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Loi sur l'aide à mourir : un infirmier détaille les articles qui l'inquiètent

Infirmier depuis 1991, Éric Mercier revient sur la loi Claeys-Leonetti de 2016 et sur le projet de loi relatif au droit à l'aide à mourir, adopté par l'Assemblée nationale. Il détaille les mécanismes juridiques du texte et explique pourquoi il alerte les 577 députés avant le retour du texte en deuxième lecture.

SR Stéphanie Reynaud 4 février 2026 · 55 min · 18 161 vues

Ce dont il est question

Résumé établi depuis l'enregistrement

Éric Mercier, infirmier depuis 1991 et formé notamment à l'hémodialyse, présente d'abord la loi Claeys-Leonetti de 2016. Selon lui, ce texte permet, sous conditions cumulatives (directives anticipées, douleurs incommensurables, pronostic engagé), de placer un patient en sédation profonde et continue jusqu'au décès, associée le plus souvent à un arrêt de l'alimentation et de l'hydratation. Il distingue cette approche des « vrais » soins palliatifs, qu'il présente comme une pratique de sur-mesure visant d'abord à supprimer la douleur physique avant de s'attaquer à la souffrance plus globale.

Il détaille ensuite les risques qu'il associe à l'usage du midazolam (Hypnovel) hors des services d'anesthésie-réanimation, citant les travaux de l'anesthésiste Joël Zivot au Canada et des témoignages britanniques (Jackie Divy, Alicia Doncan, Craig Smith) pour évoquer un risque d'œdème pulmonaire lorsque la titration n'est pas respectée. Il raconte aussi une expérience personnelle où une infirmière libérale aurait laissé une poche d'Hypnovel à disposition d'une famille, pratique qu'il juge dangereuse.

Concernant le projet de loi relatif au droit à l'aide à mourir, Éric Mercier considère qu'il s'agit, selon lui, d'un projet d'euthanasie de masse plutôt que d'un simple débat d'opinion. Il s'appuie sur l'article 2, qui renvoie à l'article 122-4 du code pénal (article qui, selon lui, exonère de responsabilité pénale certains actes autorisés par la loi, comme l'usage de la force par les forces de l'ordre), pour affirmer que les soignants pourraient être exonérés de responsabilité en cas d'euthanasie pratiquée dans le cadre légal. Il cite l'ouvrage d'Amine Humlil sur ce sujet. Il évoque également l'article 4, qu'il juge susceptible d'ouvrir l'éligibilité à un très grand nombre de maladies chroniques (hypertension, diabète, Alzheimer, sclérose en plaques, cancers, etc.), et l'article 9, qui imposerait selon lui au soignant de veiller à l'absence de pression de l'entourage au moment de l'injection.

Il mentionne enfin la situation canadienne, où l'aide médicale à mourir serait, selon lui, devenue la cinquième cause de mortalité, avec des cas de personnes pauvres ou handicapées orientées vers l'euthanasie faute de moyens. Il annonce avoir rédigé et diffusé une lettre aux 577 députés, avant la reprise de l'examen du texte en deuxième lecture le 16 février, et appelle les internautes à relayer ce courrier. Il conclut en estimant que la loi Claeys-Leonetti elle-même comportait déjà des failles, notamment révélées selon lui pendant la crise sanitaire, et plaide pour un moratoire sur les protocoles de sédation plutôt que pour l'adoption du nouveau texte.

Points abordés

  • La loi Claeys-Leonetti de 2016 permet, sous conditions cumulatives, une sédation profonde et continue jusqu'au décès.
  • Selon Éric Mercier, l'usage du midazolam hors titration stricte peut provoquer des œdèmes pulmonaires, ce qu'il attribue aux travaux de l'anesthésiste Joël Zivot.
  • L'article 2 du projet de loi renvoie à l'article 122-4 du code pénal, qui exonérerait selon lui les soignants de responsabilité pénale pour l'acte létal.
  • L'article 4 du projet de loi ouvrirait, selon lui, l'éligibilité à l'aide à mourir à un grand nombre de maladies chroniques.
  • L'article 9 imposerait au soignant de veiller à l'absence de pression de l'entourage au moment de l'administration de la substance létale.
  • Un professionnel de santé refusant de participer devrait, selon le texte cité, communiquer le nom d'un confrère disposé à le faire.
  • Éric Mercier cite le cas du Canada, où l'aide à mourir serait devenue la cinquième cause de mortalité.
  • Il a adressé une lettre aux 577 députés avant la deuxième lecture du texte prévue le 16 février.
  • Il estime que la loi Claeys-Leonetti elle-même comportait des dérives, notamment autour du cas Vincent Lambert et de la crise sanitaire.

Ce résumé est établi à partir de la transcription intégrale de l'entretien, puis relu par la rédaction avant publication. Il ne remplace pas l'écoute : les nuances, les hésitations et les réserves de l'invité sont dans l'enregistrement.

« Avez-vous compris qu'il s'agit dans cette loi d'une proposition d'euthanasie de masse ? C'est ça. Ni plus ni moins. »
Éric Mercier 20:43 écouter le passage
« J'aurais l'option de ne pas tuer, mais l'obligation d'indiquer la personne qui tuera à ma place. »
Éric Mercier 31:01 écouter le passage
« C'est du pipi de furée par rapport au business de la mort. »
Éric Mercier 39:53 écouter le passage
« On me demande d'être psychopathe premium. »
Éric Mercier 44:16 écouter le passage

Sujets

Transcription intégrale

9 009 mots

Établie à partir des sous-titres de la vidéo, sans relecture. Les hésitations et les répétitions de la machine ont été retirées, rien d'autre. Cliquez un horaire pour entendre le passage.

0:00 Actuellement au Canada, c'est la 5è cause de mortalité et dedans, on a beaucoup de gens pauvres, handicapés, qui ont pas les moyens de payer leur chimio, à qui on propose à qui on propose l'euthanasie. a un exemple flagrant, j'ai plus son nom, mais c'est une ancienne championne olympique qui était handicapée, qui a demandé comment dire aux aides sociales au Canada, "Est-ce que vous pouvez me m'aider à me financer une rampe pour rentrer chez moi pour faire avancer mon fauteuil roulant?" Il lui a été répondu "Bah non, on vous donnera pas d'argent pour vous aider à avancer votre fauteuil rouant pour rentrer chez vous. Il serait peut-être temps de commencer à penser à l'euthanasie.

0:55 Bonjour Éric Mercier, bienvenue sur Tribune Libre. Bonjour Stéphanie, merci pour votre invitation et je vous en prie. Vous êtes infirmier, est-ce que vous pourriez me parler, présenter votre métier? Je suis infirmier depuis 91 depuis 95 et dans le soin depuis 91. là, techniquement sur les 25 dernières années, j'ai principalement fait de des soins d'émodialyse qui est une forme de soin palliatif. Ça n'est pas de l'unité de soins palliatifs, mais c'est une forme de soin palliatif. Et depuis une quinzaine d'années, je suis également formateur en ergonomie, en épad clinique, hôpitaux. voilà. et je suis passé quelques temps comme infirmier libéral dans le milieu rural, infirmier dans les hôpitaux parisiens, pompier de Paris également et infirmier militaire également quelques années. l'objet de cet entretien, c'est la loi sur l'aide à mourir.

