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Entretien SantéÉconomie

Louis Fouché : dans les coulisses économiques du système de santé français

Anesthésiste-réanimateur et docteur en médecine, Louis Fouché a été l'une des voix dissidentes françaises pendant la crise du Covid. Il revient sur son parcours et décrypte la convention CHAM de Chamonix, ce rendez-vous annuel qui réunit industriels, politiques et institutions pour dessiner, selon lui, l'avenir économique du système de santé.

SR Stéphanie Reynaud 16 février 2026 · 1 h 51 · 14 535 vues

Ce dont il est question

Résumé établi depuis l'enregistrement

Louis Fouché présente d'abord son métier d'anesthésiste-réanimateur, une spécialité qui consiste à suppléer les fonctions vitales pour « acheter du temps » face à la maladie. Il décrit un métier d'équipe, de gestion du stress et de hiérarchisation des priorités, mais aussi les dérives qu'il a observées : des services de réanimation contraints de maintenir un taux d'occupation élevé sous peine de perdre des budgets, ce qui peut conduire selon lui à garder des patients guéris ou, à l'inverse, à prendre en charge des patients sans espoir réel de survie pour « remplir le service ». Il évoque aussi son parcours universitaire tourné vers l'éthique, l'anthropologie de la santé et la communication non violente, interrompu par le Covid.

L'entretien se concentre ensuite sur la convention CHAM (Convention annuelle sur l'Avenir de la Santé), qu'il compare au forum économique de Davos. Créée en 2009, cette réunion rassemble chaque année à Chamonix des représentants de l'assurance maladie, de laboratoires pharmaceutiques, de start-up et d'anciens ministres pour discuter, selon les mots employés sur place, de « l'avenir du système de santé ». Louis Fouché y voit un lieu où des partenariats public-privé s'organisent autour d'un budget de santé qu'il chiffre à 274 milliards d'euros pour la France en 2026, avec en toile de fond une valorisation croissante des données de santé et une numérisation du secteur.

Il détaille ensuite ce qu'il appelle une « prolétarisation intégrale » des soignants : perte de savoir-faire, de savoir-être et de savoirs théoriques, au profit de références médicales opposables qui encadrent de plus en plus étroitement ce qu'un médecin a le droit de prescrire. Il cite l'épisode de l'hydroxychloroquine pendant le Covid comme moment de bascule, où le politique se serait immiscé dans la relation médecin-malade. Il mentionne également le développement des infirmiers en pratique avancée, la montée de l'intelligence artificielle en santé, ainsi que le traité international sur les pandémies et le dispositif PABS, qu'il juge porteurs d'une perte de souveraineté sanitaire.

Sur la loi relative à l'aide à mourir, il conteste le terme employé, préférant parler d'euthanasie ou de suicide assisté, et rappelle qu'une étude du think tank libéral Fondapol évoque une économie annuelle de 1,4 milliard d'euros associée à cette loi. Il retrace la généalogie des lois sur la fin de vie depuis 1999 et s'inquiète d'un possible « business de la mort », en soulignant que l'amendement interdisant tout but lucratif dans l'accompagnement au suicide assisté a été retiré du texte. Il relie cette évolution à des courants malthusiens et eugénistes qu'il situe historiquement dans les années 1930.

En conclusion, il appelle à une forme de réappropriation citoyenne de la santé : constitution de réseaux de patients, usage stratégique des objets connectés, dialogue direct avec des figures institutionnelles comme Jean-François Delfraissy, et vigilance face à des acteurs comme Amazon One Medical. Il annonce plusieurs projets, dont un travail avec Jean-Dominique Michel autour de la notion d'« accord perdu » et un congrès sur l'autisme destiné à présenter d'autres approches de prise en charge.

Points abordés

  • La réanimation est décrite comme une discipline où l'on 'achète du temps' face aux défaillances des fonctions vitales, avec un taux de décès estimé à 20-30 % des patients.
  • Selon Louis Fouché, la nécessité de maintenir un taux d'occupation des lits supérieur à 80 % pour préserver les budgets peut conduire à des décisions médicales contestables.
  • La convention CHAM, créée en 2009, est comparée à un 'Davos de la santé' réunissant industriels, institutions et politiques autour de l'avenir du système de santé français.
  • Il estime que le système de santé évolue vers une 'médecine de la data', où les informations médicales deviennent une donnée monnayable.
  • Il décrit une 'prolétarisation intégrale' des soignants, qui perdraient progressivement savoir-faire, savoir-être et liberté de prescription.
  • Il relie l'épisode de l'hydroxychloroquine pendant le Covid à une intrusion du pouvoir politique dans la relation médecin-malade.
  • Selon lui, la loi sur l'aide à mourir s'inscrit dans une logique économique, une étude de Fondapol évoquant 1,4 milliard d'euros d'économies annuelles.
  • Il rapproche certains discours actuels sur la fin de vie de courants eugénistes et malthusiens des années 1930.
  • Il invite les citoyens à créer des réseaux de patients et à s'approprier les outils numériques plutôt que de les laisser aux mains des industriels.
  • Il annonce vouloir se rendre à l'édition 2026 du CHAM et développe des initiatives citoyennes parallèles, dont un congrès sur l'autisme.

Ce résumé est établi à partir de la transcription intégrale de l'entretien, puis relu par la rédaction avant publication. Il ne remplace pas l'écoute : les nuances, les hésitations et les réserves de l'invité sont dans l'enregistrement.

« Le ministre peut décider si j'ai le droit de prescrire ou non de l'hydroxyloroquine. »
Louis Fouché 48:27 écouter le passage
« Le système de santé entier est un système mafieux dans lequel nous sommes les pauvres gens sur lesquels cette mafia prospère. »
Louis Fouché 59:06 écouter le passage
« C'est un néologisme qui a aucun sens. Faut dire les choses telles qu'elles sont. C'est de l'euthanasie. »
Louis Fouché 1:20:44 écouter le passage
« C'est hyper important d'aller gratter le monstre, c'est-à-dire non restez pas là, allez lire les actas. »
Louis Fouché 1:45:30 écouter le passage

Sujets

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Transcription intégrale

22 865 mots

Établie à partir des sous-titres de la vidéo, sans relecture. Les hésitations et les répétitions de la machine ont été retirées, rien d'autre. Cliquez un horaire pour entendre le passage.

0:00 On est encore dans un référentiel où on pense qu'on est dans la relation médecin malade façon 19e siècle alors même que vous êtes déjà avec des parties prenantes qui décide de votre sort sans même que vous soyez au courant. et il s'appelle ministre de la santé et on l'a vu pendant le Covid, ça été un grand choc pour beaucoup de médecins dire "Attendez, le ministre peut décider si j'ai le droit de prescrire ou non de l'hydroxyloroquine. [musique] Bonjour, docteur Louis Foucher, je suis ravie de vous accueillir sur Tribune Libre. bienvenue. Bonjour. merci beaucoup de me recevoir. Merci à ce média d'exister et de permettre de donner la parole à des gens qui l'ont peut-être pas ailleurs ou qui donnent des points de vue qui sont un petit peu différents de ce qu'on peut entendre dans le mainstream. La sphère des médias citoyens est en train de s'étoffer et je pense que c'est plutôt pour le meilleur pour nous que pour le pire.

0:56 Exactement. Merci d'en être. effectivement, c'était la raison d'être de Tribune libre, de donner la parole à des voix on va dire discordantes notamment à l'époque du Covid et d'experts ou de citoyens éclairés qui avaient des choses autres à dire. Alors, je vais vous présenter docteur Louis Foucher. à l'époque du Covid, les médias hyper subventionnés [grognement] disaient que les voix discordantes étaient faites de sous-diplômé bas de plafond. Alors, je vais un peu raconter votre parcours de sous-diplômé. Voilà, ça peut faire sourire. Un petit peu d'humour ne nuit pas. Donc, vous êtes docteur en médecine, anesthésiste, réanimateur. C'est bien ça? Ouais, c'est bien ça. Ouais. Ouais, tout à fait. C'est double spécialité. c'est une voie universitaire en soi à l'internat. Vous savez qu'on peut être chirurgien, médecin, gynécologue, obstétricien, médecine du travail et cetera. L'anesthésie, réanimation, c'est une voie en soi où il y a d'un côté l'anesthésie, de l'autre côté la réanimation. On fait les Moi, j'ai toujours fait les deux métiers parce que je trouvais qu'ils étaient plutôt complémentaire. l'anesthésie où on endort et on réveille des gens pour permettre un geste chirurgical diagnostique ou thérapeutique, aller chercher un morceau de tumeur et faire le diagnostic quelque part ou au contraire retirer une tumeur ou ouvrir le ventre pour soigner une péritonite.

2:14 Bon bah avant on le faisait avec un morceau de bois dans la bouche et on disait aux gens serrer les dents. l'anesthésie a permis de faire un peu différemment et de permettre des grands progrès à la chirurgie aussi. Et donc on est sur une spécialité hypertechnique qui manipule des médicaments potentiellement mortels. ce qu'on appelle des médicaments à index thérapeutique très étroit. C'estàdire si on se gourde de doses et on peut très vite arriver à des secondaires très graves. Et donc c'est une spécialité où on fait attention à ce qu'on fait et c'est pareil en réanimation sauf que le but est pas exactement le même. En réanimation on cherche à passer quelque chose de très grave. Pardon, je vais éternuer. Allez-y. On cherche à passer un moment de gravité en suppléant les fonctions vitales. C'est-à-dire que n'importe quelle maladie, qu'elle soit une péritonite, une pneumonie ou une méningite ou un accident de voiture, au fond va mettre à mal ce qu'on appelle les fonctions vitales. fonction vitale sont au nombre de 6 respiratoire fait d'amener l'oxygène de dehors à dedans de le CO2 de dedans à dehors. La fonction hémodynamique faire circuler le sang avec la le cœur, les vaisseaux, le jus dedans, donc le sang pour amener l'oxygène de dedans jusqu'aux cellules et jusqu'à la mitochondrie pour permettre de faire de l'énergie. La fonction neurologique qui nous permet notre vie de relation, bouger, ressentir et cetera. la fonction rénale qui permet de maintenir l'équilibre intérieur, la fonction digestive et métabolique permet d'absorber tout ce dont on a besoin et la fonction hématologique qui permet de fabriquer les globules blancs, les globules rouges et les plaquettes qui sont bah un système de défense circulant, un système de transport de l'oxygène circulant et puis un système de réparation circulant les plaquettes.

3:56 Donc nous on va prendre en charge chacune de ces fonctions vitales pour les maintenir le temps que éventuellement la maladie passe, le temps que le les antibiotiques fassent leur effet dans une infection, que le système immunitaire se calme, le temps que le chirurgien clampe l'artère qui saigne dans un polytrauma, bah nous on donne du temps. Les Américains disent to buy time. Donc la réanimation ça sert à acheter du temps et on est par définition uniquement dans des contextes gravissimes. et pour souvent il y a une confusion pour les gens, il ils confondent avec les urgences. Les urgences [grognement] c'est le service des urgences qui gère toute la bobologie mais aussi potentiellement des déchaves. Mais la réanimation c'est à côté, c'est un peu différent. Nous on vient intervenir aux urgences justement pour les aider quand c'est très grave. mais nos services sont fermés et on reçoit les patients soit depuis les services de l'hôpital où on nous appelle en nous disant bah il y a un patient qui est en train de plus respirer, il y a un patient qui a plus de tension, il y a un patient qui est en arrêt cardiaque, il y a un patient qui fait des convulsions, donc des anomalies bah hémodynamiques, respiratoires, neurologiques très graves. et on intervient dans ces services, on va chercher le patient, on le ramène dans notre service.

5:08 Ou bien c'est le SAMU qui nous appelle directement pour nous amener directement un patient ou bien les services d'urgence de l'hôpital où bah il y avait quelqu'un qui attendait dans le couloir et puis on voit que finalement c'est très grave, c'est pareil, on va le récupérer. Donc c'est un métier où il faut avoir une très bonne gestion du stress. Oui, c'est le principe même. Moi ça fait partie de ça peut être une qualité ou un défaut. C'est je m'aime pas de quelque chose qui est pas très qui me paraît [grognement] pas trèsérieux. Donc ça souvent avec ma famille je suis passé pour un mauvais médecin parce que quand mes enfants avaient un bobo ça va quoi, ça va passer quoi. En gros pour moi tout passe parce que effectivement je suis habitué à des maladies très graves où là il y a besoin d'un interventionnisme important. à la fois il y a cette nécessité de maîtrise un peu des émotions et de les mettre de côté ce qui peut aboutir parfois à une sorte de carapace un petit peu froide pour le pour les patients ou leur famille. On peut penser que le réanimateur est un peu désensibilisé.

6:06 mais je pense que c'est une façon de se protéger pour les équipes peut aboutir à un certain humour noir dans les services. Si on mettait les caméras de TF1 ou de BFM dans un service de réanimation, je pense qu'il y aurait des scandales parce que la façon dont on parle à la fois des patients, des maladies, de la gravité, de la mort pourrait souvent en faisant des blagues ou des choses comme ça pourrait choquer le grand public. Mais il faut comprendre que à l'intérieur d'un service, c'est une façon de juguler justement le stress, de juguler les émotions, d'arriver à les à les à les diminuer quoi, à diminuer la charge émotionnelle de ce qu'on ressent. Mais effectivement, c'est des services où environ 30 20 à 30 % des patients décèdent ce qui fait que bah la mort est un est quotidienne, on pourrait dire. et puis le polyhandicap derrière, un passage en réanimation est souvent important. C'està dire que quand vous passez en réanimation, c'est à souhaiter vraiment à personne parce que c'est une descente aux enfers et vous serez jamais mieux en sortant de réanimation que ce que vous étiez avant d'avoir votre maladie. Donc c'est quelque chose qu'on ne doit pas faire normalement à des gens qui ont des maladies chroniques très avancées parce qu'on sait queil y aura aucun gain prtique pour eux. Et ça c'est compliqué à comprendre. C'estàd qu'une partie du travail, c'est de faire ce qu'on appelle du triage. Le triage, c'est de décider qui va venir en réanimation et qui ne devrait pas y aller. C'est une discussion collégiale à plusieurs avec les médecins qui nous adressent, les patients entre nous. mais il y a souvent c cet aiguillage qui dit non je le prends pas ou oui je vais le prendre ou non je le prends pas tout de suite parce que j'ai pas de place mais je vais essayer d'en faire ou on va essayer de trouver autre chose. Et ça pendant la période du Covid ça été très dur à comprendre pour la plupart des gens que la réanimation est un au fond travail en sous pression permanente. H parce que on nous demande que les services soient remplis. je vais vous donner un exemple, c'est on doit remplir un taux d'occupation du service. combien de lits sont occupé chaque jour

7:56 ? On fait le point le matin et le soir. Et c'est retransmis, c'est obligatoire déjà ce point d'élit et il donne lieu à ce qu'on appelle un taux d'occupation. Et ce taux d'occupation, s'il est à moins de 80 %, bah on perd des budgets. On nous dit bah si votre service c'est vide, ça veut dire que vous avez pas besoin de l'infirmier, vous avez pas besoin de tel respirateur, vous avez pas besoin de renouveler tel ou tel poste ou tel matériel. Et donc on est comme contraint à maintenir la rentabilité du service en maintenant le service toujours rempli à fond la caisse. Mais ça ça peut aboutir à des choses très étranges. Par exemple de garder des gens qui vont bien déjà guéris. Mais bon ça va être le weekend, on a déjà deux places sur les 16 lit. Bon monsieur Gérard, il pourrait sortir mais bon on va avoir trois places. À quoi bon quoi? On va le garder ce weekend. Ouais, mais sauf que quand vous gardez quelqu'un en réanimation, il est dans une pièce vitrée au vu au vue de tout le monde. Il est à moitié à poil, il peut pas aller aux toilettes tout seul, il est branché avec un scope, avec des seringues électriques et cetera. Bref, il y a une iatrogénie en soi d'être en réanimation.

