Le lecteur commencera à 16:16. Lecture hébergée sur YouTube. La vidéo ne se charge qu'au moment où vous cliquez : aucune donnée n'est transmise avant. Voir aussi sur YouTube

Un agriculteur explique pourquoi les paysans ne fixent pas le prix de ce qu'ils vendent

Philippe Grégoire, agriculteur en Vendée et membre du SAMU social agricole, revient sur le mouvement de colère des agriculteurs, la crise de la dermatose nodulaire contagieuse et les négociations du Mercosur. Il défend l'idée que le vrai problème est ailleurs : les paysans ne maîtrisent pas le prix de leur propre production.

SR Stéphanie Reynaud 15 janvier 2026 · 35 min · 1 585 vues

Ce dont il est question

Résumé établi depuis l'enregistrement

Philippe Grégoire commence par distinguer la crise agricole, selon lui structurelle et ancienne, de l'épisode de dermatose nodulaire contagieuse (DNC), qu'il juge mal géré par le gouvernement avec un abattage total inutile. Il rappelle que sur les 400 000 agriculteurs français, seule une minorité possède des bovins concernés par cette maladie, ce qui la rend selon lui étrangère au fond du mouvement de contestation.

Le cœur de son propos porte sur la fixation des prix agricoles. Pour lui, 80 % de l'alimentation française est produite, transformée et consommée en France sans que les agriculteurs en tirent une marge, parce que la facture est rédigée par les acheteurs : industrie agroalimentaire, coopératives, grande distribution. Il cite des groupes comme LDC, Bigard, Lactalis, Sodiaal ou Vivescia pour illustrer des situations qu'il qualifie d'oligopole. Il estime que cette absence de maîtrise des prix rend inefficace toute manifestation qui ne s'attaquerait pas à ce mécanisme, budget de la PAC compris.

Sur le Mercosur, il relativise l'impact en volume, rappelant que seuls 8 à 12 % des produits agricoles mondiaux s'échangent entre pays, mais y voit un moyen de pression supplémentaire de la grande distribution pour faire baisser les prix payés aux producteurs français. Il évoque aussi la théorie des avantages comparatifs de Ricardo, qu'il juge utilisée pour justifier la pression sur les paysans.

Il détaille ensuite les différences entre organisations agricoles : la FNSEA, qu'il présente comme liée structurellement à l'agroalimentaire depuis 1959 via le COPA-COGECA, la coordination rurale, née d'une scission en 1992, et la Confédération paysanne, plus orientée vers un modèle environnemental et local. Il évoque aussi son propre parcours syndical et son engagement actuel au SAMU social agricole, association qui accompagne des agriculteurs en difficulté, notamment en redressement judiciaire.

En conclusion, il appelle à reprendre la maîtrise de la facture agricole via les circuits courts, qu'il juge sous-développés (3 à 4 milliards d'euros contre un objectif de 15 à 20 milliards selon lui), et à se rapprocher des maires et des consommateurs plutôt que de miser sur la seule mobilisation politique. Il invite à acheter français et local, en référence à une formule de Coluche sur le boycott.

Points abordés

  • La crise agricole est selon lui ancienne et distincte de l'épisode de dermatose nodulaire contagieuse
  • Les agriculteurs ne maîtrisent pas le prix de leur production, fixé par les acheteurs (coopératives, industrie agroalimentaire, grande distribution)
  • Le Mercosur ne représente qu'une part limitée des échanges mais sert selon lui de moyen de pression sur les prix
  • La FNSEA est présentée comme liée à l'agroalimentaire depuis 1959 par la structure du COPA-COGECA
  • Les syndicats agricoles (FNSEA, coordination rurale, Confédération paysanne) portent des projets différents malgré des convergences ponctuelles
  • L'endettement des exploitations passe de plus en plus par les coopératives et outils agro-industriels plutôt que par les banques
  • 82 % des agriculteurs gagneraient selon lui moins que le SMIC brut
  • Les circuits courts, estimés à 3-4 milliards d'euros, devraient selon lui être développés pour redonner la main aux producteurs sur leurs prix

Ce résumé est établi à partir de la transcription intégrale de l'entretien, puis relu par la rédaction avant publication. Il ne remplace pas l'écoute : les nuances, les hésitations et les réserves de l'invité sont dans l'enregistrement.

« Ils ont le pouvoir absolu sur c'est non négociable. »
Philippe Grégoire 2:44 écouter le passage
« Le paysan, il doit reprendre sa facture, il doit reprendre la main et ne plus être commandé comme un enfant de 2 ans par l'industrie agroalimentaire et les coopératives. »
Philippe Grégoire 4:22 écouter le passage
« Ceux qui nourrissent les autres, c'est les premiers qui crèvent. »
Philippe Grégoire 27:50 écouter le passage
« Acheter français, soutenez les paysans. Il suffit d'arrêter d'en acheter pour plus qu'ils en vendent. »
Philippe Grégoire 34:41 écouter le passage

Sujets

Extraits courts de cet entretien

Transcription intégrale

6 681 mots

Établie à partir des sous-titres de la vidéo, sans relecture. Les hésitations et les répétitions de la machine ont été retirées, rien d'autre. Cliquez un horaire pour entendre le passage.

