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Entretien Société

Olivier Sicard : de l'enfance battue aux arts martiaux et à la protection rapprochée

Maître de taekwondo 7e dan, franco-malgache, Olivier Sicard revient sur une enfance marquée par les coups d'un père et le rejet d'une mère. Il retrace son parcours, de la découverte des arts martiaux aux bandes des années 80, jusqu'à sa carrière de garde du corps international.

SR Stéphanie Reynaud 25 juillet 2024 · 48 min · 1 450 vues

Ce dont il est question

Résumé établi depuis l'enregistrement

Olivier Sicard décrit une enfance violente, marquée par un père qui le battait « jusqu'au sang », selon une pratique qu'il présente comme un choix éducatif familial hérité de la culture malgache. Il indique que son père, aujourd'hui, regrette ses actes mais pensait à l'époque bien faire, tandis que sa mère reste selon lui dans le déni. Il évoque aussi une dyslexie et des troubles de coordination, qu'il dit avoir compensés grâce à la pratique des arts martiaux, notamment après un accident au bras droit qui l'a rendu ambidextre.

Il raconte son adolescence dans les années 80, période où il a rejoint une bande, les Iron Tigers, dans un contexte de confrontations entre groupes d'extrême gauche et d'extrême droite. Il dit avoir choisi son camp par opposition au racisme et aux injustices liées à sa couleur de peau. Il relate une anecdote où il aurait protégé un skinhead en infériorité numérique, au nom d'un code de l'honneur qu'il rapproche du bushido.

Sa découverte du taekwondo tient au hasard, faute de club de karaté disponible près de chez lui. Il décrit son ascension progressive, de l'entraînement avec des adultes dès 12-13 ans jusqu'à sa formation par plusieurs maîtres coréens. Il définit l'art martial comme une discipline de paix et de construction, un travail d'équilibre entre forces opposées (yin et yang), plutôt qu'un art de la guerre au sens strict. Il insiste sur la nécessité de canaliser la colère plutôt que de la nier.

Devenu garde du corps international, principalement pour des diplomates mais aussi des artistes, il présente ce métier comme un mélange d'observation, de patience et de stratégie, hérité selon lui de sa formation martiale et militaire. Il affirme avoir exercé dans des zones de guerre ou de troubles politiques, et distingue ce rôle de celui de mercenaire. Il dit continuer cette activité aujourd'hui, tout en enseignant le taekwondo et une méthode qu'il a nommée « Quing », centrée sur la méditation et la posture.

Il évoque enfin l'accueil de son livre « Les points d'un destin », lu par son père mais pas par certains membres de sa famille d'origine, et annonce un prochain ouvrage intitulé « Mon cœur s'envole comme un faucon », consacré à la philosophie et à la mythologie asiatiques.

Points abordés

  • Il décrit une enfance marquée par des violences paternelles, présentées à l'époque comme un mode éducatif familial.
  • Sa dyslexie et ses troubles de coordination auraient été atténués par la pratique des arts martiaux.
  • Il a rejoint dans les années 80 une bande, les Iron Tigers, dans un contexte de confrontations idéologiques de rue.
  • Il définit l'art martial comme une discipline de paix visant à apprendre à se battre pour ne pas avoir à le faire.
  • Il a gravi les échelons du taekwondo dès l'enfance, jusqu'à devenir 7e dan et maître de sabre coréen.
  • Il a exercé comme garde du corps international, principalement auprès de diplomates.
  • Il distingue le métier de garde du corps de celui de mercenaire, insistant sur la discrétion et la non-ingérence.
  • Il annonce un prochain livre sur la philosophie et la mythologie asiatiques, à paraître prochainement.

Ce résumé est établi à partir de la transcription intégrale de l'entretien, puis relu par la rédaction avant publication. Il ne remplace pas l'écoute : les nuances, les hésitations et les réserves de l'invité sont dans l'enregistrement.

« Il n'est pas dans le déni absolument pas. »
Olivier Sicard, à propos de son père 2:17 écouter le passage
« L'art martial en vacances c'est une discipline de paix de construction, on apprend à se battre pour ne pas se battre. »
Olivier Sicard 15:13 écouter le passage
« Même son ennemi on doit le saluer, on doit le ramasser. »
Olivier Sicard 26:31 écouter le passage
« Je pense que je suis dans la revanche et pas dans la vengeance, dans la construction. »
Olivier Sicard 29:47 écouter le passage

Sujets

taekwondoarts martiauxenfance maltraitéegarde du corpsrésiliencemétissagegéopolitiquephilosophie asiatique

Transcription intégrale

7 242 mots

Établie à partir des sous-titres de la vidéo, sans relecture. Les hésitations et les répétitions de la machine ont été retirées, rien d'autre. Cliquez un horaire pour entendre le passage.

