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Entretien Société

Marion Saint-Michel : l'affaire Epstein, révélateur d'une bataille spirituelle entre le bien et le mal

Psychologue clinicienne jungienne, Marion Saint-Michel revient sur les révélations de l'affaire Epstein pour interroger la nature du mal, sa banalisation progressive et ses ressorts psychologiques. Elle relit à cette occasion les philosophes et les textes chrétiens pour proposer des clés de discernement face à ce qu'elle appelle une inversion des valeurs.

SR Stéphanie Reynaud 6 mars 2026 · 1 h 11 · 87 043 vues

Ce dont il est question

Résumé établi depuis l'enregistrement

Marion Saint-Michel commence par revenir sur le silence des psychologues pendant la crise sanitaire, qu'elle juge symptomatique d'une difficulté plus large à nommer le mal. Elle établit un parallèle avec la diffusion des dossiers Epstein, dont elle craint qu'ils servent aussi à briser psychologiquement les populations, au-delà de leur fonction de révélation. Selon elle, les médias mainstream n'en montrent qu'une partie orientée, en évitant la dimension la plus terrible : la traite des enfants et des rituels qu'elle qualifie de sataniques.

Elle développe l'idée que le visionnage des vidéos associées à ces révélations constitue un danger psychique réel, une forme d'effraction traumatique dont on ne revient pas indemne. Elle déconseille fermement d'y accéder, y voyant une exploitation du voyeurisme et un vecteur de ce qu'elle nomme une contagion du mal. Ce mécanisme s'inscrit pour elle dans un déplacement progressif de la fenêtre d'Overton, où chaque transgression légère élargit ce qu'une population est prête à supporter.

L'entretien parcourt ensuite plusieurs conceptions philosophiques et théologiques du mal, chez Platon (la division intérieure), Saint-Augustin (la perversion de la liberté), Kant et Camus (dont elle cite L'Homme révolté pour illustrer comment des idéologies au départ louables basculent dans le désastre totalitaire). Elle relie ces réflexions à des sujets contemporains : la loi sur la fin de vie, qu'elle qualifie d'euthanasie économique, l'abattage de troupeaux sains, ou l'inscription de l'IVG dans la Constitution, autant d'exemples selon elle d'une désacralisation progressive du vivant et d'une inversion des repères entre légal et légitime.

Elle aborde aussi la dimension plus ésotérique du sujet : la distinction entre « le mal » comme notion abstraite et « le malin » comme entité incarnée, la question du karma et du consentement extorqué par l'annonce préalable des méfaits, ou encore l'idée que le non-consentement intérieur produirait un effet sur un plan qu'elle qualifie de subtil. Elle relie ce climat à un regain d'intérêt pour la foi chrétienne, citant un prêtre selon lequel de nouveaux convertis demandent le baptême après avoir, selon leurs propres mots, rencontré le diable.

En conclusion, elle appelle à une forme de discernement intérieur plutôt qu'à une accumulation de connaissances techniques sur les mécanismes de manipulation, évoquant au passage le nudge et les sondages orientés. Elle insiste sur l'espérance et sur ce qu'elle appelle une conversion du cœur comme moyens de résister à la perversion, terme qu'elle définit comme un détournement du but initial.

Points abordés

  • Selon elle, la diffusion des dossiers Epstein pourrait aussi viser à sidérer psychologiquement les populations, au-delà de la révélation qu'elle constitue.
  • Elle déconseille formellement de regarder les vidéos associées à l'affaire, qu'elle juge traumatisantes et sources de contagion du mal.
  • Elle relie la loi sur la fin de vie à ce qu'elle appelle une euthanasie économique, en s'appuyant sur des propos attribués au sénateur Caillavet.
  • Elle distingue, à partir d'une traduction du Notre Père, « le mal » comme notion abstraite et « le malin » comme entité incarnée.
  • Elle interprète le retour de demandes de baptême comme la conséquence, pour certains croyants nouveaux, d'une rencontre avec ce qu'ils nomment le diable.
  • Elle qualifie le discours de Jean-Luc Mélenchon dans l'affaire du jeune Quentin d'exemple d'inversion accusatoire.
  • Elle avance que les auteurs de ces crimes chercheraient à obtenir un consentement extorqué en annonçant leurs intentions à l'avance.
  • Elle situe l'Union européenne et l'Occident dans une dynamique de perversion particulièrement marquée, par contraste avec d'autres régions du monde.

Ce résumé est établi à partir de la transcription intégrale de l'entretien, puis relu par la rédaction avant publication. Il ne remplace pas l'écoute : les nuances, les hésitations et les réserves de l'invité sont dans l'enregistrement.

« Je ne recommande pas du tout d'aller voir ces vidéos. C'est véritablement un risque. »
Marion Saint-Michel 7:48 écouter le passage
« Là, on est clairement devant, le mot doit être prononcé, une euthanasie économique. »
Marion Saint-Michel 22:12 écouter le passage
« Quand on parle du malin, on parle du mal incarné, une entité. »
Marion Saint-Michel 43:16 écouter le passage
« La Bible nous dit d'ailleurs que ton oui soit oui et que ton non soit non. Voilà la vraie distinction entre le bien et le mal. »
Marion Saint-Michel 1:02:16 écouter le passage

Sujets

Transcription intégrale

13 248 mots

Établie à partir des sous-titres de la vidéo, sans relecture. Les hésitations et les répétitions de la machine ont été retirées, rien d'autre. Cliquez un horaire pour entendre le passage.

0:00 Ce qui permet au mal de progresser, c'est généralement que il y a toujours une limite qu'à un moment donné, on ne voit pas. Il transgrisse un tout petit peu la limite et cette légère transgression nous fait basculer dans un tout autre monde. J'invite d'ailleurs croyants et non croyant à aller redécouvrir au moins un évangile, lire un évangile, lire les évangiles non pas nécessairement en tant que croyant mais comme un livre de sagesse. Parce que quand vous regardez par exemple la tentation du Christ dans Haut désert, vous avez exactement décrit le fonctionnement du mal à l'œuvre pour essayer de tenter l'être humain. C'est de la culture générale finalement. C'est de la culture générale. Marion Saint-Michel, bonjour Stéphanie.

0:57 Je suis ravie de vous accueillir pour la deuxième fois, 10 mois environ après notre première interview. Exactement. Oui. Ou m'avait marqué. H bah moi aussi ça été la première longue interview et elle m'a porté chance donc j'en garde un très beau souvenir. Un grand merci pour votre confiance à l'époque. Oui. Et après on vous avait vu sur plein de médias indépendants et c'était vraiment plaisant et surtout important comme prisme à apporter par rapport à tout ce qu'on vit. On va dire ça comme ça. Vous êtes psychologue clinicienne, vous exercez en cabinet libéral. Oui, en effet. D'ailleurs, on est dans mon cabinet là pour une fois. Très joli cabinet. Accueillant, chaleureux. Vous êtes Yungen. Oui. Et diplômé de sciences pot. Oui. Quel enchaînement. Oui, [rires] parce que la politique, tout est politique finalement. Oui, bien sûr, bien sûr. Et notamment la psychanalyse et la psychothérapie sont éminemment politiques, ça c'est certain. On y viendra peut-être. Exactement. C'est pour ça que pendant la crise dite sanitaire, vous disiez pourvu que mes collègues s'expriment en masse.

1:58 Et oui, j'ai cru que plein de psy allit s'exprimer en masse parce que il y a encore une vingtaine d'années, on avait énormément de prises de position dès qu'on avait des choses très logiques d'ailleurs pour un psi des questions éthiques, des questions de principes. Les psy s'exprimaient et disaient effectivement donn donner un point de vue au moins. Et là, on a eu un silence lourd, extrêmement lourd. Même s'il y a de notables exceptions que je note toujours bien sûr, notamment Marie Estelle Dupont, Arianne Bilran bien sûr, bon on a eu quelques exceptions notables et aussi des psy qui ne se sont pas nécessairement fait connaître bruyamment mais qui ont agi sur le terrain. Donc je ne veux surtout rien généraliser mais bon moi je trouve qu'on aurait aimé en entendre un peu plus il me semble. Oui, d'autant plus que vous avez légitimité à vous exprimer sur quelque chose qui est éminemment une guerre psychologique. Ce qui était une guerre psychologique évidemment. Ouais.

2:54 Alors, en parlant de guerre psychologique on a encore subi une violence récemment, c'est-à-dire que les dossiers Epstein ont commencé à envahir les réseaux sociaux pour le meilleur et pour le pire. Le meilleur, c'est peut-être un éveil supplémentaire de la population. Oui, même si je pense que ça ne sera pas nécessairement aussi direct que ça. Il faudra certainement beaucoup de temps, mais c'est quand même une sorte de révélation possiblement. Vous savez que le mot apocalypse dans la Bible veut dire révélation et là à l'évidence quelque chose nous est révélé. Après dans toutes les apocalypses, dans toutes les révélations, il y a ceux qui sont prêts à entendre et ceux qui ne sont pas encore prêts à entendre. Et ce sont des choses qu'on ne peut pas forcer. un peu comme ce qu'on a vécu pour le Covid d'ailleurs. On ne peut pas forcer les gens qui se sont retrouvés dans une sorte de défense et de déni par rapport à ce que nous avons vécu. On ne peut pas les contraindre à voir ou à comprendre certaines choses. Ça n'est pas possible de forcer. Donc, il va nous falloir à nous autres un peu éveiller disons encore beaucoup de patience et pas seulement de la patience. Mais ça, je pense qu'on va éir dans notre entretien. Il va nous falloir aussi nous lever d'une certaine manière, et parler. Voilà. le vrai. Hm. Je parlais du meilleur. Parlons du pire. Ma première question, c'est ces dossiers Epstein qui ont été répandus même dans la presse subventionnée finalement à l'envie servent-ils aussi à briser psychologiquement les populations?

