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Une infirmière raconte son harcèlement au CHU de Toulouse et ses démêlés avec la gendarmerie du Gers
Ancienne infirmière au CHU de Toulouse, Béatrice raconte comment le signalement de graves dysfonctionnements dans son service en 2013 a déclenché des années de harcèlement, jusqu'à son licenciement en 2018. Elle témoigne aussi de démêlés récents avec la gendarmerie du Gers, dans le même secteur que l'affaire Lyhanna.
Ce dont il est question
Résumé établi depuis l'enregistrementBéatrice a travaillé comme infirmière de nuit en gériatrie au CHU de Toulouse. En 2013, elle signale un glissement de tâches et des comportements inquiétants d'une aide-soignante, notamment l'usage de chlorure de potassium à la place de sérum physiologique, dans un contexte de décès fréquents et inexpliqués. Le jour où elle porte ce signalement à sa cadre, celle-ci l'agresse physiquement. S'ensuit une plainte difficile à déposer à la gendarmerie de son domicile, dans le Gers.
Après cette agression, Béatrice décrit un retournement complet de situation : au lieu que le comportement de la cadre soit remis en cause, c'est elle qui devient la cible. Changements de service répétés, isolement de ses collègues, accusations de racisme, puis d'incompétence, faux témoignages antidatés selon elle : elle détaille un engrenage qui la conduit à une dépression et, selon son récit, à un projet de suicide qu'elle attribue au comportement de l'administration hospitalière. Elle évoque aussi des collègues du même établissement morts, certains par suicide sur leur lieu de travail. Elle est finalement licenciée en janvier 2018, après une procédure de protection fonctionnelle rejetée et un passage devant la cour d'appel de Bordeaux dont elle dit avoir subi le mépris.
Après son licenciement, elle tente plusieurs reconversions : une formation d'infirmière de bloc opératoire, interrompue, puis une formation de coiffure. Un cancer du sang lui est diagnostiqué en janvier 2024, en pleine formation. Elle relate un conflit avec une enseignante qui aurait exigé d'elle une ponctualité incompatible avec ses soins, avant de l'exclure de la formation. Cette enseignante dépose ensuite plainte contre elle pour diffamation et harcèlement, après que Béatrice l'a qualifiée d'inhumaine.
Convoquée par la gendarmerie de son domicile dans le Gers, Béatrice décrit des appels menaçants, une audition en pleine chimiothérapie et un accueil qu'elle juge hostile, jusqu'à évoquer, dans le bureau du major, une collection de petits lapins en chocolat qui détend un temps l'entretien. Elle relie ce comportement de la gendarmerie à une autre affaire récente survenue dans le même département, qu'elle mentionne sans la détailler. Elle raconte aussi un épisode distinct où elle et des amis sont accusés d'avoir volé de l'ail dans un champ après en avoir glané, sans qu'aucune enquête ne soit menée selon elle. Elle annonce vouloir écrire un livre sur son parcours, dont le titre serait L'exutoire.
Points abordés
- Béatrice dénonce en 2013 un glissement de tâches et des cas de maltraitance dans son service de gériatrie au CHU de Toulouse.
- Une cadre de santé l'agresse physiquement le jour où elle vient signaler ces problèmes.
- Elle décrit un engrenage de mutations punitives, d'isolement professionnel et de faux témoignages qui aboutit à son licenciement en janvier 2018.
- Selon elle, plusieurs collègues du CHU sont morts, certains par suicide, dans ce contexte de management qu'elle qualifie de destructif.
- Elle estime que la justice administrative et la cour d'appel de Bordeaux ont fait preuve de mépris à son égard.
- Après son licenciement, elle entame une reconversion vers la coiffure, interrompue par un cancer diagnostiqué en 2024 et par un conflit avec une enseignante.
- Elle relate un dépôt de plainte pour diffamation contre elle, puis des convocations et pressions de la gendarmerie du Gers, dont elle juge le comportement agressif.
- Elle évoque une affaire de glanage d'ail où elle et ses amis sont accusés de vol par la même gendarmerie, sans enquête selon elle.
- Elle relie ces dysfonctionnements de la gendarmerie du Gers à l'actualité de l'affaire Lyhanna, survenue dans le même département.
Ce résumé est établi à partir de la transcription intégrale de l'entretien, puis relu par la rédaction avant publication. Il ne remplace pas l'écoute : les nuances, les hésitations et les réserves de l'invité sont dans l'enregistrement.
« Vous êtes là pour être démoli. Et elle me répète, vous allez être démoli. »
« Malheureusement, moi je suis vivante et beaucoup de mes collègues sont morts dans ce CHU. »
« Il m'a dit qu'à l'article de la mort, il serait venu me chercher de force pour l'audition. »
« C'est même plus la maladie qui a été très dure. C'est la bêtise que j'ai rencontrée sur tout mon chemin. »
Sujets
Transcription intégrale
16 288 mots
Établie à partir des sous-titres de la vidéo, sans relecture. Les hésitations et les répétitions de la machine ont été retirées, rien d'autre. Cliquez un horaire pour entendre le passage.
0:00 Je suis contente du de la relation que j'ai avec les patients. Je suis quand même contente d'avoir mais bon, on sent que derrière il y a quand même ce poids de l'agression qui est toujours là quand même. [musique] Bonjour Béatrice, je suis ravie de vous accueillir sur Tribune Libre. Vous habitez le sud-ouest de la France et vous avez des témoignages précieux à nous fournir concernant certains dysfonctionnements et du milieu hospitalier et de certains commissariats. Voilà, nous allons pas citer de patronyme à l'écran. Bien sûr, j'ai consulté une avocate qui nous déconseille de citer des patronymes, mais nous pouvons parler sans problème de ces dysfonctionnements à certains postes et nous allons les mettre en lien aussi avec l'actualité.
0:59 Bonjour Béatrice, comment allez-vous? Bonjour, merci de m'accueillir. Je vous en prie. vous avez eu un parcours semé d'embûche des épreuves. Vous avez travaillé d'abord dans le milieu hospitalier. Est-ce que vous pourriez nous rappeler dans les grands axes votre parcours à partir de vos études? Quelles ont été vos études et votre carrière finalement professionnelle? Alors moi je démarre comme infirmière donc [raclement de gorge] je travaille au CHU de Toulouse et dans le service où je me trouve donc je suis en cargériatrie au CH de Toulouse et je suis amenée le au mois de en 2013 à être à dénoncer des graves glissements de tâches et de la maltraitance dans mon service de grave dysfonctionnement de grave dysfonction de maltraitance et de oui des dysfonctionnements en l'occurrence des glissements de tâche en fait des glissements de tâches oui. C'est-à-dire que qu'est-ce que c'est qu'un glissement de tâches? C'est ça veut dire que chacun enfin au niveau de l'infirmière a du son travail se limite à son travail d'infirmier. L'aide soignante au travail d'être soignant et c'est vrai que l'aide soignante a tendance un petit peu à sortir de son champ de compétence et aller dans le champ de l'infirmière en fait. Bon, il y a des actes son qui gèrent très bien les choses, mais quand même, c'est la responsabilité de l'inf elle est sous la responsabilité de l'infirmière. Et moi avec l' soinante à laquelle j'ai eu de gros ennuis, c'est une aide soinante qui ne travaille pas du tout en binome avec moi. Je travaille de nuit dans le service. Hm. Et cette son ne travaille jamais en binome avec moi. Et avec elle quand elle chaque jour travaillait avec elle, même avec mes autres collègues, elle il y avait un décès. Bon, c'est vrai qu'en gériatrice pas un service de maternité.
2:39 C'est vrai qu'on a plus tendance à y mourir mais tout le monde n'y meurt pas non plus. gériatrie, on peut vous accueillir à partir de 58 ans quand même. Donc jeune et puis oui, on peut vous accueillir assez jeunes et puis en gériatrie, même si vous êtes vous avez des âges très avancés, il y a des gens qui sont très bien sur le plan cognitif que sur le plan somatique. Et donc avec cette saison, j'avais toujours un décès et elle se prénommait le chat noir du service. Bon, je peux vous dire que c'était pas une partie de plaisir de travailler avec elle,. Le chat noir, c'est vous qui c'est l'équipe qui l'avait surnommé le chat noir. C'est elle qui s surnommé comme ça. qui s'est même elle malchance en fait. Voilà qui était voilà donc c'est vrai que ça nous motivait pas trop de travailler avec elle plus c'était quelqu'un qui avait une forte personnalité qui avait tendance à prendre le dessus sur vous à à glisser de rôles à de rôles et à prendre votre rôle très facilement. Et donc moi, j'endormais plus la nuit parce que bon, les décès c'est surtout quand il y a des décès comme ça qui restent avec une un grand point d'interrogation, bah ça vous travaille quand même ça ça vous questionne. Et puis un jour je la surprends en train d'utiliser du chlore de potassium comme du sérum physiologique.
3:51 Physiologique, nous l'utilisons beaucoup pour rincer nos perfusions, pour c'est un c'est quelque chose qui n'a aucune incidence sur le corps sur le sur la santé. Mais le chlore de potassium si vous l'utilisez à mauvais essent sans prescription médicale et c'est un arrêt cardiaque que vous provoquez à la personne. Effectivement c'est vrai qu'à chaque jour travaille avec elle, c'est ce que j'avais en fait. Et donc moi ça je peux pas l'accuser, j'ai pas de preuve et puis bon c'est pas le but non plus d'accuser les gens mais je j'en parle autour de moi et je sens que les gens sont dans la même difficulté que moi mais on sait pas quoi faire. On a une cadre de santé qui sur le plan comportemental pose d'énormes problèmes, est incapable de gérer un planning et met un peu la pagaille dans le service. donc du coup bah j'en parle autour de moi, je viens d'une famille de médecins, donc j'en parle et tout le monde me dit "Il faut que tu prennes ton courage à demain, va voir la cadre déjà et parles-en pour qu'on essaie de trouver des solutions." Donc c'est ce que je fais. Je vais en parler à la cadre le 31 octobre 2013. Et ce 31 octobre 2013, et c'est le jour où je vais me faire agresser par cette cadre.
4:57 Donc quand je lui parle de ce problème-là, elle va monter sur ses grands chevaux, elle va m'insulter, elle veut rien entendre. moi je suis assez figée parce que je comprends la la sa réaction est complètement décalée par rapport à par rapport à ce que je vis avec le comportement de cette tête soignante. H et elle et en fait ça va se terminer par elle va me taper. Elle va me taper, elle va me démonter une épaule. Elle va me laisser des sa trace de ses mains dans mes bras. Ah oui, c'est grave. J'arrive à sortir du bureau et je m'enfuis à la médecine du travail. Mine du travail va constater, enfin la médecine du travail du CHU de Purpan va constater dans quel état je suis et on va m'enter pour la prise en charge médicale vers mon médecin traitant. Et donc j'arrive chez mon médecin donc je peux plus conduire. J'habite à plus de 50 km du SCHU Toulouse. On est obligé de venir de venir me chercher pour me raccompagner chez moi et être prise en charge médicalement. Et donc arrivé chez mon médecin traitant, mon médecin traitant me dit " il faut déposer une plainte. C'est grave ce qui s'est passé, c'est pas normal. vous déposez une plainte." Donc je vais déposer ma plainte à la gendarmerie de mon domicile, donc dans le GERS. Et là, ma plainte, le gendarme est très réticent, il veut pas la prendre. Il peut pas la prendre. Ça l'embête, ça l'embête. Donc j'insiste, elle finit par être prise ma plainte et ma plainte mettra plus d'une année pour retourner sur Toulouse parce que j'aurais dû déposer plainte sur Toulouse. Sauf que retourner sur Toulouse parce que j'étais on m'avait rapatrié chez moi en fait suite à l'agression en fait.