1:54 Ouais. J'ai des questions très simples pour les personnes qui sont pas au fait de ce qui se prépare en fait. d'abord, on sait qu'il y a notamment une loi qui existe déjà qui s'appelle la loi Cla Leonetti. Oui. Du nom d'un député. Ouais. Est-ce que vous pourriez nous en parler pour poser les choses déjà? La loi Class Leonetti qui remonte à 2016 en fait est une loi qui dans les grandes lignes déclare que si un patient a fait la demande dans ses directives anticipées, si il a des douleurs incommensurables, tout ça est en cumulatif en plus des douleurs incommensurables. Et si manifestement il est quasiment en phase agonique où il se dirige vraiment plus sur la fin de sa vie sur ces derniers jours, ce qui est une problématique he la temporalité, c'est très difficile de dire telle personne est à la fin de sa vie.

2:56 Mais bon si vraiment il est engagé dans une approche comment dire de survie qui devient plus que problématique si ces trois points sont cumulés, on peut à sa demande le placer en sédation. Hm. Après, il y a différents niveaux de sédation, mais il y a la sédation légère et la plus connue d'entre toutes, c'est la sédation profonde et continue jusqu'au décès. C'est-à-dire qu'on peut lui proposer de dormir, d'être en anesthésie générale. en parallèle, si le patient n'est plus en capacité de s'exprimer, il est possible par le biais d'une collégialité, d'une rencontre et d'un échange entre différents médecins, de prendre la décision. la décision, pardon, de le mettre en sédation profonde et continue jusqu'au décès. avec la sédation profonde et continue jusqu'au décès, la plupart du temps, il y a aussi la situation de lat, limitation arrêt traitement. C'estàd qu'on décide de stopper les thérapeutiques, tous les traitements et puis bien souvent stopper l'alimentation et l'hydratation.

4:07 Et puis on va attendre que la personne dans le sommeil finisse par s'éteindre. Ça c'est vraiment l'approche vraiment très théorique et réglementaire. Les vrais beaux soins palliatifs qui existent encore en France mais qui sont particulièrement mal mené. les vrais beaux soins palliatifs parviennent à accompagner les gens jusqu'à jusqu'au dernier souffle sans sédation profonde et continue jusqu'au décès. soigner c'est définitivement du surmesure. Soigner en masse c'est l'inverse de soigner. Et soigner en soins palliatifs, c'est on va dire de l'ultra surmesure. c'est vrai que la première tâche en soin palliatif, en unité de soins palliatifs, mais pas que aussi normalement en ÉPAD ou ailleurs parce que les ÉPADES font aussi du soin palliatif. Même voilà, la première des tâches ça va être de casser la douleur qui est souvent confondu avec la souffrance.

5:09 C'est quoi la différence? la douleur, on va plus être sur une approche physique et la souffrance, on va être sur une approche physique plus morale, on va dire, ou psychologique. donc, on parle tout le temps de l'approche de la souffrance, la souffrance. mais simplement stopper déjà la douleur physique. Mais 99, dans 99 % des cas, on peut stopper la douleur physique et les gens peuvent recommencer à respirer, se tourner dans leur lit, parfois s'asseoir. Certains peuvent recommencer à déclutir, manger un petit peu, envisager les prochaines semaines qui sont les dernières semaines sous un autre angle. la douleur physique et par définition ce à quoi on doit s'attaquer en premier le plus possible avec évidemment évidemment la souffrance plus globale. le tout étant dans une approche aussi où il faut vraiment veiller à lutter plus que tout contre l'obstination des raisonnables.

6:15 l'obstination des raisonnables est différente comment dire de la comment dire de de du fait de l'acharnement thérapeutique. C'est sont des pièces de puzzle très proche. La crête qui les relie est très fine. L'acharnement thérapeutique c'est je vais me battre au maximum pour vous sauver. C'est quelqu'un qui est coincé sous un autobus dans une situation catastrophique. C'est je ne sais pas moi un soldat qui a reçu une balle ou un boulet de canon. Pensons par exemple aux guerres napoléoniennes et c'est un chirurgien qui va couper le reste de la jambe pour la suturer et qui va s'acharner à essayer de sauver la personne. L'acharnement thérapeutique dans l'histoire a permis de grandes avancées chirurgicales notamment. donc l'acharnement thérapeutique, c'est pas nécessairement quelque chose de mauvais. Ça peut même être quelque chose plutôt bon. Et c'est souvent confondu avec une pièce de puzzle qui est juste à côté. qui est l'obstination des raisonnables. Et c'est compliqué c'est compliqué à quel moment on quitte l'acharnement thérapeutique, à quel moment on rentre dans l'obscination des raisonnables où là la personne est véritablement en train de mourir elle est rentrée dans sa phase agonique qui peut durer plusieurs heures, parfois plusieurs jours et on continue dans l'obstination des raisonnables à lui faire des piqures, à lui injecter quantité de choses, à lui mettre quantité de tuyaux pour essayer de la sauver. non, l'obstination des raisonnables c'est quelque chose contre le laquelle il faut lutter. Évidemment, tout le monde est OK avec ça.

7:59 Simplement, comme je disais il y a quelques instants, on est dans de l'ultra surmesure. Il y a pas un cas qui correspond à un autre, c'est toujours différent. Donc c'est très compliqué et il faut des soignants passionnés au plus près de la douleur, c'est-à-dire à distance d'un bras pour pouvoir comment dire se former, apprendre et former les autres et savoir comment appréhender ces problématiques là. Tout ça est fonction de du degré de tolérance à la douleur, à la souffrance, fonction aussi des croyances, des patients. C'est du cas par cas. Il y a voilà. Exactement. C'est c'est complètement du cas par cas. Il y a pas un cas qui ressemble à un autre. Il faut être à l'écoute du patient, il faut inclure la famille, il faut inclure si ça existe et si c'est possible sa spiritualité quel qu'elle soit ou voir son absence de spiritualité, pourquoi pas?

8:56 Il faut être au plus près des besoins de notre patient. Et ça en théorie la loi Clas Leonetti devait pouvoir devait parvenir à ça. Sauf que très tôt beaucoup de gens ont informé que dans la sédation profonde et continue jusqu'au décès et il y avait quand même un risque d'une euthanasie officieuse qui ne dit pas son nom derrière un voile pudique qui s'appelle "Faisons dormir la personne, attendons et le reste ne nous appartient pas". Oui, sauf que faisons dormir la personne, c'est faisons la dormir à partir de protocoles où certes on peut utiliser de la morphine au cas par cas, il y a pas que la morphine mais en en petite dose ou grande dose. Et ça, ce sont les unités de soins palliatifs qui maîtrisent très bien ce type de sujet. Hm. Mais faisons aussi dormir la personne avec des protocoles de midazolam plus connus sous le nom d'novel, parfois relié à des furosémides, donc du las pour déshydrater la personne et parfois relié à des anticolinergiques comme la scopolamine, les petits patch de scopoderme que l'on met dont des cas vraiment heureusement rarissimes, mais que l'on voit malheureusement, on a aussi des cas de d'utilisation de potassium.