4:26 On peut tout à fait le craindre. Je pense que une des choses difficiles qu'on vit en ce moment, c'est d'essayer de voir que un peu comme dans le yin et le yang, il n'y a pas le bien d'un côté, le mal de l'autre. Il n'y a pas des gens qui nous révèlent favorablement, positivement les les choses que nous devons savoir et ceux qui au contraire essaient de nous faire du mal avec. Tout est un peu imbriqué. On le voit dans plein de domaines. On le voit aussi en relation internationale à travers la guerre que qui vient de se déclarer en Iran. le bien et le mal sont totalement mêlés et confondus. Et c'est le cas pour les bien sûr ces révélations Epstein. Les médias mainstream en ont parlé mais ils ne parlent que d'une toute petite partie de l'affaire et bien sûr il ils en parlent de manière relativement orientée avec une grande part de déni de de diversion. C'est Idriss Aberc d'ailleurs qui parle des 3D DNI, Diversion et je ne sais plus quel est son troisème d'ailleurs, mais c'est tout à fait ça.

5:23 Donc il y a l'utilisation qu'on va en faire. Il y a la réalité des de ce qui nous est livré. Déjà dans cette réalité de ce qui nous est livré, on sait qu'il y a eu des choix bien sûr, il y a qu'une petite partie qui sort. Pourquoi sort-elle maintenant? beaucoup de choses sortent sur l'Europe, ce que l'on peut comprendre parce qu'il est très probable qu'aux États-Unis, il cherchent à embarrasser les le pouvoir européen qui est en pleine délicence quand même. Donc ça faut-il s'en plaindre d'ailleurs, mais c'est vrai qu'il parle beaucoup des Européens et la partie la plus terrible au bout du compte n'est pas évoquée puisque la partie la plus terrible c'est la traite des enfants et ce sont les rituels visiblement satanistes qui ont lieu avec les petits, avec les nourrissons et les enfants. Ça c'est une abomination dont ne parle évidemment pas du tout le les mainstream. Donc ce qu'on peut par rapport à votre question Stéphanie ce qu'on peut envisager effectivement c'est qu'il y ait aussi un désir quelque part peu importe où mais qu'à un moment donné dans cette divulgation de telles horreurs, il y ait aussi une intention une fois de plus de sidérer les populations à travers l'horreur de ce qui est révélé.

6:30 Et aussi quelque chose sur quoi il va nous falloir réfléchir de plus en plus, une sorte de contagion du mal. car je pense qu'à à être au contact notamment visuel puisque il y a des vidéos dans ces documents, il y a des choses que certaines personnes ont été voir et ce sont des abominations. Et quand vous regardez quelque chose d'abominable de la sorte, il y a plusieurs façons d'y réagir mais il y a malheureusement la possibilité d'en être soi-même traumatisé. C'est une forme d'effraction psychique également. Et il faut pas oublier non plus qu'on joue sur des dimensions humaines comme le voyurisme. Il y a dans tout être humain une certaine attirance quand même pour voir ce que ça peut être qu'une telle abomination. Il y a quelque chose ne serait-ce que pour parfois même se tester soi-même. Suis-je capable de voir? Jusqu'où est-ce que je peux voir? Le problème c'est que une fois que vous avez trop vu pour vous et que vous êtes traumatisé, il y a pas de retour en arrière. vous pouvez en être marqué très profondément.

7:30 Donc je milite personnellement, je profite de l'occasion de notre interview ce matin pour le dire. Je ne recommande absolument pas aux personnes qui veulent préserver leur psych lutter utilement contre cette présence du mal. Je ne leur recommande pas du tout d'aller voir ces vidéos. C'est véritablement un risque. Oui, bien sûr, parce qu'il est question de torture, démembrement, castration jusqu'au bébé. Il serait question de cannibalisme. Ça va extrêmement loin les toutes les transgressions possibles extrêmement loin. Extrêmement loin. Voilà. Est-ce que ça peut même endommager le cerveau mécaniquement, physiquement? Alors mécaniquement, c'est pas tout à fait mécaniquement. En tout cas, pour des adultes, c'est pas nécessairement mécaniquement, mais ça peut être extrêmement traumatique quand même,. Après, il y a aussi le fait d'avoir aperçu quelques images ou bien de des gens qui vont regarder en continu, je ne sais pas, 10, 15 ou 20 vidéos. Il faut craindre ça. Il faut vraiment craindre cette délivrance, si j'ose dire, de ce matériel. C'est extrêmement dangereux et ça ne va pas être nécessairement manipulé par des gens bien intentionnés.

8:38 Et là encore, on peut aller y voir dans de bonnes intentions au départ pour se dire bah par exemple, je sais pas, je suis journaliste ou j'ai une émission, il faudrait peut-être que je me rende compte par moi-même. de grâce non, c'est totalement inutile. Les mots suffisent. Les mots suffisent. Vous parlez de justement de déplacement de la fenêtre d'Overton. On va rappeler aux auditeurs ce que c'est. Et on peut ainsi parler de banalisation du mal. Cette fameuse expression de l'excellente Anna Arent. Tout à fait, tout à fait. Bah le la fenêtre d'Overton, c'est ce que les personnes sont capables, ce qu'une population à un moment donné est capable d'admettre ou à quoi elle peut consentir ou ce qu'elle peut supporter. Et bien sûr, l'élargir ou la déplacer, c'est utiliser des éléments d'actualité pour déplacer, élargir, transformer ce que l'être humain peut supporter. je crois qu'on y est là parce que dans la possibilité de voir l'inadmissible en fait, l'insupportable et surtout le non humain, ça c'est quelque chose de diabolique cette présentation de ces choses-là. Enfin, ce qui a le plus diabolique bien entendu, c'est de pouvoir les commettre,. Ça c'est ça avant tout, le mal absolu, il est là.

9:49 Mais le mal est également dans le fait de les faire voir et de pouvoir donner à voir ces choses-là à des gens qui vont en être pollués plus ou moins gravement. Moi, je parle 10 secondes de moi parce que en général, j'évite, mais on m'a raconté il y a quelques jours à l'issue d'une émission, on discutait en off et cetera et on m'a raconté un petit élément d'une vidéo voilà, en quelques secondes, on me l'a raconté. Et bien, j'aurais préféré qu'on ne me le raconte à point. Voilà, j'aurais préféré ne pas le savoir. Ça honte? Non, c'est pas de l'ordre de la hantise, mais ça pollue gravement en fait. ça pollue gravement parce que c'est innommable et on va sans doute en parler un petit peu mais le principe même du mal et de l'incarnation du mal que qui est représenté dans notre dans nos archétypes et dans notre représentation symbolique en Occident par le diable he le grand diviseur. Mais il faut pas oublier que le but de du grand diviseur c'est de déshumaniser tout ce qu'il touche. On l'a déjà et j'en ai parlé dans mon livre dans tout ce qu'on a vécu depuis 5 ou 6 ans. On a déjà cette déshumanisation qui d'ailleurs est venue progressivement bien avant les années Covid. Je parle souvent et j'en parle dans le bouquin par exemple des séries que nous avons dans lesquelles les corps sont maltraités, les êtres humains sont présentés de manière qui n'a plus rien d'humain. Donc on est en train de transformer l'être humain en une sorte d'objet dont on pourrait faire absolument tout. Et c'est quelque chose de l'ordre de la bien sûr de la transgression,. La transgression est la plus innommable. Et c'est aussi de l'ordre du traumatisme.

11:25 Là où le diable est futé, c'est qu'il le fait graduellement. Oui. Oui. Oui. Et parfois pour de fausses bonnes raisons. effectivement, il va dire au nom du bien. Bon bah ça existe. Il faut que les on va voir le discours 10 ans après tout puisque ça existe, il faut que l'on sache, il faut regarder l'horreur en face pour pouvoir lutter contre. Sauf que cette horreur là, à mon avis, en dehors du côté voyuriste sur lequel j'insiste, non, il ne faut pas l'avoir. Il faut être capable en fait de se mettre une limite. Une autre caractéristique du mal et du diable qui l'incarne, je pense qu'on va en parler pas mal aujourd'hui, c'est l'absence totale de limite. C'est d'abord son refus à lui-même de se donner des limites. Et bien sûr, c'est l'incitation à l'homme de lui dire "Tu n'as pas de limite, fais comme tu veux, tu es Dieu." En fait, là, on a totalement ça avec le transhumanisme actuellement. avec le discours transhumaniste qui nous dit mais vous qui nous dit vous pouvez vous fonder de vous-même comme si l'homme pouvait se fonder de lui-même indépendamment des lois naturelles qui sont aussi les lois divines bien sûr puisqu'il n'y a pas de d'écart entre les deux.

12:29 L'idée est de tuer Dieu. Alors l'idée du diable est de tuer Dieu bien sûr et il y a plusieurs choses je pense. Bon je suis pas une spécialiste, mais en ce moment je me penche beaucoup dessus parce que je crois qu'on est vraiment là-dedans. Il y a effectivement tuer Dieu aux yeux des hommes. En tout cas ça ils l'ont déjà largement fait. le mal a disparu progressivement et particulièrement sa représentation sous forme de diable ou de Satan dans notre culture depuis pratiquement de siècles, de plus en plus. Alors, ça été les attaques importantes sur la chrétienté bien sûr, sur le christianisme aussi. Ça été même, disons-le clairement, l'infiltration même de l'institution église et qui a porté tellement de gens à se séparer du message du Christ, à cause de l'Église. Je fais d'ailleurs partie de ces gens-là. Moi, je suis née totalement et spontanément croyante. J'ai quitté la foi et je suis devenue fortement até pendant quelques années à cause de quelque chose que j'ai vécu avec l'église. Et puis je suis retournée, grâce à Dieu et j'ai envie de dire, il est revenu me chercher à l'occasion d'une difficulté dans ma vie comme c'est souvent le cas. Mais je comprends très bien aujourd'hui ce que l'on a fait. On a rendu aussi le message du Christ et son institution, l'Église absolument inaudible pour un grand nombre de gens. parce que maltraitant et parce que déformé,.