0:15 [Musique] comment on dit en coréen tumbi magnifique voilà tum çaut dire qu'on est prêt très bien et bien je suis ravi de vous accueillir sur tribune libre Olivier SICAR vous êtes un méthce francomalgache enfant battu garde du corps international et champion de ta kwendo votre livre les points d'un destin s'ouvre sur un épisode très douloureux de votre vie celui de l'enfance maltraitée avec un père qui vous battait jusqu'au sang certains ne se remettent jamais de ces enfances brisées d'autres s'en sortent grâce à ce qu'on appelle la résilience est-ce que vous pourriez nous parler en quelques mots de cette enfance compliquée et ensuite nous dire pourquoi d'après vous vous avez réussi à suivre un chemin de reconstruction et bien merci Stéphanie de m'inviter et de m'interviewer sur ce sujet alors évidemment c'est un sujet délicat parce que c'est mon enfance mais vous savez l'enfance c'est une enfance particulière par rapport au métissage et le fait que ma famille malgache est venue de Madagascar et avec évidemment une culture est une façon aussi d'éduquer ses enfants et c'est vrai que le fait d'être battu mais c'était un élément naturel pour apporter de l'ordre dans la famille et c'était un choix familial à cette époque là alors évidemment au bout d'un certain temps on y pense on y repense et j'en ai j'ai évoqué aussi pas mal de de ces de ces cette

2:06 situation avec mon propre père et c'est vrai que même lui est totalement désolé de d'avoir vécu cette situation mais pour lui il pensit bien faire tout simplement il n'est pas dans le dénis absolument pas ah oui il a non par contre ma définte mère oui elle est totalement dans le dénis parce qu'elle a été pas seulement complice mais elle aussi n'a pas été très comment dirais-je très agréable avec moi parce que moi je suis le deuxè de la famille donc le deuxè le premier ça été le grand héros familial stph voilà donc lui il est toujours le la tête pensante de la famille enfin en tout cas pour cette famille là mais les choses ont évolué et c'est vrai que je n'ai pas eu beaucoup d'attention par rapport à ma mère biologique le garçon l'aîné garçon est le plus important dans la culture malgache oui mais pourtant ma mère pas malgache mais oui tout à fait le premier est important évidemment à cette période de votre vie vous êtes un petit garçon et vous découvrez l'injustice donc la combattre c'est un moteur ensuite oui parce que évidemment l'injustice vous voyez forcément vous battez avec votre frère mais ça mon histoire elle est très commune parce que vous la retrouvez dans beaucoup de familles et les batailles on re frère et sœur ça c'est du quotidien et c'est vrai que mon frère un coup il me protégeait un coup il me surprotégé et parfois et même très souvent on en venait aux main quasi tous les jours donc la punition elle était redoutable parce que forcément moi j'étais un petit garçon quand même très nerveux très je bataillais constamment et je me laissais pas faire donc au

3:57 départ je pouvais perdre mais éit rare que je perdais la bagarre un autre problème dans l'enfance l'incompréhension de votre dyslexie ça été un blocage scolaire qui vous a poursuivi longtemps oui oui mais c'est vrai que le fait de d'être un peu perturbé même à la fois sur la coordination tous ces choseslà se sont réparévidemment lorsque j'ai commencé les arts martiaux donc ça été bénéfique pour moi parce que vous savez vous travaillez la coordination vous travaillez votre main gauche votre main droite et comme vous le savez bon j'ai eu un accident très grave à droite et donc j'ai dû commencer à réapprendre à faire des choses avec la main gauche donc je suis devenu en bidex donc par rapport à ça c'est vrai que ça m'a permis de travailler mon cerveau droit et gauche en équité oui vous expliquez d'ailleurs dans le livre comment cet accident intrafamilial arrive et comment vous en faites une force par la suite puisque c'est bras que vous développez particulièrement tout à fait HM vousz très tôt un garçon un jeune homme autonome vos parents se séparent quand vous êtes très jeunes et en fait votre salut c'est la famille de substitution oui parce que après mon père s'est remarié avec une femme qui m'a élevé qui est devenu ma mère Pierette voilà et donc par rapport à ça j'ai eu d'autres frères et sœurs des frères d'adoption et des sœurs d'adoption et par rapport à ça et bien ce complément familial a été bénéfique mais au-delà de cela la famille é une famille assez difficile aussi parce que évidemment la vie n'était pas simple dans les années 70 et des début 80 mais en même temps elle était très unie mais malgré tout j'ai commencévidemment à

5:47 récupérer évidemment de l'amitié et de l'amour en dehors de la famille et ça c'était intéressant de rencontrer évidemment des personnes qui finalement s'intéressaient et surtout vous observe et vous appréciez pour ce que vous étez avant d'atteindre vos objectifs qui sont de devenir militaire garde du corps et maître d'arts martiaux il y a l'épisode des skinad vous devenez un jeune de bande un leader l'amitié devient très importante qu'est-ce qui se passe à ce moment-là alors voyez c'est là on est dans les années 80 donc là alors je rappelle pour les les jeunes d'aujourd'hui c'est le 20e siècle et dans les années 80 évidemment il y a des bandes qui sont à la fois à la fois d'extrême gauche d'extrême droite et les gens en fait compent se battent pour des idées bien précises c'estd que lorsque vous étiez contre le racisme contre des situations de d'injustice par rapport à votre couleur de peau par rapport à votre origine ethnie et donc par rapport à ça et bien vous choisissez un camp vous choisissez un camp et un camp qui vous intéresse mais en même temps c'est un camp qui va vous permettre évidemment de vous mettre dans une situation de de révolte et donc à un moment donné il s'est trouvé que je me suis retrouvé avec des mouvements qui permettaient de m'affirmer et de montrer évidemment mon désarroi et ma colère envers ceux qui oppressaient directement dans la rue la population pourtant dans votre bande le multiculturalisme était quelque chose de naturel à cette époque làà oui il y

