Le lecteur commencera à 29:18. Lecture hébergée sur YouTube. La vidéo ne se charge qu'au moment où vous cliquez : aucune donnée n'est transmise avant. Voir aussi sur YouTube

Thierry Meyssan : une lecture des conflits ukrainien et israélo-palestinien à travers leurs racines historiques

Thierry Meyssan, écrivain et président-fondateur du réseau Voltaire, revient sur les origines lointaines du conflit ukrainien et sur les ressorts qu'il attribue à la guerre à Gaza. Il relie les deux conflits à travers des figures historiques et des alliances qu'il juge méconnues.

SR Stéphanie Reynaud 26 août 2025 · 1 h 08 · 25 102 vues

Ce dont il est question

Résumé établi depuis l'enregistrement

Thierry Meyssan retrace d'abord son parcours : ses origines dans la bourgeoisie bordelaise catholique, son passage par la franc-maçonnerie dont il dit avoir été exclu après avoir découvert un projet lié à l'indépendance de la Corse et à l'exploitation pétrolière, puis sa remise en cause de la thèse officielle du 11 septembre, qui lui a valu selon lui l'hostilité de ses collègues avant de devenir, dit-il, une version répandue aux États-Unis. Il rappelle avoir quitté la France en 2007, après avoir été protégé par Jacques Chirac, pour vivre successivement au Liban, en Iran, au Venezuela, en Syrie et en Libye.

Sur l'Ukraine, il situe l'origine du conflit dans le "grand jeu" du 19e siècle opposant l'Empire britannique à l'Empire russe, dont la guerre de Crimée aurait été la seule confrontation armée directe. Il relie cette rivalité à l'action britannique contemporaine, affirmant que Boris Johnson aurait poussé Zelenski à refuser la paix avec la Russie. Il revient sur le rattachement de la Crimée à l'Ukraine par Khrouchtchev, présenté comme une tentative de pacification avec d'anciens collaborateurs des nazis, et sur le fait que Moscou aurait continué à financer la Crimée après 1991, contrairement à Kiev. Pour lui, ce conflit est fondamentalement une "guerre contre les slaves", menée par les héritiers de Stepan Bandera dont l'objectif final serait l'anéantissement de la population russe et de sa culture. Il conteste par ailleurs la légitimité actuelle de Zelenski, dont le mandat aurait expiré en mai 2024, ce qui rendrait selon lui impossible la signature d'un accord de paix.

Concernant Gaza, il établit un parallèle entre les deux conflits en évoquant des liens historiques entre les familles Zelenski et Netanyahou, remontant à Vladimir Jabotinski et à son secrétaire Benzion Netanyahou. Il explique la distinction entre sionisme et sionisme révisionniste, ce dernier courant visant selon lui la constitution d'un "grand Israël" s'étendant du Nil à l'Euphrate. Il présente l'attaque du 7 octobre comme une opération organisée sous la direction de Benjamin Netanyahou, en s'appuyant notamment sur le retrait des gardes-frontières la veille de l'attaque et sur la publication de photographies par le New York Times. Il évoque aussi un projet plus ancien, attribué à Léon Blum, de création d'un État juif s'étendant à travers le Liban et la Syrie.

Sur l'actualité récente, il aborde l'opération "Chars de Gédéon 2" et la colonisation de la bande de Gaza, qu'il relie à la réalisation du projet du grand Israël. Il analyse la position de Donald Trump, qu'il rapproche de la figure historique d'Andrew Jackson, et estime que le sommet d'Anchorage visait avant tout à normaliser les relations entre Washington et Moscou plutôt qu'à résoudre la guerre en Ukraine. Il revient sur les accords de Minsk, citant des déclarations d'Angela Merkel et de François Hollande selon lesquelles ces accords n'auraient servi qu'à gagner du temps militaire, ce qu'il qualifie de crime contre la paix. Il conclut en anticipant un rapprochement entre les États-Unis, la Russie et la Chine, et ce qu'il présente comme un effondrement à venir de l'Union européenne.

Points abordés

  • Selon Thierry Meyssan, la guerre en Ukraine trouve son origine dans le "grand jeu" du 19e siècle entre l'Empire britannique et l'Empire russe
  • Il affirme que les Britanniques ont poussé Volodimir Zelenski à refuser la paix avec la Russie quand elle était possible
  • Il qualifie la guerre en Ukraine de "guerre contre les slaves", menée selon lui par les héritiers des collaborateurs nazis ukrainiens
  • Il estime que Volodimir Zelenski n'est plus légitime depuis la fin de son mandat en mai 2024 et ne peut donc signer d'accord de paix
  • Il établit un lien entre Zelenski et Netanyahou via les figures historiques de Jabotinski et Benzion Netanyahou
  • Il présente l'attaque du 7 octobre comme une opération organisée sous la direction de Benjamin Netanyahou, et non comme un conflit entre le Hamas et Israël
  • Il affirme que la guerre à Gaza vise la réalisation du projet du "grand Israël" porté par les sionistes révisionnistes
  • Il considère que la Russie n'a pas envahi l'Ukraine mais appliqué une résolution de l'ONU pour protéger les populations russophones
  • Il estime que le sommet de Anchorage entre Trump et Poutine visait à régler les relations russo-américaines plutôt qu'à mettre fin à la guerre en Ukraine
  • Il annonce, selon son analyse, un rapprochement à venir entre États-Unis, Russie et Chine, et l'effondrement prévisible de l'Union européenne

Ce résumé est établi à partir de la transcription intégrale de l'entretien, puis relu par la rédaction avant publication. Il ne remplace pas l'écoute : les nuances, les hésitations et les réserves de l'invité sont dans l'enregistrement.

« Il n'y a pas d'autre manière de regarder ça. »
Thierry Meyssan 15:29 écouter le passage
« Volimir Zedanski prétend être toujours le président, mais c'est un usurpateur. »
Thierry Meyssan 22:42 écouter le passage
« Il n'y a pas d'armée plus immorale au monde que celle-là. »
Thierry Meyssan 48:37 écouter le passage
« La Russie a raison depuis le premier jour, la Russie n'a jamais envahi l'Ukraine. »
Thierry Meyssan 59:28 écouter le passage

Transcription intégrale

8 514 mots

Établie à partir des sous-titres de la vidéo, sans relecture. Les hésitations et les répétitions de la machine ont été retirées, rien d'autre. Cliquez un horaire pour entendre le passage.

0:09 Bonjour Thierry Messant et je suis ravi de vous accueillir sur Tribune Libre. Bonjour. Vous êtes écrivain et le président fondateur du réseau Voltaire pour la liberté d'expression. C'est bien ça? Oui. Absolument. Absolument. Alors, je peux faire un petit rappel familial sans rentrer dans les détails intimes, mais je crois que votre grand-père était le colonel Pierre Gaissé. C'est bien ça? H oui. Et il avait été observateur militaire de l'ONU et président de la commission d'armistice Israël Liban. Absolument. Absolument. Je veux être contrôlé parce qu'il y a des biographies qui peuvent être erronées. Donc je vais être bien sûr de tout ça. Et votre père Michel Messan était conseiller municipal de Bordeaux. Il était proche de Jacques Chabandel Mass donc Chaband Mas qui a été premier ministre de George Pompliou qui avait été résistant et qu'on surnommait Chaban à l'époque. Bien sûr, ça c'est vrai aussi, on est d'accord. Et mon père l'a souvent représenté dans des voyages à l'étranger.