13:48 Que ce soit la notion du péché par exemple dont on a fait une culpabilité alors que le péché ça n'est pas normalement une culpabilité, c'est pour protéger l'homme. C'est pour protéger l'homme d'action qui peuvent être nuisibles pour lui. Et on en a fait au contraire un acte qui méritait culpabilité, punition et cetera. Donc heureusement, il y a des gens depuis qui ont travaillé là-dessus et qui ont nettoyé beaucoup ces ces interprétations fausses du message christique. Je pense à Nick de Sousenel bien sûr, je pense aussi à Simone Paco avec son excellent bouquin l'évangélisation des profondeurs, Jean-Ive Leloup, enfin beaucoup de personnes récemment depuis une cinquantaine d'années peut-être ont travaillé pour restaurer, on pourrait dire la puissance du message du Christ indépendamment de tous ses travers. Mais voyez, l'institution elle-même a été atteinte d'une façon générale par cette cet accès de diabolisation, de division.

14:45 Avant d'en revenir à la chrétienté et au catéchisme, vous dites que le mal n'est pas exactement décrit ou perçu de la même façon chez Platon, Saint-Augustin, Kant, Albert Camu et la Bible. Est-ce qu'on peut dire quelques mots de chacun selon son prisme Ça fait un grand tour d'horizon. Mais oui, c'est intéressant de revenir un peu à ce que à ce que certains ont dit du mal parce que la question du bien et du mal, elle entre bien sûr anthropologiquement toute l'histoire humaine et on en a parlé très tôt et c'est intéressant de d'en reparler aujourd'hui parce que moi je trouve il me semble et je note qu'on en parle presque plus du mal aussi à cause d'ailleurs je fais une parenthèse mais je vais revenir à votre question on en parle peu aussi à cause du relativisme que l'on installe depuis au moins 60 ans dans notre pays en tout cas relativisme qui est un petit rejet, si j'ose dire, du matérialisme et qui fait que finalement le mal, le bien, c'est pas très important. Ce sont deux moments d'une même réalité et et les limites dont je parlais à l'instant sont de plus en plus flou. On en parle beaucoup moins. Il est intéressant effectivement d'aller voir les philosophes, d'aller voir aussi la tradition chrétienne puisque bien sûr elle en a énormément parlé et pour cause et de voir un peu ce qu'il en était.

16:00 Alors le en ce qu'on retrouve pratiquement toujours, c'est la division,. Donc le diable, ça veut dire diabolose divisé et dès Platon. Platon nous dit déjà effectivement le mal, c'est la division intérieure c'est pas à l'extérieur que ça se pose. Le but du mal, c'est de nous diviser intérieurement,. Ça c'est une chose extrêmement importante. Après, on a bien sûr les grands penseurs chrétiens et c'est aussi très précieux de les relire. Si vous allez voir du côté de Saint-Augustin, c'est effectivement extrêmement précieux aussi puisque le mal est présenté plutôt comme une perversion de la liberté de l'homme,. Saint-Augustin dit des choses absolument magnifiques sur la liberté, mais qu'il inscrit bien sûr ce qu'on appelle la liberté des enfants de Dieu. C'est-à-dire que l'homme est totalement libre dans son lien avec le divin. C'est d'ailleurs l'origine du péché originel aussi. Pourquoi il y a péché originel? parce qu'il y a juste désir déjà de l'homme de se séparer de Dieu et de devenir sa propre source, de se fonder de lui-même et de la connaissance qu'il va pouvoir acquérir. Donc déjà, on était à parti et Saint-Augustin travaille beaucoup sur cette idée que au bout du compte, le mal c'est juste parce que l'homme utilise sa liberté de mauvaise manière. Et quand utilise-t-il sa liberté de mauvaise manière? et bien quand il se coupe totalement de ses racines divines. Et de vous à moi, quand on n'est pas croyant, je ne voudrais pas saturer les personnes qui nous écoutent et qui sont pas croyantes. Je les comprends d'autant mieux que je suis passé par là. Mais on n'est pas obligé d'avoir cette référence nécessairement à la croyance pour se dire qu'il existe par exemple un ordre naturel,. Moi, j'avais un maître spirituel dans ma jeunesse qui nous disait "Si vous voulez planter un poireau par la tige au lieu de le planter par le bulbe, c'est votre liberté, mais le poireau ne poussera pas.

17:47 C'est exactement ça. Si le poireau ne pousse pas, c'est pas parce qu'on a un Dieu méchant qui se qui s'interpose en disant "Tu n'as pas respecter ma volonté, donc j'empêcherai ton poireau de pousser." C'est simplement parce qu'il existe un ordre naturel. La nature est d'une complexité absolument merveilleuse et elle a tout prévu. Et si on veut absolument s'opposer à elle, et on se retrouve dans le meilleur des cas avec des choses qui ne poussent pas et dans le pire des cas avec des choses qui nous blessent. Et ça, nous en avons énormément d'exemples récemment avec le wisme, avec les lois qu'on essaie de nous faire en ce moment sur la soi-disant aide à mourir. C'est-à-dire un ensemble de choses que moi je considère vraiment comme diabolique au sens où elles ont pour objectif de diviser l'homme intérieurement. J'en dirai un mot peut-être après. Et de diviser aussi, de séparer l'homme de la nature, de séparer l'homme de ce qu'il est bon et juste de faire dans l'ordre naturel des choses. Et ça, c'est pas un Dieu vengeur qui exige de nous, par exemple, de mourir paisiblement, en tout cas de mourir naturellement et non pas avec une injection qui sera imposée par un autre être humain. Et vous noterez que dans ces lois qu'on nous prépare actuellement, je fais plein de parenthèses, souvent je pense comme ça un peu en escalier, vous me recadrez si c'est me recentrer mais dans cette parenthèse que je fais là, souvent dans ce qui nous est proposé actuellement, il y a à la fois une division avec l'ordre naturel et il y a aussi la création d'une division intérieure, c'est-à-dire une compromission de l'âme humaine. Si nous allons vers ce qui nous est proposé dans ces lois, nous blessons nous-mêmes intérieurement. Si je suis amené à faire un geste létal vis-à-vis d'un autre être humain, je m'abîme. Voilà pourquoi c'est un péché. pas parce que Dieu a décidé que c'était un péché, parce que il suffit de le voir et malheureusement en tant que psychologue, on voit des cas comme ça. On voit par exemple des enfants qui ont été amenés à si j'ose

19:38 dire favoriser en tout cas aider leurs parents à partir et bien les traces qui en sont souvent qui s'en suivent sont extrêmement graves et ils se sont malheureusement meurtri eux-mêmes. Donc vous voyez que cette division dont on parle Platon déjà, dont parle bien sûr Saint-Augustin, cette division là, elle est à la fois avec l'ordre naturel des choses qui est un ordre divin quand on croit en Dieu, mais qui est surtout l'ordre de la nature, qu'on y croit ou qu'on y croit pas. Et c'est aussi une division de l'homme, c'est-à-dire que cela vise à détruire en nous ce qu'il y a de plus fort, de plus humain, de plus vertical. Et ça, je voudrais vraiment que les gens le comprennent, que nos auditeurs et plus largement que ça, que ce message soit relayé. C'est cette division, ce danger vraiment que court l'humanité à être divisé de la sorte par ces gens. Petite parenthèse, votre discours n'exclut pas le fait de permettre une comment dirais-je comme dans la loi Léonetti qui toutefois certains disent était une boîte de pandore ouverte ou un pied dans la porte mais de d'aider les gens quand vraiment les douleurs sont insupportables parce que peut-être que ceux qui nous écoutent vont dire mais attendez il y a des cas exceptionnels où c'est infernal et on peut effectivement avec une dose de morphine et cetera, je suis C'est c'est ce qui s'opère déjà. C'est ce qui s'opère déjà.

21:03 Moi, j'ai accompagné des personnes qui ont vécu ça dans mes proches comme dans ma patientelle. Effectivement, ça se faisait progressivement. Mais la loi néoditi pour moi n'était pas une boîte de pandore parce que elle permettait ce geste humain aussi qui consiste à ne pas prolonger la douleur mais avec une grande progressivité par cette notamment par la sédation profonde. Ça n'est pas un geste létal. Enfin, c'est accompagné n'est pas poussé. Enfin, à un moment donné, vous voyez, c'est très important qu'on dise des choses comme ça parce que ce qui permet au mal de progresser, c'est généralement que il y a toujours il y a une limite qu'à un moment donné on ne voit pas. Il transgresse un tout petit peu la limite et cette légère transgression nous fait basculer dans un tout autre monde. Et c'est ça le mal. Et c'est ça qu'il faut repérer. C'est ça que nous avons dans ces lois actuellement,. Ça ça l'air de pas être une énorme différence, mais en fait c'est fondamental accompagner jusqu'à ce que le corps lui-même lâche et faire un geste létal. En plus, vous savez le problème de cette loi, c'est que avec des personnes qui sont pas nécessairement en fin de vie du tout,. Donc là, on est clairement devant, le mot doit-être prononcé, une euthanasie économique, comme le disait Marie Deel, citant, je crois, le sénateur Cayavet dans une émission récente, sénateur Cayavet qui disait ça il y a 20 ans qu'on irait vers une euthanasie économique. Nous y sommes. Et nous sommes là-dedans dans le contexte dans lequel nous sommes en général dans plein d'autres domaines. Il y a cette loi mais vous savez qu'il y a aussi tous ces médicaments qui font du mal aux gens. Il y a aujourd'hui des personnes qui déclarent que pour que le monde que la terre soit sauvée, il faut qu'il y ait moins d'hommes sur cette terre et que ce serait peut-être une bonne idée de ne pas maintenir les personnes âgées trop longuement en vie. Enfin, toutes ces abominations là qui nous sont toujours présentées comme un bien, par exemple, comme une liberté

22:54 supplémentaire pour l'être humain. Avoir le droit de demander sa mort serait une liberté supplémentaire pour l'être humain. Quelle liberté? la liberté d'être éventuellement poussé par sa propre famille qui un jour dira effectivement le grand-père ou la grand-mère, il est quand même encombrant, on n' pas les moyens de le mettre en épad puisque ça coûte une fortune. Il y a le système de soins est de plus en plus diminué et les personnes elles-mêmes, les personnes âgées vont dire "Bah, je ne vais quand même pas peser comme ça sur la société et sur ma descendance autant que je parte." C'est ça la liberté. Cette euthanasie de masse comme dirait Éric Mercier et Valérie Frier, c'est très intéressant. Ça permet de réaliser d'énormes économies. Oui. Desormes économies accessoirement comme par hasard. Comme par hasard. Et c'est également un eugénisme. Oui. Alors oui, d'une certaine manière.