7:37 avait oui il y avait ça commençait il com parce qu'il y avait pas autant de Métis non il y avait chacun était un peu il y avait ceux qui venaient du Maghreb ceux qui venaient un peu de partout des du Vietnam de Madagascar d'Asie d'Afrique voilà on était mais c'était principalement des Français des anciennes colonies françaises voilà aujourd'hui c'est un peu différent parce que le beaucoup de Français viennent du monde entier alors que dans les années 80 c'est seulement les enfants des colonies le TA kwondo c'est une révélation comment cet art martial entre dans votre vie bah par hasard h mais mon père pratiquait le karaté et j'étais fan mais plus que fan de Bruce Lee et évidemment de de plein d'acteurs de karaté comme ch Noris Jean-Claude Van Dam tout ça donc c'est des gens qui avaient un impact bénéfique dans mon inconscient et et par rapport à ça il y avait aussi Rocky qui venait mais lui il faisait de la boxe mais en même temps c'était quelqu'un qui se battait quelqu'un qui s'entraînait dur avec dureté et ça ça me convenait très bien et quand j'étais enfant je voulais absolument me dire enfin je voulais pratiquer donc j'ai essayer de m'approcher des clubs d'arts martiaux et évidemment dans cette à cette époque on ne pouvait pas pratiquer les arts martiaux contact en tout cas pour les enfants il fallait attendre 15 ans oui vous rappelez aussi dans les ascenseurs on ne pouvait pas rentrer tout seul à partir de 15 ans c'était vraiment il y avait une un âge bien précis et pour les armurs c'est pareil alors moi quand j'avais 8 9 ans bah c'était perturbant j'ai commencé le

9:27 Judau mais je supporais pas qu'on me bouscule comme ça moi j'avais besoin de cogner et vu que je passais mon temps à à me battre en récréation contre mon frère mon père qui me frappait d'un côté ma mère qui m'humiliait de l'autre côté donc j'avais quand même une pression familiale qui était et sociétal qui était quand même délicate donc il fallait que je trouve un exutoire ou un élément pour me sortir de de ce broit de cette situation qui m'oppressait comment vous avez réussi à démarrer à un âge très jeune finalement bah tout simplement parce que c'est vraiment une petite anecdote assez rigolote c'est tout simplement parce que le tcondo ressemble au karaté et on avait déménagé du côté de Dourdan et là il y avait il y avit pas de club de karaté mais un club de teekando qui ressemblait voilà voilà c'était une discipline coréenne un peu inconnue et donc le professeur il avait une super tenue que j'ai réussi à obtenir il y a quelques années en arrière et ça c'était quelque chose c'était une motivation pour moi il avait une super tenue amiée rayée c'était formidable W je moi je veux ça aussi plus tard et donc ça ça m'a donné je voyais que cet homme était puissant il avait une souplesse et une quiétude incroyable je dis mais je veux être un homme comme comme lui je veux devenir en tout cas un homme comme lui et par rapport à ça donc je'y suis avec mon père était était conscient que j'avais besoin aussi de d'apprendre a si à me maîtriser à la fois à la maison et mais à la fois aussi à l'extérieur et vu je rentrais à la maison toujours avec des pantalons déchirés par que je me battais tous les jours constamment donc c'était vraiment un quotidien de bagarre et donc

11:20 je suis arrivé là on avait été voir des clubs de karaté à Paris on avait toujours eu des refus ça été considérable donc il a fallu digérer en fa compte ses refus et mon père a sympathisé avec le professeur il lu a dit oui ouii mais inscrivez-vous et mais sauf que mon père était pas venu pour lui il était venu pour moi et donc le professeur a dit il a dit que c'était bon et finalement j'ai commencé à faire j'étais voir le secrétaire mon père avait déjà le chèque voilà et donc je vais voir le le président et le secrétaire du club et j'arrive et je vais vous rappeler la pub maman a dit oui et exactement pareil j'arrive devant le professeur devant le le Président il fait mais tu es un peu jeune toi je fais le professeur il a dit oui je peux m'entraîner ah bon bah s'il a dit oui ok donc ils m'ont inscrit et puis j'ai mis la tenue et puis je venais trois fois par semaine et je me mettais dans un coin derrière pour qu'on me vois pas mais voilà et puis progressivement j'ai commencé àquérir des notions à me distinguer et surtout à pratiquer avec les adultes et il y avait très peu de jeunes donc je voilà je me suis adapté et progressivement vers 12 13 ans j'ai commencé à m'imposer et je me battais avec des adultes donc c'est là où j'ai commencé à prendre de l'ampleur et même le professeur il comprenait pas plusieurs fois il m'a envoyé faire des combats contre des adultes contre des 16 18 ans et c'était assez surprenant à l'époque on contrôlait pas les papiers et donc c'était une échappatoire ah mais totalement ou oui et vous adoriez votre professeur absolument oui ouipp comment Patrick SZ il a été entraîneur national