1:11 D'accord. On peut dire si c'est vrai que vous avez étélevé dans la bourgeoisie bordelaise catholique? H oui. Et votre maman dirigeait les œuvres interdiocésenes de la région aquitaine. Voilà. j'avais une première question à vous poser parce qu'il y a une biographie. Est-ce que c'est vrai qui mentionne que vous avez été franc-maçon notamment au Grand Orient de France? Oui, c'est vrai. Oui. Oui. Voilà. Oui, j'ai été franc-maçon pendant j'ai quitté en fait j'ai été exclu de la franc-maçonnerie parce que j'ai posé des questions qu'il ne fallait pas poser mais j'avais découvert un complot qui s'était tenu au sein du bureau du grand maître à Paris et qui visait à promouvoir l'indépendance de la Corse avec des l'exploitation du pétrole. au large de la Corse. Et pour mener cette opération, le grand maître et plusieurs de ses proches devaient être payés avec des appartements qu'ils auraient eu gratuitement en Corse.

2:28 Et donc, j'ai révélé tout ça dans la presse, ça été un scandale énorme et j'ai été exclu à ce moment-là de la formationnerie. Mais j'ai été réincorporé après parce que ça ça fait trop de scandale. J'ai été réincorporé après mais bon, ça n'avait plus trop d'intérêt pour moi. Oui, je comprends. ça avait certainement été décevant d'être ainsi balayé parce que vous aviez dit la vérité en fait. Oui, j'avais dit la vérité par rapport aux objectifs officiels de la franc-maçonnerie. Hm. Autre moment important, moi je vous ai découvert à l'époque, j'avais encore la télévision quand vous passiez chez Thierry Hardisson H et que vous aviez remis en question la thèse officielle du 11 septembre. On peut en reparler extrêmement rapidement. vous avez été l'un des premiers une des premières voix à s'élever contre le premier même à s'élever contre le récit officiel concernant ce fameux spectaculaire et hollywoodien 11 septembre.

3:34 Et donc ça vous a valu quand même une vraie chasse aux sorcières. Non, ça m'a valu beaucoup d'ennui. Mais le cette enquête que j'ai mené à ce moment-là a été jugée trèsévèrement. par mes collègues en France, mais c'est aujourd'hui la version qui est prédominante parmi la population aux États-Unis. C'est il pense comme ça maintenant. Et le président des États-Unis lui-même, Donald Trump pense comme ça. Oui, depuis il y a beaucoup de choses. Ce que j'avais expliqué c'était que il n'y avait aucun arabe qui était responsable de cette opération. C'est ça avait été mené par une partie du complexe militaro-industriel aux États-Unis même et que l'objectif c'était de relancer l'impérialisme des États-Unis, de conquérir tout le Orient.

4:34 Hm. Et de des moyens particuliers. Hm. De toute façon, depuis des travaux ont été menés notamment tout ça été confirmé depuis. Hm. Exactement. Voir aussi les travaux de Judy Wood sur voilà avec des arguments scientifiques qui démontrent que tout ce qui avait été affirmé sur le 11 septembre ne tient pas debout en fait. Voilà, l'effondrement des tours et cetera. donc là, je voulais faire une petite parenthèse. Madame Wood elle a travaillé sur un aspect particulier. Oui, je dis madame a travaillé sur une question particulière qui est celle de l'absence de débris important après l'effondrement des twin towers. Tout d'un coup, la matière de ces twin towers s'est dispersé en poussière. Il y avait plus de plus vraiment de ruine quand ça s'est terminé.

5:35 Absolument. Et d'ailleurs à l'époque vous dites que vous étiez bien intégré dans le serrail et que ce 11 septembre ça finalement été une déflagration aussi dans votre vie à la fois professionnelle et personnelle. Hm. Un homme politique respecté. J'étais un journaliste respecté aussi. Et voilà, tout d'un coup, je n'étais plus rien. H un moment donné, vous avez même dû quitter la France. me parler dangereux pour n'importe qui. Oui, j'étais la France mais seulement en 2007 lors de l'élection de Nicolas Tarkozi, jusque- là, j'ai été protégé par Jacques Chirac, donc j'ai pas eu de problème. Je n'appartenais pas au mêmes parti que lui, mais voilà, il m'a protégé parce qu'il trouvait que je faisait un travail intéressant et parce que j'étais français et qu'il protégeait les Français. Hm. Vous avez quitté la France, vous êtes allé vivre en Syrie directement?

6:43 Non, enfin directement en Syrie, puis après en au Liban, en Iran, en Venezuela et finalement en Syrie. Voilà. Et puis en Libye aussi, j'étais D'accord. Donc c'est un monde que vous connaissez bien. donc aujourd'hui, vos analyses ne risquent pas d'être reprises dans les médias dit officiel. vous exprimez sur les médias indépendants concernant le conflit en Ukraine et puis concernant le conflit à Gaza. j'aurais bien aimé qu'on parle des deux conflits. Moi mon expérience. Hm. Oui, si vous voulez. Moi mon expérience c'est celle de quelqu'un qui appart aux négociations de cinq états différents avec les anglo-saxons. Et donc j'ai une expérience en aux Émirats arabes unis, au Venezuela, on le dit au en Syrie, en Libye, en Iran, de ces relations internationales. Je me fondre là-dessus.

7:59 Hm. Très bien. est-ce qu'on pourrait en revenir à la notion que vous avez parfois évoqué, la notion du grand jeu? du 19e siècle. Donc ce grand jeu qui oppose l'Empire britannique à l'empire tsariste. Voilà, le l'empire russe qui est peut-être quelque chose qui est la base de tout aujourd'hui. En fait, c'est le l'origine de la guerre actuelle en Ukraine qui contrairement à ce que l'on croit n'a pas de racine proprement. ukrainienne. C'est quel c'est quelque chose qui renvoie à l'opposition entre les Britanniques et toutes les autres puissances de leur époque et particulièrement l'empire tiste qui essayait d'avoir un contact avec l'Inde. Donc eux les Britanniques autour de Lord Kurtson qui était le vice-roi des Indes ont mené un grand jeu notamment en Afghanistan.

9:05 L'expression était popularisée par Rudier Kipling, mais le seul moment où il y a eu pendant le 19e et le début du 20e siècle une opposition armée entre les deux empires, ça été la guerre de Crimé. Hm. Auquelle la France a participé. Et ça ça explique toute la suite le B. Ça explique ce qui se passe aujourd'hui parce que ce sont les Britanniques qui ont demandé à Volodimir Zelenski de ne pas faire la paix avec la Russie quand c'était possible. Et bon, c'est une chose très publique,. Boris Johnson l'a expliqué plusieurs fois. Il était premier ministre britannique à cette époque et il s'est directement opposé à la paix en Ukraine. C'est lui qui a voulu la guerre que nous avons aujourd'hui avec pratiquement 2 millions de morts.