23:49 Il y a beaucoup d'ambiguïés dans ce terme. Moi, je parle plutôt de démocide,. C'est-à-dire qu'il s'agit de diminuer la population. Je ne veux pas parler de dépopulation parce que c'est encore un euphémisme pour le coup abominable puisque'en général quand vous regardez dans le dictionnaire la dépopulation c'est quelque chose qui se fait naturellement quand par exemple une région n'a plus de ressources ou que les son sa base économique ou industrielle n'est plus là et bien les gens vont chercher à vivre ailleurs et donc la région se dépeuple. Donc c'est un phénomène naturel avec des causes naturelles. Là, il ne s'agit pas d'un phénomène naturel. Pousser les gens à avoir la possibilité de mourir quand ils ont juste une maladie chronique, ça n'est pas un phénomène naturel. Donc l'ambiguïté du mot de génisme, je relisais récemment Alexis Carel qui était un médecin et un grand eugéniste. C'est intéressant de voir ce qu'ils en pensaient à l'époque. Tout de même, quoi qu'on pense du principe même qui moi me déplaît profondément, mais écoutons quand même ce que ces gens à l'époque disaient. Leur but c'était d'améliorer la race.

24:51 Bon là, c'est pas parce que vous assassinez les personnes âgées que vous améliorez la race. Vous tuez simplement les personnes âgées et les plus fragiles, les handicapées. Oui. Alors par contre oui, quand vous avez la partie effectivement les personnes handicapé, les personnes malades et cetera mais ça n'améliore pas la race, ça tue ce qui est fragile. Oui. Améliorer la race, c'est avant que l'enfant naisse. Oui. Voyez, c'est voyez toutes ces choses extrêmement subtiles. Vous voulez améliorer la race, bah peut-être vous arrangez pour que père et mère était particulièrement bien nourri, bien soigné. Vous pouvez améliorer la race comme ça avec des certainement des choses qu'on peut réfléchir sur le plan de la santé et aussi du contexte général de la société. Mais là, vous n'améliorez pas la race, vous débarrassez des ratés de la nature dans leur logique où vous les empêchez de se reproduire peut-être et où vous les empêchez de se reproduire.

25:46 Vous voyez toujours cette où est-ce que je mets la limite? Où est-ce que je mets le curseur? En fait, oui, le diable c'est un micron près, on tombe dans quelque chose de maiavelllique, diabolique ou non. Voilà, c'est ce qu'on a, c'est le principe de la tentation. C'est ce qu'on appelait la tentation. Si vous relisez là, on est en pour les personnes croyantes, je fais une petite aparté, on est en période de carême. J'invite d'ailleurs croyants et non croyants à aller redécouvrir au moins un évangile, lire un évangile, lire les évangiles non pas nécessairement en tant que croyant, mais comme un livre de sagesse. Parce que quand vous regardez par exemple la tentation du Christ dans Haut désert, vous avez exactement décrit le fonctionnement du mal à l'œuvre pour essayer de tenter l'être humain. C'est de la culture générale finalement. C'est de la culture générale. C'est un livre de sagesse. Tous ces livres religieux quel que soit la religion. Il y a d'autres livres de sagesse. D'ailleurs, on peut lire aussi d'autres choses intéressantes dans d'autres cultures. Au niveau du bouddhiste, il y a des choses passionnantes et tout ça, mais il faut avoir lu les évangile en plus dans la période dans laquelle nous sommes qui est un retour du mal pour alors le mal n'a jamais disparu. Mais étant donné, si je peux faire cette parenthèse parce que c'est une autre question, mais étant donné qu'on a dissimulé le bien, qu'on a dissimulé Dieu, qu'on a dit Dieu n'existe plus. Bon, c'est la grande phrase de Nietzsche, Dieu est mort. D'ailleurs, il ajoutait, je crois que c'est lui qui ajoutait rapidement derrière, "Si Dieu est mort, je peux faire absolument n'importe quoi." Bon, ça c'est effectivement c'est une des premières conséquence, même si ça s'est pas instauré tout de suite. Si Dieu est mort, donc le la source même du bien n'existe plus et donc la source même du mal n'existe pas non plus. Et nous rentrons en plein relativisme.

27:26 Tout se vaut. Tout se vaut. Et c'est pour ça je pense que dans cette disparition en tout cas au niveau sociétal, global, culturel de du divin et du sacré en général, nous avons aujourd'hui un retour du refoulé avec ces fameux, on revient à cette affaire abominable d'Edstein, un retour du refoulé avec le niveau d'abomination du mal auquel nous ne sommes évidemment absolument pas préparés puisque nous ne sommes plus non plus préparés au bien. Donc on a un retour du refoulé gigantesque. On apprend que l'abomination a lieu en parallèle de notre vie relativement honnête et tranquille et on ne sait pas gérer. Pour ça que je dis, je ne pense pas que la population dans sa globalité va nécessairement réagir à ce qui se passe là. Parce que pour réagir aujourd'hui, il faut avoir les codes. Il faut retrouver les codes du bien et du mal comme alors à un certain niveau,.

28:26 J'ai eu je faisais une petite conférence il y a quelques jours et j'ai une personne qui m'a dit donc je préfère anticiper sur cette question mais le bien et le mal sont tous les deux nécessaires. Le mal a besoin du bien pour être révélé et cetera et l'ombre et la lumière et tout ça. Moi qui suis youngen, je suis totalement d'accord avec ça. L'ombre et la lumière sont deux choses extrêmement importantes, mais il faut savoir à quel à quel niveau on se place. C'est là que j'aime bien les bouddhistes qui disent il y a des choses qui sont justes à un certain niveau et qui vont être fausses à un autre niveau. À un niveau spirituel, par exemple, notre évolution intérieure en tant qu'être humain. C'est sûr que le bien et le mal sont tous deux nécessaires. Yung disait pour devenir un être humain individué, à peu près unifié, il faut intégrer en nous nos zones d'ombre, nos parts d'ombre. Donc c'est vrai à un niveau spirituel, c'est vrai aussi pour une société mais intégrer sa part d'ombre, ça n'est pas renoncé au bien.

29:21 C'est au contraire. Au contraire, intégrer l'ombre, c'est-à-dire l'avoir, la comprendre, la connaître, quelquefois lui faire une petite place un peu, vous savez comme les démons dans les temples bouddhistes, ils mettent des démons à l'entrée. Donc le mal est utilisé. Le mal est utilisé. Les démons sont utilisés pour que les d'autres malâs ne rentrent pas à l'intérieur du temple. Ah donc on utilise le mal pour protéger du mal. Canaliser. Canaliser mais tout à fait. Canaliser, transformer, comprendre dans une certaine mesure. Mais le but ultime bien sûr c'est pas l'ombre, c'est la lumière. Et ce qui s'est passé dans le mode de fonctionnement, la culture générale de nos de nos 50 dernières années, au moins depuis 68 en tout cas, c'est que on n pas dit ça et c'est là le glissement de terrain. On a fini par dire le mal et le bien sont de valeurs relatives qui sont presque aussi bien l'une que l'autre enfin qu'on peut tolérer. Et puis on l'a fait aussi avec le beau et le lait avec le vrai et le faux. Regardez, pendant les années Covid là, le vrai, le faux c'est égal.

30:30 je ne sais plus qui disait un mensonge 1000 fois répété devient une vérité. Bah non, voyez ça par exemple, c'est absolument faux. Un mensonge 1000 fois répété reste un mensonge, mais il peut être pris pour une vérité mais c'est totalement différent. Il va être pris pour une vérité par des personnes qui n'ont plus en eux et qui n'ont pas reçu dans leur éducation les codes pour repérer la vérité. Et si on leur raconte 10000 fois quelque chose de faux, on pourrait penser au climat, on pourrait penser tout ce qu'on nous raconte de faux, d'exagérer, de déplacer et cetera. Bah les enfants qui naissent avec ce narratif comme on dit aujourd'hui. Narratif veut bien dire qu'il s'agit pas de vérité, il s'agit d'un récit. Un narratif c'est un récit. Donc d'emblé vous savez qu'il a aucune raison d'être vrai. C'est juste une histoire qu'on vous raconte. Les mots ont parfois encore un sens. Donc quelqu'un qui est élevé avec un certain type de narratif et qui n'entend rien d'autre et qui n'a rien luam chez les philosophes, la Bible, les mess les livres de sagesse et cetera qui lui permettent de distinguer le vrai bien du vrai mal, et c'est vrai qu'au bout d'un certain nombre d'années, le mensonge devient pour lui une vérité. Mais dans la réalité, c'est toujours un mensonge ou quelque chose de faux. C'est pas tout à fait pareil,.

31:47 Oui, on peut en revenir au fait que le savoir est un pouvoir et que la fabrique du crétin permet d'enlever toutes les clés et les codes pour s'en sortir dans ce monde de confusion. C'est pour ça que là, on voit et c'était un peu mon propos quand j'ai voulu écrire ce livre, c'était vraiment de d'aider les personnes à repérer comment tout ça s'est construit de longues dates à travers plein de politiques différentes dont bien entendu la baisse de l'enseignement, la baisse de qualité de l'enseignement mais plein d'autres choses également. l'atteinte faite à toutes les formes de sacré, la désacralisation de tout et maintenant on en est à la désacralisation de la vie du vivant, à travers bien sûr une loi comme celle qui nous est qui va probablement nous être imposée. J'espère que non, d'ailleurs je de tout cœur, mais bon, celle qu'on essaie de nous imposer, c'est vrai aussi à travers l'abattage des troupeaux,. cette de pouvoir tuer des animaux qui sont sains, qui sont encore en santé sur une à cause d'une maladie dont on sait très bien, un peu comme le Covid, qu'elle n'a pas du tout la gravité qu'on veut lui prêter. On est encore dans la désacralisation de la vie, du vivant et là on a un vrai combat à mener pour remettre le ce sacré au cœur de chacun. Tout comme symboliquement, il est très fort de mettre l'IVG, de l'inscrire dans la Constitution alors que beaucoup de femmes disent, je crois que c'est vrai, que la loi veille suffisait amplement pour gérer cette chose de manière acceptable. Bien sûr. Alors le principe de ça et ça va avec le sacré, c'est le principe du sacrilège.