13:12 de France oui donc c'est une pointure c'est un grand maître aujourd'hui et donc oui il a il m'a mis voilà il m mis le pied à l'étrier après évidemment il y a eu maître lianung qui est arrivé maître kimyung il y a eu des des grands maîtres coréens qui ont fait leur apparition et qui m'ont porté il eu maître parkeman aussi donc tout ça sont sont des grands personnages qui on été bénéfiques et qui m'ont apporté aussi une espèce de de force que eux-mêmes développai et ils l'ont transmis et j'ai récupéré cette force et je me suis dit je peux moi aussi l'obtenir et d'abord j'étais tellement persuadé que j'aurais cette capacité que j'ai pris cette décision et à partir de 11 ans j'ai dit je serai professeur d'art Martiau maître d'art martio c'est une obligation VO et eux c'était des paires de substitution un peu comme les héros de fiction que vous admiriez alors non des paires non parce que j'avais pas besoin de pair j'avais pas besoin de père j'avais un père donc mon père a toujours été là ou mon père m'a bien éduqué donc voilà après l'éducationtait un peu plus compliqué après les choix les avantages ou il y a beaucoup de choses qu'on peut reprocher à son père mais non il a eu un rôle bénéfique jusqu'à 16 ans après bon les parents la famille s'est encore divorcé enfin et les gens se sont séparés éclaté à nouveau oui mais là c'est là où j'ai pris aussi mon ampleur enfin mon envol plutôt c'était une ampleur incroyable parce qu'il fallait évidemment se distinguer et s'auto gérer c'est là qu'arrive le premier voyage en Corée du Sud précisément dans la capitale soul pour le taekwondo vont s'en suivre des combats les tournois toute cette motivation cette émulation d'abord

15:03 est-ce que vous pourriez nous dire comment définir selon vous un art martial qu'est-ce que un art martial et précisément le tailleepoin d'au et bien oui l'art martial en vacances c'est une discipline de paix de construction à la fois on apprend à se battre pour ne pas se battre donc on est constamment à entretenir un savoir à développer un savoir pour ne pas l'appliquer pour être capable de se conserver et ne pas développer et montrer des techniques inutiles dans son quotidien en même temps c'est une façon de se canaliser apprendre aussi à avoir de la sérénité apprendre à avoir aussi de la à développer la fraternité la loyauté des vertus qui sont aujourd'hui indispensables et qui parfois s'échappent et disparaissent de notre quotidien mais ça fait partie aussi de conserver sa dignité son intégrité développer aussi la camaraderie le respect et le respect dans plein d'aspects parce qu'il faut aussi montrer le respect des institutions le respect aussi de l'art martial c'est-à-dire honorer évidemment l'enseignant honorer évidemment les pratiquants et principalement se respecter en tant qu'humain vous écrivez qu'une séance d'art martial réussie c'est un mélange de concentration totale et de décontraction également totale concentration plus descractions vous conseillez quoi pour y arriver de la persévérance de la constance et qu'il faut pas attendre d'avoir une un résultat immédiat aujourd'hui on est un peu trop dans la compétition on se dit je fais ça je vais obtenir ça non non comme on dit chez les Malgaches mouramour c'est-à-dire doucement progressivement patientons faisons

16:54 preuve enfin comp de de d'abnégation d'attente et le travail qu'on fournira et bien il sera extrêmement bénéfique parce que les techniques d'art martiaux existe depuis des milliers d'années donc l'art martial a toujours été là donc c'est un travail à la fois sur l'équilibre du monde quand on parle art martial on travaille le yin et le yang donc l'énergie interne et l'énergie externe l'homme la femme le soleil la lune le froid le chaud des choses qui sont en opposition mais qui ne peuvent pas vivre l'un sans l'autre les deux font bloc c'est que on épose on décompose des choses voilà on joue avec les forces de la nature mais on ne doit pas s'opposer à ces forces le bien et le mal aussi absolument bien sûr absolument le bien et le mal c'est une chose qui est importante parce que le bien le mal c'est une chose où où on va qualifier qu'est-ce qui serait bien qu'est-ce qui serait mal mais en même temps dans la société la société vous présente en fait quand une caractéristique quand vous faites du combat dans la société il faut que ça soit structuré encadré si on est en une société de guerre là le combat il est sur le terrain parce que c'est l'État qui va combattre on peut dire que le mal c'est ce qui produit de la souffrance de la douleur de la désolation oui exactement absolument c'est pour ça que uvrer pour la guerre c'est œuvrer pour le mal et c'est une chose don qu'on ne pourra jamais éradiquer oui mais on il faudrait tout

18:44 simplement que l'humain soit beaucoup plus fort avec la paix c'est qu'on ne peut pas organiser la paix sans observer la guerre mais il faut l'observer l'analyser le scruter et le combattre la guerre ça veut pas dire faire la guerre et souvent aujourd'hui on va favoriser cette situation parce qu'on pense que c'est une bonne chose parce qu'on va trouver des arguments en disant oui mais tel état il le mérite bien donc non personne ne mérite de faire la guerre la désolation c'est dramatique la misère humaine c'est honteux donc on se doit de montrer et quand on pratique les arts martiaux on a cette grande force cette capacité de contrôler et de maîtriser cette situation comment vous expliquez que vous plutôt que d'être détruit par cette enfance brutale vous ayez réussi à trouver une force intérieure que d'autres n'ont pas réussi à trouver une question de tempérament ouai la Providence aussi je sais pas non je pense que c'est il y a plein plein de facteurs je pense que le facteur aussi c'est la détermination c'est j'ai cheté un petit garçon je savais exactement que les choses évolurit quand j'étais enfant j'ai vu que beaucoup d'adultes se comportaient de façon très inappropriée et donc j'étais conscient de cela je savais très bien que les gens pouvaient être capable du pire mais d'autres pouvaient être de bonnes personnes donc pour moi je savais qu'il y avait la capacité de changer les choses et qu'on pouvait choisir de devenir une belle personne ou pas même