9:03 Le fait même d'être en réanimation, c'est à la fois très traumatisant. Puis ça aboutit à de la laatrogénie, c'est-à-dire des effets secondaires liés à ce que nous on met en place alors que ce patient, il aurait déjà pu sortir. Mais pour maintenir le taux d'occupation, on va le garder. À l'inverse, si vous avez votre service qui est vide, peut-être vous allez prendre des patients qui ont un pronostic extrêmement grave. Par exemple, quelqu'un de 98 ans qui a convulsé alors qu'il a un Alzheimer sur une métastase cérébrale et d'un cancer du poumon et à la faveur de cette convulsion, il a vomi dans ses bronches, inondé son poumon de vomi. Donc fait une sorte de pneumonie d'inhalation. et il est en choc là-dessus. Il est en évidemment il s'est mis en insuffance rénale au passage puisqu'il a des métastases osseuses et une hypercalcémie et le choc l'insulance rénale saignement enfin le ce qui lui arrive font qu'il est en influence rénale. Bref, vous avez quatre défaillances majeures des fonctions vitales respiratoire, neurologique, hémodynamique, rénale. En gros, le pronostic si on devait juste côter comme ça sans même le cancer sous-jacent, on dirait qu'il y a peut-être 10 % de chance de survie. Et si vous mettez en plus le cancer qu'il a déjà il y a la survie à 3 mois ou à 2 mois, elle est à 0 % et pourtant peut-être vous allez le prendre quand même parce que il faut remplir le service [grognement] et là vous retrouvez dans une sorte d'extraordinaire banalité du mal parce que ce patient vous auriez peut-être pu le laisser partir tranquillement dans un service de soins palliatifs ou dans son service entouré des siens et de sa famille en faisant ce qu'il faut pour qu'il souffre pas mais vous aviez pas forcément besoin de lui mettre un cathétaire central dans la jugulaire interne, un cathétère artériel radial, une sonde d'intubation rotraquéale, une serezogastrique. Vous voyez, tout ça est extraordinairement agressif et on peut arriver à cette extraordinaire banalité du mal.

10:50 Absolument. On va y revenir. Ce sont les fameuses considérations pécunières qui ne devraient pas avoir à faire avec la médecine. Donc, je vais juste terminer sur votre parcours plutôt brillant. Vous êtes intéressé par la médecine mais pas seulement. D'ailleurs, petit fait notable, vous êtes arrivé majeur de promos au concours de première année de médecine, ce qui est quand même pas si fréquent, je tiens à le dire, pour un sous-diplômé, c'est pas mal ça. C'est un tacle pour les médias subventionnés. Vous intéressez aussi aux lettres. vous êtes assez transversal, prépa, hippocagne. Étude de l'éthique et des pratiques médicales, communication non violente en contexte professionnel et un master 2 spécialisé dans les approches éthiques, déontologiques et anthropologiques de la santé. Donc la notion d'éthique, c'est quelque chose qui vous tient à cœur depuis longtemps finalement, bien avant le Covid. Ah oui, et puis la question de la souffrance en général et du soin, c'est ce qui m'avait conduit à faire des la philosophie, la littérature et de l'histoire dans une vision plutôt littéraire. Et ensuite, je me suis dit bah je vais essayer de remédier à ça en étant médecin, peut-être queon peut y faire quelque chose et aider les gens. et ça m'a poussé dans la voix des études de médecine. Mais dans le monde médical et dans l'hôpital, j'ai eu aussi des je vais en parler après si vous voulez, mais des fonctions transversales, on pourrait dire au-delà de mon métier de médecin.

12:09 J'ai été confronté à cette question du triage dont je vous parlais tout à l'heure, à cette question de la limitation thérapeutique en réanimation et de laisser. Donc, j'ai été confronté à toutes ces questions on pourrait dire un peu existentielles sur le sens de mon métier, sur le sens de l'hôpital, sur qu'est-ce que c'était que la maladie, la vieillesse et la mort? Et sont des questions pourrais dire assez profondes où j'ai essayé de trouver des réponses des cas de conscience. Ce sont des cas de conscience même. Oui, exactement. Avec des dilemmes, des cas de conscience. Les dilemmes, c'est en éthique, c'est exactement ce que vous dites. Un cas de conscience, un moment où les valeurs viennent s'entrechoquer. Il y a êtes comme tirailler entre deux parties difficiles à prendre. Est-ce qu'il faut continuer à soigner ce monsieur ou est-ce qu'il faut le laisser partir? Est-ce que continuer à le soigner, ça il y a un espoir ou est-ce que c'est juste le faire souffrir? Est-ce que le laisser partir c'est pas l'abandonner? Et puis ne pas saisir toutes les chances? Voilà, vous êtes pris au milieu de ces ces dilemmes insolubles, ces conflits de valeur intérieure. Et l'idée c'était de d'arriver à mettre un cadre là-dessus.

13:07 Donc, j'ai entrepris des études d'éthique et d'anthropologie de la santé, un master 1 puis un master 2, un DIU et puis j'étais en cours d'un j'allais commencer un doctorat en fait là-dedans quand le Covid a commencé. Donc, je j'aurais été devenu je serais devenu docteur en éthique et en anthropologie de la santé, PhD. Mais le Covid a mis un terme à ma carrière assez brutal. Donc voilà. Donc c'est quelque chose qui m'intéresse, qui continue de m'intéresser, sur lequel j'ai aussi publié des livres notamment Agonie et renouveau du système de santé. voilà. Après, pour ce qui est de la communication non violente, je pense que ça c'est même dans un contexte familial, ce serait utile et je recommande à tout le monde d'essayer d'aller gratter ça parce que la question de la communication et du lien entre les humains est complètement centrale dans le soin. Ça c'est pareil, c'est l'expérience de médecin qui m'a poussé à aller chercher plus loin que juste des réponses techniques. Je voyais bien qu'en discutant avec les familles dans la dans le la salle de réunion avec les familles en réanimation, c'était pas tant les questions de respirateur, de dose de noradrénaline, de quantité d'antibiotiques qui étaient en question, c'était autre chose, c'était plus profond et il fallait réussir à écouter l'autre pour arriver à le à commencer à l'aider.

14:19 Et donc pour moi, ça c'est un des enjeux importants du soin. C'est d'abord une rencontre et d'abord une écoute. Ensuite, les solutions techniques, bon, elles sont un élément de la réponse, mais elles sont pas sûrement pas l'ensemble de la réponse. Les gens commencent souvent à guérir avant même que vous ayez commencé à faire quoi que ce soit. Simplement parce que vous êtes là et que vous écoutez la souffrance. Je me souviens par exemple pendant le Covid que alors que les patients étaient enfermés dans les chambres et que nous on avait des masques canards, vous savez, le chapeau, une double paire de gants des [raclement de gorge] on était vraiment dans des conditions d'isolement strict façon Ébola. c'était très stigmatisant pour les patients et il y avait un énorme isolement et ils étaient tout seuls. Les visites étaient interdites, les visites des familles étaient interdites. Donc ils se retrouvaient à mariner au fond de leur chambre en disant qu'ils allaient crever et c'était vraiment terrible. et en voyant que des petits hommes verts sans visage qui venaient les voir. Et moi ce que je faisais c'est que à partir du moment où il y avait deux tests négatifs, c'était la règle qu'on s'était donné deux tests négatifs, c'est-à-dire à plus de 35 CT de c'est le cycle trèschol du test PCR dans la trchée, on considérait qu'ils étaient plus virères, c'estàd qu'il ne portaient plus un virus vers l'extérieur et qu'ils étaient plus susceptibles de contaminer qui que ce soit. Et donc à partir de ce moment-là, on levait l'isolement et moi je rentrais dans la chambre sans masque, sans rien, avec un grand sourire en disant "Ça y est, vous êtes guéri."

15:37 Alors mais parfois ils avaient encore de l'oxygène à gogo, ils étaient encore en train de très essoufflés par leur maladie. Mais juste le fait de leur dire ça, bah je voyais un grand sourire sur leur visage et déjà ça commençait à aller mieux et la la spirale ascendante se mettait en route. Donc ça fait partie du jeu. et dans les autres diplômes ou qualifications, on pourrait dire qui sont nécessaires, vous avez parlé de cette idée de gérer le stress, de gérer l'urgence, mais aussi le travail en équipe. L'idée que un réanimateur tout seul, en gros, vous me mettez dans la rue, moi je peux rien soigner,. J'ai besoin de d'un hôpital, d'infirmiers, d'être soignant, de gens qui font le ménage, de gens qui font la des courses pour aller emmener les prélèvements au laboratoire d'un laboratoire en aval qui va regarder ce que j'ai prélevé comme sang et qu'est-ce qu'il y a dedans. de d'un service d'imagerie, d'un chirurgien et de toute l'équipe de chirurgie avec un bloc opératoire. Donc je suis qu'un tout petit maillon à l'intérieur d'une énorme chaîne de soins. Et ça ça vous remet de l'humilité, c'est-à-dire on a l'impression que le réanimateur il joue un peu adieu sur terre, il peut réanimer les gens et cera. Non, non, non, tout ça n'existe que parce qu'on est pris dans un une mise en cohérence collective. Et un des boulots du réanimateur, c'est de servir de chef d'orchestre, c'est-à-dire de enfin de chef d'orchestre, de prétexte à ce que les gens se retrouvent. parce que je vais appeler le chirurgien, il va venir, je vais appeler le médecin interniste qui avait en charge le patient, je vais appeler les infirmiers, les soignants et cetera puis on va faire une réunion pluridisciplinaire pour discuter ensemble. Bah ça c'est mon quotidien professionnel, c'est de réunir des gens pour faire des réunions pluridisciplinaires pour essayer de discuter et mettre en œuvre ce qui est le mieux possible pour le patient et y compris avec les familles, avec les patients. Donc il y a toute cette idée du travail en équipe qui est fondamentale. Et enfin, il y a un dernier point qui me semble très important dans ce métier, c'est ce qu'on appelle la hiérarchie des priorités. Hm.

17:20 C'est-à-dire être capable de dire qu'est-ce qui est important et qu'est-ce qu'il est pas. Or, on se rend compte que beaucoup de non contemporains sont à côté de la plaque sur ce qui est important et ce qu'il est pas. ils passent leur parfois des heures et des années de vie à s'occuper de trucs qui se peuvent paraître complètement trivial. et là je vais te dire autrement. Si vous avez quelqu'un qui est en arrêt cardiaque devant vous, la question est pas tout de suite d'aller voir s'il y a du PQ dans les chiottes. on s'en fiche. Ce qui compte là tout de suite, c'est de lui enlever ce qu'il aurait dans la bouche sur lequel il peut s'étouffer. de s'organiser pour le massage cardiaque en disant toi, tu fais ça, toi tu fais ça, toi tu fais ça, toi tu fais ça, toi tu tiens le chrono, toi tu masses, vous relayez à deux toutes les 2 minutes, toi tu ramènes le défribrillateur, un choc toutes les 2 minutes et cetera, à 200 joules. Bref, de donner un certain nombre d'ordres très précis pour mettre en place ce qui est le plus urgent et le plus nécessaire tout de suite. Donc ça c'est ça été très utile dans la période du Covid pour ne pas se noyer dans mais attendez c'est quoi cette histoire de masque pour une épidémie virale qui est censé être gravissime?

18:21 Enfin au mieux c'est à la marge que ça pourrait être un tout petit peu utile à éviter que les gens se postillonnent à la gueule les uns des autres. Mais c'est juste ridicule c'est mettre autant d'argent, autant d'énergie sur cette histoire là alors même qu'on met pas d'énergie sur des traitements précoces qui eux sont utiles pour que les gens aient une bonne immunité. vous voyez, en terme de hiérarchie de nécessités, pour moi, il y avait vraiment quelque chose de choquant. Je comprends tout à fait. dans la pratique de votre métier, quand vous avez débuté, je peux imaginer que ce qui a été le plus difficile, ça été de comment dirais-je, d'accepter l'échec entre guillemets. Quand il y a un patient qu'on réanime et puis on se dit il faut le laisser partir, il y a pas d'autres choix. Quand on est jeune médecin, c'est compliqué de gérer ce cet échec entre guillemets ou ce lâcher prise. Je ne sais pas comment exprimer ça. Ouais, il y a une sorte de lâcher prise. Alors, je suis pas sûr que ce soit si compliqué que ça à force. et on est pris dans une ambivalence pour mon ancien chef de service. là, il me disait "La mort est un échec." Pour lui, c'était ça. Or, il m'a été de voir que le plus grand nombre de cadeaux que j'ai reçu dans mon exercice professionnel était pas pour avoir réanimé des gens de manière positive, mais pour avoir accompagné des décès de manière digne et d'avoir pris le temps, pris le soin qu'il fallait pour que bah les gens meurent dignement quoi, pas tout seul au fond d'un service d'urgence, pas baignant dans leur merde, au fond de drap dégueulasse, mais non, entouré avec une équipe qui prend soin de la famille.

19:53 qui apporte un petit café, une bouteille d'eau et cetera. Et j'ai été très surpris au départ. Je suis tiens mais c'est marrant, c'est pour ça que je reçois des cadeaux, c'est pas pour avoir sorti les gens de réanimation. Et donc il y a eu une sorte de réconciliation avec l'idée de un moment lâcher prise, dire nous ne sommes pas toutpuissants et nous devons accepter de laisser partir. La réanimation, elle paraît toute puissante comme ça parce qu'elle a des outils grandioses. C'est vrai si vous mettez de la neuradrénaline dans les veines de quelqu'un ou de l'adrénaline, bon bah ça un effet. Vous voyez tout de suite que le cœur repart, que la pression repart. Si vous mettez un tuyau et un respirateur accrocher à un poumon de quelqu'un, c'est pareil. Quelqu'un qui respirait plus, qui était en train de s'étouffer, boum, vous arrivez à ramener de l'oxygène. C'est un peu magique quelque part. Mais c'est l'illusion de la toute puissance. C'est l'illusion de cette bris dont parlent les Grecs, c'est-à-dire cette folie des grandeurs, cette volonté d'être Dieu à la place de Dieu, d'être le démurge à la place du démurge. Il y a des réanimateurs qui sont saisis par cette folie des grandeurs en disant " c'est moi qui décide de tout."

20:53 ou au contra le destin est la maladie est, elle vous rappelle souvent justement votre humilité et que vous la souvent vous comprenez pas ce qui se passe. Vous comprenez pas pourquoi quelqu'un guérit. quel est le vrai mot que vous mettriez sur le nom de sa maladie? C'est pas si clair que ça malgré toutes vos années d'études. Et donc pour moi, ça pas été particulièrement difficile de renoncer à cette toute puissance, même si pour des collègues de la génération d'avant, je pense que c'était vraiment un problème. et maintenant à l'inverse, je pense que pour les jeunes générations, il y a un peu un renoncement facile à prendre soin des gens. Et donc on est vraiment à l'extrême inverse. C'est dire "Ah non, je réserve la réanimation que pour quand je suis sûr que ça va marcher." Et tous les cas un peu limite c'est bon, on le laisse mourir. Ça va, c'est quand même plus simple parce que la mort devient une solution simpliste à des problèmes complexes. Parce qu'effectivement, quand le patient est là qui vous pose des plein de questions, bah vous endormez pas la nuit, vous revenez à la maison avec, vous posez des questions, vous dites "Est-ce que j'ai bien fait? Est-ce que j'ai mal fait? Qu'est-ce qu'on pourrait faire différemment en vous, bah c'est des heures et des heures à réfléchir sur chaque cas et chaque patient. bah là, quand vous acceptez un peu trop facilement la mort, ça devient une sorte de routine. Et pour certains services d'urgence ou certains services de réanimation, il y a un peu un côté expéditif. Si ça marche pas tout de suite, boum, ciao, tu dégages. Et là, c'est intéressant de voir qu'il y a vraiment des pratiques très différente en fonction des services. je vais prendre l'extrême qui est la réanimation néonatale, la réanimation des tout petits bébés prématurés qui viennent de naître. certains services considèrent que à moins de 500 g, moins de 24 semaines d'aménoré, bah c'est foutu. Ce grand prématuré n'aura aucun espoir de survie sans séquel neurologique. Et donc tous ceux qui sont à moins de 500 g, moins de 24 semaines, ciao, bye. En gros, il les

22:43 laissent mourir quasiment tout de suite. Et ça c'était le cas par exemple du service de néonatologie. Je caricature un petit peu mais en gros c'était un peu leur politique dans un certain hôpital de Marseille que je citerai pas. Et à l'inverse, j'ai rencontré dans un autre hôpital de Marseille quelqu'un néonatologiste qui elle-même avait eu un enfant de 23 semaines et 400 480 g qui avait survécu sans séquel. Ah oui, parce que des médecins avaient osé le faire. Hm. Et qui bah fatalement on était marqué dans sa propre pratique personnelle. Ne pouvait pas dire non, c'est pas juste 500 g et 24 semaines, c'est plus compliqué que ça. C'est-ce que il va faire des hémorragies intraventriculaires dans le cerveau? Est-ce que il y aura des nécroses digestives? C'est les complications fréquentes. Comment va se passer le une complication respiratoire très fréquente du très grand prématuré qu'on appelle la maladie des membrayalines? C'est qu'en gros, il y a pas assez de surfactant dans l'alvéole et les alvéoles se collabent comme ça.