33:20 C'est un sacrilège quelque part de mettre une loi qui permet au départ qui permettait alors là on a peut-être sans doute ouvert une boîte de pandore à l'époque mais moi en tant que femme je comprenais très bien. Bien sûr ça évite les feuseuses d'ange et les femmes qui mouraient à cause des des aiguilles à tricoter dans leur ventre et en tant que femme on le conçoit aisément. Évidemment on pense à nos mères, nos grands-mères qui ont vécu des choses vraiment très douloureuses. Donc bien sûr en tant qu'exception ça pouvit un peu comme ce que vous disiez tout à l'heure sur les personnes qui souffrent terriblement en fin de vie et qu'on peut-être aider plus que d'autres. Donc la question est la question de l'exception mais on sait bien qu'à chaque fois qu'il propose une exception, en tout cas à l'époque on ne le savait pas, maintenant on le sait, cette exception est vouée à devenir la règle. Et là, nous sommes dans le sacrilège. Nous sommes dans la réduction du vivant, la désacralisation du vivant. On en fait une règle de vie et de société.

34:17 Oui, le normalement le sacrilège la chose qu'on ne pouvait absolument pas faire puisque le principe du sacré, c'est de ne pas pouvoir être abîmé. Et aujourd'hui, nous en arrivons à un point où je ne sais plus parce que je crois qu'il n'y a pas de choses ou de personnes ou de moment de la vie humaine qui puissent pas être totalement désacralisé et donc qui puisse pas faire l'objet d'un véritable sacrilège. Donc une transgression permanente. Nous sommes dans la transgression permanente et on rentre ça peu à peu progressivement dans les cerveaux comme une nouvelle norme. C'est la normalisation du mal finalement. sont pas là, ils sont c'est là qu'on retrouve, j'ai pas fini tout à l'heure mon petit cheminement de d' à travers les philosophes et cetera, mais on retrouve ce que je décris couramment à travers la perversion, c'est-à-dire l'inversion totale de la loi naturelle. L'inversion totale, je pèse mes mots, de la loi naturelle.

35:15 L'histoire tout à l'heure de mon poireau qu'on plante par la tige, il ne poussera pas. Nous allons vers une stérilité, voire vers une disparition morale et physique de l'humanité si nous continuons ce chemin-là. Je pèse mes mots. Ce qui a amené plus largement l'acceptation des lois illégitimes. C'est ce c'est nous sommes en plein dedans. Nous sommes dans une distinction aussi qui devient absolument urgente et essentielle entre le légal et le légitime. Aujourd'hui, nous avons un tas de lois et ça va continuer puisqu'ils se servent de manière perverse de lois illégitimes pour ensuite coincer les citoyens qui peuvent rien faire puisque c'est la loi. Donc nous avons un problème là avec des lois qui ne sont plus légitimes et qui en tant que tel ne sont pas comme les lois naturelles ne sont pas respectables.

36:10 Revenons-en à nos grands philosophes et grands auteurs. Le mal chez Kant et Albert Camu. Alors chez Kant, chez Kant bah c'est la version radicale dont je parlais à l'instant. En fait, on retrouve c'est extraordinaire, on parle toujours de la même chose. Alors, Camu c'est un petit peu plus raffiné parce que Cam il a parler de Lucifer. Alors, Lucifer, il faut en dire un mot parce que c'est vraiment très intéressant. On pourrait dire que c'est le marketing du diable. Lucifer, c'est le diable super sympa. C'est le porteur de lumière. Donc effectivement, il éclaire souvent un certain nombre de choses. Ce qu'on vient de dire par exemple pour l'IVG, il apporte la lumière. Peut-être les femmes ne sont pas obligées de subir leur féminité jusqu'au point et cetera et j'ai une solution pour ça. Voilà. Sauf que c'est vendeurs. C'est très vendeur, c'est très vendeur. On a tout adhéré et encore aujourd'hui on peut encore adhérer à ça en tant qu'exception. Ce que démontre magnifiquement Camu dans l'homme révolté, c'est que le petit problème, c'est que cette action luciférienne, elle est à l'origine de toutes les idéologies destructrices et de mon point de vue du totalitarisme qui est quand même d'une certaine manière l'idéologie la plus destructrice, que ce soit communisme, nazisme, bon sens où il y a plus la moindre respiration et il y a plus d'ordre naturel. Il y a un ordre inventé par une doxa par une bureaucratie ou par peu importe une croyance quelconque et un ordre se plaque, un ordre artificiel.

37:40 Qui dit artificiel dit mort pulsion de mort qui un ordre artificiel va se plaquer sur l'ordre naturel. Et donc on va vers la mort avec le totalitarisme, ni plus ni moins que ça. Et ce que montrait Camu dans le brévolté que j'invite vraiment nos auditeurs à lire parce que Camu avait vraiment une pensée extrêmement aboutie, ça le tourmentait mais c'était magnifique dans ce tourment, il montre en fait d'une certaine manière, on pourrait dire ce qu'on est en train d'évoquer, ça commence comme quelque chose de louable et ça se termine en désastre. Et c'est exactement ce que nous sommes en train de vivre. On nous propose des choses qui sont censées améliorer la liberté humaine et en fin de compte au bout du processus, on a tout le contraire. Donc on a une inversion totale. On revient à notre fameuse inversion perverse qui est ce que K disait, ce que Platon disait qui est derrière. De toute façon, c'est le but de toute perversion, c'est d'arriver à l'inversion totale,. C'est ça. Ça commence par être perverti mais à force de tourner sur le côté, ça arrive à son contraire. Et quand on est dans l'inversion totale de notre fonctionnement humain et de l'ordre naturel des choses, et bien c'est la mort au bout. Il faut quand même se rendre compte de ça,.

38:55 Dans le monde matérialisme, ça donne la publicité mensongère. Ça ça donne tout. Oui, bien sûr. La publicité mensongère, ça le matérialisme qui n'est pas le respect de la matérialité ou le respect de la dimension matérielle de la vie. le matérialisme comme dogme placé au-dessus de la nécessaire spiritualité de l'être humain, et bien c'est la mort parce que là encore on a inversé les priorités. C'est Steiner, je crois qu' disait que l'être humain est un être spirituel qui vient faire une expérience matérielle. C'est extrêmement important. Et quelque part la physique quantique quand on entend guill aujourd'hui nous dire que le cerveau ne produit pas la conscience mais qu'il en est un relais. La conscience existe à l'extérieur de nous-même. Qu'est-ce que c'est la conscience? Moi, j'interroge parce que je suis pas assez loué pour relayer le les raisonnements de de physicien quantique et autres. Mais je sens intuitivement et peut-être que je me trompe, mais une à parallèle avec ce que nous sommes en train de dire. Si la conscience est à l'extérieur, c'est bien qu'il existe un monde subtil, ordonné, informatif et énergétique probablement qui nous entoure et qui nous meut et qui nous donne des informations et qui nous permet de croître.

40:15 Et si nous prenons les choses à l'envers, sans compter que sur un plan plus psychologique, pour en dire quand même aussi un mot de temps en temps, le matérialisme comme valeur dominante tue l'homme à petit feu dans son aspect moral. Pourquoi est-ce que tant de jeunes aujourd'hui, même s'il y a eu l'épisode Covid qui leur a fait beaucoup de mal, c'est vrai, mais le désespoir des jeunes, bah c'est que tout être jeune aspire à avoir du sens, aspire à trouver le sens de sa vie. Et le sens de sa vie, c'est pas de gagner de l'argent et qu'avoir d'ailleurs ce que ce qu'en font ceux qui gagnent beaucoup d'argent pour se dire que ça doit pas être le bon sens. Le sens de sa vie, c'est l'aventure, c'est l'amour, c'est de défricher des zones inconnues, c'est le rapport avec les animaux, c'est voilà, c'est l'aventure. L'aventure est l'amour. Et tout ce qu'on leur dit, c'est que le sens de leur vie, ça va être d'obéir et éventuellement en compensation de ça, ils pourront peut-être avoir de l'argent. pas tous, mais les plus loués d'entre eux. Comment voulez-vous qu'il ne se déprime pas?

41:16 Donc si je vous écoute, vous diriez au aux gens qui nous écoutent, lisez les textes sacrés parce que on y apprend beaucoup de choses sur ce que l'on vit. Ça nous donne beaucoup d'éclairages, notamment évidemment dans la Bible, les évangiles surtout parce que la Bible sinon c'est pas facile. Oui, pas facile d'accéder. Mais par exemple, vous dites alliance, pardon, la nouvelle alliance, la deuxème alliance, vous dites par exemple qu'il y a quelque chose, un symbole fort, quelque chose qui est très parlant. Vous dites que le catéchisme de l'Église catholique a remplacé cette phrase très célèbre: "Délivre-nous du malin par délivre-nous du mal." Et ce n'est pas du tout àudin. Oui. Alors, je sais pas si c'est le catéchisme qui l'a remplacé ce que ce que j'ai trouvé et c'est une c'est plutôt une question que je pose parce que je n'ai pas pu fouiller ça très très loin. Mais ce que j'ai découvert récemment, c'est que il existe encore des versions du Notre Père dans lesquelles on dit à la fin et délivre-nous du malin. De même d'ailleurs que l'on dit pardonne-nous nos offenses car nous pardonnons aussi.