20:34 si parfois les choses arrivent sur nous et on a on peut avoir de la colère voyez moi par exemple j'ai contrôlé cette violence parce que je véhiculais aussi beaucoup de colère beaucoup de d'énergie négative mais en même temps au fur et à mesure j'ai fini par la canaliser l'accepter la rejeter cette colère et aujourd'hui l'entraînement et parfois les gens se disent oh c'est incroyable mais pourtant vous frappez vous cognez vous faites des choses voilà mais oui mais c'est une façon d'utiliser vous savez tous les guerriers d'Asie par exemple principalement parce que c'est cet aspect là que que je parle régulièrement même les samouraï les Mongols en dehors de la guerre il travaillaient l'art la peinture la poésie voilà il récitait des contes il parlait il chantaiit il dansaiit ça c'est l'art martial c'est pas seulement l'art de la guerre et oui l'art de la guerre souvent les gens il disent on va faire que du combat oui mais avant tout il faut d'abord s'éduquer se structurer et quand on pratique les ARS marciaux évidemment progressivement on va aussi vers la réflexion vers la philosophie vers sur ce qu'on peut penser et changer sa pensée évoluer modifier voilà comme Boudha disait tout le temps ne croyez pas en moi doutez de moi c'est-à-dire ne croyez pas que toutes les paroles qui sont données peuvent être parolle d'évangile voilà qu'il faut aussi lire à

22:24 nouveau réfléchir et se poser des questions sur les sujets qui sont parfois les sujets d'actualité qui sont perturbantes perturbant vous dites que finalement cultiver son monde ou son corps permet de ne pas être perméable au chaos du monde extérieur ça fait penser à la phrase vivre c'est apprendre à danser sous la pluie donc au milieu de ce chaos permanent c'est ce que vous avez appris tout au long de ce parcours brillant de taquwandiste oui alors évidemment je pense que c'est un travail c'est comme le Tao le trava ta c'est un c'est une forme de pensée c'est une réflexion c'est on pourrait qualifier ça comme une religion mais c'est une un travail directement à la fois sur la terre l'humain et le ciel donc on est vraiment sur un équilibre c'est pe importe les vicissitudes ou le monde extérieur vous ne devez faire un travail sur vous-même vous savez quand vous pratiquez des catas ou des pumsés ou des Tao c'est-à-dire des formes de combat vous le faites par rapport à vous pas par rapport à vos ennemis viendront à vous et vous serez dans cette position et cette position là c'est le central évidemment là c'est le centre des chakras c'est l'équilibre suprême par rapport à ça évidemment vous devez faire face à l'adversité mais l'adversité elle est constamment sur vous mais il faut pas aller vers elle il faut la laisser venir il faut évidemment s'arranger pour que comme la pluie voilà coule sur les plumes des canards voilà c'est voilà c'est peu importe voilà il faut laisser les choses se faire voyez c'est ce qui est très important c'est qu'il faut penser que même si les choses sont difficiles à vivre à

24:16 percevoir il faut toujours tailler sa pierre toujours s'entraîner se préparer et aller réfléchir et penser vers VO des choses qui vont être beaucoup plus positives vous parliez du canard en parlant d'animaux magnifiques c'est la bande des Iron Tigers cette bande vous a appris à à commencer à cultiver tout ça j'imagine ah oui oui oui alors c'est vrai que parler d'Iron Tiger c'est extraordinaire à mon âge mais c'est la forme de l'amitié oui oui oui oui parce que à la base c'est vraiment la fraternité c'est les copains c'est les copines aussi parce qu'il y avait aussi la camaraderie les garçons et les filles et c'est des idées c'est qu'on va écouter de la musique on va jouer ensemble on va se bagarrer pour s'amuser on va courir on va faire des bêtises c'était vraiment une époque où voilà on pouvait s'exposer sur des situations et à un moment donné il se trouve que voilà on est face à un dilemme m on se retrouve face à une adversité c'est-à-dire des gens qui vont véhiculer des idées dangereuses qui ne vont pas être tolérants et qui finalement se disent que oui qui qu'il faut éradiquer ces gens-là donc on a une position radicale parce qu'on est jeune on est passionné et on se dit oui on a des point et on est persuadé d'être extrêmement puissant parce qu'on a 14 ans 15 ans 16 ans et là on se dit le monde est à nous et on a peur de personne encore moins de des adultes et donc là on va faire ce qui est aujourd'hui serait très