23:39 et donc il peut les patients peuvent pas respirer les petits patients mais on injecte du surfactant et les alvéoles se réouvrent et hop il pourrait y avoir des échanges gazeux. Mais c'est pas dit que ça marche à chaque fois. Et donc vous voyez que ces considérations éthiques, elles viennent complètement influencer la pratique elle-même. Mais derrière ces conflits, c'est donc là il y a tout plein de représentation du monde. Est-ce que je suis chrétien musulman, est-ce que je suis até? Est-ce que je suis la car où je considère que manière tout ça c'est matériel et on s'en fout? Est-ce que je suis bouddhiste? Est-ce que j'ai une vision? Est-ce que moi-même j'ai été traumatisé ou ma famille sur cette expérience là? Ça va changer beaucoup de choses sur la pratique des médecins. Mais ce qu'on oublie souvent de dire, c'est qu'il y a autre chose qui influence. Est-ce qu'il y a du pognon? Est-ce que c'est remboursé? Est-ce que c'est valorisé en terme d'acte? Et est-ce que il y a derrière du pognon dans la famille ou une structure d'accueil pour le malade? Je vais vous donner un exemple encore. Michel Schuarur, je crois est toujours en vie.

24:41 H mais vous savez qu'il s'est croûé en ski avec un neurotroma extrêmement sévère dont il est resté polyhandicapé à vie de manière extraordinairement sévère au point que certains disent bon qu'il est proche d'un légume entre guillemets. Je pas en pryer cette expression mais c'est que vous compreniez mais c'est-à-dire un stade de handicap neurologique et cognitif très grave. Pourtant il est encore là. Oui. Parce qu'il a de l'argent parce que sa famille veille sur lui parce qu'il y a un environnement social. Mais si vous avez la même chose et que vous êtes clochard, tout le monde dira "Bon, il faut le laisser partir, allez hop, limitation thérapeutique, sédation terminale et vous serez mort en 2 jours." Et donc là, vous voyez des choses très étranges, c'est que le pronostic n'est pas le même selon que vous êtes riche ou pauvre, selon que votre pays est riche ou pauvre. J'ai travaillé au Vietnam pendant 6 mois. Quand j'étais interne, j'ai eu la chance de faire un interchu au Vietnam. Et pour la maladabie membranialine dont je vous parlais là chez les nouveaux nés, il y avait simplement pas de surfactant. il y avait pas ce produit et donc on ne pouvait globalement tous les enfants qui faisaient cette maladie mourraient et moi je savais qu'en France avec juste une injection intratraquéale de ce produitlà on arrivait à améliorer le pronostic de manière majeure qui faisait que plus 70 10 % de ceux qui pouvaient avoir ce traitement s'en sortaient. Bah là c'était 0 % qui s'en sortait. Et là vous dites tiens ou on n'est pas traité à la même enseigne là.

26:06 voilà, donc c'est juste pour vous ouvrir à cette question des enjeux économiques derrière les enjeux de santé et qui sont souvent même enfin la plupart du temps complètement occulté pour les patients mais qui au contraire dans les mains des administratifs ne sont que et des industriels sont les seuls gens jeux qui vaent la peine. C'est parfait. Ma transition est toute trouvée pour en arriver au sujet qui nous occupe à savoir cette convention annuelle qui a lieu à Chamoni qui s'appelle Cham. La dernière s'appelait Cham 2025. J'ai découvert l'existence de ces réunions annuelles par une de vos interviews entrevues et ces conventions réunissent des politiques des personnalités de la société civile laboratoire syndicat enfin laam toutes sortes d'acteurs, d'intervenants qui vont décider de la médecine de demain et où ces enjeux croisés entre les considérations médicales et économiques pécun unière flirte joyeusement ensemble où on parle essentiellement d'efficience et d'efficacité. Alors, est-ce qu'on est encore dans l'humain?

27:18 je ne sais pas trop. Voilà. Ah, vous avez un document. Très bien. Et exactement, voilà. Et je voulais en parler avec vous parce que vous m'avez interpellé là-dessus, je sais plus dans quel interview et je me suis dit mais c'est très peu connu du grand public et c'est extrêmement intéressant. c'est un peu le petit Davos de la santé chaque année. On peut dire ça comme ça ou pas selon vous? Ouais, je pense qu'on peut exactement le dire comme ça. pour ceux qui connaissent DAVOS, c'est le forum économique mondial,. c'est-à-dire cette réunion de tous les acteurs économiques majeur et y compris étatique parce que le l'État est un acteur économique aussi, industriel, grandes entreprises, moyennes entreprises, start-up qui se réunissent pour essayer d'établir des stratégies ensemble, des stratégies de conquête des marchés, de stratégies d'innovation, des stratégies de coopération économique. Que saje encore? Et donc c'est un petit club dont vous avez des retransmissions publiques de ce des séances publiques où on fait des grandes considérations générales sur l'économie et cetera. Mais vous avez aussi des sessions privées. Ces sessions privées à porte clause sont le lieu bah de faire du réseau, faire des deals, commencer à établir une stratégie plus importante, plus réannuelle, pourquoi pas? Ça c'est le word economic forun mais vous avez la même chose en santé.

28:37 En santé, faut imaginer que l'ondame c'est le l'objectif national de dépense des de l'assurance maladie est fixé chaque année. En gros, ça vous fixe qu'est-ce que c'est le budget de la santé en français? En France, je parle que pour la France là, le budget de la santé c'est 274 milliards à peu près là cette année pour la loi de programmation 2026. Ça veut dire c'est un énorme gâteau à croquer. C'est cet argent, il va pas nulle part. Il financent des hôpitaux, il financent des médicaments, ils financent des la chirurgie. Imaginez que vous êtes industriel, vous dites "Mais il y a 274 milliards de pognon à croquer là. Si seulement j'arrivais à faire que tiens, mais les hôpitaux deviennent privés, que je puisse placer mes techniques de chirurgie ou de médecine dans le dans l'organisation des soins, que je puisse placer mon médicament dans un parcours de d'un patient dans telle ou telle maladie. Et puis évidemment tout ça va beaucoup mieux marcher si vous mettez ensemble un partenariat public privé c'est f PPP qui sont en fait l'utilisation de l'appareil d'État et l'appareil institutionnel par la sphère privée pour faire plus de profits et en plus rendre obligatoires ces profits. Je vais vous donner un exemple de partenariat public privé. le moment des vaccins contre le Covid.

29:54 Hm. Vous avez eu plus de 70 milliards qui ont été dépensés simplement pour à l'échelle de l'Union européenne pour la le premier round des vaccins anti Covid et qui était lié à un accord qui avait été passé entre l'Union européenne et les industries. Vous avez jamais dit quoi que ce soit si vous étiez d'accord ou pas. Vous avez jamais acheté le produit. On vous l'a jamais prescrit pour le justifier. Non, tout ça été décidé en amont par ce partenariat public privé entre en l'occurrence l'Union européenne et le et les industriel de la santé. Alors, c'est peut-être la première dimension à comprendre à travers cet exemple du cham, c'est la santé, c'est pas juste votre médecin et vous dans votre colloque singulier pour trouver le meilleur soin possible pour vous, votre parcours de soins. Ça ça existe, c'est vrai, c'est réel et il y a des gens qui le font très bien. Mais tout ça s'intègre dans un système plus large. Ce système plus large, bah c'est on va l'appeler la médecine de ville, le système de médecine hospitalière. le système de santé en général, donc les acteurs du système de santé, mais là-dedans, il y aura les ambulanciers qui vous amènent depuis votre petit village de province jusque au CHU. Il y aura le CHU lui-même, il y aura plein d'acteurs dont vous avez même pas idée. Il y aura des acteurs institutionnels et des acteurs privés.

31:16 Les acteurs institutionnels, ce sera le CHU, les acteurs privés, bah ce sera l'orthophonist, le kiné au coin de la rue. Mais au-delà du kiné de l'orthophonist, il y a ceux qui vendent les machines au kinésithérapeute. Au-delà du médecin, il y a ceux qui vendent les machines aux médecins au chirurgiens, ceux qui vendent les médicaments aux médecins aux chirurgiens et à l'ensemble des différents prestataires. Et donc vous voyez petit à petit que tout ça est un écosystème complexe dans lequel vient s'insérer le patient, le soignant et les soignants parce qu'il y en a plein de différents. Je vous ai dit le médecin, l'infirmier, l'être soignant, le coursier, la personne qui fait le ménage à l'hôpital, l'administratif de l'hôpital et cetera, les tutelles institutionnelles administratives. Et là, vous allez avoir des instances en charge de gérer la santé. Et en France, vous avez plus d'une quinzaine d'instances en charge de le faire. C'est un 1000 feuille administratif extraordinairement complexe. Vous avez peut-être déjà entendu parler du ministère de la santé. Bon, OK, mais il y a pas que ça. Il y a la direction générale de la santé, la haute autorité de santé, le comité consultatif national d'éthique, le les agences régionales de santé et cetera. et c'est complètement opaque en fait pour la plupart d'entre vous. C'est même incompréhensible pour ceux qui sont dedans et même les soignants eux-mêmes n'y connaissent rien la plupart du temps.

32:33 C'est une usine à gaz. C'est une usine à gaz très complexe. Et puis vous avez tous ceux qui cherchent à gagner de l'argent quoi. Les pillards qui vous auront tout intérêt à ce que vous soyez malade, pas tellement intérêt à ce que vous guérissiez. Parce que si vous étiez guéris, il y a souvent cette blague un malade guéri c'est un client de perdu. Donc il faudrait vous maintenir malade le plus longtemps possible. À cet écosystème s'ajoute l'écosystème de la création du savoir en médecine. L'université, la recherche, les laboratoire de recherche privée au public, l'édition scientifique qui permet de valider par un article scientifique les découvertes que vous avez faites. Et donc là-dedans, il y a les comités éditoriaux des revues scientifiques, mais aussi les l'éditeur en chef et puis ceux qui publient ces trucs-là. donc vous voyez tout cet écosystème extraordinairement complexe se réunit ensemble à Chamon chaque année pour la France pour inventer le futur du système de santé. C'est écrit en anglais, c'est écrit inventing the future of the healthc system. C'est pour la France, ça devrait vous poser question peut-être déjà. et ces gens, comme vous l'avez dit, bah ils représentent la Caisse d'assurance maladie, une association de jeunes médecins, un groupe syndical d'infirmiers, la le une ancienne ministre de la santé, le directeur de tel ou tel groupe de la tech qui fait de l'IA en santé, un autre qui de chez Novartis et cetera. Et le tout est financé par des laboratoires pharmaceutiques et des firmes de la data. Peut-être on y viendra sur ce sujet. Peut-être vous voyez pas pourquoi la data vient se mettre là-dedans, mais actuellement, c'est la transition qui est à l'œuvre.

34:08 C'est qu'on est en train de passer d'un médecine telle que vous la connaissiez jusqu'ici à une médecine de la data, c'est-à-dire où l'information devient monyable, où l'information devient quelque chose de très important. Connaître votre taille, votre âge, votre poids, votre date de naissance, vos comorbidités devient une donnée interopérable. C'est-à-dire, ça n'est plus quelque chose qui est de l'ordre du secret médical et professionnel. Ça devient une donnée dans des tableurs de données où on explique que il faudrait qu'elle soit mieux monayée. Il y a une des sessions de 2025, c'était justement bah le la data, le nouvel Eldorado quoi. En gros,. Faut-il monayer plus la santé les données de santé? enfin voilà, voilà où on en est. Donc c'est en 2025 ça s'appelait la session 2025 c'était la santé quoi qu'il en coûte. C'est ça. AV cette expression macroniste bien connue.

35:03 Exactement. La santé quoi qu'il en coûte et les on va dire que les contrer-rendus sont assez convenus. Peut-être vous connaissez le pipotron. si vous connaissez pas le Pipotron, on peut Non, si vous connaissez pas, je vais vous faire un exemple tout de suite. Je vais partager mon écran, vous allez voir. alors, attendez, je vous le mets. Le Pipotron, déjà le nom est assez joli et parlant. [rires] Le Pipotron. Ouais. Alors, je partage mon écran, vous allez tout de suite comprendre. c'est un système algorithmique de création de réponse à des sujets complexes. Donc là, je vais zoomer peut-être un peu si j'y arrive pour que vous voyez mieux. Le pipotron. Voilà. Essayer le pipotron. On lance le pipotron. En ce qui concerne, vous savez pas quoi dire à une question complexe. En ce qui concerne l'inertie conjoncturelle, il serait bon d'examiner la somme des alternatives déjà en entreposion. Ça claque tout de suite, c'est impression. Ça claque. Voilà. Deuxème pipotron, avec l'extrémité conjoncturelle, il faut de toute urgence prendre en considération chacune des problématiques de bon sens.

36:01 Et vous voyez qu'en fait il croise des des séries de mots comme ça, puis à la fin vous aboutissiez à une phrase qui paraît avoir un sens alors qu'elle en a pas vraiment. Et donc dans les compte-rendus du cham, vous aurez un peu l'impression de lire cette espèce de jargon techno-administratif et managerial qui vous dites "Mais qu'est-ce que ça veut dire?" Et il est nécessaire d'aller décrypter ce que ça veut dire. Et là c'est moi où j'ai un petit peu d'avance sur vous, c'est que j'ai fait partie de ces commissions au sein des hôpitaux en charge de mettre en place la protocolisation de la haute autorité de santé. par exemple, j'étais président de la commission de lutte contre les effets indésirables et de mise en place des critères qualité. J'ai été aussi président du comité de lutte contre la douleur de mon hôpital et donc j'étais sans cesse en lien avec des industriels qui venaient me gratter l'amitié en me disant "Mais notre produit est formidable. Les je donne un exemple, c'est lisalgie. c'est un des selles d'opium. c'est un mélange de paracétamol d'opium. Hm.

36:58 bon, c'est un médicament qui marche très bien mais qui est très addictif et qui va créer des addictions majeures,. Donc, vous aurez plein d'effets secondaires. mais les en permanence les gens de chezalgie me proposaient de faire un cololloque, d'organiser un collocque, d'organiser quelque chose. Il finançait le petit-déjeuner qu'on pourrait faire dans tel ou tel service pour aller discuter de leurs produits. Mais donc j'ai déjà été confronté à ces endroits où les conflits d'intérêt commencent à devenir majeur, où les chevauchements entre différents territoires commence à devenir tellement important. vous voyez plus vraiment la différence entre bon bah la directrice de la caisse d'assurance maladie et puis le responsable com de tel entreprise de l'IA jusqu'à même des moments où le développement de certains médicaments, je pense moi une de mes spécialités c'est la réanimation hématologique, c'est les cancers du sang, les leucémies, les lymphos et les thérapeutiques actuellement sont en train d'évoluer beaucoup et il y a une thérapeutique qui s'appelle les ticarcelles qui est une sorte de reprogrammation des lymphos de certains globules blancs très particuliers où on les reprogramme, on les dresse à aller contre la tumeur et on les réinjecte au patient. Donc on lui prend ses propres lymphocytes et on lui réinjecte ses lymphocytes après les avoir cultivés et les avoir dressé contre la tumeur. Alors à la fois c'est plein de promesses, c'est très intéressant mais le c'est très dangereux. Il y a aussi plein d'effets secondaires.

38:18 et le prix de ces thérapeutiques est côté en fonction de ce que ça épargnerait comme chimiothérapie. Donc vous avez une injection de petit cararcel, elle est peut-être à 175000 €. Voyez donc vous avez des la main qui tremble un peu quand vous avez la seringue dans les mains et qui développe ça c'est énorme bah en fait c'est l'industrie directement c'estàd que vous avez même plus le CHU qui a son mot à dire même plus le secteur de recherche du CHU ni rien. C'est au sein du CHU c'est l'industrie qui vient vous proposer de faire telle ou telle recherche et cetera. dans pas mal de CHU, mais là je pense à l'IHU le l'IT Hospital Universitaire de Marseille, on fait des prélèvements de routine mais on fait beaucoup de recherches et ces prélèvements de routine pour un certain nombre d'entre eux aboutissent à créer ce qu'on appelle une biobanque. une biobanque, c'est on garde un peu d'urine, un peu de plasma, un peu de crachat, un peu de sel dans une des espèces de coffres fort de chambre froide pour plus tard. On verra. Alors, ça peut servir à faire un diagnostic rétrospectif. Par exemple, au moment du Covid, bah on l'HU est allé chercher dans les prélèvements des années précédentes, est-ce que le Covid était pas déjà là? et juste on savait pas le diagnostiquer parce qu'on avait pas le test mais donner des rhumes et puis voilà quoi. Donc il ils ont utilisé des biobanques à ce moment-là. Ces biobanques, vous dites "Bah d'accord, elles sont gérées par qui?"

