Le lecteur commencera à 38:29. Lecture hébergée sur YouTube. La vidéo ne se charge qu'au moment où vous cliquez : aucune donnée n'est transmise avant. Voir aussi sur CrowdBunker

Philippe Grégoire : l'accord UE-Australie, un accord de plus qui fragilise l'agriculture française

Agriculteur dans le Maine-et-Loire et référent national agricole du mouvement République souveraine de Francis Kousmanovic, Philippe Grégoire revient sur l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et l'Australie. Il y voit un nouvel affaiblissement de l'agriculture française, lié selon lui à la recherche de lithium australien, et plaide pour une relocalisation de la consommation.

SR Stéphanie Reynaud 4 avril 2026 · 46 min · 5 150 vues

Ce dont il est question

Résumé établi depuis l'enregistrement

Philippe Grégoire présente l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et l'Australie comme un accord de plus, après le TAFTA ou le CETA, dans une liste qu'il juge déjà longue. Il rappelle que la part des importations de mouton n'a cessé d'augmenter, passant selon lui de 30 % à un objectif de 60 %, et que le même mouvement toucherait la viande bovine. Il situe cet accord dans un contexte géopolitique qu'il décrit comme un basculement de puissance de l'Occident vers l'Asie, citant la place des banques chinoises parmi les premières mondiales.

Selon lui, l'enjeu principal de l'accord n'est pas commercial mais stratégique : il s'agirait pour l'Union européenne de sécuriser un accès au lithium australien, pour réduire sa dépendance à la Chine, qui raffinerait 65 % du lithium mondial. En échange, l'Europe laisserait entrer davantage de viande bovine et ovine australienne. Il estime que l'accord est déséquilibré en défaveur de l'Union européenne, évoquant un gain chiffré à 1 milliard d'euros pour l'UE contre 10 milliards de dollars australiens pour l'Australie, du fait notamment de la parité entre l'euro et le dollar australien.

Il relie cette situation à une crise agricole plus large : effondrement des cours du blé, hausse du prix du gazole non routier (passé selon lui de 0,60-0,70 euro à 1,40-1,50 euro le litre), et mise en jachère de terres par des agriculteurs qui ne trouvent plus de rentabilité, en particulier dans les régions à rendements plus faibles que le bassin parisien. Il évoque plus de 2,5 millions d'hectares en friche avant même le conflit en Iran, et un effondrement généralisé de l'élevage.

Face à ce constat, il met en avant la relocalisation via le réseau lesacteurslocaux.fr, adossé à la plateforme française Smart Réseau, qui met en relation producteurs, artisans et consommateurs sans passer par les centrales d'achat. Il insiste sur le rôle des maires dans la restauration collective (40 millions de repas servis chaque jour selon lui) et appelle à privilégier les circuits courts. Il défend enfin une sortie du cadre de libre-échange porté par l'Union européenne au profit d'accords bilatéraux, dans une logique qu'il rattache à la ligne du mouvement République souveraine, sans se présenter lui-même à une élection.

Points abordés

  • L'accord UE-Australie s'inscrirait dans une longue série d'accords de libre-échange jugés défavorables à l'agriculture française
  • La part des importations de mouton et de viande bovine augmenterait continuellement au détriment de la production française
  • L'enjeu réel de l'accord serait l'accès au lithium australien, pour réduire la dépendance à la Chine
  • L'accord serait déséquilibré en défaveur de l'Union européenne, notamment à cause de la parité euro-dollar australien
  • La hausse du prix du gazole non routier pèserait lourdement sur les exploitations agricoles et la pêche
  • Plus de 2,5 millions d'hectares seraient en friche en France faute de rentabilité pour les agriculteurs
  • Le réseau lesacteurslocaux.fr permettrait de relocaliser la consommation en contournant les centrales d'achat
  • Les maires auraient un pouvoir déterminant via la restauration collective pour favoriser les produits locaux
  • Une énergie peu chère et abondante serait indispensable au fonctionnement de l'économie et à l'agriculture
  • Une sortie du cadre de libre-échange de l'Union européenne au profit d'accords bilatéraux serait nécessaire selon lui

Ce résumé est établi à partir de la transcription intégrale de l'entretien, puis relu par la rédaction avant publication. Il ne remplace pas l'écoute : les nuances, les hésitations et les réserves de l'invité sont dans l'enregistrement.

« L'emploi, l'emploi, c'est des petites PME. C'est ça l'emploi. »
Philippe Grégoire 16:55 écouter le passage
« L'Union européenne, la France s'effondre de je dirais de semaine en semaine. »
Philippe Grégoire 7:27 écouter le passage
« Pour qu'un pays puisse se porter bien, il faut une énergie peu chère et abondante. »
Philippe Grégoire 30:24 écouter le passage
« Les chefs d'État n'ont pas d'amis, ils ont que des intérêts. »
Philippe Grégoire 25:57 écouter le passage

Sujets

Transcription intégrale

8 408 mots

Établie à partir des sous-titres de la vidéo, sans relecture. Les hésitations et les répétitions de la machine ont été retirées, rien d'autre. Cliquez un horaire pour entendre le passage.

0:00 Mais si les gens ils font l'acte d'achat avec la carte bleue qu'on se sert la main avec le maire de la commune et les acteurs locaux, les producteurs, là automatiquement on cont on contourne l'agroalimentaire et les centrales d'achat qui ont tué les petits commerces et qui ont tué les paysans et qui ont tué l'emploi. Parce que l'emploi c'est des petites PME. C'est ça l'emploi. [musique] Bonjour Philippe Grégoire. Je suis ravie de t'accueillir sur Tribune Libre une fois. Tu as pris un abonnement. Tu es agriculteur dans Le Men et Loire. Tu es représentant référent national du mouvement de monsieur Kousmanovic. Le mouvement qui s'appelle République souveraine. C'est bien ça. Et dans le la partie agriculture, ce qui est ton domaine de prédilection, ta passion et ton activité depuis plusieurs années.