10:09 Est-ce que vous voulez en revenir à Kchef, l'Ukrainien KW qui a fait rattacher l'Ukraine à la Crimée? Parce que ça ça explique beaucoup de choses aussi. Oui, parce que bon, le la Crimé au départ c'était un état tout à fait indépendant de l'Ukraine, mais c'était aussi à l'époque de Sariste un une région vraiment distincte de l'actuelle Ukraine. Personne ne n'aurait considéré que la Crimée était ukrainienne. Quand il lieu la deuxème guerre mondiale, il y a eu des combats extrêmement forts à cet endroit-là avec notamment des collaborateurs ukrainien des nazis, ce qu'on appelle les bandéristes dans le dans la presse générale. Donc ces collaborateurs des nazis ont tué plusieurs millions d'Ukrainiens.

11:08 Donc c'est un conflit intraukrainien avant d'être une opposition avec d'autres. Et lorsque la Seconde Guerre mondiale s'est terminée, les Britanniques ont récupéré ses anciens collaborateurs des nazis pour continuer à se battre contre la Russie. Vous savez que Wiston Churchill avait prévu de bombarder nucléairement l'Union Soviétique et d'envoyer les dernières légions nazis contre les soviétiques. Donc il aurait changé de camp au dernier moment. ça s'est joué à très peu et les documents sur cette opération, l'opération impensable unificable, cette opération ces documents n'ont été publiés qu'il y a une dizaine d'années. Jusque- là, on pouvait nier tout ça, mais maintenant les archives officielles britanniques ont dévoilé ces cette opération.

12:13 Donc lorsque Kchef est devenu premier secrétaire du Parti Communiste de l'Union soviétique, il a voulu faire la paix avec ses Ukrainiens. Lui-même était ukrainien, il n'était pas russe,. Kchef, c'était un Ukrainien. Il a voulu faire la paix en Crimé et il a rattacher la Crimé à l'Ukraine en échange d'une paix avec ces gens-là qu'il l' intégré dans le Parti communiste en Ukraine. Mais en fait, c'était un marché de du parce qu'ils n'ont ils ont certes arrêté de ne faire des opérations terroriste chez lui, mais ils ont continué leur projet. H D'ailleurs, vous dites à Kief, on clame que la Crimée est ukrainienne, mais dans le dans les faits, dans le réel, c'est Moscou qui paye notamment les salaires, les retraites en crimé.

13:16 Non, c'est au moment où il y a eu la dissolution de l'Union soviétique. H à ce moment-là, le la Crimée a déclaré son indépendance avant l'Ukraine, bien que ce soit la même République soviétique, mais la Crimée a repris son indépendance et s'est déclaré indépendante. Et seulement après, le reste de l'Ukraine soviétique s'est déclaré indépendante et pendant plus d'une année, tous les fonctionnaires de Crimé et les retraites des gens vivants en Crimé ont été payés par Moscou et pas par Kief. KF disait que la Crimée était toujours ukrainienne mais ne s'intéressait pas et ne payait rien en Crimé. Bon, jusqu'à ce que Boris qui était le premier président de la Russie de la Fédération de Russie, Boris Yzin disent "Bon de toute manière, on est complètement ruiné, on peut plus rien payer, donc on arrête de le faire pour la Crimée et ils se débrouilleront tout seul avec les Ukrainiens." Voilà. Donc la Crimée et l'Ukraine, c'est deux histoires complètement différentes.

14:39 Hm. Boris Eltin qui était un président très revendication H pardon. Non, je disais Boris Eltin qui était un président extrêmement lié Boris Eltin qui était un président très lié à l'Occident. Absolument. La plupart des membres de son cabinet avaient été formés aux États-Unis au moment de la chute de l'Union Soviétique et l'avait rejoint quand il est devenu le président de la Russie. H absolument. vous dites que l'Ukraine actuellement est dévastée, n'a plus de presque plus d'hommes. Il y a des générations entières de jeunes Ukrainiens qui ont quasiment été décimés. vous dites en fait la clé de compréhension de cette guerre c'est que c'est une guerre contre les slaves. Oui. Oui. Il n'y a pas d'autre manière de regarder ça.

15:35 Bon, les adeptes de Stéphan Bandera ceux qui ont soutenu les nazis pendant la deuxème guerre mondiale et pendant toute la deuxème guerre mondiale, c'est très important à dire parce que il y a énormément de faux documents qui circulent sur cette question. Donc, vous devez regarder des livres d'histoire de manière très précise. Donc, ils ont toujours soutenu les nazis. Et à la fin de la Seconde Guerre mondiale, Stéphan Bandera lui-même dirigeait les troupes de des nationalistes intéraux ukrainiens. Donc ces gens-là ont une doctrine, c'est la destruction, l'anéantissement de la population russe. C'est ça leur objectif. C'est pour ça qu'ils étaient les alliés des nazis qui, je vous le rappelle avait si on se réfère à à Mancof, le but de d'Adolphe Hitler, c'était de créer un espace vital où les Allemands auraient pu s'étendre dans toute l'Asie, dans toute la l'Europe centrale et orientale.

16:55 ils auraient commencé à conquérir le l'Union soviétique. Mais donc s'agit de d'anéantir toute la population slave et non pas de tuer d'autres populations. Le l'obsession d'Adolphe Hitler contre les ciganes et contre les juifs n'est arrivé qu'après. Elle n'est pas exprimée dans Mcamp. Il ne dit pas qu'il va tuer les juifs et les ciganes, mais il l'a fait mais par la suite. Et il a tué beaucoup plus de civil slave qu'il n'a tué de civils ciganes et juifs. Beaucoup plus. Donc faut avoir quand même l'idée des proportions et c'est pourquoi lorsque les l'actuel pouvoir ukrainien a lancé cette opération d'abord contre le Donbas et aujourd'hui contre la Russie et ils attaquent la Russie dans la profondeur.

18:04 Lorsqu'ils ont lancé cette opération, ils ont tous dit que leur but était d'anéantir la population russe. Pas ils n'ont rien contre telle ou telle Russe, ils sont pas contre Poutine ou tout ça, ils sont contre la population slave et la culture de la Russie. D'ailleurs, au début de cette guerre en dans toute l'Europe, on a commencé à annuler des spectacles de la culture russe. Il y avait des balets russes ou des orchestres russes qui ont été interdites de se produire au début de cette guerre alors que ces gens n'avaient aucun rapport avec Vladimir Poutine ni la Russie d'aujourd'hui. Simplement, ils étaient russes. D'ailleurs, j'ai une question parce que tout cette guerre date de en tout cas celle dont on parle de au moins 2014, ce que les médias occidentaux oublient régulièrement de rappeler avant la réaction peut-être légitime de Vladimir Poutine justement pour protéger des populations russes. Exact.

