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Radio Vitamine : un ancien patron de radio accuse la justice toulonaise de l'avoir dépossédé de son entreprise

Lazar Groun a dirigé Radio Vitamine, devenue le premier média radio indépendant de la Côte d'Azur avant sa liquidation en 2015. Il détaille, aux côtés de Jacob Cohen, une affaire judiciaire dans laquelle il dit avoir été dépossédé de son entreprise par des faux documents, un procureur qu'il accuse de partialité, et des réseaux locaux d'influence à Toulon.

SR Stéphanie Reynaud 12 septembre 2025 · 2 h 08 · 1 601 vues

Ce dont il est question

Résumé établi depuis l'enregistrement

Points abordés

  • Radio Vitamine, créée en 1983, est devenue le premier média radio indépendant de la région PACA sous la direction de Lazar Groun
  • Un vice juridique sur le statut associatif de la radio, jamais régularisé par le CSA, a permis selon Groun une prise de contrôle par des tiers
  • Le frère de Groun, gendarme, aurait été instrumentalisé par des notables toulonais pour obtenir le contrôle des associations titulaires des fréquences
  • Groun accuse un procureur, nommément désigné, d'avoir manipulé des enquêtes et rencontré ses accusateurs avant le dépôt de plainte contre lui
  • Des faux documents produits par le plaignant initial n'ont été juridiquement reconnus comme faux qu'en novembre 2023, après 13 ans de procédure
  • Radio Vitamine a été liquidée en septembre 2015 malgré, selon Groun, une situation financière positive
  • Groun affirme avoir sollicité sans succès plusieurs ministres de la Justice (Tobira, Belloubet, Dupont-Moretti) pour obtenir une enquête sur le magistrat en cause
  • Jacob Cohen développe une thèse sur la servitude volontaire des peuples et la difficulté structurelle à changer les systèmes de pouvoir
  • Les deux intervenants évoquent le rôle des tribunaux de commerce et de réseaux locaux dans la captation de biens et d'entreprises
  • Groun projette de quitter la France pour l'Algérie, pays dont il a aussi la nationalité, pour tenter de faire valoir ses droits

Ce résumé est établi à partir de la transcription intégrale de l'entretien, puis relu par la rédaction avant publication. Il ne remplace pas l'écoute : les nuances, les hésitations et les réserves de l'invité sont dans l'enregistrement.

« je vais me le faire ce melon »
Lazar Groun, citant le procureur 17:18 écouter le passage
« Tout a été fait pour dire on le tue et on le fait terre. »
Lazar Groun 32:41 écouter le passage
« Ce qui est le plus choquant, c'est de voir que l'État français tout entier se désavoue publiquement pour protéger des fonctionnaires. »
Lazar Groun 1:12:42 écouter le passage
« La nature d'un peuple, de tout peuple, c'est d'être à 80 % servile. »
Jacob Cohen 1:40:14 écouter le passage

Sujets

justicecorruptionmédias régionauxradiotoulontribunaux de commercealgérietechnocratie

Extraits courts de cet entretien

Transcription intégrale

24 414 mots

Établie à partir des sous-titres de la vidéo, sans relecture. Les hésitations et les répétitions de la machine ont été retirées, rien d'autre. Cliquez un horaire pour entendre le passage.

0:17 Bonjour Lazar Groun et Jacob Cohen. Je suis ravi de vous accueillir tous les deux sur Tribune Libre. Bonjour, c'est un plaisir partager. Bienvenue. Nous allons parler aujourd'hui d'une affaire judiciaire à rebondissement qui dure depuis des années et des années. C'est l'affaire de cette radio qui est devenue, on va dire, une Rolls-Royce de la radio régionale. On peut dire ça comme ça. Lazar Groun, vous allez d'abord nous expliquer comment est né ce qui était d'abord une petite radio et que vous avez ensuite réussi à développer sur toute la région PACA. je vous écoute pour savoir un petit peu comment a commencé l'aventure de cette radio qui est née, je crois en 83, c'était les années 80, les radios libres. Tout à fait. Oui, c'est les l'histoire de la FM et des des débuts de la FM et Radiovitamine avait été créée à l'époque par une association entre deux médias locaux, Varmatin et c'était Varmatin et je vous dis RMC, voilà. et RMC et donc après ça ça été repris par des gens de Toulon, des on pourrait dire des notables de Toulon qui ont un peu utiliser la radio comme secondaire, un peu comme une danseuse et donc très rapidement la situation financière de la radio s'est dégradée et elle s'est retrouvée, je crois, en 95 avec un passif déclaré de 400000 € en équivalent parce que nous étions en franc à l'époque, c'était 24 et avec un chiffre d'affaires de 2 millions de francs à peu près, ce qui était pas suffisant pour ne serait-ce que fonctionner et payer les dettes. Et donc dans ce à cette époque-là, le elle a été placée en RG par le alors l'association titulaire de l'autorisation des maîtres a été placée en RG par le tribunal de grande instance puisque les associations ça passé devant le TGI.

2:06 Et c'est dans ce cadre là que moi je suis intervenu et que je me suis positionné comme repreneur devant le TGI Toulon et j'ai proposé un plan de redressement sur de remboursement donc intégral sur 7 ans qui a été accepté et qui a été intégralement payé d'ailleurs à fin 2003 sur les délais prévus en fait. Et à partir de donc 97, il y a eu ce qu'on a appelé en France le Yalta des fréquences, c'est-à-dire un appel à candidature nationale. Et dans ce cadre-là, on a fait des candidatures et on a obtenu une fréquence à Marseille et une fréquence à Saint-Ropé à ce moment-là, ce qui a été déjà pour la radio un souffle important en terme de d'audience, de bassin d'audience couvert. On est passé d'une radio qui couvrait environ 800000 personnes à une radio qui couvrait environ 2 millions de personnes. Donc ça permettait d'avoir une audience supplémentaire et puis la radio s'est bien développée après ça. On a ouvert d'autres émetteurs ensuite à Fréjus. On a repris ensuite une radio à antibe qui s'appelait association radio antibeibe et qui est devenue donc radiovitamine sur canne grass antibe. Et donc entre 95 et 2002, je crois c'est en 2002 qu'on a repris Radio Antibe. On est passé de deux émetteurs à Toulon et d'un chiffre d'affaires de environ 300000 € à 6 émetteurs entre Marseille et Nice et un chiffre d'affaires qui après est passé aux alentours des 2 millions et demi 3 millions d'euros selon la période puisque on dépendait des audiences et donc c'était fluctuant sur ce principe là. Donc c'est devenu le premier média radio indépendant de Côte d'Azur et c'est là que mes ennuis ont commencé en vérité.

3:48 C'est le CSA qui attribue les antennes. C'est c'était le CSA. Oui, c'est juste pour préciser. D'accord. C'est le CSA qui nous avait attribuer ces fréquences. Oui, à l'époque c'était monsieur Alain Meard qui était responsable de la division radio au CSA. Hm. Et non, monsieur Piervin, pardon, monsieur Pierrevin, voilà, je m'excuse, je me suis trompé. C'est monsieur Pierrevin. Monsieur M est arrivé plus tard. et ensuite est arrivé et ensuite en 2005 j'ai alors ce qui est important à comprendre dans pour cette pour comprendre cette affaire c'est que radiovitamine comme d'autres radios d'ailleurs avaient une particularité c'est que toutes les radios en FM dans les années 80 étaient obligatoirement détenu par des associations. Mais après 84, quand la publicité a été autorisée sur la bande FM, le la haute autorité de l'audiovisuel à l'époque a consulté donc les opérateurs en leur demandant de se positionner selon les catégories dans lesquelles ils voulaient exercer. Donc, il y a cinq catégories A, B, C, D, Eovitamine était une radio de catégorie B, c'est-à-dire commerciale privée.

4:54 Il aurait fallu, pour que les choses soient tout à fait conformes et c'est le droit de l'audiovisuel qui est comme ça, qu'elle restitue les fréquences, qu'elle restitue ses autorisations des maîtres et qu'elle les redemande sur le la base d'une société, une société à responsabilité limitée par exemple pour que le titulaire soit une société commerciale puisque là on s'est retrouvé avec une radio et ça été le gros problème de radiovitamine. s'est retrouvé avec une radio qui était une radio commerciale privée, donc soumise à l'impôt qui déclarait son chiffre d'affaires pour payer des impôts sur les bénéfices et cetera, qui était pas une radio associative du tout au sens juridique, mais dont les autorisations des maîtres étaient détenues par des associations parce que ça avait pas été modifié. Et quand moi je suis allé voir le CSA pour changer ce paramètre là, on m'a dit au CSA, vous devez restituer les fréquences. Et je dis donc vous allez me faire un papier pour me dire vous allez me les réattribuer quand même. Et on me dit non c'est pas comme ça que ça procède. Donc on est resté comme ça pendant plusieurs années et en 2008 comme Vitamine commençait à devenir un gros média, j'ai redemandé audience au CSA à ce moment-là. C'est à ce moment-là que j'ai discuté d'ailleurs avec monsieur Alain Mea auquel j'ai dit mais je peux pas rester dans cette situation, il faut qu'on trouve une solution. Donc on a convenu que la société que nous avions créée en 2005 sur laquelle on avait un associé qui était le président du GIE les Inds des radios, d'ailleurs monsieur Vali, à 20 %, on a convenu que nous restituerions les fréquences mais après avoir transféré tout le personnel de la radio sur la société avec l'accord du CSA. Le principe étant de dire que si toute l'activitétait transférée sur la société, le CSA nous réattribuerait automatiquement l'autorisation. Et ça c'est une demande qui a été formulée par le CSA à l'époque de faire comme ça, de procéder comme ça. Donc on a fait comme ils nous ont demandé en transparence puisqu'on a échangé les éléments, les documents, les contrats et cetera et il y a des gens qui ont

6:44 compris que à partir de 2012, les fréquences de radiovitamines risquaient d'être attribuées à une société qui existe he qui enfin qui existe plus maintenant mais qui existait en tout cas qui s'appelait Lyx, une société anonyme dans laquelle j'avais 80 % et mon associé 20 % qui était agréé par le CSA reconnu les statuts étaient entre les mains du CSA et cetera. Vo et c'était convenu que ça se passe comme ça. Donc ils ont dit il faut qu'on tire avant et qu'on arrive si on veut reprendre la radio, à le débarquer des associations parce que si on arrive à l'enlever de des associations, on détient le contrôle des titulaires d'autorisation des maîtres. On aura plus qu'à résilier le contrat avec la société. Ça fera un procès mais c'est pas grave. Et du coup la radio est à nous. Et pour aboutir, il fallait donc que je sois débarqué en tant que président des associations et le seul moyen de me Il y avait deux moyens de me débarquer. Soit je suis fou enfin c'était le premier, ils ont essayé h essayé de me faire placer ce souratel.

7:40 Ils m'ont fait passer devant un psychiatre et tout ça que ça fait rire donc ça pas marché du coup puis la famille était pas d'accord parce que ma sœur est née comprenait pas ce qui se passait. Bon, mais mon frère était bien dans le coup par contre. Mon frère, le gendarme dont je vais vous parler après qui est au cœur de tout ça. Et ensuite, ils ont dit bon comme on peut pas par là, on va passer par le judiciaire. Alors, comment on fait quand on veut tuer quelqu'un judiciairement? d'abord, on dépose plainte le premier, on l'accuse de plein de choses, comme ça, on pourra toujours l'accrocher à un endroit ou à un autre. et on fournit plein de documents épars dont certains faux mêlés au milieu et ça permet de créer une espèce de cadre ou de précadre qui va permettre ensuite d'engager un processus judiciaire contre la personne visée par cette pseudo enquête. Mais pour aboutir et pour éviter de prendre des risques, il vaut mieux rencontrer les acteurs du judiciaire avant. Donc je vous le livre en avant-première parce que je l'ai dit à personne, je l'ai dit à des personnes autour de moi mais je l'ai jamais dit publiquement jusqu'à présent.

8:42 Donc c'est vous l'avez en scoupe, j'ai eu confirmation que le procureur qui a été au centre de mon affaire vraiment au cœur de tout a rencontré les gens qui ont déposé plainte contre moi avant qu'il dépose plainte contre moi en off dans le par le fait que il ils avaient pris comme un avocat toulonais qui est toujours qui exerce toujours d'ailleurs et qui a pas de problème lui qui s'appelle Philippe Newton maître Philippe Newton et qui est un ami intime notoire du procureur. Mais alors notoire, c'est-à-dire que la police le savait. Enfin, moi il y a des OPJ qui m'ont dit "Mais on nous oblige même à à passer par lui pour nos procédures." Donc c'est vous dire à quel point ce cet avocat était bien introduit au niveau de ce procureur. Et donc ça permis que il y ait une concertation préalable qui a permis de définir comment on allait entre guillemets, pardonnez-moi l'expression, me faire la peau. Donc ensuite, ce qu'il a fallu faire, c'est m'accuser de d'une situation financière fragile et périlleuse sur les associations occasionnant un péril imminent. sur les associations titulaires des autorisations des maîtres et en même temps dans la même procédure en m'accusant de ça alors ça c'était au civil et au pénal donc au civil on m'accusait de mauvaise gestion entre guillemets et en même temps on demandait donc pour ce fait la désignation d'un administrateur provisoire qui était bien entendu un allié de la stratégie et donc de l'autre côté il y a eu une plainte au pénal qui a été déposée aussi avec les mêmes arguments amplifier puisque là il fallait quand même broder un petit peu donc fallait salir un peu ternir il fallait voilà donc ça il y a eu cette plainte et avec cette plainte au pénal et cette saisine du tribunal de grande instance pour désignation d'un administrateur ma vie a été absolument

10:34 anéantie alors que et aujourd'hui c'est prouvé mais que depuis 2023 alors que celui qui a déposé la plainte qui est d'ailleurs le même qui a saisi le tribunal pour la désignation d'un administre administrateur l'a fait avec de faux documents parce qu'il n'avait aucune qualité à agir pour le compte de la radio. Ce qui fait qu'on a ouvert des procédure pour le compte de quelqu'un qui avait pas de qualité à agir, qui avait subi aucun préjudice bien entendu, qui avait donc comme si demain je vais déposer plainte contre le PDG de TF1 en disant que je suis actionnaire de TF1 avec des faux papiers et que tout de suite on ouvre une enquête contre le PDG de TF1, on le fout en garde à vue. C'est un peu ce qu'on m'a fait sans vérifier si la personne qui déposait les plaintes avait été ne serait-ce que agréée par le CSA puisque vous pouvez pas être membre du conseil d'administration d'un média même si c'est une association qui est titulaire de l'autorisation des maîtres. Il y a un conseil d'administration ou à minima un bureau directeur et vous ne pouvez pas intégrer le conseil d'administration et le bureau si vous n'êtes pas agréé par le CSA.

11:32 C'est-à-dire que si vous n'avez pas cet agrément, le la désignation qu'on pourrait faire entre nous n'est pas opposable au tiers et en plus elle expose le titulaire de l'autorisation à un retrait pur et simple de son autorisation sans préavis. Donc c'est pas quelque chose auquel on s'amuse quand on est dans les médias et moi je le sais depuis longtemps. Il aurait donc suffi pour que ce soit dénoué rapidement et c'est un point essentiel que le parti tout long contacte le CSA. Oui. Avant d'attribuer qualité à agir au plaignant. ce qui a pas été fait mais nous on a déposé plainte contre ce faux plaignant en disant qu'il produisait des faux documents. Là on a découvert 6 mois plus tard que la plainte visant les faux documents et le faux plignant avait été confié à l'OPJ qui était saisi de la plainte du faux plignant. il avait les deux et il a reçu comme instruction, mais ça on l'a su que à la fin quand il a fait son rapport puisque c'est des instructions orales, de ne pas enquêter sur les faux statuts. Donc on n pas vérifié que les documents étaient faux auprès de l'ARCOM ou du CSA ou des autres membres du conseil d'administration au parquet de Toulon et on n pas non plus permis que les vérifications qui auraient dû découler de la plainte puissent avoir lieu puisque la plainte a été gelée et que l'OPJ dans son rapport d'enquête écrit conformément aux instructions reçues la plainte visant les faux pour les faux statut pour faux usage de faux escrocru au jugement a été différé et quand c'est un rapport de clôture d'enquête qui vous dit qu'il a différé Ça veut dire qu'il a différé s'inédié pour toujours. Il le fera jamais du coup.

13:08 Donc le fait qu'il ait pas eu cette enquête initialement et qu'on a pas préalablement vérifier, c'était la double faute qui a permis tout le reste. Pourquoi? Parce que la qualité de dirigeant de média, c'est une qualité régulée. C'est-à-dire que c'est pas moi qui ai décrété que il fallait que le CSA, aujourd'hui l'ARCOM, donne son agrément à toute modification des organes dirigeants à médiat. C'est pas moi qui l'ai découé ça. C'est la loi française. Donc ça ça veut dire que c'est un pouvoir discrétionnaire de l'ARCOM du CSA de déterminer qui est membre du conseil d'administration de la médiia. C'est pas un pouvoir discrétionnaire d'un magistrat ou du procureur. Donc on se retrouve dans une situation où le magistrat, le procureur, il empiète sur des prérogatives qui ne sont pas les siennes et en plus il commet une erreur. Ça aurait il aurait pu ne pas commettre d'erreurs. Ça aurait pu être de vrais ça aurait pu être un vrai associé. Mais dans le cas d'espèce, le fait qu'il ait pas fait les choses dans les règles alors que il avait en face de lui quelqu'un qui prétendait disposer d'une qualité régulé par une autorité administrative indépendante, la base c'est de vérifier auprès de l'autorité administrative indépendante comme pour n'importe quelle fonction ou qualité régulée par une autorité administrative.