6:26 D'accord. Voilà. Et là au commissariat vous observez ce qu'on peut appeler c'est la gendarmerie. C'est la gendarmerie. La gendarmerie d'abord des dysfonctionnements. bah ils veulent pas me prendre. Je sens que le gendarme je l'embête. Je suis obligée d'insister sur les choses. Je lui expliquer un petit peu pour quelle raison. Bon, il finit par prendre ma plainte et toute une procédure se met en place. Je prends contact je prends contact avec un avocat. on dépose une plainte au pénal, une procédure au niveau de au niveau administrative pour justement faire valir mes droits par rapport à ça en fait. Surtout que bah les relations se sont très vite dégradées. Comme on est en ce service est en grande souffrance, il faut un exutoire en fait et comme onarrive pas à faire tomber cette cadre et en fait c'est moi qui vais devenir le problème. En fait on a glissé le problème de cette cadre sur mon compte. Donc je vais devenir la mauvaise infirmière, le mauvais objet. Tout va me tomber dessus.
7:21 Du jour au lendemain. Je n'ai plus de collègue. Je suis devenue la j'étais très bien notée. J'étais j'avais enfin je dis pas que j'étais parfaite parce que la perfection n'existe pas. surtout dans ces métierslà, il y a toujours perfectible. Oui. Et donc du coup du jour au lendemain, je deviens la pire des infirmières. vous êtes pestiféré parce que vous avez osé dénoncer de vous avez défait un équilibre finalement. Et le paradoxe de cette équipe, c'est que au lieu de de s'engouffrer dans cette brèche qui s j'ai ouverte par rapport et non, ils vont la faire refermer. Ils vont me faire passer pour moi la méchante, la l'incompétente, enfin tout ce qui était dirigé contre cette cadre dont on se plaignait depuis plusieurs mois de son comportement. Les cadres sup étaient parfaitement au courant de son comportement. Et non, c'est moi qu'on va viser. C'est moi qui vais le viseur du leur viseur. En fait, vous devenez le souffre douleur, un peu comme dans les familles où les enfants dénoncent un inceste et finalement ils deviennent le problème.
8:18 Ils sont pointés par la famille. Et donc et en fait et je travaillais aussi avec une aide soignante qui est d'origine rwandaise. Et cette aide soignante en fait, je m'aperçois qu'elle est très raciste mais vraiment raciste. Je pensais pas à ce point-là. Moi, je l'ai beaucoup aidé. Je l'ai Et en fait, elle va c'est une personne qui veut qui vit très mal son statut d'être soignant et qui veut rentrer à trou l'école de l'infirmière et qui a de grosses difficultés pour rentrer dans cette pour rentrer à l'école d'infirmière. À l'époque, il y avait encore un concours c'était plus sélectif que maintenant en fait. Oui. Et donc elle va sauter sur l'occasion pour essayer de tirer profit de la situation. Donc elle va me faire passer pour une méchante que je suis raciste. Alors moi c'est moi qui devient la raciste aussi. Alors j'ai alors que dans mon entourage plein de gens de différentes cultures, de différentes sales. Voilà et tout le monde va s'enger dessus et on va essayer de me laisser de me mettre la tête sous l'eau. En fait, j'aurais la tête sous l'eau. Vous n'avez pas un seul allié ou une seule alliée? Vous n'avez plus personne. Non, c'est ça le drame dans ces hôpitaux. C'est bien sûr. Donc là, vous allez au travail, la boule au ventre comme on dit.
9:20 alors, je demande à mon avocat de me conseil de changer de service. C'est ce que je fais. Je fais la demande. donc, on va me changer de service effectivement, mais on va me laisser toujours dans le même pôle. Faut savoir que le pôle gériatrique et le pôle psychiatrique, ce sont deux pôles qui sont gérés par les mêmes cadres sup. En fait, c'est très c'est ça marche par département en fait. Enfin, par Paul plutôt. À l'époque, c'était département mais maintenant c'est par Paul. Parle. Et donc les spécialités sont rangées comme ça en fait. H et donc on va me laisser dans le même pôle par contre mais on va me changer de service. Donc on me met en gériatrie et on me met dans un service où la cadre sup qui est parfaitement au courant de ce qui se passe dans ce service, qui est parfaitement au courant du comportement de cette cas parce que il y a eu des remontées quand même bien avant ce qui bien avant mon agression et cette cadre sup donc je vais me trouver dans son service et son bureau se trouve sur le même palier que mon service et elle est sans arrêt derrière mon dos, sans arrêt des réflexions désobligeantes. Enfin, je sens que là la une page s'est tournée pour moi. Une page s'est tournée définitivement pour moi. En fait, je sens que là je vais là ça va être très dur pour moi. Les années qui vont venir vont être difficiles pour moi. Donc c'est déjà difficile. Donc il faut savoir que après mon agression, j'ai été arrêté 3 mois. 3 mois parce qu'il a fallu avoir de la rééducation.
10:34 Il y a eu des soins à prendre en charge. Enfin, je suis pas cette agression, elle m'a coûté très cher quand même sur le plan de la santé psychologiquement et physiquement. Et suite à ça donc je retourne mon service dans ce nouveau service. Donc là j'allais mon avocat je dis non c'est pas possible je pouvoir travailler avec quelqu'un qui est constamment derrière mon dos qui me cherche je sens que elle n'est pas bienveillante qu'elle me cherche des pou dans la tête et donc on décide de changer de service. Donc ils vont me changer de service à nouveau. Ils vont m'envoyer aux urgences psychiatriques du CHU Toulouse pour en pun toujours en pétition. jamais en fonction de mes de mes goûts parce que à chaque fois que je veux changer de service, je fais pour pouvoir changer de service dans cet établissement, vous avez une bourse de l'emploi qui est établ enfin qui est publiée tous les mois en fait. Vous avez la tous les services qui sont enfin tous les postes vacants dans l'établissement en fait et donc je vais la faire tous les mois là pour mais toute s'envoie à l'échec. Personne veut me prendre.
11:34 Je suis connu. J'ai Ah oui, passer le mot en fait. Oui oui mais c'est petit vous savez l'hôpital c'est petit les cadres elles vivent entre ell c'est c'est voilà c'est comme on dit voilà voilà voilà je Ouais ouais plus que les noiris même. Et donc du coup attends du coup je vais me retrouver dans ce service là mais en punition donc bon ça se passe bien quand même. Les deux cadres de santé qui sont dans le service sont relativement sympathiques. Enfin bon c'est pas trop mon truc moi la psychiatrie. que j'ai surtout la psychiatrie en urgence. Bon, j'ai moi surtout travaillé en réanimation et dans des services d'urgence donc je suis un petit peu un peu en décalé mais bon ça se passe bien. Je suis contente du de la relation que j'ai avec les patients. Je suis quand même contente d'avoir mais bon on sent que derrière il y a quand même ce poids de l'agression qui est toujours là quand même. Mais le pire c'est qu'un jour je je des papiers à demander à ma cadre à la cadre de garde et il s'avère que c'est ma cadre de santé qui m'a agressé. Elle m'a raccrochonné.
12:36 Ah oui, ça c'est duratisme pour vous finalement. Oui, voilà. En fait, ils avaient fait exprès de me mettre dans ce service là. C'était pas pour rien en fait. Et donc là, je dis non, c'est pas possible. Je je revis l'agression que j'ai vécu. Non, puis elle me raccrochonné. Je suis obligée de passer par une personne par une autre personne pour obtenir les papiers parce que le patient n'a pas à supporter les dysfonctionnements, le comportement de cette cadre. Donc, j'essaie par trouver les moyens parce que bon, il me faut ces papiers quand même, il me les faut pour les donner et voilà. Et donc du coup bah là je dis à non c'est pas possible là je sens vraiment la mal de cet établissement il y a un effet pour me en fait on ve me faire payer l'agress la suragress en fait je revis une suragression en fait dans le comportement de cette de ce pouvoir administratif de cet établissement en fait suite à ce passage aux urgences je vais demander donc un changement d'affectation d'accord du coup je me remets en maladie parce que malheureusement je n'ai plus d'autres choix parce que c'est vous venez à la boule au ventre.
13:34 Oui, j'imagine. J'étais syndiqué, vous savez. J'étais syndiquée ces j'étais. Plus jamais de ma vie je serai syndé plus jamais. Au début, ils m'ont beaucoup aidé, ils m'ont beaucoup accompagné et puis quand ça commençait à sentir un petit peu le roussi, quand ça commençait à sentir pas bien, il y a plus personne. Vous êtes seul, seul mais vraiment seul,. Je les appelais en leur disant "Mais je fais quoi là? Je me retrouve seule? Ils viennent encore me de me faire vivre quelque chose mais d'abominable. Il n'y a plus personne. Il y a plus personne qui vous répond au téléphone. C'était le ghosting. Hm. tout ça finalement vous dites ça n'est pas évidemment étranger à la maladie que vous avez développé par la suite. Ah non, ça été un cauchemar. Je pensais pas qu'on était capable dans les services de soins. On peut être en différent, on peut être en difficulté, on peut être mais arriver à détruire quelqu'un parce que vous osez dire stop, moi je veux travailler en de bonnes conditions, je veux pas faire courir des risques aux patients, je veux cête soignante elle le glissement de tâche, il faut que ça s'arrête, faut que ça s'arrête. Et c'est vous c'est sur vous qu'on va tomber parce qu'il faut pas parler parce que c'est vrai que bon c'est un établissement qui a quand même une prestance c'est quand même un établissement qui a quand même qui est qui même est reconnu comme tous les hôpitaux he tous les hôpitaux de Franceval franchement il y a pas plus un meilleur hôpital que l'autre tout le monde fait de son mieux pour accueillir le patient dans bonnes conditions et donc c'est quand même un établissement mais c'est toulousain c'est qui se vente d'être le meilleur de France H hm Vous êtes celle qui a dénoncé donc vous êtes celle Mais moi j'ai pas voulu moi je voulais pas faire du tort à l'établissement. Moi ce que je voulais c'était pouvoir venir travailler avec dans avec ce avec une la bienveillance de la de l'humanité enfin les qualités qui sont nécessaires pour faire ce métier là en fait.
15:24 Tout à fait. par la suite toutes ces épreuves vous dites ça vous a fait certainement ça contribué alors entre-temps donc les procédures s'enclenchent il y en a beaucoup qui s'envoient l'échec on demande de la protection fonctionnelle donc en plus il y a quand même enfin moi ce que je trouve très grave c'est l'attitude du tribunal administratif qui est autant complice que la direction parce que si là le tribunal administratif faisait son travail correctement et restait très neutre on leur demande pas de rentrer dans des histoires aussi dramatiques que ça si le tribun administratif a été resté très neutre. Donc je reviens pour la protection fonctionnelle. On demande cette protection fonctionnelle dont j'ai droit parce que je suis fonctionnaire et que j'ai été agressé sur mon lieu de travail. Donc la direction va me changer de service pour éviter de me payer les frais d'avocat pour me faire payer tous les frais de justice en fait. Donc on me change de service mais en fait on me met un peu plus dans la gueule du lourd en fait. On me met plus dans la gueule de mon agresseur. Donc dans le service où je me suis trouvé, c'était les urgences psychiatriques. Et dans ce service là, bah je je croise très régulièrement et je suis en contact avec mon agresseur.