39:42 Ah jusqu'ici elles étaient gérées par les services de recherche et les services de soins, mais maintenant elles ont été comme délocalisées avec une gestion propre des biogants en vue de leur valorisation. Sous-entendu, nous allons vendre les résultats à des laboratoires pharmaceutiques qui font de la recherche parce que c'est une sorte de délocalisation de la recherche comme si au fond la biobanque était un prestataire de service, un sous-traitant. Le laboratoire va dire bah d'accord, on va regarder dans vos prélèvements d'avant. Mais vous avez donné votre accord à un moment vous avez dit je veux bien être dans cette recherche. Mais en fait non, pas du tout. Et donc il y a une négation propre de du consentement qui est absolument terrifiante. Et ça c'est en train d'arriver de partout. Ce que vous mettez sur votre dossier de santé, est-ce que ça va être réexploité par une entreprise qui fait des statistiques et de l'épidémiologie par exemple? Bah aujourd'hui aux États-Unis, il y a une entreprise qui s'appelle Patience Like me qui fait c'est une sorte d'application sur votre téléphone qui vous permet de retrouver des gens qui ont la même pathologie que vous. Imaginez, vous avez une maladie de lime, vous êtes tout seul dans votre coin comme une merde. Bah évidemment, vous avez envie d'être en contact avec d'autres parce que vous savez que vous allez peut-être trouver des solutions. Donc patient laxmi fait ça. On pourrait dire c'est un super service. Mettre des patients en lien, c'est formidable.

40:59 Oui. Sauf que comment il se financent en revendant vos datas. Et donc ça veut dire que vous serez ensuite la proie d'un ciblage marketing particulier. Ah, vous êtes vous avez le lime et tiens, un artiste qui a développé un nouveau truc va vous cibler en priorité ou des choses comme ça. le Ouais. Enfin bon, voilà. Et donc on est en plein dans un changement très important de système de santé quoi. Anthopologique, c'est même un changement anthropologique civil. Ça été créé en 2009 d'ailleurs pendant le quinquena Sarkozi. Bon, peut-être qu'il y a pas de lien de cause à effet mais vous connaissez le contexte de création de cette convention annuelle? Oh oui, enfin il faut imaginer que Chamd parce qu'on voit vraiment la collusion d'intérêt direct et que le fait que ça parle que de pognon he je sais pas si vous avez remarqué à la fin il s'agit d'efficience d'efficacité à la marge on dit que les gens faut que les gens soient bien soignés mais en fait non on s'en fout un peu. Ce qui compte, c'est de faire des économies en santé et toutes les conclusions du CHAM 2025, c'est bah notre système de santé nous coûte trop cher, donc il va falloir gratter sur les soins.

42:10 Il va falloir tout mettre en digital parce que ce qui compte cher, c'est quand même le personnel. Donc on va mettre de l'IA partout. le numérique est incontournable et puis il va falloir améliorer la pertinence des soins. Pertinence des soins, ça veut dire ne pas prescrire quelque chose pour rien. Vous de prime à bord, vous dites "Ah bah c'est bien, oui, il faut pas prescrire des choses pour rien." Sauf que comment on fait pour évaluer que c'est bien prescrit? Bah, on va mettre des références médicales opposables, c'est-à-dire des référentiels sur qu'est-ce que les médecins ont le droit ou pas le droit de prescrire. Et là, vous voyez apparaître quelque chose d'autre. C'est "Mais qui décide ce qu'on a le droit ou pas de prescrire? et même ceux qui sont dans ces réunions. Donc l'industriel lui-même avec la CPAM va dire "Non mais là on peut prescrire ça et là on peut pas." Ça veut dire quoi? C'est vous dites "Bon hydroxychloroine dans le Covid, ah bah non, c'est pas c'est une référence médicale opposable, vous n'avez pas le droit de le prescrire. C'est là que la politique vient s'imisser dans votre relation patient médecin."

43:06 Exactement. au nom de la science et au nom en plus de la science maintenant de l'efficience économique. Il faudrait pas prescrire un truc qui sert à rien. Sauf queon passe dans ces références médicales opposables. Je peux vous assurer qu'il y en a plein des médicaments qui servent à rien et qui sont sans cesse prescrit. Mais ça va, ils sont dans la RMO, ils font partie de la logique d'efficience. Donc vous voyez que il y a une sorte de perversion. C'est à la fois sur le papier, si vous regardez le truc de loin, vous dites "Oh bah ouais, c'est plutôt pas mal. Il cherche à bien faire, à coopérer, à faire un écosystème cohérent." Mais dès que vous rentrez dans les détails, vous rendez compte que l'intention n'est pas claire. L'intention est de faire de l'argent. L'intention est d'utiliser vos datas. L'intention est de réduire votre marge de manœuvre à la fois en tant que patient et en tant que soignant. Aboutissant à ce que Bernard Stigler, c'est un penseur de la technique,. Mais Bernard Stigler appelait la proléarisation intégrale. je vais essayer d'expliquer ça. Proléariser, vous souvenez, c'est le mot prolétaire, ça vous fait penser à à Marx, au communisme et cetera. Bah oui, pour Marx le prolétaire c'est celui qui n'était pas propriétaire de son outil de travail. C'està dire il va à l'usine et puis il fait ce qu'on lui demande de faire, il fraise, il tourne et puis c'est un autre le capitaliste qui lui récolte les fruits du travail et qui décide ce qui va être fait et ce qui est pas fait. Prolétarisation intégrale, ça veut dire quoi? Ça veut dire c'est la même chose mais aujourd'hui pour un soignant, il n'est plus propriétaire de son outil de travail. Il ne décide pas comment il travaille. Nécide pas même ce qu'il va prescrire. Il n'est là que pour effectuer une tâche répétitive bah d'ouvriers spécialisés au fond. Et ça ça veut dire quoi? Ça veut dire dans prolérisation intégrale, il y a l'idée d'une perte des savoirs. Une perte du savoir-faire. Petit à petit, je perd je sais plus faire telle ou telle chose. Vous regardez ce que c'est faire un médecin aujourd'hui versus ce que çait faire un médecin généraliste il y a 50 ans. Ça plus rien à voir. Un généraliste il y a 50 ans, il savait faire un accouchement. Il savait prendre l'attention sans avoir besoin de la

44:56 machine qui gonfle toute seule. Ils savaient faire une ponction lombaire. Aujourd'hui, la plupart des généralistes ne savent plus faire ça. Il y a une perte des savoir-être. Être médecin, qu'est-ce que ça veut dire en terme? Qu'est-ce que j'incarne? Qu'est-ce que ça veut dire au sein de la société? Bah, vous perdez ce savoir-être. Vous savez plus vraiment. Vous êtes un prestataire de service pour un truc technique, vous allez passer au stand. Ah mais c'est très différent d'une relation de confiance d'un médecin de famille avec une famille qui connaît depuis que les gens sont tout petits respectant le secret médical étant attentif au développement de chacun dans le temps. Non là c'est moi je viens one shot vous réparer la hanche si je suis chirurgien de la hanche vous faire telle ou telle chose au niveau cardiaque si je suis cardiologue et il faut que je vous mette un ressort dans l'artère. Alors, c'est très utile,. C'est des très bons techniciens. Je dis pas l'inverse,. Mais simplement le savoir-être a changé. Et peut-être que ce technicien, il va plutôt vous faire une remplir une feuille avec tous les effets indésirables en disant bon voilà, vous êtes informé maintenant, vous assumez les conséquences que vraiment de développer une relation de confiance avec vous. Et il est plus tout à fait dans la même relation. Il cherche à éviter l'emmerde médico légale plus que peut-être à faire le mieux pour vous. Et je me souviens très bien des discussions qu'on avait eu en obstétrique où le chef de service d'obstétrique m'avait dit "Oh tiens, moi franchement entre faire une césarienne à 2h du matin un peu par excès versus avoir un procès parce que le bébé est mort ou parce qu'une jeune femme est morte en couche, il y a pas photo. Je préfère ne pas avoir de procès. Donc je ferai des césariennes. Ah oui! Et ça vous comprenez bien que très vite ça va aboutir à faire des césariennes par excès.

46:31 Oui. Parce que pour se protéger quelque part parce que vous avez pas envie de prendre le risque. Et là vous voyez un autre élément qui apparaît, c'est l'artificialisation progressive de nos vies. C'est tout doit être contrôlé et prédit. La naissance mais ensuite l'enfance puis l'adolescence. C'est quand même une période à risque puis le la contraception. Puis ensuite bah vous voulez plus une contraception, vous voulez faire un enfant, il faut que ce soit encadré. Puis votre grossesse, elle est encadrée, puis votre accouchement est encadré, puis votre mort est encadrée et à chaque fois avec des soins qui vont être prodigués. Et qui dit soin dit vente de soin et donc une industrie qui se crée autour de ce qui avant était de la physiologie. être un bébé avant c'était normal quoi. Ah non, maintenant c'est très dangereux. Faut que vous ayez x vaccin pour être sûr de pas mourir d'une rouge ou de je sais pas quoi. Ouais, peut-être ça se défend en partie chez certains, mais peut-être pas chez tout le monde. et on crée comme des humains hyper domestiqués qui sont incapables maintenant d'avoir un bébé de manière naturelle. Il faut absolument qu'ils en passent par de la procréation médicalement assistée. Encore une fois, je critique pas la procréation médicalement assistée. C'est pas ce que je veux dire,. Mais je mets en évidence le fait que tout ce système aboutit progressivement à une mercantilisation intégrale du vivant.

47:50 Et au fond, on se met à ressembler à du bétail, à un cheptel de veau où toute leur vie est administré de A jusqu'à Z jusqu'à leur mort, administré aussi par une euthanasie. Donc perdre des savoirs-faire, perdre des savoirs-être, perdre des savoirs théorisés. Les soignants comprennent plus dans quel monde ils sont. Et on est encore dans un référentiel où on pense qu'on est dans la relation médecin malade façon 19e siècle alors même que vous êtes déjà avec des parties prenantes qui décident de votre sort sans même que vous soyez au courant. et il s'appelle ministre de la santé et on l'a vu pendant le Covid, ça été un grand choc pour beaucoup de médecins dire "Attendez, le ministre peut décider si j'ai le droit de prescrire ou non de l'hydroxyloroquine." Il y a eu vraiment un choc tel point qu'il y a un groupe entier qui s'est créé qui s'appelait "Laisons les médecins prescrire". ou en disant "Mais attendez, on vient de toucher à une liberté fondamentale du médecin. C'est lui qui est une de ses responsabilités fondamentales. Mais ça y est, le pas était pris petit à petit, on va vous expliquer que c'est pour votre bien qu'on interdit au médecin de vous prescrire si ou et donc là vous avez Ouais. une perte des savoirs théorisés et une perte des savoirs tout courts. C'est petit à petit vous demandez à un médecin mais c'est quoi la digestion? Comment ça marche?

49:03 Pourquoi les gens ils ont le ne lait qui coule l'hiver? Pourquoi? C'est quoi un rume? C'est en fait vous avez plein de médecins au bout d'un moment, ils savent plus et vous voyez que petit à petit un nivellement par le bas et on va faire perdre son crédit symbolique au soignant. C'estàd au fond la confiance est rompue et ça été un des gros éléments du Covid, c'est que les gens maintenant n'ont plus confiance dans leur soignant, ce qui est hyper triste au fond parce que il ne peut se passer un soin que dans la confiance à fait et une guérison que dans la confiance et dans la rencontre humaine. Bah ça c'est perdu. Dans le même temps, il se passe des modifications administratives et législatives. H je pense à la facus progressivement ce qu'on appelle les filières avancées de pratique avancée. C'est quoi? Un infirmier peut devenir un infirmier en pratique avancée. Sous-entendu, il a un droit de prescription. Non, il a un droit. Donc l'infirmier est très content. Il en survalorise son diplôme, il a il a un meilleur salaire et cetera.

49:59 Sauf qu'il n'a droit prescrire que ce qui est autorisé à la prescription dans les références médicales opposables. Et donc là, on s'affranchit de la liberté de prescription du médecin. C'est maintenant on a et on crée pas un un super infirmier, on crée un sous-médecin h fait pour remplacer le médecin de ça. C'est si on met un infirmier, mais si vous mettez une IA qui décide à la place d'un médecin, c'est encore mieux. Là Lia, elle sera que dressée à dire "Bon c'est soit Pfizer, soit Novartiste, soit machin." Mais par contre aller chercher si en médecine naturelle il y aurait telle ou telle remède, en phytothérapie, en médecine chinoise traditionnelle, en homéopathie. Lia, elle sera jamais dressée à ça. Donc elle donnera des réponses univoques, très techniques, très rapides, avec une force d'impact impressionnante. Mais voilà. Donc là, je vous fais un peu le tableau noir. mais il y a aussi c'est comme d'habitude dès que vous creusez un sujet que vous allez regarder, vous travaillez, vous rendez compte que c'est toujours subtil, paradoxal, ambigu et que il y a aussi des brèches de clarté, de beauté à l'intérieur de ce système. Et même dans le champ, vous pouvez vous dire, il y a plein de gens en fait, ils sont honnêtes, ils sont sincères, ils ont envie de bien faire. C'est pas que des salots qui veulent faire du fric. oups, excusez-moi, j'ai mon micro qui est tombé. Je mettrai en descriptif de la vidéo le lien vers donc c'est canalcham.fr comme ça les internautes pourront se rendre compte vraiment de ce qui s'y passe. effectivement, il y a beaucoup de débats, c'est annuel. Par exemple, l'année dernière en septembre 2025, il y avait il y a eu un débat un après-midi qui s'appelait ça s'intitulait la prochaine pandémie. La France s'y prépare-t-elle? Je savais que ça vous ferait sourire et ça existe. C'est sur le site. C'est pas moi qui l'invente.

51:41 Oui. Alors ça fait d'autant plus sourire que on les révélations sur l'affaire Epstein toute récente nous montrent que la préparation même des pandémies en l'occurrence avait été orchestrée par Bill Gates et la fondation Bill et Melinda Gates. Epstein, certains services secrets, certains secteurs militaires et cetera. Et donc vous voyez bien que une et le tout pour en faire un maximum de pognons, c'est c'était même l'enjeu. Comment est-ce qu'on fait pour sortir du pognon de toutes les pandémies qui vont advenir? Puis comment on fait pour que même quand il y a pas de pandémie, il y en ait une quand même. Vous souvenez que la définition même de pandémie a été changée par l'OMS au moment de la du Covid et que la notion de gravité de mort a complètement disparu pour laisser place juste à un nombre de cas. Mais d'accord, mais c'estd qu'il y a une pandémie de il y a des pandémies en permanence quoi. Et sauf que si vous dites pandémie c'est une situation exceptionnel, ça veut dire vous allez avoir des pouvoirs et des droits exceptionnels en tant que législateur ou en tant que politicien ou en tant qu'industriel. Vous allez sortir du régime standard et vous allez peut-être mettre un médicament sur le marché sans avoir à en passer par les AMM standard, les autorisations sur mau standard. vous avez le droit de le faire de manière accélérée et donc de pas faire d'études de génotoxicité, d'études, ce qui a été le cas pour le vaccin les vaccins antiovid et qui a donné lieu à au scandale qu'on sait, quoi. Donc ouais, effectivement, c'est un gros enjeu et à l'OMS a été voté le traité sur les pandémies. Il reste une partie de ce traité qui est en cours de discussion et qui est ce qu'on appelle la le PABS, c'est-à-dire le je me souviens plus exactement ce que veut dire l'acronyme, je vais le retrouver dans un instant, mais c'est en gros le pathogen access and benefic sharing systems

53:32 c'est quoi ce trucl? C'est l'idée que à la faveur d'une pandémie, n'importe quel laboratoire pharmaceutique et n'importe quel industriel et n'importe quel laboratoire de recherche pourrait se mettre à coopérer de manière accélérée sur les en échangeant les données sur des pathogènes agressifs en échangeant leur savoir-faire pour mettre en place des contemesures à l'épidémie rapide. [raclement de gorge] Hm. à tel point qu'il y a un réseau en Europe qui s'appelle Erinia E R I NH A qui est un réseau de biolab donc des laboratoir accrédité à faire de la recherche sur des pathogènes dangereux que soit P3 ou P4 et qui sont non seulement accrédités mais maintenant obligés de coopérer ensemble et y compris avec l'industrie pour mettre en place des contemesures. C'est quoi des contre-mesures? Ça paraît être un langage militaire. Ouais, c'est un langage militaire. Oui. C'est ce qu'on appelle les rapides response team. Rapide response ste team, ça veut dire que aujourd'hui ces laboratoires doivent être en mesure, enfin c'est l'objectif en tout cas poursuivi par le l'organisation européenne du système de santé en lien avec les militaires et en lien avec l'industrie de produire des vaccinations contre un pathogène en moins de 7 jours à partir d'ARN messager.

