à perdre et tout à gagner parce qu'il faut bien voir que les États-Unis sont producteurs de pétrole. Donc même en cas de crise aggravée dans le D3 d'Ormous, bah eux ils continuent à produire et ils proposent même d'en vendre à la France enfin au pays d'Europe. Donc en fait cette entreprise de déstabilisation, c'est ça qu'il faut voir en fait, c'est que cette crise dans le D3 d'Armous, elle bénéficie uniquement à Israël et aux États-Unis. Israël pour son projet d'extension territoriale du grand Israël qu'on connaît donc enfin on a plus besoin de parler tout le monde le connaît et les États-Unis que ce soit alors là aussi c'est pas la peine de palabrer pendant des heures sur qui contrôle qui est-ce que c'est Israël qui contrôle les États-Unis ou vice-versa.
11:18 Je pense qu'on a affaire à un bah un égémon transnational déjà depuis très longtemps. On parlait d'un axe Washington Nombre Berlin Bruxelles et Tel Aviv. Et c'est en fait une c'est une entreprise une déstabilisation des chaînes d'approvisionnement mondial. Et ce qu'il faut voir, c'est qu'en fait le l'objectif final, c'est de casser les chaînes d'approvisionnement mondial pour que ça ralentissent le développement du sud global en général et de la Chine en particulier. puisque c'est ça qui est en train de se passer, c'est que c'est effectivement la Chine moins que ses voisins que sont la Corée du Sud, le Japon, les Philippines, Taiwan, la Thaïlande. C'est et là sont les premiers en ligne qui en fait souffrent des perturbations sur le marché de l'énergie. Mais effectivement, si le conflit dure, la Chine alors qu'elle est quand même 5e producteur de pétrole dans le monde, elle va quand même se retrouver dans une position difficile parce que elle achète quand même 20 % de son pétrole et de son gaz dans les pays du golf. Donc l'objectif de cette campagne, c'est une comme je dis donc je récapitule l'extension d'Israël à un grand Israël. Il ne s'en cache plus. Ils ont dit que ça concernait même la Turquie,. On a vu que le l'ancien premier ministre israélien a dit que la Turquie était le Nouvel Iran. Donc, on a [raclement de gorge] compris vers quoi on s'oriente dans les années qui viennent. il faut savoir que Pakistan est aussi dans le dans la ligne de mire puisque Benjaminiaou dans une interview en 2014 à CBS je crois avait expliqué que l'Iran n'était qu'une étape parce qu'il était pas question de laisser un état musulman avec une avec la bombe atomique. Or le Pakistan détient déjà cette bombe atomique. Donc l'hostilité
13:09 est déclarée à toute la région et pour les États-Unis et bien c'est ça ça leur permet de se positionner comme vendeur de fait de prendre la place de l'Arabie Saoudite, de prendre la place des États du golf en fournisseur de d'énergie. Donc c'est tout bénéfice pour eux. Il y a pas grand-chose à perdre parce qu'ils sont très loin. Ils ne risquent pas d'être frappés sur leur territoire. Alors pour revenir à la Chine et au Pakistan, je viens de mentionner le Pakistan, ce qui est intéressant c'est que Donald Trump hier a décidé de d'incesser le feu sur une proposition du Pakistan. Hm. Or alors [raclement de gorge] ce qu'il faut voir c'était que la semaine dernière la Chine et le Pakistan avaient fait une proposition en cin points d'un cess de feu aux États-Unis. les États-Unis qui ne veulent pas entendre parler d'une Chine qui se retrouverait en fait dans une position de négociateur en chef sur un plan de paix, a refusé cette proposition. Et la Chine, je pense, mais alors là, c'est purement spéculatif de ma part, je pense que la Chine a préféré se mettre en retrait en comprenant très bien que si son nom était encore accollé à ce plan de paix, il serait refusé par les États-Unis.
14:12 Donc elle a laissé finalement le Pakistan faire une nouvelle proposition seule et ça été accepté par Donald Trump pour l'instant. Sage décision finalement, c'est la sagesse orientale. D'ailleurs, tu disais dans un tweet tout récent que cette guerre avait resserré les liens entre la Chine et ses plus proches voisins. Oui, tout à fait. Alors bah c'est enfin c'est pas uniquement la guerre mais on va dire c'est toute la en fait l'agressivité de l'administration Trump 2.0 qui n'a pas commencé par une guerre mais qui a commencé par une guerre commerciale. On se rappelle de la guerre des droits de douanes déclaré au monde entier aussi bien aux alliés des États-Unis que à leurs concurrents. Et ça fait que tous ces pays voisins de la Chine qui d'habitude étaient soit forcé, soit incité à se rapprocher des États-Unis contre la Chine, là je pense à l'Inde, je pense à Singapour, je pense à la Corée du Sud, je pense des pays comme les Philippines. Et bien ces pays-là ont décidé de réchauffer, on va dire, leur relation avec la Chine qui était très mauvaise, surtout dans le cas de des Philippines, dans le cas de la Corée du Sud. Et ça fait donc quelques mois que ces pays-là ont décidé de changer un peu leur fusil d'épaule et de dire non aux États-Unis.
