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Huit propositions d'un agriculteur souverainiste pour sauver la paysannerie française
Philippe Grégoire, agriculteur dans la région d'Angers, coprésident du SAMU social agricole et référent national de République souveraine, détaille huit propositions pour l'agriculture française. Il revient sur les abattages massifs d'animaux, le Mercosur et les mécanismes qui, selon lui, maintiennent les paysans dans la pauvreté.
Ce dont il est question
Résumé établi depuis l'enregistrementPhilippe Grégoire se présente comme ancien producteur de lait, aujourd'hui producteur de viande bovine en agriculture biologique entre Angers et Cholet. Il ouvre l'entretien en évoquant les abattages massifs d'animaux liés à la dermatose nodulaire, à la tuberculose bovine et à la grippe aviaire, qu'il juge disproportionnés et révélateurs, selon lui, d'un modèle agricole industriel poussé à l'excès.
Il présente ensuite ses huit propositions, développées sur sa chaîne YouTube Philippe est dans le pré. La première concerne un revenu agricole minimum, entre 3000 et 4000 euros nets mensuels, qu'il juge nécessaire face à des salariés agricoles qui devraient selon lui toucher 2000 à 2200 euros nets. La deuxième porte sur une gestion des volumes par production, inspirée du modèle canadien de gestion de l'offre, pour éviter l'effondrement des marchés et permettre aux agriculteurs de reprendre la main sur leur facturation, aujourd'hui contrôlée selon lui par l'industrie agroalimentaire et des groupes comme Avril, Unigrain ou Invivo, liés à la FNSEA.
Il détaille aussi les projets alimentaires territoriaux (PAT), qu'il souhaite voir portés par les associations et non par les chambres d'agriculture, afin que les producteurs gardent la maîtrise de leurs prix. Il évoque la fragilité de l'approvisionnement des grandes villes, dépendantes selon lui de 72 heures de réserves logistiques. Sur le commerce international, il défend un retour à un modèle inspiré de la charte de la Havane, fondé sur la coopération entre États et l'équilibre des balances de paiement, par opposition au libre-échange qu'il juge incompatible avec les différences de normes sociales, environnementales et climatiques entre pays.
Les points suivants portent sur une assurance homme-clé pour les agriculteurs, le contrôle du prix du foncier pour éviter la spéculation, la création potentielle de 600 000 emplois non délocalisables par le maintien de fermes familiales, et une réforme fiscale distinguant le salaire réel de l'agriculteur du bénéfice d'exploitation destiné à l'investissement. Il conclut sur le rôle du SAMU social agricole, qu'il a cofondé, pour accompagner les agriculteurs en difficulté, et sur le lien qu'il établit entre l'absence de marge des producteurs et le nombre de suicides dans la profession.
Points abordés
- Les abattages massifs liés à la dermatose nodulaire, la tuberculose et la grippe aviaire posent question sur le modèle agricole industriel.
- Un revenu agricole minimum de 3000 à 4000 euros nets mensuels serait nécessaire, selon lui, pour permettre le renouvellement des générations.
- Une gestion des volumes par production, inspirée du modèle canadien, éviterait selon lui l'effondrement des marchés.
- L'agriculteur devrait reprendre la main sur sa facturation, aujourd'hui contrôlée par l'industrie agroalimentaire et les coopératives.
- Les projets alimentaires territoriaux devraient être portés par les associations plutôt que par les chambres d'agriculture.
- Un retour à un modèle de coopération internationale inspiré de la charte de la Havane serait préférable au libre-échange, selon lui incompatible avec le Mercosur.
- Une assurance homme-clé et un contrôle du prix du foncier permettraient de protéger les agriculteurs et les transmissions familiales.
- Une réforme fiscale distinguant salaire réel et bénéfice d'exploitation soulagerait la charge des paysans.
- Le maintien de fermes familiales à taille humaine pourrait créer environ 600 000 emplois non délocalisables.
- L'absence de marge et le système des cautions familiales expliqueraient, selon lui, le nombre élevé de suicides chez les agriculteurs.
Ce résumé est établi à partir de la transcription intégrale de l'entretien, puis relu par la rédaction avant publication. Il ne remplace pas l'écoute : les nuances, les hésitations et les réserves de l'invité sont dans l'enregistrement.
« Si vous achetez 100 € de nourriture, il nous revient 6,50 €. »
« Donner 29 € par jour à un agriculteur qui va se retrouver opérer ou qu'à un cancer, c'est un scandale absolu. »
« Le responsable c'est pas lui. Le responsable c'est les 6,50 €, c'est le modèle économique qui fait qu'on a pas de valeur ajoutée. »
« C'est quand même incroyable qu'un paysan qui est là pour nourrir la population n'arrive pas à vivre de son métier. »
Sujets
Extraits courts de cet entretien
0:40 Agriculture Française : Sauver notre souveraineté du Mercosur !
0:19 Agriculteurs Français : La Vérité sur la Dette Européenne !
0:21 29€ par jour pour un agriculteur : une honte !
0:58 Abattage massif des animaux : une réalité insupportable pour les éleveurs
0:56 Crise Agricole : le modèle industriel en échecTranscription intégrale
11 505 mots
Établie à partir des sous-titres de la vidéo, sans relecture. Les hésitations et les répétitions de la machine ont été retirées, rien d'autre. Cliquez un horaire pour entendre le passage.
0:00 Moi, je suis en contact avec les Allemands, les Hollandes, ils sont dans la même situation que nous. C'est même c'est pire parce que le Danemark, la Hollande, ils sont encore plus endettés que nous. Les Allemands légèrement plus aussi, mais c'est à peu près comme nous. Bonjour Philippe Grégoire. Je suis ravie de vous accueillir sur Tribune libre. Vous êtes agriculteur, producteur dans la région d'Anger. Vous faites de la policulture et viande beauvine dans cette belle région. Vous êtes coprésident du SAMU social agricole et vous êtes le référent national de République souveraine. Bienvenue sur Tribune libre. Vous avez besoin de parler de l'agriculture notamment française qu'il faut sauver à tout prix et du danger du mercure. Bienvenue. Bonjour. merci de m'inviter sur Tribune Limon. Je suis ravie de vous accueillir. Donc j'ai une première question. Donc vous êtes extrêmement attachévidemment à la souveraineté agricole qui est en danger.
1:02 Donc je pense dû à l'Union européenne d'une part et la signature du Mercosur récemment qui devait être absolument évité mais qui évidemment n'a pas étévité. Est-ce que vous pourriez nous faire une présentation d'abord générale de votre activité dans cette région d'anger? Oui. Alors, je vais me présenter. Donc, j'étais à l'origine producteur de lait, producteur de lait et viande bovine. Et en 2025, courant 2025, on a arrêté la production laitière pour continuer uniquement en viande bovine avec sinon vente de fourge avec mon épouse, donc entre Angé et Cholet, donc en agriculture biologique, voilà depuis 2015. Et donc sinon pour parler des problématiques agricoles, bien sûr le débat actuel c'est le mercure. Les gens parlent beaucoup de ça, de ce traiter de libre échange. Je voudrais faire une petite parenthèse avant parce que c'est pas anodin. On a vu beaucoup de mes collègues notamment du syndicat Confédération paysane et coordination rurale dénoncer depuis des mois et des mois l'abattage massif des animaux. Alors, il y a plusieurs maladies. Il y a la dermatose nodulaire où le gouvernement a décidé par principe de précaution de faire de l'abattage total. Donc ça c'est une maladie très contagieuse entre les animaux mais pas contagieuse à l'homme et ils ont voulu éradiquer les foyers.
2:41 Donc ils ont pratiqué l'abattage total comme il avait fait avec la vache folle comme ça été à un moment donné avec la fièvre afteuse parce qu'en fait il craignent un développement des foyers et après ça touche aux importations et aux exportations de la France. Donc ils ont fait le choix que moi je partage pas d'éradiquer des troupeaux entiers pour quelques animaux malades parce qu'il prétendent que ça va coûter beaucoup plus cher si on laisse se propager cette maladie. Alors c'est invivable et insupportable pour les éleveurs parce que avoir un ou deux animaux malades qui soient isolés, qui soi abattu, on peut l'entendre. quand faut abattre tout le troupeau, imaginez des citoyens à Paris si vous avez je sais pas moi quatre chates compagnie, si vous en avez un qui est atteint de la maladie et on vous dit il faut abattre les quatre c'est invivable. Alors après, il y a l'autre problème qui est la tuberculose où il y a également de l'abattage sélectif suivant le taux qui retrouve de contamination du troupeau. Mais s'il n'en trouve un pourcentage un peu plus important, il y a également l'abattage totale pour la tuberculose. Alors la tuberculose, c'est un peu à part parce que c'est contagieux à l'homme. Donc là on peut pas tenir le même discours. Mais ça c'est un vrai problème. Et on a dans les élevages hors sol depuis des années la grippe avière.