10:15 Toutes ces molécules sont bonnes. Enfin à ma connaissance, sauf peut-être la scopolamine quand même. Je j'ai trop de doute sur la scopolamine. Toutes ces molécules sont bonnes à partir du moment où elles sont utilisées dans les règles de l'art. L'hypnovel, comment dire? C'est très bien au bloc opératoire ou chez les anesthésistes réanimateurs en réanimation médicale ou chirurgicale dans les soins intensifs. C'est très bien. Il faut utiliser le l'hypnvel. C'est un très bon outil. Mais dès lors que l'on augmente ses doses et que l'on travaille sans titration, la titration c'est j'injecte une microdose et j'attends quelques minutes. Encore une microdose, j'attends quelques minutes et la personne, on voit à partir de quel moment elle finit par s'endormir. Bah quand on utilise pas la titration et qu'on met tout de suite de l'hypnovel beaucoup trop fort, on fabrique de l'odè pulmonaire. En tout cas c'est ce que déclare Joël Zivau. Z I V. il faut que vos internautes aillent vérifier les travaux de ce cet anesthésiste réanimateur au Canada, aux États-Unis qui a plus de 300 autopsies dans les prisons américaines et qui depuis 2014 explique à 84 % ce qu'il a vu sur les odèmes pulmonaires, les odèmes aigus du poumon avérés puisque c'est quand même quelqu'un qui est passé devant des cours de justice américaine. Vous savez que là-bas aux États-Unis, quand on prête serment et qu'on dit qu'on va dire toute la vérité, on a plutôt intérêt de vraiment dire toute la vérité. Quand même une combinaison orange qui vous attend au bout du couloir. Joel Zivau, est totalement décontracté sur les travaux qu'il a présenté, demandé par des avocats, demandé par des comment dire des des procédures judiciaires reliées à vraiment à des des gens de très haut niveau. Bon voilà. Les travaux de Joë Zivo sont carrés. Mais si on va outraque, intéressez-vous au témoignage

12:07 donnés par Jackie Divy sur Twitter en Angleterre pour voyez allons sur un autre continent et on vous parlera des problématiques de pulmonaire en Angleterre. Vous avez un comment dire un témoignage très fort de Alicia Doncan toujours sur Twitter par le biais de comment dire de Jackie Divy. On a également le témoignage de Craig Smith. Fouillez tout ça, allez voir et vous verrez ce que peuvent dire des anglais au sujet de l'utilisation du midazolam dans le cadre de sédation mais déjà depuis largement plus de 10 ans. Donc DVE ça s'écrit comment? D de V O Y et le midazola, parfois ça peut donner une mort pas si douce que ça, une sensation de noyade. Oui, c'est tout le problème. Je peux imaginer, je discutais dernièrement avec une grande infirmière formatrice en soins palliatifs qui me disait "Mais moi Éric, j'utilise le midazolam en soins palliatifs mais je peux le comprendre mais à partir du moment où on a affaire à une grande professionnelle qui maîtrise cet art, il faut savoir que le midazolam, il a une demi-vie assez courte. Vous pouvez endormir quelqu'un pour 30 40 minutes, une demi-heure. et dans quelques cas, pour moi, c'est difficile de le dire, mais je veux bien l'admettre. On peut parfois endormir quelqu'un pendant 3h, 5h, une journée, deux journées. comment dire? Je ne suis pas pratiquant, je ne suis pas infirmier de d'unité de soins palliatifs. Donc on je peux entendre qu'on puisse faire ce type d'injection, mais ça demande une complexité, une présence

13:59 une surveillance quasi hors norme unique. C'est très complexe parce qu'il faut arrêter dès que les poumons se remplissent et les poumons vont se remplir à 84 % comme le disait Joel Zivo. Donc dès lors que c'est mal utilisé et que c'est utilisé en masse et c'est ce que l'on retrouve le plus y compris des infirmières libérales. Je me souviens très bien d'une infirmière libérale venant dans ma famille pour quelqu'un de très proche sur une fin de vie et disant je vous ai mis une petite poche d'hypnvel si vous avez besoin si vous voyez qu'il y a un petit peu d'agitation qu'il faut faire dormir un peu la personne vous ouvrez la petite molette n'hésitez pas mais on tombe de sa chaise. Mes chers collègues, dans cette petite poche, c'est de licovel. C'est un médicament qui n'était utilisé qu'en bloc opératoire et pas à domicile, encore moins par la famille. Donc le midazolam étant vulgarisé à l'extrême sur des doses beaucoup trop fortes, et on fabrique effectivement de l'odème pulmonaire. Les poumons vont se remplir tout doucement de flottes. C'est des sacs, ça va se remplir quand vous avez une bouteille d'eau. Si elle est pleine d'eau, vous avez une surface au fond de la bouteille. Mais si vous mettez la bouteille à l'horizontale, vous voyez bien qu'il y a une surface de contact sur les paroles à bouteille beaucoup plus longue. Bon si la personne est assise ou si elle est allongée, la flotte va s'étaler sur une surface pulmonaire beaucoup plus importante et la personne va perdre en capacité respiratoire. Elle va rentrer en polypné, il va y avoir possiblement une acidose métabolique qui va s'installer, la personne va être dans la souffrance mais dans le silence.

15:35 C'est pas du boulot ça. C'est pas du boulot. Donc si on donne des moyens à des unités de soins palliatifs en en quantité de poste, en nombre de lits, en horaire pour qu'une infirmière soit ultra présente dans du micro détail et puis si on leur donne des moyens pharmacaux contre la douleur et cetera, je peux imaginer et je maintiens que c'est difficile pour moi de le dire, mais je peux imaginer qu'on utilise du midazolam mais dans des cas mais rarissime avec vraiment une présence professionnel au top et là c'est l'inverse qui se passe. On marche sur les œufs. C'est un dosage qui doit être extrêmement précis. Voilà. Et une fois de plus le midazolam est fait pour du bloc opératoire et des unités de soin intensif. Il est pas fait pour être utilisé comme ça. Et quand les personnes en plus on les sédate, on arrête le leur nourriture, on arrête leur hydratation, on les met sous furosémite pour qu'il y ait moins d'eau dans les poumons pour qu'il se déshydrat mais il ressemble à des raisins secs. Et c'est une grande souffrance que de mourir par déshydratation. Et quand en plus on leur met un anticolinergique du de la scopolamine derrière l'oreille pour que les le mucus bronchique soit un petit peu plus épais mais sauf que la scopolamine ça provoque cauchemar hallucination bah la personne elle a boîte dans le silence total c'est une mort qui est plutôt moche et ça me fait du mal de le dire comme ça parce que dernièrement j'ai rencontré une famille avec des gens qui ont quelqu'un qui est en qui a une maladie de charco et pour qui l'issue va possiblement compliqué, pas toujours, mais ça peut arriver. Et ce sont des personnes à qui on a dit "Non, non, mais vous aurez la sédation, vous inquiétez pas, ce sera parfait, sera impeccable."