14:13 Dans ce cas-là, ça pas été fait mais en plus on a empêché les vérifications. Donc après, vous allez me dire "Mais vous avez peut-être déposé une plainte avec constitution de partie civile." Oui. Visant c'est faux. Oui. Et cette plainte, je l'ai déposé donc en décembre 2010, après les 3 mois où le parquet n'a rien fait. Et on a eu la conclusion de cette procédure le 27 novembre 2023. Je l'ai déposé en 2011, fin 2010. Elle a été instruite à partir d'avril 2011. L'instruction a été ouverte au mois d'avril 2011 et elle s'est clôturée en 2023. Entre-temps, les faux qui étaient visés par cette instruction ont eu le temps de prospérer, de faire disparaître le média et de permettre aux gens qui les ont produits en justice de ne jamais être inquiétés jusqu'à ce jour, jusqu'à maintenant. Donc aujourd'hui, on a deux éléments qui sont très rigolos. On a d'un côté des gens qui saisissent un tribunal avec plein de demandes et tout ça avec comme pièce numéro 1 des faux documents et on a une décision 13 ans après qui confirme que ce sont des faux.

15:17 Évidemment, si cette décision elle était arrivée 6 mois après, l'affaire s'arrêtait. Vitamine serait encore là, j'aurais pas été poursuivi, on aurait pas eu tout ça parce que encore une fois, ça été construit que là-dessus. Donc s'il y avait pas eu ses faux, encore une fois, il faut faire basiquement du droit. Et je parle pas de culpabilité ou d'innocence. S'il y a pas de qualité à agir, il y a pas de qualité à agir. Ça c'est le premier point. Ensuite, sur la construction du cadre accusatoire, il y aurait beaucoup à dire. Je vais peut-être pas développer tout de suite, mais si vous avez des questions, je vous dirai de quoi on m'a et comment on m'a accusé et sur quelle base j'ai été condamné. Et de manière irréversible aujourd'hui avec une institution judiciaire qui de Toulon jusqu'à Paris est parfaitement informé de la situation objective dans laquelle j'ai été condamné. On sait que j'ai été condamné uniquement sur la base de faux rapports d'enquête, de faux procès verbaux et d'un faux plaignant. Aujourd'hui, toutes les institutions le saventur quand même bloqué dans cette situation de déniers initialement, l'erreur initiale semble devoir devenir une erreur éternelle parce que commis l'erreur à une fonction et qu'on est dans un pays où on l'en a déjà parlé, il y a une dimension un peu féodale par rapport à la justice, ne serait-ce que d'ailleurs même dans les tenues et après ça regarde que moi ce que je dis mais c'est ce que je pense. À partir de là, effectivement, quand on a ce rapport distordu avec les gens qui incarnent le pouvoir et l'autorité, on se retrouve dans une situation où en fait moi, j'ai été victime du fait du prince. En gros, et je vais le faire très concis si vous me permettez, il y a un procureur racialiste et je précise racialiste, je n'ai pas dit raciste, j'ai dit racialiste et je pourrais expliquer pourquoi et surtout le démontrer. Un procureur racialiste qui a décrété que c'était impossible qu'un franco-algérien soit à la tête d'un média aussi puissant

17:08 et qu'il y avait forcément quelque chose qui allait pas et qu'en plus quand il a vu qu'il y avait pas quelque chose qui allait pas qui a dit je reculerai de toute façon pas et qui a même dit à un OPJ je vais me le faire ce melon. Pégie qui me l'a répété. Donc quand on en est là et que l'institution française protège ce magistrat, vous comprenez que c'est pour la raison pour laquelle j'ai indiqué le fait que je j'étais en train de m'organiser pour partir dans mon pays d'origine en Algérie. Pas j'ai rien contre la France en particulier, j'ai quelque chose contre les gens qui ont pris le contrôle des institutions. C'est pas pareil. Bien sûr, je comprends. Tout est partie de votre frère Salagroun qui aurait été instrumentalisé ou vraiment à l'origine de cette machination finalement avec complicité multiples. Oui, parce qu'en fait il est il était gendarme. Il était gendarme à partir de l'année 2000, je crois. Il est rentré dans la gendarmerie et en 2006, ça s'est pas bien passé. Il a subi une agression physique sérieuse. Il a été frappé avec un objet lourd au visage. Il a subi plusieurs fractures au visage. Il a été hospitalisé un mois alors qu'il était en civil,. Il était pas en uniforme à ce moment-là. On n jamais su pourquoi ça lui était arrivé. Maintenant que j'ai eu affaire à lui, je quelques idées en tout cas de des origines de ce cet accident. Et ma mère à cette époque-là me disait: "Écoute, ton frère, il a deux enfants, il est en galère avec ses deux enfants, il vit dans une gendarmerie. et vois si tu peux pas lui filer un coup de main. Tu sais qu'il peut se mettre en disponibilité, peut-être que tu aurais besoin de lui.

18:39 Bon, elle savait qu'on s'entendait pas trop, mais les années passant et tout ça, elle s'est dit peut-être pourquoi pas. Moi, j'étais pas trop favorable, mais j'ai fini par aller le voir. Il était en haute Savoie à l'époque, il était à Bonneville. J'ai fini par aller en gendarmerie donc j'ai fini par aller le voir là-bas pour en discuter avec lui et je lui ai proposé de prendre le la responsabilité, la direction commerciale de la régie publicitaire pendant sa disponibilité. Donc en tant que salarié et il a accepté, il a démarré début 2007, en janvier 2007 comme directeur commercial de la régie parce que j'avais besoin d'encadrement surtout pour la régie et parce que je voulais le dépanner. Et il a vu comment ça procédait, il a vu surtout les associations, il est très procéduriier, il a vu les associations et il a compris que les associations ça c'était poureux juridiquement. Et en février 2008, peut-être que vous connaissez ou l'un d'entre vous connaît Jean-François Biseau ou a connu Jean-François Biseau qui était le fondateur de du magazine actuel et de Radio Nova.

19:37 Et donc Jean-François est décédé en 2007 et c'était Jean-François était l'actionnaire majoritaire de la régie. Quand il est décédé, la famille les ayant droit ont proposé le rachat de la régie. Personnellement, j'en voulais pas parce que c'était ça me paraissait pas pertinent et c'était un peu déraisonnable comme montant. Mais ça c'était vraiment purement un accord commercial qu'on a pas on s'est pas entendu sur des chiffres. Et ça lui était intéressé pour reprendre la régie parce que ça lui permettait de commencer à capitaliser. Il avait pas de société, il avait rien du tout. Et donc il a fait un crédit vendeur. Je le sais puisque j'ai eu les papiers en copie du crédit vendeur du projet de session qu'ils ont passé en confidentialité en février 2008. Et c'est là que j'ai tout compris, c'est quand j'ai vu ces documents, je me suis dit mais c'est la raison pour laquelle en mai 2008, il a fait faire des faux documents qu'il a fait déposer en préfecture à mon insu avec son nom dedans. Parce que le fait d'avoir une option sur la régie publicitaire, ça valait pas beaucoup pour lui s'il avait pas un pied dans les associations, voir le contrôle des associations. Donc c'est à ce moment-là, je pense parce que c'est chronologiquement moi j'ai le document l'accord d'exclusivité de session daté de février 2008. Je l'ai entre lui et les ayant droits biseaux. Je l'ai ce document et il vient d'eux. Et ensuite je sais que les documents, les faux documents qui ont été déposés en mai 2008. Donc il y a une corrélation qui est pas anodine. Et après ça Salah en 2010 quand il m'a attaqué m'a attaqué avec l'avocat des bisous.

21:07 C'est l'avocat qui représentait la famille Biseau dans les procédures qu'ils avaient ici y compris avec moi à Toulon. Maître André Gildas, un avocat de Marseille, c'est cet avocat là qui était donc en 2009 l'adversaire de Radiovitamine qui est et donc de Sala, il y a des échanges de mail salés d'ailleurs entre eux qui est devenu l'année d'après son avocat. Et quand c'est devenu son avocat, les arguments d'André Gildas sont devenus beaucoup plus percutants puisque il avait tout à coup un faux membre du conseil d'administration des associations qui soutenait ses demandes et ses démarches judiciaires pour prendre la radio puisque la finalité rien était vraiment dirigé contre ma personne en tant que telle. Ils étaient pas fâchés contre moi. Ils voulaient surtout que je dégage du milieu parce que le média qui cumulait pratiquement 200000 auditeurs par jour était probablement l'un des plus puissants en PACA. Et donc ça pour eux c'était un enjeu crucial pour parce que j'avais refusé à plusieurs reprises à des personnes des notables pour dire voilà des notables de leur filer un coup de main comme ils ont dit un coup de main sur des élections en disant "Je le ferai pas et je le ferai jamais."

22:18 Et comme je ne l'ai jamais fait j'étais pas très apprécié à Toulon pour ça. On me traitait d'idéaliste naïf. Vous n'aidiez pas des mairies? Vous n'avez pas aidé certaines mairies? Non, j'ai préféré toujours avoir le les mairies, toutes les mairies et toutes les institutions étaient en contact avec soit le directeur commercial, soit un commercial, jamais avec moi. Et je refusais, c'est-à-dire que je pouvais parler avec eux et dès qu'il était question de campagne ou de communication, je le je les renvoyé soit vers la rédaction, puisqu'il y avait un rédacteur en chef, soit vers le directeur commercial en précisant que la politique dans mon entreprise était que je ne faisais pas interférence avec les gens de mon équipe. Et donc, il m'a été dit que j'étais un idéaliste naïf. Mais en fait ça les regarde, c'est sil pense ça, ça me change rien. Je changerai pas d'avis en tout cas. Voilà. Et en 2010, Salah a porté plainte pour escroquerie, abus de confiance et menace de mort réitéré. C'est ça. C'est ça. Le principe de l'inversion est très efficace. Ça toujours dit, il a dit pas que devant moi, il a dit devant plein de témoins que la justice en France est facile à manipuler parce qu'en France, il dit c'est le premier qui dépose plainte qui va gagner. Parce qu'une fois que tu as déposé plainte avec une belle histoire et pas mal de documents et que tu as embarqué les la justice dans une direction, elle revient très rarement voir jamais en arrière. Ça c'était son argumentation mais le pire c'est qu'il nous l'a démontré.

23:39 C'est-à-dire qu'il est allé déposer une plainte accompagnée de 78 pages de documents dont des documents qu'il est pas censé avoir, des grands livres de société où il a rien à faire. Donc il les a manifestement volé. il y a pas de doute puisque si vous avez les grands livres d'une société dans laquelle vous êtes pas associé, quelque part, vous les avez piqué. On les obtient pas comme ça sinon. Et il a pu faire tout ça en fait parce que il était couvert puisqu'il avait rencontré le procureur avant de déposer sa plainte, le les circuits étaient déjà ouverts, donc c'était beaucoup plus facile. Et c'est la raison pour laquelle il avait un comportement outrancier. Il menaçait le personnel en bas de Ils ont porté plainte. Tout le personnel de la radio a déposé plainte contre lui. La plainte a été classée sans suite à Toulon. 100 % des plaintes visant à la grô ont été classées sans suite. Et le procureur, il est toujours en activité, on peut dire son nom ou c'est l'actuel procureur de Marseille? Oui, il est toujours en actualité. Il s'appelle monsieur Nicolas Besson. Oui, on peut dire son nom. J'ai écrit un livre avec son nom dessus, je m'en cache pas. C'est-à-dire que je ne l'accuse j'ai pas de problème personnel avec monsieur Nicolas Besson, pour que ce soit très clair,. J'ai aucun problème personnel avec lui. Je l'accuse d'avoir manipulé des enquêtes parce que j'ai les preuves matérielles qu'il a manipulé des enquêtes et parce que je les ai déjà produites à plusieurs reprises et parce qu'en plus j'ai déposé plainte contre lui et en dépit du fait que cette plainte a pas été instruite, il a quand même été auditionné une fois et la seule fois où il a été auditionné, il a affirmé donc sous serment devant un juge d'instruction, monsieur Nicolas Besson, a affirmé qu'il n'avait traité que les procédures financières puisqu'il était affecté au pôle économique et financier. Il a dit moi je n'ai traité que les procédures financières. Et il a ajouté les procédures de droit communes que des plaintes pour menace ou violence ont été traitées par d'autres membres du parquet conformément à l'organigramme.

25:22 Quand j'ai été auditionné par le juge, je lui ai dit "Mais il vous a menti, voilà les procédures de droit commun et elles ont toutes été traitées par lui comme les procédures financières." Et donc évidemment la juge Sylvia Zimmerman qui m'a auditionné m'a dit "Ah oui effectivement, il m'a menti. Ça c'était au mois de mai 2014. Oui la juge d'instruction Sylvia Zimmerman à Paris m'a auditionné le 21 mai 2014. Je lui ai apporté la preuve que monsieur Nicolas Besson lui a menti lors de son audition sur un point central du dossier parce que si vous gérez toutes les enquêtes, évidemment que vous pouvez orienter comme vous voulez. Donc il a menti surtout en transgressant l'organigramme. Si vous êtes au pôle économique et financier, vous occupez pas du droit commun. Il faut sortir de son service pour aller dans l'autre service récupérer les pièces. Donc c'est une démarche volontaire, c'est il y a une démarche active. donc il a menti sur ce point-là, j'ai apporté les preuves matérielles que les procédures de droit commun, il les a traité, il les a classé sans suite où il a donné des instructions à des OPJ par téléphone qui l'ont écrit. J'ai reçu un coup de fil de monsieur Besson qui m'a demandé de faire ça. Donc tout ça été remis à la justice. Les enquêtes de droits commun qui ont été manipulées, tout ça été déjà explicité. Les preuves ont été remises. Mon souci majeur, c'est que jusqu'à aujourd'hui, personne ne veut vérifier parce que manifestement les autorités ont bien compris que le fait d'ouvrir une enquête pour vérifier, c'était déjà couru d'avance le résultat. Oui, il a manipulé les enquêtes pour obtenir un résultat contraire à l'opposé de la vérité. C'est-à-dire qu'il a poursuivi la victime pour le compte des auteurs des infractions.

26:53 Et donc là, vous dénoncez le corporatisme très puissant des magistrats. Oui, mais tout le monde le connaît le corporatisme des magistrats. C'est simple à comprendre. Dites-moi la dernière fois qu'un magistrat a été envoyé en prison. Donc, il y a deux options. Soit ce sont des gens qui sont tous absolument tous les 8500 magistrats sont absolument tous au-dessus de tout soupçon. Soit il y a un modus opérandi de corporation, une un arc réflexe qui fait que quand il y en a un qui est touché, les autres sont solidaire parce que peut-être un jour ce sera leur tour. Et donc il y a une un comportement qui va à l'encontre du coup de la constitution, du droit, de la vérité. Et pour faire simple et pardonnez-moi cette petite cartade, mais quand même moi, il y a 30 personnes qui ont perdu leur emploi et un peu plus même et parce qu'il y avait des emplois autour. Mais en plus de ça, h donc les charges qu'on payait, bah on les paye plus. Mais j'ai pas connaissance qu'un procureur génère de l'activitéconomique ou soit productif économiquement et crée de l'emploi. Donc si en plus il détruit de l'emploi sur sa volonté comme ça sans raison en fait simplement parce qu'il a pris des accords et que même ça c'est protégé et couvert, on va avoir du mal à avoir une activitéconomique dans ce pays quoi.

28:09 Il va falloir faire un choix entre la technocratie et la société qui produit et qui exporte. On pourra pas faire les deux. C'est je suis trèsérieux quand je dis ça, pardon pour ce petit écart, mais j'ai trouvé choquant que les institutions ne réalisent pas que si imaginons que on multiplie ce genre de procédé puisque manifestement c'est un arc réflexe. Donc il y a pas que dans mon cas que ça se produit, ça se produit dans d'autres situations. Je suis pas unique. Si ça se produit trop souvent dans un système, combien ça coûte d'emploi et d'argent jeté dans le vide inutilement? Puisqu'on parle de gaspillage en ce moment. Si à cet endroit-là déjà on préserve pas les entreprises qui créent de l'emploi, qui créent de l'activitéconomique, qui crée de la richesse si on les protège pas de ce genre de comportement déviant parce que c'est déviant de toute façon et c'est pas un gros mot de dire déviant. Si alors à ce moment-là, qu'est-ce qui va rester? Des discours. Donc à part des discours, il va rien rester parce que au-delà de ça, concrètement donc l'activitéconomique n'est pas protégée. Les emplois non plus.