15:35 On se rappelle de Donald Trump qui a dit bah la Corée du Sud a refusé de nous aider dans mouse. le Japon refuse de nous aider dans Norm et en fait tous ces pays-là finalement se disent "Mais les États-Unis sont devenus tellement imprévisibles et finalement n'ont pas d'alliés que on n pas de raison de se fâcher avec notre voisin qui lui ne va pas déménager demain. Chine est là et il faut faire avec et c'est un très mauvais calcul de se mettre à dos la Chine pour le compte d'un ailier lointain les États-Unis qui se révèle en fait ne jamais être un alliier qui est assez agressif et béliqueux notamment dans ces déclarations. tu disais aussi que les relations entre la Chine et Taiïwan sont plutôt sereines quand les États-Unis se tiennent loin de cela. Oui. Alors, on voit c'est justement c'est ces jours-ci, il y a la il y a un rapprochement entre Taiïwan et les États-Unis. Alors, pas avec le gouvernement taïwanais actuel qui on le sait est un gouvernement sécessionniste qui dans la poche des États-Unis. C'est ces leaders sont des gens qui sont passés par la NED, c'est-à-dire la CIA.
16:48 Enfin donc on voit très bien d'où dans quelle direction travaille ce gouvernement, mais il se trouve que ce gouvernement est en minorité au parlement taïwanais. le parti au pouvoir n'a que 40 % du parlement et l'opposition qui est composée de deux parties, le Pomintang et le TPP ont 60 % de contre 60 % du parlement et donc peuvent bloquer toutes les tentatives du gouvernement taïwanais et américain de dépenser en fait une fortune en matériel militaire américain que les États-Unis essayent vraiment de de d'envoyer à Taiwan parce que La doctrine américaine, c'est s'ils arrivent à leur fond, c'est-à-dire un conflit armé entre la Chine et Taiwan, contrairement à à l'Ukraine, ils ne pourront plus continuer à approvisionner en arme Taiïwan une fois que le conflit aura commencé puisque la Chine pourra bah c'est une île Taïwan donc la Chine pourra faire un blocus, il y aura plus rien qui rentrera et plus rien qui sortira. Donc les États-Unis ont déjà expliqué par le biais de Think Tanks et des choses comme ça que l'objectif c'était en fait de d'entreposer à Taiwan toutes les armes nécessaires à un conflit de longue durée avec la Chine.
17:58 Donc ça forcément ça passe par des achats d'armes. C'est souvent des achats qui sont plus ou moins forcés. En fait c'est des bons d'achat que les États-Unis donnent à Taïwan en disant voilà vous avez 400 millions de dollars on vous 400 millions de dollars de bond d'achat pour nous acheter des armes à notre à notre conflit militar industriel. C'est ce qu'ils ont fait avec l'Ukraine et donc bah Taïwan pour l'instant ne le fait pas grâce à l'opposition qui réussit à bloquer ça au Parlement. Et donc cette semaine, il y a la présidente de du Comint, donc le parti d'opposition principale, le parti historique de Changek qui est en visite en Chine. Alors, elle était à Shanghai hier, elle est à Nanquin aujourd'hui et elle va aller à Pékin où il est très probable qu'elle va rencontrer Shiing Ping. Donc, ce qui est quand même assez exceptionnel parce qu'elle est pas au pouvoir he c'est la c'est la présidente d'un du parti d'opposition.
18:53 Mais l'idée c'est que Taïwan et la Chine puisque le le DPP enfin le PDB pardon, c'est le parti au pouvoir actuel est très impopulaire actuellement parce que tout le monde à Taiwan se rend compte que il pousse Taiïwan à la guerre, ce queil m il m continuellement sur la au taïwanais sur la Chine sur les ambitions de la Chine envers Taiïwan. Et donc il est très probable à moins qu'il y ait une manipulation électorale qui est tout à fait possible à Taïwan en 2028 pendant les élections, il est très probable que le Pytang va revenir au pouvoir. Et en fait l'idée de cette visite là donc de cette semaine, c'est que Taiwan, l'opposition taïwanaise et la Chine se mettent d'accord en fait sur la direction à prendre après 2028. Et en fait, tout ça doit être décidé avant la visite de Donald Trump à à Sizin Ping qui était prévu pour le mois d'avril et qui a été repoussé à cause du conflit en Iran. et la Chine a dit "On attendra que le conflit en Iran soit terminé avant de parler de quoi que ce soit avec Donald Trump." Donc il y a une opportunité pour Taiwan et la Chine de se de se on dire de se rapprocher s'accorder de se rapprocher de s'accorder et préparer la prè la prè PDP parce que le gouvernement chinois a bien compris les intentions américaines évidemment.