1:07 on est d'accord. Est-ce que je t'ai bien présenté? Oui, oui, j'ai fait le tour. Enfin, il y aura encore plein de choses à dire mais on va être succin. Et consi, tu viens nous parler de l'accord UE Australie sur lequel bah on ne sait pas grand-chose mais toi tu sais beaucoup plus de choses. Est-ce que tu peux nous en parler s'il te plaît? Alors, bonjour Stéphanie, merci de m'inviter sur Tribune Libre. Donc pour les auditeurs qui écoutent, tout le monde n'est pas forcément agriculteur. Alors l'accord UAE Australie accord encore de plus. Il y a eu le TAFTA, il y a eu le CETA, il y a eu plein d'accords de libre échange,. les aux États-Unis font des accords de libre échange aussi. Il avait fait un grand accord de libre échange avec le Mexique et le Canada,. Donc tout le monde est à fond dans les accords de libre échange. En fait, on fonce tous à la catastrophe,. C'est ce qu'on appelle la fuite en avant de l'Union européenne entraînée par le commandement intégré du Ursu Lavanderlen. Donc, c'est un accord parmi tant d'autres en plus des autres h qui va affaiblir la production européenne et la production française.

2:16 Ça veut dire qu'à chaque coup on grignote. À une époque par exemple pour prendre l'exemple du mouton, çaavait démarré avec le Commonwealth. Alors au départ, on était à 30 % qu'on importait puis 35 puis 40 puis 56 puis là on va arriver à 60 % de mouton d'importé. Donc ça veut dire que le mouton bah il vient un peu d'Australie, un peu de Nouvelle-Zélande un peu et la même chose pour la viande bovine et tous les produits. Donc cet accord de libre échange, il se fait bon dans des conditions qu'on connaît géopolitique mondiale très chahuté avec le conflit qu'on connaît. En réalité, le conflit bon nous dépasse parce que comme disent certains analystes économiques, en réalité l'Occident, on a dominé le monde depuis en gros 1492 et aujourd'hui on voit bien que les pouvoirs, ils sont du côté de l'Asie, tant sur la puissance économique que sur le la démographie,. Donc c'est quand on regarde au niveau mondial et parmi les cinq premières banques mondiales, quatre sont des Chinoises.

3:19 Donc on a JP Morgan qui est le numéro 4. Donc les Américains sont en perte de vitesse, l'Europe est encore plus en perte de vitesse et dans ce bras de fer mondial avec la guerre des monnaies et la guerre du libre échange, nous l'agriculture, on est une monnaie d'échange parmi tout ça. Et pourquoi l'Union européenne, alors c'est une mauvaise nouvelle mais pourquoi malgré de lecture l'Union européenne a signé le traité avec l'Australie? C'est pas tant en tant que chiffre parce que c'est 60 milliards d'euros d'échange de part et d'autres qui vont s'échanger. Donc ça représente, ils disent ça représente 0,4 % du produit intérieur brut de l'Union européenne et ça représente 0,4 % du produit intérieur brut de la France. Donc il disent c'est des faibles, c'est des faibles montants. Oui, peut-être, mais c'est un appel d'offre toujours pour remplacer la production française bovine, du sucre, un peu, du vin et des moutons pour vendre un peu de voiture allemande, un peu de un peu d'industrie de la pharmacie, des voitures, principalement ça. sur le commerce. Mais en réalité pour moi ça va au-delà de ça, c'est que dans le combat géopolitique, géostratégique des chefs d'état et du gouvernement, comme il y a un bras de fer et on sait que les Chinois ont déjà gagné la bagarre, on est dépendant de plus en plus des Chinois. Les Chinois produisent et maîtrisent 40 43 % des produits manufacturés dans le monde,. Petit outillage ou autre, on voit bien tous les magasins que ça soit de jouets ou autres, on est envahi par du mad. Et donc le lithium, on ne peut pas se passer du lithium. Alors le lithium, il sert pour les batteries, il sert pour

5:09 l'électronique, il sert énorme. On fait tout avec le lithium, le caoutchou, le voilà. Bon et donc comme il contrôle, il raffine 65 % du lithium dans le monde chinois. L'Union européenne a dit, ce qui n'est pas forcément idiot d'ailleurs, mais ça résout pas le problème, on va pas mettre tous les œufs dans le même panier. Donc comme l'Australie, ils ont du lithium, on va faire un accord de libre échange avec l'Australie pour récupérer du lithium,. Et nous, bah on va laisser rentrer pour l'agriculture de la viande bovine, de la viande vine principalement. Sauf que ces accords-là, ils sont totalement déséquilibrés. Totalement déséquilibrés. Ils vont continuer avec les autres traités signés avant de nous appauvrir. Donc c'est 33 % de plus d'exportation pour nous, l'Union européenne, donc pharmacie, voiture et tout. On va exporter 33 % de plus envers l'Australie, par rapport à ce qu'on faisait avant. Donc nous, ça été chiffré. L'Union européenne, pas la France, l'Union européenne va gagner en soldet 1 milliard d'euros. Voilà ce qui a été chiffré. Eux par contre en gain, ça va être 10 milliards de dollars australiens qui vont gagner. Pourquoi?

6:25 parce qu'en plus de l'accord de libre échange, faut jamais oublier la parité des monnaies. Nous pour 1 € faut 1,llar 65 australien à peu près. Donc eux comme ils ont une monnaie qui est bien adaptée à leur économie, une monnaie qui est on va peut-être prononcer le mot sous-évalué, ils l'ont sous-évalué leur économie pour que leur leur population vivent avec un niveau de vie en parité du pouvoir d'char pas trop déséquilibré par rapport à l'économie du pays. Donc en baissant légèrement leur monnaie, ils sont forts pour exporter parce que ils sont placés et nous avec un euro fort, trop fort, nous on est déséquilibré, on peut vendre que des rafales ou que du haut de gamme des voitures allemandes. Donc voilà, ça résume le truc. Donc en fait pour moi l'axe principal, d'abord on le voit bien dans les communiqués, j'ai creusé un peu, c'est bien le lithium. Certes, c'est les voitures un peu et tout, on est d'accord mais c'est surtout le lithium. Donc ça veut dire que toutes ces terres rares qui sont principalement en Chine et on se rend dépendant.

7:27 L'Union européenne, la France s'effondre de je dirais de semaine en semaine. Alors que nous du lithium j'ai été voir on en a dans l'allié, on en a dans le massif central, on en a du côté de Strasbourg et il y en a au Portugal en Europe. Alors pourquoi on l'exploite pas? J'ai pas la réponse Stéphanie. Je pense que nos hommes politiques, il y a pas de pilote dans l'avion au niveau européen, c'est une catastrophe. Au niveau français aussi, il y a pas de pilote dans l'avion et c'est le sucide collectif du projet européen. On va pas se mentir. Alors si on se réveille pour ouvrir des mines dans 2 ans, 3 ans ou 5 ans, bah il y a longtemps que les trains ils seront passés,. Enfin, je veux dire, mais qu'est-ce qu'on attend? Qu'est-ce qu'on attend? Il va nous coûter très cher ce lithium. Ah oui évidemment parce qu'on va être dépendant des autres. le problème du libre échange tel qu'il est là he là moi je parle d'agriculture mais l'industrie c'est encore plus important en terme de d'emploi national sans usine de chaussur de vêtements de voitur de si on fabrique plus rien on est mort on crée du tertiaire c'est à l'image de l'Union européenne d'ailleurs parce que on a trop de tertières dans la richesse produite. On manque de service public à l'hôpital, tous ces secteurs là, mais après on a trop de bureaucratie dans les strates administratif qu'on a.