26:06 répréhensible parce que voilà aujourd'hui on est dans un autre système parce que avant on ne cassait pas les choses on allait juste se bagarrer pour des idées on allait mais parfois c'était dramatique parce queon y allait avec des armes mais en même temps on y allait pour combattre des idées politiques mais en même temps quand les gens étaient par terre on était capable de les ramasser et oui même son ennemi on doit le saluer on doit le ramasser et là-dessus j'ai toujours été intransigeent à une époque j'ai une histoire incroyable où j'ai même sauvé un skinhead parce que il devait se battre avec une personne voilà normalement il devait venir peut-être avec une dizaine de personnes et en face ils sont venus avec une quarantaine et moi j'y étais et quand j'ai vu ça non je me suis mis avec le skinhead et jeurais dit jeis non lui il a un comportement irréprochable c'est un combattant il est tout seul vous êtes 40 ou 50 je sais pas combien il c'était je fais hors de question c'est soit vous battez contre moi mais je ne laisserai pas et j'avais 15 ans je ne laisserai pas quelqu'un se faire massacrer il y a un code de l'honneur alors absolument mais ça ça fait partie aussi comme le bouchido comme la voix des arts martiaux c'est on se doit en fin compte d'honorer même son ennemi voilà on ne doit pas l'humilier on doit lui montrer qu'on est supérieur à lui qu'on a la capacité d'être beaucoup plus fort mais on ne peut pas l'humilier vous parliez du monde féminin il a été très apaisant pour vous à savoir les amis les grand-mères précieuses et aimantes et la petite sœur délaissé abandonné et oui oui c'est des périodes un peu difficiles après il y avait des tentes aussi oui des tentes de

27:57 cœur toutes ces femmes ont été extrêmement bénéfiques elles ont compensévidemment l'amour maternel et elles ont été bénéfique parce que j'ai pu voir à travers leurs yeux que finalement j'étais un petit garçon aimable gentil et pas forcément le petit garçon qui était toujours en contradiction avec ses parents je voulais finir sur le monde familial qui vous a construit d'une certaine manière même dans l'adversité qu'est-ce que vous diriez du don ou de l'art du pardon ah mais aujourd'hui oui on peut penser que oui il est utile évidemment de pardonner mais ne pas oublier voilà il faut faire un travail de mémoire c'est comme tout alilors on ne doit absolument pas on doit enfin on doit absolument se rappeler et ne pas oublier les faits voilà donc il faut les évoquer peu importe la gravité il faut les mentionner mais ça peut être là c'est des faits d'enfant batttu mais il peut y avoir des faits de d'enfant maltraités humiliés avec des attouchements tout ça ça peut être aussi des situations qui sont aussi problématiques et vous savez par rapport à ça on doit en parler je pense que la parole doit être elle doit être comment pourrais je dire libéré ouais totalement la parole est une arme oui tout à fait mais c'est bien de le nommer c'est bien de le dire et voilà il ne faut pas cacher les choses je pense que la il faut faire la différence entre la vengeance et la revanche je pense que

29:47 je suis dans la revanche et pas dans la vengeance dans la construction et oui tout à fait donc je j'ai fait un travail sur moi et aujourd'hui je voà je construit aussi voilà je construis des choses pour les autres votre crédo c'est donc le dépassement de soi le développement de la force intérieure pour atteindre des niveaux supérieurs de conscience qu'est-ce que vous diriez aujourd'hui de sergent SICAR oui alors aujourd'hui alors je ne l'oublie jamais parce que il m'est arrivver aussi de d'avoir aussi des formations militaires plus tard donc j'ai eu d'autres entraînements donc j'ai j'étais en réserve opérationnelle et en tant que formateur je me suis retrouvé aussi avec d'autres militaires et des gens des forces de l'ordre donc j'ai pu accompagner certaines personnes dans cette démarche sur le travail directement de l'instructeur donc cette technique cette prise en main que j'ai mis en place elle est toujours d'actualité et le sergent SC finalement on le retrouve aussi en tant que maître d'arts martiaux lorsque j'anime un cours face à face à un public qui soit un public de ceinture noire ou de professeurs ou de de gens de force de l'ordre et bien il reste le même parce que j'ai toujours la même direction je prends soin évidemment d'être un bon pédagogue de diversifier mon savoir et d'être audible lorsque j'enseigne certaines techniques et je mets évidemment à profit des méthodes aussi qui permettent

31:38 évidemment de protéger l'intégrité des gens vous êtes formateur tout terrain toute population tous âges ou oui Act corps de métier oui je me retrouve parfois avec des enfants des tout petit je en primaire ou oui je les éduque je les structur je leur donne aussi de l'espoir et ça c'est extrêmement bénéfique mais lorsque je me retrouve aussi face à d'autres cas de figure comme les ceintures noires c'est autre chose encore mais en même temps c'est le même la même chose on se retrouve finalement l'enseignement est identique donc Maître Olivier vous êtes 7e Dane de taikondo oui actuellement donc vous avez é éud depuis très longtemps les origines et la philosophie de cette art martial oui et vous continuez à lire des choses à toujours apprendre ah oui mais al pas seulement alors oui je suis 7e d' dans tcondo mais je suis maître aussi 4e d' de sabre coréen mais je développe aussi d'autres méthodes j'ai mis en place aussi une méthode sur un travail méditatif et postural avec la méthode que j'ai nommé Quing voilà Quing énergie qu en fa c'est la déesse de la pureté et la la principalement de la compassion donc on la retrouve ENF qu en Asie et elle apporte ENF qute une force phénoménale et c'est vrai que par rapport à ça le fait de d'apporter de la béatitude du bien-être c'est tout simplement de la félicité donc c'est le bonheur suprême donc pour moi c'est quelque chose qu'on peut mettre en