0:00 L'industrie la plus puissante, c'est l'industrie pharmaceutique. Ceux qui connaissent un peu ce qui tourne autour des vaccins savent de quoi je vais parler. L'industrie pharmaceutique, l'industrie militaire et derrière c'est l'industrie agroalimentaire. 9000 milliards de dollars chaque année. Bonjour monsieur Philippe Grégoire, vous êtes agriculteur prédanger. Oui, évidemment, vous êtes préoccupé par ce qui se passe avec le mouvement des agriculteurs. Vous vouliez nous en parler un peu? Coordination rurale, FNSEA, qui dit vrai et qui dit faux? Est-ce qu'il y a une récupération du mouvement? Le Mercosur est sur le point de passer. Est-ce que vous pouvez nous en dire plus de votre point de vue? Alors oui, alors déjà le mercur n'a rien à voir avec la crise agricole puisque la crise agricole n'est elle est là elle est là depuis très longtemps.

0:55 Oui. Bien avant le mercur et bien avant les abattages des animaux. la battage qui est atroce de par rapport à la dermatose, c'est une mauvaise gestion du gouvernement puisque ça mérite pas du tout l'abattage totale. Et l'abattage totale, on en a eu par le passé avec d'autres maladies tuberculose, bruxellose et la vache folle. Donc là, c'est un épisode sanitaire très mal géré par le gouvernement mais bien sûr ça n'a rien à voir avec la crise agricole parce qu'il y a 400000 agriculteurs à peu près encore en France et il y en a pas 400000 qui ont des bovins et qui sont touchés heureusement. H donc ça rien à voir. Donc après sur le Mercure, bah on nous joue une pièce de théâtre chaque année. H les concitoyens ils comprennent pas. C'est pour ça qu'il nous appelle et ils se demandent ce qui se passe. Il voit les paysans manifester avec des tracteurs et tous les ans, c'est la même rangaine. On va trouver le président de la République ou le député en lui demandant au secours alors que il y a deux choses qui qu'il faut séparer. Il y a tout ce qui est produit en France, transformé en France et manger en France. C'est environ 80 % de notre alimentation. Sur cette partie-là, on ne gagne pas d'argent, on n pas de marge. H et on n pas de marge. Pourquoi? Tout simplement parce que on maîtrise pas nos prix agricoles. Les prix, la facture, elle est rédigée par l'acheteur, par l'industrie agroalimentaire, par la coopérative, par le privé. Alors, c'est le groupe LDC en velaille. ces deux acheteurs de veau qui le monopole qui sont en position de ligopol au niveau de toute l'Europe, le groupe Vri et Denkavit, c'est Lactalis, c'est sodial, c'est bigar pour les abattoirs, Bevin et por. Voilà.

2:35 Donc ces gens-là gèrent la facture aux paysans, c'est-à-dire qu'on contrôle pas nos prix. C'est eux qui les c'est eux qui nous donnent ce qu'ils ont envie de nous donner. Ils ont le pouvoir, ils ont le pouvoir absolu sur c'est non négociable. Non, les prix, la gestion des volumes, les importations, les exportations et les vies sanitaires pour ceux conduire hors sol. Donc en fait, on est simplement des prestataires de services. On est des portes on porte des sauts et on donne à manger à nos animaux, mais on est tout sauf des patrons. Donc la base déjà, elle est là. Et les 80 % donc qui sont produits en France, consommés en France, il faut informer les gens qui reviennent qu'il aillent trouver leurs élus. Le maire de la commune, c'est l'échelon le plus facile à à voilà demander au maire de la commune s'il a mis en place ce qu'on appelle le 10 crime, c'est le la détection pour les risques majeurs,. détection intercommunale contre les risques majeurs, c'est ça? là qui découle des projets alimentaires territoriaux pour nourrir les concitoyens sur les territoires. Donc il doit mettre en place normalement il a l'obligation, c'est des lois qu'on démarré déjà en 2004 mais que ça traîne. Il y a très peu d'élus qui l'ont fait. il y en a quelques-uns pour mettre en place un plan communal de sauvegarde qu'on consomme local et en cas de conflit majeur, cyberattaque, problème de logistique, une panne quelconque, on a que 73 he 72 he pardon de réserve dans nos grandes villes. Donc la 73e heure, c'est la panique, c'est l'épillage. Donc les élus normalement, pratiquement personne l'a fait, ils ont l'obligation d'assurer la protection des populations.

4:18 Et à ce titre là, à ce titre là, le paysan, il doit reprendre sa facture, il doit reprendre la main et ne plus être commandé comme un enfant de 2 ans par l'industrie agroalimentaire et les coopératives. Donc ça c'est la le premier point. Si on reprend pas les prix agricoles à travers notre facture, bah on peut toujours s'agiter. On va jamais y arriver parce que on parle de la politique agricole commune, on peut augmenter le budget de la politique agricole commune, ça va rien changer puisque l'industriel quand il va venir acheter le canard, le poulet, le litre de lait, l'argent qu'on va toucher d'une main de l'Europe de vos impôts, lui il va le baisser de l'autre côté puisque c'est lui qui rédige la facture. Donc c'est un problème sans fin. Et là, personne n'a parlé pendant les manifestations qu'au 1er janvier 2026, les producteurs de lait ont redémarré l'année pour une grande partie avec une obaisse de sur un cheptel moyen 25000 € en moins sur le produit lait, sur la vente du lait, 25000 € en moins dans l'année. Donc on peut aller se parader à Paris avec des tracteurs mais la facture c'est pas nous qui avons la facture. On parle de quelque chose qu'on ne maîtrise même pas puisqu'on maîtrise pas nos prix.