4:16 Arrivent les vaccinations et là les vaccinations, je disais il y a pas longtemps sur fréquence populaire, il faudrait rapidement, je suis en train de m'occuper de ça, voir si un vétérinaire acceptait de faire une réunion avec nous parce qu'on a pas assez de recul et faut des gens qui connaissent bien le sujet. Est-ce que les vaccins pour la volaille ou les animaux vont être efficaces? Est-ce que ça ça un danger après sur l'homme à travers la volaille qu'on mange et tout? Je suis pas capable d'y répondre. Faut se rapprocher de scientifiques et de gens très compétents. Mais ces élevages là qui sont contaminés par des grippes avières ou tout autre maladie qui sont abatttues en masse, ça commence quand même à poser de gros problèmes et ça pose aussi question sur le modèle agricole industriel qu'on a voulu développer coûte que coûte plutôt que de rester sur des fermes familiales comme on avait autrefois et on avait des maladies mais pas de cette ampleur là. Là, c'est des ampleurs où il y a où perdre la tête,.
5:20 Hm. Je précise aux spectateurs que vous avez une chaîne YouTube s'ils veulent suivre vos travaux, vos propositions concrètes. Votre chaîne s'appelle Philippe est dans le prê. Elle a près de 18000 abonnés. Vous pouvez tous vous abonner. Donc Philippe est dans le prê et vous proposez des solutions concrètes. Vous n'êtes pas uniquement dans le diagnostic et la plainte. Vous proposez un projet agricole à enrichir au fil du temps. Le premier point est intéressant. vous souhaitez des revenus agricoles à hauteur des coûts de production à savoir environ 3000 € net mensuel minimum. Est-ce que vous voulez nous en parler développer ce point? Tout à fait. C'est très bien de qu'on démarre. J'ai dressé 8 points, on peut en mettre 15, mais j'ai dressé les principaux sur lequel on peut travailler avec syndicat, coordination, confédération paysane, modèf, tous ceux qui veulent le on est là pour le pour enrichir parce que souvent le problème qu'on a, moi j'y ai participé depuis ma jeunesse à des manifestations on voit des manifestations où les agriculteurs mettent du fumier à la préfecture, cassent les magasins Leclerc et tout ça.
6:28 Mais une fois qu'on a fait ça pendant 1 an, 2 ans, 10 ans, 15 ans, 30 ans, le résultat c'est quoi? Le résultat c'est qu'il y avait 7 millions de paysans à la sortie de la guerre. Il n'en reste un peu moins de 400000. Et on a beau mettre du fumier à la préfecture, c'est pas le préfet qui va résoudre le problème tout seul. Donc c'est pour ça que j'ai dressé h propositions qui cadrent un peu on peut en rajouter mais déjà ça balaille large. H des revenus agricoles à autour des coups coûts de production. J'ai mis minimum 3000. Je parlais toujours entre 3 et 4000 € net mensuel. Pourquoi? parce que aujourd'hui c'est pas le cas. Aujourd'hui 82 3 % des paysans gagnent moins du SMIC brut. Bon et il y en a autour de 40 % qui sont au niveau du RSA ou en dessous le RSA qui sont élig au RSA ou à la prime d'activité. Donc on est bien loin de ça. Ça c'est la première base pour moi parce que on peut pas demander à renouveler les générations, à installer des jeunes qui vont investir 100000, 200000000.
7:37 Il y en a qui investissent 1 million d'euros quand c'est des hors sol pour avoir 1000 balles par mois. C'est pas possible. Et puis il y a une autre contrariété, c'est que si on reste dans l'état actuel des choses avec 82 3 % des paysans en dessous le SMIC brut, certains paysans ont des salariés. Il y a environ 800 850000 salariés qui travaillent dans l'agriculture. Il y a pas que des temps pleins, il y a des saisonniers, mais il y a des salariés. Donc comme vous le savez, les salariés, c'est normal, ils ont les conventions collectives, les conventions du travail avec le SMIG. Donc on peut pas demander demain à la ferme France, à des paysans de venir nourrir le peuple, travailler et être payé moins cher que le salarié. ça va pas tenir. Quelqu'un qui va investir 500000 € il peut pas se prélever 1000 € comme c'est le cas aujourd'hui et son salarié même s'il est au SMIG ça va pas aller. Alors moi ce que je propose c'est que le les salariés c'est quand même dur l'agriculture le maréchage est très dur le travail de la vigne la taille d'hiver c'est très dur travailler dans les élevages aussi c'est quand même physique. le froid, la chaleur et tout. Moi, je dis que si on veut tenir des salariés, faut qu'il ait 2000 2200 € net mensuel, sinon on tiendra pas les gens, on peut pas exploiter les gens. Bon, on peut démarrer au SMIG, mais quand les gens ont l'expérience, faut qu'il ait 2000 2200 €. Je parle net, pas brut. Donc si les salariés ont ça, bah l'agriculteur lui qui est chef d'entreprise, il peut pas gagner, il peut pas gagner 1000 € c'est pas possible. Donc c'est pour ça que j'ai mis la fourchette entre 3 et 4000 et c'est pas énorme si on tient compte des risques des capitaux engagés.
9:28 C'est pas énorme comme rémunération. C'est pas énorme. Absolument. Alors oui après le deuxème point c'est ça. Alors le deuxème point j'ai mis gestion des volumes par production système des organisations de producteurs national le modèle canadien. Oui. Donc l'agriculture, c'est pas tout à fait un secteur comme les autres. c'est un peu comme l'automobile,. Il suffit de se rappeler la prime à la casque qui avait été mis en place par Nicolas Sarkozi. On peut pas fabriquer plus de voitures qu'on est capable d'en vendre. Et là nous la production s'il y a pas une gestion des volumes qu'on arrive à tirer la production laitière et les productions viande bovine et toutes les productions horsol vers le haut et donner plus de rémunération, je vais en parler après qu'on change de modèle et qu'on donne plus d'attractivité au métier et que ça rémunère, faut mettre une gestion des volumes. Pourquoi? Bah c'est un peu dans la nature humaine. Si ça va un peu mieux, que ça génère plus de profit, il y a des agriculteurs, ils vont plus respecter le code de la route. Ils vont rouler à 250 km/h sur autoroute. Ils vont monter un bâtiment, puis deux bâtiments, puis trois bâtiments. Il y en a ils vont monter quatre robots de traite et puis six robots de traite. Donc ils vont effondrer les marchés parce que les volumes ne seront pas gérés. Si on a une rémunération, faut gérer les volumes. Ça aucun intérêt qu'un agriculteur fasse 1000 hectares à lui tout seul. Si un céréalier est capable de vivre avec 200 hectares, 150 hectares, c'est les fourchettes ça.
11:06 Aujourd'hui, pour un céréalier, quelqu'un qui fait que ça, c'est pas la peine qu'il monte à 1000 hectares. Il va produire, il va récupérer des terres à lui tout seul. il va créer une espèce de concurrence, il va écraser les jeunes qui veulent démarrer et ça va détruire des emplois. Donc ça sert à rien, ça aucun intérêt. Donc gestion des volumes, organisation de producteurs, modèle canadien. je terminerai là-dessus pour la deuxième proposition. C'est très important parce que le modèle canadien au Canada, c'est quand même un pays qui est, on va dire libéral. Il est dans l'économie de marché. Mais le père Trudeau, le père de Trudeau qui était dernièrement premier ministre là dans les à la fin des années 70 75, il a mis en place la gestion de l'offre. Donc il a géré les volumes en production laitière et il a fait une mesure de protectionnisme don dont les États-Unis contestent toujours et l'OMC surtout les États-Unis étaient en colère.
12:05 C'est-à-dire qu'il tolère plus ou moins 3 4 % d'importation et d'exportation. Il protège ses agriculteurs sur le lait et la filière des œufs. Sur la viande bovine, il a pas réussi parce que il y a le géant américain, le groupe JBS qui a pas accepté. Donc sur la viande bovine, ils l'ont pas réussi donc ils sont moins bien rémunérés mais sur le lait, ils l'ont réussi. Donc ils gèrent l'offre. C'est un genre de quota, c'est un genre de référence qu'il y a par exploitation. Et ce qui est surtout intéressant, c'est que à travers ces organisations de producteurs qu'on peut faire une en volaille, une en peur, une en lait, dans la vigne et cetera, c'est l'agriculteur qui remet la main sur sa facture via l'organisation de producteur, il y a un secrétariat qui fait la facture. On envoie les volumes qu'on livre chaque mois en lait et c'est fait en automatique la facture. Parce que là dans le modèle ultralibéral qu'on est aujourd'hui, c'est ça que les téléspectateurs, il faut qu'il entendent, c'est pas l'agriculteur qui fait sa facture, c'est l'industrie agroalimentaire qui fait la facture.