29:07 Est-ce que vous pourriez juste nous rappeler le problème quand on a un rythme de travail différent entre le juge pénal et le juge civil? Le pénal est beaucoup plus lent. Ça posé problème dans votre affaire, je crois. vous savez ce que c'est très élastique parce que le pénal est allé très vite pour moi puisque en tant que j'avais 42 ans, j'avais un casier judiciaire absolument intégralement vierge, totalement vierge. Pourtant, j'ai grandi dans des quartiers populaires, mais je suis pas un délinquant. J'ai fait des études et j'ai pas étéduqué comme ça parce que mon père était pas dans cette configuration et c'est tout. C'est Je sais que ça dérange certains mais c'est comme ça. Il faut qu'ils acceptent l'idée que je peux être basané et honnête. C'est possible et pas misogyne aussi éventuellement. Donc c'est possible. Et donc je me suis retrouvé moi dans une configuration où comment je pourrais dire ça? parce que je voudrais pas être injurieux, mais je me suis je me retrouve dans une configuration où si je veux exercer mes droit en France, il faut que je parte dans une logique extrême puisque je suis bloqué de tous les côtés. Donc j'ai mon le la mécanique qui a été déclarée contre moi, ça été de dire "OK, on va créer une situation de verrou, on va mettre monsieur Nicolas Besson devant et ensuite on va indéfiniment protéger Nicolas Besson jusqu'à ce que Lazargroun il soit épuisé et qu'il meurt en fait socialement, qu'il ait plus d'argent et cetera." Je sais comment ça été fait, je sais pourquoi ça été fait. Encore une fois, je moi je veux juste récupérer un usage normal de mes droits et je n'y parviens pas depuis 15 ans quand même.

30:46 Donc quand j'ai entendu l'affaire sans salle, ça m'a choqué. Pardon, je digresse un peu mais oui, quand j'ai entendu parler récemment, parce qu'il y a une actualité qui est un peu brûlante en France, j'ai entendu parler récemment de l'affaire sans salle où on a évoqué régulièrement, j'ai entendu deux ministres évoquer tous les jours les droits de l'homme. et dans mon cas, les droits de l'homme, ils s'appliquent pas. Donc c'est pardon je digressé. Excusez-moi tous les deux, mais vous faites bien. Oui, c'est intéressant. Voilà, c'est quelque chose qui est un peu perturbant pour moi de voir à quel point on peut faire des choses à la vue de tous et laisser filer comme ça. Et pourquoi je dis ça? Parce que si vous êtes vous par exemple madame ou vous monsieur Jacob Cohen, si vous êtes cité dans un livre sur cette page comme ayant fait des choses illégales et graves et nommément cité avec des détails et que c'est faux, vous allez quand même attaquer la personne en diffamation et a priori si la personne vous envoie le livre chez vous et que c'est faux, vous allez l'attaquer encore plus vite. Donc, je voudrais savoir pourquoi j'ai pas été attaqué par monsieur Nicolas Besson depuis que j'ai sorti mon livre en 2019 puisqu'il l'a reçu deux fois déjà. Vous comprenez que la réalité de cette affaire c'est on essaie de t'expliquer Lazargone que tes droits tu pourras pas les exercer parce que nous ne voulons pas. Nous ne voulons pas. C'est nous qui voulons pas.

32:03 C'est pas parce que tu as des droits où tu en as pas. C'est qu'on a décidé que non. Voilà. Et c'est dangereux pour la société. Je pense que c'est très dangereux pour la société tout entière, pas que pour moi. Oui, c'est une justice dysfonctionnelle. Si on laisse faire, c'est sûr que Dites-moi quand vous avez entendu dire qu'un juge avait été placé en détention parce que moi, je sais qu'il y a des juges qui ont fait des choses particulièrement graves. On a vu des dossiers qui sont sortis. Donc c'est pas moi qui le dit, c'est passé dans les dans la presse. Je pourquoi il y a pas eu de détention? Pourquoi dans mon cas la justice pénale, on m'a mis en prison avant d'avoir vérifié quoi que ce soit. Ils ont même pas vérifié les comptes de mes sociétés. Ils m'ont mis en détention préventive avec un casier vierge. C'est invraisemblable en fait. Tout a été fait pour dire on le tue et on le fait terre. Et le seul truc je pense et honnêtement je dis ça je dis ça sans aucune prétention mais je pense que ces gens ont sont partis du postulat que je devais être un peu simplé.

32:58 Il devait pas penser que je savais lire et écrire et que je lirais les pièces de procédure en détail plus que mes avocats. C'estàdire que j'ai lu toutes les pièces de procédure mais toutes les pièces. Oui, non, je voudrais savoir est-ce que quel est l'état de la radio depuis quelques années? Est-ce qu'elle fonctionne? Est-ce qu'elle s'est arrêté? Non, la radio s'est arrêtée en septembre 2015, le 23 septembre 2015 à 14h. Liquidé. Radio abusivement liquidé. Absolument. C'est ce qu'on voit d'ailleurs sur liquidé avec 400000 € dans ces caisses. Oui, c'est terrible. Et avec 100 % des créanciers qui ont accepté le remboursement qui leur a parce que c'était il y avait un passif minable. En fait, c'est un ils nous ont mis en RGI bidon et tous les créanciers ont dit "Bah oui, ils pourront payer. On sait qu'ils pourront payer." Donc ça été fait que avec du micmac en disant "On met comme ça, on met comme ça et puis après une fois qu'on aura mis le tampon et qu'on aura marqué décision de justice, après c'est bon."

33:54 Mais le le but le l'objectif de vos persécuteurs c'était de récupérer la radio, non? Oui. Ou alors de favoriser un concurrent comme ils l'ont pas obtenu. Pourquoi ce pourquoi ils ont persévérer à vous harceler après la fermeture de la radio? en réalité, au départ, ils ont forcé beaucoup pour prendre la radio jusqu'au dernier jour puisqu'ils étaient candidats à la reprise devant la le CSA. Mais ensuite, leur problème, c'est qu'il fallait pas que je parle. Et vous avez compris que j'ai pas l'intention de ne pas les dénoncer. Donc leur problème étant qu'il fallait pas que je parle, il fallait ensuite me faire terre. C'est-à-dire que à plusieurs reprises, sans rentrer trop dans les détails, il y a des gens qui sont venus me voir en me disant "Si tu la fermes pas, tu vas passer sous un bus." Je peux même vous dire que devant témoin, la représentante de la Ligue de des droits de l'homme à Toulon en 2016, je crois 17 m'a dit "Devant téz-moi, elle m'a dit "Arrêtez de parler de ce procureur à moins que vous vouliez prendre une balle dans la tête."

34:54 Je dis donc, vous êtes en train de me dire madame que vous en tant que représentante de la Ligue des droits de l'homme à Toulon, vous craignez pour ma vie parce que je critique le comportement d'un fonctionnaire d'État. Elle me dit oui, je dis un procureur. Elle me dit oui. Je dis mais là c'est grave. Donc moi je veux partir de ce pays. Je veux pas rester dans un pays où on se fait assassiner parce qu'on dit ce genre de chos où on risque de se faire assassiner puisque c'est ce qu'elle sous-entendait en tout cas. Et elle l'a dit devant ma compagne. J'étais pas tout seul. Voilà. Donc enfin, moi je veux bien qu'on arrive à soumettre tout le monde et qu'on dise voilà entre vous, vous avez le droit de vous chamailler mais nous on est intouchable. Mais ça ça ne s'appelle pas une démocratie. C'est un problème là purement de terminologie. C'est pas une démocratie. Point. Ça s'arrête là le débat. Il y a pas besoin d'être Vous savez c'est ce n'est pas relatif la démocratie. C'est quelque chose d'absolu. C'est pas on peut pas dire oui c'est une démocratie mais pas tout à fait. Presque. Non. Donc cette radio n'a jamais été remplacée.

35:51 C'est ce que j'allais dire. Remplacé. Les fréquences ont été récupérées par l'Arcom. L'arcom. Ensuite l'arcom a lancé un appel à candidature et ils les ont redispatché à d'autres radios existantes et cetera. Tu as fait de la place pour des radios plus corruptibles? Non, je crois pas. Je honnêtement je crois pas. C'est-à-dire que je crois vraiment que le la dimension corruptible et corruption dans ce cadre là. Je parle pas d'autres choses dans ce cadre-là pour ce qui parle concerne ce média et cette affaire. C'est vraiment très local en fait. C'est des pontes de Toulon, des notables du coin qui se sont dit "Mais ce média, il fait 60000 auditeurs par jour à Toulon, tout le monde écoute cette radio plus qu'il ne lit la presse locale. Donc si on veut un outil pertinent pour faire nos affaires entre guillemets, il faut qu'on passe par là." Donc au départ, on m'a convié. Mais moi ça m'intéresse pas de faire ce genre de truc pour des raisons que je vais pas développer mais pour vous dire ça très court, j'ai passé toute mon enfance à étudier et à entendre que les Maghrébains sont des voleurs. OK, pourquoi pas? Je m'en fous en plus, je suis pas en train de c'est pas en réaction ce que je vous dis, mais je me sens pas à l'aise ensuite quand je vois des élus et des fonctionnaires qui me disent "On va s'arranger pour aller ponctionner dans les caisses de l'État." Je suis pas à l'aise avec ça. Je suis pas voleur d'autoradio, mais je vole pas dans les caisses de l'État non plus. ni là ni là en fait. Donc et j'ai quand j'ai eu affaire à ces gens, effectivement il y a eu un peu de froideur entre nous parce que après j'ai refusé toutes leurs invitations puisque c'était toujours il fallait trouver un moyen de prendre soit par sympathie, soit avec une forme de corruption en me présentant des personnes par exemple de sexe opposé me les envoyant au bureau, enfin des choses qui sont grot pour moi grossières et un peu grotesque. Et donc au bout

37:42 d'un moment il m'a été dit gentiment justement, on m'a qualifié de naïf idéaliste, je m'en fous. Et après ça, bah ça été j'ai entendu dire par l'ancien président du Sporting Club de Toulon, monsieur Vengo, qui aurait dit à d'autres gens "Oui, mais le petit frère, il est facile, le grand frère il est chiant, il refuse tout. Avec le petit frère, on peut s'arranger, il faut qu'on l'aide." Donc mon frère qui avait rien à voir avec la radio, qui était pas associé ni partenaire, qui a jamais mis 1 € on a déménagé trois fois la radio, il a jamais porté un CD, il avait rien à voir. Il a été juste embauché comme directeur commercial de la régie, même pas de la radio, qui est une entité juridique différente grâce au subterfuge de des notables toulonais, on va les appeler comme ça parce que c'est le casin, il faut arrêter de pas les nommer, de certains notables toulonnais. Il est devenu mon associé virtuel avec l'appui ferme de l'autorité judiciaire à Toulon, c'est-à-dire le procureur et deux juges d'instruction.

38:42 Donc c'est aujourd'hui Lazar. Oui, aujourd'hui Lazar, vous battez non pour récupérer la radio parce que les ça été réattribué, mais comme on dit dans un style journalistique pour laver votre honneur. C'est ça. Oui, aussi pour laver mon honneur et aussi pour récupérer mes droits parce que figurez-vous que les procédures ont continué. Droit quel droit vous les récupérer? Mes droits? C'est-à-dire que à Toulon, j'ai là il y a 1 an, j'avais les locaux de la radio dont j'étais propriétaire. Ça représentait environ 430 m² de bureau qui a été estimé qui avait été estimé, je crois la dernière estimation en 2014, elle était à 900000 € à peu près pour le la surface. Et figurez-vous que on m'a monté encore une petite carambouille parce qu'ils arrêtent pas. Et donc pour un relicat de 22000 € de charge de copropriété, le propriétaire, le pardon le créancier qui était le syndique dirigé par le président du tribunal de commerce de Toulon, monsieur William Rche qui était président jusque l'année dernière, il l' plus maintenant mais à l'époque il l'était, a déclenché une procédure de saisivente et Oui. Et malgré le fait que 15 jours avant la vente, on avait soldé le principal, ils ont refusé de nous envoyer les honoraires d'avocat pendant 15 jours jusqu'à 2 jours de la vente parce que tant que vous n'avez pas payé les honoraires de l'avocat qui saisit, la vente est maintenue. Donc si vous avez pas les honoraires, vous pouvez pas les payer, j'ai pas le montant. Donc on a provisionné 10000 € pour leurs honoraires en se disant au moins ça fera ça. Et à 48 he de la vente, on a appris que le principal avait été

40:33 augmenté unilatéralement et illégalement de 10000 € qui ont été donc qui ont absorbé la provision pour les zones horaires et que les zones horaires étaient de 16000 € et qu'on avait moins de 48 heures pour les régler. Sinon, la vente était maintenue. Évidemment, la vente a été maintenue et ils ont fait une première vente où ils ont vendu le bien, donc 400 m² de locaux, 28900 €. Évidemment, il y a une surenchère, parce que ça pouvait pas rester comme ça, mais au départ, leur affaire, c'était une affaire bouclée. Voilà comment ça se passe dans certaines villes de France et en particulier à Toulon. Il y a aussi les le fisque qui vous assassine depuis des années. 14 contrôles fiscaux en 10 ans. C'est-à-dire que je j'en ai eu parfois trois en même temps parce que j'avais des sociétés et en fait c'est un principe mais c'est assez courant comme procédé. C'est-à-dire que d'abord on vous attaque sur le registre judiciaire et pénal. Ensuite, on vous occasionne des frais multiples en vous attaquant tous azimut pour que ça coûte cher les avocats les procédures à chaque fois c'était 2000 5000 10000 € de provision donc on a eu 47 procédures en même temps pendant un moment ça fait beaucoup et en tout en honoraire d'avocat j'en ai eu pour un million d'euros j'ai gardé les preuves les factures et les preuves de virement j'ai pas gardé que les factures, j'ai gardé les preuves de règlement donc en tout avec mes sociétés moi-même on a eu 1 million d'euros de horaire d'avocat et on a perdu 100 % des procès.

41:54 C'est pas mal. Et voilà. Donc oui, bah oui, quand on se passe le mot, vous savez, c'est comme le mur des cons dont ils avaient parlé une fois à Paris. C'est un peu l'idée. C'est-à-dire que quoi que je fasse à Toulon, je ne peux pas exercer mes droits. On peut venir me voler ma voiture, je peux filmer le voleur, déposer plainte, il sera pas poursuivi. On va perdre la vidéo, on va voilà. En fait, ils sont solidaires et unis. Il m'a été dit, il y a un agent du FIS qui a dit à mon avocat fiscaliste quand ils m'ont saisi la maison alors que je pouvais payer à 3 jours de la vente aux enchè payer intégralement avec garantie. C'est-à-dire que j'ai un notaire qui a appelé le fisque et qui a dit vous me donnez votre virement et votre accord, je vous envoie le virement de 400000 € tout de suite. Que je devais pas en plus je rentre pas dans les détails, mais ils m'ont fait des notes qu'ils ont fait gonfler comme ça parce que c'est comme ça qu'ils font et parce que ça marche. Il suffit de passer des coups de fil dans des bureaux. Quand vous instrumentalisez des institutions, c'est facile. Vous appelez un gars dans un service, un autre dans un autre, un autre dans un autre et puis on se passe le mot et ensuite voilà. Alors quand les gens me disent ça existe pas, je leur dis "Venez à Toulon passez un petit moment et vous verrez si ça existe pas."

42:57 Ça existe beaucoup même. Vous avez porté plainte pour escroquerie au jugement et faux en écriture? Oui, j'ai redéposé plainte d'ailleurs là en mai 2025 et la plainte là, j'attends de savoir si elle est validé, si l'information judiciaire va être ouverte ou pas parce que j'ai déposé plainte pour faux en écriture publique. J'ai quand même sep en écriture publique dans une seule procédure d'information judiciaire et j'ai déposé plainte pour escroquer au jugement faux usage de faux puisque les faux statuts n'ont été confirmés comme faux par la justice à Toulon que le 27 novembre 2023. Donc pour moi, pour pouvoir repartir en arrière, il faut donc que je dépose plainte pour ces faux-là qui sont désormais confirmés comme faux et les usages qui en ont été faits judiciaires et notamment les décisions de justice et les poursuites qui ont été engagées sur la base de la qualité tirée de ces faux qui n'existait pas ailleurs en fait que sur ces faux. Donc on a affaire à des mafias locales et régionales puissantes. Vous êtes bien d'accord? Je dirais des réseaux de d'opportunités, des réseaux de d'alliance d'opportunités en fait de gens qui se rendent des services. Ils sont pas tous les jours en train de comploter. Ils s'appellent et ils se fent des services. Voilà. Je Ils ont des convergences d'intérêt, on appelle ça.

44:12 C'est ça. C'est ça. D'accord. Et justement, je voulais passer la parole à Jacob sur cette histoire de féodalité régionale qui existe aussi peut-être dans d'autres pays puisque Jacob, vous avez vécu en Allemagne, au Maroc et cetera. En fait, si vous voulez, bon, d'abord un principe général ou un constat général global, c'est que l'argent ou la richesse ou la cupidité crée disons entraîne certaines actions collectives pour s'accaparer de bien avec des moyens plus ou moins légaux. Donc on voit ça un peu partout mais ça peut aller très loin. C'est-à-dire en fait globalement dans les démocraties occidentales, il y a un état de droit mais quand cet état de droit se heurte à des intérêts particuliers très puissants, on peut aller jusqu'à l'assassinat. C'estàdire, on a assassiné des présidents aux États-Unis, on a assassiné des ministres en France, Boulin, Bergovois, on a assassiné des lanceurs d'alerte. on a tenté d'assassiner celui qui vient d'être libéré, j'ai oublié son nom, un Australien.