5:34 Vous n'avez pas la main et le mercur sa signature va aggraver la situation encore. Alors ça avait été alors en fait les prix ce qui est français on n'est pas payé ce qui est consommé en France on n'est pas payé. Après il y en a qui font de la coméru leclerc ils prennent en photo des producteurs comme le fait c'est qu'il patron avec les briques de lait. Il paye quelques producteurs plus chers, un petit peu plus cher, c'est vrai. Quelques producteurs qui mettent en photo à l'entrée du magasin ou sur la brique c'est qui le patron? Et tout le reste des producteurs, les autres, ils sont pas payés. En fait, ils prennent une minorité qui mettent sur les plateaux télé et qui sont payés et les autres ne sont pas payés puisqu'ils m'envoient des mails moi. Et dans le cas de Kil patron, c'est vrai qu'il paye une partie du lait plus cher, mais c'est une toute petite partie du litrage. C'est comme si qu'un salarié, il avait 6 % de son temps de travail qui était payé plus cher. Et là, c'est ça en fait. Donc ça s'appelle de la communication. C'est anecdotique.

6:31 Alors après le commerce international, le mercur, bah c'est comme le TAFTA, c'est comme le CTA, c'est comme le Commonwealth bien avant l'Europe. Ça sert à la grande distribution aux centrales d'achat et aux coopératives pour faire pression sur nous en disant bah regardez, il y a des produits en Ukraine, il y en a en Pologne, on en a trouvé en Australie à 1 €. Vous nous demandez 1,40 € on peut pas parce qu'on en trouve à 1 €. Voilà, en fait c'est un moyen de pression. Mais en terme de volume, en terme de volume dans le monde, il y a que 8 % en brut de la valeur des produits agricoles qui s'échangent entre pays. Et si on rajoute les produits transformés, c'est 12 %. Donc ça veut dire que l'immense majorité des produits dans le monde en Inde partout, ils sont produits sur place, transformés sur place et consommé par les Donc en fait le libre échange, il nous tue. Oui. Mais il représente pas une grande partie en fait. Ça ça représente le le libre échange ça le les mouvements comme ça, c'est très minime.

7:33 Et avec le Mercosur, ça pourrait être moins minime éventuellement. avec le mercur, le mercur on pourrait on en a pas besoin. C'est comme le tafta et le CTA. On est capable de se nourrir pas à 100 % mais peut-être à 90 % de tous les produits chez nous. 90 92 mais on a fait ça. Ils ont mis en route la théorie de Ricardo des avantages comparatifs pour appuyer sur la tête des paysans. Et ce modèle là a enrichi bien sûr l'agroalimentaire et les grandes surfaces. Et puis après, il y a toute la logistique qui tourne autour, les taxes et tout qui va avec, quoi. Ce qui fait que sur un cadit de 100 € il revient suivant les provenances et si c'est importé ou pas, il revient entre 6 et 8 € dans le panier sur 100 € à l'agriculteur. Mais même ce qui est produit en France, c'est ça qu' faut que les gens comprennent, ce qui est produit envendé, transformé en vendé, manger en vendé. L'agriculteur ne gagne pas d'argent là-dessus non plus.

8:28 C'est opération blanche. Mais oui, parce que le problème les intermédiaires captent toute la valeur. Donc c'est pour ça que défiler avec les tracteurs, c'est bien mais faudrait faire des propositions. Faut changer le système, faut repartir. Il y a deux poignées de main à donner. Faut donner une poignée de main au maire de la commune pour lui dire mettez en place un plan communal de sauvegarde. Il faut donner une deuxième poignée de main au consommatecteur. Faut se rapprocher des consommateurs pour qu'on puisse récupérer nous notre valeur ajoutée. Voilà. Sachant que chaque jour, il y a 204 millions de repas qui sont mangés par les Français. Il y en a 40 millions dans la dans les restauration collective. Si on arrive à convaincre un/3 des consommateurs plus les 40 millions, on peut froller les 100 millions. C'est-à-dire la moitié des repas chaque jour sur lequel je dis bien faut que ça soit l'agriculteur qui fasse sa facture. Faut pas que ça soit la coopérative. Si c'est la coopérative qui fait la facture, c'est pas la peine. C'est pas la peine. C'est foutu. C'est pas la peine faut rester à la maison. Voilà.

9:28 Et finalement quand même cette DNC qui est une maladie qui existe depuis longtemps, elle vient pas juste d'apparaître sur terre. Est-ce que c'est pas une manière de réduire ce nombre d'agriculteurs français qui sont à 400000 et que peut-être le pouvoir veut réduire encore? Alors la maladie la DNC, elle est arrivée en Zambie en 1929. Ça se soigne en Afrique, ça se soigne partout, ça se soigne avec l'hiver mectine, avec des antibiotiques. Donc là, ils ont fait peur à tout le monde. Donc ils ont fait de la battage totale comme ils l'ont fait au début en Italie un peu et en Espagne. En Suisse, ils l'ont vacciné. À l'île de la Réunion, on avait vacciné en 92. On en a pas entendu parler. Il y a pas eu de maladie depuis. Donc bah c'est un moyen oui et non parce que les cheptelles ils sont renouvelés. Ça coûte un fric fou à la société. le troupeau qui est abattu. les gens ils sont indemnisés pour repartir. Alors là encore, il y aurait beaucoup de choses à dire. Faudrait indemniser le producteur avant que les animaux soient abattus. Il est expertisé, on l'indemnise. C'est honteux. C'est honteux que les gens attendent 3 mois, 6 mois pour être indemnisé. C'est honteux ça.