8:46 Il faudrait revenir sur ce qui fonctionnait avant. La commune, le département, l'État. Là, on a la commune, la communauté de commune, les régions, les comités de pays, des organismes. Voilà. Donc on a créé une toile d'araignée tertière phénoménale avec des normes plutôt au-dessus de la moyenne quand même de ce qui se pratique. Alors en faut des normes mais voilà après faut pas que des gens qui fabriquent qui construisent ou qui mettent en place des normes et qu'on fabrique plus de voiture, plus de masque, plus rien. Enfin, je veux dire faut un peu réfléchir. Et vous avez demandé au décideur pourquoi il refuse de mettre en place des mesures pour exploiter le lithium en France? Non, ça j'ai pas la réponse. Ça j'ai pas la réponse. Alors, certains nous disent que c'est pour des raisons environnementales. C'est sûrement un peu vrai. Pour moi, il y a pas que ça. Il y a une absence de stratégie long moyen terme et c'est des gens on pourrait presque croire que l'équipe de Vlen Layen et les autres et nos députés européens parce qu'attention, il y a des Français là-bas au Parlement européen, on se demande s'ils ont pas été missionnés pour couler l'Union européenne. Donc là avec des mesures comme ça, bah il est clair que on s'appauvrit, on va plus avoir d'industrie,. Ça baisse, on est descendu à 9 % au niveau industriel et au niveau agricole, bah au niveau agricole la crise était déjà là avant puisqueil y avait plus de 2 millions d'agriculteurs après la guerre.

10:15 On est moins de 400000 là déjà avant le conflit en Iran, je dis bien avant le conflit en Iran qui est très grave parce que le nous on a du GNR gazoile non routier. C'est du c'est le gasoile le même pour ceux qui connaissent pas que vous prenez dans votre voiture sauf qu'au lieu d'être blanc il est rouge. Il est coloré rouge. Voilà donc on le touchait on va dire allez ça arrivait qu'il soit à 0 mais 0,60 c'est quand même le prix très bas. Il était plutôt autour de 0,70 0,80. D'accord. Là, il est rendu à 1,40 €. Il arrive à 1,50 €. Je parle pour les agricules d'or. Faut bien comprendre qu' un tracteur ça va être 30 40 L à l'heure. Ça va être 400 L quand on rentre dans les travaux des cultures. C'est le cas. Un tracteur, ça va être entre 3 et 500 L par jour. Par jour. Par jour. Donc sur des consommations comme ça, c'est un peu comme les pêcheurs qui partent en mer.

11:13 J'étais en contact avec un pêcheur hier, il me disait pour faire il part 15 jours en mer, lui faut lui 18000 L de GNR comme nous. Donc 18000 L pour 15 jours. Il m'a dit moi je vais pas prendre la mer longtemps. Il a dit le bateau il va rester à qu et nous c'est le cas les tracteurs qui restent dans les enerres. Alors avant, ça c'est important ce que je vais dire avant le conflit là avec l'Iran, bon et bien déjà on a plus de 2500000 hectares en friche. Les gens ne cultivent plus les terres parce que économiquement se met un blé, un tournesol ou un maïs,. Il y a plus de charge qu'il va y avoir de recette parce que avec le libre échange, les cours mondiaux se sont effondrés du blé. Les cours mondiaux avec les spéculateurs Chicago, les voilà la spéculation, on a des blé on a des blé à 160 € la tonne, 180 € la tonne. Il faudrait qu'il soit minimum, j'ai bien dit minimum à 280 à 300 € la tonne en conventionnel, en bio, faut qu'il soit à plus de 400 et ils sont en dessous 200.

12:18 Donc qu'est-ce qui se passe? C'est facile à comprendre. Les gens qui sont autour de Paris, je schématise, autour de Paris dans les Hautes France, dans les plaines de camp, ils ont la pour la plupart des rendements en blé, on prend le blé ou le maïs, ils ont des rendements au-dessus de 8 tonnes à l'hectare, au-dessus de 80 quintaux par hectare, entre 80 et 110, il y en a même qui font 120. Bon, dans le reste de la France, au sud de la Loire, les Charles, le Ménéloire, toutes ces régions-là, on est entre 45 et 65 un taux, entre 4, ton5 et 6,5 à l'hctare. Donc comme les charges, elles sont les mêmes, parce que pour semer un hectare de blé, qu'on soit dans la somme ou qu'on soit dans le bas des deux sèvres, faut toujours un tracteur, une charrue, de la semence, des phyositaires, des engrais, une moissonneuse batteuse pour faire la récolte. C'est la même moissonneuse batteuse,. Donc les charges de structure sont les mêmes. Donc tous ceux qui sont dans des régions avec des rendements faibles, ils ne remettent plus en culture. Et là, je peux annoncer aujourd'hui des gens qu'on parmi des gros agriculteurs qui sont en même temps entrepreneurs qui ont jusqu'à 1500 hectares, des gens qui ont 200 hectares, 150 hectares, 180 hectares, ils ne vaut ils ne vont pas remettre en culture au printemps, c'est-à-dire les tournesols, les et les maïs grains pour l'automne, les blé, je sais pas. Mais ils vont pas remettre en culture, ils vont mettre en ja, donc les terres elles vont rester nu. Vous allez passer en voiture, vous allez voir des terrains qui sont plus exploités. Vous allez dire tiens, qu'est-ce qui se passe? Il est malade le terrain, il est plus non, il est pas malade. C'est que l'agriculteur, il a compté que si il met il implante sa culture à la fin de l'année, quand il va récolter, il va aller trouver la banque, il va lui dire il me manque 20000 ou 30000 €. Il me faut un prêt de trésorerie. Et là la banque elle va lui

14:08 dire bah attendez monsieur vous avez mis en culture avec votre culture vous avez mangé 20000 € dans votre exploitation. Nous, il est pas question qu'on vous refinance,. Faut changer votre stratégie. Donc les gens, ils prennent peur et ils mettent plus en culture. Et dans les élevages, c'est la même chose,. On voit bien l'effondrement de l'élevage, tout est généralisé. Donc là, on est dans un effondrement global, moi je dirais, de toute la production agricole, non seulement française, mais européenne. Alors, sachant que c'est des emplois non délocalisables, l'agriculture, on peut pas être on peut pas se délocaliser. On n'est pas mobile, on est sur un territoire où on produit. Donc nous, pour répondre à ça, parce que faut pas que j'oublie, c'est très important. nous on essaie de communiquer. Hier, j'étais avec un restaurateur et j'essae, on a une chaîne locale, on a une chaîne locale avec un réseau 100 % français qui nous donne un coup de main. Il faut que les gens aillent sur internet et qu'il tapent les acteurslocaux.fr.