17:15 Non, ça peut très bien se passer à condition de tomber dans un une unité de soins palliatifs qui a encore les moyens de bien travailler et cette personne peut être accompagnée de dans de bonnes conditions, mais unité de soi palliatif à 100 % ne veut pas dire "OK, on vous garantit que". Donc c'est ça m'embête que des gens souffrent en entendant ce que je dis. Je suis un peu l'apporteur de mauvaises nouvelles, mais voilà quoi. La loi Clèse Leonetti en fait ça fait appel à un collège de médecin mais qui est en accord aussi avec une partie de la famille des proches. C'est bien ça. faut que tout le monde signe le document. Ça dépend sur des familles ou quand il y a pas de famille. dans les règles de l'art, la collégialité, c'est un médecin qui intervient avec d'autres collègues. en général, on inclut aussi des infirmières, des psychologues, on a on fait intervenir toute l'équipe qui est autour. à la fin, au bout du bout, c'est le le médecin premier qui a lancé la procédure qui lui décidera s'il lance ou pas la procédure de sédation profonde et continue. Mais il doit jusqu'au décès mais il doit pouvoir comment dire argumenter et fournir l'info qu'une réunion a été faite avec un compte-rendu de réunion. La collégialité, c'est pas deux coups de fil entre deux collègues médecins,. La collégialité, il y a une réunion un minimum pour pouvoir argumenter de la situation. Et dans certains cas, il y a les familles, mais dans d'autres cas, il peut s'avérer qu'il y a pas de famille.

18:58 Ça peut arriver. Ouais. Donc vous avez assisté à ces situations plusieurs fois. Non non. Moi, c'était différent dans le j'ai enfin on était à la périphérie, ça nous est arrivé parfois, mais dans le cas de l'hémodialyse, on était assez peu on était un petit peu mis de côté quand même. On était un peu mis de côté. Nous, on était plus sur l'approche arrêt de dialyse où comment dire le patient quand il est en pleine capacité de ses moyens, il a le droit de demander "Je veux arrêter la dialyse." Donc il peut malheureusement décéder en quelques jours, quelques semaines. Moi, j'ai vu des gens, j'ai vu un monsieur demander l'arrêt de sa dialyse. On était sûr et certain qu'il allait mourir dans la semaine et 6 mois plus tard, il était encore vivant, quoi. donc c'est compliqué, on il y a pas de règle. Ouais. Voilà, on a de fortes suspicion ou présomption. On se dit voilà, on va vraiment partir dans une direction ou l'autre. Mais la vie c'est compliquéin. La vie elle se défend même quand on n croit pas quoi.

20:09 Là actuellement vous êtes fort inquiet parce que vous faites face à une proposition de loi adoptée par l'Assemblée nationale relative au droit à l'aide à mourir. Et là c'est encore une autre histoire. Vous pourriez nous en parler? Oui. Il faut que les gens comprennent que sur le projet de loi euthanasie tel qu'il est présenté la question n'est pas êtes-vous pour ou êtes-vous contre? Ça c'est ce que la loi vous propose et les débats à l'Assemblée nationale et au Sénat vous proposent. La réalité, ce que vous devez comprendre, c'est "Avez-vous compris qu'il s'agit dans cette loi d'une proposition d'euthanasie de masse?" C'est ça. Ni plus ni moins. Avec une autorisation de tuer par des soignants. On marche sur la tête. Si les gens n'en sont que au stade de dire "Ah moi je suis un petit peu pour" parce que quand même il y a des gens dans certains cas la liberté de décider de se tuer et cetera ou d'autres un peu contre parce que ils sentent qu'il y a quelque chose de Non, c'est pas un débat d'opinion, c'est un débat de réalité notamment de réalité juridique qui font que les médecins vont déchirer leur serment d'Hippocrate.

21:18 terminé le comment dire le la relation de confiance que les gens auront avec leurs infirmières et les médecins, bah ce sera terminé. Il y aura toujours un biais de méfiance et puis il y aura une autorisation légale de tuer. C'est inscrit dans le projet de loi. Vous pourriez expliquer les points forts de ce projet de loi? Le vrai la vraie clé de voûte, c'est l'article 2. L'article 2 projet de loi 661 tel que ça été envoyé de l'Assemblée nationale au Sénat. Et là du Sénat, c'est renvoyé à l'Assemblée nationale en 2e lecture, c'est le projet de loi 2041, comme ça vous irez vérifier. indique dans l'article 2 le droit à l'aide à mourir est un acte autorisé par la loi au sens de l'article 1224 du code pénal.

22:13 normalement dans le monde logique, tout s'arrête là. Si vous êtes en train de parler de l'article 1224 du code pénal, allez vérifier. Il s'agit de l'article du code pénal qui permet de d'annuler la responsabilité de quelqu'un qui vient de tuer une autre personne. Vous allez me dire "Mais qui peut tuer une autre personne et pénalement être déclaré irresponsable Bah, c'est des cas assez rares, mais c'est plutôt les forces de l'ordre. Un policier a une arme létale sur lui. Il peut l'utiliser et provoquer délibérément la mort de quelqu'un et il sera déclaré irresponsable si il a agi dans le cadre d'une procédure parfaite. Bon, techniquement, c'est toujours un malheur, quoi qu'on dise, c'est toujours un malheur. Mais deux, un policier peut pas tirer comme ça comme il veut. On n'est pas dans d'autres pays en France, c'est très compliqué. Mais si après enquête, il s'avère que il a respecté la procédure, l'article 1224 va lui dire "OK, vous avez tué mais vous n'êtes vous êtes déclaré irresponsable."

23:22 Pour schématiser, avant le 1224, il y avait l'article 713. Le 713, c'était celui qui disait "Le bourreau qui actionne la guillotine, on va le déclarer, irresponsable. Il faut bien quelqu'un pour appuyer sur le bouton pour couper la tête de quelqu'un. Mais si on doit lui-même le déclarer responsable d'un meurtre ou d'un assassinat, c'est un cycle sans fin. Donc le bourreau était protégé par l'article 713 qui a été annulé avec la fin de la peine de mort, de la légalisation de la peine de mort. Et par la suite, c'est le 1224 qui a dit voilà, on prend le relais quand même quelques années plus tard, mais c'est c'est revenu de façon logique et réglementaire. Le 1224 dit voilà, certaines personnes peuvent tuer quelqu'un dès lors que la procédure est parfaitement respectée. Un sniper de l'armée qui voit un terroriste qui va faire exploser sa bombe dans un train ou sur une place de marché aura dans le casre d'une procédure hyper précise la capacité de tuer quelqu'un. N'importe quel événement politique, on le sait très bien, c'est officiel. Vous écoutez votre journal télévisé, vous avez des hommes politiques, un événement, bah vous prenez par exemple le 14 juillet, vous avez tout le monde politique international qui est présent en bas des Champs-Élysées, vous avez des snipers sur les toits. Si un type fou qui court vers le comment dire le l'estrade où il y a tous ces hommes politiques, il peut être abattu par les forces de l'ordre et la personne qui aura abattu comment dire ce terroriste ou on verra après qui c'est. Ça peut même être un fou qui n'est pas un terroriste qui a pas de bon mais il peut neutraliser. Maintenant, ils aiment bien le terme neutraliser mais c'est pas neutralisé, c'est abattre, c'est tuer. et bien celui qui aura commis le geste létal sera protégé par l'article 1224. Et bien là,