20:17 Oui, absolument. L'idée pour les États-Unis, c'est de créer un conflit armé entre la Chine et Taiï. Même si ça n'était qu'une escarammouche, on imagine un bateau taïwanais coulé ou que ça. Là, ça serait déjà une victoire pour les États-Unis. C'estàd qu'en fait, ils auraient réussi à faire que des Chinois se battent contre d'autres Chinois. Là, c'est le début de ça pourrait être le début de quelque Ukraine. Voilà, comme en Ukraine, ça ressemble à ça. il y a Idriss Abercan, alors à voir qui dit que cette les conséquences parmi les conséquences de cette guerre ça consolidait le Petro Yuan. qu'est-ce que tu en penses? Alors le la Chine commerce déjà depuis très longtemps, depuis 2015 avec des États africains, avec des États du Moyen-Orient en Yuan, c'est le cas de l'Angola, c'est le cas de l'Arabie Saoudite qui effectivement vendent à la Chine leur pétrole en Yuhan. Hm.
21:16 alors ça reste très modeste si on compare à tous les échanges commerciaux de la Chine avec le reste du monde. C'est très modeste. Mais effectivement le fait que les États-Unis entrent en guerre comme ça avec le sacrificent ses alliés au Moyen-Orient, ça ne fait que les conforter dans l'idée que il faudrait se détacher du pétro dollar. Donc effectivement le ce qu'on appelle le pétro yan va se renforcer petit à petit mais c'est quand même très c'est très marginal en terme de chiffre surtout que la Chine du club de r ne commerce pas exclusivement en UN continue énormément à commercer en de enfin en dollar US parce que il faut qu'elle faut que la Chine comme la Chine détient énormément de bon du trésor américain, elle ne peut pas attaquer la dollarisation du monde parce que ça ça finirait par s'entourer contre elle si on imagine que si le dollar US s'effondre, et bien mathématiquement la Chine perdrait la moitié de ses avoirs du trésor. Donc voilà, la Chine a un comportement, on va dire pragmatique et réfléchi. Donc effectivement, il y a une remise à niveau des échanges des échanges commerciaux en monnaie différentes, que ce soit en UN, que ce soit en rouble, que ce soit en dollar US. Et voilà, ce qui est sûr, ce qui est sûr et certain, c'est que les États-Unis sont en train de en fait de pousser tous leurs alliés moyen-orientaux vers des solutions alternatives. Il y en a pas beaucoup. Et effectivement, le pétroy sera celui derrière lequel ils vont devoir se tourner. Hm. Et il ajoute que cette guerre a fait perdre toute crédibilité de Washington à ses alliés asiatiques. Ça, tu le confirmes?
23:02 Bah, c'est ce que je disais. Oui, c'est les on voit un rapprochement depuis plusieurs mois avec l'Inde, même avec l'Inde, alors qu'on sait que l'Inde, si s'il y a un État dans la région qui est plutôt xénophobe ou qui a tendance à jouer sur les deux tableaux, c'est l'Inde. Or là, il y a une délégation la semaine dernière des chambres de commerce de plusieurs provinces de d'Inde. Il y a eu le ministre des affaires étrangères qui s'est rendu en Chine il y a quelques mois et se sont mis d'accord sur leurs différents territorials. Donc essayé de mettre de le mettre de côté. de façon à pas envenimer la relation bilatérale. Et il y avait une délégation encore du ministère du commerce la semaine dernière indienne en Chine. Donc on voit un rapprochement, c'est quand il faut quand même savoir qu'il y a des suite au Covid et à tout le toute la propagande antiichinoise pendant le Covid, l'Inde avait interdit tout un tas de d'investissements chinois dans des industries clés en Inde. qui je suis rendu compte qu'en fait c'était très c'était au détriment de du développement économique indien et donc là ils viennent de réouvrir ces investissements au Chinois. Donc voilà, il y a on finit par revenir à la raison dans la région parce que les États-Unis sont donne enfin ont montré à tout le monde qu'ils n'ont absolument aucun allié que le mot d'allié est en fait un pléonasme pour le terme de vassal et qui ne qui sont prêts à sacrifier n'importe qui si c'est utile à un instant dans leur négociation contre la Chine. Donc il y a l'Inde, il y a Singapour comme je le disais, Singapour qui vient, le premier ministre vient de déclarer que la relation avec la Chine est plus importante que jamais. Or, on sait que Singapour c'est quand même un allié américain dans la région.