15:04 Et il y a un label français de constitué qui s'appelle ulco.fr. Donc tapez lesacteurslocaux.fr. Là vous allez retrouver des gens qui témoignent en TV locale. Donc la TV locale elle va se balader dans toutes les villes de France. C'est les gens eux-mêmes qui s'enregistrent ou moi ou le patron qui a créé ça qui va enregistrer les gens. Et ça met en lien les bouchers, les boulangers, les paysans qu'on vend des fraises, des canards, des cochons, des yaourts. On sait queil y a un producteur qui vend des yaourts ou des cochons dans telle ou telle commune. Après, les consommateurs, ils font leur acte d'achat, oui ou non? mais il faut aller sur les acteurslocaux.fr. Parfait. C'est très bien. Oui, c'est ça. C'est ça. Donc il travaille avec réveil des terroirs. Voilà. Exactement. C'est exactement ça. Alors ça c'est pour dire que face à l'Union européenne, face à la débilité de l'Union européenne des décisions, alors il y a pas cursé la vende, elle est pas toute seule mais c'est une catastrophe. Il faut essayer de relocaliser parce que je pense que nos politiques sont à la rue ils sont à la rue et je pense que ça reviendra du local, ça reviendra de la base de nous des communes comme le dit aussi Étienne Choin. Étienne Cho il dit "Reprenons-nous en main à partir de la commune." Et là se reprendre à partir de la commune, nous on communique. Moi je tous ceux qui m'appellent, je dis "Voilà auprès de ma commune, il y a lui il vend des poulets, lui il vend des canards, lui il vend du lait. rentrer en contact avec lui. Alors après les gens ils sont d'accord ou pas d'accord mais si les gens ils font l'acte d'achat avec la carte bleue qu'on se sert la main avec le maire de la commune et les acteurs locaux les producteurs, là automatiquement on cont on contourne l'agroalimentaire et les centrales d'achat qui ont tué les petits commerces et qui ont tué les paysans et

16:54 qui ont tué l'emploi parce que l'emploi c'est des petites PME. C'est ça l'emploi. Donc on renforce le local, la puissance du local est à ne pas sous-estimer. Ce n'est à pas sous-estimer du tout, sachant que le local avec les acteurs locaux avec tous les élus qui vont jouer le jeu. Alors nous ce qu'on va faire parce que c'est à politique à syndical. Nous dans cette chaîne TV, on va dire voilà le maire de telle commune il se trouve qu'il est Rassemblement national, il a joué le jeu parce qu' attention l'élu il a un pouvoir, on parle des consommateurs mais l'élu soit Rassemblement national, Parti socialiste, France insoumise ou Macroniste, on s'en fout. Nous ce qu'on veut c'est que le maire de la commune, la restauration collective c'est 40 millions de repas qu'on se met chaque jour sur les 24 millions qu'on consomme nous les Français chaque jour. Il y en a 40 millions, c'est les Épades, les cantines scolaires et cetera. Là c'est le maire même queil y a une communauté de commune, alors il y a des délégations, mais le maire il a un pouvoir. D'accord? Si le maire il décide sur les 40 millions de repas servis par jour de là du coup de jouer le patriote 100 % français de s'approvisionner localement. Alors localement, ça peut des fois être à 80 km parce qu'on trouve pas tout toujours dans les communes autour. Mais s'il joue le jeu local 100 % français, bah le problème du poulet d'Ukraine, le problème de l'Australie, le problème du mercred, on va déjà le réduire, on va le garder parce que les centrales d'achat, le CLR, rue, tout ça, ils vont continuer d'importer ces prix, ces produits là pour faire baisser les prix, ça on le sait. Mais nous déjà essayons de nous prendre en main et que dans la cantine de notre village la viande soit française, les yaourt il soit français, les asperges soient françaises, le les avocats, j'ai croisé quelqu'un dans ma commune l'autre

18:45 jour, j'ai dit essaie de te renseigner d'où viennent tes avocats et il s'est il a pas fait attention, il venait du Chili. Bon voilà. Donc ça c'est des choses qu'il faut qu'on améliore. Ça ça demande pas beaucoup d'efforts. Il faut qu'on l'améliore ça. Hm. On peut même partager, faire savoir, faire circuler et faire les secteurslocaux.fr. Tout à fait. C'est très bien. Voilà. Et alors ce qui est bien dans cette c'est un réseau 100 % français. C'est quelqu'un il y a pas de publicité, c'est important. Il y a pas de publicité. Voilà. Son modèle économique ne se finance pas par la publicité. Donc là du coup lui on va dire c'est un petit concurrent mais on va le dire quand même de Facebook, YouTube, TikTok et tout ça. Et ce qui est bien c'est que la boulangère ou l'agriculteur s'il le souhaite il y a une TV locale à sa disposition parce que ça fait ça fait médiia local en même temps. Donc soit il s'enregistre avec son téléphone, soit nous on se déplace ou le délégué du département il se déplace et il le filme. C'est le cas de toute façon. Il y a des émissions, il y en a qui passent, il le filme et la personne a dit "Voilà, je suis agriculteur, j'ai des colis de viande et en plus il y a une boutique he il y a une boutique qui affiche tout dans le réseau dans ce média, le prix des colis et tout. Et en plus de ça, comme il y a un partenariat avec les acteurs locaux, on peut avoir des conciergeries.