19:11 Dites-moi, nous connaissons ce qui s'est passé en 2014. Nous connaissons ça ici en France parce que ça été un coup d'état qui a été soutenu par l'Union européenne même s'il était organisé par les États-Unis mais était soutenu par l'Union européenne et certains médias ont présenté ce coup d'état comme une révolution contre un président prusse. Mais c'était un président démocratiquement élu et il n'était pas prusse. simplement il était pas pro États-Unis, c'est tout. Il était entre les deux. Voilà. Donc c'est une erreur de perspective parce que les nationalistes intéraux sont revenus au pouvoir en Ukraine dès l'indépendance de l'Ukraine en 91. la veuve du premier ministre nazi en Ukraine, madame Setco, a prononcé l'ouverture de deux sessions de la radar.

20:16 Ça devait être en 92 quelque chose comme ça et puis après 4 ans plus tard. C'est elle-même qui a prononcé l'ouverture de la session. C'est si vous imaginez madame Pétin qui ouvrirait l'Assemblée nationale, c'est absolument impensable. Voilà. Donc ces gens-là sont revenus en force en Ukraine dès le début, en 91. Donc ils avaient ce qu'on appelle un certain pouvoir déjà. Oui. Et bon au début le bon d'abord les gens savaient pas trop comment ils allaient s'organiser et puis c'était une nouvelle ère qui commençait. Donc chacun suivait ses propres opportunités et sans trop réfléchir à ce que le pays allait devenir. Et eux, ils en ont profité pour prendre le pouvoir à bien des endroits. Hm.

21:11 et donc est-ce qu'on peut dire que Zelenski a étélu? On dit qu'il n'est plus légitime, mais est-ce qu'il a été jamais légitime? Est-ce qu'il a étélu démocratiquement ou pas par pas avec l'aide de la propagande de la presse ukrainienne? Ah, ça c'est autre chose. Ça certainement il a été favorisé par une certaine presse. Mais en France aussi, Emmanuel Macron a été favorisé par une certaine presse. Donc ça n'atteint pas sa légitimité mais il a été démocratiquement élu et son mandat a officiellement terminé en mai de l'année dernière. Donc il n'est plus le président de l'Ukraine depuis plus d'un an. Donc il n'est pas en mesure de signer un accord de paix qui aurait une validité. Aucune Aucunement. il ne représente que lui-même. La Constitution ukrainienne prévoit que s'il n'y a pas d'élection ou si on n' pas désigné le successeur et que le tituleur meurt ou je ne sais pas un empêchement, le président c'est le président de l'Assemblée nationale de la Radar. Mais là, le président de la radar refuse de d'occuper cette fonction et Volimir Zedanski prétend être toujours le président, mais c'est un usurpateur.

22:42 Il a plus de président pas la possibilité de signer quoi que ce soit qui engage son pays. Donc cette paix est impossible pour l'instant officiellement. C'est pas une question d'officiel. Elle est impossible parce qu'il n'y a plus de pouvoir légitime en Ukraine. Ce que l'on peut faire c'est négocier un cesser le feu, organiser des élections et simplement après ces élections signer une paix. Mais là pour le moment, on ne peut pas signer de paix. H c'est dans cet ordre-là qu'il faudrait procéder pour sortir de ce bourbier. Finalement, c'est forcément de cette manière-là que l'on procédera. Hm. je voulais vous poser une question puisque vous connaissez la complexité des choses et des choses historiques.

23:41 Quels sont les liens étroits entre cette guerre qu'on pourrait appeler une guerre autant contre la Russie et ce qui se joue à Gaza? d'abord, il y a beaucoup de points commun. Ouais. d'abord vous avez des relations entre Volodimir Zelinski et Benjamin Netaniao qui ne sont jamais dites publiquement. H et donc bon, monsieur Zélinscrit aujourd'hui a rejoint les nationalistes intégraux, les successeurs de Stéphan Bandera, des collaborateurs des nazis. Et ça ça s'explique parce que bien qu'il soit juif, il peut se réclamer d'un dirigeant juif ukrainien qui avait fait alliance avec les nazis. Donc c'était Jabotinski, c'était un dirigeant juif ukrainien qui était surtout anti soviétique et qui a fait alliance avec les l'équivalent des nazis en Ukraine pour lutter contre les soviétiques et sous sa responsabilité des massacres de juifs ont eu lieu en Ukraine alors que lui-même était juif.

25:04 Il se trouve que Jabotinski après quitté l'Ukraine, il est allé dans différents pays et il est mort aux États-Unis au début de la Seconde Guerre mondiale. Il est mort aux États-Unis avec son secrétaire particulier Benzon Netaniaou, le père de Benjamin Netaniaou. Donc les deux familles apparaissent liées aujourd'hui. Hm. Et vous savez que Volodimir Zelanski avait reçu officiellement monsieur Netaniaou comme un grand ami en Ukraine. Et aujourd'hui, alors que la population israélienne est opposé à ce qui se passe en Ukraine et que le c'est alors qu'il était ministre de la défense, le général Benigans qui est le aujourd'hui le chef de l'opposition en Ukraine, enfin un des chefs de l'opposition en Israël avait dit que lui vivant jamais des armes israéliennes n'arriv soutenir les massacreurs de juifs en Ukraine et il parlait des gens de Zelenski et donc aujourd'hui monsieur Netaniaou a envoyé des armes en Ukraine et des armes très importantes puisque il a envoyé des systèmes anti des systèmes antiaériens très puissants qui ont été fournis par les États-Unis.

26:43 Donc ça c'est le premier lien. Donc ce Vladimir Jabotinski qui était né donc à Odessa en Ukraine était ce qu'on peut appeler un sioniste révisionniste? Oui. Alors sionist révisionniste ça ne veut pas du tout dire sionistes. C'était des gens qui se battaient contre les sionistes. Les sionistes révisionnistes. Vous pouvez expliquer au spectateurs la différence que c'est important. ce que c'est qu'un sioniste révisionniste contrairement à un sioniste, c'est crucial si on veut comprendre l'histoire d'Israël, puisque bien sûr les sionistes, c'est un mélange en fait de gens qui voulaient créer un état juif dans l'intérêt de l'empire britannique et d'autres qui voulaient créer un état juif pour donner une patrie à à la population juive du monde entier. Donc ces deux groupes ont fusionné et c'est ça le sionisme. Donc ça c'est un truc un peu ambivalent.

27:49 H et les sionistes révisionnistes ont déclaré dès le début que eux ne voulaient pas construire un état juif mais un empire juif. H et alors ils n'ont pas clairement défini où devrait être cet empire juif, mais les entre deux fleuves, deux fleuves bien connus, les différents Oui, c'est ça. On sait que cet empire juif en fait devait recouper l'ancien empire assyrien. Ça n'a aucun rapport avec l'histoire d'Israël. Mais donc il irait d'une île à le frrat ce que l'on a représenté sur le châle de prière des des croyants juifs. Il y a deux bandes bleues. C'est le Nil et le Frat. Et c'est aujourd'hui ces deux bandes bleues qui se trouvent sur le drapeau d'Israël.

28:47 Et actuellement, vous avez plusieurs ministres de monsieur Netaniaou qui ont dit que il voulait conquérir le grand Israël. Et monsieur Netano lui-même il y a une quinzaine de jours dans une interview sur I24 en langue hébraïque a déclaré que son véritable objectif c'était le grand Israël. Donc conquérir la Jordanie, le Liban, la Syrie, un petit bout de l'Irak et un petit bout de l'Arabie Saoudite pour faire les États-Unis hébraïques. Ah non, c'est pas du tout les États-Unis hébraïques, c'est un empireire. C'est la seule définition qu'on a eu qui a été donnée parinski dans une interview qu'il a donné à la presse communiste pour la provoquer en 1935, je crois.