10:29 Il paraît que pour constituer un troupeau, ça prend du temps. C'est plus ça prend du temps. C'est pour ça qu'il faut l'indemniser le plus rapidement possible. Oui, mais c'est une perte au-delà de la perte de l'argent. C'est une perte symbolique, une perte même sentimentale. C'est très compliqué. C'est compliqué. Familial, génétique, historique. Oui, c'est ça. C'est très compliqué. De toute façon, le préjudice moral ne peut pas s'indemniser,. Exactement. Ça le l'argent ne résout pas tout le problème,. Mais le Mercur, ça vous êtes inquiet quand même. le mercur, il y avait 200000 tonnes déjà d'un d'importé chaque année. Il y avait des droits de douane, ça va passer à 300000 mais les 100000 en plus, c'est des produits transformés. Donc comme c'est des produits transformés, c'est des plutôt des produits un peu haute gamme de viande, donc c'est destiné quelque part un peu à en fait il continue à nous mettre en compétition les paysans les uns avec les autres. Ils nous mettent en compétition entre nous parce que nous quand on appelle ces gens-là, moi je fais des conférences internationales, j'étais il y a pas très longtemps avec en direct avec un gars qui était dans le Montana qui avait 3000 Bevins à l'étant. il me disait bien que quand il a payé les salariés et tout, il m'a dit "C'est pas des activités qui rapportent." Lui, il avait investi dans le dans l'énergie. Lui, il était dans l'énergie, dans l'électrique. Donc, il avait placé des sous dans une exploitation. Mais il m'expliquait bien que il y a pas de retour sur investissement quoi. Donc en fait ils nous mettent en compétition entre nous et le et dans tout ça les gagnants, c'est ceux qui font le commerce, c'est ceux qui spéculent, c'est ceux qui parce que le problème je vois sur les barrages, ce qui ressort mais chaque année, chaque année, chaque année ils disent il faut enlever les normes enlever l'administratif. Oui, il y a trop l'administratif, il y a beaucoup de boulot à faire comme dans d'autres pays.

12:12 Mais si on enlève toutes les normes et tout l'administratif, ça va pas résoudre le problème que le blé aujourd'hui nous le paye 160 € la tonne. À 160 € la tonne, même si on a plus d'administratif, on va faire faillite. Et le lait, c'est pareil. Si le litre de lait ou le canard, il est pas payé, bah on peut dire tiens, on va faire on va suspendre les contrôles pendant 18 mois puis on va arrêter tout l'administratif. Bon, ça fera pas de mal mais à la fin du mois ça va pas empêcher qu'au prix qu'on a payé on coule. On va couler pareil. Ça va rien changer. Les terres agricoles, les propriétés, les fermes, certains disent que l'idée c'est de mettre à plat certains paysans pour que des grands groupes comme Black Rock, Vanggard rachètent. Est-ce que vous avez des informations qui vont dans ce sens-là? Alors, nous ça va pas cette vitesse là. En France, il y en a un peu mais les grands groupes, le premier propriétaire terrien, c'est la Caisse des dépôts et consignation en France, mais c'est pour d'autres raisons. C'est pour des acquisitions autour des villes et tout.

13:09 Après, on retrouve le crédit agricole et puis le groupe AXA, mais ça reste des dans des mesures, c'est de 15000 20000 28000 hectares, c'est déjà pas mal mais ça n'a rien à voir avec Bill Gates aux États-Unis. L'endettement, nous l'endettement, il se fait par les paysans he de famille en famille. C'estàd que c'est les familles qui portent qui souvent supportent le foncier ou quelques propriétaires aisés mais 60 % des propriétaires sont des petits propriétaires. Les paysans ils ont 40 % du foncier à eux en propriété sous forme d'emprunt. D'ailleurs, on narrive plus à à racheter nos exploitations. On en a plus les moyens. Alors on retrouve des propriétaires des anciens bouchés, des gens qui avaient des boucheries sur Paris, des gens qui ont vendu des restaurants. Il y a des familles de nobles aussi. qui et on retrouve aussi aujourd'hui des gens qui ont peur à l'effondrement monétaire et qui viennent placer l'argent dans la terre parce que s'il arrive un conflit majeur ou une guerre, bah la terre elle va pas s'envoler.

14:08 Oui, ils investissent dans les terrains forestiers. Voilà. Mais des grands groupes financiers, ça risque de venir. Non, ce qu'on voit par contre, c'est que quand j'ai parlé de la chaîne de valeur, c'est que dans nos exploitations, quand on fait du lait, de la viande, des canards et tout ça, ça il y a déjà un moment que c'est arrivé. En fait, c'est les coopératives, les outils agroindustriels qui nous financent, qui nous mettent des lignes de crédit parce que comme c'est dur financièrement, il eux ils arrivent à se substituer au crédit agricole, au crédit mutuel et à la banque populaire et il nous avance des courts termes, il nous avancent des lignes de crédit. Donc comme il nous finance, il nous reprennent notre production, c'est eux qui décident de la facture. C'est pour ça que les paysans ils vont pas manifester. En fait, quelque part, on irait manifester chez notre patron. Le problème c'est que si on va manifester chez eux, ils vont plus nous collecter. Moi j'ai le cas concret en pays de la Loire, un en lapin auquel je pense tout de suite et un en poulet. Ils ont voulu contester enfin dénoncer ce que je suis en train de dire là. Donc ils ont livré les dernières bandes de lapin et les dernières bandes de poulet et les bâtiments sont restés vides.