16:30 Ah oui, voilà. Voilà fonctionnait. Donc on le dénonce, on fait une procédure au tribunal administratif. Tribatif mais non vous pourquoi vous plaignez? On vous a changé de service. Vous avez plus à vous plaindre. On vous a changé de service. Je dis oui effectivement on m'a changé de service mais je suis encore un peu plus en contact avec mon agresseur. Donc le problème n'est pas réglé. On fait appel de la procédure, on va à la cour d'appel de Bordeaux et la cour d'appel de Bordeaux d'un mépris. J'ai il y a un gros problème dans la justice française vraiment un gros problème ça. Moi, j'ai assisté à mes audéances au aux procédures qui étaient et je peux vous dire vraiment un mépris mais un mépris. Vous êtes petit mais on vous si on peut vous piétiner, on vous piétine. Et donc suite à l'issue de cette de ce de cet appel de cette protection fonctionnelle, on va me demander de dédommager l'hôpital de 1000 et quelques euros pour procédure abusive. Ah oui alors que je suis toujours dans les je croise toujours mon agresseur toujours.
17:28 Je suis toujours dans les pattes de mon agresseur. Et votre avocate a rien pu faire contre ça? A rien pu faire. Non rien pu faire. Donc il fallait faire il fallait aller au conseil d'état. C'est de nouvelles procédures, c'est de l'argent engagé. une paye d'infirmière, c'est une petite paye. C'est c'est du tout en fait. Ils le savent. Ouais, c'est ça qui est terrible. C'est ça qui est terrible. Mais le pire c'est que dans les années 2016 parce que bon en fait donc 2013 donc les le je continue être toujours présente dans l'établissement on change de service ça se passe enfin c'est pas des services je suis là que on me fait croire que c'est pour mon bien que c'est pour qu'ils ont pris conscience de ma de la gravité de la situation qui sont très bienveillants avec moi et c'est quand même moi qui n'est pas le bon qui n'est de la très mauvaise volonté c'est moi qui a ce comportement là alors que c'est pas vrai du tout c'est moi qui leur dit mais attendez mais quand ça se passe trop bien dans un service on va me changer de services. On va toujours me mettre dans des services où il y a des difficultés où voilà et pour tout ça pour dire que de Attendez c'est du harcèlement moral selon vous.
18:30 Oui, c'est du harcèlement. C'est bien du harcèlement moral. Ah oui, là il est prouvé. Mais le problème c'est que la justice mais vous savez c'est bien du harcèlement moral que je viens. Vous savez à un moment on me change de service. Ça se passe le 31 mars 2016. On me met dans un service donc où j'avais fait des bourses de l'emploi dans cette dans ce pôle là pôle céphalique pôle neurologique plutôt. Et dans ce pôle là il y a une cadre sup qui est au courant de la situation et qui d'ailleurs me l'a bien dit ouvertement. Elle sait que je travaille de nuit et elle me fait donc il y a une bourse d'emploi et elle me fait venir pour un entretien enfin un entretien comme un entretien d'embauche à 7h du matin. Je dis mais écoutez madame, je vais venir travailler ce soir à 21h. Pourquoi est-ce qu'on peut pas trouver un un créneau dans la journée? Ça soit parce que moi ça m'oblige à rester sur Toulouse étant donné que j'habite loin. Est-ce que ça Non, c'est ça ou rien du tout. Bon, j'y vais, j'y vais à 7h du matin. Je vais rester toute la journée sur Toulouse pour prendre mon service le soir en fait. Et elle va me dire pendant ce truc, dans cet entretien, elle me dit je lui donne mon CV qui est tout à fait propre que j'ai remis à jour tout ça. Elle me dit "Vous avez vu le torchant que vous me donnez?" Donc là, je me dis mais il y a un problème là, c'est je comprends plus là, je comprends plus rien. Bon, j'avais déjà j'avais déjà on m'avait déjà parlé du comportement de cette cadre super qui est connu comme le loup blanc qui venait quand elle était cadre aux urgences, elle venait espionner le personnel pour voir s'il ne dormait pas la nuit.
19:58 Donc c'est pour dire un peu le profil de cette personne, cette fameuse dame donc elle va me pendant l'entretien, elle va me démolir, elle va me dire que je suis pas enfin et puis elle va en conclusion, elle va me dire "Mais vous croyez que je vais vous prendre dans mon pôle?" Pas du tout. Donc le message est clair mais c'est que 2 ans après, on va mettre dans son service. On va mettre donc le 31 mars 2016, je me retrouve affecté dans son service. Et là maintenant, je comprends qu'il va falloir que les choses se corsent pour moi, que ça devient invivable pour moi. Donc je suis toujours avec un enregistreur sur moi parce que je malheureusement vous êtes seul. Vous êtes seul. Oui. j'ai que le mon avocat avec laquelle je peux la joindre. Enfin, dès que je travaille, je l'appelle parce que bon, je suis vraiment seule dans cet établissement en fait et j'ai un enregistreur avec moi. Et donc le 31 mars, je suis affectée dans ce service de soins continu de neurologie de purp et cette cadre supon elle est connue comme le loup blanc dans l'établissement enfin à l'époque était connue comme le loup blanc et cette dame elle est sans arrêt dans le service et c'est vrai que sa personnalité son comportement fait que elle dérange tout le monde.
21:04 Dérange tout le monde mais elle est là parce que moi je suis là sinon elle est pas là d'habitude. Est-ce que vous diriez que c'est un management toxique? Oui, oui, oui. Plus que toxique, destructif parce que attendez. Et donc du coup suite à ça elle me dit "Mais vous savez je tiens vous voir dans mon bureau à telle heure." Je dis "OK, pas de problème." Donc j'y vais, j'y vais seule dans son bureau parce que personne ne veut m'accompagner. Je mais je m'en enregistrerai avec moi. Et pendant la conversation, elle me dit comme ça mais vous avez pas compris, on veut plus de vous dans l'établissement. Vous l'avez pas compris ça depuis? Et elle me dit "Mais vous savez, vous savez pourquoi vous êtes là dans mon service? Vous allez pas y rester très longtemps dans mon service. Vous êtes là pour être démoli. Et elle me répète, vous allez être démoli. Donc je laisse parler, je laisse parler tout ça. B sû c'est dur à vivre. Je peux vous dire que c'est dur à vivre parce que enfin franchement il y avait aucune raison de se comporter comme ça. Et donc du coup je sors du bureau un peu avec mon enregistrement certes mais bon un peu enfin je le savais mais là la les choses étaient dites clairement en fait. Donc, j'appelle mon avocat, elle me dit bah j'appelle mon médecin traitant, j'ai elle me disent non, on peut pas vous laisser comme ça dans cette situation là avec des gens autant malveillants, on vous arrête, on vous met en maré maladie. Mais c'est que de jours après, j'ai un contrôle médical, elle m'envoie le contrôle médical chez moi. Et là, donc le médecin, je lui ai fait écouter l'enregistrement que j'ai fait. Et le médecin me dit, "Écoutez, j'en ai marre moi de ce de cet établissement. Vous êtes pas la première victime, vous êtes pas la première personne. Ma femme est infirmière, elle a vécu la même chose que vous." Elle dit "C'est possible." Il me dit "Écoutez, moi votre arrêt de travail il se justifie et même mieux je vous le prolongerai votre arrêt de travail."
22:45 Donc déjà ça remonte un petit peu le moral parce que pour je me sens moins seule que ce que j'ai été en fait. Donc là, je suis arrêtée à nouveau. Je suis arrêtée le temps qu'on trouve une solution plus adaptée à moi, plus bienveillante entre-temps, la médecine du travail s'en mèle aussi essaie de faire bouger. Mais bon, on a on sent vraiment qu'elle elle a peur. Elle a peur. Tout le monde a peur de cette de ce pouvoir administratif. Et mais bon, moi je suis seul seule face à cette administration qui me rend la vie insupportable et puis je commence à avoir la tête sous l'eau en fait. C'est à tel point que je me rends plus compte qu'il faut prendre tes jambes à son coup et partir. Mais là je suis plus dans cette démar dans cette dynamique là. Je suis dans la dynamique à sauver sa peau tous les jours en fait. Désolé parce que ça ça fait remonter beaucoup de choses douloureuses. Je comprends. Oui tout à fait. C'est traumatisant. Ouais, c'est une destruction lente du Mais le pire dans cet établissement, vous savez aux urgences psychiatriques, il y a une unité où on accueille les gens qui sont harcelés. Oui, justement.
23:40 Ça qui est incroyable. Mou et dans cet établissement même le les médecins étaient au courant de ce que je disais et beaucoup de gens savaient ce que j'étais en train de vivre. Il y avait une omtaine personne une omerta. Oui, par l'acheter. Certainement. ensuite, vous êtes attaqué pour incompétence. Voilà. Alors, on va monter. Alors, il y a une loi qui a été promulguée par monsieur Sarkozi. Donc, tout fonctionnaire incompétent, on peut les licencier. Donc, en fait, on va se s'engouffrer là-dedans. On va monter derrière mon dos. Donc, on va me changer de service de services mais pas dans n'importe quel service. Des services où des cadres de santé sont très manipulables sont très puis vous arrivez dans les nouveaux services avec une réputation. Donc tout de suite, vous faites peur à tout le monde. Pour en revenir au service de de neurologie ou je des soins conturologie, je suis avec une jeune diplômée qui me dit "Je suis très embêtée parce que tu n'as pas le droit de toucher au travail d'infirmière." Je dis "Pardon 15 jours avant, j'étais infirmière, comment ça se fait que du jour? Je peux plus être infirmière alors que quand même j'ai quand même quel pas mal d'années de bouteilles de en tant qu'infirmière." Elle me dit "Oui, moi j'ai comme consigne, tu n'as pas le droit de toucher, il faut que tu repasses des examens." Pardon? Quels examens?
24:49 parce que j'ai quand même je suis diplômée depuis très longtemps. J'ai quand même fait pas mal de formations. J'ai quand même je c'est quoi ce délire? Et alors elle arrive pas à piquer un patient. Bon, moi je suis très c'est vrai quequé un artériel, c'est quelque chose de très facile pour moi. J'ai toujours eu enfin j'ai toujours travaillé dans des services très techniques. Et donc elle me dit donc elle est obligée de ploquer de se de bloquer la porte derrière la porte et c'est moi qui vais piquer le patient parce qu'elle arrive pas à le piquer. Rendez compte jusqu'où cette cadre sup a fait était capable de faire de la réputation qu'elle a macollé quand même. H h c'était de la mauvaise foi et c'était malhonnête en fait. Hm. Et ça mettait mes collègues dans la difficulté parce que bon, il y en avait comprenait pas et puis il y en a certains qui étaient des parce qu'il y a des gens pas très compétents, il y a des gens qui son enfin qui sont à peine diplômés, qui connaissent pas trop, toutes les fautes c'était moi, c'était moi. Même si j'avais pas même si j'étais pas là, c'était moi. Ça ça ne pouvait être que moi. Je suis devenue en fait, j'étais devenu le paratonaire de tous les passages tous les endroits où je passais en fait.