54:43 Ou là, attendez, ça veut dire quoi? C'est veut dire que tout ça est extrêmement préparé, tout ça est extrêmement organisé. Et au fond, c'est ce que vous pouvez comprendre à travers le cham, c'est que le système de santé n'est pas le fruit d'un hasard. Il y a pas de décision populaire de mettre en place telle ou telle chose. Il y a même pas de politique de santé au sens de la politique où vous et moi, on se mettrait autour d'une table avec d'autres gens puis on dirait "Mais on a besoin de quoi nous dans notre quartier en terme de besoins de santé pour nos vieux, pour nos jeunes puis de quoi on a surtout pas besoin et qu'il faut arrêter de nous gonfler avec?" Non, ça on s'en fiche complètement. Vous avez pas votre mot à dire. Il y a pas de santé communautaire, il y a pas de politique. Je me suis intéressé tout récemment à essayer de voir quel était le programme politique en santé des différents partis politiques. En fait, c'est toujours le même avec un marketing plus ou moins à gauche, plus ou moins à droite en fonction de la sensibilité du parti,. Mais il n'y a pas de programme et c'est le même. Et ce programme, c'est quoi? Bah c'est le compte-rendu du CH de chaque année. Donc il y a pas de politique et il y a que essayer de vous refourguer le fruit du travail des S tank avec le marketing adapté. Et ces S tank comme le Cham d'autres ils ne visent que l'efficience et la rentabilité et la gestion comptable au fond du système de santé.

55:54 et ils sont très organisés justement pour mettre autour d'une table avec tous les outils du management des programmes d'action, des programme d'amélioration de la rentabilité comme on le fait dans les grandes entreprises au fond et ils sont évidemment conseillés par des firmes comme CAPG, comme McKinse, des firmes de conseil aux entreprises. Et derrière ces firmes, on retrouve des grands financiers internationaux. Bah le fond Black Rock, les fonds de pension, les gestionnaires de tout cet argent de ces 274 milliards dont je vous parlais qui vont dire "Bah oui, on va aller plutôt dans ce sens-là ou plutôt dans ce sens-là" en vue d'augmenter la rentabilité. donc c'est très sombre, c'est très noir, mais je vais vous donner un parallèle. il a quelqu'un qui s'appelle Roberto Saviano qui a écrit tout récemment, donc c'est un journaliste italien qui travaille uniquement sur la mafia, sur les questions de mafia et c'est lui qui avait écrit un livre qui s'appelle Gomora, qui avait donné lieu à un film et qui racontait ce qu'était la Camora napolitaine, la mafia napolitaine.

56:58 il a écrit un livre qui est une biographie de Giovanni Falcon. Giovanni Falcon, c'est un juge antimafia dont à notre génération, on a entendu parler. Les plus jeunes s'en souviennent pas, mais parce que il fait partie de l'opération main propre au en Italie qui sont tous ces juges qui ont essayé de débusquer et de mettre au jour les problématiques mafieuses en Italie. Évidemment, ils sont quasiment tous morts,. Johan Falcon était très ami avec quelqu'un qui s'appelle Paolo Borelino qui était lui aussi un juge antimafia et il explique dans une de ses correspondances, il dit "Mais ma difficulté, c'est pas de faire comprendre qu'il y a du raquette là-bas, qu'il y a des là-bas, qu'il y a de la pression et des compromates sur les hommes politiques par-ci que il y a en fait tout le monde est d'accord que tout ça existe, qu'il y a de l'extorsion de fond, qu'il y a du délit d'initié en bourse et cetera.

57:54 Tout ça les gens arrivent à le comprendre. Ce qu'ils arrivent pas à comprendre c'est que tout ça est cohérent, que tout ça est coordonné et qu'il y a un système mafieux. Ce système, il a une hiérarchie. Il a des modalités de prise de décision. Il a des modalités de partage du pouvoir. Il a des chefs définis. En l'occurrence là, c'était sur la cause sicilienne, mais dans la cause d'Aostra sicilienne réunissent et réunissait la coupole. La coupole sont les grands chefs qui décident qui vit, qui meurt, quel marché doit être investi, quel territoire doit être conquis ou pas ou abandonné, quel type de dup on doit prendre et avec quel labo on travaille dans le triangle d'or au Maroc et comment on le refourgue en aux États-Unis, les filières et cetera et que tout ça est construit. Avec quelle politique on se met d'accord? Avec quel procureur de la République on se met d'accord et qu'on corrom ou sur lequel on met un compromate pour que à la fin quand il y a le jugement doit être rendu, on dira "Ah non, don donc Corleéon est innocent." Voilà. et il y a pas assez de preuves à retenir contre lui.

58:53 comment on fait pour aller faire buter les témoins gênants par tel ou tel tueur en série? Bref, tout ça est décidé, volontaire. Bah, vous devez comprendre, même si c'est très difficile à comprendre, que le système de santé entier est un système mafieux dans lequel nous sommes les pauvres gens sur lequels cette mafia prospère. H bon c'est pas très joyeux mais c'est difficile à admettre pour le grand public qui imagine que ça ne peut être que vertueux. Finalement, le soignant et tout le système autour ne doit être que vertueux. C'est certainement difficile à admettre, je pense. D'autant plus que le soignant très souvent est vertueux. Moi, je critique absolument pas le soignant que vous avez en face de vous la plupart du temps, même s'il y a des gros salots, des gens très corrompus et cetera. et pour ça, vous avez quand même intérêt à aller voir les conflits d'intérêt qui sont mis en place,. Je me souviens d'un collègue à Marseille qui disait du mal de moi pendant le Covid. Il avait plus de 180000 € de conflit d'intérêt avec l'industrie pharmaceutique déclaré sur transparence santé. Et ça c'est que ce qui est déclaré,. Donc c'est vraiment un petit joueur parce que les vrais gros joueurs des Agnè Busand, je sais pas quoi, vous savez jamais combien ils ont touché parce que tout est aux î Exactement. Tout est aux îimenant sous la forme de stock option ou de ce que vous voulez. Ils ont tous les moyens possibles et imaginables pour arriver à échapper à la surveillance. Et donc faut vraiment réhabiter les soignants au lit du malade quoi.

1:00:20 Enfin eux sont des gens admirables, formidables qui essayent de faire de leur mieux mais plus ça avance et plus ça devient difficile. et le la comparaison que je peux retrouver qui va peut-être vous parler, c'est comme un peu les instituteurs ou les professeurs au sein de l'éducation nationale, c'est que petit à petit, vous avez beau à voir les gens avec la meilleure volonté du monde, ils ont beaucoup de mal à accomplir leur mission parce que leur mission même a été travestie. Il s'agit plus de faire des élèves libres, heureux, qui éclairent le monde de leur leurs talents à nul autre pareil et qui connaissent mieux l'histoire du monde et cetera. Non, il s'agit pas de ça. Il s'agit de faire des moutons bien dociles qui vont rentrer dans des cases de parcours sup pour ensuite aller pourvoir à ce que le grand plan sur comment doit se structurer l'économie a prévu pour eux. C'est Jean-Claude Micher, un philosophe qui avait écrit la fabrique du crétin enfin qui avait dit ça, qui avait dit l'école aujourd'hui est de la fabrique du crétin militant.

1:01:15 C'est on va lui mettre une cause sur les épaules, le climat, le les migrantes, chaque cause est pouvant avoir un sens. c'est pas ce que je veux dire,. Mais on va lui mettre une cause sur les épaules, il va penser qu'il est cette cause et rien d'autre. Et jusqu'à accomplir des choses folles, à la fin, vous avez des antifactas qui sont capables de butter quelqu'un parce que ils pensent que leur cause vaut plus que la vie d'une personne. Attendez, rappelez-vous brassin quoi. Mourir pour des idées, d'accord, mais de mortlente. donc ça sur ça tout ça, c'est le constat sur le système de santé, mais on peut pas en rester là. C'est que si vous faites le diagnostic, vous devez offrir des propositions thérapeutiques. Pour moi, c'est un devoir éthique en santé. Je peux pas diagnostiquer à quelqu'un cancer sans dire "Attendez, a il y a sûrement des trucs à faire. Peut-être ça vous sauvera pas, mais il y a au moins des trucs à faire pour que ça se passe mieux que prévu." Et donc sur système de santé, qu'est-ce qu'on peut faire? Le traité pandémie est en train déjà, on peut lutter contre ce qui est en train de se passer, dénoncer, mettre au jour ce que c'est que le traité de pandémie, une perte de souveraineté des États, une loi d'exception qui se met en place pour faire du profit de manière systématique à chaque épidémie. On va en gros tirer la casse enregistreuse de l'État là, hop et faire cracher 70 milliards pour encore un vaccin, un truc, des lois répressive et coercitive sur des confinements et c'est ça le traité pandémie. Donc il faut surtout pas qu'il passe. Alors il est déjà passé mais il est pas ratifié pour une partie et comme je vous l'ai dit le PABS c'est pas encore entièrement ratifié. Donc c'est tout n'est pas joué. et puis un des cœurs, un des points cruciaux là-dedans, hm. que soit pour le traité pandémie ou l'évolution du système de santé, c'est l'identité digitale.

1:02:49 Oui. Et l'interopérabilité de vos données autour de votre identité digitale. Al c'est pareil là, il faut se former, il faut comprendre ce que ça veut dire que l'identité digitale. avec Make You R Heathy Again, il y a un colloque à Bruxelles au Parlement européen le 3, je crois, je vais regarder la date, je vais retrouver ça en un instant, le 4 mars qui se passe Ouais. qui se passe à Bruxelles. Allez vous renseigner, regardez ce que c'est que digital ID, qu'est-ce que ça veut dire? Pourquoi est-ce que on peut prévenir nos parlementaires, mettre des bâtons dans les roues? Puis ensuite dans nos pratiques quotidiennes avec le digital, est-ce que on peut réussir à mettre un frein à ça? OK, vous allez pouvoir lutter contre. Mais il y a aussi est-ce qu'à l'intérieur je peux utiliser le système? En 2010, il y a un professeur d'université en business qui fait des recommandations pour le système de santé, il s'appelle Clutton Christensen. Et il dit "Bah, faut augmenter les réseaux de patients parce que pour toutes les maladies chroniques, hypertension, diabète, obésité, au fond, il y a plus vraiment besoin de médecin.

1:03:52 Les patients pourraient se débrouiller eux-mêmes avec un community manager qui gère le réseau et qui les aide à se retrouver qui crée des lives, des prétexte. Lui, il que ses réseaux vont être administrés par Pfizer ou par Moderna et que donc vous aurez le community manager en charge de vous fourguer le médicament qui va bien et d'utiliser un peu comme on l'a dit pour la sur Patience like me. Et vous pourriez imaginer que peut-être à votre échelle, vous êtes capable de faire un réseau de patients interconnectés, hypertendu dans votre département ou et de commencer à créer des solutions différentes, à trouver à partager des expériences, à faire des réunions où vous retrouvez où vous dites quels médecins sont intéressants, lesquels ne sont pas, quelles thérapeutiques ont été utiles et où vous faites des ateliers. un qui va ramener de la méditation de pleine conscience, un qui va amener un changement alimentaire et des et faire des menus et puis vous allez partagé vos menus sur votre WhatsApp de passion interconnecté et là vous voyez que là ça c'est potentiellement extrêmement puissant.

1:04:52 Un autre élément du la réforme du système de santé, c'est ce qu'on appelle les wearbles. Warables, c'est veut dire portable, on va dire ce que vous portez sur vous. C'est on appelle ça aussi objet connectés. les objets connectés et le quantified self, c'est-à-dire le fait de vous autoquantifier votre tension artérielle, votre glycémie. Et vous connaissez ça déjà parce que un diabétique par exemple, c'est quelqu'un qui va se piquer le bout du doigt en regardant sur une machine combien il a de glycémie. Les wearables, c'est vous avez peut-être vu ça à la plage cet été, mais vous avez des gens maintenant qui ont un truc sur la peau, sur le bras et qui restent pendant 15 jours et qui leur prend une petite goutte de sang capillaire et qui l'analyse en continu et qui permet juste avec connecté au téléphone d'avoir la glycémie en temps réel. Tout le temps les gens savent combien ils ont de sucre. Alors à la fois vous dites ils se font fliquer par leur propre truc. Oui mais ils prennent ils peuvent prendre conscience de ce qu'ils font. S'il regarde à chaque fois qu'il bouffe un bout de pain, un gâteau, la glace, un Mister Freeze, il regarde combien leur glycémie est en train de sauter en l'air, bah il y a une capacité à s'autoéduquer pour manger différemment et ça devient très efficace pour changer votre régime alimentaire.

1:05:55 de même, vous pouvez optimiser la prise en charge parce que si cette glycémie, elle est là en temps réel, imaginez que vous la servissez à un une petite pompe à insuline sous la peau et que cette pompe, elle vous donne juste ce qu'il faut d'insuline tout le temps. Bah là, vous allez avoir un diabète nickel. Alors qu'avant vous aviez trois injections par jour. C'était déjà chiant. mais vous arriviez quand même pas à être équilibré parce que vous aviez sans cesse des sautes de glycémie. Bah là, vous avez quelque chose qui mime un pancréas qui crache à la seconde près le la quantité d'insuline dont vous avez besoin. Hm. Donc ça, vous imaginez, c'est à la fois merveilleux et à la fois ça peut être mais qui va prendre vos données, qui va collecter votre glycémie en temps réel si vous êtes équilibré ou pas? Est-ce que ça va être retransmis à votre assurance, à votre mutuel qui va changer votre cotisation et cetera? Et donc là, vous voyez qu'il y a on est un carrefour où il va falloir bien préciser les enjeux et peut-être se réemparer de toutes ces technologies de d'interconnexion. Hm.

1:06:51 Plutôt que de les laisser dans les mains des industriels. ce que vous voulez dire, c'est qu'il faut poser des gardes fous finalement. Ouais, à la fois des gardes fous et puis s'en servir. C'est je pense qu'un monstre à partir du moment où vous le connaissez, vous allez voir dans les détails, bah il est bien beaucoup moins monstrueux et vous voyez qu'il est plus ambigu que ce qui paraît. Vous voyez le cham présenter comme je voulais présenter. Peut-être c'est terrible mais allez lire chacun des compte-rendus. Puis vous allez voir qu'entre les lignes, il y a beaucoup de pipotrons et ils ont beaucoup de mal à mettre en place ce qu'il voudrai mettre en place. Ah oui, il y a le projet, il y a le fantasme. Exactement. Il y a beaucoup d'apragmatisme. Vous voyez que les administrations, elles rament, elles y arrivent pas et donc plus ils y vont fort, plus ça devient coercitif, plus c'est off qu'ils y arrivent pas. Et l'appel, il est toujours le même. C'est à s'autonomiser. C'est à dire est-ce que moi je peux me réemparer de ma santé? Est-ce que je peux essayer de ne pas avoir besoin ni de l'hôpital ni du médecin? Et comment j'ai pas besoin? Je vais vous donner un exemple.

1:07:46 dans les années 2000 à peu près, il y a un infirmier en Hollande qui faisait un métier pour qui ça avait plus de sens, la proléarisation dont je vous parlais, il avait des prescriptions et puis il fallait qu'il passe chez les gens, mettre un bas de contention, faire une injection de l'Ovenox et puis il voyait, il avait une centrale dans son groupe d'infirmiers qui lui donnait tous les jours un programme différent pour optimiser le temps de parcours. Hm. Et donc il voyaient jamais les mêmes patients, jamais à la même heure. Puis ils ont ils on s'en foutait de l'heure des patients parce que ce qu'il comptait c'était que d'être efficient. Puis à la fin ça avait plus de sens quoi. Lui il venait juste faire un geste, il savait même pas comment ni ce que les gens devenaient ni rien. Il s'est barré et il a créé un groupe qui s'appelle Burdzorg. Alors c'est un nom hollandais compliqué. B U R T Z O R G. Et Burzorg, c'était des infirmiers à domicile au début 12 copains. il a fait ça avec des copains. Il a dit "C'est quoi notre but? Est-ce que c'est de faire les prescriptions des médecins?" Non. Non, notre vrai but c'est le vrai. Si je dis pourquoi je fais ça? Et vous savez, il y a une technique qui s'appelle les cinq pourquoi? C'est quand vous avez déjà une première réponse, vous reposez comme les enfants. Mais pourquoi? Je Tu fais quoi? Ah je fais les je fais des actes infirmiers. Ah mais pourquoi?