24:44 C'est pareil pour la Corée du Sud. le nouveau président est très engagé avec Pékin contrairement à son à son prédécesseur. Donc on voit et on voit un on va dire un accélérateur. les États-Unis, enfin par leur comportement sont un accélérateur en fait de la de la cohésion de la cohésion du sud du N parce que c'est un peu ce que Oui, il y a les bri les briques parce qu'en fait il y ava un problème un peu ce problème de cohésion c'était un peu de briquet de broc pas faire de mauvais jeux de mots et là on voit que par nécessité bah tous ces états finissent par mettre leur différence de côté et puis finalement discuter comme ils auraient dû le faire depuis plus longtemps. Ça créé une nouvelle cohérence entre eux. justement les briques sont renforcées à part l'Iran qui est quand même partiellement détruit. Quelles sont tes informations? Moi, j'entends des gens me dire "L'Iran est totalement détruit, l'Iran n'est pas tant détruit que ça." Est-ce que tu as des informations sur le terrain? Alors apparemment, j'ai pas d'information sur le terrain. enfin, j'ai j'en ai par par personne interposé. Oui, mais apparemment au niveau de la population, alors il y a quand même beaucoup de morts notamment puisque les cibles civiles ne sont pas épargnées. et mais apparemment beaucoup de gens sont partis à la campagne. L'Iran étant un pays immense, la population des grandes villes sont partis à la campagne. Donc là, ils sont a priori en sécurité. les infrastructures elles sont très dégradées. Alors après, on fait confiance à l'Iran et à des partenaires comme la Chine justement pour reconstruire très rapidement et peut-être encore mieux par la suite.
26:22 Mais ce qui est sûr, c'est que au point de vue militaire on a encore pas vu ce que l'Iran peut faire. apparemment les les quelques appareils américains qui ont été qui ont été détruits et qui ont été intercepté, ça été le fait de milice locale. C'est même pas l'armée, c'est même pas l'armée iranienne qui est entrée en jeu. Donc je pense que les Iraniens en ont encore beaucoup sous le coude. Ça pourrait durer encore longtemps. Ils seraient capable de résister encore longtemps. C'est sûr que au niveau des destructions, c'est quelque chose que l'Iran n'a pas connu par le passé, je pense. Mais après, faudrait avoir aussi l'état de l'état d'Israël aussi. Faudrait avoir des informations sur le terrain. Je pense que la destruction est assez impressionnante là aussi. justement, à ton avis, c'est la Chine qui va venir reconstruire l'Iran ou c'est Black Rock qui va accourir? Black Rock, je crois qu'ils se positionnent pour l'Ukraine, ça on le sait. l'Iran, je crois ils pourront faire du croissu he c'est sûr et certain mais ce sera des pays comme la Chine, comme la Russie et puis l'Iran aussi.
27:27 L'Iran est tout à fait capable de se reconstruire, de se rebattreir elle-même. Il faut voir que beaucoup de l'armement qui est utilisé par les Iraniens, c'est de l'armement local,. C'est pas des importations russes de Russie ou de Chine. Il y en a la Chine et la Russie ont exporté beaucoup de matériel vers la vers l'Iran, mais la plupart des armes offensives sont des armes qui ont été développées par les Iraniens eux-mêmes. Donc je pense que pour tout ce qui va être rebâtir, ils auront l'assistance. Peut-être ce sera pas une assistance forcément, on va dire, dans le domaine de l'ingénierie parce qu'ils en auront pas forcément besoin, mais peut-être en terme de prêt. Et là, les nouvelles routes de la soie, c'est elles sont prêtes, elles sont opérationnelles et c'est principalement des investissements vers les États qui travaillent avec la Chine. Donc, on peut imaginer que là aussi par les nouvelles routes de la soie, l'Iran est accès à des à des financements chinois.
28:27 et quelle est la position du gouvernement chinois vis-à-vis actuellement d'Israël? On peut tu peux détailler un petit peu parce que bah la la position de la Chine sur ce conflit c'est elle a demandé à tout le monde un cessé depuis longtemps pendant toutes les quelques semaines de guerre. Il faut savoir que le premier le ministre des affaires étrangères i de Chine a passé plus de 25 coups de fil assez homologues en Iran, en Iran, en Israël, aux États-Unis, en Égypte, au Pakistan, donc dans tous les acteurs principaux de la région. Donc c'est une diplomatie qui est très active. Il y a également un envoyé spécial pour la région qui a fait le tour des capitales. et la Chine [raclement de gorge] essaie de ne pas se de ne pas choisir de camp. elle a elle a répété plusieurs fois que la responsabilité incombait à l'agression israélo-américaine, qui est clair pour tout le monde que ce sont eux qui ont commencé à bombarder. Le D3 Normouse était tout à fait pacifique avant cette agression, mais elle demande une désescalade aussi bien au côté de l'agresseur que de côté que du côté du défenseur demandant de ne pas recourir à une escalade, on va dire, irréversible dans les bombardements sur Israël par exemple, de façon à ce qu'Israël ne se sent pas en position de où il est sur le point d'être annihilé et donc ce qui pourrait le pousser à recouvrir à une solution nucléaire notamment. Voilà. Donc la Chine a une position pacifique.