42:19 Car nous pardonnons aussi. à ceux qui nous ont offensés. Ça change tout aussi. C'est pas comme c'est-à-dire c'est pas donnant. C'est parce que nous sommes capables de pardonner que nous serons pardonnés,. Bon, enfin, c'est je suis pas non plus théologienne, donc je veux pas mais je j'essaie d'écouter ça, si vous voulez en tant que psy et en tant que personne qui est quand même assez sensible au poids des mots et j'étais très intéressé de voir qu'il existe aujourd'hui, j'ai écouté des chapelets là sur internet avec des versions dans lesquelles on dit et délivre-nous du malin. Et ce que j'ai trouvé dans ma petite recherche, c'est que visiblement le mot grec est à l'origine de ça peut être traduit comme on le souhaite, soit par le mal, soit par le malin. Et je me suis juste dit que c'était pas du tout la même chose et que effectivement quand on parle du mal, on parle d'une notion conceptuelle relativement abstraite. Quand on parle du malin, on parle du mal incarné, une entité. On parle d'une entité, on parle d'une réalité objective éventuellement extérieure à nous ou en tout cas aussi extérieure à nous.

43:25 Peut-être pas seulement. Ça peut être quand même le mal que je suis capable de faire moi-même ou de ressentir ou de penser à l'intérieur de moi, mais ça peut être aussi des entité négatives extérieure à moi-même. Et ça, dans toutes les traditions queles qu'ell soient, la croyance et à mon avis c'est pas une croyance, la réalité de l'existence de réalité d'entité négative, d'entité qui cherchent à se nourrir ce qu'on appelle le base astral dans certaines traditions notamment bouddhistes. Cela existe. Mais si vous n'avez pas le mot qui le nomme, et cela n'existe plus. Pour ça que je disais tout à l'heure, de même que nous sommes séparés de Dieu avec cette extraordinaire phrase de Nietzsche, n'est-ce pas? Nous sommes aussi, nous avons niégalement l'existence du malin, donc du diable ou du chatan, enfin, il y a plusieurs façons de le dire. Et ce faisant et bien nous ne le voyons plus. D'où mon tout à l'heure ma remarque sur le retour du refoulé.

44:22 Tout ça été refoulé et malheureusement ça comme toujours quand quelque chose est refoulé ça revient dans notre vie sous la forme de passage à l'acte d'acte très concret. Le diable est le meilleur ami de l'hypercapitalisme parce que il est le roi de la tentation. Bah là on part sur autre chose mais on peut on peut interroger ça. Oui. En fait tout système qui n'est qui ne respecte pas l'humain à un moment ou un autre. moi je pense qu' il y a pas de système idéal. Le diable est aussi l'ami du communisme quand le communisme commence à massacrer des milliers de gens parce que ils sont pas fidèles à ce que ce qu'il attend d'eux. Le mal est dans tous les excès en fait. dans ce que dans ce que Camu nous a magnifiquement décrit des au départ des idéologies qui sur le papier semblent vouloir faire le bien de l'homme et puis finalement à un moment donné une dénaturation totale de ça et là c'est le diable qui arrive. C'est comme un équilibre en fait aussi entre le entre le bien et le mal. Le diable est dans les excès.

45:26 Le diable est dans les excès et le diable est aussi dans les petites doses de à peine repérable de perversité que nous avons décrit tout à l'heure. Pour résumer votre pensée, le système idéal pour l'épanouissement de Satan et de ses adeptes, c'est le totalitarisme avec la volonté d'être le seul centre de tout, le refus d'un ordre supérieur évidemment surtout divin sûr, l'orgueil radical, ce qu'on appelle lubris finalement aujourd'hui on entend beaucoup ce mot et le désir de se substituer à l'ordre du bien par une inversion radicale. Je dirais le bien devient le mal. Tout à fait. L'inversion accusatoire aussi qu'on a beaucoup entendu ces dernières années. Bah l'inversion accusatoire c'est une méthode issue de l'inversion radicale, une méthode perverse d'ingénierie sociale et qu'on en qu'on empoie. Enfin, on en a encore un exemple avec ce qui s'est passé pour le jeune Quentin. Le discours de j'ai pas l'habitude de nommer des gens mais là il faut le nommer. Le discours de Jean-Luc Mélenchon est un exemple incroyable d'inversion accusatoire. D'autant plus que je pense qu'il sait parfaitement ce qu'il fait.

46:30 C'est un homme politique. Oui. Bah, ils sont pas tous tout le temps nécessairement complètement dans le mensonge et dans l'inversion des choses. Pas nécessairement, mais là on y est. Là, on en a un bel exemple. Faut bien reconnaître. On connaît bien tous l'expression la ruse du diable. Donc sa plus grande ruse, c'est de faire croire qu'il n'existe pas. Exact. Et il est le maître de la dupe. Nous sommes donc dans un monde de dupri et cela va croissant. Alors, dans un monde, je ne sais pas, moi j'ai peut-être parce que j'ai besoin de d'une petite fenêtre, non pas d'overton, mais de grand. [rires] Je ne suis pas je ne sais pas si c'est le monde. Je ne suis pas sûre. au bout du compte, quand on se promène dans le monde et ce que je j'invite vraiment nos auditeurs à faire le plus possible, quand on s'occupe d'animaux, quand on va à la ferme, quand on va se promener dans la nature, la création pour un pour le dire sous un mode plus croyant, c'est vrai, ou la nature pour en avoir une vision plus agnostique, mais le monde est merveilleux, le monde est magnifique. La pollution que nous subissons actuellement, c'est la pollution de peu de gens.

47:36 Ouais. Le seul problème, c'est que ce sont ceux, ça aussi c'est une caractéristique du diable, même s'il a pas beaucoup de pouvoir, il fait un barouf incroyable parce qu'il a des moyens matériels et ils ont des moyens matériels considérables. Ils ont donc tous les moyens à part nos modestes moyens à nous de médias alternatifs, ils ont ils possèdent effectivement tous les médias principaux de pas du monde entier mais en tout cas de l'Occident. L'Occident est particulièrement abîmé. D'ailleurs, je note quand même que des pays hors Occident enfin les États-Unis aussi nous alertent, mais eux comme ils ont un pied dedans et un pied dehors évidemment le les alertes qui peuvent nous faire doivent nous laisser extrêmement prudents quand on voit ce qui se passe actuellement en Iran, on ne peut pas là aussi on ne peut pas penser qu'un chevalier blanc, si c'était le cas, je ne pense pas que seul le soit, se comporte enfin aujourd'hui déclare une guerre. Je veux dire, ça suffit la guerre, on peut plus aujourd'hui, c'est pas possible.

48:33 Donc il faut accepter de voir ce que nous voyons,. C'est important d'essayer de voir ce que nous voyons. Donc à part je dirais ce système un certain une caste que l'affaire Epstein nous révèle tout à fait, c'est-à-dire pas seulement une caste politique, une caste de pouvoir. Il y a des hommes politiques, il y a des hommes d'affaires, il y a des banquiers, il y a des chanteurs, il y a des acteurs, il y a voilà, il y a pratiquement une codification sociale d'un monde qui fonctionne comme une toile d'araignée diabolique et qui s'est emparé, qui essaie de s'emparer du reste du monde. Mais le reste du monde existe encore. Dieu soit loué. Et je suppose que même dans le reste du monde, je pense par exemple notamment aux Russes qui nous font énormément de qui s'adressent à mon avis au population européenne dans les discours de Poutine qu'il m'arrive d'écouter. Profitons-en, je ne pourrais plus le dire dans 6 mois. j'écoute les traductions et dans quand je l'écoute, bien sûr, il peut y avoir une partie il faut là encore il y a rien de tout blanc, tout noir, une partie où c'est son intérêt aussi de parler aux populations européennes pour les attirer plus vers son mode de pensée. Néanmoins, le discours qu'il tient est un discours de l'ordre naturel des choses que je n'entends plus en Europe, dans l'Union européenne, je veux dire par là.

49:52 Donc voilà, je pense que le monde n'est pas totalement perverti mais il y a un véritable combat actuellement. L'Occident est particulièrement perverti, notamment l'Union européenne qui est en plus totalement, on le sait malheureusement dans la concussion, la corruption, enfin c'est tout ça c'est des modalités du mal quand qu'on le veuille ou non. Donc on ne peut plus faire la moindre confiance à ce système là. Mais Dieu soit loué, à l'extérieur de ça, nous avons encore plein de pays qui vivent, bah les trois/4 de l'humanité ont une forme de spiritualité. Il faut pas oublier ça. quand je dis les 3/4, je dois être en dessous de la réalité. La plus grande partie de l'humanité a une forme de spiritualité quelle qu'elle soit, qu'elle soit bouddhiste, hindouiste, animiste même. Ça veut dire que ces gens-là ont un respect d'une transcendance. Ce que nous évoquions tout à l'heure, le respect d'une transcendance, ils ont tous une limite. Ils savent qu'il y a une limite. C'est ça avoir une spiritualité. C'est connaître la limite,. Donc c'est quelque chose de très important.

50:48 Donc voilà, nous avons nous sommes particulièrement nous perverti par ces fonctionnements là mais le monde existe toujours. L'intelligence divine existe toujours, la vertu personnelle des gens existe toujours. Dès que vous allez en France, actuellement, je me déplace beaucoup, je fais des mais les gens sont sains. Les gens ont plaisir à se retrouver ensemble. Il cherche à avoir de belles valeurs, à développer l'amour, à développer la solidarité. Tout la santé est toujours majoritaire. Ouais. Mais c'est le mal qui fait le plus de bruit. justement quelle que soit sa religion, cette interview, cet entretien pour parler en français s'adresse à tous les auditeurs, quels que soient leur confession. Ils sont évidemment les bienvenus puisque nous parlons de spiritualité et donc ça s'adresse à tous. vous êtes plutôt chrétienne, on est en France un pays évidemment aux racines chrétiennes et on observe effectivement, bon, on a récemment dit depuis longtemps, on dit que les églises se sont vidées hm et que finalement tout est mis en place pour anéantir la chrétienté qui même si elle a été effectivement dénaturée, infiltrée et cetera avait quand même de belles valeurs, une religion d'amour, ça on peut quand même le christianisme du coup peut-être christianisme exactement la chrétient aussi on a tout fait pour mais là en terme effectivement de religion c'est plutôt et donc c'est à dessin on peut suggérer que c'est à dessin puisque ça contrecarte des projets mondialistes de cette caste à Patri.