25:51 Et donc ça devenait invivable pour moi sûr tout ça parce qu'on avait le problème c'est que j'aurais dû en fait j'aurais pas eu en fait j'aurais dû partir tout de suite en fait je mon avocat me disait c'est tellement gros c'est pas possible vous étiez prise dans un engrenage tout ça est parti du fait que vous avez dénoncé quelqu'un qui semblait avoir des pratiques plus que douteuses au sein de l'hôpital où vous dites qu'il y avait effectivement une mortalité en gériatrie supérieure à la moyenne et avec elle avec cette personne le noir, le fameux chat noir et ce dossier en incompétence finit par être monté sur votre alors on va écrire derrière donc on demande aux gens c'est mais c'est beaucoup la région en fait on va écrire on va demander à des gens qui sont prêt qui n'ont aucune éthique qui se rendent pas compte de la gravité de leurs écrits et qui vont écrire des choses sur mon compte comment je viens avec une réputation et puis c'est vrai que je suis très affectée je dire je peux vous dire que c'est dur vous venez avec la boule au ventre tu me dis encore me faire vivre Cor pardon j'ai je viens la boule au ventre Oui bien sûr. Est-ce qu'on peut dire que vous entrez en dépression à ce momentlà?
26:55 Oui oui. Bien sûr je suis là là je suis vraiment en dépression. J'ai tous les certificats médicaux. Enfin il y a tout un dossier médical qui nous suit parallèlement. La mécie de travail est très inquiète. Enfin tout le monde est inquiet mais rien ne bouge. Rien ne bouge. Et donc on va me changer de service mais en fait je vais rester 2 mois à tel endroit un mois à tel endroit ou 3 mois à tel endroit. le temps d'avoir suffisamment de fautes enfin des des dénonciations calomnieuses en fait. Mais bon au début je m'étais dit avec les syndicats, on allait vis on allait consulter régulièrement au dossier administratif à l'hôtel Dieu de là où où se trouve l'administration des hôpitaux de Toulouse. En fait, on y allait régulièrement et effectivement on constatait qu'il y avait rien dans mon dossier. Donc on prenait des photos, on faisait circonstancier qu'il y avait rien dans les dossiers par la l'administration et on repartait. En 2015, nous faisons ça, il y a rien dans le dossier en 2015. Et à partir de 2017 où on va où il y aura plor de faux témoignages et là, on va découvrir qu'il y a des même des témoignages qui sont antidatés qui datent de 2015, qui n'étaient pas présents en 2015 alors qu'on a des papiers qui font foi comme quoi il n'y a rien comme témoignage dans mon dossier en 2015.
28:03 Donc, ils font usage de faux. Voilà, usage de faux. Et des cadres, ce sont des cadres qui font ça. Hm. C'est terrible. Voilà. Et donc je vais être convoquée. Je vais être convoquée pour me dire "Bécoutez madame, vous êtes tellement incompétente, il y a tellement de faux témoignages contre vous et on va vous licencier." Donc il pense se débarrasser comme moi de moi comme une vieille chaussette. Et donc du coup mon avocate a dit "Non, attendez, il y a quand même une procédure à respecter, il y a un conseil de discipline à faire, il y a quand même des choses à voir quand même." Donc ils finissent par accepter le conseil de discipline. Mais c'est que dans ce conseil de discipline, personne n'est venu me voir. La personne, il y a une personne qui joue le rôle d'une enfin l'équivalent d'un avocat général, enfin un enfin je sais pas, on fait une enquête, on va voir qui la personne qui est en cause connaître sa version. Pas du tout. Il s'est contenté de la version du CHU, enfin de la direction du CHU. Et donc on arrive pour ce conseil de discipline. Moi je ne je j'avais bon j'avais été en contact avec deux personnes qui étaient de la CGT qui a été très touché par ce que j'avais vécu qui était même horrifié par ce qui s'était passé et mais les autres personnes qui soi-disant me défendaient, je ne les avais jamais rencontré. Jamais. C'était des cadres.
29:13 Et là mon avocat démonte point par point toutes les accusations. Mais la direction s'enfiche complètement. Vous les voyez en face de nous en train de jouer avec leur ordinateur pour fait de rire jouer avec leur téléphone portable et qui on rien à faire de ce qu'elle raconte mon advocat. Ça ça été dur. Ça ça été d'une dureté pouvoir. J'imagine bien. Évidemment c'est destructeur. À quel moment intervient la maladie? Alors en fait ce qui s'est passé je vous ce que je voudrais vous rapp rappeler c'est que malheureusement enfin moi je suis vivante et beaucoup de mes collègues sont morts dans ce CHU. Ah oui, j'ai les collègues, une soignante qu'on retrouve son corps au pied de son vestiaire, un infirmier qu'on retrouve son corps dans le service qui va se suicider, qui vit aussi. Il faut voir que ce management il continue enfin ce ce ce c'est c'est leur façon de nous tenir. En fait, il faut voir qu'il y a un gros turnover au niveau du personnel.
30:12 Personne ne reste dans cet établissement. Il manque énormément d'affirmiers, énormément d'être soignant parce que personne peut rester dans des conditions pareilles. Ce qui reste et malheureusement moi je suis tombée. Le problème du harcèlement c'est que vous le voyez pas vraiment venir. C'est tellement gros et puis une fois que vous avez la tête sous l'eau, c'est très dur de remonter la tête. je voudrais faire un aparté aussi. Donc je reviens de vacances. C'est ça se passe au mois d'août 2000 c'était 2017. Je reviens de vacances, j'avais je prenais le soin de photocopier tous mes plannings parce que je savais très bien que il me prenait pour la dernière des idiotes, je savais très bien qu'ils allaient encore me faire un coup immonde. Du coup, je prends mes plannings et je dis à mes collègues, je vous souhaite bonnes vacances, je vous souhaite, je vous dis au retour de mes vacances, tout ça. Et donc je reviens de mes vacances et je vois donc j'étais là, j'avais été affectée en hôpital de jour dans ce service. Vous savez pourquoi j'ai été acceptée dans ce service? Parce que les horaires c'était 9h 17h et c'est les horaires où vous avez tous les embouteillages quand vous partez de chez vous, vous êtes obligé de partir à 7h du matin pour ne pas avoir 2 heures d'embouteillage et le soir vous avez tous les embouteillages du retour.
31:25 En fait c'était pour ça que j'étais dans ce service. Il fallait tout était fait pour que mes conditions de travail soient dégradé que ma vie soit un enfer. Et donc du coup, j'arrive dans ce service, je reviens de vacances dans ce service et je vois marquer sur la porte, c'est un hôpital de jour que le service fermera beaucoup plus tôt parce qu'en fait il manque du personnel infirmier. Alors je suis un peu surprise, j'arrive dans le service, je vois ma collègue qui me dit "Mais qu'est-ce que tu viens faire dans le service?" Je dis "Pardon, mais c'est convenu que je revienne dans le service parce que regarde mon planning." "Oui, mais regarde, va voir tes plannings, tu es rayé, tu n'es plus partie de l'équipe." Et je dis "Ah bon? Comment se fait-il que personne m'est averti, prévenu?" et où je vais travailler. Du coup, j'appelle les syndicats. Les syndicats viennent, prennent des photos, tout le monde prend des photos de la porte d'entrée où il y a le fameux panneau où le service est obligé de fermer plus tôt parce qu'il manque du personnel et il y a moi qui là. Et là, j'ai ce jour-là, j'ai failli passer à l'e tellement c'était la goutte de trop.
32:21 Oui, c'est affreux. Bien sûr. Heureusement que la méti travail m'a empêché, je me suis retrouvé aux urgences psychiatriques. Bien sûr, c'est un assassinat professionnel. Heureusement que là [grognement] sinon j'ai moi j'ai la chance d'être vivante. Mes collègues de sont morts à ce jour prix et vous avez été aidé à ce moment-là et vous dites c'est la médecine du travail qui vous a sauvé parce qu'elle avait vu que j'allais. pas bien. Donc on peut remercier cette personne. Au moins, vous avez eu une alliée mais bon qui a pas été non plus très courageuse d'aller plus loin pas faire du point sur la ter ça suffit. Non. Ouais mais elle vous a quand même tendu la main. Oui. Et comment et à partir de ce moment-là donc je vais être arrêtée. Je vais être arrêtée et là il va y avoir toute la procédure de licenciement qui va se mettre en place derrière mon dos pendant mon arrêt de travail.
33:18 Voilà. Et donc il y a eu beaucoup de suicide sur le lieu de travail. Moi je l'ai vécu. Je peux vous le dire que c'est vrai. On peut le vivre. On peut le Moi, j'ai failli passer. Je suis vivante à ce jour mais j'ai failli passer à cause de cette direction. Elle a étépouvantable. Et ce que je trouve grave, c'est la justice qui n'est pas non qui est pas du tout à la hauteur. Pas du tout. que ça soit le tribustratif si vous voyez je [raclement de gorge] suis désolé j'ai beaucoup d'émotion normal c'est le tribune administratif mais c'est une c'est c'est c'est une comédie ils en ont rien à faire de vous êtes vraiment rien rien c'est c'est cette ce ce je sais plus comment il s'appelle ce ces juges administratifs mais il faut voir le mépris qui dégage qui vous enfin vous leur dites mais c'est la façon dont il parle de vous levez mais à un moment je me suis levée je dis Et c'est de moi que vous parlez, c'est ma vie. Vous savez pas ce que j'ai enduré.
34:20 C'est complètement déshumanisé. En fait, c'est à cause d'eux. Je pense que la tribun administratif aurait joué son rôle correctement. Cette justice, faisait son travail correctement, il y aurait pas tous ses drames. H il y aurait pas eu tout ça. Et peut-être que c il y aurait une enquête de fête. Peut-être il aurait peut-être mieux valu qu'il y ait cette enquête de fête pour voir qui était cette personne, cette fameuse être soignante, ce qu'elle faisait exactement, quelle était l'église il a l'églissement de tâ vous rendez compte? L'églissement oui. Et c'est moi qu'on a c'est et c'est moi qu'on a bien sûr c'est vous qu'on a voulu assassiner professionnellement le glissant. Ils sont arrivés. Ils y sont presque Oui. presque arrivé. En tout cas, c'est dangereux pour les patients ce fameux glissement de tâche. Quand vous avez pas de respect pour le personnel, vous en avez pas pour le patient. Ça va de Exactement, ça va ensemble. Et là, vous retrouvez sans travail. Alors en fait de donc suite à donc suite à ce licenciement donc c'est vrai que ça été très dur psychologiquement. Ça été bon, c'est à la fois une délivrance pour moi mais ça été aussi un drame pour moi parce que vous comprenez pas, vous êtes sur à la fois délivré de [rires] toute cette violence que vous avez encaissé de cet environnement toxique. Mais vous et puis ça allait crindo, ça allait en créchendo he je veux dire il y avait pas un pour attraper l'autre. C'estes cadres le problème de le de l'hôpital c'est de très hiérarchiser. La hiérarchie elle peut être elle peut apporter des choses positives dans la mesure où elle ne se comporte. quand les gens se dissocient de leur fonction restent des êtres humains. Mais le problème de de l'hôpital, c'est que les gens montent en hiérarchie. Il y en a certains qui vont plus vite que d'autres, un peu comme le général Mandon. Il y en a qui arrivent à avoir des fonctions plus vites que les autres et ils se protègent derrière leur fonction, déshumanisent derrière leur fonction et en fait au nom de la
36:11 fonction tout est permis et c'est là où est le projet. Bien sûr, c'est là où c'est le c'est là où se passe qui drame. Donc là, c'est l'électrochoc. Vous êtes sans travail. C'est je m'inscris pas dans un premier temps au chômage. C'est tellement un état de choc. Il nous faut du temps. Il faut du temps plusieurs mois pour quelle année? Redites-nous l'année. Il vous faut du temps pour vous reconstruire. C'est en quelle année pour situer? Alors ça c'est donc je suis licencié en décembre 2010 janvier 2018 en fait. Je suis licencié janvier 2018. Donc là c'est l'électrochoc et voilà. Donc j'ai des problèmes de santé. J'ai pris énormément de poids parce que bon, il faut essayer de se tenir le coup. Hm. Et donc du coup bah je suis devenue obèse. [rires] Je tout ce que je enfin alors que j'étais plutôt quelqu'un plutôt filiforme. Oui. J'ai je suis plus la personne que j'étais la plus la Béatrice que qu'on a connu, qu'on je suis plus souriante. Je suis quelqu'un qui vous êtes un peu vous êtes des trucs. Voilà. Et donc on me dit mais il faudra quand même est-ce que tu il y a une il y a un établissement qui se trouve du côté d'Avignon qui gère le personnel qui ont été parce que le management ce management là il est dans tout pratiquement dans tous les hôpitaux mais Toulouse est quand même le champion dans ce management en fait et donc du coup c'est quand même à Toulouse qui a eu le plus de suicide sur le lieu de travail. Vous en avez entendu parler des morts du CHU?