20:08 C'est-à-dire que si les gens travaillent dans des grandes villes, en rentrant chez eux le soir, ils peuvent récupérer les colis de viande ou les yaourts chez un artisan commerçant qui est dans le réseau qui lui peut-être a un magasin de commerce qui vend autre chose mais qui va stocker les colis et ça va être du gagnant du partenariat pour qu'on consomme local et qu'on arrête de prendre des poulets par exemple d'Ukraine. Voilà et c'est ça le patriotisme français revenir tout ce qu'on peut faire là. Je dis pas qu'on fera du 100 % mais si on reprenait déjà une partie en main de notre souverain. Oui, c'est ça. C'est le média smart réseau,. C'est un média qui a plus de 10 ans, 100 % français. Et donc l'idée c'est de se connaître entre nous parce que souvent même moi, je dois l'avouer, autour de chez moi dans les communes, je ne sais pas avec précision qui vend de la viande, qui vend des yaourts, qui fait du fromage de chèvre. on se connaît un peu mais il y a des fois des nouveaux installés ou des renouvellements dans les exploitations.

21:07 Hm. Et il y en a qui ont pris la suite d'agriculteurs que je connais souvent nous on se connaît tout le t on va dire les plus anciens mais les nouveaux qui arrivent. Moi par exemple il y a un paysan boulanger qui s'est installé pas très loin de chez moi. J'étais pas au courant. Donc le paysan boulanger, bah il peut faire une émission, il dit voilà moi je suis paysan boulanger dans le ménénoir, voilà mon travail, il se filme et tout et puis ça permet aux gens après si les gens veulent pas y aller, ils y vont pas mais ils vont au moins savoir qu'il existe. D'accord. C'était des mises en lien efficaces. Voilà le pouvoir du terroir, on pourrait le dire comme ça. Ah oui, parce que là le bulletin de vote, c'est l'acte d'achat. Comme avait dit Coluche, il suffit d'arrêter d'en acheter pour plus qu'ils en vendent. Ah bah le l'acte d'achat et à contrario le boycotte sont beaucoup plus puissant j'imagine que le bulletin de vote qui parfois Oui. Alors du coup moi quand je m'efforce parce que faut prendre l'habitude quand je fais mes vidéos, je passe directement par ce réseau 100 % français. Donc je passe par le réseau des acteurs locaux qui est la plateforme du réseau social Smart Réseau. Donc je démarre par là. Après je la mets ma vidéo sur Facebook et YouTube parce que j'ai une chaîne YouTube et puis parce que historiquement j'étais là. Mais le point de départ de mon enregistrement, j'essaie de passer par le réseau français parce que quand on se dit qu'on veut être patriote et qu'on veut reprendre notre souveraineté, s'il existe un réseau français, autant essayer de le faire travailler déjà.

22:40 Il faut le prouver. Ce sont les actes qui font la différence effectivement. Voilà. Alors donc pour reprendre sinon ce que j'ai dit, bah les accords de libre échange, c'est un de plus parce que il y a l'absence de stratégie politique long moyen terme ou où absence de stratégie ou volonté alors là c'est encore plus grave volonté de nous couler de couler l'Union européenne de nous appauvrir et là moi je suis inquiet parce qu'on voit bien que les puissances économiques se déplacent vers l'Asie. On voit la puissance des bricks he quand même. Chine, Brésil, Inde. Là là on est nous la France, on est tout petit. Donc si on n'est pas capable pour répondre au au à l'ingérence et puis au à la politique catastrophique de l'Union européenne, il faudrait rapidement sortir de ce carcan, faire un partenariat et des des accords bilatéraux avec un groupe de pays avec qui on a des intérêts, où on a besoin de pétrole, où on a besoin de gaz, où on a besoin de peut-être de matière première aussi de terre rares,. On peut faire des accords bilatéraux avec 4 ou 6 ou 12 pays, mais nous, la France, sans passer par l'Union européenne, il faut sortir de ce trucl,. Et on reprend nos intérêts pour garder notre nation parce qu'autrement, bah le peuple français il s'apauvrit. Parce que en réalité ce qu'on a fait c'est qu'on a essayé d'aller dans l'agriculture he mais dans l'industrie aussi en agriculture on a essayé de baisser nos prix. On a dit on va nos prix on va réduire le modèle social on va tout baisser le plus bas possible. On va baisser notre coût de production parce que dans une économie il y a trois leviers. Il y a le coût de production, il y a le taux de change et il y a le comportement de marge dans la filière des acteurs de la filière. Ça c'est déterminant. Et donc

24:30 nous, on a baissé nos coûts de production pour aller exporter au Canada, en Chine, des produits agricoles, en Ukraine, prendre des marchés LDC est rendu dans les pays de l'Est, le groupe LDC, le leader européen français qui est dans la sarque pour prendre des parts de marché, il est au Portugal, il est partout. Bon et en baissant notre coût de production, on s'est appauvri, on a appauvri la paysanerie, voilà, pour aller chercher des marchés à l'extérieur. Donc, on est dépendant de la demande des autres qui eux sont sur un marché mondialisé et ils comparent nos prix du poulet, du lait ou des yaourts avec le prix d'un yaourt aux États-Unis ou en Nouvelle-Zélande, tirer tout le monde vers le bas,. Et donc, on a diminué le nombre d'agriculteurs parce que nous, on narrive pas à suivre à ces prix là. Et donc après comme on a effondré nos productions, la viande bovine, le mouton, les fruits et légumes et cetera, et on est dépendant la France après comme on produit de moins en moins, on est dépendant de des importations. Donc les importations dépendent du revenu national et nos exportations dépendent de la demande des autres. Et la demande des autres, elle est soumis à un prix tiré vers le bas, elle est soumis où ils n'en ont rien à des normes. Nous, on veut des normes européenne, on veut quelque chose de très propre, très respectueux et tout. faut bien imaginer que les Chinois ou les Américains, ils en ont rien à de ça. Eux, ils regardent le prix. C'est la guerre économique, la guerre commerciale. Les chefs d'État n'ont pas d'amis, ils ont que des intérêts. Et on le voit bien avec Trump, c'est le rapport de force. Trump en fait c'est un rapport de force qui fait parce qu'il voit que l'Amérique est en perte de vitesse. Ça s'est désindustrialisé.

26:08 Donc c'est des rapports de force. Et nous là-dedans, on a l'impression qu'on est des bisous nours avec quand on voit Emmanuel Macron ou Gabriel Atal, on a l'impression d'être dans une cour de récréation. Donc le l'argument, le lithium, c'est pour des raisons environnementales, mais on pourrait leur rétorquer finalement vous préférez qu'on pollue d'autres pays? C'est ça. C'est ça. Donc ça ne tient pas debout. Si on tient réellement à la planète, que ce soit un point X ou un point Y, les question environnementales restent les mêmes. B les questions environnementales, elles sont importantes. Mais comme le disent souvent des économistes type Alain Juillet, on ne peut pas imposer au reste du monde, nous l'Union européenne des normes soi-disantes indispensables à la vie de l'humanité. On ne peut pas imposer des normes à des continents comme les Américains, les Chinois, les Brésiliens.