29:51 C'est une mission messianique on peut dire pour Netaniau et ses associés. Jabotinski n'avait pas de je sais pas s'il croyait en Dieu, ce n'était pas important pour lui en tout cas, mais aujourd'hui, un grand nombre des sionistes révisionnistes croient en Dieu et ils se sont alliés à eux des gens qui ont une interprétation particulière de la Bible hébraïque, de l'Ancien Testament chrétien. Et ces gens-là se réclament généralement du rabin Meirkan, un terroriste qui a vécu aux États-Unis et en Israël. Et le rabin Meirkan était lui-même un employé de Itsac Shamir, le chef des sionistes révisionnistes au début de l'état d'Israël.

30:54 Hm. J'avais une petite question. Vous avez en même temps maintenant ces deux gens c'est deux groupes au pouvoir. D'accord. Comment Netaniaou a accéder au pouvoir et comment se maintient-il au pouvoir? Alors, il a été démocratiquement élu par l'acné 7 et l'acné 7 a elle-même été démocratiquement élue par la population israélienne. Mais il faut comprendre que le système israélien est totalement faussé parce que le lors des élections, on les fait à la proportionnelle mais avec une seule circonscription. C'estàd tout l'état vote à la proportionnelle. Et lorsque vous avez un vote à la proportionnelle plusieurs fois de suite, la conséquence c'est que ce sont les partis politiques qui désignent les élus et non plus les électeurs puisque ce sont les partis politiques qui proposent les listes électorales.

32:02 Donc le vous savez, il y a pas de bon système élector de pour désigner des députés. ce qu'il faut c'est changer de système assez régulièrement parce que tous ont des avantages et des inconvénient. Si vous avez une élection exclusivement à la proportionnelle qui se répète, c'est le cas là depuis 80 ans, qui se répète, au bout d'un moment, le pouvoir sera confisqué par les appareils des partis politiques. C'est ce qui se passe en Israël où aujourd'hui en fait quand il y a des élections, il y a une multitude de parties qui font des alliances au dernier moment et qui désignent eux-mêmes les gens qui seront au pouvoir. Donc oui, il Benjamin Netaniaou a étélu démocratiquement mais il ne représente pas du tout le peuple israélien.

33:09 À tel point que vous dites que récemment il y a eu des manifestations monstres contre lui en fait. Oui, le il y a quelques jours, il y a une manifestation avec un/ers de la population qui a manifesté contre lui. Un/ers, c'est absolument gigantesque. Vous imaginez une manifestation en France où il y aurait eu un tiers des Français qui participeraient. Non, c'est jamais arrivé. Ça déjà existé. C'est jamais arrivé, je crois,. Enfin, ça ne me dit rien. Non, c'est gigantesque. Hm. justement pour en arriver à ce qui a cristallisé beaucoup de passions assez récemment, qu'est-ce que vous pourriez dire de cette opération terrible du 7 octobre qui s'est déroulé et qui a posé question puisqu'elle s'est déroulée sur une des frontières en principe les mieux surveillées du monde. Moi, j'ai expliqué ça dès pas le lendemain mais je pense la semaine suivante, j'ai dû donner une interview où j'ai expliqué ça. Hm. le cette opération n'est pas une opposition entre le Hamas et l'État israélien. Ça n'a pas du tout de rapport avec ça.

34:25 Cette opération oppose l'ensemble de la résistance palestinienne à l'exception du FTA, à l'état hébreu. Elle a été pensée et organisée sous la direction de Benjamin Netaniaou. Et il n'y a pas de discussion possible là-dessus puisque uh lorsqu'elle a eu lieu, Benjamin lorsqu'elle a eu lieu, Benjamin Netano lui-même a ordonné la veille que l'on enlève toutes les protections de la frontière israélienne qui existait. On a relevé l'ensemble de la garde et on a dit vous allez faire la fête, c'était une fête juive à ce moment-là. Vous allez faire la fête mais vous ne gardez pas cette cette frontière. Ça n'était jamais arrivé que ce jour-là.

35:22 Ça c'est prouvé. C'est prouvé ça. Vous on peut le prouver en fait. Ah oui, c'est absolument prouvé. H c'est absolument prouvé. De même qu'il est absolument prouvé que l'armée israélienne n'a pas immédiatement réagi lors de cette attaque mais avec plusieurs heures de décalage. Ça c'est à tester puisque vous avez le New York Times qui a publié des photos de l'attaque israélienne avant que le public ne soit au courant en Israël. Donc le l'ambassade d'Israël à à à Washington a dit que le New York Times s'était appuyé sur des documents du Hamas, mais ça n'est pas vrai du tout. Et il y a eu une enquête du New York Times puis des documents qui ont été publiés par le New York Times qui montrent que non, son photographe sur place était tout à fait indépendant et a réellement pris ses photos au moment où elles ont été publiées sur le site internet de New York Times avant que la population israélienne n'en soit informée et avant que l'armée israélienne n'en soit informée. Ce qui est totalement absurde. Comment une attaque de cette ampleur peut avoir lieu et tous les services de sécurité se tournent les poussent.

36:50 D'ailleurs, cette histoire peut nous faire penser au Bacanz. Le Bataclan, c'est tout à fait une autre opération parce que c'est une opération qui était menée contre la France sur instigation de la Turquie parce qu'il y avait des problèmes entre la France et la Turquie. C'est la France qui a tort dans cette affaire. Bon, ça veut pas dire que la Turquie avait le droit de faire ça, mais la France avait commis un acte très grave puisque elle avait signé avec enfin c'était monsieur Davutoglou qui était ministre des affaires étrangères à l'époque qui avait signé avec Non, je vais trouver alors Alain Jupé Jup. Donc avec Alain Jupé, il avait signé voilà, il avait signé un traité dans lequel la France s'engageait à régler la question d'un état curde mais pas sur le sol turc. Mais pas sur le sol turc. Donc ils auraient fait ça chez d'autres à savoir les Syriens.

38:01 Et cette idée de déplacer la population kurde évidemment est absurde. Mais la France a proposé et a signé ce document et ne l'a pas respecté puisque les États-Unis s'y sont opposés, ils ont soutenu les mercenaires Kurdes en Syrie contre le contre la Turquie. Du coup, la Turquie s'est retournée contre la France et organisé ses attentats. C'était un aver expliqué ça au fur à mesure,. Hm. Oui, enfin c'était une première réaction. Vous savez le la Turquie est un pays extrêmement violent mais comme enfin la plupart du temps, on ne se permet pas d'être violent si on n pas raison. Et là la France avait clairement tort. Alors le résultat ça été les morts civiles en France. Absol ça c'est une opération absolument horrible. Mais ce n'est pas parce que le président de la République est allé témoigner devant un tribunal et n'a pas dit un mot de ce dont je vous parle là aujourd'hui que il faut croire ce que ce qu'il vous a raconté. Non, monsieur Hollande vous a menti.