33:29 place sur son propre corps et on peut grandir et évoluer dans cette atmosphère tout cela vous l'enseignez à votre école de ta kwendo on peut la trouver où qui une personne qui sera intéressée peut s'adresser à qui comment ah à Paris là là je suis principalement à Paris mais là j'en ai monté une à Madagascar donc oui mais c'est l'école olivicer voà aujourd'hui elle est à Paris mais lorsque je me déplace je véhicule évidemment toute cette idée et tout ce travail pédagogique de cette école on vous trouverez les liens en descriptif de la vidéo pour pouvoir vous inscrire à l'école d'Olivier SICAR en parallèle vous êtes devenu garde du corps international ça vous a fait rencontrer des gens passionnants ça vous a fait beaucoup voyager la protection rapprochée c'est un métier difficile dans un univers qu'on imagine impitoyable vous avez travaillé même avec des diplomates c'est un privilège dites-vous est-ce que vous pourriez nous en parler en quelques mots oui être garde du corps c'était aussi un rêve lorsque j'étais beaucoup plus jeune je pensais que protéger quelqu'un c'était vraiment la quintessence voilà du de de du guerrier de d'être capable en vcamp de d'être d'avoir le statut de chevalier celui qui accompagne celui qui est en retrait mais qui écoute qui observe qui analyse voilà qui prend des décisions pour la personne qui elle a des responsabilités ou une personne qui a des fragilités et donc on peut évidemment mon créneau s'est dirigé principalement sur les diplomates mais j'ai accompagné des artistes et c'est vrai que après il faut s'adapter aussi à

35:19 votre clientèle donc par rapport à ça j'ai eu cette chance parce que je pense que c'est une chance considérable d'approcher certaines personnes parce que vous les voyez dans leur intimité vous les voyez au naturel et ça c'est quelque chose d'incroyable parce que ces gens-là lorsque vous êtes garde du corps vous protégez ces gens mais en même temps vous êtes à l'écoute vous êtes une ombre pour eux mais en même temps vous êtes une oreille vous êtes un conseiller aujourd'hui par exemple beaucoup de de de diplomate ou de politique s'intéresse aussi à mes conseils à mes évolutions sur la question géopolitique sur des situations aussi délicate lorsque vous déplacez sur un territoire qui peut-être lui difficile d'accès et donc moi j'ai des réponses j'ai des solutions et j'ai une façon de m'approcher et de discuter avec eux et de leur apporter enfin qu une approche particulière vous savez avec le quand vous avez cette approche martiale et bien vous êtes beaucoup plus patient donc la patience elle paye elle est bénéfique elle apporte aussi la réflexion et c'est vrai qu'aujourd'hui les gardes du corps sont des gens qui vont beaucoup plus être dans l'observation et la détermination donc on les trouve parfois un peu plus à l'étranger en France on en voit beaucoup moins il y en avait beaucoup il y a quelques années aujourd'hui les missions ont été un peu plus déplacé à l'étranger mais bon on est toujours là et je pense que

37:09 être garde du corps c'est aussi une capacité aussi de d'être présent physiquement mais en même temps votre esprit peut être pris ailleurs parce que vous êtes constamment vous avez quand vous réfléchissez sur votre client vous pensez tout de suite à la situation d'après le haut déplacement qui va suivre donc vous êtes constamment à vous poser des questions et à trouver des solutions efficaces rapides et c'est vrai que lorsque vous faites un mixte ce qui est mon cœur fait un mix entre les arts martiaux l'armée les formations militaires et les stratégies lorsque vous êtes sur un terrain difficile que j'ai eu la capacité la chance de pouvoir œuvrer dans des pays en situation de guerre ou en situation de voilà de troubl étatique et là oui il faut être prudent vigilant et même tempants il faut être très professionnel donc il faut être dans la sérénité pour pouvoir accepter les situations et c'est pareil lorsqu'on est dans des conflits militaires il faut être capable aussi d'être centré sur soi et ne pas subir évidemment les attaques extérieures et ne pas alors même si parfois on se retrouve les gens se disent mais non les gardes du corps ils ont pas de compassion ils ont pas d'empathie mais si mais sauf que ce n'est pas visible et on ne montre pas on va plutôt œuvrer pour limiter les dégâts pour déplacer le problème et surtout s'écarter donc adaptabilité empathie réactivité ça demande beaucoup

39:01 de qualité oui oui tout à fait mais c'est pour ça qu'il faut évoluer constamment il faut s'adapter au terrain et à l'époque lorsque j'ai commencé le les gardes du corps il y avait beaucoup de gardes du corps sur le terrain on était dans des véhicules blindés on se déplaçait même à Paris à Londres à Berlin enfin voilà et donc on se retrouvait avec l'oreille le doigt dans l'oreille les lunettes noires enfin bref c'était assez qu' on dirait très hollywoodien clichés voilà les clichés voilà alors que finalement par la suite on s'est aperçu que beaucoup de missions étaient invisible et que même moi je me retrouvais dans des missions avec ma stature je me retrouvais directement avec l'autorité et personne ne pouvait imaginer immédiatement que je pouvais être celui qui allait répondre et qui allait agir dès qu'il y aura une action aujourd'hui vous avez le droit de dire si vous exercez toujours ce métier de garde corp oui alors oui oui beaucoup de gens pensent que je pratique toujours oui donc je suis toujours sur le terrain on me voit évidemment à l'étranger donc j'interviens évidemment pour d'autres organismes c'est un métier de confidentialitévidemment absolument tout à fait mais j'évolue toujours je suis toujours opérationnel donc ça vous donne une autre vision de la géopolitique finalement oui c'est vrai que la géopolitique moi je la vois autrement souvent les gens disent mais oui les gens vont jouer beaucoup avec l'affect par rapport à la situation d oh là là c'est dangereux c'est pas normal il y a des gens qui souffrent et oui c'est triste c'est dramatique mais en même temps il faut analyser la situation quand vous êtes sur place vous voyez que les choses n'ont rien à voir moi je me suis