25:14 le 1224, on le retrouve dans le projet de loi 2041 ou 661 sur l'aide à mourir. Le droit à l'aide à mourir est un acte autorisé par la loi au sens de l'article 1224 code pénal. Donc l'infirmière, le médecin pourra tuer quelqu'un et si la procédure est parfaitement respectée, il sera protégé. C'est on change de paradigme, on change de d'approche, ça ne s'est jamais fait. Le soignant est là pour comment dire attaquer la douleur et la souffrance, guérir le plus possible, tuer jamais. le 1224 lui dira maintenant vous pouvez tuer si vous avez respecté la procédure, on pourra vous pourrez déclarer innocent. C'est un changement de civilisation. On change complètement d'approche. Rien que ça.

26:10 Le actuellement le le meilleur bouquin qui est sorti là-dessus, c'est l'impossible fait justificatif de Amine Humlil. Amine Humlil a travaillé sur le 1224 dans le cadre de cette loi. Quand vous finissez le livre, vous dites "OK, on a la clé de voûte du monde logique qui dit fin de la discussion. On ne peut pas mettre cette loi en place. Je ne sais pas comment des pénalistes, des procureurs, des juges d'instruction, des avocats, des huissiers, des officiers de police judiciaire, mesdames, messieurs, les officiers de police judiciaire, mais moi le soignant, je vous dis mais aidez-nous, creuser un petit peu ce dossier parce qu'il va y avoir des cas de meurtre avérés. Alors, il y aura plein d'infir malheureusement plein d'infirmières de médecins qui feront de l'euthanasie active dans le cadre de la procédure, mais vous aurez des petits filous, des petits malins qui viendront vous verrez, il va se passer des choses pas claires du tout et comme l'analyse des injections se fera à postériori et pas a priori avant mais après, il y aura une petite commission reliée au ministère de la santé qui viendra étudier quelques dossiers Mes chers officiers de police judiciaire, mais on va avoir besoin de vous dans les hôpitaux parce que les tueurs en série vont vont vont perdre leur job parce que les les meurtres en série vont pouvoir se faire comment dire également vous verrez il y aura des tueurs qui se serviront de cette loi. la décision peut être prise en quoi? 48 he il faut que le médecin soit d'accord, la personne doit écrire ça, ne pas changer d'avis en 48

28:01 he les proches n'ont pas leur mots à dire. Comment on peut expliquer tout ça aux personnes qui Alors, pour faire simple, quelqu'un peut demander à pourra demander à un médecin comment dire de de d'enclencher la procédure, le médecin aura 15 jours pour répondre. Mais quand on lit la loi, aura 15 jours pour répondre, ça veut dire que le médecin pourra répondre dès le premier jour. Il devra répondre dans un délai de 15 jours maximum. donc ça peut être le premier jour, il donnera sa réponse au patient et le patient lui devra garder au minimum 2 jours de réflexion. Donc vous avez un patient X qui va voir son médecin le lundi. Le médecin aurait jusqu'à une semaine puis encore une autre semaine maximum. il donne sa réponse tout de suite le lundi. Le patient le mardi, le mercredi doit réfléchir. Le jeudi il dit "OK, on fixe la date, très bien. Bon, écoutez, on vous propose une date demain" et ça peut être dans la foulée. voyez un peu la et alors évidemment la famille comme les soignants risqueront 30000 € d'amende et 2 ans d'emprisonnement si ils comment dire s'ils agissent contre le l'intérêt je vais vous lire est puni de 2 ans d'emprisonnement et de 30000 € d'amende.

29:25 Le fait d'empêcher ou de tenter d'empêcher le fait de tenter d'empêcher de pratiquer ou de s'informer sur l'aide à mourir par tout moyen, y compris par voie électronique ou en ligne. Donc le petit SMS, s'il te plaît, ne va pas te faire euthanasier, on t'aime. on va trouver une solution, vous êtes dedans,. notamment par la diffusion ou la transmission d'allégation ou d'indication de nature à induire intentionnellement en erreur dans un but dissuasif sur les caractéristiques ou les conséquences médicales de l'aide à mourir. Alors, autant vous dire qu'alors moi je suis complètement dedans,. Mais il faut bien que quelqu'un vous le dise. si un médecin ou un soignant refuse de servir de Alors là, on est sur de mémoire, c'est l'article 14. ça va rendre quand même ce ces professions plus compliqué.

30:26 Le professionnel de santé qui ne souhaite pas participer à ces procédures doit virgule sans délais, c'est-à-dire immédiatement informer le patient ou le professionnel le sollicitant de son refus et leur communiquer. Donc ça devient une obligation. Vous savez que dans un projet de loi, dans une loi, le moindre accent circonflexe compte, tout compte. Donc je peux refuser de pratiquer l'injection létal, mais je dois communiquer le nom de professionnel de santé disposé à participer à la mise en œuvre de celle-ci. Donc, j'aurais le l'option de ne pas tuer, mais l'obligation d'indiquer la personne qui tuera à ma place. Sympa. Je sais pas ce que vous en pensez. Qui ne dit mot qu'on sent? non, moi je mon patient, je suis là pour lui, je suis là pour enfin je suis un infirmier banal.

31:23 Je suis dans la banalité du soin. L'infirmier banal, le so le médecin banal, c'est je suis là pour mon patient attaquer sa souffrance, ses douleurs à distance d'un bras, pas derrière un clavier, ça s'attaque la douleur à distance d'un bras. C'est pour ça que ça vous éclabousse et que ça vous transforme aussi, même si la douleur est et la souffrance est individuelle, unique. Je peux pas vivre la souffrance à la place de mon patient. Par contre je suis dans la je vais être dans la compassion. Les soignants sont dans la compassion. On dit souvent l'infirmière, le médecin n'ont pas de pitié. c'est vrai, mais si je j'ai peur de vous faire mal en faisant une piqû, oui, mais qui va vous faire la piqûure? Donc il faut bien à un moment donné que je passe par-dessus cette pitié pour dire je suis désolé de vous faire mal, je on va vraiment faire au mieux et puis si on travaille bien comme soignant, on arrive à faire des piqûes. La plupart du temps vraiment les gens se rendent pas compte. Moi, j'ai fait des prises de sang, j'ai chez des gens qui dormaient ou des gens qui me demandaient "Est-ce que vous m'avez piqué?" Et voilà. Mais par contre, au début de ma carrière, je prétends que je faisais certainement mal. J'avais pas le même niveau, quoi. Il faut un certain temps pour monter en gamme, comme on dit. et bien ça on bascule par-dessus la pitié et nous on va être dans la compassion, on va être au plus près de la souffrance et de la douleur. Ça va nous transformer, ça va nous rendre parfois dur trop dur voir insensible. et ça, il faut nous le faire remarquer, il faut nous le dire, faut pas nous faire de cadeaux là-dessus. on est bien d'accord.