30:00 elle n'essaie de pas prendre de pas choisir de camp, mais il est certain que elle enfin elle sait très bien que c'est le c'est l'Iran qui est agressé et c'est Israël qui est l'agresseur. Et donc s'il y a une aide quelconque à apporter en terme de matériel militaire, que ce soit défensif ou offensif, ce sera vers l'Iran et pas vers Israël. Donc ce qu'elle demande en fait c'est à Israël de continuer d'exister mais de rester dans ses frontières actuelles. Oui. Et là il faut bien se méfier de ce qu'on voit sur les réseaux sociaux actuellement parce qu'on a vu des informations complètement [raclement de gorge] absurdes et grotes qui disaient que la Chine avait dit que si jamais Israël utilisait l'arme nucléaire et bien Israël cesserait d'exister. al une vidéo qui est sortie sur les réseaux sociaux d'un professeur d'une université l'université à Shanghaa et ce professeur est un ancien traducteur pour shopping.
31:00 Enfin, ce monsieur c'est pas la Chine, il n il est pas dans le gouvernement chinois, il est même pas au parti communiste, ce qui est intéressant. Il est au coming en Chine. Voilà, c'est intéressant. Et donc c'est quelqu'un qui parle à titre personnel, [grognement] c'est pas quelqu'un qui a aucun pouvoir de décision. On a vu encore aussi un journaliste américain turco-américain déclarer hier, je crois, que la Chine avait menacé l'Israël d'être atomisé si jamais utiliser l'arme atomique. C'est absolument grottesque. La diplomatie chinoise n'a jamais évoqué cela. C'est pas du tout le style de la Chine d'aller menacer un pays de d'atomisation, surtout si ça n'a aucun enfin ça n'a rien à voir avec la Chine. Donc il faut se méfier parce que il y a cette tentative dans les réseaux sociaux de diaboliser la Chine d'une façon ou d'une autre, soit en disant qu'elle est un acteur agressif donc il parle d'atomiser d'autres états, soit en disant que c'est un acteur qui finalement par sa neutralité est un profiteur de guerre en fait puisque elle vend des armes des deux côtés où elle marrant du feu, elle continue à faire transiter ses bateaux par du croix d'ormous alors que c'est interdit à tout le monde. Donc il y a cette tentative également de dire, c'est ce que je disaisexliquais sur mes réseaux sociaux la semaine dernière, j'ai il y a cette tentative soit de diaboliser la Chine comme un état agressif, expansionniste, revancheard, hégémonique, soit de dire c'est un état qui finalement, passez-moi l'expression, la met à l'envers au monde entier en étant neutre et en tirant les marrons du feu à chaque fois. Voilà, c'est c'est les deux faces de la xinophobie sur les réseaux sociaux en ce moment. chose mé ou comme quoi elle essaierait de gagner sa guerre commerciale comme toujours.
32:40 Voilà. justement, c'est l'occasion pour terminer de te demander donc déjà de redire ici raisonnablement et la tête froide que tu ne vis tu vis en Chine depuis 25 ans mais tu ne tu n'es pas soumis à un passe numérique. Tu n'as pas de crédit social chinois qui te compte des points qui t'empêch de voyager, qui t'empêche de manger de la viande, qui fait que tu es un mauvais ou un bon citoyen. On va le redire, ça fait trois fois qu'on le dit, mais on continue à voir cette ce fantasme du crédit social chinois. qui pourrait peut-être être avant tout européen avant d'être réellement chinois. On espère que non évidemment en Europe. Donc tu le redis. Bon, les gens décidément n'arrive pas à le croire mais d'ailleurs tu ne serais pas resté en Chine si tu avais dû vivre d'une manière aussi contrainte et dystopique. Ah oui, parce que comme j'ai souvent tendance à traverser la rue même au feu rouge, ça fait longtemps que j'aurais été enfermé et j'aurais été privé de viande si on écoutait les gens qui racontent. Donc c'est non, c'est du grand n'importe quoi. Il y a, je l'ai expliqué dans des articles, je l'ai expliqué dans des émissions notamment chez toi, que il n'y a aucun crédit social intégré au niveau national chinois.