15:15 Sauf que là, attention, quand les gens ils ont des emprunts, hm, quand le bâtiment est vide, parce qu'après plus personne va vous ramener d'animaux, parce que comme ils sont en situation d'oligopole, les quelques acteurs qui sont présents, ils se donnent le mot. Donc, comment on rembourse nos emprunts après quand on est foutu à la porte? Vous êtes sur liste noire, c'est comme un patron qui va virer son salarié. Bon, si le salarié trouve du boulot ailleurs, il y a moindre mal. H mais si vous retrouvez plus de boulot, on fait comment? Justement, en parlant du mouvement agricole Oui. Actuel qui se passe à Paris, on entend parler de d'infiltration possible. Est-ce que ce bah des infiltrations par des anciens de la FNSEA par exemple, est-ce que ce mouvement finalement est manipulé? Est-ce que c'est un absorbeur de colère? C'est un absorbeur de colère comme tous les ans parce que d'abord comme on est quelques-uns à le dire, je pense notamment à Sam l'agriculteur indépendant qui fait des belles vidéos sur le le la conduite des cultures. On n'est pas d'accord entre nous déjà dans le monde agricole sur le constat.

16:16 H bon la FNSA il est en cogestion avec le pouvoir et l'agroalimentaire parce que la FNSEA pour que les téléspectateurs comprennent la FNSEA ils ont créé 27 FNSEA en Europe en 1959. Ça s'appelle le COPA et ils ont fusionné avec toutes les coopératives européennes. Le COGa ça s'appelait. Ils ont fait ce qu'on appelle le COAC KJK. Ils ont ils se sont mariés, ils ont fait un mariage en 1959. Donc ils sont dans les mêmes bureaux à Bruxelles. Ils ont des bureaux du lobbing. Donc en fait c'est pas un syndicat agricole, c'est un syndicat je dirais industriel. c'est industri c'est un syndicat qui représente l'élite industrielle mondialisée. Le le FNSA c'est le MEDEF si on veut les par là. Donc c'est pas vraiment un syndicat agricole. Donc c'est la cogestion permanente et dès qu'il y a des mouvements eux ils les pénètrent, ils rentrent en manifestation pour bien sûr arrêter le mouvement parce que eux ils vont pas les manifester dans l'agroalimentaire. C'est eux qui le les présidents de syndicat. Les présidents de syndicat sont les présidents de coopérative. Il pourrait Arnaud Rousseau H s'il voulait bloquer le pays le groupe les camions frigo on a 72 heures de réserve dans les grandes villes. On tient par quoi? On tient par le mouvement des camions, la logistique qu'approvisionne les grandes villes, la restauration et tout. Bon, les camions frigo blanc, la société du groupe STEF, les actionnaires, c'est les céréaliers de la FNSEA, ils font 100000 livraisons par jour en Europe. S'il voulaient bloquer le pays et l'Europe, avec 100000 livraisons par jour, s'il bloquent les camions, je crois que ça va être plus efficace que les tracteurs.

17:55 Mais il va pas le faire parce que eux, ils sont dans le business, ils sont dans la spéculation. Donc, ce n'est pas un syndicat agricole. Après, il y a la coordination rurale. Donc la coordination rurale, ça été beaucoup à l'origine des gens qui étaient à la FNSA à l'origine et qui sont partis qui ont monté une section coordination rurale en 1992. Il avait repris les statuts de la Fédération française de l'agriculture. Donc eux, il avait un programme qui était beau en 92 en disant nous, on veut pas de cette Europe, on veut pas de subvention, on veut pas de prime, on veut des prix. Donc ça veut dire on veut garder notre facture, sauf que ça n'a pas abouti parce que la FNSEA les ont empêché d'aboutir. Et puis après bah plus ou moins là-dedans les gens sont excités. Donc il y en a qui arrivent à se radicaliser parce qu'ils pensent qu'ils vont en découdre en allant casser quelque chose dans les grandes villes ou faire de et là la réponse on l'aura pas par ce bia là puisqu'on n'est pas détenteur.

18:50 C'est pas nous qui cavons la main sur nos prix. Et puis après, il y a eu la il y a eu le modef en 1959 qui a été la première sission de la FNSA, qui était proche plutôt du parti communiste, qui est un syndicat qui a plutôt baissé et qui est devenu plutôt petit, fait 1,5 % au niveau national parce que il a été dépassé par les paysans travailleurs avec les travailleurs paysans qu'on fait un regroupement qu'on fait la confédération paysane dans les années 80. Alors eux la Confédération paysane ne propose pas le même programme que la coordination rurale et que la FNSOA bien sûr, mais déjà entre la coordination rurale et la confédération paysane, il n'y a pas du tout les mêmes programmes. Ils sont main dans la main contre l'abattage des animaux. Mais ça on ils vont déjeuner ensemble le lundi, mais si le mardi matin, on commence à parler de solutions et de propositions, c'est les opposés. la Confédération paysane, il est sur un modèle plus adossé sur un bien-être environnemental, sur des mesures environnementales plus des modèles agriculture locale du bio beaucoup.