1:08:55 Parce que c'est la prescription des médecins. Oui mais pourquoi? Ah mais parce que c'est ce qui est bon pour les patients. Oui mais pourquoi? Ah mais ce qui est bon pour et cetera. Et vous grattez. Et à la fin il dit pourquoi on fait ça? Bah notre but c'est que les patients soient le plus autonomes possible et en meilleure santé le plus longtemps possible à la maison. Voilà. Ah mais attendez, si je réfléchis comme ça, mon but vient de changer les moyens, les stratégies que j'ai pour le faire. La stratégie, c'est de faire les prescriptions des médecins. Ouais, peut-être un peu, mais peut-être qu'il y en a d'autres. Et ils sont retrouvés à aller toquer chez les voisins, par exemple, d'une personne âgée en disant "Bah voilà, on soigne monsieur Gérard, il a du mal à se déplacer. Est-ce que vous seriez d'accord de d'aller de lui rapporter les courses quand vous faites les courses, il vous donne des sous, qui vous fait une liste et cetera une fois par semaine, ça l'aiderait beaucoup parce que ça l'éviterait de passer par une entreprise qui livre les repas à domicile et puis ça ça lui économiserait des sous pour faire d'autres choses. ça été un exemple qui était pris, c'est une dame, c'est son anniversaire puis ils appellent la famille en disant "Bah moi, je peux l'emmener chez le coiffeur en tant que je peux faire venir un coiffeur à domicile en tant qu'infirmier. Mais par contre, vous pourriez peut-être lui ramener une belle robe, qu'elle soit bien et qu'on fasse une fête avec d'autres et c'est de réunir des patients ensemble. Bref, des choses imprévues. Et alors le l'administration hollandaise s'est émue de ça, a dit "Mais c'est quoi ces conneries? Ils sont pas là pour ça, ils sont là pour faire les prescriptions.

1:10:15 OK, vous devriez pas faire ça." Burzorg a dit "D'accord, d'accord, attendez, on va compter, on va évaluer." Donc ils ont utilisé les outils du chams fait venir une entreprise d'évaluation. Je crois que c'était Cap Gémini pour voir et ils sont rendus compte que avec leur façon de faire, ils économisaient de 40 % les actes médicaux. C'estàd il y avait plus besoin de les faire en partie parce que certains actes ils apprenaient au patients à le faire lui-même d'injecter son Léenox, de faire c ou ça ou de faire son pensement mais en partie aussi parce que simplement les gens allaient mieux, ils avaient plus besoin. Et donc là d'un coup l'administration a dit "D'accord mais ça nous économise des frais en santé." Ça c'est intéressant. C'est sûr. Puis ils sont rendus compte qu'il diminuait d'un tiers les réhospitalisations en urgence des gens qui prenaient en charge en post en posthospitalisation parce queil y a il y a un certain nombre de gens, ils sont réhospitalisés parce qu'en fait on n pas résolu leur problème, ils font un effet secondaire, une connerie ensuite bah là il diminuaient d'un tiers juste en réfléchissant de manière systémique à soigner un patient. Pas juste faire leur petit truc, les yeux dans le guidon, mais non le mode de vie, la famille, la façon dont ils mangent, leur intégration sociale, leur fait de sortir et cetera.

1:11:21 Ohou peut-être le Lovenox, c'est important. Mais au fond, le Lovenox, si jamais madame machin vous l'a emmené marché que vous lui avez trouvé un chien et que elle est obligée de sortir son chien et que ça lui fait un prétexte pour sortir tous les jours et marcher, elle a plus besoin de Lovenox parce qu'elle fera plus de Flébit, parce qu'elle marche, ça y est, elle remarche. Et vous voyez et vous avez pris le truc complètement différemment. Vous prenez le problème par le haut en fait, c'est une approche holistique autonomisation préventive plutôt que le curatif. Exactement. Ouais. et ça, on est capable de le faire. Nous maintenant, on est tellement doté d'information YouTube vous offre tous les tutos que vous voulez. Là-dedans, il y a à boire et à manger. Mais mettez-vous à plusieurs sur un sujet. Vous c'est ce que font les en général les groupes de patients avec des maladies rares parce que comme ils ont aucun recours et que tout le monde s'en fout de ce qu'ils ont, ils sont bien obligés de s'entraider. Mais on peut le faire avec les maladies fréquentes, le diabète, l'obésité, le surpoids, la dépression, la déprime.

1:12:18 On s'interconnecte, on se voit, on trouve des solutions, on se donne des missions les uns aux autres etpluche les tutos sur les traitements et cetera. Puis là, on va se rendre le problème, c'est que si vous faites ça, vous allez vous rendre compte de certaines choses. Tiens, les antidépresseurs ça marche pas. Tiens, les antidépresseurs, c'est toxique. Tiens, le sevrage des antidépresseurs, ça ça fait des ça fait des sucides, ça fait des acatissies, ça fait des gestes agressifs, hétéroagif, autoagressif. Tiens, la mise en place des antidépresseurs, ça se donne ça aussi des un risque suicidaire augmenté notamment chez les jeunes. Et là, ça vient ça vient questionner très fort le l'institution. Vous rendez compte qu'elle met en place des références médicales opposables qui sont pas là pour vous. Mais une fois que vous avez pris confiance, vous allez un cran plus loin, vous dites "D'accord, maintenant on va aller challenger les institutions, on va aller leur faire des procès, on va aller s'asseoir autour d'une table et discuter avec eux." Je vous donne un tout petit exemple. L'autre jour, il y avait Jean-François Delfi h qui était donc c'est l'ancien patron du conseil scientifique pendant le Covid.

1:13:14 Donc un de ceux qui a participé à décider que vous soyez confiné, que vous remplissiez des autoattestations, que vous portiez un masque de longue et cetera, que on laisse les vieux dans les épats de cané tout seul avec du riot. C'est un de cela. Donc c'est vraiment il a été au cœur thermonécléaire du truc. H alors il a de l'habilité politique parce que il a un peu tourné sa veste plusieurs fois. Il a dit publiquement peut-être qu'on en a trop fait et cetera. Ça c'est intéressant. Il est plus malin que la moyenne. Et il est devenu patron du comité consultatif national d'éthique. Donc et l'autre jour il venait faire une session à Marseille. Alors au début je me dis je vais y aller, on va le défoncer. On va le mettre face à toutes ces inquérents. H puis je réfléchis. Je dis mais non c'est idiot. De toute manière, il le sait, il le sait très bien. Et puis il sera il aura toutes les protections et moi je passerai juste pour le mec agressif qui vient comme un complotiste. Non, par contre, qu'est-ce que je pourrais faire de plus intelligent? Ah, monsieur Delfi, vous avez eu des positions très courageuses pendant le Covid. Vous avez osé remettre en question ce que vous aviez décidé.

1:14:14 Moi, j'ai trouvé ça plutôt courageux par rapport à certains autres qui sont restés dogmatiquement sur ce qu'ils avaient décidé à l'époque. Je pense qu'on a besoin effectivement de faire un feedback, de de faire une évaluation au fond de ce qu'on a fait pour faire mieux la prochaine fois et éviter certaines erreurs. et aujourd'hui, vous êtes en charge de l'éthique, vous êtes un peu notre monsieur sagesse quelque part sur les soins. C'est votre mission d'incarner ça. Vous voyez, vous commencez par des égards. Oui. Et puis là, vous arrivez avec une proposition négociable accessible, pas quelque chose d'inaccessible. Vous savez, on a fait un film sur ces soignants suspendus pendant le Covid, gens qui ont beaucoup souffert. C'est une situation quand même qui éthiquement était questionnable parce qu'en plus ils se sont retrouvés là-dessus en disant que les vaccins prévenaient de la transmission. Al depuis, vous l'avez dit vous-même, on sait très bien que les vaccins ne préviennent pas la transmission. Est-ce que vous seriez d'accord de nous aider à passer des cinébats dans tous les comités d'éthique un peu partout en France avec le film Suspendu des soignés entre deux mondes?

1:15:12 Et là, vous là vous voyez que c'est plus accessible. Peut-être qu'il dira, peut-être qu'il s'en fout et ça. Mais là, vous voyez que peut-être même vous si vous travaillez votre discours, vous pouvez le prendre au piège bien sûr. où il va se retrouver un peu comme obligé de dire "Bah oui, bien sûr, c'est important d'en discuter." et une fois que vous avez ça, vous allez arriver auprès d'un comité d'éthique et dire "Regardez, monsieur Delfi a dit que c'était important de passer ce truclà." Bien sûr et eux-mêmes vont se retrouver comme des cons parce que je peux vous dire que moi j'ai essayé de passer suspendu des soignés entre deux mondes au comité d'éthique de la BHM ces dernières années que j'ai même pas eu de réponse. C'est faux. Mais donc là et qu'à partir du moment où vous faites ça et que vous grattez non mais tu en soignant suspendu ah mes vaccinations obligatoires. Ah mes vaccinations et mes impositions de tel ou tel truc. Ah mais mesures pendant le Covid libertic. Et là, vous allez faire discuter des gens qui n'ont jamais discuté de ça puisque au sein des de l'hôpital ou des et peut-être juste par ce petit biaislà, vous allez ouvrir une brèche. Enfin, tout ça pour vous dire que il est important d'être stratégique. Alors, j'ai pas pu le faire parce que j'ai pas pu avoir une place pour ce trucl et puis surtout ça continué de réfléchir dans ma tête après entre le moment où je voulais le défoncer jusqu'à OK, on va stratégiquement se servir de de la force du monstre et faire un ikido avec lui, faire de la prication non violente finalement.

1:16:27 Exactement. Et puis en authentique quoi. Je pense que il y a que lui qui peut nous aider actuellement à passer des choses dans ses comités d'éthiques. C'est réel, il a le pouvoir de nous aider. Donc je moi je lui pardonnerai beaucoup de choses s'il le fait. H et ça j'ai envie de vous dire c'est un exemple mais c'est pour vous montrer que vous pouvez envisager les problèmes toujours d'une manière un peu différente de ce que vous avez pensé au départ et passer le stade de stupeur de sidération et de peur. Ouais. Et les émotions. Ouais. Dès que vous passez la peur, vous dites "OK, comment stratégiquement j'en fais quelque chose d'intelligent? Et si j'allais au Cham et si j'allais discuter avec les intervenants du Cham qui seront réinvités l'année prochaine et que j'essayais de mettre dedans ce qui est important et ce qui et leur dire "Mais attendez les aujourd'hui nous on est dans un désert médical, il y a rien du tout quoi. Et vous nous proposez de mettre de l'IA et des consultations et on voit bien ce qui va se passer. Il va se passer que Amazon One Medical va arriver. Peut-être je peux dire en deux mots ce qui est Amazon One Medical.

1:17:26 C'est un écosystème santé racheté par Amazon en 2023. pour 3,9 milliards d'euros et qui formule qui donne deux formules principales aujourd'hui. soit vous avez l'abonnement et là vous avez accès 24h/ 24 7 jours sur 7 à des téléconsultations virtuelles sans frais pour tous les soucis courants. Vous avez la possibilité de prendre rendez-vous dans des cabinets physiques. Il y en a actuellement 200 aux États-Unis mais il y en a il y en aura beaucoup plus bientôt. pour si vous êtes membre de Prime, de Amazon Prime, bah là ce sera 9 dollars par mois pour la première personne et puis vous ce sera dégressif pour votre famille. OK? Vous aurez tout un logiciel de gestion de vos ordonnances, de renouvellement des ordonnances et dossier médical en ligne via l'application. Enfin, ça existe déjà. Ça c'est le la première formule. La deuxième formule, c'est vous payez à la visite, paiement à l'acte, pas d'abonnement, mais voilà, c'est moins cher et vous pouvez le faire comme c comme ça. Donc là, vous voyez petit à petit, merde, Amazon est en train de devenir l'opérateur santé numéro 1. Et ça, vous voyez bien que les gens à Cham quand ils vont réfléchir sur désert médical ou complexité administrative du système de santé, ils vont dire "Bon, attendez, on a Amazon qui nous propose un truc clé en main, d'ailleurs, on le fait intervenir à notre table rond."

1:18:37 Mais là, il faut qu'il y a là, il faut qu'il y ait des gens qui viennent dire "Attendez, est-ce que c'est vraiment ça qu'il faut faire? Est-ce qu'on peut pas développer une solution française à une échelle locale?" On a quand même des gens qui sont bon aussi en terme de tech et tout. Enfin, on est peut-être pas obligé d'être de filer notre blé à Jeff Bezos, quoi. bref, et toutes nos datas de santé au passage,. Et donc toute la pub qui va aller bien avec ça, quoi. parce que là, enfin bon, bref, c'est tentaculaire quand vous voyez le truc venir. Et là, vous allez peut-être trouver des interlocuteurs qui vont dire "Mais ouais, vous avez raison, on sait pas comment faire. et chaque fois que des citoyens leur redonnent une sorte de puissance d'agir, leur dit "Mais attendez, nous on a des idées, on est capable de s'organiser sur un territoire, regardez, on le fait déjà, vous avez des groupes qui s'appellent une autre santé, mais il y en a encore d'autres qui s'assemblent entre citoyens justement pour parler de question de santé, pour faire des cafés autour de la vie et de la mort, en gros être des sortes de s tank citoyens, c'està-dire remplacer le cham et dire mais ils sont pas plus légitimes que nous et nous on doit aussi pouvoir dire quelque chose et on et petit à petit vous allez c'est la repolitisation de notre société.

1:19:42 C'est ces groupes de d'intérêt autour d'un sujet. Bah, ils vont intégrer un député, un maire, un gars qui décide, ils vont eux-mêmes promouvoir un candidat. ok, très bien. On est dans ce capitalisme là, des parties prenantes, ce qu'on appelle stakeholders, capitalism, il faut qu'on y aille aussi. On peut pas faire l'économie, on peut pas faire semblant que l'État providence va le faire à notre place parce que l'État providence aujourd'hui c'est devenu le prolongement des multinational. Est-ce qu'on peut dire que Cham, la convention annuelle a pu aider à accoucher de cette loi aide à mourir? Puisque on sait que d'après LIGAS, on pourrait obtenir avec cette loi qui est en préparation qui va être votée certainement, donc qui on obtiendrait 1,4 milliards d'économies, 1,4 milliards d'euros bien sûr d'économie annuelle, de dépenses de santé en France, ce qui est énorme. Ouais. Alors, c'est le système, c'est le c'est Fondol qui est un système un sing tank libéral qui avait publié cette étude sur le les 1,4 milliards immédiatement d'économie généré par une loi sur l'euthanasie et le suicide assisté.

1:20:41 Alors, j'ai plusieurs points. Cette loi, elle s'appelle loi sur l'aide à mourir. Pour moi, c'est un néologisme qui a aucun sens. Faut dire les choses telles qu'elles sont. C'est de l'euthanasie. Ça veut dire demander à quelqu'un de vous faire mourir ou c'est du suicide assisté. Demander à quelqu'un de vous aider à vous suicider. OK. et ces lois autour de la fin de vie, elles sont le prolongement de lois qui existent déjà. la loi de 99 sur l'accès aux soins palliatifs, c'est une loi qui normalement donne accès au soins palliatifs à n'importe quel citoyen en France quand il a besoin de soins palliatif. Hm. Bon bah cette loi, elle existe mais aujourd'hui les conditions pratiques font que plus de la moitié des gens qu'on auraient besoin n'y ont pas accès. Soit parce que les services existent pas, soit parce queon n'y fait pas appel, soit parce que la culture palliative ne s'est pas installée parce qu'il y a pas de filière universitaire, parce qu'il y a pas d'enseignement des soins palliatifs à la fac ni rien. Et puis la loi de 2002 sur le droit des malades, dite loi Kouchner entérine normalement le fait de pouvoir renoncer à certains thérapeutiques si vous décidez que vous en voulez pas. c'est ce qu'on appelle le consentement libre et éclairé. qui vous permet de ne pas avoir une transfusion si vous êtes témoin de géhob et que vous en voulez pas, qui vous permet de ne pas avoir une chimio si vous considérez que vous avez plus envie de servir de cobail à la à Big Pharma dans le cadre de votre cancer, vous avez le droit normalement de dire non. Bon, alors sur les vaccins et dans les périodes pandémiques, ça va se compliquer un peu là. Il y a un télescopage du droit. Puis il y a la loi Leonetti de 2006, je crois. Oui. 2009.