33:48 Il y a des initiatives locales dans des sociétés d'État, donc pour leurs employés, dans certaines administrations, là aussi pour leurs employés. Certaines villes ont essayé de dérouler une espèce de système qui pourrait se rapprocher d'un système de crédit social. et ça été annulé par les autorités après'être rendu compte qu'il y avait en fait des conflits d'intérêt dans tous les sens entre les sociétés qui permettaient la mise en place de ce crédit social avec la vie des citoyens et voilà donc c'est quelque chose qui n'existe pas. Vous parlez à n'importe quel chinois, vous la même chose. Je ne sais même pas quel est mon crédit social si j'en ai un,. Donc c'est on est dans le dans l'invention la plus totale de encore là d'une histoire. Et je comme je l'explique régulièrement en fait la je pense que les médias occidentaux et [raclement de gorge] leur leurs relais sur les réseaux sociaux ont un objectif, c'est en fait de d'enfumer la population occidentale pendant qu'un crédit social est en train d'être déroulé en Occident. On le voit avec l'identité numérique, on le voit avec tout un tas de avec le pass sanitaire, des choses comme ça. Donc tout ça c'est quelque chose qui existe qui continue développé. Moi quand je je l'explique souvent, quand je rentre en Europe, je rentre pas forcément [raclement de gorge] par la France, je peux m'arrêter d'abord dans des pays comme l'Allemagne, la Suisse ou l'Autriche. Et il se trouve que quand je me présente devant les portiques et j'ai pas besoin de présenter mon passeport ni quoi que ce soit, il y a une caméra qui m'ouvre la porte. Alors, je me rappelle pas avoir donné mes données biométriques à l'Allemagne ou à l'Autriche ou à la Suisse. Ça me dérange pas de les donner à la France, c'est obligatoire. Et ça été partagé au niveau européen sans mon assentiment.
35:22 Donc c'est on voit le déroulement de ce genre de chos là. Et l'idée en fait, je pense que c'est de diaboliser la Chine en disant mais en disant aux Européens notamment, voyez, c'est bien pire ailleurs. Vous inquiétez pas, ici c'est pour votre sécurité mais vous verrez en Chine c'est bien pire. J'invite les gens à se déplacer en Chine. Maintenant, il y a besoin de visa pour les pour les Européens, la plupart des Européens. Donc, venez en Chine et vous verrez queil y a absolument aucun crédit social ni pour les touristes et ni pour les gens qui vivent en Chine. Ni étranger, ni chinois. Ni étranger, ni chinois. D'autant plus que votre monnaie numérique n'est pas au point. Donc, c'est indispensable avoir une monnaie numérique pour mettre tout ça en place. Oui, il y a pas de monnaie numérique non plus. Il y a le il y a le Alors, il est certain que avec le développement des outils numériques sur les téléphones portables, les solutions de paiement et tout ça, il est vrai que les Chinois ont d'eux-même lâché très vite le la monnaie papier en fait la bénéficiaire. C'est vrai que c'est difficile aujourd'hui de nos jours de se promener avec du cash dans la poche et de trouver des commerçants qui peuvent vous rendre la monnaie parce que maintenant tout le monde est passé à WeChat, à eBay, des choses comme ça.
36:29 Mais c'est pas du tout quelque chose d'obligatoire. les commerçants sont obligés d'accepter la monnaie physique et donc il y a pas de contrôle par la monnaie. Après, c'est vrai que moi j'ai toujours j'ai trouvé depuis quelques années que les Chinois ont par souci de on va dire de enfin de prati de praticalité ont lâché la monnaie physique trop facilement et je pense que c'est quelque chose qu'un jour il pourrait regretter. Voilà. Mais pour l'instant, il y a pas de plainte des Chinois et il y a surtout pas d'utilisation abusive du gouvernement chinois sur la façon dont les gens utilisent leur argent. Là, je donne un exemple. En France maintenant, les montants, les seuils pour lesquels vous êtes autorisé à à utiliser de la monnaie physique ou des transferts bancaires, les cesse seuils n'arrêtent pas d'être rabaissés. On a vu que la Banque européenne propose madame Lagarde qui est invitée au Gilderberg la semaine prochaine.
37:26 D'ailleurs, madame Lagarde, elle propose de rabaisser ses seuils encore à 400 € au-delà desquels vous allez devoir expliquer pourquoi vous dépensez plus de 400 €. Et bien ça ça n'existe pas en Chine. Aussi bien sur une société que un titre à titre individuel, vous pouvez recevoir des sommes assez importantes en transfert bancaire ou en dépôts comme ça au comptoir. Vous avez aucune question de la banque. La banque ne vous demande pas qu'est-ce que c'est que cet argent, quelle est votre relation avec la personne qui a fait le transfert et il y a pas de track fin qui vient vous suivre parce que vous avez reçu 1000 € sur votre compte. Voilà. Donc c'est vraiment la différence qu'il faut voir, c'est que même s'il y a une facilitation de l'utilisation d'une monnaie numérique en Chine par le AliPay, les WIAC, des choses comme ça, il n'y a pas d'abus du gouvernement dans l'autre sens par les le gouvernement ne on va dire ne demande pas aux banques de jouer à de jouer aux policiers ou de jouer au fisque. Vous avez la relier de relier toute votre vie quoi en fait. Oui, c'est ça. C'est ça. Alors, en Chine, on peut vraiment recevoir de l'argent sur son compte et il y a aucune question qui est posée. Vous pouvez faire des paiements en cage, vous pouvez acheter des choses en cage. Il y a aucune question qui vous est posée.