37:28 Non entendu parler mais je pensais pas que c'était un fléo à ce pointl. Si si moi je l'ai vécu, je peux vous dire qu' on peut passer on peut basculer très facilement. Faut voir la violence. Elle est au début vous la sentez pas, vous la même vous avez tendance à la banaliser, à vous dire "Mais non, c'est pas possible, c'est pas possible, c'est pas on est dans un lieu de soin, on est là pour apporter quelque chose à un patient. Pour une institution, on n'est pas là pour se taper dessus. et petit à petit, petit à petit et en fait une fois que vous avez la tête sous l'eau, c'est très difficile de remonter la tête, de remonter la surface pour prendre de l'air. C'est très difficile. Et donc suite à ça, j'étais détruite. Il a fallu du temps. Donc je on me conseille cet établissement qui est du côté d'Avignon où ils accueillent le personnel soignant, le personnel soignant qui a été victime de ce genre de de comportement. J'y vais. Bon en fait non, ça ça me convenait enfin cit c'était juste dans les titres mais en fait je me je me retrouve pas là-dedans. Donc du coup je reste quelques mois je reste un ou deux mois là-dedans et après je rentre chez moi.
38:27 Enfin je trouve pas plus de solutions. Et en fait je vais trouver de la solution je vais reprendre de l'intérim. Je refaire de l'intérim et là je retrouve un petit peu de j'arrive à le fait de faire de l'intérim m'a permis de reprendre un peu le contrôle sur moi, le contrôle sur pas mal de choses et entre-temps, je passe un concours le concours pour rentrer à l'école d'bod et en fait je vais être reçu à ce concours d'bod et je vais faire la formation d'bod à Montpelier. Qu'est-ce que c'est exactement cette école? Servir de bloc opératoire. Bon, c'est ça été douloureux pour moi parce que bon, quand vous avez vécu ce genre de situation, vous retournez dans un statut d'étudiant. Les étudiants sont assez maltraités, surtout les étudiants paramédicaux sont très maltraités et c'est beaucoup de maltraitant. Donc ça été très dur pour moi, très dur parce que je revivais le harcèlement que j'avais vécu. Vous devenez infirmière en bloc opératoire. Voilà. Bien. Et après suite à ça, malheureusement je tombe, je me dis je vais me réorienter vers autre chose. C'est le soin. C'est vrai, j'aime beaucoup mon métier d'infirmière, mais plus à ce pointlà. Plus à ce point. Le passage en bloc opératoire se passe pas très bien non plus.
39:30 Non, le statut de d'étudiant est très difficile à vivre. les premiers temps, j'ai pas de j'ai j'ai pas pu trouver un logement sur Montpellier. Donc moi, j'habite à 300 km de Montpellier. Pour trouver un logement, c'était compliqué. Les premiers jours de la formation, je l'ai pas dans ma voiture. Donc vous n'allez pas au bout de la formation, vous allez au bout de la formation. Non, j'ai arrêté, j'ai arrêté la formation parce que c'était je revivais du harcèlement. En fait, les hôpitaux sont petits, tout ce finit par se savoir, mon avocate a eu la maladresse de dire que je faisais la formation d'bod. Vous êtes pas convaincu mais il y a plein de d'éléments qui font que tout vous rappelle à ce que vous avez vécu. J'ai eu une formatrice qui venait de perdre son conjoint, qui avait pas fait le deuil de son conjoint et qui avait une haine. Et c'est sur moi que c'est tombé ça. Elle me rendait la vie insupportable. J'étais en difficulté, j'étais et elle me faisait convoquer chez le le le directeur de la forme enfin de l'école. Enfin que des trucs comme ça.
40:27 Enfin, j'ai quand on est bienveillant, on accompagne quelqu'un. On n'est pas là pour vous chercher des fois dans la tête. En fait, vous étiez en quelque sorte la faille de la victime était peut-être et puis comme j'étais la seule à n'avoir jamais fait de bloc en fait ces formations là formation d'bod c'est une formation qui est destinée normalement aux gens qui n'ont jamais fait de bloc. Sauf que pour le travail d'bod en fait maintenant il faut faire une formation pour avoir le diplôme de desbod. vous allez en Suisse. En Suisse la formation est dispensée pour tout le monde en fait. Vous avez pas besoin d'être infirmière pour faire ce genre de formation. Et effectivement enfin moi je trouve que c'est le le l'infirmière je trouve que c'est enfin je pense que ça devrait être ouvert à un public beaucoup plus. Il y a pas besoin d'être infirmière pour faire cette formation là d'bod en fait. Ça pour moi. Voilà. Ensuite qu'est-ce qui se passe après? Ensuite ce qui se passe c'est que là je me dis là j'en ai marre de ce métier. J'en ai marre. J'en ai marre de je c'est pas possible de travailler des gens comme ça mauvais méchant et puis donc il y a le Covid aussi il y a le Covid en même temps et donc je me dis ça serait bien de faire refaire une reconversion professionnelle et là je vais je veux rester dans le soin sans y être dans le soin. J'en parle à ma conseillère de de Pôle Emploi de force travail et elle me dit puisque vous êtes quelqu'un de manuel la coiffure ça pourrait vous intéresser. Je dis bah oui effectivement j'aime bien coiffer les gens, j'aime bien.
41:45 Et elle me dit bah allez faire une immersion. Donc je vais faire mon immersion et effectivement ça me plus convient. Et donc je m'inscris dans un premier temps par mon avec par mon CPF par une formation par visoconférence en fait. Mais la pratique elle est pas là en fait. Il manque la pratique et donc je lui dis mais je suis pour trouver des stages c'est très compliqué. alors elle me dit "Bah écoutez, inscrivez-vous pour passer le CAP de coiffure en même temps parce que je préparais un BTS de coiffure." Donc je m'inscris dans un dans une école pour passer c ce CAP de coiffure et bon les premiers temps se passent bien. des cours sont dispensés par une personne qui est toute jeune, qui s'est improvisée enseignante, qui est pas du tout enfin qui est pas du tout dans le dans enfin qui qui se comporte un peu comme une grande fille, comme quelqu'un de très narcissique enfin qui est pas très gentil. Enfin, plusieurs fois j'ai droit à des petites réflexions. Quel âge vous avez devant tout le monde? Elle est elle interrompe son cours pour ce qu'on est.
42:40 Et finalement, vous allez au bout de cette formation et je vais essayer d'aller jusqu'au bout. Et malheureusement, en janvier, on me diagnostique un cancer. D'accord. Ça s'appelle CH Toulouse,. On peut vous demander quel type de cancer ou c'est le cancer du sang en fait. D'accord. Il est pris à temps ou il est avancé? Et le problème c'est que mon cancer j'avais fait une mammographie 6 mois avant, il y avait rien. 6 mois après il y avait un cancer agressif. Donc j'étais assez agressif. D'accord. En quelle année? En 2024. Voilà. Et donc je com je peux vous demander si vous avez reçu c'est un Non, j'ai pas été vaccinée. J'ai pas été vaccinée. Heureusement, vous savez pourquoi j'ai pas été vaccinée. Je suis ni contre ni pour la vaccination. Je suis moi je trouvais enfin le personnel soignant était est du personnel très survacciné. C'est à tel point que je suis tellement vaccinée que je me vaccinais contre la grippe et en 2023 je fais une méga allergie suite au vaccin de la grippe une méga allergie.
43:38 D'accord. D'accord. OK. Donc du coup, j'ai en fait et en fait, on s'aperçoit que il y a plein de vaccinations qu'on ne peut plus me faire, d'accord? comme le la tuberculose. il y a plein de vaccin parce que je suis tellement j'ai tellement été survaccinée qu'en fait mon corps répond à au cœur de toi en fait. Et heureusement que j'ai pas été vaccinée de cont parce que je pense que mon cancer aurait flambé, aurait été pire que ce que c'est possible. donc vous n'êtes plus soignante, donc vous n'êtes plus soumise aux obligations vaccinales, on va dire. Oui, mais vous savez quand j'étais quand j'ai avant de de j'ai continué à faire de l'intérim pour parce que mes formation il faut les payer parce que j'ai aucune aide de l'État ne me pose rien. Donc il a fallu travailler en tant que pour me payer bah du mon matériel, me payer plein de choses et donc j'ai dû travailler effectivement c'était pendant le Covid et il fallait attraper le Covid pour aller travailler. J'ai attrapé le Covid pour aller travailler.
44:35 Voilà. Parce que vous étiez soignante à cette époque-là en fait. Oui, parce que j'étais soignante. Ouais. C'est terrible. Voilà. vous devenez coiffeuse. Alors ce qui se passe donc quand j'apprends ma malheureusement ma maladie donc c'est une gif pour moi mais bon depuis mon licenciement je suis en état de choc en fait je comprends donc c'est vrai que un choc supplémentaire h et donc j'annonce à cette à cette enseignante que pour moi ça va être compliqué que je risque d'arriver en retard d'autres arrivent en retard mais ça passe comme il à la poste. Moi, j'arrive jamais en retard. Mais là, j'ai lui dire que il y a des jours où j'aurai des examens h mais ça sera pas tous les jours, ça sera un jour de temps en temps que je risquent d'arriver un petit peu en retard. Et alors elle me dit bah voyez que la direction donc je vais voir la direction, j'expliquer ma situation et puis elle la direction la directrice me dit comme ça mais alors il est où le problème? Il y a pire que vous. Je dis "Ouais, effectivement, mais ça règle pas mon problème." Voilà comment commence mon le début de ma maladie.
45:31 Et donc du coup c'est en fait je donc je je suis obligée d'en parler autour de moi parce que bon on est quandme un petit groupe, on se connaît, on a quand même des affinit enfin des on a c'est des liens quand même. Il y a une maman de qui est à côté de moi en cours et qui est maman de cinq enfants dont une fille devait rentrer à l'école d'infirmière et elle me demande de conserver un périmètre d'un m autour de moi. Alors, j'explique le cancer c'est pas une maladie qui se propage. On le saurait depuis longtemps. J'essaie de les rassurer toutes en leur disant je vais pas mourir non plus, je c'est je suis je vais être prise en soin. Je vais me soigner mais en même temps je vais aussi continuer ma formation parce que c'est mon objectif en fait. Et en fait cette jeune enseignante, la directrice aurait dû lui dire en lui disant "Mais il y a rien à craindre, c'est compliqué pour elle, on va pas lui rendre mettre un peu plus de bâton dans les roues, on va plutôt essayer de l'accompagner pour que tout se passe bien." Et non, non, on va me rendre la vie insupportable. Elle va demander que si j'arrive pas à 8h30 pétante dehors de toute la journée, toute la journée.