13:10 C'est la coopérative, c'est l'actalis, c'est le groupe LDC en velaille, c'est la coperle en cochon. L'agriculteur ne fait pas sa facture. Les seuls qui font leur facture, c'est les circuits courts, les viticulteurs qui vendent au détail ou ceux qui ont des AMAP, les producteurs qui vendent. Et ça ça représente que 3 milliards d'euros sur 80 milliards d'euros de la ferme France. Donc c'est tout petit. Ça veut dire que l'immense majorité des paysans ne sont n'ont pas la main sur leurs factures. Ils sont attachés à l'industrie agroalimentaire. Et ça c'est déjà la clé parce que un patron, on est patron normalement tout patron. Un maçon fait sa facture, un plombier fait sa facture, un électricien fait sa facture, on va au garage porter notre voiture, c'est bien le garagiste qui fait la facture. Absolument. Et nous dans l'agriculture non, c'est l'industrie agroalimentaire qui a la main mise sur les paysans.
14:05 Vous êtes tenu en laisse. Tout à fait. Ça c'est très important. H hm. Point numéro 3, vous parlez des projets alimentaires territoriaux. Vous êtes pour la reprise de notre souveraineté au maximum dans toutes les productions via les PAT, donc les projets alimentaires territoriaux en travaillant avec l'ensemble des élus locaux et les associations, les SOS Mir, les Sigales, Mimosa, Terre de Lien et cetera. Donc sur les produits agricoles, produits en France, l'agriculteur reprend sa facture. Ça revient à ce que vous venez de dire. Voilà. Alors, ça c'est quelque chose qu'on va essayer de développer. On va faire des plateformes avec SOS M et des citoyens, des consommateurs, des gens un peu partout. Il y a des gens de Nice des fois qui appellent, de grande villes et tout, les gens un peu sont un peu perdus, ils savent pas comment faire. Bah l'idée quand c'est possible, alors je sais bien que des grandes métropoles comme Paris, Lyon, Marseille, c'est compliqué mais il va falloir réinventer un modèle avec des petits magasins ou des moyennes surfaces dans les villes ou en périphérie les villes où où on pourrait s'approvisionner localement. Alors bio et local pas que bio les deux parce que faut pas opposer les agricultures entre elles. On a assez de soucis comme ça. On va pas se diviser. Et les PAT, les projets alimentaires territoriaux, c'est un une obligation.
15:29 C'est venu par le gouvernement. Déjà, ça avait commencé déjà même avant Macron. ça avait commencé bien avant. Ouis Hollande, c'est dans le cas de la sécurité civile les élus, les maires des petites communes ou les maires des comcom, la maire de Paris, le maire de Marseille, tout le monde, je vous rassure, personne l'a fait il y a que quelques mères qui l'ont fait mais ils sont minimes. Normalement, ils doivent avoir mis en place un plan communal de sauvegarde en cas de cyberattaque. En Suède, il y a 820 magasins qui ont été paralysés sur une journée par une cyber une cyberattaque sur les réseaux. Donc il y a plus d'informatique, il y a plus rien qui marche, il y a plus de distribution, il y a plus rien, il y a plus de plateforme de logistique puisque tout est informatisé aujourd'hui. Et donc aujourd'hui ce qui se passe c'est que des grandes villes comme Paris où vous pouvez être ou ailleurs, il y a 72 heures de réserve aujourd'hui. S'il y avait un conflit militaire ou une cyberattaque ou je sais pas un truc nucléaire ou autre si a le moindre conflit majeur, on a que 72 heures de réserve alimentaire pour alimenter les grandes villes. ces 72 heures de réserve sont dans les camions frigo, les camions blancs queon croise sur les routes principalement de la société du groupe STEF qui est une filiale de la FNSA puisqu'ils ont mis des actions un peu partout dans l'agroindustrie et l'agroalimentaire. Les réserves sont dans les camions frigo blancs du groupe Stef qui livre 100000 livraisons par jour en Europe. 100000 livraisons par jour en Europe. Donc c'est dire la fragilité. Si on avait un conflit les villes se retrouveraient au bout de 72 heures affamé. Donc le ministère de
17:21 l'intérieur français dès 2004 a mis des notes, a émis des notes aux élus. Bien sûr, personne a bougé,. Il y a quelques-uns en Alsace, des élus qui ont déjà toute leur commune qui est autonome, qui est autonome en nourriture et même en énergie via des panneaux solaires. Il y en a quelques-uns, mais c'est une minorité. D'ailleurs, j'irai faire des reportages chez eux. Et ça, c'est très important de d'appliquer ça, de revenir le plus possible localement. Et par ce biais-là avec SOS M, les Sigal, Mimosa, il y a plein d'associations. Il y a Terdolien qui aide les jeunes à s'installer en modèle exploitation familiale à taille humaine. Donc ça veut pas dire des fermes de 1000 hectares, bien au contraire, c'est revenir sur des tailles d'exploitation plus petites où on pourrait avoir des légumes, des fruits, des légumes, de l'alimentation. Et là ce qui est important, c'est que faut absolument que l'agriculteur reprenne sa facture pour alimenter les cantines, les épades parce que justement le projet de la FNSA qui est malheureusement qui n'est qui est pas notre allié qui est l'allié de l'industrie agroalimentaire au détriment de la paysannerie, eux à travers les chambres d'agriculture, ils disent les PAT, les projets alimentaires territoriaux, c'est nous, vous adressez à la chambre d'agriculture et on s'occupe de tout.
18:42 Bah oui, mais s'il s'occupe de tout, il garde la facture. La facture va rester à la coopérative et j'ai pas besoin d'aller plus loin. Tous les consommateurs vont comprendre que si c'est la coopérative ou l'actalis qui fait la facture, et nous en agriculture, on n pas, comme dit monsieur Macron, faut compter sur le ruissellement. Bah nous, on n pas de ruissellement. c'est le secteur marchand garde la valeur ajoutée et le paysan, il a pas d'argent. C'est la raison pour laquelle quand vous faites vos courses dans les grandes surfaces, il revient 6,50 € sur un cadit de 100 €. Si vous achetez 100 € de nourriture, il nous revient 6,50 €. Donc ça peut pas fonctionner. c'est la raison pour laquelle on invite les gens à aller vers des AMAP ou les AMAP en plus grand qu'on va essayer nous de développer, on va essayer de communiquer ou venir dans les exploitations agricoles directement. Alors, je sais bien que dans des grandes villes comme Paris, c'est pas possible.
19:39 Donc, c'est à nous de réinventer un modèle et de commencer avec des petites et des moyennes surface ou travailler avec des magasins qui vont jouer le jeu avec nous, mais c'est bien nous qui devons garder la facture. Si on garde pas la facture, inutile de dire que c'est foutu. Hm. Très bien. Le point suivant porte sur le commerce international sur la base de la coopération entre les États. Vous faites référence à la charte de la Havane. C'est un modèle qui intègre les mêmes conditions sociales, environnementales, normes. Un modèle d'échange avec équilibre de la balance des paiements et possibilité d'adapter une cryptoonnaie ou un panier de produit de matière première référencé pour le commerce international. Vous pourriez développer un peu ce point qui est Oui. Alors ça c'est un point Oui. qui peut être assez technique et assez lourd. Le problème alors il y a le problème agricole principal, c'est pour ça qu'il y a des suicides, il vient du revenu. On va pas se cacher. C'est pas une histoire de travail, on travaille 7 jours sur 7 dans l'élevage, mais c'est un métier qu'on a choisi. Donc on l'a choisi. Si on l'a choisi, c'est qu'on l'aime et ça nous pose aucun problème de travailler le dimanche. D'ailleurs, il y a plein de gens qui travaillent le dimanche, les infirmières dans les hôpitaux et cetera ou les chirurgiens, sauf qu'ils sont payés. Nous ce qu'on accepte pas c'est de travailler 7 jours sur 7 et d'être exploité. Donc pourquoi on est exploité? Bah parce que il y a pas la répartition de la valeur ajoutée.