45:29 donc en fait voilà, Assange, tu viens à Assange. Ouais. Le problème c'est que ce n'est pas c'est pas vraiment une nouveauté. Voilà. C'est-à-dire que il y a un conflit entre le désir de justice et l'organisation de justice qui est réelle. C'est-à-dire tous ces pays comme la France, la Grande-Bretagne, les États-Unis ont tenté tentent depuis des siècles d'organiser un état de droit, une justice et cetera et qui dans l'ensemble marche, c'està-dire à 90 % des cas, sauf malheureusement lorsqu'il y a des intérêts particuliers très forts. et ce que j'ai appelé la dernière fois des féalités régionales, c'estd il y a une particularité en France que c'est vrai que j'ai pas vu en Allemagne ni au Canada où j'ai vécu, c'est que il y a des villes où il y a une espèce de comment dire d'organisation locale des intérêts qui se conjuguent. Ça veut dire entre les loges, les tribunaux de commerce ils ont des amis dans la police et la justice et ça fait une union qui peut intervenir par exemple dans votre cas lorsque vous aviez des problèmes avec la justice par exemple et ceux qui étaient contre vous avaient des amis dans le dans la justice, dans la police, dans la banque et ce qui fait qu'ils s'organis toujours pour avoir raison ou pour trouver la faille pour vous contrer. C'est ça une féalité globale et malheureusement quand on a affaire à ça, c'est pratiquement impossible de s'en sortir parce que tout l'appareil, toutes les instances sont entre leurs mains ou sont contrôlées par eux. Et même quand on monte au niveau du ministère de la justice, le ministre ne peut pas faire

47:19 grand-chose parce qu'il n'a pas envie de remuer trop le les problèmes. Voilà. et le ministre, il a pas mal de soucis dans le dans tout le pays et cetera. Donc, il se dit "Je vais pas me" Par exemple, enfin je c'est vrai que j'ai été frappé par les l'interview que Stéphanie avait faite d'un avocat, d'une avocate qui était devenue peintre, mais elle a raconté le milieu mafieux dans le milieu des avocats en Nouvelle-Calédonie. Elle avait même elle risquait la prison si elle était restée là-bas. Donc en fait et malheureusement bon c'est vrai que quand elle s'est plain devant le ministère, ils ont envoyé une délégation, la délégation est reçue, on l'envoie on l'emmène dans un hôtel puis un autre et cetera, la marina puis elle retourne et malheureusement c'est comme ça. Et donc en fait moi la réflexion que ça me enfin que ça me fait venir, c'est que dans ces cas-là, je pense que il faut sauver sa peau au lieu de se heurter à un mur dont on connaît l'implacabilité, la solidité et l'absence de scrupule.

48:35 Voilà, c'est-à-dire qu'en fait lorsqu'on se rend compte que on peut pas gagner, voilà, parce que et on est entouré de requins et qui tiennent tout, à ce moment-là, on se dit je sauve ma peau, je sauve ce qui je peux et puis je me taille. Voilà. Enfin, je sais pas, c'est la réflexion que je me fais. Voilà. Oui, Lazar, c'est je voulais réagir sur deux points parce que je rejoins quand même le la vision de Jacob sur ce qui a été lancé et sa perception qui a pas été la mienne au départ parce que j'étais un peu pétri d'illusion quand même au moins sur le fait que dans la multitude des strates hiérarchiques et des intervenants on trouverait forcément quelqu'un qui agirait normalement. encore une fois, je demandais ni bienveillance, ni compassion, simplement une action normale conforme au texte. Voilà, tout simplement. Et on j'ai constaté que c'est d'ailleurs pour ça que j'ai écrit un certain nombre d'essais sur ces sujets-là parce que ça me tenait à cœur de le révéler, de le démontrer surtout et de l'expliciter.

49:44 J'ai constaté que j'étais confronté effectivement Jacob à une corruption systémique. Mais quand j'ai constaté ça, j'ai fait aussi une remarque que je continue de faire et que je continuerai de faire depuis plusieurs années. D'ailleurs, aucun système dysfonctionnel structurellement ne survit à ces dysfonctionnements. C'est juste une question de temps. Donc le fait de faire adhérer la population par la soumission en fait c'est ça c'est qu'en fait on crée un état de terreur ou de sidération. On tue quelqu'un et les autres ils vont avoir peur pour leur vie. Maintenant imaginez que quand on tue quelqu'un tout le monde dit "Ah bah alors il va falloir me tuer aussi. Il faut tuer 7 milliards de personnes, 60 millions de français." C'est un problème en fait de paradigme personnel. C'est-à-dire que si on accepte le paradigme du bourreau, c'est le syndrome de Stockholm. Si on accepte, ça veut dire que moi en fait, je vais vous dire très honnêtement Jacob c'est et j'en tire pas de d'orgueil personnel, je suis pas un don qui chote du tout, mais c'est un problème organique métabolique.

50:41 Je ne me soumettrai pas à la corruption et je ne me soumettrai pas au mensonge. Que ça leur plaise ou pas, c'est un autre sujet. Que ils en arrivent à me tuer avec toutes les preuves et les noms et les traces que j'ai laissé, qu'il le fassent. De toute façon, j'ai jamais imaginé que j'allais vivre éternellement. Mais je compte pas vivre en rampant ou comme un rat pour faire plaisir à des gens qui se sont autoproclamés quelque chose alors qu'ils sont incompétents dans leur travail. La preuve, et je vais être un peu méchant, pardonnez-moi, mais en tout cas un peu cru. Quand on dit qu'un procureur est un bon procureur, ça veut dire que quand il arrive dans une ville, il se passe quelque chose de positif au niveau du bien commun. C'est ce que c'est comme ça que je pense. C'est-à-dire, je pense que c'est le résultat de l'action de quelqu'un quand il est professionnel qui détermine de son niveau de compétence professionnelle. Je vous invite à aller voir dans quel état est Marseille et de me dire si véritablement on est dans une situation où il y a une vraie compétence qui est en place ou si c'est juste de la technocratie. De mon point de vue, c'est de la technocratie et du blabla, des discours, des cocktails, des réunions, des conférences.

51:43 C'est le l'usage de la métisse dans une société où les gens ne veulent plus trop étudier une fois qu'ils sont sortis de l'école et qu'ils ont un travail, la plupart dans tous les domaines où ils sont pas compétents et sachant vont utiliser des subterfuges, des patterns, du mimétisme. On est dans cette configuration et on se retrouve dans une situation où on a un système qui commence à être un peu ancien dans ces structures mais qui est aujourd'hui et majoritairement à dominante gouverné par des gens qui sont là pour eux-mêmes et leur carrière. La résultante naturelle c'est que le système va faire un shutdown. il va s'effondrer sur ses fondations. Si Rome a pas pu tenir dans ces circonstances, chacun peut bien imaginer que la France tiendra pas plus que Rome. Un système qui est dysfonctionnel structurellement s'effondre. C'est pas le fait de dire "Ça toujours été Moi, j'ai des gens qui m'ont dit "Oui, mais ça toujours été comme ça." Je dis "D'accord, alors temporalise-moi le toujours." Ça commence quand? au-delà de 200 ans, tu sais rien et 200 ans, c'est pas toujours.

52:42 Donc il faut vraiment comprendre que un système dure plus qu'un être humain et que un système dysfonctionnel, il mettra peut-être pas 50 ans pour s'effondrer quand il est, j'allais dire relativement entretenu pour la durabilité apparente. La preuve la durabilité apparente du système dans lequel on est, elle est fondée sur la dette. On peut continuer de croire que on peut s'acheter plein de choses et qu'on fonctionne tant que la France arrive à faire financer sa dette sur les marchés. Si elle peut plus, on verra ça aujourd'hui d'ailleurs, si elle peut plus ou plus trop, on va se rendre compte qu'en fait on vit à crédit. Donc l'illusion des beau-parleurs qui dirigent ce pays ne doit pas dissimuler que ces gens-là sont des incompétents quand même. Donc se soumettre à des incompétents, c'est pas se soumettre à la corruption. Se soumettre à des incompétents, c'est mettre en danger le système tout entier. Et souvent les corrompus sont pas très compétents. Souvent. Voilà. Donc si vous permettez, si vous permettez, je vais vous dire quelque chose Lazar, c'est que là où on diverge, c'est que vous pensez que lorsqu'un régime est tellement pourri qu'il sucombe, je suis d'accord. Sauf que ce qui vient après, il peut paraître il peut dans pendant un certain temps, il est bon.

53:59 enfin il se conforme au droits et cetera et puis petit à petit se crée de nouvelles féodalités, de nouveaux rapports de force et on relance la machine et ainsi de suite. C'est-à-dire que l'humanité depuis qu'on connaît, moi je peux vous citer par exemple des exemples d'il y a 2500 ans par exemple en Grèce on est il y avait déjà le problème de la justice de l'équité la pièce antigone par exemple sur le roi qui était donc en fait c'est un c'est une question qui tarode l'humanité depuis qu'elle a qu'elle tente par la religion par les esprit pas par la philos philosophie et cetera qu'elle tente de concilier le les principes au aux dérives de la nature humaine. Mais c'est un problème qui ne connaîtra jamais de solution à mon avis. C'est-à-dire que on peut il peut y avoir une solution à un moment donné, une révolution, un changement de régime et mais peu après, on va il va y avoir de nouveaux corrupteurs, de nouveaux intérêts et cetera. En fait, c'est un cycle sans fin. Voilà.

55:12 Alors, je vous rejoins là-dessus, mais encore une fois, la notion de progrès et de civilisation, elle se construit justement là-dessus. C'est-à-dire que même si c'était vrai et que ça s'est reproduit, vous remarquerez d'ailleurs tous les deux, je pense que vous le savez, mais vous remarquerez que dans nos systèmes actuels, il n'existe pas, et c'est parce que nous n'avons pas été vigilants collectivement, individuellement et collectivement, il n'existe pas d'outils de contrôle externe. Les outils de contrôle sont internalisés. Les gens se contrôlent eux-mêmes entre eux. Donc c'est si là si on voit pas le foutage de gueule, on peut plus le voir. La question de fond c'est-ce qu'on fabrique des systèmes sur la base d'une idéologie ou est-ce qu'on fabrique des systèmes sur la base d'un réalisme et dans une approche causale et mécanique réaliste sans idéologie, ni de droite, ni centre, ni gauche, ni d'en haut, ni d'en bas, simplement avec des propriétés, des mécanismes. Les systèmes se nourrissent pas vraiment d'idéologie.

56:10 C'est nous qui rajoutons la charge émotionnelle et l'idéologie sur le système. Si on le faisait moins, je parle encore une fois de la structure, je parle pas du fonctionnement. Le fonctionnement des humains, c'est autre chose. Mais dans la structure, les outils de contrôle, s'ils sont externalisés, le système il dérive moins et il dévit moins. Mais comme ils sont internalisés, les médecins se contrôlent le même, les huissiers se contrôlent le même, les avocats se contrôlent le même, les juges se contrôlent le même. C'est rigolo à la fin honnêtement de voir ça même dans une cours d'école, c'est marrant. Si on était des enfants et qu'on voit que les mêmes enfants qui font un truc sont ceux qui vont se contrôler entre eux, nous en ririons tous. Et là, on le met devant les yeux des adultes et ça l'air d'interpeller personne. Mais c'est ça qui pose problème. C'est le détachement du réel des gens qui considèrent que un système on le pose et après on va faire autre chose. C'est ce que font tous les gens. Regardez la société dans laquelle on vit. Le système est posé, moi je vais voter et puis c'est tout. Combien de personnes assistent à des conseils municipaux ou se préoccupent de savoir où va l'argent public de leurs impôts locaux? Très peu, quasiment pas. Et combien se préoccupe de savoir où va l'argent de leurs impôts sur le revenu?

57:17 Très peu. Et donc, qui leur rendait compte? quasiment personne. Et après, on s'étonne avec autant d'opacité qu' a de la corruption, c'est presque immature. Je trouve c'est on n'est pas des enfants. C'est-à-dire que il y a de l'argent public, on doit savoir où il va. Les gens qui traitent des marchés publics, on doit savoir qui ils sont et ce qu'ils font. Les conseils municipaux de nos jours devraient tous être filmés en vidéo. C'est on a largement les moyens, ils sont tous en visu, ils peuvent le faire pour le conseil municipal et donner accès aux gens pour qu'ils puissent voir comment fonctionne leur démocratie. À partir du moment où on accepte l'opacité et où on est frant de la délégation, on perd nos libertés, on perd nos droits. Donc je vous rejoins dans ce que vous dites Jacob, mais ce que je veux dire c'est que c'est pas nécessairement les systèmes qui sont corrompus plus que les gens qui deviennent vite paresseux et lâchent quand tout va bien pour eux. Et je pense que c'est ça qui pose le plus de problèmes en fait. Concrètement Lazar avant que enfin en tout cas pour moi, je sais pas peut-être j'ai raté quelque chose.

58:13 Oui. Vous en êtes où là maintenant? concrètement, c'est-à-dire qu'est-ce qui va se passer dans le prochain mois? Voilà. Alors concrètement déjà, je suis en attente d'un retour de demande que j'ai faite à l'Algérie puisque je demande un rapatriement par voie diplomatique puisque j'ai quelques difficultés pour passer les frontières pour l'instant. Donc et je veux partir en Algérie pour transférer ma vie là-bas. Donc être je veux plus être en fait résident français. je suis binational, donc je suis en train de m'organiser pour partir en Algérie et puis pour voir si l'Algérie aussi pourra m'aider peut-être à raisonner la France sur le fait que le droit c'est pas élastique en fait et que les droits de l'homme c'est pas élastique et c'est pas juste un discours d'opportunité dans un plan politique international puisque la France a été capable de dire que c'était scandaleux qu'on viole les droits de sans sal et j'ai pas de commentaire là-dessus qu'on soit bien clair je ne fais aucun commentaire com là-dessus, je donnerai pas mon avis là-dessus, ça me concerne pas vraiment. Mais en tout cas, en terme de comparaison sur le respect des droits de l'homme, la France viole mes droits fondamentaux humains de pouvoir protéger ma maison, ma famille depuis maintenant 15 ans. Et elle le fait siamment. C'est-à-dire que les ministres savent très bien, monsieur d'Armanain est au courant, madame Tobira est au courant, monsieur Dupont Morettier est au courant, madame Béoué est au courant. Ils sont tous informés.

59:40 Ils ont tous été informés de cette situation et ils ont tous fait comme s'ils comprenaient pas pour les raisons que vous avez énoncé. Mais et c'est là que je voudrais juste souligner un point et je vais pas du tout contre ce que vous disiez, bien au contraire. C'est pour souligner que en tout état de cause, leur procédé, leur manière de faire produit un pays qui va pas bien du tout, ni au niveau de ces institutions, ni au niveau du système éducatif, ni la santé, ni les infrastructures, ni le commerce extérieur, ni rien du tout en fait. Donc la question de fond, c'est ces gens-là qui nous empêchent d'exercer nos droits normalement selon leurs besoins finalement c'est ce qu'on évoqué tout à l'heure, selon leurs besoins ou leurs contraintes. Ils font quoi de bien et de constructif pour le pays qui légitime cette arrogance et cette condescendance structurelle? Rien. Donc à un moment, moi je vous dis simplement pour moi tout ça c'est une imposture. C'est pour ça que je veux pas rester en France. J'ai pas envie de vivre dans un pays où un type se fait passer pour un ministre alors qu'il comprend rien au domaine dont il est en train de parler.

1:00:40 Vous voulez s dire d'ailleurs Oui, Jacob, allez-y, allez-y. Oui, une question que je voulais soulever. Est-ce que avez-vous contacté des médias? Avez-vous tenté de le faire et lesquels et que ça donnait et avez-vous trouvé une solidarité auprès des milieux des compatriotes, voilà, des milieux maghrébins pour vous aider? Non, non. D'accord. Alors, au je réponds à la par la le dernier point, mais non, pas vraiment parce que encore une fois pour la même raison, chacun veut sauver sa peau finalement et j'ai remarqué que en particulier en France, si vous dites que vous avez un problème avec un chef d'entreprise, ça gêne personne et plein de gens vont se proposer pour vous aider même peut-être. En revanche, si vous dites que vous avez un problème avec un magistrat ou un procureur, quand vous retournez, il y a plus personne parce que on a instauré cette culture de la D'ailleurs, c'est ce qui est inquiétant si vous analysez ça du point de vue psychosociologique, quand des gens ont peur des représentants de leur justice, ça dit quelque chose d'important, de très important sur l'état d'une société et on est en train de le vivre. Ensuite, en ce qui concerne les médias, j'ai une anecdote qui est rigolote. Il y a un journaliste dont je pourrais alors je préfère pas donner son identité ici. Il est connu en plus. Je voudrais pas donner son identité maintenant, mais je pourrais vous la donner et puis si d'aventure ça va plus loin, je vous la livrerai publiquement s'il est d'accord.