1:22:12 Et puis la loi de 2016 Clace Leonetti qui encadre ce qu'on appelle le la limitation thérapeutique et l'absence d'obstination des raisonnables. C'est-à-dire on arrête l'acharnement thérapeutique. Alors c'est toujours du point de vue du patient pour essayer d'éviter un abus de pouvoir de la part des soignants. Et les logiques de ces lois sont toujours de d'être suffisamment flou pour créer du dialogue. Il s'agit qu'en gros les soignants, les médecins, les familles, le patient se parle parce que tant qu'il se parle, ça va en gros tout commence quand et puis le faire de manière collégiale, c'est pas un chien fou dans son coin qui décide au fond des urgences que il va buter tous les gens qui sont pas comme ils pensent. Juste non, c'est il doit faire appel à d'autres gens. Il faut se réunir à plusieurs. Faut demander aux autres professionnels de santé ce qu'ils en pensent, faut demander à la famille ce qu'ils enfent. ce qu'on appelle la procédure collégiale, elle met en place aussi ce qu'on appelle une personne de confiance, c'est-à-dire l'idée que même un patient qui est endormi, bah il y a quelqu'un qui le représente dans ces discussions là et que il serait important pour les gens d'y réfléchir, notamment à qui c'est la personne de confiance. Est-ce que c'est votre héritier qui veut le mago et qui cherche à se débarrasser de vous ou est-ce que c'est vraiment la personne de confiance dont vous avez envie qu'elle prenne la parole? Et peut-être votre personne de confiance, c'est pas votre femme ou votre fils.

1:23:27 Peut-être c'est votre meilleur ami. Et là c'est important de le dire parce que par défaut les soignants, ils le sauront pas. Or cette personne de confiance, c'est elle qui a mandat à décider à votre place. Donc c'est très important de d'y avoir recours parce que s'il y en a pas, bah qui va décider à votre place? Le médecin. Et le médecin, peut-être qu'il est pas en vue de vos meilleurs intérêts ou que lui il en sait rien, soit dans un sens d'obstination. Vous aviez toujours dit "Non, mais moi si je me retrouve à moitié légume dans un lit d'hôpital c'est bon, j'ai pas envie de continuer." Mais et là, vous allez tomber sur un médecin jusqu'au boutiste, soit à l'inverse, vous dites "Attendez, moi j'ai envie qu'on tente le tout pour le tout. c'est pas parce que je me suis croûé sur la route, je suis prêt à vivre dans un fauteuil roulant, j'ai envie de voir mes petits-enfants et là vous allez tomber sur un médecin très utilitariste qui va dire "Ah non, c'est bon, ça sert à rien, je le fais partir." Donc c'est important d'avoir quelqu'un qui vous représente à ce moment-là. C'est du cas par cas la médecine finalement, c'est la base. Hm. Et puis elle établit ces lois établissent ce qu'on appelle les directives anticipées, c'est-à-dire l'idée que vous pourriez dire un peu à l'avance justement que et l'écrire.

1:24:26 Ouais, c'est compliqué parce que quand vous écrivez un truc, moi en tant que bien portant, est-ce que je penserai toujours pareil quand je serai au fond de mon lit d'hôpital? Pas sûr quoi. Là tout de suite, j'ai pas envie d'être handicapé mais quand je me retrouverai au pied du mur, est-ce que j'aurais pas l'étincelle d'avoir envie de vivre quand même? Donc il y avait cette idée que les directives anticipées, c'est difficile à faire mais et puis c'est difficile de voir quelle valeur leur donner. Et donc en France, elles étaient pas vraiment opposables. C'est-à-dire on pouvait pas dire "Non, il a dit ça". Donc le médecin, il y avait toujours Mais ça ça c'est pareil, ça prêtait à discussion. On envisage les choses avec cette idée de d'ouverture à la parole du patient. La loi Clis Leonetti a rajouté quelque chose d'autre, c'est-à-dire l'idée de la sédation profonde est prolongée jusqu'au décès. C'est quoi ça? Ça veut dire jusqu'ici on avait le droit d'arrêter des thérapeutiques actives. Je disais par exemple en réa, bon j'arrête la noradrénaline, j'arrête les antibiotiques, j'arrête tel ou tel truc.

1:25:21 Ouais mais il va mourir. Oui je sais mais moi je vais pas le faire mourir. Et par contre je vais arrêter ce qui est futile, ce qu'il maintient en vie de manière futile. Je vais le laisser partir, je vais accepter de renoncer. H OK, c'est pas de l'euthanasie, c'est pas du suicide assisté, c'est juste j'arrête moi de vouloir m'acharner. La sédation, c'est un peu différent. c'est dire tiens le pronostic il est catastrophique, on le maintient en vie de manière artificielle, on pourrait continuer à jouer à le maintenir en vie comme ça et son pronostic est catastrophique mais il va pas mourir tout de suite et peut-être qu'il va mourir dans d'atroc souffrances. Je vais mettre en route des médicaments de sédation morphinique et hypnotique pour pas avoir mal, pour pas souffrir et je vais les mettre à des doses dont je sais qu'elles conduisent au décès. Ah là dit la différence avec l'euthanasie, elle commence à être floue que je sais que les doses que je mets, elles vont faire mourir aussi. Mais elle soulage. Donc il y a ce qu'on appelle un double effet. Oui. Et là toute la question c'est l'intention. Mon intention c'est de le buter ou c'est de le soulager?

1:26:17 Si c'est soulagé c'est juste. Si c'est de le buté c'est pas juste. C'est illégal. C'est un meurtre parce qu'en plus c'est même pas de l'euthanasie. Il m'a rien demandé en général. C'est moi qui le fait à sa place. Vous voyez que donc déjà cette loi, elle prêtait à beaucoup de discussions. Puis là une loi en plus qui dit "Non, non mais maintenant il faut que chacun soit libre de partir quand il veut. et donc c'est bah même la notion d'une maladie grave et tout ça, c'est discutable. Peut-être que quelqu'un qui est dépressif, qu'en peut plus, il faudrait qu'il parte. Attendez, il y a un franchissement parce que quelqu'un qui est dépressif, normalement c'est une maladie, c'est du ressort du psychiatre. et il y a des traitements, il y a des accompagnements, il y a c'est maladie qui se soignent. C'est pas une maladie incurable. Même quand la dépression est très sévère et qu'elle touche à la mélancolie, bah on sait que il y a l'espoir de guérison, il est majeur,. que le pronostic est très bon, on va dire. Donc vous dites "Attendez, quelqu'un qui serait juste dépressif, on pourrait y aller peut-être?" Waouh! Attends, faut discuter. enfin bref, il y a toutes les conditions d'accès deviennent excessives, on va dire excessiv dans un sens où vraiment on sent que l'idée serait quand même si on pouvait faire dégager un peu tous les vieux là, un peu tous ceux qui sont inutiles ah les non essentiels. Vous souvenez de ce terme pendant le Covid?

1:27:33 Tout à fait. il est apparu en et l'ingénierie sociale derrière est dégueulasse. Ça consiste à dire dans notre société, il y a des gens ça vaut la peine et d'autres gens ça vaut pas la peine. C'est ça. ouais mais là c'est très discutable. Les non efficients, on pourrait inventer les non efficients. Ouais. Moi je connais des gens très en bonne santé, très rentable économiquement et qui pourtant à mon avis font beaucoup de mal à la société. je pense à Bill Gates mais je pense à notre président de la République, je pense à voilà, ils ont pas l'air malades à première vue et pourtant il se juge essentiel mais bon moi si dans mon ordre de grandeur à moi, je suis pas sûr quoi. et évidemment, il y a des sous-entendus économiques derrière cette loi. C'est à la fois un business de la mort qui s'ouvre. C'est qu'à partir du moment où vous encadrez la mort, c'est plus quelque chose de naturel. C'est plus quelque chose qui est mis dans les mains simplement de la médecine, mais vous ouvre vous ouvrez la voie à une mercantilisation. Et d'ailleurs, ça été dit dans au Parlement puisque dans les amendements qui avaient été proposés à la loi, il y avait l'idée que ça ne puisse pas être quelque chose de où il y a un bénéfice financier, un but lucratif, l'accompagnement d'un d'une ou d'un suicide assisté. Et les parlementaires ont retiré cet amendement et donc ça peut être un but lucratif. sous-entendu. Là, si vous avez ouvrir envie d'ouvrir un petit business d'aide à mourir, vous faites une start-up, à mon avis, vous avez de bonnes chances d'être millionnaire dans 10 ans. bon, vous allez faire un métier dégueulasse mais ah quoique là encore je ramène de l'ambiguïté.

1:29:04 C'est la startup nation. Exactement. Mais juste, je vais vous mettre encore une idée stratégique en tête. Hm. Si jamais cette loi passe en l'État, hm je pense qu'il faut que nous soyons les premiers à créer des entreprises d'aid à mourir pour faire cette chose-là différemment et proposer une offre différente de celles qui seront juste des marchands de mort dégueulasse qui vousisiront. Parce que peut-être que dans ces entreprises d'aide à mourir, bah vous on pourra parler vraiment avec les patients, on pourra redemander mais pourquoi vous souhaitez ça? Parce que chaque fois les gens des soins palliatifs discutent avec un patient qui demande à une euthanasie dans 95 % des cas, après que cette discussion ait eu lieu, la demande ne revient pas. Et il y avait eu cette phrase d'une patiente qui avait dit "Bah écoutez, moi sur ma maladie, les gens ont commencé à se réintéresser à moi à partir du moment alors que j'étais foutu et cetera, plus personne ne s'occupait de moi et on s'est réintéressé à moi que à partir du moment où j'ai demandé une euthanasie." Et donc là, vous voyez vraiment la perversion de cette loi, c'est qu'elle vient comme se substituer à la naturelle au naturel accompagnement qu'on devrait donner à tous les gens qui meurent. Et je dis pas qu'il peut pas exister une euthanasie ou un suicide assisté. Moi, je suis pas fondamentalement opposé à 100 % en disant ça, il y a aucune situation peut où ça peut exister.

1:30:18 Je pense qu'il y a des situations où où peut-être c'est envisageable ou en tout cas qui suis-je pour juger? Mais le fait que ça devienne une loi, que ça devienne la norme et que ça devienne ensuite un mécanisme économique, ça pour moi c'est extrêmement nausé à bon. Et je vous invite à dézoomer et à vous poser la question. Est-ce que depuis 20 ans que je m'intéresse à la question législative, je regarde les lois qui sont passées, est-ce qu'il y a une seule loi qui est réellement faite pour le bien commun? C'est on fait semblant qu'elles sont pour le bien commun. On va dire on va faire des zones à faible émission. Ah oui, c'est pour éviter la pollution. Ah bon? Mais attends, il y a des gens, ils sont critère 1, ils ont un soupap 15 L au 100. Non mais moi ma vieille de chevaux, elle consomme 3 L au 100, elle existe depuis l'ampèbre au niveau carbone environnemental. C'est infiniment plus vertueux de continuer à recycler ces petits moteurs là. Donc il y a évidemment une embrouille. Non, la ZFFE c'est fait pour vous revendre une bagnole et faites que votre ancienne bagnole soit rendue obsolescente. C'est une obsolescence programmée en vue de fournir un marché à l'industrie automobile avec l'utilisation d'une mesure coercitive d'état. D'accord. OK. Ah mais les confinements, la loi sur le Covid et cetera, c'est pour le bien commun. non. On a montré qu'il y avait une augmentation de la propagation pendant les confinements, que les masques étaient inutiles et toxiques. J'avais générénormément de pathologies psychiatriques, psychologiques, des troubles de l'apprentissage, des troubles respiratoires chez les jeunes, chez les enfants, chez les personnes fragiles que il Non, c'est pas pour ça. Non, ça crée un marché de la vente de masque. Ça crée un marché du remède vaccinal miracle qu'on vous a vendu et qu'on vous a même obligé à prendre puisque sinon vous aviez pas le pass. Et donc là, vous rendez compte que les lois sont en fait des fabriques de bulles spéculatives pour les multinationales et la financiarisé. Je vais dire ça autrement.

1:32:03 C'est chaque loi crée un marché et une condition d'accession au marché coercitive qui fait que ça va être rentable. si cette loi n'existait pas, peut-être le marché n'aurait pas été créé. Il y aurait pas eu de loi sur le Covid sur le pass vaccinal. Bah vous auriez pas été vaccinés. La l'immense majorité des gens auraient pas été vaccinés. il y aurait eu 15 % des gens qui se seraient vaccinés. Ah ouais, mais là on aurait loupé 85 % du marché. Dommage. donc ça maintenant, je pense qu'il faut bien comprendre comment le processus législatif a été hacké et quelle que soit la loi qui passe, se poser d'abord la question à qui profite le crime, à qui profite la loi et comment est-ce qu'elle va générer des profits, des revenus? L'autre chose, c'est que si vous regardez la généalogie des gens qui portent cette loi, il y a des gens dans le Cham effectivement qui en font partie, mais vous allez beaucoup retrouver des groupes d'aide à mourir dans le au droit à mourir dans la dignité. L'association au droit à mourir dans la dignité. On appelle ça ADMD en France. Mais vous avez l'équivalent dans tous les pays. elle s'appelle death with compassion en aux États-Unis, death with dignity, des trucs comme ça. Dans tous les pays, vous en retrouvez.

1:33:10 Et chaque fois que vous regardez leur financement et dans les pays anglo-saxon souvent c'est plus transparent qu'en France he vous retrouvez des fondations de multin de multimilliardaires philanthropiques. Par exemple la fondation Rockefeller, la fondation Bileline Dakets, la fondation alors [raclement de gorge] ouais Soros, la fondation Youulette, Youulette Paard, vous savez et chaque fois que vous regardez dans ces fondations quel est leur but, bah vous retrouvez les mots clés des groupes eugénistes, euthanasistes et de des années 20 dans tous les pays occidentaux ont émergé des mouvements maltusiens. Maltusien, ça veut dire on est trop nombreux, il faudrait qu'on soit moins nombreux parce que tout irait mieux si on était moins nombreux. H ouais. Bon, ça dépend qui est moins nombreux. Enfin, moi j'ai pas envie d'être le premier à être le moins nombreux. On verra. Et puis quand vous les autres en fait, ouais. Puis quand vous regardez réellement, peut-être qu'on pourrait être tout à fait aussi nombreux en ayant des modes de vie un tout petit peu moins énergivor ou il y a moyen de trouver un équilibre que le les zones peuplées en fait sont très faibles par rapport à la quantité de désert et autres ou de zones habitables. Bref, c'est très discutable cette idée de surpopulation mais par contre on vous la vend tout le temps. On vous explique que vous êtes sur et sûrement il y a une surpopulation urbaine. On est trop nombreux en ville mais il y a d'autres façons de vivre. [raclement de gorge] H ça c'est le côté maltusien, le côté eugéniste, c'est dire il faut améliorer la société, donc il faut se débarrasser des handicapés, des débiles, des gens qui sont pas normaux.