21:02 Je viens de le dire les 6,50 € sur un cadit de 100 €. Alors, c'est vrai en franco-français, c'est vrai lorsque vous consommez aujourd'hui des produits dans les grands magasins, même que les produits, ils ont été produits en France, fruits, légumes ou bovin, il ont été produits, mettons, dans la creuse et abattu la vache dans la creuse et consommé dans la creuse, il revient pas la marge parce qu'en fait c'est le secteur marchand pique tout la marge, toute la marge. Mais il y a en plus de ça le fameux commerce international dont le mercur s'inscrit dedans. Le commerce international, il est destiné à nous mettre en compétition nous les paysans à travers la planète pour faire baisser les prix ou pour pas qu'ils augmentent. C'est le but du jeu. Donc c'est les centrales d'achat qui sont à la manœuvre qui a jettent des produits à travers l'Europe, à travers le monde. l'industrie agroalimentaire qui malheureusement est mariée à la FNSA à travers le groupe Unigrain, le groupe Avril où est Arnaud Rousseau avec les huiles et les agrocarburants et le numéro 1 du des aliments du bétail en France le groupe Avril où appartient Arnaud Rousseau et le groupe Invivo qui est aussi un le regroupement des 200 plus grosses coopératives gérées également par des gens de la FNSA qui lui a une portée planétaire le groupe invivo puisqu'ils sont rendus au sommet m d'avos à travers des startups.
22:31 Donc cette mondialisation, ce libre échange a détruit la paysannerie comme il a détruit l'industrie. On a perdu toute notre industrie. Il y a plein d'hommes politiques qui le dénoncent comme Arnaud Mondbourg, Étienne Cho ou d'autres parce que je suis je travaille pas mal avec Étienne Cho ou tous ces gens-là et on a compris que le livre Olivier Merlex Oui, tu sais. l'autre jour, j'étais avec en réunion avec Jovanovic aussi, Pierre Jovanovic qui voit bien les dérives du libre échange. Alors dans le libre échange sur le les 3000 milliards d'euros qu'on fait de produits intérieur brut la France 3000 milliards d'euros en nominal non non corrigé de l'inflation on a environ 850 milliards d'euros qui sont mises dans le marché mondial qui sont sur un genre de produits intérieur brut mis en compétition sur une compétition produits intérieurs bruts mondialisé la compétition de trousse contre tous au niveau agricole. On va se confronter à des Chinois, des Indiens, des Américains, des Ukrainiens et cetera. Alors que le reste du produit intérieur brut de la France, il est adossé sur un produit intérieur brut territorialisé.
23:50 C'est-à-dire que moi mon médecin quand je vais au médecin, il est pas payé au prix d'un médecin du Kenya ou du Burundi. Et quand je vais chez mon mécano, il a un tarif horaire qui est pas le tarif horaire d'un mécano en Inde. Donc ce modèle-là ne peut pas marcher. Donc nous ce qu'on propose je suis pas le seul à le proposer, c'est la charte de la Havane qui découle de la conférence de Londres après la guerre. Ils se sont réunis à Londres. Ça s'est appelé la conférence de Londres. Ensuite, il y a eu la conférence de Genève et ensuite la 3è réunion, elle a eu lieu à La Havane, c'est pour ça qu'ils l'ont appelé la charte de la Havane. Ça consistait à proposer l'OIC, l'Organisation internationale du commerce qui n'a pas vu le jour, puisque c'est le GAT qui a pris la place et ensuite l'OMC, parce que ça n'a pas été ratifié par le Sénat américain le 23 mars 1948. qu'ils ont fait capoter la charte de la Havane. Il y avait 56 pays qui étaient d'accord qui sont devenus plus ou moins après une grande partie les non alignés qui voulaient ni suivre le modèle soviétique, il n'en voulait pas du tout, ni le modèle néolibéral américain. Donc c'était un modèle entre les deux coopération entre les États et de l'équilibre de la balance des paiements. Alors les Américains n'ont pas voulu parce que c'était et les Anglais non plus. C'était les vainqueurs de la guerre et comme eux ils avaient gagné la guerre, il savaient qu'il allait exporter des armes beaucoup à travers le monde, qu'il allait continuer cette politique, bah l'équilibre de la balance des paiements ne les arrangeait pas du tout parce que aurait fallu faire évoluer les pays les plus pauvres, avoir des échanges réciproques mais queil y en ait pas un qui domine les autres et l'Allemagne aurait pas pu exporter plus de 200 milliards d'euros comme ils l'ont fait.
25:38 aurait fallu avoir un équilibre et nous on aurait pas pu vendre Alstom par exemple. Alstum on a on aurait pas le droit de le vendre dans le cadre de la charte de la van parce que c'est considéré comme un outil stratégique indispensable à notre pays. On aurait pas eu le droit d'abandonner notre filière nucléaire comme on l'a fait par exemple qu'on l'a sabordé. Ça c'était dans la charte de la Havane et interdiction de la spéculation. Sauf que ça pas vu le jour. On peut toujours repartir là-dessus. C'est ce qu'on dit avec des gens comme Jack Cheminade ou George Cusmanovic ou d'autres il en est question avec beaucoup d'économistes de revenir à un modèle comme ça mais ça suppose de sortir en plusieurs temps. Comme l'a dit plusieurs conférences auquelles je participe avec Henry Geno, c'est probablement de passer par l'article 11 puis l'article 55 qui va dire que les lois françaises sont supérieures aux lois européennes pour déjà se soustraire aux contraintes de Bruxelles et par étape arriver à sortir du carcan de cette Union européenne et de l'OTAN qui nous tient. Donc ça veut dire qu'il faut qu'on sorte par étape. Ça veut dire qu'on va contrarier les institutions européennes et qu'on va faire un partenariat avec un groupe de pays avec lequel on va faire de la coopération entre les États. C'est un peu ce que sont en train de faire les bricks. Ils vont garder leur monnaie. Ils veulent sortir de de la fin de la puissance du pétrodollar qui met la main sur les économies et qui nous dirige comme ils veulent. Donc c'est de reprendre notre souveraineté.
27:19 à terme reprendre notre monnaie, reprendre notre monnaie ou garder deux monnaies. Une monnaie pour le commerce international mais une monnaie dans notre pays pour l'adapter à la à la bah au niveau de vie parce que le niveau de vie, le problème de l'euro tel qu'il a été fait là, c'est qu'un euro allemand n'est pas égal à 1 € italien et 1 € français et ça bénéficié à l'économie allemande. L'euro est surévalué de 15 % par rapport à la puissance économique de la France. C'est pareil pour les pays du sud. Donc c'est la raison pour laquelle Aslino et d'autres l'ont dénoncé. Ça, on n'est pas les seuls à le dire. ils ont été obligés de créer ce qu'on appelle les solds de target 2 de comme il y a pas d'équilibre de la balance des paiements. Si demain l'Italie devait sortir, ils doivent être autour de 500 milliards d'euros qui doivent à la BCA puisque 1 € italien n'est pas égal à 1 € allemand et 1 € français. Et nous on est à peu près on a une dette de 175 milliards d'euros en solde target 2 alors que les Allemands eux sont positif. Donc les grands gagnants, ça été les Allemands, la Hollande aussi, un peu le Luxembourg, la Belgique est à l'équilibre mais beaucoup de pays sont en déséquilibre et c'est la raison pour laquelle si on garde le libre échange en agriculture comme en industrie d'ailleurs, mais moi je parle d'agriculture, ça peut pas fonctionner parce que tous les économistes qui disent le libre échange, ça sortit beaucoup de gens de la pauvreté, il oublie de dire que ça nivelit vers le bas les pays qui étaient dit riches.
28:53 Nous on on baisse, on a de plus en plus de pauvres et les classes moyennes deviennent pauvres parce que le libre échange met des gens en compétition sur des continents qui ont rien à voir. Donc le libre échange, c'est quoi? Bah c'est les normes même on n pas forcément les mêmes normes mais même si on a les mêmes normes environnementales ou pour les productions ça va pas résoudre le problème parce que faut rajouter la monnaie la dévaluation des monnaies. Donc actuellement on l'a bien vu à travers le mercossur parce qu'il y a 15 % de droits de douane qu' lâché Ursula Vlen vis-à-vis des États-Unis. Donc on a un handicap de 15 % qui a été imposé plus la dévaluation de l'euro, l'écart entre l'euro et le dollar 15 % en fait ça fait 30 %. Quand on vend un produit nous vers les États-Unis ou autres, on a on a un handicap de 30 % via la monnaie, donc ça peut pas marcher. Donc faut adapter notre monnaie à notre économie. Donc pour ça bah faut aller par étape parce que le frxite sec du jour au lendemain, il est pas applicable parce qu'on a pas les moyens de l'appliquer. La dette française est détenue à à plus de 50 % par les étrangers. Donc ça faut que ça se fasse sur plusieurs années et faire une coopération avec plusieurs états.