52:22 Oui bien sûr. C'est à dessin effectivement ça été mis en place là. Il faut lire le travail extraordinaire de Pierre Hilard, mais il y a encore d'autres personnes Alain Pascal aussi et on voit bien que ça été l'objet de toute façon le mal a toujours été à l'œuvre. Donc on l'a retrouvé dans les sociétés certaines sociétés secrètes, peut-être pas toutes, je ne m'y connais pas assez donc je fais attention à mon propos, mais bien sûr des sociétés secrètes qui voulaient aussi abîmer le message du Christ et abîmer tout message aimant d'une manière générale et établir quelque chose d'autre à la place. et nous sommes un peu dans l'aboutissement de ce quelque chose d'autre. Donc c'est là qu'on voit qu'il y a un long travail, de longue haleine depuis au moins de siècles. Avant il y avait déjà de toute façon le mal a toujours existé. Il y a de ce point de vue-là, il y a rien de nouveau. Après les circonstances lui sont plus ou moins favorables. On pourra jamais totalement s'en débarrasser. Non, je crois que c'est pas en fait c'est là qu'on retrouve à un niveau spirituel l'importance du mal parce que si le mal n'existait pas, je ne pourrais pas choisir le bien. J'ai cité dans un article que j'ai fait récemment un prêtre que j'ai entendu parler de cet engouement nouveau quand même. C'est un certain renouveau des demandes de baptême.

53:36 C'est ce que j'allais dire. Le nombre de conversions est en pleine croissance. Oui. Oui. Oui. Bon, ça reste assez modeste par rapport à ce que la France a connu il y a un ou deux siècles, mais il y a quand même un véritable renouveau. Et ce que disait ce prêtre en fait, il citait ce que beaucoup de ces nouveaux paroissiens lui disent et ça c'est extrêmement intéressant. Beaucoup de ces nouveaux qui demandent le baptême lui disent que il ne croyait pas en Dieu mais qu'ayant rencontré le diable ou le mal et souvent il nomme le diable ce qui est intéressant et bien maintenant ils espèrent que Dieu existe et ils se rallent à cette en tout cas ils cherchent ils sont en recherche ils lisent les textes, ils lisent les évangiles et ils reviennent à Dieu parce qu'ils ont rencontré le diable. C'est-à-dire que d'une certaine manière, on revient sur ce qu'on disait tout à l'heure, le mal révèle bien de ce point de vue-là. Bon, je voudrais en revenir à cette sombre affaire Epstein, donc où notamment des crimes nombreux ont été réalisés sur l'île paradisiaque de Little Saint James.

54:38 Oui, c'est paradisiaque sans doute. Oui. Ah oui, visuellement elle est paradisiaque mais on y a vécu certainement l'enfer sur terre. Le démoniaque. Voilà. Elle est d'ailleurs ironie de l'histoire située dans les îles vierges des États-Unis d'Amérique au large de Porto Rico, donc dans la région des Caraïbes. Et l'idée, vous dites, c'est d'atteindre la dimension la plus sacrée de l'être humain qui est l'enfance. L'atteinte à l'enfance. Bah oui, dans les là encore, je suis pas une spécialiste, mais je commence à creuser un peu le sujet. il est dit d'ailleurs dans la Bible, ce que vous ferez aux petits enfants, c'est à moi que vous le ferez. Mais évidemment, l'idée c'était tout le bien que vous ferez aux petits enfants c'est comme si vous le faisiez à moi. Et on peut pas on peut imaginer que pour le bien absolu atteindre l'innocence c'est ce qu'il y a de plus terrible. Donc la plus grande offense qu'on puisse faire à Dieu de ce point de vue-là c'est d'abîmer l'innocence de l'enfance. Mais c'est pas seulement la plus grande atteinte qu'on puisse faire à Dieu.

55:39 C'est la plus grande atteinte qu'on puisse faire à l'être humain. Et comme je le disais tout à l'heure, même au cœur et à la psychée de l'être humain. Pourquoi c'est pas possible de regarder ces vidéos? Parce qu'il n'y a rien de plus destructeur finalement que ces gens se sont abîmés eux-mêmes. On dit que corrompu ça veut dire abîmer. Oui, bien sûr. Ah bah là si on veut parler de jugement dernier et tout ça, c'est pas à moi d'en parler. Je ne sais pas ce qu'ils deviendront. Mais si les enfers existent, ils y vont tout droit. Ça c'est je vois pas comment si eux n'y vont pas, qui y échapperait. D'ailleurs, il y a des observateurs qui indiquent leur manie du transhumanisme, leur obsession pour mélanger, pour chimériser l'homme et la machine viendrait d'un renoncement conscient, d'une décision de renoncer à leur âme et qu'envenant machine, c'est pour te dire, on est quand même dans le délire le plus total c'est une psychopathie.

56:35 Je ne pense pas ça. Je pense que ça dépasse de beaucoup en tout cas ce dont nous sommes en train de parler en cet instant dépasse de beaucoup la psychopathologie,. Nous sommes vraiment dans autre chose, de même que la perversion n'est pas une pathologie non plus psychique au sens propre, mais un dévoiement du comportement. C'est-à-dire l'intérêt de dire ça, c'est deux choses. C'est de dire un, il y a pas de guérison humaine. Il peut-être y avoir une conversion par les forces du bien, mais il y a pas de guérison humaine devant la perversion de ce niveau-là. C'est pas la peine d'essayer de les soigner. C'est pour ça que je dis ça n'est pas une maladie. Et la deuxième chose, c'est que ça veut dire qu'on est sur un autre plan, un plan subtil que nous évoquions tout à l'heure et qui de ce point de vue-là nous échappe. C'est pour ça que je ne saurais pas dire ce que deviendront ces gens. Ont-ils perdu leur âme? peuvent-ils peut-elle leur être redonné? Certainement, j'en sais rien. Ça me dépasse totalement. C'est ce que en tant que psy et en tant qu'être humain et en tant que croyante aussi puisque étant moi-même créature, je ne sais pas du tout ce qu'en pensera le créateur.

57:35 Vous dites aussi quelque chose de très intéressant. Vous dites ces gens qui donc commettent le les crimes, donc le mal absolu ces crimes indicibles, ils ont peur du karma. Donc pour quelle raison à la fois il ils annoncent ce qu'ils vont faire? parce que du d'une part, ils jouissent de l'annoncer face à des populations ignorantes ou qui ne perçoivent pas le double message. Oui. Et ils ont aussi besoin d'échapper au karma en quelque sorte en obtenant par extorsion le consentement des populations qui ne disent rien ou qui ne se révoltent pas. Donc on dit qu'il ne dit mot qu' sent. Apparemment, c'est ça. C'est quelque chose que qui que qu'apparemment certains connaissent bien et que moi j'ai découvert récemment. Mais visiblement, il y a ce cette pensée qui d'ailleurs existe peut-être dans les plans subtils, chez les bouddhistes ou autres, je ne connaissais pas spécialement ça, qu'effectivement à partir du moment où vous avez annoncé d'une manière ou d'une autre à quelqu'un ce que vous alliez faire, et bien c'est comme si vous aviez son consentement. On est donc par définition dans un consentement totalement non éclairé. On est dans une ruse puisque quand vous entendez ce que l'autre vous dit, vous n'avez aucune idée de ce que du fait que c'est ce qu'on va vous faire et vous n'y consentez pas nécessairement. Mais dans leur logique effectivement, le fait d'avoir annoncé, je pense à la phrase du président, la bête de l'événement arrive ou des choses de ce genre, nous sommes en guerre.

59:00 Alors, nous sommes en guerre. C'est peut-être un peu concret là peut-être, mais c'était un double langage. Les gens ont pensé qu'il était en guerre contre un virus. Voilà. Alors qu'il était en guerre contre sa population. Ça c'est certain que c'était un double langage, mais là on est un peu encore sur autre chose. On est effectivement dans le fait que si vous aviez entendu quel sort on vous réserve, et bien que vous l'entendiez ou pas d'ailleurs puisque beaucoup de gens sont dans le déni ou dans l'incapacité d'entendre ce qui est dit il y a ça aussi mais ils seront quand même considérés comme qu'on s'entend. Et c'est là qu'on se retrouve devant cette question terriblement compliquée de l'ignorance que pour le coup les bouddhistes traitent très bien, c'est que nous avons tous pu être ignorants. Moi avant la crise Covid, je le dis régulièrement, j'étais ignorante de beaucoup de choses sur ce que voilà nous révélons, nous travaillons et nous réfléchissons ensemble depuis. Mais pire que l'ignorance, il y a le refus de savoir, c'est-à-dire finalement une ignorance consentie, une ignorance où je me dis bien que si j'ouvrais la porte ou si j'ouvrais le bon média alternatif ou le bon bouquin, j'en serai peut-être un peu plus sur cette question qui me paraît bizarre mais où je ne vais pas y aller parce que je sens que c'est inconfortable.

1:00:11 Si l'ignorance volontairement entretenue, c'est l'ignorance acceptée choisie d'une certaine manière, même si c'est par déni. puisque dans le déni, il y a une part de il y a un accès possible à la vérité mais qui par mode de défense est tout de suite rejeté. Et c'est donc en train de nous dire cette affaire-là que les gens qui se complacent dans l'ignorance sont en train j'allais le mot que j'allais dire était trop fort, j'allais dire de perdre leur âme et c'est trop fort. Mais sont menacés de sont menacés. Peut-être qu'on va s'arrêter là. Sont menacés l'ignorance d'une manière ou d'une autre. Ou on va les considérer ces gens-là et ce mal là va les considérer comme consentant. parce qu'ils n'auront pas dit non, ils sont vulnérables, ils sont proies, ce sont déjà des proies parce qu'ils n'ont pas dit non. Et cela veut dire aussi qu'un non consentement intérieur a un effet.