40:51 retrouver sur des territoires où finalement ce que les médias disaient n'avait rien à voir avec la situation et que parfois ré oui le réel n'était pas du tout voilà c'était on est en opposition totale mais c'est pour ça que les gardes du corps restent discrets parce que eux-mêmes ne vont pas intercéder ou ils vont pas essayer de retourner une situation et il y a une différence entre être mercenaire et être garde du corps voilà on n pas là pour renverser un gouvernement on est là pour protéger une autorité et surtout ne pas évidemment s'interposer oui donc vous voyez la situation passe à travers un seul prisme mais vous pouvez faire le les liens entre différents prismes et puis vous faire une idée peut-être plus précise d'une situation mais oui et moi ma spécialité c'est que je vais m'intéresser à la culture locale aux ethnies aux idéos politiques directement et surtout souvent c'est qu'est-ce qui a nourri cette colère donc je vais chercher aussi pourquoi en amont le problème principalement c'estd que souvent pourquoi ces gens veulent du mal à tel ou tel individu c'est tout simplement parce que antérieurement il s'est passé quelque chose et il faut essayer de la travailler de la comprendre de l'analyser et finalement de trouver des réponses pour éviter évidemment d'être attaqué à nouveau votre précédent livre les points du desestin a été accueilli comment par votre entourage familièrement dans ma famille proche familial ou amical cétait formidable voilà mes élèves ont adoré enfin je sais que j'ai eu un retour c'était phénoménal j'ai

42:44 été même très étonné parce que je pensais pas que mon histoire pouvait être aussi pertinente mais malheureusement dans ma famille d'origine certains certaines personnes de de de ma famille donc ceux que je peux que ce les personnes don dont j'ai pu nommer l'existence et bien ils n'ont pas forcément voulu lire le livre donc ils sont un peu dans la je ne sais pas je sais pas comment dire c'est vrai que je suis un peu perturbé par rapport à ça parce que votre père l'a lu oui oui tout à fait oui et ça c'était important je crois qu'il a été assez fier de ce ah mais totalement ah oui oui ma mère non votre mère qui n'est plus de ce monde oui elle est partie quelques temps pas longtemps il y a quelques mois pour terminer on pourrait évoquer votre prochain livre qui sort dans quelques mois et oui dites-nous en quelques mots pour nous rendre impatient alors oui évidemment c'est ce prochain livre parlera principalement de philosophie de mythologie et comment je visualise le monde aujourd'hui grâce à évidemment à ses histoires ses contes et ces philosophies qui m'ont nourri parce que j'ai passé mon temps à lire à lire des livres qui m'ont permis de me développer de travailler aussi ma pensée mes réflexions mais par rapport à ça donc j'apporte évidemment une nouvelle vision de l'Asie et surtout ce qui m'animé principalement c'est faire le lien entre l'Europe et l'Asie et montrer que l'Asie a des aspects extrêmement

44:35 positives est-ce qu'on peut dire que le soleil se lève à l'est actuellement oui avec les bricks par exemple mais je pense que évidemment même musicalement voyez musicalement aujourd'hui la musique coréenne ou japonaise elle a un impact phénoménal c'est fulgurant c'est extraordinaire et donc la jeunesse aussi est très sensible à cette évolution à cette capacité aussi de de véhiculer aussi des sensations et des idéaux et des aspects aussi très bénéfique de la société et aujourd'hui ce dont on a tous besoin c'est véritablement de d'apporter aussi du bien-être de la joie et d'être serein et d'évoluer aussi dans une société beaucoup plus calme vu qu'elle estme même très active et négativement turbulente ouis turbulente oui c'est ça c'est-ce que vous êtes déjà allé en Corée du Nord non je n'ai pas eu cette chance ah oui j'aimerais beaucoup ça me ça me captiverait donc ça à faire à suivre et oui parce que la Corée du Nord oui parce que le les arts martiaux la culture coréenne aussi elle vient d'origine de la Corée du Nord vous savez la la Corée c'est un pays beaucoup plus vaste que les deux Corées il y avait aussi une partie de la moncherie voilà donc c'est des peuples qui viennent qui vient qui viennent du nord c'était lié aussi avec les manchou les Kitan les chchenen on retrouve finalement sur les territoires du Nord avec ces peuples Asie du Nord qui eux aussi ont une culture et on a des choses à apprendre d'eux alors évidemment après les Sit les situations politiques sont difficiles et

46:25 à digérer hm le titre du prochain livre il n'est pas encore trouvé ou il est confidentiel alors il n'est pas confidentiel mais oui je peux je pourrais le nommer oui et oui c'est mon cœur s'envole comme un faucon pourquoi le Faucon c'est un animal aussi incroyable qui vole qui survole la terre qui observe et qui est le lien entre l'humain et le monde céleste et c'est vrai que en Mongolie en Asie mais on le retrouve aussi en France à la période médiévale le faucon a un impact il est l'observateur donc il analyse il scrute donc c'est vrai que c'est un animal assez incroyable et surprenant à mon sens un grand merci pour ce moment passé ensemble Olivier Siar c'est un plaisir merci beaucoup [Musique]

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