30:09 Sinon, ils vont nous couper le coup comme ils ont fait avec les Grecs,. Voilà ce qu'ils vont faire. Donc il y a les contraintes environnementales qui sont pas les mêmes, je l'ai dit. Il y a les conditions sociales. Pour ça que le libre échange peut pas marcher. Parce que quelqu'un salarié en France, moi je connais des gens en Roumanie, des agriculteurs. J'ai un gars qui était gérant, un copain du gérant d'une exploitation en Roumanie de 3000 hectares. Bah lui, il m'expliquait. Il a dit "Moi, je peux avoir trois quatre salariés en Roumanie pour le prix d'un français. Donc dans une exploitation, si on met quatre salariés ou trois, bah il va faire plus de boulot que une personne en France,. On a beau être costaud nous les Français puis avoir une bonne productivité du travail, on va pas travailler comme quatre humain, ça existe pas. Donc les conditions sociales, bah ça peut pas aller. Puis après, il y a un autre une autre chose que personne ne parle, aucun économiste ne parle, c'est que nous les agriculteurs, par rapport à une usine de chaussures, de voitures ou de vêtements, on a ce qu'on appelle en terme économique le monopole des facteurs qui est le climat.
31:13 Le climat s'il pleut pendant 3 4 mois des plus diluviennes que les récoltes sont impactées par la pluviométrie, bah ça change toute la donne sur le coût de production et notre revenu. Et suivant les continents, il y a des continents qui ont plus ou moins de pluviométrie. Suivant la pluviométrie, le coût du produit, il est pas le même. Join nous déjà entre le sud et le nord de la France. un producteur de lait. Moi, j'ai fait le calcul, l'approche, j'ai les bilans économiques dégâts puisque je défends les gens auprès du Samu social agricole. Je trouve 25000 € d'écart entre deux producteurs de lait en France, entre la Bretagne et le Sud ou entre quelqu'un qui va être dans le nord du côté du 59 ou même du côté de l'Alsace, il y a de la plus vieux MRI là en Alsace dans le 67 toute cette zone là. Et bien quelqu'un qui va être un producteur qui va être là de lait ou de viande ou un producteur de lait qui va être en charante maritime en Charante ou dans les deux sèves ou dans le sud du Ménéloire et il y a 25000 € d'écart avec les mêmes vaches, les mêmes productions et les mêmes cultures. Rien par la plus viométrie. Donc de dire que le libre échange, on peut échanger des produits agricoles à travers le monde avec un Indien, un Chinois, un italien ou un néo-Zélandais. Ah, c'est un suicide, c'est un suicide collectif. Ça peut pas marcher ça.
32:46 Point numéro 5, l'assurance, l'homme clé afin de préserver l'agriculteur qui nourrit le peuple et qui entretient les territoires. Je vous laisse l'assurance, l'homme clé, je l'ai mis. Alors bien sûr, ça passe bien avant la ça passe bien après, pardon, la charte de la Havane et tout le reste, mais c'est quand même important. Alors ça, je le revendique, ça ne concerne pas que les agriculteurs, c'est un peu le problème de toutes les professions indépendantes,. Un journaliste indépendant a le même problème, une chaîne YouTube, quelqu'un qui est indépendant a le même problème, un coiffeur, un maçon ou un plombier. Quand on est malade, si on doit se faire repérer ou qu'on a un accident, comme font qu'on travaille 7 jours sur 7 avec les animaux, faut être présent 7 jour sur 7. Donc dès qu'on est malade, faut trouver un remplaçant tout de suite. Mais quand je dis tout de suite, 2h après, il faut trouver quelqu'un. Les animaux faut qu'ils mangent, d'accord? Pas donc on a droit à 29 € par jour ou ça doit être 30 maintenant de la mutualité sociale agricole. Alors moi je dis que c'est une honte parce que donner 29 € par jour à un agriculteur qui va se retrouver opérer ou qu'à un cancer ou qu'à bah c'est un scandale absolu. C'est enfin mais ça c'est un peu le problème des indépendants. Les indépendants on a rien quand on est malade on a rien. Alors l'assurance l'homme clé je me suis renseigné aux compagnies d'assurance ça coûterait pour parce que faut deux équivalents temps plein pour nous remplacer. Faut deux salariés temps pleins pour nous remplacer. parce queil y a le samedi, le dimanche, le jour de Noël, tous les jours, faut être présent. faudrait rajouter 6000 € de coût dans l'entreprise, dans l'exploitation. sur une exploitation qui fait 2 300000 € de chiffre d'affaires, incorporer 6000 € de coût d'assurance, pour moi, c'est pas la fin du monde,. C'est ça serait tout à fait normal que ça soit
34:37 incorporé dans les projets d'installation des jeunes,. Mais ça, encore une fois, c'est le problème des indépendants. Alors, certains vont me dire "Oui, mais tu peux t'assurer à une assurance privée." Oui, c'est vrai, on peut s'assurer une assurance privée, sauf qu'avec 1000 € ou 1200 € de salaire par mois, bah un paysan, il a pas les moyens. Donc comme il a pas les moyens, qu'est-ce qu'il fait? Bah il s'assure pas. Et quand il est malade, bah c'est la grosse débandade. Alors qui c'est qui fait les boulots? Le boulot, oh c'est dépanné par des voisins. Les gens se dépann en famille. Les parents, ils travaillent jusqu'à 80 ans dans les exploitations. C'est le beau frère qui vi qui Moi, je connais beaucoup d'endroits où il y a eu des AVC chez des collègues, j'en ai tous les ans des copains qui ont des problèmes d'AVC. c'est souvent les enfants, s'ils sont assez âgés, les enfants, ils arrêtent leur boulot, ils donnent la démission chez leur patron et ils viennent tenir l'exploitation le temps que le père soit sorti de l'hôpital. Voilà concrètement comment que ça se passe.
35:44 C'est tendu effectivement. Point numéro 6, vous êtes favorable au contrôle du prix du foncier. Pour quelle raison? Alors le contrôle du prix du foncier parce que si on met un modèle avec les organisations de producteurs où on arrive à avoir une rémunération digne qu'on reprend notre facture au Canada, ils ont fait ça sur les producteurs laitiers. un producteur de lait au Canada pour vous donner une ordre de grandeur aux téléspectateurs a un niveau de vie proche d'un médecin. Donc c'est pour vous dire que le système il a marché, que ça avait rémunéré les paysans. Le problème, le côté pervers qu'il y a eu, ça c'est un peu la nature humaine, c'est que comme ils ont gagné de l'argent au Canada avec le contrôle de la gestion de l'offre et qu'il remis la main sur la facture du prix du litre de lait,. Donc, ils vendent le litre de lait pour l'actalis est présent là-bas, ils vendent le litre de lait pour vous donner une ordre d'idée 22 centimes de plus que nous du litre. Ça ça se tourne autour de ça de moyenne. Ça veut dire que c'est ce qui nous manque chez nous en France 22 centimes. Et c'est pareil dans la viande bovine et le reste. Bon alors pourquoi le contrôle des prix? Parce que comme ils ont gagné de l'argent, ils ont fait de la surenaire et de la spéculation et ils ont dit bah moi comme je gagne bien ma vie, ma terre a vaut plus 6000 dollars, elle vaut 12000 dollars. Ils ont fait de la spéculation eux-mêmes, eux les paysans. Donc le problème de ça, c'est qu'après on peut pas renouveler les générations. On va tuer les jeunes derrière. Qu'on gagne notre vie, c'est bien. Mais si on dit notre ferme parce qu'on gagne notre vie du jour au lendemain, elle vaut le double, la terre à vaut le double, et on si la branche sur laquelle on est assis parce que nos enfants, ils pourront pas racheter le patrimoine. Donc faut un
37:35 contrôle des prix pour que ça reste, on va dire, raisonnable parce que sinon on va dans le déraisonnable. Vous pouvez transmettre ce patrimoine? Oui, on peut le transmettre. Mais il faut pas que le prix il faut que le prix du foncier il soit encadré sur le prix moyen des terres. Les notaires, la chambre des notaires connaît le prix moyen des terres. Il est de 5 6000 € le prix moyen des terres en France. le la Loire Atlantique et Ménéoire, c'est les terres les moins chères de France où je suis moi. On trouve du 1800 2000 € l'hectare, 10000 m², ça fait pas cher du mètre carré ça. Et après, bah il y a des régions où il y a des terres céréalières meilleures en France où où il y en a qui montent jusqu'à 12 15000 € de l'hectare. Et là faut faire attention parce que si on va si on laisse les gens spéculer sur le prix après il vient des sociétés d'investissement, il vient des investisseurs étrangers qui viennent mettre de l'argent comme les Chinois ont essayé un petit peu.