1:02:04 qui est venu faire un reportage, il travaillait pour France 3 et il est venu faire un reportage sur parce qu'il connaissait Radiovitamine. Il me connaissait mais c'était pas un copain, je le connais. Voilà, c'est relation professionnelle. on se voyait peu mais quand il est venu, il m'a interviewé sur précisément les fausses statutes qui permettaient de faire tout ça. C'était dès le début. J'étais même pas encore j'avais même pas encore été placé en détention préventive puisque j'ai été placé en détention préventive. Et donc il a fait son interview et pendant 2 jours, je crois, il a interviewé plein de gens et le 3e jour, il m'a appelé le soir en panique en me disant qu'il avait été convoqué par sa chaîne et par le parquet qu'on lui avait fait plein de reproches qui s'était fait engueuler et il est parti. Il m'a dit donc je finirai pas, je laisse comme ça. Ils finiront eux. Évidemment, le reportage a été complètement modifié et lui, il est parti et il m'a dit "Par contre, je te contacterai plus parce que c'est une salle à faire." Et il m'a dit "Toutes les conversations qu'on a eu par téléphone, ils les ont." Je dis "Ah, je suis sur écoute déjà." Il me dit "Oui."

1:03:12 Je dis "Bon donc en fait c'est des écout illégales. C'est voilà." Donc quand on commence à utiliser les services de l'État, les instruments de l'État, les le matériel de l'État pour faire ce genre de choses, bon voilà. Donc les journalistes ont pas pu faire. Il y a un journaliste du Point qui s'appelle Xavier Monier qui est un homme normal, un journaliste normal qui était ni pour ni contre. Il faisait son article en toute objectivité. Il m'a posé des questions. À aucun moment il a été ni même pas sympa. Il était très froid mais normal. Moi, j'ai pas trouvé ça normal. Et ce monsieur après m'a dit "Non, mais il a fait un article dans le point et le patron de radiovitamine dans les enfers judiciaires, ça s'appelle où il cite Nicolas Besson et cetera. Et après cet article, il a plus voulu me répondre. Il m'a dit "Votre affaire, c'est bon." Médiapart que j'ai rencontré Anton, je sais plus comment il s'appelle, Anton quelque chose, j'ai son nom que j'ai rencontré et qui pareil pardon Anton Rouget. Rouget, c'est ça. Anton Rouget, c'est ça exactement.

1:04:16 J'ai encore son portable d'ailleurs que j'ai rencontré, qui a bien écouté tout ça et qui a ensuite ne m'a plus jamais répondu, ni par mail ni par voilà. Et donc, j'ai bien compris que on est dans une logique de réseau. Il y a des coups de fil qui sont passés à droite, à gauche, en permanence. Encore une fois, c'est pour ça que je vous disais Jacob tout à l'heure, pour moi le but c'est pas de faire une sortie triomphale. Pour moi, le but c'est de récupérer un usage de mes droits normaux. Je suis pas un chien et donc je veux qu'on me rode mes droits humains. On peut pas me voler ma voiture sous mes yeux et je peux pas me défendre parce que il y a un procureur qui a décrété que j'avais plus de droit. C'est ce tru-là ce fait du prince qui est gênant. Donc je veux le dénoncer publiquement et encore une fois pas parce que je me sens lanceur d'alerte mais parce que je voudrais que ces gens assument ce qu'ils font et qu'ils l'assument publiquement. C'est trop facile de faire des choses dégueulasses en cachette et en public de faire des beaux discours et de se prétendre très moralisateur. Et ça devient honnêtement ça devient un peu outrancié. C'est un peu ça se voit quoi, je veux dire, c'est tout le monde le voit maintenant. Donc c'est un spectacle qui est plutôt déplorable pour toute la France et à l'international puisque moi je consulte beaucoup plus les médias américain et anglo-saxon que français parce que ils ont un biais sérieux, il faut le dire et j'ai pu constater que l'image de la France et en terme de fonctionnement de société de corruption est très fortement dégradée. Donc on peut pas se dire que c'est normal, que c'est comme ça, qu'ils font comme ça et qu'on va les laisser, qu'ils vont continuer parce que ils font échouer le pays, ils détruisent les infrastructures du pays, ils violent les lois et ils prétendent être assis sur une espèce de privilège de fonction qu'il ne respectent à aucun endroit. Et quand on veut porter un costume, il faut le remplir quand même.

1:05:58 Il faut pas juste donner l'illusion, vous comprenez? C'est gênant maintenant vraiment. Voilà, on peut tout de même mentionner le député marseillais Sébastien de l'ogu. Ah oui, on peut Oui, j'ai rencontré Sébastien deogu il y a je sais plus en 2020 21 ou 22. il a bien voulu écouter ce que j'avais à lui dire. Donc il m'a répondu positivement pour un entretien. On a passé un entretien de je pense 2h30 3h dans son étude où il y a eu beaucoup de questions de sa part et de la part de son collaborateur qui était lui plutôt aguéri en droit. Donc qui a posé des questions très techniques et très juridiques pour comprendre vraiment si c'était dysfonctionnel ou si c'était de ma part juste une vision un peu déformée. Quand ils ont pris la mesure des choses et qu'ils ont vu tous les éléments, ça les a perturbé. Donc ils ont écrit au ministre, monsieur le député de l'ogu a écrit au ministre du pommorit pour lui demander donc de se saisir de l'affaire et de bien vouloir dilisenter une enquête puisque il avait déjà été saisi pour ça et que encore une fois on demandait pas une faveur. Une enquête de l'inspection générale de la justice c'est prévu par la Constitution et une réclamation contre un fonctionnaire c'est prévu par la Constitution. Donc on demande pas de faveur au ministre. On lui demande simplement d'appliquer le droit français. Si vous avez un problème avec un enseignant, vous êtes en droit constitutionnellement de saisir le ministre de l'éducation nationale qui est son supérieur hiérarchique ultime.

1:07:24 Pour un procureur, le supérieur hiérarchique c'est le ministre de la justice. C'est pas moi qui l'ai décrété, c'est la loi. C'est écrit dans la loi, l'article 5 de la loi du 22 décembre 1958 relative au statut des magistrats qui spécifique que les magistrats du parquet sont placés sous l'autorité de leur chef hiérarchique et sous la hiérarchie du ministre de la justice, garde des saut. Donc on peut pas être et ne pas être à la fois. Et c'est un des gros problèmes quand on m'a dit que la justice était indépendante, je dis à partir du moment où les gens qui sont qui composent et encore une fois c'est personnel mais c'est purement intellectuel que je dis moi je m'en fous, je veux moraliser rien du tout mais du point de vue systémique placer les membres du parquet sous l'autorité d'un ministre d'un gouvernement élu et dire que la justice française est indépendante alors que le parquet est l'organe des poursuites, c'est un non sens en fait. C'est même plus une question de finesse, c'est un non sens. Vous pouvez pas faire une chose et dire son contraire en même temps, sauf si vous avez décider d'utiliser la dissonance comme outil de gouvernance pour mettre les gens dans un état de sidération et les neutraliser. Mais c'est de la dissonance vraiment. C'est moi ça me ça me perturbe. J'ai c'est quelque chose dont j'ai parlé avec des magistrats. Je leur ai dit mais vous pouvez pas dire que la justice est indépendante si l'organe des poursuites celui qui décide d'engager les poursuites ou pas est placé sous l'autorité d'un ministre d'un gouvernement élu. Vous pouvez pas dire ça quand même? Oui mais non, mais oui mais non mais oui mais en même temps vous savez vous en servir de cette spécificité pour muter, déplacer faire monter ou descendre en grade. Donc c'est cette duplicité apparente et gênante. Voilà, je tenais à le dire parce que je trouve que c'est insultant pour l'intelligence des gens. Voilà ce que je pense.

1:09:07 Comment les autorités algériennes vous ont répondu pour les démarches que vous voulez entreprendre? J'ai écrit à plusieurs reprises alors il y a une période où quand j'ai écrit, il y a eu des mouvements et des perturbations du HAK. Donc j'ai laissé tomber parce qu'il y a eu c'était un peu compliqué mais depuis j'ai été reçu par le consul général à Marseille à plusieurs reprises d'ailleurs. Bon là il est plus là puisqueil y a eu des tensions mais j'ai été reçu à plusieurs reprises. Il a j'ai été auditionné ils ont récupéré les éléments. Ils ont constitué des éléments pour les donner au ministère des affaires étrangères. Donc après au-delà de ça, je ne sais pas où est mon dossier physiquement. S'il est à Marseille au consulat ou si je pense qu'il est déjà parti à Alger. si au ministère des affaires général j'ai mais ma demande aux autorités algériennes encore une fois n'est ni une complainte et je leur demande même pas de compassion. Je dis simplement en tant que binational, je suis aussi algérien. Là c'est les droits de l'homme qui sont violés. C'est pas le droit français qui est qui pose problème. C'est pas du droit commercial, c'est pas du droit pénal. On viole les droits de l'homme. Donc je demande à l'Algérie, permettez-moi de récupérer mes droits humains fondamentaux face à l'État français qui m'en a dépossédé pour protéger des fonctionnaires qui au départ voulaient me spolier. Et quand ils ont vu qu'ils y arriveraient pas et que j'avais identifié qui avait fait quoi et que je les ai dénoncé, ils se sont mis en tête après de me tuer socialement, en tout cas de me discréditer, de me ruiner financièrement pour que je ne sois pas une menace pour eux. Cette manière de procéder, honnêtement Jacob, c'est intellectuellement qu'elle me dérange le plus. C'est que j'ai en face de moi des gens que je considère pas comme très intelligent mais que je considère comme très malsin pour les institutions. Et donc j'aimerais que ce débat je l'ai avec eux puisque je dépose plainte

1:11:00 contre un magistrat. C'est un grand garçon, il connaît le droit. Il est tout à fait en capacité de se défendre. Donc moi ce que je vais demander à l'Algérie, c'est-ce que vous pouvez faire en sorte que la France accepte que je puisse être confronté à l'homme qui a détruit ma vie en manipulant des procédures judiciaires pour que lui dans l'état actuel Oui. dans l'état actuel des relations franco-algériennes, on devrait vous aider beaucoup plus promptement. Non, je l'espère. Écoutez, je verrai ça. J'ai je dois partir sous peu. J'attends simplement d'avoir une confirmation parce que comme je vous le disais au niveau du fisque français quand la dernière fois que je suis allé en Algérie, heureusement j'ai été invité pour un événement culturel donc j'y ai passé 3 jours. Mais quand je suis arrivé à la douane à Marseille, on m'a bloqué en disant "Vous avez un contentieux avec le fisque." Et la personne m'a dit "Je peux pas vous laisser passer." Et c'est son supérieur qui a dit "Si parce queil part pour une invitation de 3 jours, il est binational, laisse le passer." sinon je serais resté bloqué à la douane sans pouvoir passer. Et au retour, on m'a fait pareil en France, pas en Algérie bien sûr, mais en France à chaque fois, on m'a dit "Ah bah oui, mais vous êtes fiché, il y a un problème." Donc je vais j'ai demandé au consulat et je vais le refaire la semaine prochaine physiquement de bien vouloir me faire rapatrier sous mandat consulaire en fait sous voie diplomatique pour que je puisse aller dans mon pays d'origine voir les autorités leur soumettre les éléments à être auditionnés et éventuellement aussi voir des journalistes puisque je suis passé sur Al24 et j'ai été interviewé par Karim Boisiz et qui m'a dit moi j'aimerais bien vous avoir en interview en plateau pour parler de ça en détail parce que c'est choquant ce qui est Le plus choquant, c'est pas tellement ce qui m'a été fait à Toulon. Ce qui est le plus choquant, c'est tout ce qu'on fait depuis pour pas révéler ce qui a été fait à Toulon. C'est ça qui est le plus choquant, c'est de voir que l'État français tout entier se désavoue publiquement pour protéger des fonctionnaires. C'est très grave en vérité. Voilà.

1:12:51 d'ailleurs Jacob et Lazar antenne, vous disiez faire beaucoup de liens avec les tribunaux de commerce dont le comportement vous choque. Vous dites que ce sont des lieux de grande confiscation. Ah oui, mais ce sont des prédateurs. Les tribunaux de commerce en France, c'est un scandale. Enfin, je veux dire, comment un pays qui se dit démocratique peut tolérer des mafias locales qui pient les entreprises, les appartements et cetera. Bah, je veux dire, c'est quand même ce sont des réseaux. Bah, il y a beaucoup de des frères là-dedans, des hommes d'affaires et cetera et puis ça range pour récupérer des pour mettre en faillite, pour déclarer en faillite ou bien pour mettre en vente aux gens chers des appartements ou des entreprises et cetera. C'est incroyable. Enfin, je c'est presque c'est quasiment bien que de telles choses existe en France.

1:13:53 Vraiment, c'est du pillage de de d'honnête entrepreneur, d'honnête propriétaire au profit de mafia locale. C'est ça les tribunaux de commerce. Oui. Et je vous invite à consulter le rapport qui avait été fait. Alors, je crois que c'était en 98 ou 99, je suis pas sûr, mais qui avait été fait par Arnaud de Montbourg et qui est absolument édifiant. C'est édifiant de voir ce qui peut être fait par des gens qui en fait bah effectivement ils ont le principe des juges consulaires, on pourrait se dire que c'est bien d'avoir des gens qui sont des professionnels pour juger de de leur on va dire égos. Mais là, on est dans une configuration où en fait ce sont des professionnels qui s'organisent pour se polier et donc souvent et donc quand vous avez un on a assisté à hier, je sais pas si vous avez entendu parler de cette affaire, à une affaire qui a impliqué des agents de l'État, un commissaire de police qui a été arrêté d'ailleurs lui parce que il y a un enfant qui s'est jeté par la fenêtre, il a eu peur, il s'est jeté par la fenêtre quand la police est venue à 6h du matin pour les expulser avec sa maman d'un restaurant qui appartenait à la famille en fait. Et quand le papa est décédé, ils ont monté encore une fois au tribunal de commerce à Toulon, ils ont monté une histoire. Puis ça c'est public, c'est sorti dans la presse, c'est pas une histoire que je raconte, c'est je l'ai appris moi-même, les détails, je les ai appris dans la presse et le gamin un jour quand ils sont venus pour essayer de tout prendre, le gamin a voulu sauter par la fenêtre, il s'est retrouvé sur un fauteuil roulant. C'est ça qui a fait venir tous les médias, qui a fait que ça mis de la lumière sur cette affaire et que quand la maman a pu s'expliquer, on a vu que on était en train de la spolier pour lui prendre un restaurant en bord de mer.

1:15:35 et ça arrive régulièrement. La question de fond, c'est que fait la vraie police? Parce que s'il y a plus personne pour protéger les entreprises, vous comprenez ce que je veux dire. Quand je disais tout à l'heure, un système peut pas fonctionner comme ça. C'estàd si vous avez des gens qui créent de l'activitéconomique, de la richesse et qu'à chaque fois qu'il y en a un qui sort un peu la tête de l'eau et qui pourrait donc générer plus, on lui casse les jambes pour lui voler ce qu'il a parce qu'on travaille dans des administrations. Qui est-ce qui va créer l'activitéconomique après? ces gens des administrations, ils vont pas le faire eux. Donc c'est un principe d'autophagie en fait. On s'autoévore en fait de l'intérieur, on s'autodétruit. Technocrate contre entrepreneur, on enfin il y a une absurdité dans le rapport à l'utilisation des institutions et des procédures. C'est-à-dire c'est pas fait pour être détourné en permanence et aujourd'hui c'est devenu la norme. C'est un gros problème en fait. Le dysfonctionnement, il est psychologique avant d'être systémique.

1:16:33 Voilà, c'est un pillage contre le bien commun en fait. Oui. De d'intérêt particulier contre le bien commun. d'ailleurs, vous aviez évoqué hors antenne le déclin de l'Empire ottoman. J'avais évoqué le déclin et le et le redémarrage de l'Empire ottoman avec MED 2 qui pour justement réoxygéner sa société et recréer de l'exemplarité aurait fait exécuter une centaine de milliers de personnes reconnues comme des corrompus notoires. Donc des gens qui pratiquaient ce qu'on appelait avant en France le crime de chevalier. C'estàd des gens qui ont une charge officielle et qui se servent de cette charge pour aller pratiquer la rapine sur les pauvres. ce que j'ai vécu. Donc oui, quand il a fait ça, ça permis effectivement de lancer le de relancer l'Empire ottoman. Pour ceux qui connaissent un peu l'histoire de l'empire ottoman, ça été un bon moyen de recréer de l'exemplarité, de l'enthousiasme parce que les corrompus ne créent pas d'enthousiasme ou d'effet d'entraînement. Ils vont fédérer que des corrompus autour de les corrompus, c'est tout ce qui il crée il génère le désespoir surtout à terme et la destruction, la confusion et la destruction des infrastructures, je veux dire j'étais pas dans le niilisme mais la destruction des infrastructures, la destruction des entreprises, du tissu économique. On peut pas laisser prospérer des parasites dans un système et espérer que le système vaille y survivre.