19:55 Voilà. Et la coordination rurale est plus sur un modèle où on reprend la main sur notre facture comme un peu la Confédération paysane, mais un modèle plus moins plus développé avec des fermes plus moyennes et grandes. Donc on est on n'est pas sur les mêmes projets, on n'est pas du tout on n'est pas sur les mêmes constats. D'accord. Donc c'est important de le dire. Et qu'est-ce que vous pensez aussi du discours de monsieur Mercadal qu'on voit beaucoup dans les médias indépendants, la ferme des cochons les nneux? Alors lui, Pierre Guillaume Mercadal, moi je l'ai connu il y a peut-être un an et demi, 2 ans maintenant. H on avait fait une émission chez Éric Morillot à TV Liberté. Donc bah lui, il a eu pas mal de problèmes aussi. Il a compris je pense comment fonctionnait le monde agricole. Et donc lui il est rentré au sein de la alors lui il était à la confédération paysane au départ et puis après il a été à la coordination rurale. Comme moi j'ai été à la FDSEA avec mon père parce que mon père était à la FDSA, il s'en occupait et nous on est sorti en 1993 du de ce syndicat là et depuis moi j'ai décidé d'être non syndiqué et d'être libre. Voilà. Et Pierre Guillaume Mercadal, bah lui mène son combat au côté de la coordination rurale. Il essaie à son échelle de faire évoluer les choses. Mais on est au milieu d'un océan,.

21:12 Oui. Une goutte d'eau dans l'océan. toutefois, vous êtes engagé en politique dans un mouvement souverainiste, un parti politique? Alors, moi, je par le côté j'avais été donc j'étais plus indiqué à partir de 93. Hm. Ensuite, je suis rentré à l'association des producteurs de lait indépendants en 2009 avec les greffes du lait. Hm. Et donc, je me suis occupé du de l'association des producteurs de lait indépendant dans mon département et au niveau national. H c'est à partir de là que j'étais dans les ministères justement. H et puis après au niveau défense des paysans, je dirais sur le terrain, on avait l'association des éleveurs de nos régions, le mouvement des national des éleveurs de nos régions qu'on avait créé parce que l'appli nationale répondait qu'au producteur de lait, mais ça répondait pas à un producteur de mouton, de viande, de vigne, de voilà. Et donc sur le terrain j'ai rejoint il y a déjà maintenant des années depuis 2019-2020 même avant j'ai rejoint le SAMU social Agricole. Je m'occupe avec les copains du SAMU social agricole national. Le SAMU social agricole a été créé en 2000 par monsieur Guisser qui est un agriculteur juriste. Et après le Samusal agricole, bah il y a on est une équipe avec Thierry Lenaour, Michel Bini. Alors, il y en a du Morbillant, Bernard Tesser et du et de l'Avon. Donc, on est des bénévoles et là de temps en temps, on crie au secours que les gens ils viennent sur le site du SAMU social agricole pour essayer de nous rembourser nos frais de déplacement.

22:50 Parce que quand moi je fais beaucoup les tribunaux pour défendre les gens qui sont en redressement, j'en fais deux ou trois la semaine souvent. Et bah comme c'est une petite association et que la cotisation elle est de 50 € à l'année, avec 50 € à l'année, les gens vont bien comprendre que on paye pas des frais de déplacement de 1000 km la semaine,. Vous aidez les agriculteurs qui sont dans des situations désespérées. Oui, c'est ça. Psychologique, matériel. Voilà. Donc, on fait beaucoup à distance. On fait beaucoup à distance par visio ou par téléphone, mais après on est obligé de faire l'expertise aussi sur le terrain. Alors, on a on avocat qui travaille avec nous, on en a un déjà pour nous, mais on avocat qui travaille avec nous, juriste comptable et puis on oriente les gens, on donne, on fait beaucoup de conseils, on travaille avec des nutritionnistes indépendants. Voilà, on travaille qu'avec des indépendants. Dans la mesure du possible pour sortir du réseau chambre d'agriculture. Sinon, ça sert à rien. Hm.

23:48 Comment vous aider? Qu'est-ce que vous diriez aux spectateurs? Comment peut vous aider vraiment le citoyen? boycotter les produits qui viennent de très loin, acheter du local et de toutes les manières, comment peut-on être utile à la cause des sur la défense qu'on a sur le terrain du SAMU social agricole, on est en temps parce qu'on manque de temps, on est en train de mettre en place un système où les concitoyens qui voudraient nous aider et après on va s'arranger pour que ça soit reconnu, que les gens puissent même être défiscalisés, les gens pourraient donner 1 € par mois à l'association. Ça c'est pour aider ce que on va défendre. 12 € par an si vous avez 50000 personnes à 12 € par an. Voilà. Et après sur le plan agricole comment sortir de cette ornière? Bah faut repartir du terrain, faut repartir avec les élus parce qu'autrement tout est politisé. Donc à partir moment que c'est politisé donc nous on repart du terrain avec les élus et avec l'association démocrate des maieries de France. Donc il y a pas de politique là-dedans. Association démocrate des mairies de France et SOS M. SOS Mer travaille avec les cigales, avec Terreien, avec les jardins de cocagne. Donc ce qu'on veut c'est que si on remonte un truc enfin c'est le cas, il est fait, il est en place, on veut pas que ça soit politisé parce que si on met une étiquette, ça va être la compétition à celui qui aura le plus de drapeau, ça va être encore à des fins électorales. Alors nous ce qu'on veut c'est redémarrer de la base mais se serrer la main avec le consommateur.