38:41 sont commencés sur les vignobes et ils font monter les enchères et en faisant monter les enchères après nous on peut même plus reprendre la suite de nos parents parce que si il double le prix de la vigne ou de la terre quand on va devoir reprendre la suite des parents, les frères et sœurs eux ils vont aller ils vont voir le notaire ils vont dire "Bah il y a un chinois qui a acheté la terre deux fois le prix nous Philippe si tu nous donnes pas deux fois le prix nous on laisse pas la on laisse pas notre part et on la branche sur laquelle on est assis. Bien sûr, c'est une indivision et après c'est un cass-têet effectivement pour acheter. Oui, parce que si les Chinois ou l'investisseur alors des investisseurs étrangers, on en a pas tant que ça, il y en a un peu mais c'est pas le 60 % du foncier appartient aux agriculteurs et 40 % appartient à des propriétaires qui sont majoritairement des petits propriétaires. Il y a le crédit agricole qui a 25 à 30000 hectares en France et le groupe AXA. Mais globalement c'est des petits propriétaires. C'est des bouchers, c'est l'héritage, les gens gardent les terres des parents et les loup. Globalement, on n'est pas envahi par les puissances économiques til type Bill Gates, mais ça peut venir. Bill Gates, c'est ce qu'il a fait aux États-Unis,. Il a acheté du foncier sur plusieurs états et il spécule sur le prix du foncier.
40:08 Hm. Pour résumer tous ces points, point numéro 7, ce projet donc que vous proposez permettrait le maintien de fermes familiales à taille humaine et de créer environ 600000 emplois non délocalisables. C'est plutôt positif ça. Oui. Pourquoi? Parce que là, que se passe-t-il? On a de moins en moins d'agriculteurs,. On descend là en dessous 400000 agriculteurs. enfin un petit peu plus parce queil y a il y en a 20 et quelques miles en outre mer. Donc officiellement, je crois qu'on est au 1er janvier 2025, on doit être encore 420000 agriculteurs avec l'outre mer. Mais en exploitation agricole, on est descendu en dessous 300000. On est autour de 287000 exploitations agricole. Et que se passe-t-il aujourd'hui? Comme on a fait des gains de productiviténorme et qu' ils veulent pas nous payer et on est tous un peu tombés dans le panneau à marche forcée. C'est qu'on a grossi nos exploitations. Donc moi, mon grand-père avait 5 vaches, 5 hectares, mon père avait une trentaine d'hectares et une trentaine de vaches laitières. Et moi j'ai monté assez rapidement à une centaine de vaches laitières avec 150 hactares. Même si on était trois à travailler sur 150 hactares, on a eu tendance tous à grossir nos exploitations et en fait on détruit notre valeur travail parce que on produit plus, on amène plus de matière premières. les l'agroalimentaire disent qu'on n'est pas des producteurs. Ils nous consident de lait ou de viande ou de céréales. Il nous considère comme des apporteurs de minerais. Ils disent qu'on produit du minerai. et là dans le modèle qui nous ont emmené, ils nous ont endetté par la mécanisation. On a plus d'hectares, plus de grosses machines. On a un endettement
42:00 moyen de 260000 € par exploitation. Alors que l'endettement moyen en 1980, il était de 50000 € par exploitation. Donc on est très endetté pour en ratio économique gagner moins d'argent que gagner nos parents avec des petites exploitations. Finalement, on travaille plus pour gagner moins. Et si on revenait sur un modèle où on reprenait notre facture, on aurait plus de ferme familiales et on pourrait ramener de la main d'œuvre. Il manque au moins plus d'un équivalent temps plein. Il manque 1,5 équivalents temps plein en terme de travail par exploitation. C'est pour ça que ça fait 600000. On est 400000, il manque une personne et demi. Dans les fermes plus grosses, il manque deux salariés, au moins deux salariés. Et puis dans des toutes petites, il y en a qui auraient peut-être un salarié pour deux exploitations. Il faut le salarié ferait un mi-temps chez un voisin et un mi-temps chez moi. Voilà, il manque de la main d'œuvre dans les exploitations. Donc cette main d'homme aujourd'hui, elle est comblée par ce que j'appelle les dermato. Les dermato, c'est ceux qui travaillent pour la peau.
43:04 C'est tous les anciens. C'est les enfants qui travaillent pendant l'école, après l'école, le weekend. C'est les anciens qui sont à la retraite au-delà de 60 ans qui travaillent gratuitement, hommes et femmes. Dans dans l'agriculture, vous avez une armée de travailleurs de des familles bien sûr qui travaillent gratuitement,. C'est de la madop familiale pas déclaré tout le monde le sait ça. C'est les parents, c'est le beau frère, c'est la belle- sœur qui vient le jour de la corvée d'encilage, le jour voilà ça l'agriculture, il y a un peu dans l'artisanat aussi que c'est resté comme ça ou dans le commerce mais on a une armée de gens qui travaillent gratuitement alors qu'on pourrait créer des emplois rémunérés, non délocalisables. Mais à condition qu'il nous reviennent pas 6,50 €. S'il nous revient 6,50 € sur un cadit, on peut pas y arriver. C'est pas possible. Faut nous faut qu'il nous revienne une partie de la valeur ajoutée pour qu'on améliore nos conditions de vie, nos salaires et qu'on embauche des gens. Et moi, je revendique 2200 2000 2200 € pour des salariés parce que je trouve que c'est pas normal de laisser des salariés au SMIC toute leur vie. c'est quand même physique l'agriculture, le maréchage et tout ça, les gens ils finissent coincés du dos, des douleurs et tout. Donc on peut pas dire à quelqu'un tu vas faire ta carrière salarié agricole et puis ta perspective c'est le SMIC toute ta vie. Ça c'est pas raisonnable. Voilà, c'est démotivant. toutes ces propositions sont très concrètes.
44:38 Comment allez-vous faire pour pouvoir les mettre en application? Est-ce que vous êtes élu quelque part ou est-ce qu'il y a un espoir pour que vous soyez élu quelque part? Alors, je vais développer le 8e point, c'est revoir le modèle fiscal, imposer les paysans sur le revenu réel et non sur le bénéfice d'entreprise. Oui, le problème qu'on a, alors il y a d'autres indépendants qui doivent avoir ce problème-là, mais je reste sur l'agricole. Lorsqu'une exploitation agricole sort par exemple 100000 € de bénéfices agricole, je prends un exemple, elle va être imposé à 43 % par la mutualité sociale agricole qui est notre régime social qui est déficitaire parce que faut 15 milliards d'euros pour équilibrer ce régime. Nous les paysans, on nen verse que 3 milliards he parce qu'on est peu nombreux puis comme on dégage pas de revenu, voilà, ils vont pas plumer un pigeon qui a plus de plume. On met 3 milliards, l'État met 7 milliards et la sécurité sociale, c'est-à-dire la plupart du temps, vous les travailleurs du régime de la sécurité sociale, vous versez 5 milliards. Donc 5 milliards de la SQ, 7 de l'État et nous, on en verse que trois. Et donc sur 100000 € de bénéfices agricoles, ils vont nous en prendre 43 %. Ensuite, on est soumis à l'impôt sur le revenu. Ça comme monsieur et madame tout le monde. Mais le problème c'est que les 100000 € de bénéfice de l'exploitation, c'est un bénéfice d'exploitation qui est destiné à rémunérer les capitaux engagés, qui est destiné à réinvestir.
46:18 Sur ces 100000 € faut garder un fond de roulement, faut garder de l'argent sur le compte pour faire fonctionner le compte en cas d'accident. Et ensuite, on fait des prélèvements privés qui s'appellent notre salaire. Mais on n'est pas imposé sur notre salaire qui est de comme je vous le dis moins du SMIC brut. On est imposé sur les 100000 €. Donc c'est là que ça coince. C'est pour ça que si on revoit pas le modèle fiscal, mais ça il y a pas que moi, il y a d'autres indépendants dans ce cas-là, et ça ne pourra pas marcher. Il faut dissocier notre salaire qui est le fruit de notre travail de la reprise de l'exploitation des capitaux engagés. Faut dissocier les deux. Quand on reprend une exploitation, si vaut 300000 € les 300000 € de l'exploitation si elle est rentable, les 300000 € on doit les rembourser. D'ailleurs pas sur 25 30 ans, faut que je le dise ça aussi, on devrait les rembourser sur 7 à 10 ans comme l'industrie agroalimentaire et comme les grandes et moyennes surfaces.
47:25 Pourquoi nous on nous met sur 20 25 ans et qu'on nous rétale nos prêts avec des plans de redressement parce qu'on peut pas payer? Bah parce qu'on a pas de rentabilité, parce que la marge elle est piquée par les autres. Et alors ce qui est important c'est que si on fait pas ces réformes là de toute urgence, alors bien sûr c'est Macron ça l'intéresse pas du tout de faire ça lui. Ni Macron, ni Hollande ni Sarkozy. D'ailleurs, il a tous ceux que j'ai rencontré puisque j'ai fait deux mandats dans le ministère sous Sarkozy et Hollande, ils voulaient pas entendre parler de ça. Eux ils sont pour le libre échange. Et Macron, il est dans la droite ligne de ce qu'on a eu avant,. Donc il faut qu'il fasse attention parce qu'on est en train de perdre l'arme alimentaire. On est en train de perdre notre souveraineté alimentaire. Et ce métier de paysan, c'est des savoir-fa. C'est un savoir-faire qu'on est en train de faire en train de perdre. Et ce savoir-faire paysan, on est confronté nous puisqu'on a les pieds sur terre, sur le terrain, on est confronté tous les jours à la réalité du terrain avec les animaux.