1:17:52 H Et or antenne, pour finir, tous les deux, vous avez évoqué l'affaire Karim Kamal. Y a-t-il des liens? Il y a des liens méthodologiques. Hm. C'est-à-dire que l'affaire Karim Kamal qui s'est déroulée à Nice concerne un franco-marocain qui était lui dans une situation bien pire que la mienne à mon sens où il a découvert que sa petite fille de à l'époque je crois 6 ou 7 ans avait fait l'objet de comportements qui sont plus que répréhensibles et que ça avait laissé des séquelles physiques et psychologiques. Il a emmené sa gamine voir un médecin spécialisé qui lui a confirmé que oui et donc il a fait ce que ferait n'importe quel père. Il est allé déposer des plaintes en expliquant ce qui se passait et cetera. Mais ce qu'il ne savait pas au moment où il a déposé ses plaintes, c'est qui participait aux soirées où sa petite fille était emmenée. Et quand il a découvert qui participait et notamment un magistrat connu d'ailleurs, très connu et réputé en plus, de Nice que je vais pas citer mais qui est suffisamment connu. en fait, il a découvert aussi par le biais d'un substitut du procureur qui lui a dit et c'était même dans la presse qui lui a dit "Vous devriez partir parce que là ils vont pas vous lâcher." En fait, il s'est retrouvé dans une situation où lui qui dénonçait ce qui arrivait à sa gamine a été celui qui a été mis en cause, qui perdait progressivement la garde de sa fille, qui se retrouvait en garde à vue, qui avait des contrôles, qui avait il a subi des pressions énormes et il est devenu le principal suspect, voir le coupable. et pour s'extraire de cette situation affreuse qui a duré plusieurs années, je crois 3 4 ans où il était désespéré puisque évidemment que il a fait comme moi, il a écrit à tous les ministères, à tout le monde et on lui a fait comme moi. On n pas répondu ou on a répondu à côté en disant il se fera une raison. Donc lui sa sœur était aux États-Unis et il est parti aux États-Unis et sa sœur qui était juriste lui a dit "Tu devrais demander l'asile politique et

1:19:42 produire ton dossier." C'est ce qu'il a fait. Et il y a un juge fédéral américain qui s'appelle Ronald Oata qui après avoir vu ce qu'il avait subi en France sur la Côte d'Azur, une inversion en fait he c'est une inversion entre les coupables et la victime. C'est puisque quand il y a un problème, OK, on nit pas le problème, on inverse la polarité, c'est tout. Et donc quand il a vu ça, il lui a donné l'asile politique le il lui a permis de se réfugier aux États-Unis et il est même allé plus loin. Il a convoqué cinq magistrats Nisso pour avoir des explications sur une histoire de je crois de de d'enfant qui a été retenu illégalement, des choses comme ça. Donc c'est une affaire qui a révélé et qui a pas été beaucoup évoquée en France. Il faut chercher sur internet pour en entendre parler. Et pourtant, c'est sérieux quand même comme histoire et c'est pas tous les jours qu'on entend qu'il y a un citoyen franco-marocain qui a obtenu une nationalité américaine pour échapper à la justice française. Et pourtant, c'est ce qui s'est passé. Donc, il y a des gens qui essayent de faire et c'est ce que je voulais vous répondre un peu tout à l'heure, Jacob, ces gens-là essayent d'instaurer un règne de la terreur et moi, j'ai pas envie de rentrer dans une logique où parce qu'ils essayent d'instaurer un règne de la terreur, on va tous devoir se soumettre. Donc je suis pas énervé, je veux pas me bagarrer mais je compte pas me soumettre et je vais rester intelligent et lisible et audible. et que ça leur déplaise en fait, je m'en fiche parce que c'est à eux de se remettre en question, pas à moi. C'est pas à moi de changer mon attitude. C'est à eux d'arrêter d'utiliser les services de l'État comme si c'était leur propriété privée.

1:21:13 Et ils ont mis le pays à l'envers. Il est temps qu'il s'en rendent compte, c'est tout. Il est temps qu'ils réalisent qu'ils ont massacré le pays tellement ils sont éclairés. Est-ce que avant de conclure l'émission, vous pourriez nous dire comment ça s'est passé avec chacun des ministres qui auraient pu intervenir? Tobira, Belouet, Dupont Moretti et dernièrement. Alors le premier auquel nous avons écrit, c'était en novembre 2011 parce que c'est là qu'on a commencé à voir qu'il y avait des faux dans les procédures, c'était monsieur Michel Mercier. Mais bon, comme il était sur le départ, il a pas eu le temps j'imagine, de nous répondre. Ensuite donc est arrivé le gouvernement Macron avec Tobira. et Tobira Hollande, c'était Hollande, pardon. Hollande, excusez-moi, excusez-moi, excusez-moi. Et donc et Tobira en fait, elle a été informée dès le début puisque au mois de juin 2012, je l'ai saisi officiellement et mes employés aussi. et la première réponse qu'elle nous a faite assez rapidement au bout d'un mois ou deux, ça été de dire une réponse standard pour nous dire que le ministre de la justice ne peut pas se mêler des procédures judiciaires, donc en vertu de la séparation des pouvoirs et de l'indépendance des magistrats.

1:22:22 Donc je lui ai réécrire en lui disant "Mais je vous demande pas de vous mêler des procédures judiciaires. Je vous fais un signalement sur le comportement d'un fonctionnaire placé sous votre autorité et j'aimerais que vous ouvriez une enquête ou qu'au moins à minimauditionn sur le comportement de ce magistratquet placé sous votre autorité." Et à partir du moment où j'ai été beaucoup plus explicite, elle a plus répondu. Elle a mis 2 ans pour répondre, elle répondait plus. Et puis du coup, moi j'ai une amie qui la connaissait des parties de des dicot de gauche qui la connaissait bien depuis plusieurs années et qui donc comme on a cette personne en commun, je lui ai expliqué ce qui se passait, je lui ai donné les éléments de preuves en fait, les explications et les preuves. Et donc elle est allée la voir pour le remettre. On a discuté avec elle et madame Tobira lui a assuré qu'elle allait s'en occuper, que c'était pas normal. Enfin bon, elle a joué les concerné, elle a fait croire que ça ça l'intéressait comme elle fait toujours d'ailleurs. Et elle a fait croire qu'elle était humaine comme elle fait toujours aussi. Et ensuite elle lui a assuré puisqueil y avait sa sœur avec elle, mon ami avait sa sœur avec elle qui m'en a témoigné, qui m'a dit "Ah non, mais elle lui a assuré, elle lui a promis et cetera que non seulement elle était informée du dossier, mais qu'elle allait regarder bien de plus près et que tu serais auditionné pour savoir ce qui se passe et cetera." Bon, après ça plus de nouvelles. Et il y a peu de temps après, il y a alors il y a un de mes salariés qui a téléphoné au ministère, lui s'est fait envoyer boulet directement et on lui riz en disant "Mais vous avez pas compris qu'elle va pas vous répondre?" Bloum et ensuite vraiment, il pourra en témoigner demain si besoin. S'ils ont envie de dire que c'est pas vrai, je pourrais le faire venir. Il est déjà fâché là-dessus, il pourra en témoigner demain parce qu'il était choqué et il croit que c'est un jeu je pense ces gens-là. Et donc et ensuite c'est le fils de Bernard Tapis, Stéphane. S'il m'entend, je le salue. Il doit s'en souvenir qui était avec une autre personne que je ne nommerai pas ici mais il doit se souvenir qu'il était avec nous. Et on

1:24:12 s'est vu sur une terrasse à Marseille. C'est lui qui m'a appelé parce que son père était intéressé par la radio et j'étais pas opposé à discuter avec eux et donc on était en discussion depuis quelques temps déjà. Et puis qui m'a dit "Bon, je te le dis ton procureur là qui t'a fait tout ça, il va rien lui arriver. au contraire, il va avoir une promotion et il va être mis muté sur une île. Je dis "Mais tu es sérieux?" Il me dit " tu verras." Et donc ça, il m'a dit ça, je crois en début avril 2014. Et effectivement, Nicolas Betson a été muté à Bastia en juin ou juillet 2014. Donc, il avait le j'avais la primeur, je le savais bien avant. Alors, je le savais pas, je savais pas quelle île. Apparemment, Stéphane peut-être le savait. Il nous dira si quelqu'un nous pose la question. En tout cas, tout ça, je le dis pas pour l'incriminer,. C'est juste que c'est ça, ça m'avait perturbé et je lui ai dit que j'en parlerai parce que ça m'a perturbé. J'ai dit "C'est bizarre quand même qu'on puisse se comporter comme ça et en même temps aller sur les plateaux de télé, faire de longs discours plein de moralité et de sentiments, ça devient un peu odieux à la fin, mais bon." Voilà. Donc, monsieur Dupont Moretti, lui, il a fait mieux. Il était parfaitement informé de tout en détail, y compris par des gens de ses services dont une personne avec qui j'étais en contact là encore malheureusement pour lui et qui a d'ailleurs parlé de cette affaire avec monsieur Dupont Moretti pendant qu'il était en voyage en déplacement à Alger.

1:25:31 Donc c'est à ce moment-là qu'il lui a parlé de ça en lui disant et du pont Morti lui a dit "Oui, je suis au courant." Il lu a dit "Mais il faudrait faire quelque chose. Vous pouvez pas laisser ce gars comme ça dans cette situation où il peut plus rien faire en fait. Il est bloqué, il a pas de droit, il peut rien faire. il a même j'ai même plus de compte en banque. Et donc il a dit "Oui, bien sûr à partir du mois de septembre je m'en occuperai parce que c'était en juillet, je crois qu'ils étaient en Algérie. Puis en septembre, il a rien fait. Mon avocat lui a écrit, il a pas répondu. Il a simplement quand de Logu lui a écrit, il manifestement il a informé monsieur Besson que De Logu lui avait écrit puisque après monsieur Besson n'a pas voulu lors d'une réunion rencontrer. Bon, je pense que ça s'est réglé depuis mais en tout cas à ce moment-là, il voulait pas trop rencontrer monsieur De Logut. qu'ils étaient et comme monsieur De Logus savait pas pourquoi, j'imagine et lui aussi son collaborateur m'a appelé pour ça et on a tous les deux imaginé que il y avait une information sur le courrier qui avait été fait par monsieur Delogui au député. Voilà donc ce mode opératoire d'entre soi, de connivance, de d'arrangement de copinage, c'est pas digne d'un pays comme la France. Voilà.

1:26:29 Vous avez eu Béloubé aussi affaire à Belloubet rapidement. Aussi oui, Nicole Belloué qui elle alors elle a fait mieux. C'est vrai qu'elle a fait mieux. Elle a un beau score aussi à son actif parce que elle nous a répondu par écrit le contraire de ce qu'elle a dit sur Europain à nous. C'est-à-dire que on lui a écrit pour demander l'ouverture d'une enquête de l'inspection en lui disant que le magistrat est emplacé sous son autorité. C'est quand même extraordinaire. On demande juste une enquête depuis 12 ans quand même he je pardon j'ouvre la parenthèse mais on demande rien d'autre. Moi, je demande pas de je demande rien. Je demande juste une enquête, c'est-à-dire ouvrez une enquête, auditionnez-moi et regardez les pièces. C'est ça veut pas dire accuser ça. Ça veut dire faire ils veulent pas parce qu'ils savent ce qu'ils vont trouver certainement. Et donc madame Boubé nous a répondu que pareil en vertu, je lis la lettre en vertu des principes de séparation des pouvoirs et d'indépendance des magistrats blab blabla. Ce qui n'a rien à voir encore une fois avec le sujet qui est la demande d'une enquête de l'inspection générale de la justice suite au comportement d'un magistrat qui a mis des faux dans des procédures partout et qui a manipulé plusieurs enquêtes. Donc on parle pas de la même chose encore une fois et madame Boubé nous a répondu ça.

1:27:35 Et ensuite elle était sur Europe 1 et ma compagne a décidé de l'appeler et manque de bol pour elle, elle a été prise à l'antenne en direct. Du coup, elle lui a posé la question. J'ai l'enregistrement, je pourrais vous le faire passer si ça vous intéresse. Elle lui a posé la question dans l'hypothèse où un membre du parquet commettrait des actes infractionnels, à qui faut-il s'adresser? Qui doit-on saisir? Et là, madame Belloubé, elle était sur Europain. Donc moi, j'avais la vidéo parce que vous savez quand c'est tout de suite, il y a la vidéo, puis après il reste plus que l'audio. Et j'ai vu qu'elle était très gênée quand elle a entendu la question. et elle a répondu bah oui, elle a répondu la vérité. Elle a dit oui, c'est à moi qu'il appartient d'intervenir et de saisir le Conseil supérieur de la magistrature étant entendu qu'elle a oublié le petit détail, c'est que avant de saisir le conseil supérieur de la magistrature, il faut d'abord l'enquête pour qu'elle puisse avoir les éléments actés. On va accueillir Sandra à présent. Peut-être qu'on reviendra sur la question des prisons un peu plus tard, mais Sandra une toute autre question.

1:28:31 Bonsoir Sandra. Oui, bonsoir Mathieu. Bonsoir madame la ministre. Bonsoir madame. Votre question pour Nicole Boubé. Alors dans l'hypothèse où un magistrat commettrait des actes infractionnels, quelles sont les voies de recours prévues par la loi et à qui faut-il s'adresser? alors, écoutez, l'acte de juger est, c'est vrai, difficilement contestable. La décision juridictionnelle est difficilement contestable. S'il y a des erreurs dans la forme, vous pouvez toujours évidemment demander au parquet général de d'intervenir. si ensuite on constate qu'il y a une faute qui a été commise par un magistrat, c'est à moi qu'il appartient de saisir le Conseil supérieur de la magistrature qui exerce le pouvoir disciplinaire. Merci. Je rappelle, pardon, je rappelle que sur les magistrats du siège, je n'ai pas le pouvoir disciplinaire et que évidemment nous souhaitons également qu'il en soit de même pour les magistrats du parquet. Nous avions prévu dans la révision constitutionnelle qui a qui est en cours mais qui n'est pas tout à fait abouti. Nous avions prévu de développer ce point pour le magistrat avant 2022.

1:29:46 Mais certainement après les municipales Nicole Boubé. En tout cas, je vais présenter en conseil des ministres je vais présenter la révision constitutionnelle en conseil des ministres. Nous verrons le moment venu. Comment nous pouvons trouver un accord pour avancer sur ce point? Donc effectivement, c'est bien au ministre de la justice d'agir et d'intervenir quand un magistrat commet des actes irréguliers ou un comportement inapproprié ou commet des fautes ou voilà. Et bien les quatre ministres qu'on vient d'évoquer sont informés des fautes, sont informés des actes, sont informés de la loi, sont informés des textes mais refusent de et c'est très marrant puisque ils ne sont ministres que parce qu'il n'y a une constitution. Vous en convenez Jacob, ils ne sont ministres que parce qu'il y a une constitution, pas de constitution, pas d'état. Et pourtant, ils violent la Constitution qui fond de leur pouvoir comme si c'était un bout de papier, un chiffon. Mais si c'est un chiffon, ils sont plus ministres. Donc il va falloir là encore remettre les choses à leur place et avoir les idées claires. Soit on est ministre et on est soumis à la Constitution que ça nous plaise ou pas, que ça touche des copains ou pas, c'est pas le sujet. On se soumet à la fonction. On ne soumet pas la fonction à ses besoins personnels ou à sa carrière.

1:30:59 Jacob. Oui. Est-ce que vous avez si on veut vous suivre, est-ce que vous avez une chaîne? Est-ce que vous avez un réseau social où vous exprimez? Je vais le faire. Je vais le faire. C'est-à-dire que d'ailleurs, je crois que c'est écrit là-dessus. En fait, j'avais prévu de d'informer toutes les autorité vous savez après la décision de 2023 du 27 novembre 2023. Confirmant le faux, j'ai saisi en 2025 tout le monde, j'ai le temps de faire mes plaintes et cetera. J'ai saisi la gendarmerie puisque mon frère est reparti à gendarmerie malgré qu'il a produit défaut. Ça dérange personne. Les gendarmes, ça pas l'air de les déranger pour l'instant. Bon, OK. Et donc ils ont les preuves. Pourtant j'ai saisi le ministère de la justice, le procureur général et cera. J'ai saisi toutes les autorités, les autorités algériennes. Donc maintenant, je vais partir en Algérie parce que il y a peu de chance que je puisse communiquer et dire ce que j'ai à dire à partir d'ici. Donc oui, je vais avoir un réseau social et oui, je vais faire un suivi de tout ce qui se passe en fait et de tout ce qui s'est passé. Et je vais d'ailleurs raconter tous les détails parce que certains sont assez croustillants quand même et même parfois amusant. et je vais rentrer dans beaucoup de détails, notamment comment on m'a saisi ma maison. Vous verrez que les gens parce que j'ai des images aussi donc les gens vont être interpellé des méthodes utilisées et des propos tenus. Et donc tout ça, je le ferai mais quand je serai plus susceptible de me retrouver encore en garde à vue ou emprisonné sans raison par des autorités qui sont au service de gens qui ne sont plus du tout eux au service de la nation par contre.