27:03 On peut pas, on n'est pas le leadership, on n'est pas le gendarme du monde, on peut pas imposer aux autres. Donc si on est dans l'excès de normes, bah déjà qu'on a perdu, on va tout perdre. Il va plus rien nous rester. Il va nous rester plus que du tertiaire. On va bien noter derrière des ordinateurs. Non, mais on peut imaginer donc que cette question environnementale n'est qu'un prétexte pour ne pas développer ce cette exploitation du lithium en fait. Oui, on peut Oui, ça peut être un prétexte. Oui, parce que finalement on l'importe en circuit long en plus. Donc si on est vraiment soucieux de l'écologie, c'est encore moins futé d'aller le chercher très loin. Bien sûr. Alors ce qu'on peut rajouter Oui. Ce qu'on peut rajouter aussi, c'est que dans la mesure où un projet relève de l'intérêt national de la nation, que ça soit du pour faire des mines de lithium, que ça soit pour créer des nouvelles chaînes de voiture, que ça soit pour les biocarburants ou d'autres choses, quand il y a des projets comme ça stratégiques où relancer l'énergie, qu'elle soit nucléaire ou autre, là c'est des projets pour la protection de la population, la souveraineté de notre nation,. la vie de la nation française qui en découle là. Il devrait être pris des décisions gouvernementales, des décrets d'urgence pour lancer ces grands chantiers mais que le que les permis de construire ils prennent pas 10 ans parce que là c'est l'enjeu de la nation qui est derrière. Moi je vois des alors je dis pas que la Chine tout est parfait c'est pas ça. Mais eux quand ils ont des stratégies industrielles, ils mettent pas 10 ans à réfléchir et 10 ans à construire le projet. le projet il démarre, il est mis en route tout de suite.

28:49 Donc on peut se poser des questions sur les intentions de des personnes qui dirigent l'Union européenne finalement et c'est valable aussi pour le la hausse des coûts de l'énergie qu'on est en train de subir de plus en plus. Alors la hausse du coût de l'énergie de toute alors déjà la situation était grave en agricole avant je l'ai dit il y a plus de 2500000 hectares en friche déjà les gens que je connais en céréales et même en production d'élevage malgré la hausse du prix la hausse du prix ne veut pas dire la hausse de la marque malgré la hausse des prix qu'il y avait eu un peu dans la viande bovine un peu ovine un peu en production laitière mais il a rebaissé le guilet malgré les quelques hausses qu'il y avait eu la margeette allait loin de combler tous les retards qui ont été pris et la hausse de de tous les intrans et tous les coûts de la construction. Donc en réalité la ferme France est sans terre de jour en jour. Plus ça va, moins il y a de gens qui vont investir dans ce domaineelà parce qu'il y a pas de retour sur investissement.

29:47 H ça veut dire qu'on est en train de perdre l'arme alimentaire et perdre notre souveraineté l'arme alimentaire. C'est très grave parce que là on dépend comme je le disais par nos exportations qu'on a voulu faire à Touva de la demande des autres mais bientôt on dépend, on l'a vu pendant le Covid de la fabrication de masque des autres et bientôt on va dépendre de l'alimentation produite par les autres parce que le problème qu'on a c'est que en Europe mais si on revient sur la France nous on avait une avance un moment donné avec le nucléaire on a repris du retard à nouveau. Pour qu'un pays puisse il faut une énergie peu chère et abondante. Il faut une énergie peu chère et abondante. S'il y a pas une énergie peu chère et abondante, il y a pas d'agriculture, il y a pas de production, il y a pas d'usine, il y a pas de Michelin, il y a pas il y a rien. [grognement] Faut Tu as dit pour qu'un pays se porte bien, c'est ça? pour que le pays se porte bien économiquement et qu'il y a un produit inférieur brut et que le la consommation des ménages fonctionne et queil y a un roulement économique dans le pays avec un faible taux de chômage et un faible taux de pauvreté, il faut une énergie peu chère et abondante parce que l'énergie ça représente au niveau mondial que 3 % 3,5 % de la richesse. Mais sans énergie, il y a pas de voiture.

31:12 sans énergie, il y a pas de train. sans énergie, il y a pas d'avion, il y a pas nous on démarre pas le tracteur. Donc sans énergie peu cher et abondante, toute l'économie est paralysée. Et donc là, on va vers quelque chose qui est assez catastrophique sur le plan économique. Oui, je pense parce que alors là déjà les prix al je parle que du gazoile en fait, on devrait pas parler que du gazoile parce que qui dit pétrole dit plastique. Les emballages, ça entraîne tout. Voilà. Mais sur la logistique, le coût des transports, le coût des transports rien que par l'augmentation du gaz du gazoile de l'essence, mais c'est phénoménal. Le groupe Stef, la société et les camions frigo qu'approvisionne Ringis et toutes les grandes villes, c'est 100000 livraisons par jour en Europe. 100000 livraisons par jour en Europe, rien que ce groupe là, Stef. Donc inutile d'imaginer le coût du gazoile sur voilà d'où l'intérêt de revenir les des vers les acteurs locaux avec les associations comme SOS Mus où on dit faut relocaliser au maximum tout ce qu'on peut trouver dans un rayon. Alors si c'est dans un rayon de 5 km c'est bien. Si c'est dans un rayon de 20 km vaut mieux faire 20 km que de faire venir le poulet d'Ukraine de toute façon. Et là on a une carte à jouer parce que là on coche toutes les causes la logistique, le coût du transport, le gazoile, des emplois non délocalisable et si les gens gagnent leur vie sur les territoires derrière il y a des coiffeuses, il y a des infirmières, il y a des hôpitaux, il y a des écoles, il y a des crèches, il y a toute une économie locale. Si l'alimentation ou l'industrie vient des pays qui sont à 5 ou 20000 km de chez nous, c'est la désertification.