48:27 C'est-à-dire tous les jours, on doit avoir de l'eau, de l'électricité, on doit assurer l'alimentation des animaux. Donc on a les pieds sur terre, on n'est pas dans le virtuel, on est confronté tous les jours à la réalitéconomique et à la réalité à la réalité climatique de chaque jour. Quand on est en panne, faut qu'on se débrouille,. Nous, le jour de Noël, si on a une panne sur un matériel, il y a pas de Noël, faut se dépanner. on est confronté à la réalité du terrain. Donc je ne suis pas sûr que les hommes politiques, les penseurs politiques qu'on a au gouvernement mais à l'Assemblée nationale globalement, tous ceux qui sont à la à l'Assemblée nationale aujourd'hui ou au Sénat sont complètement déconnectés de la réalitéconomique que peut vivre un paysan et ils ne connaissent absolument rien dans l'agriculture. Alors pour répondre à la question comment je compte faire pour y arriver? comme on n'est pas très armé parce que d'un point de vue géopolitique, c'est pas moi qui va arrêter les transactions internationales. d'un point de vue géopolitique, géostratégique, on voit bien ce qui se passe au niveau planétaire. Le rapport de force, on le voit sur le conflit en Ukraine entre les États-Unis et la Russie, entre globalement les États-Unis et les Bricks. C'est sûr que nous, petits paysans, là-dedans, avec notre nos poulets, nos canards et nos cochons, on est juste une monnaie d'échange. C'est la raison pour laquelle faut redémarrer du local avec les consommes acteurs, informer les gens qui reviennent dans les ferme pour qu'on reprenne notre facture et après sur le commerce international où on fera toujours un peu d'échange, bah là on n pas la main là la main il faudrait renverser tous les gens qui nous dirigent à l'Assemblée nationale et les remplacer par des souverainistes des c'est pas la gauche contre la
50:19 droite ou l'extrême gauche ou l'extrême droite contre la gauche ou contre la droite, c'est-ce que demain on veut être souverainiste ou mondialiste? Si on reste mondialiste, on reste comme on est là. dans la théorie de David Ricardo des avantages comparatifs au moins 10 ans social au moins 10 ans environnemental et puis on accepte de laisser venir le fabricant chinois chaîn Chen à Paris le groupe chaîne qui fait travailler des enfants à fabriquer des vêtements. Soit on accepte ça soit on se retrouve un groupe de pays parce qu'on peut démarrer à quelques pays. On peut faire tiens la charte de la Havane, elle existe mais on en parle peu parce qu'elle est pas officialisée. La charte de la Havane vient d'être mis en place par la Pologne, la Hongrie, la Slovaquie, la Roumanie et la Bulgarie. Il ils sont un peu en période de réflexion, ils l'ont pas validé. Mais la Pologne, la Hongrie et la Slovaquie, ils ont mis en place des clauses de protectionnistes à l'intérieur de l'Europe. Ils refusent les blé ukrainiens. Ils l'ont dit à Ursula Vanderleyen, nous c'est stop, on va pas assassiner nos paysans. Il bloquent les blé ukrainiens. Normalement, ils n'ont pas le droit. On est dans la libre circulation des biens des hommes, des marchandises et des capitaux. Ils n'ont pas le droit. C'est contraire retraités européens ce qu'ils l'ont fait. Ils font du protectionnisme, ça s'appelle de la charte de la Havane. Voilà, c'est tout. Les Indiens le font avec le groupe d'assaut. Personne en parle ça. Quand on vend des rafales aux Indiens, l'État, le Premier ministre indien, il exige qu'il y ait une partie de l'appareil qui soit fabriqué en Inde. C'est ça la charte de la Havane. La charte de la Havane, c'est que les gens gardent leur licences. Les pays les plus
52:09 évolués gardent leur technologie mais ils font bénéficier les pays en voie de développement et les pays pauvres d'un développement. Ça veut dire qu'ils peuvent construire une partie de l'appareil pour faire évoluer leur pays pour pas qu'il reste dans la pauvreté. Par contre, celui qui a la licence, il garde sa licence. Ça c'est normal. Bon, mais donc on voit bien que le modèle libéral, il fonctionne pas puisque il y en a qui commencent à désobéir. Il y en a plusieurs qui commencent à désobéir. Il y a l'Italie par moment qui parle de désobéir. On les voit les Italiens,. Ils ont essayé même sous Salvini de pendant un moment de monter une monnaie parallèle. Ils ont essayé avec les mini bottes de se payer via le trésor italien. Ils n'ont pas été au bout mais ils ont essayé de monter une monnaie parallèle. Donc on voit bien que le fonctionnement de l'Union européenne telle qu'il est là, il a des plombs dans l'aile. Simplement nous français, faudrait qu'on ait quelques acteurs pour nous aider et qu'on parte avec quelques pays et puis dire stop à Ursula Vanderlen qui n'a pas étélu,.
53:10 Parce que là, ce qui nous arrive, c'est une dictature. Tout est imposé. Les droits les lois européennes sont supérieures aux lois des États-membres. Bon, normalement dans les traités européens, on n' pas le droit de racheter des dettes des États. Ils ont racheté 25 % des dettes des États en passant par des titres qu'ils ont émis via le Crédit Agricole ou autres. Ils l'ont ils ont transformé des dettes d'État en titre bancaires et la Banque centrale européenne a racheté 25 % des dettes des États-membres dans l'Union européenne et normalement c'est contraire au trait européen. Donc quand ils volent, il contournent les traités européens. Et quand nous on est en train de souffrir au niveau de la paysannerie, parce que les paysans ça fait partie des gens les plus 80 % des gens pauvres dans le monde sont des paysans. Alors évidemment c'est en Afrique, c'est en Asie, on est d'accord, mais 80 % des pauvres sont des paysans et nous on est quand même à plus de deux suicides par jour au niveau des agriculteurs en France et il continuent de nous balancer le libre échange. Moi, je suis en contact au niveau international avec des paysans en Amérique du Sud où la coopérative paye les bananes 2 € les 100 kg. Qui dit mieux? 2 € les 100 kg.
54:25 Alors moi, je fais pas les courses dans mes magasins, dans les magasins, mais 2 € les 100 kg, je crois que c'est le prix que les vents lecler. Bon bref, donc c'est enfin je veux dire c'est un assassinat de masse de la paysannerie et en même temps qu'on fait tomber les paysans, bah on fait tomber les petits commerces autour de nous. la plupart plus de 60 % des communes n'ont plus de petits commerces. On a fait tomber les petits commerces, il y a plus d'enfants dans les écoles, on vide nos campagnes alors que nous on a des endroits des métiers non délocalisables. Et c'est tellement grave le libre échange qui nous ont mis en compétition entre nous parce que un producteur allemand, moi je suis en contact avec les Allemands, les Hollandes, ils sont dans la même situation que nous. C'est même c'est pire parce que le Danemark, la Hollande, ils sont encore plus endettés que nous. Les Allemands légèrement plus aussi et c'est à peu près comme nous. Mais la Hollande et Danemark, ils sont encore plus endetté que nous. C'est encore pire que nous,. Et ce système-là nous conduit qu'à l'instant où je parle, il y a 2500000 hectares en friche en France.
55:31 Ils nous disent il faut que la France est produise, il faut qu'on retrouve d'autres souverainetés. Mais on a 2500000 hactares en friche parce qu'on a plus de rentabilité. Donc les gens ils abandonnent les fermes. Les propriétaires ne touchent plus de fermage. D'ailleurs, ça part en bois, ça part en épine, ça part. Voilà la situation. Tout simplement parce qu'on n'a pas de rentabilité. Si on avait de la rentabilité, on aurait des jeunes. Il y en a qui disent "Les jeunes veulent pas travailler, c'est des feignants." Et c'est pas qu'ils veulent pas travailler, c'est qu'un jeune qui va reprendre une ferme s'il a 1000 € parce que globalement on tourne à 1000 €. C'est avec amortissement sur une carrière. Quand ça va bien, on tourne à 1000 €. On est beaucoup entre 800 et 1200 €. Le gros de la fourchette, elle est là sur une carrière. Voilà ce qu'on se prélève. Alors ceux les 15 % qui gagnent mieux leur vie, il y en a environ 15 % qui gagnent plus du Smith Brut. Alors là-dedans, il y a les Champnois, il y a les grands vignobs, il y a certains grands céréaliers. Alors eux, ils sont au-dessus de 2500 € net mensuel. Oui, il y a des gens qui gagnent 3 4000 € par mois. en agriculture mais c'est 12 13 % 14 % les autres non. Donc on peut pas faire une société qu'avec les premiers de la classe. On va pas prendre que les 12 % les plus riches. Faut parler des autres aussi. Voilà c'est bien qu'il y en a qui gagnent de l'argent parce que ces gens-là le la viticulture qui a longtemps très bien marché le champagne ou les grands bordelait même s'il arrive en crise maintenant c'est bien que des gens gagnent de l'argent parce que ça crée des emplois il embauche des salariés.