39:27 Sans blague. et donc en parlant de faux drap, pardon, c'était une blague. On m'aurait menti. concernant pour revenir au terrible, tout aussi terrible 7 octobre, c'est ce qu'on peut appeler un faux drapeau sans complexe. Absolument. Il s'agit de provoquer une opposition entre les Israéliens et les Arabes. Mais cette opposition est facte et elle est depuis plus enfin depuis un siècle. Elle de on fait remonter la création de l'État d'Israël. Elle a à la déclaration Balfour en 1917. Vous savez le Lord Balfour qui était à l'époque ministre des affaires étrangères du Royaume-Uni avait écrit une lettre à à à l'ordre Rotchild pour lui dire que le Royaume-Uni allait créer un état juif dans la Palestine mandataire.

40:40 Mais ce qu'on ne vous dit pas, c'est que 2 ans avant cette décision, en 1915, Lords Herbert Samuel qui est devenu après le haut commissaire britannique dans la Palestine mandataire, puis il est devenu ministre des affaires étrangères, Lord Herbert Samuel a expliqué qu'il ne fallait pas que cet état juif qu'on allait créer deviennent véritablement indépendants. Il fallait qu'il soit toujours incapable d'assurer sa propre sécurité et que la les la population israélienne dépend ainsi des forces de l'empire britannique. C'est lui qui l'a écrit ça. Or, c'est ce que nous voyons aujourd'hui. C'est comme ça que ça dure depuis le début.

41:36 On crée artificiellement une opposition entre ces deux groupes pour qu'il se tapent dessus l'un l'autre. Alors selon le les appartenances que l'on a, on voit c'est la faute des Israéliens ou c'est la faute des Arabes. En fait, c'est la faute de d'aucun de ces deux groupes. Et on se débrouille pour que cette guerre dure éternellement, ce qu'elle fait sous nos yeux. Hm. D'ailleurs, vous dites que Léon Bloom, lui, aurait bien voulu doubler les Britanniques dans cette affaire pour que la diaspora juive soutienne l'Empire français de l'époque. Oui. Oui, ça c'est important de le dire. Peu de gens le savent ça aussi. Absolument. Et donc Léon Bloom avait prévu de créer un état juif. Alors, selon les documents, il y a plusieurs versions. Il aurait créé cet état juif au sud du Liban entre le la rivière litanie et le la frontière israélienne où actuelle, c'est la frontière de la Palestine mandataire.

42:46 Voilà, c'est un tout petit endroit où il aurait créé cet état. H et il s'est avéré que par la suite, il a également envisagé d'avoir des villes israéliennes en chapelé qui permettent d'aller jusqu'à l'ufrat. Donc l'idée c'était bien de reconstituer le grand Israël d'une île à Frate, des villes qui passeraient à travers la Syrie finalement. cette proposition Oui. Oui. À travers la Syrie. Cette proposition de Léon Bloom n'a jamais été discutée en public en France, pas jamais à l'Assemblée nationale, mais elle est attestée dans différents documents ou libanais parce que c'est d'un point de vue libanais, c'est absolument insensé cette histoire.

43:44 dans vous dites dans des documents israéliens ou libanais. Oui oui. D'accord. Mon ami Hassan Amadé est en train de rédiger un livre là-dessus au Liban. Très bien. Voilà. Parce que vous dites finalement chercher l'histoire c'est citer ses sources. Enfin chercher la vérité surtout et la dire c'est citer ses sources. H si on a des sources précises, les choses sont assez claires. Surtout, on évite d'être dominé par ses passions et de croire que tel ou tel groupe est responsable du désastre dans lequel nous sommes en permanence. Non, c'est ces désastres s'expliquent uniquement par la volonté de quelques individus qui trouvent un intérêt particulier de domination. et un intérêt financier. Mais il n'y a pas de groupe de population qui cherchent à tuer d'autres. Ça c'est un fantasme.

44:48 Hm. La meilleure arme, c'est le mensonge finalement. Oui. La meilleure arme que ces gens ont trouvé, c'est le mensonge. Et la meilleure arme pour s'en protéger, c'est de chercher la vérité. H d'ailleurs, vous êtes exprimé aussi récemment sur l'opération Char de Gédéon 2. Est-ce qu'il est question de prendre le contrôle de la ville de Gaza? Vous voulez en dire deux mots? toujours dans le Oui. Alors, le cas du projet du Grand Israël, j'imagine. Bon, pour la totalité du personnel politique occidental, ce qui se passe en ce moment à Gaza et les stupéfaits, ils ne s'attendaient pas à ça. Précisément parce qu'ils ne connaissent pas leur histoire.

45:43 Oui. Et précisément parce qu'ils n'ont jamais pensé que Benjamin Netaniaou qu'il prenait pour un politicien opportuniste poursuivre le rêve de son père et de Jabotinski. Donc jamais ils n'ont pensé que il y aurait ce grand Israël. Bon donc aujourd'hui nous assistons à la colonisation de la totalité de la bande de Gaza. C'est le gouvernement israélien l'a proclamé lui-même ce qui se pose l'expulsion de sa population actuelle. Bon, vous avez beau ne pas savoir grand-chose, si vous regardez la télévision, donc des sources extrêmement basiques, vous voyez le massacre qui a lieu actuellement dans la bande de Gaza et vous voyez la famine qui sévit. Vous voyez des enfants et des femmes qui meurent de faim.

46:54 Donc ça pour les occidentaux alliés traditionnels d'Israël, c'est un choc de voir ça. C'est un choc mais ils ne font rien pour s'y opposer. Quelques voix s'élève mais c'est certainement pour se protéger et pour dire plus tard qu'on ne s'est pas enfermé dans le silence peut-être. Je h mais je ne doute pas que des gens soient horrifiés par ce qu'ils voi et le reconnaisse. Hm hm. Mais il ne suffit pas de le reconnaître. Il faut agir à ce moment-là. D'abord, il fallait agir avant. Moi, j'aiannoné cette famille à Gaza dès le début de l'opération de ripost du de du octobre. Hm hm. donc elle a lieu maintenant, ça mis du temps, beaucoup de temps à se faire mais ça se fait.

47:50 Voilà, il fallait réagir dès le début. il est toujours possible de réagir aujourd'hui. de même le massacre auquel nous assistons, même si nous pensons que c'est simplement une armée brutale qui tue énormément de civils en ciblant des cibles militaires, celles du Hamas. non, c'est pas du tout le cas. On ne tue pas des dizaines des centaines de milliers de personnes quand on vise quelques centaines ou quelques milliers de personnes. C'est il y a une disproportion inacceptable. Il n'y a pas d'armée plus immorale au monde que celle-là. Il faut le dire c'est dire cette guer cette guerre n'a rien de chirurgical alors qu'on pourrait faire une guerre chirurgicale. Vraiment ça n'a rien de chirurgical. C'est une boucherie. scénarien de chirurgical.