46:36 J'ai un examen, j'ai un PE scan à passer le 4 avril 2024 dans là où je où ma prise où il y a ma prise en charge médicale et j'avertis l'école la veille en leur disant écoutez j'ai été prévenu que le lendemain j'aurai un petcan qui va durer 2h mais à 10h je serai en cours et la directrice me dit bah vous venez après votre petcan c'était un problème et entre-temps je passe mon pet sccan mon mari m'appelle en me disant tu ne rentres à la maison ils ne te veulent plus en cours je dis mais c'est quoi ce délire dire j'ai eu la directrice la veille, elle m'autorise de venir et puis maintenant elle me dit depuis venir. Donc je rappelle la directrice, j'ai dit "Attendez, vous me dites bah vous viendrez pour midi." J'ai m'attendez midi les cours sont terminés midi. vous installerez à midi. Donc je après mon bascan j'attends 2h dans ma voiture et de et j'attends midi pour aller en cours. Donc je vais en cours à midi et en début d'après-midi arrive cette jeune enseignante et elle me dit "Sortez de cours, je ne vous veux pas en cours."
47:31 Décidément vous les attirez ces profils. Ouais. ouais, je m'en serais bien passé. Et là, elle me dit alors j'ai dû lui dire " vous rendez compte de ce que vous faites quand même. C'est quand même grave quand même." J'ai attendez, il y a pas de risque, je vais pas vous contaminer. J'ai dû lui dire qu'elle était une humaine et très jeune. C'est ce qu'elle parce que ça va être des reproches parce que je me retrouvais à la gendarmerie à cause de ça. Et alors que se passe-t-il à la gendarmerie? Et donc en fait ce qui se passe c'est que cette enseignante va déposer une plainte contre moi 3 mois après mon exclusion de la formation. Elle en fait pour lui avoir dit une seule fois en cours qu'elle était inhumaine et très jeune. Bon, je me souviens pas ce que j'ai pu lui dire mais voilà, je vais être poursuivi pour diffamation et harcèlement. Quand vous avez vécu le harcèlement et quand vous voyez ça, ça passe. Vous avez pas proféré d'insulte à son égard? Non, pas du tout. [rires] Et puis surtout c'est pas d'abord c'est pas de ma c'est pas de mon fait j'ai jamais été comme ça.
48:26 Et donc le 5 juin donc les donc là je suis donc là je commence la chimiothérapie. Donc la chimiothérapie, c'est vrai que c'est une chance parce que bon c'est une perspective de vous en sortir. un peu le bout du tunnel quand même, mais c'est quand même c'est très lourd, c'est lourd de conséquence, c'est c'est beaucoup de d'effets secondaires et mais je continue quand même à aller travailler, je continue quand même à assumer quand même mes examens de ce de ce CAP, mais je peux pas passer la pratique parce que elle si j'avais pas été exclu de la formation, j'aurais pu être accompagnée pour la pratique et comme elle m'a exclu, je n'ai pas pu passer mes pratiques en fait. Donc vous continuez à travailler en intérim. En intérim, ouais. et la formation s'interrom. Voilà. Et donc je vais quand même passer des épreuves de du CAT. Donc il y a une première épreuve que je vais passer donc qui se passe relativement bien malgré mon état de santé et je vais passer une seconde épreuve le 5 juin et le 5 juin j'ai la le plaisir enfin faire le plaisir c'est du c'est du cynisme ça c'est du l'ironie de l'ironie. Ouais. Je vais voir la directrice de cette formation qui m'attendait de pied ferme et qui va m'accompagner jusqu'à la salle d'examen.
49:35 Une fois que je ma carte une fois que je suis enregistrée pour l'examen, elle va m'accompagner devant la salle d'examen et elle va me répéter pendant tout le trajet, c'est au tribunal que nous allons régler nos comptes. Alors moi j'ai dit mais pourquoi au tribunal pas les régler autrement nos comptes? Puis quel compte on va régler? Et puis j'ai vous voyez bien, je vais passer un examen quand même. Ça aurait été sympa de pas me m'infliger ça quand même. Ça aurait été sympa. Elle n'entend rien. N'entend rien du tout. Donc moi les l'épreuve se passe pas très bien parce que j'essaie de comprendre ce qui se passe. Et vous l'avez pas eu l'examen finalement? Si en fait non, j'ai pas pu j'ai en fait il aurait fallu que je passe la pratique. Cette épreuve là était dépendante de la pratique et comme j'ai pas pu passer la pratique à cause du comportement de cette enseignante et c cette épreuve a été annulée et puis elle s'était pas bien passée de par le comportement de cette directrice qui venait m'arceler le juste le jour de l'examen en plus. Donc au final, vous n'avez pas cette formation, vous n'avez pas pu l'amener au bout. Non, j'ai pas pu l'amener au bout. Donc en fait après, alors en fait donc là je suis prise en charge au niveau donc là la chimio. Donc j'ai mon protocole, je suis dans mon protocole de soin, j'ai la chimio qui démarre, j'ai tous les soins, la chirurgie, enfin parce que bon le cancer c'est chimio, radiothérapie et quand tu à des stades, quand c'est des cancers très quand c'est des cancers comme en fait. Hm.
50:48 Et donc du coup entre-temps, j'ai dit "Moi, mon objectif, c'est quand même d'avoir ce diplôme pour moi, ça me permettrait de passer mon BTS dans meilleures condition parce que là, je peux pas le passer comme j'aurais dû le passer si j'avais pas été malade." Hm. Et donc du coup, j'ai on est on fait appel à une médiatrice pour pouvoir trouver une solution et cette directrice, donc l'école ferme définitivement et elle va être rattachée à une nouvelle école. D'accord. et avec une nouvelle directrice. Donc cette l'ancienne directrice est prête à me prendre pour l'année suivante h à refaire ma mon année de formation mais sous des conditions. Et donc moi avec ce que j'ai vécu, je ne peux pas me permettre de revivre que ce que cet enseignement m'a fait vivre en fait. Et vous l'avez fait alors ce qui se passe c'est qu'on donc on fait appel à cette médiatrice. Cette médiatrice donc elle organise des rendez-vous. Sauf que bon assez très fatiguée par la chim parce que les premières chimi vous commencez à avoir les j'ai eu de la chim pendant 5 mois quand même. Et donc vous commencez à être très fatigué. Il faut que je sois accompagné. Il fait très chaud à Toulouse l'été.
51:47 Il faut laisser sa voiture, il faut faire 60 km pour laisser sa voiture à l'entrée de Toulouse, prendre le métro. Métro, faut marcher et vu mon état et il faut que je sois accompagné. Et mon mari c'était mon aidant et elle refuse mon mari. Donc elle me demande d'aller chercher un autre aidant. C'est c'est ces deux personnes. Et là, j'ai dit non. Et entre-temps, j'apprends par Paul Emploi qui circule derrière mon dos des faux témoignages écrit par cette fameuse enseignante. Je découvre le poteau rose et là je dis stop, ça suffit, on dépose. Donc vous arrêtez toute la formation. Voilà, j'ai arrêté. Du coup, j'ai arrêté. Je dépose ma plainte le 17 juillet 2024. Elle elle va déposer une plainte le 3 juillet 2024. Donc on a 14 jours d'intervalle. Moi je j'ignore qu'elle a déposé une plainte. Je sais pas qu'elle a déposé une plainte. Moi ça s'est j'ai pu la déposer que le 17 juillet 2024 parce qu'en fait c'était les Jo, la police ne pouvait pas me recevoir, il fallait prendre rendez-vous sinon j'aurais dû la poser bien avant elle.
52:44 Donc c'est là que vous allez déposer plainte au commissariat. Ouais. Au commissariat de sur Toulouse. En fait, je dépose plainte à Toulouse. Voilà, je dépose plainte à Toulouse parce que je ne voulais pas déposer plainte à la gendarmerie de mon domicile vu ce que je gardais comme souvenir de ma première plainte. du CHU de Toulouse en fait. Et au commissariat de Toulouse, ça se passe comment? je suis reçu par une dame qui est très gentille, qui est très gentille mais qui est complètement dépassée. C'est le le personnel est réquisitionné pour les Jot parce que c'est la période des Jot qui est réquisitionné pour les Got. Donc, elle se retrouve bah sur Bouqué. elle me alors elle me dit c'est une idiote cette enseignante, c'est une idiote. Laisser tomber, passer autre chose, c'est nul la coiffure. Je dis mais attendez, c'est quand même mon projet. Je pense ce que vous en pensez, mais moi c'est quand même mon projet. Puis pour moi c'est important, c'est une étape à passer. C'est quand même c'est c'est important pour moi. Et puis je veux dire et puis j'ai pas le droit est-ce que j'ai le droit d'être traité comme une serpille? Ça fait depuis mon licenciement qu'on me pr une cercou oui, il faut que ça s'arrête ce cercle visieux.
53:42 donc là le commissariat c'est elle prend la plainte. Elle prend la plainte mais bon enfin elle est pas très bien écrite. Donc au mois de donc de 2024 donc les mois se passent et je reçois un coup de téléphone de la gendarmerie de mon domicile Gers qui parler d'elle qui m'appelle donc c'est le maréchal d'ogi qui m'appelle très véhémment vraiment pas gentil j'étais très fatiguée je dormais à ce moment-là quand il m'appelle et il me dit vous êtes convoqué pour une plainte pour diffamation et harcèlement je peux vous dire ça fait ça fait mal parce que bon Vous comprenez pas pour quelle raison? Par téléphone. Par téléphone, même pas un courrier ni quoi que ce soit. Il m'a jamais convoqué par courriel. Et donc il m'appelle comme ça, il me dit je vais en savoir davantage. Mais attendez, mais vous me parlez de harcèlement mais qui j'ai harcelé? vous avez qu'à revenir pour l'audition. On vous convoque le 28 décembre donc je m'appelle au mois de novembre le 28 décembre après les fêtes de Noël pour je m'attendais mais qui j'ai harcelé? Alors moi ça fait ça ça trotte dans ma tête, ça me rend malade, je comprends pas. Mais qui j'ai plus donc je les a passé tout le monde en revue sauf elle. Sauf elle. J'ai loin d'imaginer que c'était elle et l'enseignante c'est enseignante. C'est qui a déposé plein contre moi en fait pour mois mal valeureux elle a déposé plainte et ça ne reposa ou en plus déposé une plainte et en fait elle a demandé av des témoins. Il y avait des témoignages contre vous. Oui oui des faux témoignages. Elle é allé demander de faire des faux témoignages. Donc elle dépose plainte contre moi donc le 3 juillet 2024 parce qu'elle dira elle ira dire à des personnes de ma promo qu'en fait elle a déposé plein parce qu'elle avait tellement peur que moi je porte plainte contre elle.