1:34:39 Donc là, vous voyez qu'il y a vite l'idée d'aller Ouais. d'aller se débarrasser. Et dans les années 30, ces eugénistes, je pense à un français qui s'appelait Alexis Carel entre autres étaient les premier à dire bah peut-être qu'il faudrait faire des chambres à gaz pour avant même les nazis pour se débarrasser sans douleur de ceux qui sont pas corrects quoi. H alors ils l'ont fait sur l'euthanasie et le suicide assisté mais aussi sur tout ce qui était diagnostic de maladie avant la naissance et euthanasie. Enfin, c'est pas eutonasie, c'est comment on appelle ça? Interruption thérapeutique de grossesse. Grossesse. Ouais. Ouais. C'est très discutable, parce qu'il y a des gens qui disent "Mais attendez, aujourd'hui, il y a des mouvements entiers qui accompagnent des soins palliatifs à la naissance pour les enfants qui ne pourraient pas vivre en disant "Mais laissons les vivre ce qu'ils ont à vivre, quoi." Ouais. essayons de faire que ça se passe bien et que et on se rend compte que les deuils se passent infiniment mieux quand bah les mamans ont pu voir peut-être mourir en quelques heures, c'est pas ou en quelques jours un bébé qui avait des malformations cardiaques terribles et qu'on l'a accompagné avec des soins palliatifs plutôt que de faire une injection à travers le cordon ombilical dans le ventre de la maman où elles doivent accoucher d'un enfant morné qu'on a tué en injectant du potassium et du sufintanil dans le cordon bidical ou dans son cœur. C'est ça he la terruption thérapeutique et qui est archi viiolent quoi. Je dis violent et je dis pas que ça peut pas arriver. Il y a des fois où peut-être c'est utile mais il y a peut-être d'autres façons de faire. et puis que tout ça ça inhibe aussi la créativité thérapeutique. Ouais, il y a des malformations cardiaques, mais heureusement qu'il y a des chirurgiens cardiaques on dit "Tendez moi peut-être que je peux y faire quelque chose parce qu'aujourd'hui vous avez des gens qui vivent ayant été opérés peut-être 3 5 10 fois de leur malformation cardiaque mais qui on 40 50 60 ans et vivant avec une malformation cardiaque avec une vie

1:36:29 qui a bah une belle vie qui a eu vécu le coup d'être vécu quoi. et que si on avait dit à toutes ces malformations bon toute manière c'est foutu bonne chance ciao bah on aurait jamais tenté ça c'est exactement la même chose avec le suicide assisté ou l'euthanasie c'est on va dire à plein de gens qui ont des maladies grav de toute manière vous êtes condamnés ciao il y a pas de solution en permaculture on dit il y a toujours au moins une autre façon de faire que le suicide est pas peut-être une voie de sortie pour certain mais est-ce que on a envie juger qu'il y avait peut-être au moins une autre façon de faire et on se rend compte que Quand on met des humains ensemble, quand on les regroupe, qu'on prend soin, bah la mort comme unique solution à des problèmes complexes, c'est pas ça qui se passe. C'est un peu comme si vous aviez votre télé qui marche mal puis vous dites "Bon, OK, je m'en fous, je donne un coup de marteau dedans, quoi, et je la défonce parce que c'est de la merde et je vais aller en acheter une autre." Finalement, la diversité des cas permet de faire avancer la recherche médicale aussi.

1:37:28 Ouais, tout à fait. Ouais. Ou ouais. Et donc effectivement, je pense que cette juste je pas citer quelque chose mais cette notoriété publique, il y a des gens qui sont agissant de manière lancinante sur ces questions d'aide à mourir. Donc tous ces groupes euthanasistes dont je vous ai parlé dont la généalogie est celle que je vous ai dite de pendant les années 30 et qui on ensuite donné lieu à la grosse gueule de bois du nazisme et qui sont revenus après le 3945 avec un nouveau discours. C'était plus pour améliorer la société, c'était votre liberté d'en finir. ont favorisé les libertés individuelles mais avec le même but. C'est globalement que vous partiz avant l'heure et vous imaginez bien qu'il y a plein de petits vieux qui vont dire "Ah mais moi je me sens inutile et puis ma petite retraite, vous savez. Bon voilà." Et en Angleterre a été discuté de manière tout à fait officielle et sérieuse l'idée de faire des ristourn d'impôts sur le revenu aux gens qui partiraient avant 75 ans parce que voilà, il laisserait la place et donc il serait quand même normal ses gagnants gagnant on économiserait des frais de santé de leurs dernières années de vie et donc bah il serait légitime que leur famille puisse toucher un peu plus de succession. Mais par contre, ceux qui sont à plus de 75 ans, bon, ils coûtent cher à tout le monde. Ça va, on va se rincer sur leur sur leur héritage, quoi. Donc ça été discuté tout à fait sérieusement. Ça pas été voté pour le moment, mais vous voyez bien que Oui. Arriver là quoi.

1:38:52 On en est arrivé à des situations extrêmement cyniques finalement. Oui. Et le cynisme normalisé. Exactement. Et l'utilitarisme comme seul comme seule voix de salut. Vous savez, l'utilitarisme c'est cette idée que c'est une idée anglo-saxonne qui vient de plusieurs penseurs qui s'appelle Stuartm et un autre qui s'appelle donc John Stuartmill et Jérémy Bentam. Et ces deux penseurs vont influencer énormément la pensée anglo-saxonne et américaine entre autres mais allemande aussi et anglaise en disant qu'est-ce qui est juste de faire? On réfléchit tout le temps à ces questions du bien, du mal, du juste, de l'injuste. Qu'est-ce qui est juste au fond? C'est peut-être pas ce dont on a l'impression là tout de suite. Peut-être qu'il faut laisser du temps passer et c'est à l'une du temps qui passe qu'on pourrait compter. Est-ce que ça créé plus de bonheur pour le plus grand monde et moins de malheur pour le moins de personnes possible? Enfin l'inverse, excusez-moi. Enfin, vous avez compris. Donc c'est une sorte de compte mathématique de combien de bonheur, combien de malheur pour la majorité des gens.

1:39:55 c'est pas une éthique individuelle, c'est pas pour chaque personne, c'est pour la collectivité. Cette éthique utilitariste, elle s'oppose à ce qu'on appelle l'éthique déontologiste qui est l'éthique cancienne de Kant, qui est l'idée qu'est-ce que je dois faire là tout de suite avec toi, mon frère ou ma sœur humain? Qu'est-ce qui est bien et qui se base un peu sur ce qu'on appelle la règle d'or en éthique. Ne fais pas à autrui ce que tu ne souhaiterais pas qu'on te fasse. et il y a une opposition entre les deux et souvent c'est le dilemme du prisonnier qui est mis en évidence pour l'illustrer. Imaginez que vous êtes une escouat de militaires américains dans les vallées afghanes dans [raclement de gorge] les années 90 et vous préparez une opération puis vous êtes secrète et vous êtes vu par un petit berger. Qu'est-ce que vous faites? Vous butez le berger mais il est innocent ou vous le laissez partir mais vous prenez le risque que toute l'opération soit compromise parce que peut-être qu'il va aller prévenir des gens au village et que votre truc est foutu.

1:40:58 Les utilitaristes diront il faut buter le gamin. Ah la fin justifie les moyens. On fait pas d'homelette sans casser les œufs. Ah c'est pas le moindre des charmes de l'éthique du titariste d'être sacrificielle. Elle est toujours sacrificielle. Elle va sacrifier un certain nombre de personnes au nom du bonheur collectif. L'éthique déontologiste, elle aurait dit "Bah non, on peut pas tuer un innocent. Moi, je peux pas tuer quelqu'un comme ça pour rien. C'est pas une mission militaire qui nécessite de que je me compromette à titre individuel là-dessus et qu'il fasse que je prenne la vie de quelqu'un." Ça, c'est le déontologisme. Et vous voyez qu'il y a une tension entre les deux et en santé, il y a une tension entre les deux. Est-ce que je soigne jusqu'au bout telle ou telle personne? Ouais, mais attends, ça va coûter de l'argent, on aura pas de place pour quelqu'un d'autre. arbitrage économique ou est-ce que non, je fais de mon mieux. Moi, je pense que les deux peuvent cohabiter au fond,. On pourrait prendre en compte les enjeux économiques et utilitaristes tout en prenant en jeu les en compte les enjeux déontologiques.

1:41:53 Ça c'est pas mais bon là, on rentre dans de l'éthique appliquée,. Et là, faut prendre des situations pratiques une par une pour se poser la question. Je vous donne un exemple. Est-ce qu'au niveau éthique, il y a pas un dilemme quand vous dites on va tous collectivement rembourser la PREP, c'est-à-dire la chimiothérapie de préexposition. c'est quoi la chimiothérapie de préexposition? C'est une thérapeutique antirétrovirale pour le VIH. voilà, c'est son petit nom, on l'appelle la PrEP. H ça veut dire avant d'aller avoir un rapport sexuel, vous allez prendre le cette ces antirétroviraux avant d'avoir un rapport sexuel. Il se trouve que aujourd'hui il y a un certain nombre de gens qui ont le VIH et qui vont faire des orgies sexuelles avec 3 30 40 partenaires et qui prennent la PrEP.

1:42:49 le coût global de la PREP est absolument phénoménal pour quelques utilisateurs, c'est-à-dire pour une dizaine de milliers à peu près en terme d'ordre de grandeur ou quelques dizaines de milliers. mais le coût supporté par la société est majeur. Et vous dites là, attendez, on fait ça ou juste on fait de la pub pour le préservatif parce que ça marche le préservatif sur les MST quoi. et donc mais et donc si vous critiquez la Prepe aujourd'hui, on va dire "Ah, vous stigmatisez une population?" Non, non, non, je dis juste "Attendez, en terme médico-économique, ça n'a aucun sens." Hm. et en plus ça fait peser à la société un gros poids pour bon les orgies sexuelles de quelques-uns, ça paraît pas voilà paraît pas justifié. Bah là, vous êtes face à un dilemme éthique. Donc voilà, j'espère que ça éclaire un peu les enjeux autour du système de santé.

1:43:44 on est pris dans une grande transformation qui est la digitalisation des soins. Hm. et au fond l'arrivée des opérateurs numériques et digitaux au sein du marché de la santé. Toutes les lois qui vont être faites vont être pour justifier de lutter contre les déserts médicaux et cetera. Mais en fond, elles ont été créées, enfin les déserts médicaux ont été créés pour ça, pour laisser la place à cette possibilitél parce que le désert médical, il existe que parce qu'à un moment, il y a une décision administrative qui a dit bon bah on va diminuer le nombre de médecins avec le numérus closus notamment. Exactement. Le nombre de m on va fermer des hôpitaux de proximité et cetera. et vous rendez compte que c'était toujours sur des enjeux économiques. Ah bah cette petite maternité coûte trop cher. Non, avoir un généraliste à cet endroit-là coûte trop cher. non, ça coûte trop cher de former tel truc. Mais et que ça toujours été des décisions débiles sur lequelles on vient sur imposer ensuite des solutions techniques qui vous exproprie de plus en plus de la santé parce que plus c'est une entreprise digitale qui s'empare de vous, moins c'est quelqu'un là dans votre village qui prend soin de vous et vous lui apportez un poulet ou des légumes et vous le payez comme ça et tout le monde est content avec quelqu'un qui a un vrai savoir-faire qui va l'appliquer directement à vous. Maintenant là, vous allez avoir un algorithme qui va essayer de vous profiler et peut-être qu'il le fera très bien mais peut-être qu'il sera aussi beaucoup plus sujet à des conflits d'intérêt que votre petit médecin de campagne qui lui il s'en foutait que Pfizer ou Novartis gagne tant d'argent alors que votre IA, il y a des chances que elle ait un lien direct de coopération et de partenariat économique avec une entreprise du médicament.

1:45:20 Est-ce que vous irez à Cham 2026? J'aimerais bien, si je pouvais être invité, j'aimerais bien aller voir. c'est pour moi, c'est hyper important d'aller gratter le monstre, c'est-à-dire non restez pas là, allez lire les actas. Là, j'ai mis le lien je pense dans le chat je peux vous le mettre. Je le mettrai également dans le descriptif. Ils ont fait un très beau petit fascicule là de Pipotron. Vous allez lire tout ça, vous dites "OK, bon, c'est ça le futur du ELCAR system, merci." Et puis après vous reposez la question, est-ce qu'à partir de ça qui m'a l'air comme une figure imposée, je peux trouver des degrés de liberté? Et vous savez, c'est comme une danse, c'est l'autre, il vous impose quelque part sa présence, le fait de vous proposer une telle ou telle figure de danse et vous devez trouver une liberté à l'intérieur de ça. Exactement comme dans les combats d'arts martiaux ou des choses comme ça. Et si vous y réfléchissez, la vie entière, c'est ça, vous êtes dans votre boulot avec des contraintes et pourtant vous essayez de trouver de la liberté et de la créativité. Vous êtes dans votre famille et vous essayez de trouver de la liberté et de la créativité.

1:46:20 Exactement. On peut vous retrouver bientôt dans des conférences, des rendez-vous en physique ou Oui. Alors, il y a plusieurs choses. On a MEA, make your again et sa déclinaison française où on travaille fort à essayer d'influencer justement les politiques de santé. Une de nos idées a été de copier cette idée de rapide response steam mais en l'inversant et en disant par exemple bah les narratifs on les connaît maintenant c'est toujours la même chose. Le masque, le la grippe, la rouge le la vaccination contre l'HPV chez les collégiens et si on se préparait, on était prêt à répondre et donc on a des contenus, on a des procès qui sont prêts à à sortir et cetera. Donc nous, on prépare ça, on prépare le fait de mettre des bâtons dans les roues au système dès que c'est possible. l'obliger à justifier pour que ça ait un sens.

1:47:16 Le l'autre chose qu'on fait, c'est d'essayer de réunir des acteurs venant de plein d'horizons différents et y compris mainstream. Donc je vous donne un exemple. Là, on va organiser un congrès sur l'autisme. Bah, ça aurait pu être un réquisitoire antivax contre les vaccins sur l'autisme entre nous. Mais pour moi, ça pas d' ça pas c'est pas ça que j'ai envie de faire. Je dis pas que ça pas d'intérêt he peut-être a les gens en ont besoin. Mais moi, je préférerais réunir des gens qui s'occupent d'autisme en France là actuellement et puis leur montrer ce qui se passe aux États-Unis, ce qui se passe ailleurs, leur faire venir des gens qui soignent autrement, leur faire le voir le témoignage de famille et ce qui mettent en place. et je vous invite à aller voir un documentaire qui s'appelle que je vais retrouver tout de suite. Je vais vous mettre le lien qui a pas été traduit en français mais qui est très intéressant qui s'appelle The Spellers. comme tout spell, vous savez, c'est épelé qui montre d'autres façons de soigner l'autisme. Donc c'est un feel good movie mais c'est ce qui se passe effectivement aux États-Unis et c'est pas à partir du d'un labor pharmaceutique ou je sais pas quoi, c'est à partir de gens de famille et c'est en train d'arriver une espèce de révolution dans la prise d' en charge de l'autisme nonverbal. Vous savez, ces gens qui parlent pas du tout et qu'on considère comme complètement débiles alors qu'au fond quand vous arrivez à les laisser s'exprimer notamment vous allez voir comment ils font dans The Spellers, vous rendez compte que c'est des gens extrêmement subtils et intéressants.

1:48:40 ils vivent dans un monde intérieur riche. Voilà. Exactement. C'est et recréer du dialogue. Hm. ce dialogue on là si les gens veulent retrouver avec Jean-Dominique Michel, on a fait une sorte de parcours de formation, on pourrait dire qui s'appelle retrouver l'accord perdu et qui est autour de tout cet accord perdu avec le corps, avec la nature, avec les autres, avec moi-même, avec notre passé, avec comme si on était dans un moment de désarticulation de décohérence de notre société où tous nos accords collectifs et individuels, ils sont en train de se perdre et on voit des gens qui sont en mode autodestruction actuellement. comme en reflet, en écho à l'autodestruction de notre système. Autodestruction par la drogue, par l'alcool, par la déprime, par le mais et bah le parcours, il se veut vraiment à une sorte d'antidote. Vous pouvez le retrouver sur le site de Jean-Dominique Michel ou sur mon site internet, il y a un lien louifouché.fr.

1:49:35 Oui. Et puis moi je fais des entretiens, j'ai tout un travail en gros de reporter citoyens un peu comme vous à ma à ma petite mesure où je fais des entretiens sur les sujets qui m'intéressent. les entretiens mortels, voilà, entre autres les entretiens mortels autour de la loi sur le suicide assisté et l'euthanasie. Donc ça, vous pouvez retrouver sur X, sur YouTube, sur Telegram, sur Facebook, je suis un peu moins présent. il y a un substac aussi. Bon, j'ai du mal à maintenir tout ça à jour, mais le plus à jour ce serait sur Twitter. Hm. Et puis bah voilà, il y a des j'ai écrit des bouquins puis il y en aura d'autres qui vont sortir. Là, on est en train d'en faire un autre avec Jean-Dominique Michel justement sur cette question de retrouver l'accord perdu. on essaie de traiter des vraies questions existentielles qu'on est en train de vivre quoi, au-delà de la mousse du des anecdotes du quotidien. Essayer d'aller en profondeur. Parfait. je mettrai tous les liens utiles dans le descriptif et je remercie infiniment pour ce riche entretien. Cher docteur Louis Fouchet.

1:50:32 Merci beaucoup à vous. Il y a il n'y a plus qu'à se réemparer du système de santé. Au travail. Merci. J'en ai pas parlé mais je pense qu'avoir un réseau de soignant autour de soi actuellement dans la France telle qu'elle va avoir lieu là c'est hyper important. C'est le réseau qui va faire que tu sois soigné quoi.

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