57:04 Voilà, si tout le monde est pauvre, bah ça va pas marcher,. Un entrepreneur, faut qu'il gagne de l'argent pour que l'économie marche. Comment vous aider? Comment rejoindre vos mouvements? Est-ce que vous pouvez me le dire, dire aux spectateurs? Et rejoindre les mouvements, nous ceux qui veulent nous soutenir au niveau de l'association Samu sociale agricole, faut aller sur le site et les gens peuvent faire des dons, peuvent donner 1 € par mois, les liens en descriptif. Voilà. et le sur le site du Samu Social,. Après'ils veulent des renseignements, ils peuvent m'envoyer parce que moi je les dirigerai ou faut les diriger, ils peuvent m'envoyer sur ma boîte mail philippe.grégoire22@gmail.com. Et puis pour SOS M pareil, il faut aller sur internet sur SOS M pour aller vers les circuits courts. J'ajoute que mais ça c'est une politique nationale et le gouvernement les gouvernements qu'on a, ils veulent pas revoir le modèle. Ils veulent rester dans ce modèle-là du libre échange. les Français on ont plus de 6000 milliards d'euros d'épargne.
58:16 au lieu de prendre un risque comme il en prenne à laisser l'argent en banque ou tout d'un coup qu'elle soit à dormir à pas être utile, il pourrait la mettre dans les nouveaux projets locaux quand on réinstalle des gens en bio ou en conventionnel installer des jeunes en permaculture, en des modèles vertueux, où il pourrai aider des jeunes à démarrer leur activité, un financement sur quelques années, ou acheter du foncier. S'il acheté du foncier, le foncier c'est une valeur refuge. Si demain il y a un conflit majeur, peut-être que le l'argent placé dans les actions ou en bourse ou sur les comptes, on sait très bien que ce qui peut se passer, il peut avoir un effondrement monétaire, la terre s'envolera pas. Si les gens ils ont mis de l'argent dans la terre, la Terre ne perdra pas de valeur parce que on perd un département tous les 8 ans à peu près par les infrastructures, les autoroutes, les constructions, les on perd du terrain agricole toujours mais malgré ça on a 2500000 hectares qu'on nexploite pas faute de rentabilité. Donc le problème c'est pas le grignotage des villes, le problème c'est qu'on a pas de rentabilité. Et au niveau planétaire, bah on est loin d'être les plus forts. La France c'est un petit pays. On a que 550000 km². On va pas rivaliser avec la Russie qui a 17 millions de km carr. Aujourd'hui, il cultive 220 225 millions d'hectares les Russes. Mais avec le réchauffement, il avancent vers la Sibérie. Ils peuvent augmenter leur surface. Le Brésil pareil, il peut augmenter ses surfaces.
59:53 donc nous, on peut pas rivaliser avec des géants comme ça, avec la main d'œuvre et les différences qu'on a environnementales et sociales avec eux. Donc faut qu'on revienne sur du localisme. Faut localiser tout ce qu'on peut produire chez nous. On a un beau pays, la France, on a les terroirs suivant les régions, on a des belles régions, on a des beaux vignobes, on a tout ce qu'il faut pour nourrir les gens. Je rajoute que la nourriture c'est la santé. L'impact sur la santé c'est 1200 € par français. Alors 1200 € le coût de la santé par français c'est quoi? C'est les maladies cardio-vasculaires. Donc c'est quand même lié à l'alimentation. tout ce qui est AVC, les cancers. Alors bon mais avec les produits phytosanitaires, bon on peut pas sortir des produits phytosanitaires du jour au lendemain parce que faut aller par étape. Sur la vigne, il y a des se vignes qui sont résistants qu'on pourrait planter. On aurait presque pas besoin de traiter.
1:00:51 Mais l'agroalimentaire et les grandes surfaces, eux nous orientent vers des plantations à haut potentiel pour qu'on produise beaucoup pour être payé moins cher. Le problème c'est qu'on a été orienté dans un modèle très productiviste où nous on est tombé les deux pied dedans, faut le dire la plupart d'entre nous. Donc on s'est mis à travailler plus comme un un agriculteur globalement il est attaché à sa terre, il est attaché à à sa succession familiale. Il y a on est beaucoup pris par la l'affection sociétatis et l'affection familiale. L'affection familiale fait c'est une force parce qu'on reprend la suite des parents et ça nous donne ça nous donne de l'entrain pour investir. Ça nous donne du de oui de vraiment des ressources humaines fortes. L'affection familiale, le soutien familial, c'est un plus. Mais c'est on reconstitue la tribu. C'est l'esprit de tribu. Oui, mais c'est aussi un désavantage quand il y a l'affection familiale, quand il y a un problème majeur économique, c'est que l'affection familial fait que les parents sont caution de l'installation du fils ou de la fille, voir les frères et sœurs à travers un GFA, un groupement foncier agricole pour sécuriser le foncier. Et quand la personne, elle doit aller déposer le bilan, en déposant le bilan, elle entraîne sa famille. Oui, par les cautions. C'est la raison pour laquelle il y a plus de suicide en agriculture que chez un maçon ou un patron de PME. Parce qu'un patron de PME ou un maçon, c'est rare si les parents sont caution de l'ensemble de l'entreprise et les frères et sœurs ont départ dans les terres. Non, c'est l'agriculture, c'est assez propre, c'est assez particulier. Quand il y a des pots de bilan, ça engage très souvent les parents. Moi, j'ai beaucoup de cas où la
1:02:41 maison des parents, elle a été saisie par le crédit agricole. parce que les parents étaient caution donc ils ont activé les caution solidaires. Dépôt de bilan de la ferme dans un premier temps, il liquide la ferme puis quand il y a plus de sous Oui. Mais il active les cautions solidaires. Il y a que la banque qui peut faire ça. Les fournisseurs c'est perdu quand il y a une liquidation mais la banque elle va aller chercher les cautions solidaires et elle va faire vendre la maison des parents. Donc c'est la raison pour laquelle les paysans se suscitent parce que le paysan il se retrouve confronté tout seul quand il est dans un échec économique. Il pense que le problème c'est lui. Il dit "Moi, je vais entraîner ma famille, c'est moi le responsable, donc je me donne la mort." Alors que le responsable c'est pas lui. Le responsable c'est les 6,50 € c'est le modèle économique qui fait qu'on a pas de valeur ajoutée. Donc par définition, tout entrepreneur quand on fait pas de marge, bah quand on fait pas de marge, au bout d'un moment, on a plus qu'à fermer la boîte, c'est tout. Absolument. Écoutez, rejoignez les mouvements, soutenez nombreux et allez vous abonner à la chaîne Philippe est dans le prê et je vous laisse conclure cher Philippe.
1:03:44 Je vous remercie. Oui. Bah là, moi je peux conclure là-dessus. Je pense que faut pas être plus long parce qu'après c'est trop long pour les auditeurs et puis j'en ai déjà dit pas mal parce qu'après on peut encore rentrer dans les détails mais ça devient trop technique. Non, faut se rapprocher des SOSM et puis les gens qui veulent nous aider au SAMU social, il y en a qui font des dons. Alors nous aider c'est nous aider financièrement mais il y en a aussi qui viennent nous donner des coups de main. L'autre jour, j'ai eu une infirmière parce qu'on travaille avec des comptables, on a un avocat pour nous déjà parce que il y a des litiges, des endroits. On a un avocat, on a des comptables, on a des juristes, on a bah on est en lien bien, on est en contact bien sûr avec la mutualité sociale agricole, les préfets évidemment quand il arrive un drame, voilà, faut bien qu'on appelle les préfectures et tout quand il y a des suicides ou des gens qui se sont loupés, ils ont voulu se suicider, ils tombent paralysés. Enfin, faut voir, on voit des trucs. C'est abominable qu'en 2025, un paysan qui est là pour nourrir la population, c'est quand même incroyable qu'il arrive pas à vivre de son métier. C'est quand même un truc incroyable.
1:04:49 Ce sera le mot de la fin. Je vous remercie beaucoup cher Oui, merci beaucoup et puis à bientôt. À très bientôt. Merci.
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