33:00 vont se retrouver au chômage. Mais en fait, il suffirait d'une volonté politique. C'est quand même assez simple à comprendre. Oui, il y a il y a une photo qu'on pourrait même si on peut pas totalement la comparer, c'est un peu ce qu'a fait la Suisse. La Suisse, ils ont un peu fait ça. Alors, on va me dire "Oui, c'est un petit pays machin, ils font pas partie de l'Union européenne, mais le la Suisse a un peu fait ça. Ils se protègent, ils ont un protectionnisme, on va pas se mentir,. Voilà. Hm. là, c'est intéressant cette histoire de souveraineté numérique. Est-ce que tu veux en dire deux mots sans transition la souveraineté numérique, le média 100 % français là qui a été créé il y a 11 ans maintenant, ça doit faire la 11e année. Et là, ça permet de mettre en relation tous les acteurs locaux, artisans, commerçants, agriculteurs pour que les gens puissent vendre leurs produits. Et donc c'est à politique. Donc comme je l'ai dit, les gens qui passent, c'est comme une équipe de foot. Il y a 11 joueurs, ils n'ont pas tous les 11 joueurs qui étaient hier soir sur la pelouse, ils ont pas tous voté Macron ou tous voté Marine Le Pen.

34:02 C'est une équipe, c'est un collectif pour entraîner l'équipe de France. Et là l'équipe des acteurs locaux et il y a des gens qui d'ailleurs vote plus. Il y a des gens qui vont plus voter parce qu'ils sont écœurés et il y en a d'autres qui peuvent voter le PS, d'autres les Républicains et cetera mais les acteurs locaux ça dépasse ça. C'est la reprise en main de notre souveraineté de garder nos territoires queles que soient nos opinions religieux ou politiques. c'est de dire on maintient nos territoires, on maintient notre hôpital, on maintient nos écoles, on maintient tout ce qu'on peut maintenir parce qu'après bien au-dessus de nous, il y a les décisions géopolitiques, géostratégiques qui se jouent entre les Chinois, les États-Unis, les grands acteurs de ce monde, la Russie, Poutine et nous, l'Union européenne là-dessus, on est la politique européenne, elle est désastreuse vis-à-vis des acteurs économiques mondiaux. On voit bien les conneries que continue de faire l'Union européenne. Donc nous si on peut se sauver le plus vite possible et reprendre notre souveraineté, notre indépendance et dire nous la France on va pas la brader sur l'hôtel de l'Union européenne, on n jamais donné mandat à Ursulau la Vanderlenn pour détruire nos territoires et détruire nos emplois. On n jamais donné ce mandat là.

35:16 Ce mandala, c'est bien joli comme jeu de mot. oui. Ouais. avec monsieur Kousmanovic, vous en êtes où avec le mouvement? Ah bah lui on traverse une chaîne fréquence populaire sur lequel je passe régulièrement où il informe justement le l'idée de revenir sur un état souverain, la souveraineté avec une partie de l'économie qui reste du service public. Je pense à l'hôpital, la sécurité, l'éducation et puis après le reste, bah il y a une partie privée. Les PME doivent rester privés. Il faut garder la concurrence, c'est utile. Faut des deux dans une économie. Faut du public pour protéger les gens qui puissent se faire soigner, se faire opérer, aller dans les épades et vivre dignement à la fin de leur vie. Et puis il faut une partie en produits intérieur brut français, une partie compétition avec des PME qui elles sont privées qui sont privées et qui apportent qu'apportent un plus à à l'économie française mais en compétition franco-française pas comparer un plombier français avec un plombier polonais ou australien parce que ça pas de sens. Donc faut revenir sur le patriotisme français. Il y a beaucoup de choses qu'on sait faire. On est compétent les Français. Il y a beaucoup de choses qu'on sait faire.

36:37 Mais faut nous laisser avec notre souveraineté. Ce n'est pas l'Union européenne de dicter à la France ce qu'elle doit le faire. Après, les investissements à plusieurs pays, ça peut se faire avec aérospatial, avec Airbus. Là, on peut faire une coopération et un partenariat avec d'autres États membres parce qu'on peut pas aller seul dans la recherche pour aérospatial, ça demande trop de moyens. Et ça c'est un partenariat avec plusieurs pays. C'est pas un mariage absolu meilleur et pour le pire. On n pas à être sur le commandement intégré d'Ursula Vlagen. Hm. Comment vous allez accéder au pouvoir par les élections en en essayant de convaincre les gens justement comme le dit très bien Étienne Chouir de repartir de la base et d'expliquer au à travers les acteurs locaux et à tous les gens qui sont les pieds sur terre qui sont pas des rêveurs mais qui sont des gens qui travaillent au jour le jour que sont des menuisiers des plombiers tout tous ces des métiers indispensables, les aides soignantes, les infirmières, les gens qui sont sur le terrain tous les jours et qui voient les désérances de notre pays, la le fait que le tertière a pris trop d'importance, faut plus de temps à remplir des rapports d'activité qu'à faire le travail. Donc sortir de ce schéma et puis expliquer qu'il existe une autre voix qui est la voix de la souveraineté et la coopération après entre les États qui est l'OIC, l'Organisation internationale du commerce et non l'OMC parce que l'OMC c'est le libre échange donc c'est le rapport de force de la brute contre les plus faibles alors que l'OIC

38:29 c'est l'organisation internationale du commerce où on fait de la coopération entre les États des accords bilatéraux au coup par coup avec les pays avec lequels on a des intérêts. Et s'il y a des accords qui sont en notre défaveur, sur 10 accords, s'il y en a deux en notre défaveur, il va quand même en rester hin que là aujourd'hui avec l'Union européenne, il nous entraîne dans une course infernale du libre échange où en fait on brade notre agriculture, on brade notre industrie, c'est alstom, c'est technique, c'est tout. On est en train de se faire laminer. Vous comptez vous présenter à quelles prochaines élections? Ah moi je je me présente pas, je suis moi je suis référent agricole agriculteur dans le Ménénoir. Donc moi je reste agriculteur et puis moi j'apporte du conseil et puis j'essaie d'informer les gens localement dans tous les départements français et je conseille quand les gens me demandent les agriculteurs qui sont en difficulté. Voilà. Mais moi je pour l'instant je j'ai pas été demandé pour aller aux élections et il y a des gens plus compétents que moi.