25:12 L'alimentation c'est la santé. Le paysan il assure l'alimentation locale. Alors bio et conventionnel les deux locales. L'alimentation c'est la santé et c'est l'entretien des territoires. Parce que à l'instant à l'heure où je parle, il y a 2500000 hectares en friche en France sur les 30 millions 31 millions d'hectares qu'on a. On en a 27 millions de des carrés à la Pâque. Le reste c'est des prairies, des landes un peu. Il y a des montagnes, un peu de tout. et donc on a 2500000 hectares en friche. Pourquoi? Non pas à cause du mercur parce qu'il est pas en place, non pas à cause des normes ou du problème administratif, c'est tout simplement que on n pas de rentabilité, c'est tout. C'est un non sens économique. Des céréales à 160 € la tonne, les gars, ils ne pourront pas tenir. C'est impossible, on ne peut pas tenir. Et puis après bon, le gouvernement, il y aurait beaucoup de choses à revoir dans un enfin dans un second temps en même temps. C'est que comme beaucoup d'indépendants de PME ou de petits patrons, on est imposé sur un bénéfice d'entreprise qui est destiné à rémunérer nos capitaux engagés, réinvestir, garder un flux de fonctionnement, une marge de fonctionnement sur le compte pour tourner le compte bancaire. Et ensuite, on fait nos prélèvements privés. Nos prélèvements privés. Et un agriculteur, alors un agriculteur beaucoup dans les éleveurs, on est à 1000 € sur une carrière avec amortissement. On tourne à 1000 €. Alors il y en a, ils peuvent être à 600, d'autres à 700 mais 1000 € je suis pas loin de la vérité 1000 € il y a 82 % des agriculteurs qui gagnent moins du SMIC brut. Al il y en a 400, d'autres 600, d'autres voilà. Et il y en a 18 % qui gagnent on va dire assez bien leur vie. Oui, minorité.

26:51 Mais la plupart de ces gens-là, c'est des gens justement qu'on qui on le contrôle de leur prix agricoles qui vendent d'eux- mêmes. C'est le viticulteur qui vend sa bouteille, c'est le producteur de lait qui fait ses fromages et ses yaourts et ceuxl arrivent à gagner à leur vie parce que l' ceux-là ils font trois métiers. Ils sont producteurs, transformateurs et commerçants. Donc je trouve dommage que on n' jamais réussi à nourrir les paysans dignement. ceux qui nourrissent le peuple sont ceux qui crèvent et aucun gouvernement, aucun, ni gauche ni droite, ils l'ont légiféré sur les marge de la grande distribution et des industriels,. Le l'histoire des 7 à 8 entre 6 et 8 € qui revient dans un cadit. La grand l'agroalimentaire prend 30 % voire plus de 30 %. La grande distribution autour de 20. Puis après on a toute la logistique, toute la TVA, tout ça qui vient derrière. H donc ils l'ont jamais voulu légiférer pour que nous il nous reste au moins à manger. Donc ceux qui nourrissent les autres, c'est les premiers qui crèvent.

27:52 Vous êtes les malimés du pouvoir. Finalement, il y a des lobby puissants qui font que vous n'êtes pas du tout la priorité des politiques. C'est des lobby parce qu'en fait l'agriculture dans l'évolution, dans les décisions géopolitiques, géostratégiques, que ça soit pour l'énergie, que ça soit pour tous les domaines, l'automobile et tout, les pays émergents et les pays pauvres, ils ont des vaches, des cochons et des canards, mais ils ont pas forcément le TGV, le rafale. Donc on sert de monnaie d'échange. Oui. Il est là le problème. Ouais. Mais le jour ce que faut que les gens comprennent c'est queon reparte des élus, qu'on reparte des consommateurs, qu'on arrive à vulgariser notre discours, ce qu'on veut faire pour remettre la main sur nos prix pour avoir demain non plus des prix agricoles mondialisés, mais un prix de souveraineté nationale. Et un prix de souveraineté, ça veut dire qu'un paysan, il vit sur un territoire, son prix de souveraineté lui permet de vivre. il a pas besoin des aides de l'Europe pour vivre. On doit vivre de notre métier, un prix de souveraineté. Et à partir de là, c'est des emplois non délocalisables. Et si on reprend au lieu de aujourd'hui, il y a 80 % de notre nourriture qui on est autonome à 80 % mais il y a 20 % de notre nourriture qui vient de l'extérieur, on peut reprendre remonter à 90 %, peut-être pas 100 % parce que des bananes où il y a des chures, on est obligé de les importer mais on pourraitarriver à 92 ou 93 ou 94 %. On peut reprendre notre souveraineté agricole avec des emplois non délocalisables, mais pour ça faut qu'on gagne notre vie. C'est pas possible de faire ça à 800 €. Enfin, je veux dire 800 € par mois, travailler 70 80 heures semaine pour 800 € par mois sans jamais prendre de vacances.

29:32 Non mais il y a aucune jeune génération qui va vouloir faire un truc comme ça. C'est un non sens économique total. Pour finir, vous diriez donc acheter français, acheter local eter les maires qui sont vraiment là pour protéger et sensibles à la cause paysane française. Voilà, reprenons la main, faisons la manifestation silencieuse. Comme certains élus ont déjà démarré, le maire d'une guerne dans le 67 l'a fait. Il y en a un autre dans le 22. Je vais aller faire un reportage chez ces gens-là. Toute la commune est autonome. Toute la commune est autonome et même en énergie. d'ailleurs, mais en agricole, il faut repartir de là, ça coûtera pas plus cher. C'est pas vrai. Parce que le problème, les gens le savent pas ça, quand ils vont dans un magasin, un produit qui vaut 1 € he qui est passé par le système agroalimentaire, voilà, grande distribution et tout ça, si l'agriculteur, je vais exagérer, il le vend 2 € le même produit, les gens vont dire bah c'est pas possible, tu es trop cher, tu vends le double de Mais en réalité le produit que vous avez dans le rayon à 1 € 1 € c'est pas son prix réel.