1:32:29 Donc et d'ailleurs je lance un appel. Je peux, si vous me permettez, je l un appel à tous les militaires et policiers de bonne foi pour qu'il se rappellent que le serment qu'ils ont prêté, ils l'ont prêté au pays, à la nation. Ils l'ont pas prêté aux représentants de qui que ce soit. En fait, h c'est juste qu'il s'en souviennent quoi. Parce que c'est très important quand même que ceux qui sont censés protéger le pays des menaces extérieur ou des menaces domestiques se souviennent que c'est leur fonction et que quand eux ne le font plus, il y a plus personne qui protège personne. Bref, vous pourriez citer Lazar des vous avez écrit de nombreux livres dont certains dénoncent cette ce que vous appelez cette technocratie tyrannique. Oui, en fait, j'ai écrit des le premier, j'ai écrit parce que j'avais besoin de d'historiographier tout ça en quelque sorte. J'ai écrit un essai que j'ai intitulégocratie de égocratie je pense qu'on comprend ce que ça veut dire. la fin d'une illusion démocratique. Je pense qu'on est on y est quasiment,. Donc on nous a fait croire que c'était une démocratie. Je crois que beaucoup de gens aussi se rendent compte où c'est pas vraiment une démocratie. À ce propos, je vous le dis juste comme ça, tant que le vote blanc régulier ne sera pas un suffrage exprimé compté pour une élection présidentielle, ce sera pas une démocratie. C'est un problème mécanique.

1:33:46 Donc, j'ai écrit cet essai pour expliquer que les populations occidentales subissent depuis maintenant un peu plus de 100 ans quand même des techniques de manipulation qui sont hérité de de Gustave Lebont, de Walter Lipman et puis qui sont devenus maintenant codifiés depuis par Edward Bernaise que peut-être Jacob connaît qui était le neveu de Freud et que ces techniques elles sont celui qui a fait fumer les femmes américaines. Oui. Pour leur faire croire qu'ils sont libres. Exactement. Le roi de la propagande et c'est technique et qui a développé une science assez poussée même si elle était empirique au départ avec l'arrivée des nouvelles technologies du neuromarketing. Vous imaginez que ça démulti l'entrée en guerre des États-Unis lors de la Première Guerre mondiale, il a réussi à inverser l'opposition du peuple américain contre la guerre.

1:34:45 il a réussi à la à inverser la tendance. Enfin voilà, c'est ça dans la commission dans le cadre de la commission Krill justement et à partir de là d'ailleurs, il a fait tout le reste, le fluor dans l'eau et dans le dentifrice et cetera. Et ce qui et la guerre des bananes aussi tiens, je sais pas si vous saviez ça Jacob mais la guerre des bananes, je crois que c'est au Guatemala, c'était aussi Édouard Ber 52 53. C'est ça. C'est ça. C'était pour la Fruit Compagnie, American Fruit Company ou comme ça. FR Oui. Voilà. Et donc j'ai écrit ces essais pour expliquer aux gens que comment en fait comment procède techniquement et historiquement aussi cette ces méthodes de manipulation cognitive en fait et psychologique. contrôler le narratif, créer des bulles d'influence, ce genre de choses. Pourquoi? Parce que je pense que effectivement c'est très efficace et ça peut être utilisé. Il s'agit pas de bien ou de mal dans ce cas-là. La question c'est la finalité.

1:35:49 En gros, si vous manipulez les gens pour qu'ils soient plus instruits et plus performants, on pourrait se dire pourquoi pas. Après, on peut discuter des questions morales, mais pourquoi pas? Mais si vous manipulez les gens pour qu'ils soient plus idiots, plus crédules pour pouvoir les spoolier plus facilement et les manipuler plus facilement encore, là ça pose un problème sérieux de fond. ça pas étévoqué à l'époque quand Édouard Berneys faisait ses livres, il était reconnu, il y avait pas de problème. L'impact psychologique sur les gens, ça jamais étévoqué. Aujourd'hui, il serait temps de le mesurer cet impact psychologique de l'ingénierie sociale sur les populations qui y sont soumises. Ce serait important parce que honnêtement 140 millions de boîtes d'anxiolitique et de mao diz épine vendu tous les ans en France, c'est pas un bon signe de santé mentale. Donc ça ça veut dire qu'il y a des choses qu'il faut aller vérifier, quel impact ça sur les gens. Et ensuite, j'évoque dans ces essais le cynisme de ceux qui ayant compris ces mécanismes-là s'en servent, sans cesse, inlassablement.

1:36:47 Et donc qui au lieu de créer de la du revenu et du futur obère le futur, ils bloquent le futur, ils essayent de créer un état de statut quer leurs intérêts et qui fassent converger vers eux les choses. Mais cette approche, indépendamment des questions morales, et c'est pour ça que j'ai voulu l'évoquer dans cet essai, ça ne fonctionne pas. Ce n'est pas une question morale ou politique, c'est une question systémique. Et moi, je suis toujours peiné de voir qu'en France, on a des gens qui sont à la tête de système de nodes systémiques importants. Le ministère de la justice, c'est un node important. Le ministère de la santé aussi, le ministère des armées sont des nodes importants mais qui sont des politiciens, qui sont pas des techniciens du sujet, qui sont pas des gens compétents. Alors, on va me dire "Oui, mais c'est d'autres qui les conseillent." Oui, mais on a pas besoin d'avoir des idéologues à la tête. La question qu'on doit se poser, c'est-ce qu'on a besoin d'avoir un gouvernement de gens qui sont censés représenter quelque chose et donc jouer sur notre perception ou est-ce qu'on a besoin d'avoir des gens qui sont compétents dans les domaines où ils sont censés exercer ou donner leur avis? Et c'est ce que j'essaie d'évoquer dans l'égocratie en disant attention vous les gens omniscients qui sont des experts du judiciaire de la santé de l'écologie du machin, il y en a pas. Donc il y en a pas. Donc si on vous met un ministre qui fait tout ça comme ministère, inquiétez-vous.

1:38:05 Vous devez vous inquiéter. Vous devez dire "Ce n'est pas normal, tu peux pas faire tout ça. C'est ça veut dire que tu es là parce que tu es loyal mais pas parce que tu es compétent et pas loyal à nous. Donc il faut vraiment que les gens se réapproprient leur pays. Moi, c'est ce que je dis à la France, mais moi je m'en vais. Donc c'est pas je compte pas faire de révolution. Je m'en vais. Je laisserai les gens faire ce qu'ils veulent dans leur pays. Je donne mon opinion et mon opinion c'est que le peuple français doit reprendre conscience du réel, sortir de l'utopie de cette espèce de faux romantisme perché reprendre le contrôle du réel, reprendre ses villes, reprendre une ambition qui soit une ambition citoyenne, pas une ambition consumériste. C'est pas le pouvoir d'achat le problème en France, malgré que ça en soin, mais le pouvoir d'achat est une conséquence d'un problème bien plus grave qui est l'absence de citoyenneté. l'absence de contrôle citoyen à tous les étages. Si vous avez plus de contrôle citoyen, les gens qui sont dans les administrations, ils font ce qu'ils veulent et dans les institutions, c'est pas bien ou mal, c'est un fait. Donc encore une fois, je le dis pas par catastrophisme, je le dis parce que je crois qu'aujourd'hui la plupart des gens en France l'ont réalisé.

1:39:10 Ils se rendent compte qu'il y a quelque chose qui va pas. Et ce que je veux leur dire, c'est qu'il faut mettre des gens compétents à des postes de décision où on peut pas mettre un chimpanzé à la tête d'un Boeing, quoi. Vous pouvez pas mettre quelqu'un qui comprend pas les boutons qu'il a en face de lui et le mettre là parce que il est sympa et qu'il est copain avec lui et qu'il est populaire. Ça marche pas comme ça en fait les systèmes. Quand on met quelqu'un à la tête d'un système, on a besoin de quelqu'un qui comprend la mécanique des systèmes et qui commence par analyser comment fonctionne le système, qui étudie les points faibles et qui propose des solutions. On n a pas. On a que des idéologues qui arrivent avec mon parti ils vont vous sauver comme ça avec des bouts de solutions. On est obligé de restructurer tout le système, ils arrivent avec des bout de solution, ça va pas marcher. Oui. Voilà ce que j'avais à dire sur ce sujet. C'est déjà très bien. Jacob, comment produire des adultes politiques et y a-t-il des gardes de fou plus puissants dans les pays à l'étranger que vous avez connu? On peut pas. Moi personnellement, enfin je vais peut-être choquer, je sais pas, mais moi je pense que la nature d'un peuple, de tout peuple et d'être à 80 % servil. C'est-à-dire la nature l'a fait servil. C'est la servitude volontaire en fait. Et donc il y a pas moyen de l'éveiller ou de lui il peut avoir cette confiance comment dire comme ça incertaine vague qu'il se fait manipuler qu'il se fait exploiter et cetera, mais il est incapable de se dire je me débarrasse des parasites qui m'exploitent. Voilà en fait et donc il se fait avoir à chaque élection bien sûr on lui donne l'illusion qu'il va changer les choses.

1:40:54 C'estàd à chaque fois on lui dit "Ah voilà, il y a un il y a la gauche, il y a la droite, il y a le centre, ni gauche ni droite et cetera." Chaque fois qu'il se fait avoir mais à chaque fois il se dit "Oh là là, je me suis fait avoir mais la prochaine fois je vais faire attention." Mais en fait, il est comment dire pour moi c'est il est préfiguré pour être comme ça. Et donc c'est pas le peuple en entier, c'est mettons les 3/4 75 à 80 % d'un peuple sont faits de cette relève de cette nature, c'est-à-dire ils sont formatés pour obéir, pour servir. Et donc on peut leur dire n'importe quoi, c'est pratiquement mission impossible. C'est-à-dire, c'est pas la question de leur faire conscience ou de leur dire ils savent. Tous les Français savent qu'ils se font exploités par la gauche et la droite, que ceux qui sont au pouvoir sont des corrompus, ils veulent les privilèges et cetera. Très bien. Mais ils sont incapables au moment des élections de se dire par exemple, je vais vous donner un exemple simple.

1:42:02 Vous mettez devant les Français un genale comparé à Macron. D'accord? Vous faites un sondage auprès des Français, vous leur dites entre ces deux-là, qui est le plus proche du peuple? Qui est celui qui va améliorer les services publics? Qui est celui qui est le moins lié à l' à au capitalisme international? Vous connaissez la réponse? Bon, très bien. Ils vont dire Jean Laassal et Jean Laassal aura 3 % et Macron 60 %. Pourquoi? Parce que les le peuple il est habitué à avoir un maître. Il est fait il est lisez le la servitude volontaire de comment il s'appelle déjà le Étienne de la Boie. Voilà de la Boie. Il a écrit il y a 600 ans quand même à 17 ans. Il avait 17 ans quand il a écrit et puis comment il s'appelle? Oktave Mirbau. Il a écrit des textes magnifiques en chanson 10 sur l'élection le lectorat et cetera. Et pourtant, on peut dire et c'est pas les alertes qui manquent. Il y a toujours eu des alertes. D'ailleurs, la seconde moitié du 19e siècle qui était l'ennemi principal du capitalisme sont les c'était les anarchistes.

1:43:18 Ils étaient poursuivis de manière absolument surtout aux États-Unis et c'était une chasse à l'homme terrible. dès que quelqu'un se disait anarchiste était descendu parce que c'était comment dire le danger principal du capitalier et donc en fait malheureusement moi je suis enfin c'est ma vision et je crois pas que ça changerait voilà je ne crois pas au changement je pense pas qu'on puisse changer un jour parce que vous savez ça dure depuis des siècles et des siècles. Vous savez le un jour Toville quand il a voulu introduire le suffrage universel vers 1830, on lui a dit "Mais tu es fou, les gens vont nous balayer." Il leur a dit "Ne vous en faites pas, les gens vont voter comme on leur dira." Et malheureusement deux siècles, l'Occident a connu deux siècles d'élection. D'accord? Et regardez où on en est. Deux siècles d'élection où on en est. Donc en fait et ça je pense que enfin moi personnellement je tire la conclusion que bon on peut en discuter bien sûr mais il y a pas grand chose à faire pandémique que c'est que c'estes propres c'est dans la nature c'est dans la nature sociale humaine et quand j'ai compris ça c'est-à-dire quand j'ai fait ce constat à un âge assez avancé parce que bon et je me suis rendu compte par exemple Vous savez, j'ai grandi dans un ghetto juif au Maroc et donc en fait c'était un ghetto où il y avait à peu près 20000 juifs et c'était les années 40 et 50. Donc en fait on était à on vivait comme au Moyen-Âge intellectuellement parlant, spirituellement parlant, on était enfermé dans la religion et cetera.

1:45:09 Et en fait à partir de moi où j'ai compris ce constat et je l'ai appliqué à au à mon getto et c'est exactement ça c'estàd à peu près 80 % de soumis de gens mais il y avait toujours c'est ça qui est extraordinaire dans la nature humaine c'est qu'il y a toujours 20 % de réfractair voilà c'estàdire il y avait des constantes on appelle ça des constantes de la natur voilà des contestatair des réfractaires. On sait pas comment la nature distribue ses rôles, mais à peu près dans toute société, il y a ce pourcentage là de réfractaire. Voilà. Alors, mais Oui. Non, non, mais je voulais simplement souligner un point qui était que je trouvais intéressant, c'est la partie éducative en fait. C'est-à-dire que le j'avais un prof, pardon, mais j'avais un prof en psychosociau qui disait quand j'étais à la fac qui disait "La société fabrique toujours les gens dont elle a besoin." Hm. Donc si elle a besoin de quelques ingénieurs de 15 % d'ingénieurs et de 85 % d'ouvriers, elle fabriquera 85 % d'ouvriers, 15 % d'ingénieurs. Et si elle a besoin de 95 % de consommateurs, elle fabriquera 95 % de consommateur. La problématique, c'est que le la psychologie du consommateur donc fabriquée par la société donc c'est l'effet de va et vient l'effet de miroir entre le principe éducatif.

1:46:35 Les consommateurs sont pas des citoyens. C'est même le contraire d'un citoyen. Un consommateur en fait c'est l'opposé. Donc on peut pas être consommateur et citoyen d'une démocratie. Ce qui signifie qu'il y a un paradoxe structurel dans les pays occidentaux qui ne sont plus des démocraties. Ce sont des marchés déguisés, habillés en démocratie. Il pourraient d'ailleurs les habiller comme il voudrait, ce serait pareil puisque c'est juste des éléments de décor. Pour être très objectif et sans que ce soit encore une fois, je fais pas de procès d'intention et je m'en fiche. J'analyse simplement les mécanismes. ce sont pas des démocraties parce que 1000 gouttes d'huile font peut-être, je sais pas moi, 1 L d'huile, pas 1 L d'eau et 60 millions de consommateurs font un marché, pas une démocratie. Et ce paradoxe là, on le retrouve souvent dans les mécanismes qui sont donc des mécanismes artificiels. L'éducation, c'est artificiel puisque on choisit ce qu'on va dire aux enfants, ce qu'on va leur enseigner dans des plans, dans des voilà. Donc ces mécanismes-là, ils sont impactants quand même. Ils sont très impactants. C'est-à-dire que si on voulait, si demain de bonne foi, on se disait tous, il faut qu'on sorte de cet état de servitude justement volontaire et heureuse en plus pour certains, bah la première chose à faire, c'est déjà de revoir les paramètres éducatifs des enfants, de leur apprendre à penser de manière causale et holistique et d'arrêter de faire que des spécialistes destinés à l'industrie, spécialistes de ça, de ça, de ça, qui ne peuvent pas penser de façon transversale, ce qui rend service à des gens qui agissent dans le transversal.

1:48:08 Donc ce que je voulais souligner, c'est que on a tendance à négliger l'impact du système sur l'éducation des composantes du système. Mais si on regarde par exemple l'évolution du quotient intellectuel en Corée du Sud sur les 50 dernières années, vous serez choqué de voir que aujourd'hui les Coréens du Sud, ils ont un qucient intellectuel qui dépasse les 100 alors que avant ça, ils étaient plutôt vers les 90 ou 88 et que les Français eux par contre descendent aux alentours des 94 95 et risquent de descendre encore plus bas. Donc la dimension éducative fait des gens intelligents émancipables ou émancipés ou pas. Mais quand vous avez un système qui se présente en disant et confiance, compte sur moi, tu sais que je pense à toi tous les jours, tu as juste à voter. Là on parle de tromperie. Donc je comprends ce que vous dites et j'adhère. La servitude volontaire existe. Aldou Soxley aussi a fait un penflet là-dessus en disant bientôt ils vont être contents en plus on va pouvoir les mettre dans un et ils seront contents de leur servitude. Je suis d'accord avec ça. Néanmoins, s'il y avait une volonté de faire autrement, c'est pas une fatalité. On pourrait faire autrement mais la volonté devrait venir d'en haut. Et pour l'instant, la volonté qui vient d'en haut, c'est de maintenir le statut co parce qu'il est beaucoup plus rentable et confortable.