39:37 Il y en a qui se présent. C'est ça ma question. Est-ce qu'il y a des gens du mouvement qui se présentent à quelle élection prochainement? Bah la prochaine élection, je suis pas au courant de ce qui est prévu pour les prochaines élections. Les prochaines élections, c'est les élections présidentielles. Et là, j'ai pas de d'information sur quelles sont les lignes données par le mouvement souverainiste de George. C'est le moment venu, je pense, au mois de septembre où où il y aura peut-être soit des consignes de vote ou des gens qui vont aller se présenter. Mais attention, là, c'est la présidentielle,. Oui. Voir les signatures, les 500 signatures. présidentiel, faut 500 signatures, faut déjà les avoir. Faut des moyens financiers énormes, faut être médiatisé. Donc les médias vont finance que les grands partis, les gens très connus. Donc l'élection présidentielle c'est très compliqué. C'est la raison pour laquelle avec les acteurs locaux, nous on rencontre les élus, les maires pour leur demander au maximum de relocaliser notre alimentation. Là, on est sûr qu'on va être plus ou moins entendu, mais c'est local. Les gens sont abordables,.

40:43 Voilà. Il y a pas besoin d'avoir 500 signatures pour aller voir le maire de la commune, mais pour aller à l'élection présidentiel là, là c'est la montagne. C'est une grosse montagne devant nous. C'est assez inaccessible. Ah oui, c'est pas par hasard peut-être. Non. Alors après nous à travers les acteurs locaux enfin moi par rapport au travail que je fais, je me gênerai pas comme à chaque élection de faire pression et de rencontrer les candidats à l'élection présidentielle. Mais tous qui soient petit ou qui soit crédité de 30 % ou de 2 %, moi je le fais à chaque fois et je continuerai de le faire. je les rencontre tous pour dire leur dire les enjeux agricoles qu'on peut pas rester dans l'Union européenne telle qu'elle est là et les propositions concrètes. Donc le commerce sur la base de la coopération est relocaliser et adapter le modèle agricole sur les territoires. Ce qui répond au problème de l'irrigation, le problème des bassines. Ça, on a les réponses à ça. Faut que les agriculteurs, il a du revenu. au plus qu'il ait 4,50 € sur 100 € TTC, faudrait qu'il ait au moins 15 € sur 100 € TTC,. Et il est pas normal que la distribution et la transformation ramasse 70 € sur les 100 €. Voilà. Donc ça moi qui quels que soient les partis politiques, même si dans notre camp souverainiste, on soutient plus telle ou telle personne, moi comme je suis référent agricole, ça va pas m'empêcher d'aller voir Édouard Philippe, Jordan Bardellin, peu importe Bruno Rotaillot, peu importe. Moi ça va pas me m'empêcher d'aller les voir ce que je faisais avant parce que j'allais à leur meeting et je prenais un rendez-vous souvent avant le meeting et on avait une petite réunion en tête à tête de 2h pour parler uniquement de l'agricole que ça soit François Aselino tous de toute

42:34 façon je les ai tous vu. Donc vous seriez aux commandes vous auriez fait comme l'Espagne vous auriez baissé les taxes sur les carburants par exemple pour soulager Oui. pour soulager. Oui. Ou ouais ouis ou soulager. Oui. Parce que là je pense pas que ça les entreprises vont tomber comme des mouches à des prix comme ça du gasoile et puis même les citoyens pour aller travailler. Alors de toute façon l'économie elle va se rétracter parce que l'argent qui va être mis dans le gasoile pour aller travailler les gens vont pas le mettre ailleurs. Donc faut savoir que dans les restaurants, la restauration, il y a beaucoup de gens en difficulté dans les restaurants. Les cafés, les tout ce qui est commerce, le c'est très morose, très morose. Le commerce des voitures aussi tout est morose parce que en fait on a un appauvrissement généralisé de notre pays on va pas se mentir.

43:29 [grognement] Si on veut vous aider, on peut adhérer, rejoindre le mouvement partout dans les régions de France et les acteurs locaux. les acteurs locaux apporter sa contribution locale en tant que consommateur ou producteur ou acteurque en tout cas. Voilà. Voilà. Et vous servez de conseil vous finalement vous n'avez hélas pas. Oui, on essaie d'orienter les gens. Ce qui est important, c'est qu'avec la TV locale, le la personne qui va vendre des côtes de bœuf ou qui va vendre des yaourts avec cette TV locale, il s'enregistre lui-même, il présente sa ferme et ses produits et il va être sur toutes les TV locales. Bon, il va même être sur YouTube, parce qu'on peut la mettre sur YouTube après, mais localement, tout le monde va voir que il y a un producteur qui existe dans telle commune, le fin fond de la Creuse et tout et il va présenter saffire et ses produits.? S'il le veut, s'il veut rester anonyme, il peut être inscrit sur la plateforme sans montrer ses animaux et ses colis. Ça c'est à son libre choix.

44:27 C'est libre. Oui. Visibilité, être connu et reconnu des adhérents et des habitants de son territoire. Voilà. Donc ce réseau-là, ce réseau 100 % français il fait 60 millions de passages de vues par mois. Très bien. C'est énorme. 60 millions par mois. H bon, c'est plutôt rassurant. Il y a une prise de conscience. Voilà. Il y a une prise de conscience. Alors bon, voilà. Après, est-ce que c'est plus cher? Pas forcément. Quand les gens disent ça va être plus cher, pas forcément. Il faut que les gens se renseignent. c'est pas forcément plus cher de revenir en local ou d'aller chez le producteur. Avant d'affirmer ça, faut bien se rapprocher des producteurs. Sachant que l'alimentation, on l'oublie souvent, l'alimentation c'est la santé. L'alimentation c'est la base de tout. C'est la santé l'alimentation.

45:22 Bien sûr, vaut mieux s'alimenter mieux et consommer moins de médicaments, par exemple. Oui. Et puis des fois aussi, il y a le slogan consommer moins mais mieux. Absolument, absolument. Bah, ce sera le mot de la fin et on se retrouvera bientôt. Philippe Grégoire, rien à voir avec Emmanuel Grégoire. Ah non, c'est pas mon cousin. Non, pas du tout. Très bien. Mais des Grégoires, il y en a plein. Il y en a plein. Exactement comme des Renau. Et merci beaucoup. À très bientôt Philippe. Au les cœurs et on agit en local, en régional et en national. Merci. Bonne journée. Merci. [musique]

Infolettre

Recevoir le prochain entretien

Une lettre chaque vendredi, avec les nouveaux entretiens et les articles de la rédaction. Rien d’autre.

En vous inscrivant, vous acceptez de recevoir l’infolettre à cette adresse. Elle ne sert qu’à cela et n’est jamais transmise. Désinscription en un clic, à tout moment. Vos données

Réactions

Les réactions de cet entretien sont closes. Vous pouvez toujours écrire à la rédaction : nous écrire.