48:52 Donc des gens qui soient horrifiés par ça, particulièrement des hommes politiques juifs qui ont un lien avec Israël soient horrifiés par ça, c'est normal. H mais ils doivent réagir. D'autant plus qu'une partie du peuple juif a bien conscience que ça va encore une fois être quelque chose qui va lui être reproché en fait. Oui, mais si vous voulez, nous sommes tous des êtres humains. Il n'y a personne qui a plus de devoir vis-à-vis des Gazaouis qu'un autre. Que vous soyez arabe ou pas, vous êtes autant concerné par les gazaouilles. Que vous soyez juif ou pas, vous êtes autant concerné par les gazaouis. Quelle que soit votre identité, vous êtes concerné identiquement par les gazoïes et vous ne pouvez pas accepter ce massacre et la manière dont il a lieu.

49:58 Parce que la famine c'est une chose absolument abominable. C'est terrible de mourir sous les bombes, mais c'est encore plus atroce de voir mourir les siens de famine. Ça devrait nous révolter autant que la choa finalement c'est la même chose. Il y a pas de poids de mesure. Ça devrait c'est la même chose. C'est la même chose. Ça doit nous révolter de la même manière. Si vous êtes contre la choa, vous êtes contre ça. Ou alors vous êtes un obsédé de la suprématie d'un groupe ou je ne sais pas. Mais là que fait Trump avec cette histoire qui est dans son mandat qui est certainement compliqué à gérer. Je sais pas comment vous analysez sa position par rapport à à Gaza. Cit Donald Trump.

50:54 est issue d'un peuple qui a constitué un état en massacrant les populations autochtones des Indiens. C'est un secret pour personne ça. Tout le monde le sait et quelques années, on nous l'a beaucoup répété. Voilà. Il se trouve que Donald Trump est l'héritier d'un président des États-Unis, Andrew Jackson, dont il se réclame toujours et dont il avait installé le portrait à la Maison Blanche dans le bureau Val. Donc Andrew Jackson qui n'est plus considéré aux États-Unis, sauf depuis le retour de Donald Trump, avait conclu des traités avec des tribus indiennes et notamment il a conclu un traité avec une tribu indienne auquel il a donné des territoires particuliers et on a vécu cette ce se traiter comme étant une injustice terrible vis-à-vis de ces Indiens puisque lors de leur exode, un grand nombre d'entre eux sont morts dans ce qu'on appelle la vallée des larmes.

52:16 Mais aujourd'hui, donc un siècle et demi ou de Oui, un siècle et demi ou deux siècles plus tard, c'est la seule tribu indienne qui est vraiment survécue, qui soit riche aux États-Unis. Voilà. Donc Donald Trump n'est pas suspect de vouloir des solutions qui serait juste en elle-même, mais il a la volonté de trouver cependant des solutions même si elles sont injustes. Donc la volonté de Donald Trump, c'est d'abord d'arrêter ce massacre, ça c'est sûr. Alors après, je ne sais pas ce qu'il va faire. H mais je ne suis pas sûr qu'il propose de conserver la population palestinienne chez elle en Palestine.

53:24 Quel est ce lien qu'il entretient avec Netaniaou? Est-ce qu'il est totalement sincère ou pas? C'est complexe. Ouais. les deux hommes ont tu des moments où ils s'entendaient, où il se haïsait, il se rapprochait, il se haïsait à nouveau et ça il y a ce sont des relations très complexes et fluctuantes. Je pense que aujourd'hui, il n'a plus aucune confiance en Benjamin Netaniou comme d'ailleurs la totalité des gens qui l'ont fréquenté n'ont aucune confiance dans cet homme-là. Mais la campagne électorale de Donald Trump a été entièrement financé par des gens qui ont soutenu Netaniau et souvent par des gens qui sont eux-mêmes des sionistes révisionnistes. Donc voilà, il est il a un fer au pied,. Il est attaché, il ne peut pas il n'est pas libre sur cette question. Nous verrons ce qu'il va faire.

54:38 Hm. d'ailleurs, juste pour conclure aussi sur cet entretien avec juste en revenant en bouclant la boucle, en revenant sur l'Ukraine, Trump a bien dit "Cette guerre n'est pas la nôtre. juste pour en revenir à ça, ce qui s'est passé en Alaska. Oui. Donc dès sa campagne électorale, il a expliqué que cette guerre n'était pas une guerre des États-Unis, mais une claire une guerre du clan Biden et des néoconservateurs. Moi, je dis les Strociens, pas les néoconservateurs, ça me semble pas un bon terme. Donc une guerre d'une petite clique à Washington. contre la Russie en Ukraine. Bon, donc quand il a organiser le sommet en Coret, en Alaska, il n'a pas souhaité régler cette guerre qui n'est pas la sienne.

55:41 Il a souhaité régler les relations entre son pays et la Russie. Et étant entendu que pour régler ces relations entre son pays et la Russie, il était nécessaire qu'il prenne l'engagement de ne pas préparer d'attaque de la Russie, donc de ne pas amasser de troupes ni d'armes à la frontière de la Russie en Ukraine ou en Geéorgie ou je ne sais où, mais spécialement en Ukraine. Donc que l'Ukraine ne rejoindrait pas longtemps, ça c'est la conséquence, c'est pas l'objectif, c'est la conséquence. Donc l'Ukraine ne rejoindrait pas l'OTAN et voilà, il s'est engagé aussi à divers accords économiques avec la Russie.

56:36 Et pour résoudre la guerre actuelle à cet endroit-là, il a dit bah puisque les Européens se sentent concernés par cette guerre, qu'il se débrouille avec. Et les Européens se sont précipités à Washington à la maison blanche et il leur a dit "Bah allez-y, j'attends de voir ce que vous allez faire parce que moi j'ai pas de solution. Comme les Européens n'en l'ont pas non plus, ils ne vont rien faire. Parce qu'on peut dire que Trump c'est le reconnaître. Hm. C'est plus un marchand du temps. March peut rien faire. Faut reconnaître qu'on ne peut rien faire. Oui, mais Donald Trump est un marchand d'armes parce que les États-Unis sont le premier producteur d'armes au monde. que alors c'est des armes de qualité moyenne mais quand il propose aux Européens avant la rencontre d'encorage d'acheter des armes états-uniennes pour régler ce conflit, il vend des armes mais maintenant après la rencontre d'encorège, il s'interdit de vendre des armes aux européens. Il se l'interdit.

58:00 parce que ça serait menacé la Russie. Donc les Européens n'ont plus aucune solution. Ils n'ont plus rien, plus rien du tout à part le mensonge médiatique. Bon, on peut continuer à dire nous allons vaincre la Russie, nous allons mettre son économie à genoux, nous allons prendre des sanctions contre la Russie et premièrement, c'est pas des sanctions, c'est des mesures coercitives unilatérales. C'est comme ça que ça s'appelle l'endroit international. et elles sont devenues totalement inefficaces puisque les États-Unis officiellement ne les respectent plus. Deuxièmement, vous pouvez envoyer des armes, mais les armées européennes elles-mêmes n'ont plus assez d'armes pour elles-mêmes parce qu'ils se sont déjà amputés le bras en fournissant leurs propres armes aux Ukrainiens.