32:53 Mais mais je peux pas je peux pas dire à mon patient bah non, je peux écoutez je peux pas le faire mais un tel va s'occuper de vous à ma place. Non, moi je vais pas y arriver. Je vais pas y arriver. Je pas y arriver. Donc vous professionnellement vos victoires c'est soit un soin réussi, soit le fait d'amoindrir la douleur et la souffrance. oui, c'est aussi plus que ça, c'est d'aider le patient à avancer face à sa pathologie sur l'acceptation de sa pathologie de l'annonce. Et c'est pas en 2 minutes que ça se fait. Voilà l'info accepté. Non, il y a choc, colère, d'animie, marchandage, dépression, acceptation, les cinq étapes du deuil. Donc ça c'est un temps il faut discuter en équipe, rendre compte au médecin qui nous dit "C'est bon, c'est calé, la personne accepte son traitement et puis ses examens et puis nous les infirmiers infirmières, on se dit bah OK, a priori ça l'air bon et heureusement on a une aide soignante qui est encore plus proche, plus au contact qui vient nous dire bah non tu sais monsieur madame en fin de compte ils sont encore en train de réfléchir, ils n'ont pas trop envie de faire leurs examens à ah donc ils sont à autre stade, il va falloir par attendre, les aider à à progresser beaucoup vers l'acceptation du diagnostic ou des examen et parfois de l'issue qui qui est parfois une mauvaise nouvelle. et en cela, on accompagne nos patients au-delà du soin. Enfin, c'est un chemin qu'on fait au contact avec eux.

34:35 Vous préparez actuellement une lettre que vous allez adresser aux 577 députés de l'hémicycle. Que contient-elle? Alors la lettre n'est plus préparée, la lettre est existe, elle est déjà en ligne. moi, j'indique aux 577 députés qu'il y aura un avant, un après. normalement, si on était dans un monde logique, au-delà de l'article 2 sur le l'article 1224, tout s'arrête, tout se termine et c'est inapplicable. On cette loi ne sera jamais mise en application. Voilà. Sauf qu'on est en 2026, les gens qui nous regardent savent vient qu'on est dans un monde fou. Donc des députés pourraient se lancer à à se dire "Bah OK, on vote pour par idéologie ou par mes connaissances." Donc moi, je leur fais comprendre, chers députés, attention, il y aura un avant, un après. Quand vous aurez appuyé sur le bouton voter pour, il faudra pas nous sortir à moitié pour, à moitié compte, mais moi, je pensais que dans ce cadre là, non, ce sera terminé en conscience. votre intimité sera présentée face à votre circonscription et vous aurez indiqué que vous êtes OK pour le la technique dite du pied dans la porte comme l'a demandé le docteur Touren. On commence par une loi sur euthanasie qui est quand même sur l'euthanasie de masse parce que l'euthanasie de masse c'est l'article 4. On a pas trop parlé mais l'article 4 ouvre sur toutes les maladies chroniques. On en a beaucoup parlé avec le Sénat. C'était une deuxème clé de voûte mais inférieure à l'article 2 sur le 1224. L'article 4 juste en dessous c'est l'ouverture aux 35 millions de maladies chroniques. Tout en ayant prétendu évidemment le contraire.

36:25 Quand on vous dit il y a des éléments cumulatifs superposés virgule ou en phase terminale pour atteindre l'éligibilité au droit à l'aide à mourir, ces éléments cumulatifs quand on les analyse bien, c'est clairement le listing des 35 millions de maladies chroniques. Je vous donne un petit exemple et puis après on va revenir rapidement sur la lettre. Mais il est bien dit dans l'article 4 alinéa 3, être atteint d'une infection grave et incurable quelle qu' soit la cause qui engage le pronostic vital en phase avancée. Caractérisé par l'entrée dans un processus irréversible marqué par l'aggravation de l'état de la santé de la personne malade qui affecte sa qualité de vie virgule ou en phase terminale. Bien tous ces éléments cumulatifs qu'on nous a présenté comme des barreaux des gardes de fous. En fait, oui, c'est des barreaux des gardes de fous mais avec des barreaux écartés de 15 m tout le monde passe à travers. ces éléments cumulatifs, infection grave et incurable, pronostic vital engagé processus irréversible et cetera, bah c'est l'hypertension artérielle, l'insuffisance cardiaque, les maladies coronariennes, l'atérrosclérose, la mucovicidose, c'est les maladies d'Alzheimer, les autres démons, les diabètes, les maladies suraliennes, la sclérose en plaque, les épilepsies chroniques résistantes, les lupus éitateux, les spondilartrites, les cyros hépatiques, hépatite B, les cancers, les gens qui sont malades du sida. 35 millions de maladies chroniques, c'est pas 35 millions de personnes. On a entre 7 à 17 millions de personnes si vous voulez concerner en France pour faire un calcul rapide.

37:56 Évidemment, moi ces chiffres je les sors de Santé Publique France, de la haute Autorité de santé, du compte Amélie.fr, de tous les grands sites officiels de toutes ces maladies chroniques, ça nous fait plusieurs centaines de milliers de personnes qui seront éligibles et quelqu'un qui a du diabète et de l'hypertension qui va être amputé de ses orteils ou de sa jambe pour une prematique vasculaire et qui va avoir une aggravation de l'état de sa santé avec un changement de sa qualité de vie et voilà mais c'est des gens qui pourraient vivre encore de 4 5, 10, 15 ans à qui on va pouvoir proposer de l'euthanasie parce que ces gens-là ne sont pas en phase terminale. Actuellement au Canada, c'est la 5e cause de mortalité. et dedans, on a beaucoup de gens pauvres, handicapés, qui ont pas les moyens de payer leur chimio, à qui on propose à qui on propose l'euthanasie. a un exemple flagrant, j'ai plus son nom, mais c'est une ancienne championne olympique qui était handicapée, qui a demandé comment dire aux aides sociales au Canada, "Est-ce que vous pouvez me m'aider à me financer une rampe pour rentrer chez moi pour faire avancer mon fauteuil roulant?" Il lui a été répondu "Bah non, on vous donnera pas d'argent pour vous aider à avancer votre fauteuil roulant pour rentrer chez vous. Il serait peut-être temps de commencer à penser à l'euthanasie." Mais enfin, ça va pas ou quoi? Donc vous voyez, on est vraiment sur une élargissement de l'éligibilité et on vous a dit que comment dire que c'était des gardes de fou. Donc moi dans mon courrier, attendez, c'est une loi capitaliste, ça permet de faire des économies énormes comme au Canada. On peut se poser la question?