38:34 Pour vérifier ce que tu dis, il faut inviter les auditeurs à venir faire un séjour en Chine. D'ailleurs, est-ce que le prix du billet d'av d'avion est très onéreux dû au alors? il a je pense que les tarifs ont augmenté là rapidement. acheté en France moi il y a de il y a de tr semaines donc j'ai eu la chance parce que le billet avait été acheté avant que le conflit enant commence mais là je pense que ça va effectivement bien augmenter enfin ça reste encore abordable pour même si ça augmente allez disons à 3000 € l'allé-retour bon voilà c'est 3000 € pour aller en Chine. Le problème c'est que les compagnies occidentales ne pu ne pouvant pas survoler la Russie et maintenant tout ce qui est Moyen-Orient Ukraine est fermégalement mais il y a plus qu'un tout petit corridor au-dessus de l'Azerbaïdjan pour passer vers l'Asie et si jamais l'Azerbaïjan rentre dans la guerre et il va falloir passer par en faisant le tour par les États-Unis pour venir en Asie quoi. On a on c'est vrai qu'on se retrouve de plus en plus dans une situation isolée en Europe, mais pour l'instant c'est ouvert et les Européens peuvent venir sans visa en Chine pour un mois faire du business he même ça peut être des gens qui viennent explorer des opportunités de faire des affaires. Il y a pas besoin d'un visa business si on reste moins d'un mois pour venir faire des réunions et rencontrer des fournisseurs.
39:51 Donc j'invite tout le monde à le faire comme ça, j'ai pas besoin de répéter à chaque fois qu'il y a pas de vie social en Chine. Ils le verront de même. Ouais. Ah, ils le verront de même. Comme ça, voilà, ta parole pourra être mise à l'épreuve du réel. Et venez, là, c'est un appel du pied, allez faire du business parce que faire du business en France, c'est pas forcément le meilleur moment. Donc, expatriez-vous, voyagez. Après, effectivement, 3 on a de la chance, on a de la chance. La Chine est un pays qui continue à tendre la main à la France, à l'Europe en général, mais à la France en particulier. Donc il faut en profiter bien sûr, tant mieux pourvu que ça dure. Ils ont cette sagesse de ne pas nous mettre dans le même sac, on va dire que nos dirigeants. On va le dire comme ça. Effectivement, pour terminer, toute dernière question parce qu'après je te libère, tu as un rendez-vous et en plus moi hier un dissident me disait vos émissions les médias indépendants en général sont formidables. Pensez à faire des émissions courtes parce qu'on a aussi parfois une vie à côté et je les comprends. On passe déjà beaucoup de temps sur les écrans. qu'il faut aussi respirer, s'aérer, rencontrer les gens, discuter en vrai. [grognement] dernier petit message, un commentaire me dit "Le manque de vision à échelle mondiale des commentateurs et déprimants intégrez bien que tous les dirigeants sont tenus par les mondialistes et suivent l'agenda 2030 que tu connais par cœur." Est-ce que tu veux dire un mot de la fin sur cette remarque?
41:07 oui, si on parle des dirigeants occidentaux, je suis d'accord. après nous parler de comment Poutine et Sjing Ping sont dans la main d'Idubavic. Je laisse ça à d'autres personnes. C'est vraiment pas mon Ouais. K par exemple. Voilà. Mais voilà. ça c'est il y a aucune preuve. et puis c'est vivant dans le pays dans un pays comme la Chine on voit très bien qu'il y a pas d'influence extérieure. la Chine c'est d'ailleurs ce qui ce qui embête beaucoup les mondialistes entre guillemets, c'est qu'ils arrivent pas à forcer la Chine à rentrer dans la danse. Ce que je disais dans mes réseaux sociaux ce matin, c'est l'objectif c'est de aussi de faire rentrer la Chine dans des conflits qui sont allumés par les États-Unis pour on a vu que les États-Unis appelaient la Chine à rentrer dans la coalition des volontaires contre les outils il y a plus d'un an. Là il demande à la Chine, à la Corée, au Japon de venir dans le détroit d'ormous avec leur leur canonnière pour tirer sur l'Iran. Ils ont même les États-Unis ont même demandé aux Philippines de se de s'impliquer dans le détroit d'Ormous.