55:20 En fait j'étais obligé de porter plainte contre elle parce qu'elle a fait des faux témoignages qui ont circulé que j'ai récupéré par la Ligue contre le cancer par Paul Emploi et par le rectorat. Faut le faire quand même. Et moi on va me parler de diffamation. Non, mais le monde allant vers l'accusation inversée,. Et donc du coup et donc du coup, je suis donc je suis convoquée le 28, le j'ai ma chimio qui est tombée le 27 et je suis extrêmement fatiguée. Alors là et puis je démarre la radiothérapie, je de partout, je saine de partout, je suis mais j'arrive plus à mettre un pied devant l'autre. Donc j'appelle ce fameux maréchal des logiés. Je leur dis écoutez ça y passe. On peut reporter au moins d'un jour. la la l'audition parce que je suis vraiment fatiguée, je viens d'avoir tous ces examens tous c tout ça et je suis je peux pas avancer et il monte sur ses grands chevaux, il commence à m'insulter, il commence à à me menacer de me mettre en de venir me chercher, de me mettre en garde à vue.
56:19 Et là, je me dis mais qu'est-ce que j'ai fait? C'est la gendarmerie là. C'est la gendarmerie de mon domicile. Celle qui fait beaucoup parler d'elle en ce moment qui s'appelle On peut pas la dans le Gers. C'est dans le Gers. dans le GS et vous dites pas très loin de Florence. Voilà de ce qui s'est passé avec de Florence. Voilà. moi je suis dans ce périmètre là. Je suis dans ce périmètre là. Le drame de la jeune la petite Liana. Ouais. Et donc là je me dis mais qu'est-ce que j'ai fait? Mais qu'est-ce que j'ai fait pour et là je commence à paniquer. Je me dis mais qui j'ai harcelé? Mais qui j'ai pu mettre dans un état pareil pour que pour mériter ça en fait? Et donc il faut appel et donc là j'appelle mon oncologue en disant "Écoutez, je peux pas là je veux bien il veut pas se déplacer à mon domicile pour mauditionner. il faut que j'aille lui mais je suis incapable de d'aller dans son truc et puis là il commence à m'agresser. Ça va être très dur pour moi psychologiquement, physiquement c'est déjà très difficile. Et donc elle me dit pas de problème, on va je vais vous faire un certificat. l'endroit où je suis soignée intervient également et il y a une association d'aide aux victimes qui va intervenir également et qui va le demander à cette gendarmerie de se calmer, de me ficher la paix, de me laisser me reposer et qu'après et je serai auditionné comme c'était convenu mais qui me fiche la paix. Et donc en fait l'audition aura lieu au mois de janvier 2025 en fait.
57:31 D'accord. Cette gendarmerie qui fait du zel avec vous, est-ce que c'est la même qui a été assez défaillante et agressive avec la maman de la petite Rosa? C'est c'est la même c'est la même gent qui gère tous. Je resitue pour le public. La petite Rosa, c'est une jeune femme, une jeune fille mineur qui a donc qui a été violée qui dit avoir été violé plusieurs fois par Jérôme Barella, le présumé assassin et violeur de la petite Liana. Non, c'est le problème de cette gendarmerie. Le G, c'est un endroit c'est un département qui est très calme. C'est les gens sont préoccupés. C'est pas un département très enfin si il y a des gens très riches. Il y a beaucoup d'acteurs, il y a beaucoup de d'artistes également mais c'est un département qui est très tranquille où il fait bon d'y vivre et en fait il y a pas beaucoup de délinquence et en fait pour justifier sa présence et on tape sur des gens comme nous en fait. Voilà, il y a une aversion accusatoire qui est manifeste. Moi, pour l'avoir vécu,. Vous vous observez de l'incompétence, du zè, beaucoup de zeles, beaucoup de zeles.
58:31 à tel point donc je suis auditionnée le 19 et le 21 janvier 2025, [souffle coupé] je suis dans le bureau du major et au-dessus de la tête du major, il y a une petite collection de petits lapins lindes d'or. Vous savez les petits lapins de de pâqu, vous savez les petits lapins au chocolat. Les petits lapins en chocolat. D'accord. Oui. Et il date, il y en a une trentaine. Donc il doit y avoir plus de 30 ans de [rires] chocolat sur ce sur le Et donc pour des pour détendre un peu l'atmosphère, je dis "Vous voulez pas qu'on mange un petit lapin?" Et il me répond comme ça, j'aime pas le chocolat. C'est le c'est mes enfants qui m'offrent ça, mais j'aime pas les chocolats. Vo ce qu'il me dit. Donc déjà ça commence pas très bien. Et bon alors il me dit "Est-ce que vous Ça y est ça ça reconnaît." Il me dit "Est-ce que vous reconnaissez avoir dit tel jour que vous que cette enseignante était inhumaine et très jeune?" Et je lui dis "Bah je me souviens pas de ce que j'ai pu dire mais je peux vous dire ce qui s'est passé le 4 avril. Je suis exclue de formation pour discrimination quand même.
59:28 Et je lui dis mais je vais dire même pire elle est malveillante. Vous allez me mettre derrière les barreaux parce que je vous dis qu'elle est malveillante. Ouais non n'importe quoi. Ça tient pas debout. Ah et voilà. Et j'ai dis mais vous savez ce qu'elle a fait moi? Elle m'a exclu de formation, elle m'a traité d'handicapé. Elle s'est quand même elle a quand même fait des choses très graves vis-à-vis de moi. Elle fait des faux témoignages derrière moi. Il y a des gens qui se rétractent de leur faux témoignag qui vont même dire à la gendarme à la police que en fait c'est elle qui leur a demandé d'écrire des choses comme ça sur mon compte. Et moi ça s'appelle comment? Et vous savez ce qui va me répondre le major de cette gendarmerie? Vous c'est différent. D'accord. Et en fait, elle a déposé plainte dans la gendarmerie de son de sa localité où sa maman est coiffeuse et son papa est taxima. Donc c'est une petite localité où les parents sont doivent être connus et le gendarme c'est une plainte de complaisance. Moi c'est ça que je reproche beaucoup à la comme à la justice c'est la complaisance et l'effet politique. Voilà s'il y aurait pas ça je pense il y aurait de la neutralité les gens seraient respectés.
1:00:25 Je on leur demande pas d'être jugé parti. Et c'est ça le problème c'est qu'il se ils sont tous les gendarmes. Ils se sentent jugés partis. Bien sûr, vous reprochez à ce commissariat de faire du zel sur les citoyens comme Oui, dans tous les cas, moi je l'ai vécu, moi je peux le dire. Vous savez pas ce qui m'est arrivé cette année-là? Cette année-là donc par la faire du glanage, comment vous avez parlé de l'affaire du glanage? Oui, voilà, l'affaire du glanage parce que ça ça se passe cette année-là, cette fameuse année là. Et donc on va se balader, c'était au mois de je me souviens plus vers mai juin, quelque chose comme ça. Et en fait, c'est vrai que le ger cultive, enfin c'est poussé beaucoup d'ail. C'est vrai que l' du ger c'est très réputé. H et bon dans mon village il ils le font plus maintenant. Je pense que ça doit pas être si rentable que ça en fait. et chaque année donc les gens quand c'est la récolte est passée, les gens viennent blaner en fait. Il y a jamais eu de problème. Et là on se promène près de ce champ. C'est dans mon petit village et on ramasse. Bon moi j'ai dû ramasser h tes tails. On était quatre. On était quatre dont moi l'infirmière cancéreuse j'étais avec une cadre de santé qui venait prendre sa retraite et qui avait un dos complètement abîmé donc vous voyez pas enfin et puis une petite gringalette psychologue avec son compagnon qui était pas très épé non plus et donc on ramasse enf moi j'ai dû ramasser h têtes d'ail et puis eux à peu près pareil mais c'est qu'on est accusé d'avoir volé 250 kg d'ail par qui peut-être par la gendarmerie de bah de de mon domicile en fait qui vous a vu qui vous a pris voilà et donc cette gendarmerie donc mais qui vous a pris qui vous a pris en fait le voisin en fait mon ami s'était garé pas très loin de chez eux donc il a relevé la pl d'immatriculation donc ça été facile d'accuser quelqu'un voilà plaque d'immatriculation il y a jamais eu d'enquête he jamais eu d'enquête la seule enquête c'était juste de nous convoquer chacun à tour de roll et de nous estorquer des aveux
1:02:16 d'accord et en fait donc elle nous donc moi c'est quand j'étais qu'on viait à cette audition et cette gendarnette. Bon, elle est connue dans le village, elle est connue de tous les villages pour être quelqu'un de désagréable, pas bienveillante, agressive et qui a tendance à dépasser les ses limites en fait. Et cette dame, elle commence à me dire "Oui, mais vous lui avez demandé l'autorisation?" Je dis "Non, on pas demandation parce que ça se faisait pas dans mais ça s'appelle du vol." Je m'attendais madame, si on avait volé, on serait venu avant la récolte. Donc, on est venu après la récolte. Mais oui, mais vous lui avez pas demandé l'autorisation. Donc ça s'appelle du vol. Et j'ai dit d'accord, ça s'appelle du vol, mais c'est pas vraiment du vol parce que ramasser h têtes d'ail abîmé c'est enfin franchement je préfère les ramasser quand elles sont carrément dans le champ quoi. Et elle a rien voulu entendre. Et donc alors elle me dit elle me dit on vous accuse d'avoir volé 250 kg. Je dis pardon mais vous êtes venu chez nous voir s'il y avait 250 kg d'ail chez nous. J'ai attendez d'abord qu'est-ce que je vais faire de 250 kg d'ail déjà? d'une déjà h têtes d'ail, ça me suffit largement mais que faire 250 kg d'ail. Et alors, elle me raccompagne devant le le sur le péron de la gendarmie puis elle me dit "Mais vous inquiétez pas, il faudra qu'il prouve les 250 kg le l'agriculteur."
1:03:34 C'est que 15 jours après je j'étais en train de me reposer, je reçois un coup de téléphone. un vendredi dans l'après-mid en fin d'après-midi, je reçois un coup de téléphone de cette gendarmer qui m'oblige à donner de 200 et quelques euros pour dédommager le l'agriculteur parce que la procureur qui qui était jusqu'à présent qui a fait parler d'elle dernièrement avait dit à cette gendarmerie puisqu'on reconnaissait d'avoir volé, on reconnaissait rien du tout, on reconnaissait d'avoir glané. C'est ce qui est tout à fait différent en fait qui est légal. qui a menti sur les 250 kg. Je pense que c'est le propriétaire du champ en fait. Il fallait pour qu' je pense que pour faire utiliser son assurance, il fallait qu'il déclare un minimum. Un minimum en fait s'il avait pu déclarer 500 kg, je pense qu'il aurait déclaré 500 kg. Si on lui avait dit 500 kg mais ça aurait moins ça aurait été moins crédible. 500 kg. Fallait que ce soit crédible et Ouais. 250 kg. Mais même 250 kg. Vous imaginez ce que c'est 250?
1:04:29 Bien sûr. Les 250 € il fallait que vous les versiez à qui? Alors, elle avait récupéré le le Moi, ce qui m'a énormément choqué, donc elle m'appelle ce vendredi, je suis fatiguée, je lui ai dit "Écoutez, est-ce que ça peut attendre lundi? Laissez-nous le temps de Non, non, c'est il faut une réponse tout de suite. La procureur veut une réponse tout de suite. sinon, c'est des poursuites. Voà les menaces." J'ai dis "Mais écoutez, moi, bah ça attendra lundi, je suis désolée. Ça attendra lundi. Vous me prenez comme ça de de fait. Je suis pas au courant de quoi que ce soit. Je suis fatiguée. J'en ai rien à faire. J'en ai rien à faire. D'ailleurs, c'est ma maladie. D'ailleurs même la première fois où j'étais quand j'étais convoquée le 28 décembre 2024, le gendarme a dit votre maladie, j'en ai rien à faire. Vous demandez à l'hôpital de s'adapter à nous parce que ma Et il m'a dit qu'à l'article de la mort, il serait venu me chercher de force pour l'audition. Très humain. Très humain. Je suis sortie mais choquée. Mais choquée. Je comprends. Attendez, excusez-moi. L'argent, vous deviez le verser sur le les verser sur le compte de qui?