59:00 Donc à un moment, faut arrêter de jouer, de faire des mécaniques et de reconnaître que il n'y a pas de solution. Et je dis ça sans intervenir pour savoir qui a raison et qui a tort. Je dis il n'y a pas de solution militaire, c'est factuel. Donc ils vont devoir sortir par la petite porte. Non, il devrait ouvrir les yeux et reconnaître que dans cette affaire, la Russie a raison depuis le premier jour que la Russie n'a jamais envahi l'Ukraine mais qu'elle a appliqué la résolution 2202 du Conseil de sécurité des Nations Unies et que c'est ce qu'avait fait par exemple la France quand elle était allée au Rwanda. Elle avait appliqué une résolution des Nations Unies. Elle n'avait pas envahi le Rwanda. Et la Russie n'a pas envahi l'Ukraine. Vladimir Poutine a été contraint de protéger des populations russophones.

59:58 Oui, absolument. Et donc le vous savez que en 2015, il y a eu les accords de Minsk, donc le les le nouveau pouvoir qui était authentiquement naz à ce moment-là en Ukraine. C'était pas comme aujourd'hui. C'était vraiment des nazis purs et durs en 2014. Donc le pouvoir de 2014 avait décidé de d'attaquer la population russophone du Donbas et avait commencé à massacrer sa propre population au Donbas. Donc la Russie était intervenue et la France et l'Allemagne avaient négocier à en béorussie les accords de Minsk pour calmer le jeu. Nous savons aujourd'hui que Angela Merkel qui l'a avoué dans une interview edit site, Angela Merkel n'avait aucune intention de respecter ses engagements, mais uniquement de gagner du temps pour que cette guerre puisse avoir lieu et que l'Ukraine soit correctement armée pour en finir avec les populations russophones du Donbas.

1:01:20 donc pour exterminer sa propre population russophone. Et nous avons François Hollande qui a dit dans une interview au KF Post que il Angela Merkel avait entièrement raison et qu'il avait agi comme elle. Voilà. Donc parce que madame Merkel et monsieur Hollande se sont exprimés de cette manière, ils ont commis le crime le plus grave que l'on puisse commettre, c'est-à-dire un crime contre la paix. Ils ont déclaré que ils avaient signé un document international les accords de Minsk qu'il s'était porté garant de leur application mais qu'il l'avait fait uniquement pour que cette guerre puisse avoir lieu. Ça ça provoqué une colère sans nom en Russie. en Russie et le président de la Douma a demandé que en application des décisions du tribunal de Nuremberberg qui a décrit le crime contre la paix et qui a dit que c le crime le plus grave, on crée un autre tribunal comme celui de Niremberberg, un tribunal militaire international pour condam pour juger et condamner Angela Merkel et François Hollande.

1:02:49 C'est une forme de haute trahison internationale par la ruse. C'est une méthode maavélique en fait. Vous jugez ça comme vous voulez, mais c'est évidemment la pire chose le que l'on puisse faire contre des peuples. H et vous défendez le droit des François Hollande se soit réclamé de la signature de la République française pour faire ça. C'est une honte pour nous tous. Hm. Absolument. Vous défendez le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. C'est comme le référendum de la Crimée qui a été organisé de manière apparemment totalement droite et correcte qui a été critiqué en Occident par exemple.

1:03:44 Alors, il y a eu une succession de référendum au crimé. Ils ont tous été considérés comme entièrement valides à l'exception du dernier parce que c'est la Russie qui l'a organisé. organisé d'autres référendum au Debass et en nouveau ils ont tous donné absolument tous les mêmes résultats. La population de ces trois régions a demandé son indépendance et l'adhésion à la Fédération de Russie. Donc reprocédons en à à des référendums sous les sous le contrôle des Nations Unies. S'il le faut, faisons-le. Il y a aucun doute sur le résultat futur. Surtout qu'il semblerait que l'impopularité de Zelenski soit aussi élevée que celle de Emmanuel Macron en France.

1:04:43 Bien pire, je crois. Oui, parce que là-bas, il y a des hommes qui meurent par là-bas, il y a des gens qui meurent tous les jours. Vous savez, actuellement, alors je dis ce chiffre parce que la presse française ne l'a pas expliqué, mais actuellement dans la presse française, on vous explique que il y aurait eu 400000 morts côté ukrainien dans les 2 ans et demi de guerre. En réalité, on sait aujourd'hui ce sont des documents qui ont été diffusés par des hackeurs probablement russes, des hackeurs anonymes des documents officiels du gouvernement ukrainien. Il y a déjà eu 1700000 soldats, pas des civiles, exclusivement des soldats ukrainiens qui sont guer qui sont morts pendant cette guerre. C'est la plus grand le plus grand massacre de slave que l'on a vu depuis la Seconde Guerre mondiale.

1:05:45 Pour ça que je vous dis, c'est une guerre contre les slaves puisque les seuls morts, ce sont des Ukrainiens et des Russes. Des Ukrainiens et un peu des Russes. Je dis sans compter les civils peut-être, je ne sais pas si on a une estimation sans compter les civils. Il y a par rapport aux militaires assez peu de morts civiles puisque les troupes russes ne visent pas les civils. Mais elles ont tuent quand même. Quand vous quand vous tirez avec certaines âmes, vous tuez au passage énormément de civils. Donc c'est une guerre contre les slaves. Et quel est le prochain rendez-vous d'ailleurs historique à suivre? Ah moi je ne sais pas. Ce que je pense c'est que dans les mois qui suivent, nous allons assister à un rapprochement non seulement entre les États-Unis et la Fédération de Russie, mais aussi avec le la Chine populaire.

1:06:53 Donc les trois grandes puissances vont se réunir. On verra ça prochainement et cela correspondra à l'effondrement de l'Union européenne qui n'a plus de raison d'exister. Et à ce moment-là, ceux qui sont partisans du Frexite pourraient trouver un chemin. Je sais pas s'il y aura de frexit. Je pense que tout ça va se déliter. Il y aura pas besoin de sortir ou de claquer la porte. Ça va, il y aura plus personne au à la tête de l'Union européenne, tout le monde va se retirer. Ça va ressembler à la fin de l'Union soviétique. Alors peut-être certains vont vouloir y rester et feront durer le plaisir encore quelques temps. Mais voilà, c'est ça ça va faire pchit d'un coup.

1:07:50 La maison va s'effondrer. Il y aura plus besoin de claquer la porte. Il y aura plus de mur. Oui, il y aura plus de m Il y aura plus rien. D'accord. Hm. Très bien. Je vous inviterai volontiers à nouveau sur Tribune Libre pour en reparler, reparler de la suite si vous le voulez bien. Si vous voulez et je dire un grand merci pour cet entretien très instructif. Merci beaucoup Thierry Messant. À très bientôt.

Infolettre

Recevoir le prochain entretien

Une lettre chaque vendredi, avec les nouveaux entretiens et les articles de la rédaction. Rien d’autre.

En vous inscrivant, vous acceptez de recevoir l’infolettre à cette adresse. Elle ne sert qu’à cela et n’est jamais transmise. Désinscription en un clic, à tout moment. Vos données

Réactions

Les réactions de cet entretien sont closes. Vous pouvez toujours écrire à la rédaction : nous écrire.