42:11 Donc on voit vraiment la folie et tous ces pays-là disent non. Donc s'il y avait un agenda 2030 globaliste et qu'ils étaient tous derrière, on imaginerit qu'il y aurait une coalition commune asiatique dans cette régionlà. Or, il y en a pas. Mais l'idée c'est effectivement de faire rentrer la Chine dans des conflits parce que en plus de l'affaiblir d'affaiblir la Chine, il faut se rappeler ce qu'on a fait à l'Irak. l'Occident a attaqué a attaqué l'Irak après l'avoir affaibli par des sanctions pendant plus de 15 ans. Et bien l'idée c'est de faire entrer la Chine dans des conflits comme ça, que ce soit l'Ukraine, que ce soit le Moyen-Orient, que ce soit le Vénézuela où à chaque fois on reproche à la Chine de ne pas être entré dans la danse pour protéger ses alliés qui ne sont pas des alliés. Mais ça c'est question. Et en fait l'idée c'est d'affaiblir la Chine, de la forcer en fait à se à s'éparpiller pour ensuite l'attaquer une fois qu'elle aurait été qu'elle aurait été affaiblie. et également de d'abîmer son image en disant "Mais regardez, finalement la Chine fois qu'elle est devenue puissante, elle envoie aussi des bateaux de guerre tiré sur des États étrangers parce qu'il menace le commerce international." Et donc finalement bah que les États-Unis le fassent, c'est pas si mal parce que c'est ce que font tous les grands toutes les grandes puissances économiques, elles finissent par attaquer, elles finissent par devenir agressive. J'ai déjà eu ça sur des plateaux télé de d'intervenants, de contradicteurs entre guillemets qui disaient la Chine de toute façon elle fera pareil que les États-Unis parce que c'est ce que font tous les empires. Ils finissent par attaquer les autres. C'est faux dans le cas de la Chine. C'est le faux si on étudie son histoire, elle n'a jamais fait ça. Et là, si on regarde ce qu'elle fait maintenant, elle résiste justement à toutes les tous les pièges qui lui sont tendus pour aller intervenir sur des théâtres d'opération qui ont été qui ont été allumés par les États-Unis. Et la Chine parle de paix, développe des solutions des solutions de des plans de paix avec, on se rappelle, elle avait fait
44:02 pour l'Ukraine avec le Brésil. Là, elle le fait avec le Pakistan pour l'Iran et c'est quelque chose qui doit faire enrager les mondialistes justement parce qu'elle ne tombe pas dans le piège et elle montre qu'elle est en fait une solution, une alternative une superpuissance réticente, c'est le sous-titre de mon bouquin, de mon livre. comprendre la relation Chino Occident légèement isolée contre la superpuissance bâtissante. La Chine est une superpuissante mais qui est réticente justement à rentrer dans ce concert des nations dirigé par l'Occident parce que la direction qu'on veut lui faire prendre en fait c'est une en fait c'est lui faire prendre un positionnement aussi agressif que les États-Unis. Il faut se rappeler que Donald Trump a parlé d'un G2 he entre la Chine et les États-Unis. Donc il y a bien une volonté d'attirer la Chine dans cette directionlà, mais on a de la chance pour l'instant avecing. C'est ça ça ne se fera pas sousing Ils ont bien compris le piège et ils sont plein de sagesse. Ils ne cèdent pas à cette tentation diabolique finalement qui pourrait diviser en plus diviser les bricks. Et de toute façon vous êtes entre 1 milliard4 et 1 milliard7. Vous avez un immense territoire et juste à côté de la Russie, votre allié qui a un territoire et qui peut être enfin un des plus le plus grand territoire et qui peut être autonome finalement.
45:18 Oui, tout à fait. Tout à fait. C'est l'Iran, la Chine, la Russie et puis et tout le tous les États entre les deux, le Kazakhstan, tous les stands, la Mongolie, tout enfin c'était cette immense étendue eurasiatique est tout à fait potentiellement autonome. C'est d'ailleurs bien ce qui fait enrager États-Unis. Exactement, c'est votre force et c'est notre force à tous puisque ça serait pas très bon pour le monde d'être sous le jou d'un seul et gémon béliqueux. Voilà donc ça ça compense. Un grand merci pour cette émission plein pleine de sagesse et de raison au moment où on se déchire autour du sujet Trump qui déchaîne les passions. Voilà, c'est compliqué de résister mais essayons de démêler le vrai du faux et de rester serein et garder un sang froid. Un grand merci pour ce direct cher Laurent. Très bonne journée et bon rendez-vous.
46:14 Voilà, je pense que tu es plein de rendez-vous et à très bientôt sur Tribun Libre.
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