1:49:24 Voilà. Et ce point est important, je pense. La civilisation, elle vient pas d'en bas et l'expérience acquise par une civilisation, elle vient d'en bas. Donc il faut remettre les choses à leur place. En fait, c'est pas à eux de dire qui doit être W ou pas. Eux, ils doivent s'occuper d'instruire les enfants. C'est dans cet ordre là que ça doit marcher. C'est-à-dire que le walisme, si tentez que ça doiv, ça doit venir du peuple, pas d'industrie ou de l'USAID qui envoie de l'argent dans les tuyaux. Et l'éducation et l'instruction, ça doit venir d'en haut. Il doit y avoir des moyens et cetera. Donc si le services se remettent à fonctionner convenablement, peut-être qu'on aura un meilleur résultat au bout du tuyau. Mais à partir du moment où on cautionne la déviance, où on s'y soumet, où on y adhère, c'est pour ça que dans mon livre, j'ai appelé ça le syndrome de Stockholm en fait collectif, c'est qu'on se retrouve tous à finalement à vouloir du bien à notre bourreau ou à notre gardien de prison, si on veut le dire comme ça, alors que on devrait tenter de s'en émanciper ou en tout cas lui demander des comptes à minima quoi. Voilà. Après, chacun voit les choses comme encore une fois, je respecte votre point de vue et je pense que c'est fondé, mais je pense que si on avait des gens qui incarne mieux la guidance et la gouvernance, il pourrait produire des effets significatifs sur la population si tenter qu'il le veuille. Et ce qu'on voit de la gouvernance actuelle, c'est que c'est pas du tout l'intention. J'ai d'ailleurs écrit un passage où je précise qu'il y a deux types de gouvernance. Une gouvernance primale et une gouvernance prospective. La gouvernance primale, on l'identifie comment? Dans 75 % des échanges qu'elle a avec la population, elle parle que des besoins primaires tout le temps. Manger, travailler, la sécurité, le machin. Une gouvernance prospective, elle a des projets et elle invite les gens dans des projets collectifs. Et je parle pas de projets romantiques, je parle de projets peut-être industriel ou civilisationnel.

1:51:09 Donc, nous sommes confrontés à une gouvernance primale du même style que donnez-leur du pain et des jeux. Et si nous l'acceptons, nous sommes complices. Là-dessus, je vous rejoins. Si nous acceptons cette gouvernance primale comme une référence utile pour un fonctionnement démocratique, alors nous sommes complices. Voilà. H on se disait d'ailleurs que Jacob était plutôt voltérien que roussoauiste. Oui. Oui. Oui, j'avoue. En tout cas, il est sage Jacob. Il est sage et expérimenté aussi. Il a voilà, il a vu des choses et il sait voilà, c'est ce que je perçois. me permet pardon mais voilà ce que vous regrettez tous les deux aussi c'est l'éradication de la spiritualité de d'avoir coupé les gens de ça qui est quand même fondamental dans une vie humaine. Oui, c'est la base en fait. H Et ça c'est un peu mort en Occident. Je sais pas ce qu'en pense Jacob. Moi j'ai mon opinion làdessus mais je vais laisser Jacob parler. Je sais pas, à chaque époque, ça dépend, vous savez, moi je vous ai dit tout à l'heure, je venais d'un ghetto et mais lorsque la spiritualité est dominante, c'est-à-dire lorsqu'elle empêche le citoyen de enfin moi par exemple, je sais que je veux dire jusqu'à l'âge de 16 17 ans, je n ai même pas imaginé critiquer la religion même en cachette. Donc je veux dire, il y avait un tel poids de de la religion même enfin je veux dire je l'avais intégré cette oppression et donc on a connu des sociétés comme enfin on a connu dire on nous a raconté des sociétés où un certain spirituel dominait les esprits et donc ça ça donné lieu à pas mal de dérives de d'exactions et cetera.

1:53:00 vous savez le spirituel aussi, il faut qu'il soit enfin il faut qu'il soit à petite dose, c'est-à-dire il faut qu'il soit accepté compris. Alors que moi, j'ai connu le spirituel comme presque au moyen comme au Moyen-Âge. Ça veut dire quelqu'un qui violait le shabbat le jour sacrétait regardé comme enfin un mécréant et cetera. Enfin donc je veux dire si on voulait violer le chabbat, il fallait se cacher. Donc en fait j'ai connu cette oppression et donc c'était assez et j'imaginais après, j'ai compris les j'ai étudié l'histoire et cetera et quand on voit des films ou qu'on lit des livres et on voit ce que ça pouvait être par exemple les époques d'inquisition et cetera ou la enfin où une certaine spiritualité et s'imposait à tous les esprits. C'est-à-dire ou le moindre mot de travers. D'ailleurs, les régimes totalitires, enfin les idéologies totalitires, c'était ça aussi.

1:54:00 C'est-à-dire on surveillait enfin vous lisez auel mais aussi mais dans la réalité les régimes communistes, enfin totalitaire ou national socialiste, c'était le le moindre mot de travers qui pouvait être mal interprété. On vous dit "Ah, vous avez dit ça et cetera." Donc vous étiez et donc j'imagine moi je peux presque imaginer la cette crainte de mal dire les choses ou d'être mal compris ou de surveiller son langage et cetera parce que on vivait enf on vivait dans cette dictature spirituelle. Donc la spiritualité, oui, mais h bien sûr. Vous savez, par exemple, on disait comment il s'appelle celui qui bon qui celui qui écrit beaucoup sur le la l'URSS, qui s'est fait connaître avec l'URSS et le taux de mortalité et cetera. Emmanuel Todd, voilà.

1:55:07 Ah oui, OK. Emmanuel Tod par exemple, il disait que il y avait une spiritualité même quand il y avait le parti un parti communiste très fort en France. C'est vrai parce que il y avait des gens comment dire? Moi, j'ai connu un peu cette période aussi du parti communiste très fort et c'estàdire quand il y avait cette croyance qui était proche de l'influence religieuse, c'està-dire de la révolte prolétarienne, la lu des classes et cetera, mais c'était des gens qui avaient des pratiques, comment dire, des pratiques quasi religieuses, mais pas dans la religion mais dans le sens de de communautaire, c'est-à-dire du groupe. On croit il y a certains défilé on partage certaines choses, il y a des cérémonies des cérémoniaux et cetera. Vois donc en fait il ils vivaient comme des ils pratiquaient comme une espèce de spiritualité ou de religion.

1:56:12 Et donc c'est vrai que l'homme à cette époque dans les années 50 60 par exemple, ils envoyaient leurs enfants dans certaines colonies scolaires et cetera, les colonies de vacances. il se réunissaient le weekend pour certaines choses, la fête de l'humanité, les balles populaires et moi j'assimile ça. Enfin, on peut assimiler ça à une forme de spiritualité, c'est-à-dire de vie commune avec certaines valeurs et cetera. C'est vrai que c'est ce qui c'est ce qu'on a perdu. Voilà. Donc pas vraiment, moi je le dis pas d'un point de vue religieux, mais toutes ces formes de cérémonies communes. bon, il y avait qui il y avait qui faisait les communions et cetera. et donc c'est vrai qu'on a perdu cette tout ces diverses formes de comment dire d'expression qu'elle soit religieuse ou sociale ou de ou de danse ou et cetera ou de sorti de vacances.

1:57:19 On a perdu on a perdu et ce le lion qui faisait la ce cette société française voilà qui la faisait ce qu'elle était. Ça veut dire le sentiment d'appartenir malgré bien que l'un soit fut catholique ou protestant ou communiste et ou socialiste. Mais on partageait d'ailleurs, il disait par exemple que la plupart des communistes Emmanuel T disait que la plupart des communistes faisaient la communion à leurs enfants. Donc en fait c'est voilà, il y avait il faisaient les enterrements à la manière catholique et cetera. Donc ils obéissaient au même cérémonial. Et donc en fait c'est ça qui faisait le lien spirituel de la France jusque dans les années 70 où il a commencé à se diluer, à se perdre, à se diviser et cetera.

1:58:16 Enfin bon, pardon, je crois que le sujet de fond effectivement c'est l'atomisation. C'est-à-dire que quand vous avez des gens qui sont qui partagent un certain nombre de valeurs communes, alors effectivement on peut aussi contaminer, on peut faire plein de choses avec la spiritualité, on peut mettre des choses très négatives. Mais quand vous avez des gens qui partagent des valeurs communes, en fait ils sont il y a une ça les fait d'air et ça crée une union. Et cette union, elle est pas très utile de nos jours au système. Donc il vaut mieux atomiser les gens et chacun vit dans sa bulle de croyance. Donc chacun garde une forme de spiritualité mais maintenant elle est nourrie par le monde digital, les imaginaires virtuels, artificiels. Donc on a conservé ça mais on a fait une excroissance qui est maintenant portée dans le monde virtuel. C'est la raison pour laquelle d'ailleurs, je sais pas si vous avez remarqué mais il y a beaucoup de gens maintenant qui veulent ressembler à des personnages de fiction. Donc on importe la fiction et les personnages du digital dans le monde réel. Maintenant on fait le chemin inverse. L'idée étant de rapprocher les deux. Donc il y a une forme de spiritualité en ce moment qui est qui a court mais elle est plutôt transhumaniste en fait.

1:59:28 Donc elle existe. Oui mais c'est pour ça c'est la base en fait parce qu'on l'a tous c'est un besoin vital. Je crois que il doit y avoir un réceptacle quelque part pour la spiritualité. On peut difficilement faire 100 mais après ce qu'on met dedans, je rejoins Jacob là-dessus. Ce qu'on met dedans, ça peut être vertueux ou extrêmement toxique pour l'individu et pour le groupe aussi. Voilà. Donc aujourd'hui le ce qu'on a mis à la place de je on a évoqué ça au renten c'était les sept péchés capitaux mais et je vous assure que c'est très facile de constater que véritablement aujourd'hui les sept péchés capitaux sont les sept piliers d'une bonne campagne de marketing ou de du consumérisme en général de tout ce qui est relatif aux pulsions et et au comportement justement compulsif, j'ai envie, j'ai voilà tout ce qui est relatif à ça, c'est exploité au maximum et pour stimuler au maximum en réalité on c'est comme si je devais le dire avec un peu de recul, alors c'est purement théorique mais c'est comme si en fait tous les jours on incitait tous les gens de France à commettre des péchés puisque les sept péchés capitaux sont aujourd'hui les arguments du marketing et de la communication. Donc cette notion là, après encore une fois, je dis pas ça pour être moralisateur, je dis simplement que ce genre de situation, ce genre de constat et ce genre de paradoxe, on peut pas considérer que ça c'est neutre. Ça peut pas être neutre.

2:01:02 On peut pas inverser fondamentalement là pour le coup les le socle spirituel et dire "Mais c'est pas grave, c'est un détail." Non, ça peut pas être un détail, c'est impossible. C'estàd que il y a des choses qu'on s'interdit quand on est dans cette croyance. Et encore une fois, je suis ni pour ni contre. J'essaie d'exposer simplement. Si on s'interdit les sep péchés capitaux, on aura un certain comportement. peu importe que ce soit bien ou pas, mais en tout cas, on va s'interdire un certain nombre de choses. Si c'est encouragé et stimulé, c'est exactement le contraire qui va se produire. Tout le monde va vouloir donc commettre un de ses péchés ou plusieurs tous les jours et plusieurs fois par jour. En procédant comme ça, il y a peu de chance qu'on reste dans un environnement dont la spiritualité demeure catholique ou chrétienne. C'est puisque c'est paradoxal du coup. Donc je pense qu'il y a une atomisation qui passe par là. Et encore une fois, je vous le dis avec beaucoup de distance, pour moi ce sont ces phénomènes résultent de mécanisme d'ingénierie sociale. Ce n'est ni atavique, ni endémique, ni une fatalité. C'est véritablement et la raison qui peut expliciter que c'est bien des mécanismes d'ingénierie sociale, c'est les budgets qui sont investis là-dedans.

2:02:16 Si c'était naturel, il y aurait pas besoin de mettre des milliards de dollars en communication pour convaincre les gens de se comporter d'une certaine manière. On mettrait pas tout cet argent puisqu'ils le ferait naturellement. Si on met tout cet argent pour les inciter en faisant des constructions intellectuelles, élaborer quand même les pubs, les clips, les machins, c'est il y a du monde qui bosse derrière et c'est intelligent. Il y a des ps derrière toutes les séries qui écrivent les textes et tout ça. Donc si on avait pas besoin et si c'était des phénomènes naturels, les gens qui en tirent bénéfices n'investiraient pas des centaines de milliards. Qui contrôle les médias en France? Qui contrôle 90 % des médias en France? On en revient toujours à une question de contrôle et de pouvoir et à la force le contrôle en fait des pili on revient à la puissance de d'une radio comme une radio régionale qui peut être complètement enviée jalousée et qui peut être un outil fabuleux.

2:03:11 Ça peut être un super outil pour des gens qui voudraient récupérer plein de mairies mais ça pourrait mais du coup il y aurait des conséquences aussi et cetera. Donc la question de fond, c'est qu'est-ce qu'on fait avec les médias? Et il est évident que encore une fois, je pense pas que l'être humain soit fondamentalement et intrinsèquement merveilleux et honnête. Je pense pas ça. Je donc je suis pas dans cette espèce d'utopie. En revanche, je pense que de manière raisonnée intelligente, on peut intégrer intellectuellement que la déviance et j'insiste sur le point déviance systémique. La déviance systémique, donc la déviance au sein des institutions et du système des administrations, occasionne des dommages au système tout entier et donc met péril tout le monde, y compris ceux qui font dysfonctionner et leurs enfants et leurs petits-enfants. C'est là-dessus que j'essaie d'attirer l'attention des gens en disant "Mais ne vous trompez pas, ce n'est pas un combat de droite ou de gauche. Si vous bousillez le système de l'intérieur, il va vous tomber sur la tête comme c'est arrivé dans d'autres civilisations." C'est pas ce sera pas nouveau d'ailleurs dans l'histoire des de l'humanité. On l'évoquait tout à l'heure avec la Grèce qui est sortie d'un système pour se retrouver dans une tyrannie.

2:04:24 Donc on peut effectivement sortir de ce système et tomber dans une tyrannie ou dans une anarchie et un chaos total. Mais en tout état de cause, aucun système ne perdure en étant structurellement dysfonctionnel. Si vous avez une roue voilée sur votre vélo, à un moment ou un autre, le pneu va éclater. C'est une réalité ça. C'est-à-dire que c'est pas par effet d'accumulation. Il y a une cinétique et il y a des effets d'accumulation. On a évoqué tout à l'heure la corruption. Si naturellement dans une société humaine naturellement il y a 5 % par exemple de personnes corrompues, si ces 5 % ne sont pas régulés pour ne pas devenir 8 et si vous laissez les H arriver, vous pouvez être certain que vite vous aurez 20. Et si vous laissez les 20 par effet de propagation et d'exemplarité, vous aurez 50 et ils vont vous casser le système parce que chacun se dira "Mais regarde l'autre il le fait, il lui arrive rien, je vais faire pareil." Et puis l'autre aussi et puis vous retrouvez avec un effet d'entraînement qu'on appelle négatif. Donc si vous avez une somme de composantes à rendement négatif dans un système technocratique, votre système va s'effondrer. C'est pas une question morale. Et c'est pour ça que ça me gêne quand on veut amener ça sur le terrain de la politique ou de la morale. C'est de la systémique pure, c'est de la mécanique. Si les pièces de du rouage de votre montre sont dysfonctionnelles, s'il y en a trop, vous aurez plus l'heure, elle marchera plus. C'est basique en fait. Voilà. Je voulais insister là-dessus parce que c'est un des critères, je pense le plus important et on en parle très rarement tout comme le sol du commerce extérieur français dont on parle jamais.

2:05:52 Il vaut mieux éviter. Je vais laisser le mot de la fin à vous deux en commençant par Jacob. Ah, le mot de la fin. Il faut être créatif. Et le combat est long et rude. Voilà. Je pense que c'est un combat qui n'a ni début ni fin. l'humain l'homme est confronté depuis les temps immémorieux, enfin depuis qu'on connaît, depuis que l'homme pense, c'est-à-dire depuis les philosophes grecs et cetera, on sait que l'homme est confronté à ce à ce débat, à à ce problème. Et donc c'est une dialectique perpétuelle, voilà, qui voilà qui entraînera, qui sera toujours voilà qui sera toujours là. Voilà. C'est fataliste mais c'est peut-être réaliste, qui sait? Et vous Lazar, merci beaucoup. Je suis assez d'accord avec ça et je vous dirais pour conclure que pour répondre à ça aussi justement, c'est que si demain on était en capacité, on pourra pas le faire malheureusement mais si on était pour illustrer, si on était en capacité de questionner un anticorps ou un globule blanc dans l'organisme en lui disant "Mais l'organisme est foutu, change de camp," il répondrait "Je peux pas, je sais pas faire autre chose."

2:07:12 Donc la question organique de là où on se place du point de vue de ses croyances et de ses engagements, elle est effectivement la même que celle d'un anticorps dans un système immunitaire. Sauf qu'en ce moment, le corps est très malade. Donc le système immunitaire est particulièrement affaibli et beaucoup d'anticorps ont démissionné. Ce serait bien que le système militaire démocratique se remette en route, sinon il y aura plus de démocratie dans pas très longtemps. Même pas le mot, il sera même plus affiché, je pense. Voilà, je veux pas être catastrophiste, mais malheureusement on peut pas laisser ça en roue libre et se dire que ça va se régler tout seul. Voilà. Merci pour cette métaphore biologique. Merci à vous avoir pris le temps. Merci beaucoup. Et de même, merci à tous les deux et à bientôt. Vous serez les bienvenus sur cette antenne s'il y a d'autres choses à se dire. Merci beaucoup. Merci. Merci Lazar. Merci. Au revoir. Au revoir. Ok.

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