1:05:30 du propriétaire du champ en fait. Donc elle avait récupéré son ribe que en fait elle le connaissait. Je pense qu'elle le connaissait parce que pour avoir récupéré très vite le ribe donc le propriétaire du champ lui a donné son ride et donc mes amis ont payé. Moi j'ai refusé de payer. J'ai dit "Non, moi je reconnais pas, on a pas volé. Il est où le vol là-dedans? Et tant pis, on ira au tribunal. On va leur dire il y a pas eu d'enquête. Il y a jamais eu d'enquête. Ils sont jamais venus nous voir. Ils se sont pas déplacés. Ils se déplacent jamais d'ailleurs. vous savez la je fais un aparté j'ai été obligé d'appeler cette gendarmerie au mois de janvier de l'année dernière parce qu'on a eu un accident et la personne refusait de faire le constat. La l'accident avait pas était lieu avait lieu pas très loin de cette gendarmerie et ils ont pas voulu se déplacer. H débrouillez-vous autrement parce que elle nous serait toujours la même cette gendarmerette. Débrouillez-vous autrement. Vous pensez qu'il y a de la petite corruption locale finalement? Je pense que le problème c'est que on leur a laissé un tel pouvoir et je trouve que la gendarmerie a un tel pouvoir que en fait derrière leur uniforme tout est permis. C'est comme l'infirmière qui a du grade derrière sa blousse permet tout ce qu'elle veut ça. Voilà je pense que tant que les gens on les déshumanisera, tant qu'on mettra la fonction avant l'être humain, on aura ça en fait.
1:06:45 Après on va préciser ici qu'on ne met pas tout le monde dans le même panier. Non je pense qu' do dire les gens bien moi je les ai pas rencontré. Moi je peux vous dire je ne les ai pas rencontré. Vous avez un peu la poisse quand même. Bah c'est pas tellement la poisse, c'est que je pense que quand j'ai autour de moi, j'en ai parlé là, j'ai rencontrer une adjointe mère de ma de d'une petite ville à côté de chez moi qui m'a dit "Ce gendarme, vous savez ce qui nous a sorti la dernière fois? Il a tenu des propos racistes. On en a été choqué." Hm. Donc non, je pense qu'il y a un problème. Le problème, c'est que il y a une dérive. C'est vrai qu'on sait pas à qui s'adresser. On nous laisse en fait d'ailleurs cette gendarmerie, vous avez vu ce qui s'est passé avec les agriculteurs là, ils étaiit vend debout pour parce qu'on leur demandait de taper sur les gens alors qu'ils étaient pas obligés de le faire même s'ils avaient des ordres. Il y a toujours des façons de des façons quand on est humain des façons ce gendarme qui m'a qui même se major il y a une façon de parler aux gens, il y a une façon d'être bienveillant. Il y a enfin on parle pas comme ça aux gens et puis surtout quand on voit la teneur, vous savez la personne qui a déposé plainte contre moi là cette jeune enseignante, elle est allée demander une ITT de complaisance inférieure à 8 jours. Et vous savez ce qu'on m'a répondu? On m'a demandé moi le la police m'a demandé "Mais vous avez demandé une tet?" J'ai m'attendais monsieur j'étais en arrêt maladie.
1:08:02 Pourquoi demander une têt? Je suis déjà en arrêt maladie. Oui, tout à fait. Ça n pas quel est l'intérêt? Ça n'a pas de sens. On est vraiment dans le fort avec les faibles et faibles avec les forts. Et voilà. Et et donc pour en revenir à cette gendarmette, ils arrivaient pas me donc j'ai eu donc je suis fichée maintenant, j'ai mes photos, mon ADN, ils arrivaient pas à le prendre. Mon ADN, ils m'ont fait boire. Moi qui étais sous ce chimio, je peux vous dire que oh là là, mais aucune pitié mais vous en êtes tout aujourd'hui pour conclure l'émission, vous en êtes tout. là, je suis toujours en traitement. Je suis toujours malheureusement mon cancer est toujours présent. [rires] Je suis toujours en soin. Donc là, j'ai été opérée il y a pas très longtemps. J'ai été réopérée. J'ai ça su son cours. Bon, je suis contente parce que c'est ça ça évolue quand même, ça évolue positivement. Mais bon, le problème c'est que le pire dans cette maladie, c'est même plus la maladie. C'est tout ça qui a été qui a été plus dur que la maladie. Bien sûr, parce que vous savez suite à ça, on a eu donc j'ai écris au procureur de la fameuse procureur de H, je lui raconté toute l'histoire de du fameux Volil.
1:09:03 Oui. Et elle ne m'a jamais répondu. Par contre, j'ai eu un contrôle fiscal. Voilà. Et il nous embête. Et il nous embête bien comme ça. Voilà. vous avez un travail actuellement? Non, là pour l'instant je suis en un en maladie là. l'histoire du glanage, vous n'avez pas versé l'argent? Ça c'était Non, moi j'ai rien versé du tout. J'ai rien versé du tout parce que c'était abusif. Mais c'est mes amis qui ont payé pour moi. Donc mes amis, on n plus amis. Voilà ce qu'on a gagné. On n'est plus du tout ami. voilà. Et donc du coup bah j'ai l'intention d'écrire. J'ai l'intention parce que je veux pas en rester là. C'est trop grave ce qui s'est passé, c'est pas normal. Et vous savez quand je suis j'ai quitté la quand l'audition a été terminée au major de la gendarmerie de chez moi, je lui ai dit "Vous savez, je me sens en insécurité de vous savoir comme gendarme à côté de chez moi." C'était en 2025. Il a pas dû le prendre très bien. Non, il a pas il a très mal pris. Il a très mal pris. Je lui ai dit parce que c'était je me sens en insécurité avec eux. On sait pas quand il a eu l'affaire quand il y a eu l'affaire Liana. bah c'est ressorti, c'est tout ressorti.
1:10:04 C'est tout. Mais vous n'étiez pas surprise? J'étais pas surprise parce que c'est vrai qu'il y a une éversion accusatoire à l'heure actuelle. La victime n'est pas du tout considérée. Le coupable, on en prend soin. La victime, on peut la piétiner comme il faut. Malheureusement, c'est triste parce que là, c'est une petite jeune et qui avait toute la vie devant elle qui méritait pas ça comme sa famille, comme méritait pas ça en fait. Et puis même par respect pour les gens du pays, on méritait pas ça. Si la gendarmerie a fait son travail correctement, non serait pas là. Ouais. Moi, j'en veux beaucoup à cette j'en veux beaucoup à tous ces gens-là qui se derrière leur uniforme se croit pour permis. Qu'est-ce qu'on peut vous souhaiter aujourd'hui? [rires] Que ça aille mieux. et que ça aille mieux et puis que tout ça c'est ce ça ça j'ai l'intention d'écrire mon livre, j'ai déjà trouvé le le titre du livre l'exutoire. J'étais un exitoire parfait comme titre c'est parfait.
1:11:03 Écoutez c'est terrible parce que franchement tout ça aurait pu n'aurait pu ne jamais exister s'il y avait des gens bienveillants. Est-ce que vous sentez plus forte aujourd'hui? plus fort, pas vraiment parce que la maladie est quand même la maladie vous affecte beaucoup. Moi ma maladie m'a beaucoup affecté, m'a beaucoup bah modifié mon corps. C'est une modification, c'est un changement de tout. C'est quand même une mutilation quand même parce que bon même si on vous avez la chance d'être soigné, n'empêche qu'il faut passer par des périodes par des étapes, il faut renoncer à beaucoup de choses. Il y a beaucoup de choses qu'il faut faire de deuil parce que bon, la maladie c'est ça ou la maladie et voilà. Bon, c'est je le vis bien. Je le vis bien. C'est vrai que bon, j'encourage toutes les personnes qui sont dans la même situation que moi de se battre, de pas baisser les bras parce que bon, vous savez quand on vous annonce un cancer, les gens ont tendance à dire "Non, moi je j'ai pas j'aurai pas le courage d'avancer. si, il faut quand même. Même si c'est très dur." Moi ça été très dur parce que c'est même plus la maladie qui a été très dure. C'est la bêtise que j'ai rencontré sur tout mon chemin.
1:12:02 La destruction gendarme, cette gendarmerie, c'est ce contrôle fiscal, c'est tous ces gens-là. C'est tous ces gens-là que j'ai rencontré. Oui. Beaucoup de vents contraires. Et vous avez eu votre chemin de croix comme on dit. Et vous rendez compte pour cesser les les les poursuites, la gendarmerette, le le propriétaire du champ quand il a su que parce qu'en fait son papa avait fait un arrêt cardiaque, c'est moi qui l'avait réanimé avec mais bon, c'est quand même moi qui avait quand même fait le plus gros. tous les gens du village étaient venus me remercier sauf les enfants de ce monsieur. Bon déjà ça donnait une un petit aperçu sur le personnage sur les enfants de ce monsieur et ça que le donc c'est les enfants qui ont récupéré le champ de leurs parents et quand il a su que c'était moi qui étais accusé pour voltail, il voulait retirer la plainte mais uniquement pour moi. Et moi j'ai dit non vous la retirez pour tout le monde ou pour personne parce que sinon elle est pas du tout crédible votre plainte elle est pas crédible. Bon c'est quelqu'un qui aime beaucoup l'argent vu ce que les gens du village m'ont dit il aime beaucoup l'argent celui-là. Et la gendarmate me disait mais il a pas le droit de retirer sa plainte, il a pas le droit. Et elle 15 jours après qui me menace si je ne paye pas d'être poursuivi et que pour cesser les pl pour cesser la poursuite, il faut que je paye.
1:13:21 Tout ça est très discutable. Écoutez, ne vous laissez pas faire. Essayez quand même de profiter de la vie, de vous soigner jusqu'au bout et d'être enfin heureuse dans un dans une un contexte professionnel. Compliqué. C'est c'est très compliqué. C'est compliqué parce que là tout a été ma reconversion professionnelle a pris un sacré coup. Tout a pris. Ouais. Et puis c'est vra vous êtes entouré et vous avez un bon mari et ça c'est précieux. C'est vrai qu'on a changé de paradigme,. Je c'est vrai que quand j'y pense, je me dis mais jamais on aurait vécu ça il y a jamais on aurait vécu ça il y a quelques années en arrière. Jamais. C'était impensable. Impensable. Enfin en tout le cas dans ma situation. On est dans un monde inversé. C'est un mauvais passage. Espérons qu'il soit pas trop long. Je vous souhaite une très bonne journée, Béatrice. Le bonjour à monsieur et merci pour votre précieux témoignage. Voilà sur une région qui est très jolie pourtant. Très jolie a ses problèmes comme voilà et là je viens d'apprendre qu'il y a une concentration de franc-maçon dans le GS.
1:14:27 Absolument. J'étais pas C'est marrant parce que moi la on m'en parlait mais ça me ça me touchait pas vraiment. Mais là ça ça là ça commence à me toucher beaucoup. Oui oui tout à fait absolument. Et écoutez comme ça on est informé, il y a peut-être une relation de cause à effet. Je laisse le public seul juge. Merci à vous Brice. Merci encore. Bonne journée. Au revoir. [musique]
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