1:01:10 Ça veut dire que quand on se sent impuissant, souvent les gens qui ont compris les choses et cetera, mais on se dit "Mais qu'est-ce que je peux faire? Comment je peux faire?" Bon, il y a plein de choses à faire, j'en parle régulièrement dans d'autres émissions. Mais il faut savoir aussi que le fait de ne pas consentir, de dire ça jamais, ça en effet, je ne consens pas au niveau subtil puisque nous sommes en train de dire que le niveau subtil et c'est à un niveau subtil qu'ils essaient de nous tromper. À un niveau subtil, vous n'avez pas compris ce qu'on va faire de vous mais vous dites "Bon bah je sais pas mais je suis pas contre." Un niveau subtil, vous avez donné votre consentement. À un même niveau subtil, vous dites "Je comprends ce qu'ils veulent faire et je n'en veux pas. Je ne consens pas." Votre consentement envoie cette information au niveau subtil. Donc ça un effet. Nous sommes des colibris spirituels. Oui, nous sommes des colibris un peu plus que des colibris là parce que le colibri parce qu'il est matériellement petit. [rires] Il va pas pouvoir déplacer beaucoup d'eau de toute façon. Hm.

1:02:13 La puissance de notre nom,. La Bible nous dit d'ailleurs que ton oui soit oui et que ton nom soit non. Voilà la vraie distinction entre le bien et le mal. J'entends dire actuellement et ça me met en joie, il faut bien trouver de la joie même dans des choses qui sont malodorantes. Quelquefois j'entends quand même certains médecins dire en ce qui concerne cette loi, je ne l'appliquerai pas jamais. Donc devrais-je arrêter mon métier de médecin? Je ne sais pas. Ils n'ont pas ils n'ont voyez là aussi où la puissance de du juste, la puissance de la vérité, la puissance du bien, c'est d'être capable de prendre une position sans savoir du coup comment vous allez vous en sortir. C'est pas le plus important. À la limite, vous mourrez sur place. C'est le principe du héros. Le héros, il dit non. Bah peut-être que ça va me coûter la vie, mais c'est non. Ou bien au contraire, c'est oui. Peut-être que ça va aussi me coûter la vie,. C'est bon, mais c'est oui. Et cette position est une position de protection psychologique et spirituelle incroyable. Ça pourrait être de l'ordre de sauver son âme si je peux me permettre d'employer des mots très forts qui ne sont pas normalement de mon niveau,. Je le dis avec beaucoup d'humilité, mais on serait un petit peu dans ce registre là. Je peux peut-être sauver mon âme rien qu'en disant que mon oui soit oui et que mon non soit non. Et ça, c'est extrêmement puissant.

1:03:33 extrêmement puissant. Voyez comme les SOS qui veulent dire save our souls, sauver nos âme. Ah, je ne connaissais pas ça. Et si pour les angloaxons, c'est beau he d'accord. Magnifique. Très beau. Je voulais faire un détour par les techniques de manipulation que vous connaissez très bien. On parlait du double langage. J'ai découvert récemment que n ça veut dire cou de coude. Coup de coude comme ça. Ah, je savais pas. D'accord. Possiblement. Et ce sont des techniques que vous avez étudié. Oui. Vous voulez en dire deux mots? Parce que beaucoup de gens s'y intéressent et ce serait peut-être un Oui, c'est un petit peu long ou alors juste parler du nudge. Bah on reste on revient un peu dans la matière première là, mais pourquoi pas? dans le nudge en fait c'est au départ une stratégie de marketing et finalement comme on parlait de russe du diable c'est comment utiliser un mensonge pour convaincre les autres personnes que c'est qu'ils sont dans le tort qu'ils sont dans l'erreur. On a un exemple de neuge magnifique pendant le le Covid avec Verrand.

1:04:42 cet exemple, c'est quand il a dit il a déclaré que seul 6 % des Français n'étaient pas vaccinés et que bien sûr il rajoutait bon ce sont des antisémites, des gens d'extrême droite, des gens qui n'ont pas d'éducation, qui ont pas fait d'études, des tarêtés, des sous-citoyens comme disait le président. Nous savons aujourd'hui qu'il y a probablement plus de 20 % des Français qui n'ont pas fait cette injection. Ils le savaient certainement totalement. Mais quand vous dites haut fort et que vous êtes censé avoir une autorité, vous êtes censé être la voix de non pas de la vérité mais disons de la responsabilité et que vous déclarez une chose comme ça, un certain nombre de gens qui n'ont pas encore fait cette injection peuvent se dire je dois vraiment être le dernier des imbéciles parce que finalement tous les Français l'ont fait. Donc vous voilà et c'est faux. C'est le principe aussi des défauts que nous avons régulièrement notamment avant les élections des faux zut le mot m'échappe des faux des tests quand on teste la population. [rires] Les faux tests non le un sondage exactement ou les sondages payés on va dire. Ah bah des sondages qui sont orientés, qui sont payés pour vous dire que tel d'un seul coup tel candidat, on nen citera pas mais tel candidat apparaît dans comme un choix privilégié par les Français et que c'est totalement faux,. C'est juste pour influencer l'opinion publique.

1:06:04 L'opinion publique dans un sens ou dans un autre. Hm. Finalement, vous qui êtes intéressé vraiment par tout ce qui est spirituel, ce qui nous sauve tous, ce qui pourra nous sauver, c'est l'espérance. Oui. Alors, il y a beaucoup de choses, je pense, qui peuvent nous sauver. Bien sûr l'espérance parce que c'est vraiment la lumière finalement. Bernanos disait que l'espérance c'est ce qui arrive quand on a plus d'espoir. Donc effectivement l'espérance est au-delà du raisonnable, au-delà de beaucoup de choses. Savoir que bah justement cette intelligence de l'ordre divin des choses et de l'ordre naturel des choses dont nous parlions tout à l'heure, elle sera plus forte que le mal. Que la lumière est toujours à un moment donné plus forte que l'ombre. Donc oui, l'espérance bien sûr. Après, il y a beaucoup d'autres choses. Moi, je pense que nous sommes appelés d'une certaine manière et ça c'est vrai que nous soyons croyants ou pas, nous sommes appelés à une sorte de conversion du cœur. C'est-à-dire que si nous sommes vraiment dans notre cœur à un moment donné, qu'il s'agisse de la fin de vie, qu'il s'agisse des enfants, de ce qui est bon pour eux, on n pas parlé de l'év, on en a parlé dans à d'autres occasions. Ce qui nous entoure, est-ce que c'est humain? Est-ce que c'est bon pour les autres? Est-ce que c'est bon pour moi? Est-ce que ça va dans le sens de la vie? Encore une parole biblique importante, choisis la vie. donc si nous sommes dans cette dans notre cœur, si nous installons dans cette dimension de nous-même, et bien c'est une conversion du cœur et ça c'est une un des moyens les plus puissants d'empêcher le mal de prendre le pouvoir, de devenir dominant.

1:07:45 Pour terminer, je recommande vivement le livre que vous pouvez apercevoir derrière Marion Saint-Michel qui s'appelle Gouvernance perverse dans lequel vous donnez beaucoup de clés pour comprendre ces gouvernants. Oui, j'ai essayé de reprendre d'une part ce que c'est vraiment que la perversion et comment on peut la repérer dans les modes de modalité de la gouvernance. J'ai repris les années Covid parce que il faut en garder une trace et parce que ce sont toujours les mêmes techniques qui sont à l'œuvre. alors, je parle moins des techniques personnellement, notamment d'ingénierie sociale. J'en homme quelques-unes, mais c'est moins ce qui m'intéresse. Moi, ce qui m'intéresse, c'est vraiment le l'intention perverse. Après, il y a plein de modalités techniques qui sont utilisées, mais ce qui est important que les gens repèrent, s'ils ont saisi l'intention, ils verront arriver même de nouvelles techniques. Donc, c'est peut-être le plus important. Et puis je parle bien sûr des politiques actuelles de l'agriculture puisque on savait déjà ce qui allait se passer.

1:08:43 l'Union européenne qui a déjà prévu de supprimer pratiquement tout, l'agriculture indépendante, l'industrie européenne, tout ça est voué à la disparition. Donc, je parle aussi bien sûr des politiques et j'essaie d'aborder quelques-unes des solutions que nous pouvons mettre en œuvre, mais on en a parlé aujourd'hui de manière encore plus concrète que dans le livre, je pense. Oui, l'idée c'est de devenir clairvoyant, de donner les clés pour apprendre à décrypter, anticiper, lire ce qui se passe avec les nouveaux événements, un nouveau contexte et toujours les mêmes mécanismes à l'œuvre. Voilà. Et aujourd'hui, j'irai presque un tout petit peu plus loin. je pense qu'il s'agit simplement de retrouver en soi les clés du discernement parce que nous les avons. Si nous sommes capables de retrouver tout ce qu'on a évoqué aujourd'hui en terme de côtoiement entre le bien, le mal et cetera, si nous les retrouvons parce qu'elles existent dans notre cœur en fait, elles nous sont redonnées par les livres de sagesse mais elles ne nous sont que redonnées. Nous portons ça en nous. Cette connaissance, nous la portons en nous.

1:09:41 Bien sûr, vous recommandez l'intuition qui est une forme d'intelligence. Oui. Alors l'intuition qui sur laquelle on ne doit pas tout baser bien entendu, quelqu'un qui aurait travaillé sur soi suffisamment pour se connaître, connaître ses dérives possibles, ses émotions dominantes et cetera. Je j'encourage très fortement l'intuition parce que l'intuition, on pourrait presque dire que c'est la voix divine en nous. Voilà. Et pour finir, pervers, ça veut dire détourner de son but initial. Oui, ça vous l'aviez appris et c'est important de comprendre. Oui. Détourner de son but initial. Donc d'une certaine manière pour que la perversion tombe et qu'elle n'ait plus aucun effet sur les êtres humains, il suffirait, si j'ose dire, qu'il se recentre, comme on dit dans certaines techniques de yoga ou autres, que les que chacun soit recentré dans son cœur sur ce qui est juste et ce qui n'est pas juste, ce qui lui paraît bien, ce qui ne lui paraît pas bien et qu'il refuse absolument d'en mordre, absolument quand bien même ce serait au péril de sa vie si on veut aller jusque- là. Mais en tout cas qu'il sache absolument ce qui est vrai, ce qui n'est pas vrai, ce qui est juste, ce qui est faux, ce qui est bien, ce qui est mal.

1:10:50 Un grand merci à vous, Marion Saint-Michel. Merci Stéphanie. [musique]

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