39:40 Non mais là on est même plus le business de la mort, Google, Amazon, Facebook, Apple, tout ce que vous voulez. C'est du pipi de furée par rapport au business de la mort. Dans un business, n'importe lequel que ce soit, je redis souvent cette phrase mais c'est pour que vous schématisiez bien, que vous preniez votre boulanger, votre charcutier, chauffeur de taxi ou un Golden Boy à la city. L'aventure entrepreneuriale, le problème de quelqu'un qui a qui est dans un business, dans un marché, ça n'est pas l'équilibre de l'offre et la demande. La personne a fait son étude de marché, elle lance son business. Non, le problème de l'aventure entrepreneuriale et c'est ce qui en fait son tout son sel, c'est la gestion des inconnus. Ce qu'il va y avoir un problème de météo, un bug informatique, un problème de d'électricité, un problème de matériel et cetera, de gestion de stock, de ce que vous voulez. Et en cela et bien l'entrepreneur il fait sa journée, sa semaine, son année, il essaie de faire son chiffre parce qu'il y a des données inconnues. Dès lors que la date et l'heure deviennent une donnée connue, on bascule sur de la gestion de flux tout simplement. Il y a des épates qui ont déjà intégré des services de pompe funères dans les grands épades côté en bourse qui ont intégré des services de pompe funèbre dans l'ÉPAD.

41:02 Vous croyez que c'est pour rendre service aux familles? Non. c'est parce que ça permet de plus facilement gérer le taux d'occupation des lits. mais le tout est présenté avec une bonne intention. Bon le la problématique c'est que ça va aller beaucoup plus loin. On ne peut pas vous savez bien quand quelqu'un décède on l'a tous vécu au-delà de la tristesse, voire du choc. moi, j'ai quelqu'un dans ma famille qui est décédé il y a quelques semaines d'un accident en montagne. État de choc dans toute la famille. et très vite les obsèques, tout le monde ignore. Est-ce que je vais pouvoir me rendre aux obsèques? Justement parce que c'est pas prévu. C'est à chaque fois comme ça. ça fait partie justement de ce malheur, c'est de dans quelques dans des cas, on arrive à se joindre aux objets, d'autres cas on ne peut pas. C'est compliqué, c'est comme ça. Mais depuis toujours, ça nous est tous arrivé. dès lors qu'on peut dire bon la date du décès et l'heure du décès est prévue tel jour à telle heure. Donc tout le monde s'organise, on pose CRTT, c'est congé, on prend une journée, on essaie de se méfier par rapport au pont du mois de mai parce que enfin vous voyez un peu comment commencent les gens commencent un petit peu à penser et bien on commence à s'organiser, ça devient aussi plus pratique.

42:16 Moi je peux pas imaginer d'avoir quelqu'un à tuer avec une injection létale en disant il est déjà 11h15. On avait dit 11h30. Toute la structure est prête, le camion vous attend. Allez monsieur madame c'est le moment d'y aller. Non je je peux pas imaginer ça. C'estf je sais pas si vous pouvez l'imaginer mais non. et donc moi dans ce courrier, j'alerte les députés sur le fait que quand ils vont appuyer sur le bouton, eux ils valident cette ouverture de porte. Je vous donne un autre exemple aussi. L'article 9. L'article 9, on en parle relativement peu. Après avoir vérifié la décision de mon patient à mourir, il faudra que je veille. Je vais vous donner le terme exact. Hm. pour que vous compreniez un petit peu le côté fou. Le jour de l'administration, la substance vitale, le médecin ou l'infirmier chargé d'accompagner la personne. Premier point, vérifie que la personne confirme qu'elle veut procéder ou si elle n'est pas en capacité physique de le faire elle-même, de me de faire procéder à sa place, donc de me faire injecter à sa place. Éveille, donc c'est une obligation. Je vais être obligé de vérifier que la personne est OK pour que je la tue et je vais veiller à ce qu'elle ne subisse aucune pression de la part des personnes qui l'accompagne pour procéder ou renoncer à l'administration.

43:42 Ça veut dire que le fils, la fille, le papa, la maman, la sœur, les parents qui sont à côté et qui auraient peut-être l'outre cuidance de pleurer ou de renifler un peu trop fort, j'ai l'obligation de veiller à ce que leur comportement ne reflète pas une pression qui serait susceptible de faire renoncer la personne que je vais injecter. Mais vous voyez le tableau? Un, il faut que je tue. Et de faut que je dise aux gens pour pleurer c'est vous avez une boîte de Kleinex dans le couloir à côté, vous revenez, on met une vitre, on fait comment? Je vous demande de vous taire. Mais non, mais ça va pas ou quoi? On me demande d'être psychopathe premium. Déjà psychopathe, non mais voyez un petit peu, bah ça c'est dans l'article 9. Et si je ne respecte pas ça, et c'est ce que j'indique comment dire aussi au députés qui j'écris, faites bien attention, vous allez avoir une évaporation gigantesque de soignant, mais qui va rester dans le fond de cuve qui seront des faux soignants et qui pratiqueront ça? Mais qui va s'occuper des gens et qui va faire ça? Je signale quand même que au Pays-Bas comment dire, il y a plus d'une trentaine d'équipes mobiles qui se déplacent d'établissement en établissement pour pratiquer les euthanasies puisque dans le cadre de du projet comment dire de du projet de loi d'euthanasie, il va être interdit au directeur d'établissement de stopper des équipes d'euthanasieur.

45:15 C'est pour ça qu'il va y avoir, Grégore Pup l'a très bien expliqué, ce sera la fin des établissements privés religieux quel qu'il soit. Là, on a mis en avant les établissements privés, religieux catholiques, mais s'il y a des établissements privés, religieux musulmans ou privés religieux juifs, ils vont être obligés de fermer aussi. Et ouais, parce que eux, ils sont contre l'euthanasie. Le directeur dira "Je m'oppose à l'arrivée d'une équipe mobile qui est euthanasie." et on lui dira "Monsieur 30000 € d'amende 200 d'emprisonnement, vous avez obligation de nous laisser ouvrir les portes." Et d'ailleurs, dépêchez-vous parce que nous sommes l'équipe mobile deasieur de tel établissement privé. Association la 1901, je le vois gros comme une maison arrivée. c'est magnifique les associations à 1901, mais ils vont utiliser cette ce profil là, j'en suis sûr et certain. et comment dire et donc on se dépêche parce qu'il va falloir aller dans un autre établissement cet après-midi aussi.

46:14 Donc vous êtes très inquiet pour ce qui nous p au nez, on va le dire comme ça. Donc je suis très inquiet. Moi à terme bah ça risque de me casser ma carrière et celle de beaucoup de mes collègues. C'est la raison pour laquelle j'ai fait mon courrier suppressionprojetloieuthanasie@gmail.com et je l'envoie aux 577 députés. Moi je vous propose vous envoyez un mail suppressionprojetloieuthanasie@gmail.com. Vous recevez mon courrier s'il vous convient. Je l'ai écrit avec une approche un petit peu juridique, mais je m'adresse à des députés qui vont appuyer sur le bouton. C'est compréhensible par tout le monde, mais c'est pas une approche grand publique, mais tout le monde va comprendre. Si mon courrier vous convient, et bien aidez-moi en l'envoyant par réseaux sociaux, par SMS, par mail à votre député, aux attachés parlementaires, toujours avec respect et courtoisie parce qu'on est des gens bien élevés. et pour celles et ceux qui acceptent, si vous voulez bien l'envoyer en lettre recommandée accusé réception, c'est un petit peu de frais, donc je demande pas à tout le monde de le faire.