30:38 Parce que quand ils disent 13 % du budget des ménages, c'est pas 13 %, c'est 28 %. Faut rajouter toutes les subventions qui sont versées pour l'agriculture qui sont payées pris sur le budget de l'État, payé par les impôts directs et indirects. Alors ceux qui payent les plus, c'est ceux qui sont imposables. Eux, eux, ils ont la double peine. Ils payent des impôts plein pots, il achète leur nourriture et en fait, il la paye plus de deux fois, d'accord? avec les impôts. Donc ceux qui sont pas imposables quelque part, ils payent un peu moins. Mais tout est faussé parce que quand on fait des plan d'eau, c'est subventionné. Quand on fait des bâtiments, c'est subventionné. Quand on mange des robots de traite, c'est subventionné. L'agroalimentaire, les abattoirs, l'élétrique, c'est subventionné. La logistique, c'est subventionné. Nos retraites sont financées par l'État. Donc tout est faussé. C'est pour ça que le prix de la tomate, c'est pas le prix réel.

31:33 Et l'État c'est nous. Et l'État c'est nous. Donc il faut revenir sans rentrer dans des batailles politiciennes parce que ni la gauche ni la droite ils ont voulu réformer le système. Donc on va dans le mur, on va perdre notre souveraineté. Donc comme disait George Bouche perd, on va perdre l'arme alimentaire. Donc faut essayer. Moi ce que j'essaie de faire c'est informer les gens que le problème c'est qu'on a pas la main sur nos prix. Bien avant tout le baratin qui est fait sur le mercur et tout ça parce que Mercossur ou pas Mercosur on pas la main sur la non on a pas la main. Donc les ceux qui sont mais oui parce que les autres nous exploitent. Donc faut un clin d'œil à Coluche. Il suffit d'arrêter d'en acheter pour plus qu'ils en vendent. il suffit d'arrêter d'en acheter pour plus qu'ils en vendent,. Et il avait dit aussi est-ce que vous savez pourquoi au journal de 20h le soir Roger Jel ou les autres journalistes ne disent pas la vérité? Et il peut pas la dire parce qu'il y a trop de monde qui écoute. Voilà. Donc moi, je vous dis que le cœur du réacteur c'est la rémunération. Et la rémunération, c'est reprendre la maîtrise de notre de nos prix agricoles. Parce que les prix agricoles, en plus qui dit facture digestion des volumes. Parce que on peut pas fabriquer plus de voitures qu'on est capable d'en vendre. On ne peut pas non plus produire plus de lait qu'on est capable. les gens vont pas se lever la nuit pour manger des yaourts. Donc faut adapter notre production à la demande. Mais eux les industriels, ils nous font toujours produire 0,5 ou 1,5 % de plus. Et ce 1,5 %, ils disent "Bah regardez, vous voyez les cours s'effondrent."

33:10 Manipulation des cours, voilà, pouvoir et contrôle. Donc je sais que c'est compliqué parce que là, je suis à Paris avec toi Stéphanie et à chaque fois que je prends le train, je suis même estomaqué. le les concitoyens en France, je pense c'est pareil ailleurs, ils ne sont pas au courant que c'est pas nous qui rédigeons la facture. Mais les Français ne savent pas que l'agriculteur ne rédige pas sa facture. Alors, dernière info, les circuits courts, 90 milliards d'euros de chiffre d'affair la ferme France. Les circuits courts, c'est entre 3 et 4 milliards. C'est beaucoup trop faible. C'est ça qu'il faut qu'on monte à 15 20 milliards plus que ça et qu'on reprenne notre facture. Et l'industrie agroalimentaire puisque j'en ai beaucoup parlé, c'est 220 230 milliards d'euros de chiffre d'affaires en France. Et il faut savoir que dans le monde l'industrie la plus puissante c'est l'industrie pharmaceutique. Ceux qui connaissent un peu ce qui tourne autour des vaccins savent de quoi je vais parler. L'industrie pharmaceutique, l'industrie militaire et derrière c'est l'industrie agroalimentaire.

34:15 9000 milliards de dollars chaque année et chaque année en France, on consomme un peu plus de 74 milliards de repas. Et sur ces 74 milliards de repas qui sont consommés, le paysan, je vois tous les gens à Paris, ils sont tous à table, en terrasse à manger et le paysan peut pas en vivre. Mais c'est une histoire de fou. C'est une histoire de fou. C'est totalement injuste. C'est une histoire de fou. Acheter français, soutenez les paysans. Acheter français. Acheter français et oubliez pas Coluche, il suffit d'arrêter d'en acheter pour plus qu' en vend. Ce sera le mot de la fin. Je vous remercie Philippe Grégoire. Merci.

Infolettre

Recevoir le prochain entretien

Une lettre chaque vendredi, avec les nouveaux entretiens et les articles de la rédaction. Rien d’autre.

En vous inscrivant, vous acceptez de recevoir l’infolettre à cette adresse. Elle ne sert qu’à cela et n’est jamais transmise. Désinscription en un clic, à tout moment. Vos données

Réactions

Les réactions de cet entretien sont closes. Vous pouvez toujours écrire à la rédaction : nous écrire.