47:19 des gens sont déjà en train d'envoyer en accusé réception ce courrier à leur députés. Il m'envoie une photo, comment dire, de l'accusé réception et moi je suis en train de créer une carte interactive pour que les 577 députés sur les 577 circonscriptions soient visibles sur leur décision à provoquer cette déflagration cette Ouais. cette déflagration cette fin du serment d'Hippocrate et cette bascule dans la société catastrophique. C'est voté quand? Alors là, ils repartent le 16 février. Il y a urgence he 16 février, ça repart en 2è lecture à l'Assemblée nationale. Puis ça retournera en 2è lecture au Sénat. Dans la logique, on aimerait que ça aille au Sénat plutôt vers le mois d'octobre, mais on s'attend à ce que la présidence du Sénat dise "Non, non, on va le faire bien sûr avant de l'été."

48:16 et si le Sénat dit à nouveau je suis contre, il y aura une commission mixe paritaire décrétée par le gouvernement avec sep députés pour sept députés contre. En général, ça va très vite et ça s'enchaîne derrière, quoi. Donc on est nombreux à être particulièrement inquiet et moi, j'ai besoin que pour les années à venir comment dire soit pointé pour toujours celles et ceux qui auront appuyé sur le bouton ou qui n'auront pas appuyé sur le bouton. Cette loi ne pourra pas être votée entre 2 et 5h du matin ou même à 23h30 par une soixantaine de députés parce que les autres sont partis. C'est gravissime. On parle de centaines de milliers de personnes. Je rappelle que les Anglais ont stoppé leur loi Cless Leonetti à eux leur Liverpool Carpassou en 2014 parce que sur 450000 morts par an, ils avaient un/3 dans le cadre de sédation. On éétait pas sur une euthanasie officielle, on était sur une euthanasie officieuse. Eux-mêmes se sont dit un/ers de nos morts le sont par sédation. pour une raison très précise, c'est parce qu'ils avaient basculé dans l'autofinancement.

49:30 H mais nous on va se diriger vers ça. Non, c'est donc attention chers amis députés suppression projet loi euthanasie@gmail.com. Beaucoup de députés ont particulièrement compris l'horreur sur le business de la mort et le fait que ça allait casser les soignants. On a plein de députés étonnamment, mais non pas étonnamment, de gauche qui ont compris que c'était pas un sujet de droite, de gauche du tout du tout. Nous sommes là pour les plus pauvres, les plus faibles, les plus fragiles, les plus abandonnés et tous les autres mais principalement pour eux. Et et il est exclu d'abandonner qui que ce soit. L'être humain est sacré, quel que soit l'être humain, même celui avec qui je ne peux pas m'entendre, il est sacré à mes yeux et on je dois faire en sorte de l'aider. Un être humain, il sort un jour du ventre de sa maman. C'est un petit bébé, il est sacré définitivement pour toujours. Et même si un jour très âgé, très vieux, il se sent indigne, on peut lui dire "Je comprends que tu te sentes indigne." Ton problème, c'est que tu l' dignité est intacte jusqu'à ton dernier souffle et même après, c'est-à-dire la protection de ton corps après ton décès. Tu es sacré, tu es digne. Donc nous on se bat pour toi maintenant et après.

50:58 Je mettrai tous les liens utile et indispensable dans le descriptif de la vidéo. J'ai une dernière question toute simple. Est-ce que vous diriez à l'heure actuelle qu'en France la loi classe Leonetti suffit amplement et qu'on pourrait s'arrêter là ou que même vous pourriez la critiquer? Non, moi je la malheureusement je la critiquerai. Oui. l'enfer est pas avec de bonnes intentions. clairement nous on n'est pas dans les bonnes intentions. Nous on est dans les actions et si possible on essaie de faire de bonnes actions comme tout le monde on peut rater. mais la loi CL Slonti était sur une bonne intention. Le problème c'est qu'elle était déjà elle-même une boîte de pandore sur la le proposition de sédation profonde et continue jusqu'au décès. Je rappelle qu'elle est en 2016. Vincent Lambert, 9 jours de Midasolam pour décéder. 9 jours,. en juill en juillet 2019, en juillet 2019 le projet de loi, enfin le comment dire le décret Rivotrille 9 mois plus tard, 28 mars 2020. D'accord. Et puis ensuite, on a lancé à fond les protocoles de sédation. Le Midasolam s'est étalé partout en France alors qu'il n'avait rien à y faire. Le Midasolam doit appartenir aux anesthésistes réanimateurs et infirmière anesthésiste. Donc la loi CL Leonetti partait d'une bonne intention mais elle était elle-même déjà une boîte de pandore prête à se fissurer. La crise sanitaire pour moi l'a éclaté. Tant et si bien éclaté que des certains députés socialistes au Sénat ont dit "Écoutez, on a tellement d'euthanasie officieuse.

52:29 Enfin, je veux dire, c'est clair, on peut-être passer à une euthanasie officielle." Voyez? Donc on pourrait revenir sur une loi clonetti mais avec des boulons hyper serrés et avec un moratoire sur les les comment dire les protocoles de sédation moratoires. On doit réfléchir sur les molécules utilisées. Voilà, vous êtes pour des gardes fous, des valeurs humanistes et le respect de la dignité humaine. et puis laisser les médecins parler, parce que mine de rien moi je reçois des messages de médecins qui me disent "Eric, on peut pas dire ça parce que on a le conseil de l'ordre derrière nous donc on se tait. merci de Oui, donc j'ai des médecins, des pharmaciens qui des anesthésistes qui confirment ce que je dis et ce que tout le monde sait. c'est pour ça que je suis le porteur de mauvaise nouvelles. alors qu'est-ce que je peux dire au conseil de l'ordre des médecins?

53:29 Je suis désolé, j'aimerais parler d'autres choses. Si vous avez des petits doutes, bah attaquez-moi, attaquez-moi et puis je vous montrerai des dossiers médicaux fait par d'autres de vos collègues. Ce serait intéressant qu'on discute de tout ça. Mais avant de s'attaquer, il faut laisser la parole libre aux médecins. Il faut laisser parler les médecins. Eux, ils savent très bien. C'est pas normal que ce soit un infirmier qui l'ouvre. Ça devrait être les médecins. C'est pas normalement, c'est pas à moi de dire ces trucs-là. Moi, j'aurais jamais pensé rentrer dans ce type de combat. Ce vrai tailleur, moi je devrais faire autre chose. Donc bon bah tant pis. Si un sale boulot à faire, je vais le faire. mais laisser parler les médecins, ils savent. Merci beaucoup Éric Mercier. Merci. À bientôt.

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